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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 13:24

LE DROIT À L'EMPLOI : UN CONCEPT JURIDIQUE OU UNE REVENDICATION POLITIQUE ?
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 12 mars 2015.
 
Habitant de l’Ille-et-Vilaine, père de deux enfants, cinquantenaire confronté au temps partiel subi et au chômage de longue durée, Jean-Claude Bouthemy partageait le sort devenu banal de nombreux Français. Pourtant, son parcours devint tout à fait singulier quand il se décida à interpeller les partis et syndicats sur son droit constitutionnel d'obtenir un emploi. Il ne trouva aucune oreille attentive et choisit finalement d'emprunter, en solitaire, la voie judiciaire.
 
(…)
 

 

Pour accéder au projet de droit opposable à l’emploi présenté par le M’PEP, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/IMG/pdf/130216_Droit_opposable_emploi_complet.pdf

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 07:12
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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 23:30
Lu sur El Diablo
UKRAINE: Un projet de loi pour interdire l'idéologie communiste et le KPU va être déposé

Le ministre de la justice (sic) ukrainien, Pavlo Petrenko (du parti "Front populaire" d'Arseni Iatseniouk) a déposé un projet de loi pour interdire, en Ukraine, l'idéologie communiste et le Parti Communiste (KPU) - article et traduction Nicolas Maury

*****

Dans une interview donné sur une chaîne ukrainienne, le ministre de la justice (sic) ukrainien, Pavlo Petrenko (du parti "Front populaire" d'Arseni Iatseniouk) a déclaré que "le gouvernement, en collaboration avec les députés, les scientifiques de l'Institut de la mémoire, travaillons sur un projet de loi qui sera bientôt soumis au Parlement. Il portera sur l'interdiction de l'idéologie communiste et fasciste". 

Petrenko a déclaré que le projet de loi prévoit aussi un mécanisme législatif pour interdire les partis politiques. "L'interdiction du Parti communiste ne résout pas le problème, car ils peuvent s'enregistrer avec un nom différent" a déclaré le ministre. 

Ce projet de loi "met effectivement un terme à un débat vieux de 23 ans portant sur l’existence, ou non, en Ukraine, de l'idéologie communiste". Selon lui, le projet de loi prévoit la dissolution des forces politiques, qui ont publiquement soutenu l'idéologie communiste". 

Pavlo Petrenko déclare que l'Ukraine se revendique clairement du nationalisme et exprime l'espoir que les députés apporteront "suffisamment de voix pour faire passer cette loi." Petrenko, par cette pirouette, parvient à protéger les partis néonazis "alliés" du gouvernement (Svoboda, radical, UNA-UNSO, Pravy sektor ...) puisque les références nationalistes seront exclus du champ lexical du fascisme.
 
SOURCE:
 

Ukraine : Un projet de loi pour interdire l'idéologie communiste et le KPU va être déposé

http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Ukraine-Un-projet-de

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 15:14

Publié par Jean Lévy

Bobigny Seine-Saint-Denis

Bobigny Seine-Saint-Denis

 

Publié le 6 Mars 2015

 

 

Emma, 20 ans, tabassée pour ses idées

Ne laissons pas la violence l’emporter sur l’intelligence collective !

Samedi 28 février, Emma, jeune communiste de Bobigny, a été violemment agressée, alors qu'elle rentrait à son domicile, par deux hommes qui l'avaient clairement identifiée comme militante communiste la menaçant, ainsi que tous les autres militants de "faire attention, les communistes ne sont plus seuls".

Dimanche, deux individus en voiture l'ont une nouvelle fois prise à parti, pour s'assurer qu'elle avait "retenu la leçon" avant de l'insulter.

Ce matin, c’est allé beaucoup trop loin. Notre camarade s’est fait tabassée à 7h du matin par trois individus cagoulés en bas de chez elle alors qu’elle partait pour une initiative politique.

Motif ?

Elle n’aurait pas dû parler ni déposer plainte.

En pleine semaine d'action départementale sur les lycées, les jeunes communistes diffuseront un tract partout dans la ville, et particulièrement auprès des jeunes, condamnant ces actes et appelant à la liberté d'expression.

Nous déplorons et condamnons fermement ce climat de violence politique qui s'est installé, depuis quelques mois, dans certaines villes de Seine-Saint-Denis et plus particulièrement à Bobigny. Nous pensons à notre camarade, agressée parce que communiste. Ce n'est malheureusement pas la première fois que les jeunes communistes de Bobigny font face à ce genre de violences physiques, injures, menaces, intimidations, des méthodes de petits mafieux qui n'hésitent plus, pour conserver ou gagner le pouvoir, à passer aux actes.
Les jeunes communistes ne se laisseront jamais intimider par quelques individus aux pratiques mafieuses qui empoisonnent le quotidien de nos quartiers et qui gangrènent la vie politique locale.

Etre jeune et communiste dérange donc à Bobigny. Lutte contre le racisme, pour la reconnaissance de l'Etat palestinien, pour l’emploi des jeunes, organisations de moments festifs, sportifs et d'éducation populaire, de débats, sont autant d’événements et de combats politiques qui semblent poser problème à certains. Mais qu'ils sachent une chose, rien ne pourra nous faire taire !

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 05:52
C'est le sens du projet de loi n° 2225 déposé par le député Konstantin Mateychenko du parti "Front populaire" du Premier ministre Arseni Iatseniouk. Avec cette loi critiquer le gouvernement sera puni de 3 ans d'emprisonnement, voilà une nouvelle preuve qu'Euromaïdan n'est en rien progressiste, démocratique - article et traduction Nico Maury
 
Ukraine : Critiquer le gouvernement sera puni de 3 ans d'emprisonnement
 
Le député du "Front populaire", Konstantin Mateychenko, a déposé un projet de loi au Parlement ukrainien (Verkhovna Rada), qui condamne toute personne pour avoir critiqué le gouvernement. La loi n°2225 propose de modifier le Code criminel de l'Ukraine sur les "actes délibérés pour saper l'autorité de l'Etat et le gouvernement".

La liberté d'expression emprisonnée
"Les actes illicites, socialement dangereux, qui portent atteinte à l'autorité de l'Ukraine en tant qu'Etat souverain, l'humiliation publique, l'abus, la souillure, ou autres actions visant à saper l'autorité des pouvoirs publics, les gouvernements, les associations de citoyens, ou quelques éléments structurels de l'administration publique (ses organes compétents), doivent être punis de travaux correctionnels pour un maximum de deux ans et de deux mois à trois ans d'emprisonnement".
Des organes de presse se sont opposé à cette loi et dénonce une volonté de réduire la liberté d'expression. Une ironie pour un gouvernement sensé exprimer les valeurs occidentales et européennes. D'autant plus que le Président ukrainien, Petro Porochenko, était venu à Paris pour soutenir la liberté d'expression.

 

Les communistes (KPU) dénoncent une volonté d'écraser toute forme d’opposition et à légitimer la répression politique
Petro Simonenko, Premier secrétaire du Parti Communiste d'Ukraine (KPU) n'est pas surpris par cette loi. "Lorsque qu'un régime politique mène des attaques sans précédent contre les droits des citoyens, contre les salaires, déclenche une guerre contre son propre peuple, cela suscite une opposition active de la population. Les députés du parti au pouvoir "Front populaire"ont donc naturellement introduit un projet de loi qui prévoit une punition pour les citoyens qui critiquent le gouvernement à tous les niveaux."
"Critiquer le président ou le parlement nous envoie en prison. Dénoncer l'inefficacité des fonctionnaires nous envoie en prison. Lutter contre la corruption du pouvoir, qui sape sa crédibilité, nous envoie en prison. Vous n'aimez pas les gangs et les atrocités nazies dans le pays et vous critiquez une "association de citoyens", c'est passible d'un emprisonnement" déclare Petro Simonenko.
"En fait, je suis convaincu" déclare le leader communiste "que le projet de loi №2225 vise à détruire toute opposition, il viole les droits civils fondamentaux, notamment Européens".
"Le projet de loi №2225 est un chemin direct à la dictature. C'est le début de la persécution des juges qui refuseraient de plier aux injonctions du pouvoir. Le dernier exemple vient des juges du tribunal administratif du district de Kiev, qui ont refusé l'interdiction du Parti communiste. Mais l'Europe et les États-Unis, tournent délibérément les yeux ailleurs, pour eux il existe des doubles standards".
Nicolas Maury
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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 15:20
L’«accord de transition » Machado-Ledezma-Lopez : ce que révèle et ce qu’occulte le programme de la droite vénézuélienne en cas de succès d’un coup d’Etat
Publié par Venezuela infos 

 

La droite radicale vénézuélienne, d'inspiration néolibérale et raciste, continue à préférer la voie violente à la voie électorale. Ici les multimillonaires Leopoldo Lopez, Maria Corina Machado et Antonio Ledezma, ams de l'ex-président Uribe, et soutenus par les Etats-Unis.

La droite radicale vénézuélienne, d’inspiration ultralibérale et raciste, continue à préférer la voie violente à la voie électorale. Ici, le triumvirat des multimillonaires Leopoldo Lopez, Maria Corina Machado et Antonio Ledezma, proches de l’ex-président Uribe, soutenus par la droite internationale, la plupart des médias et les Etats-Unis.

Caracas, 21 février 2015. Après seize ans de révolution, l’extrême droite vénézuélienne rêve encore et toujours de répéter le coup d’Etat qui coûta la vie à Salvador Allende et à des milliers de chiliens. Le gouvernement bolivarien a déjoué le 12 février une nouvelle tentative au cours de laquelle des officiers de l’Armée de l’Air allaient bombarder (notamment) le siège de la télévision latino-américaine Telesur, l’Assemblée Nationale et le palais présidentiel. Ces militaires ont été arrêtés ainsi qu’un des organisateurs politiques – qui est aussi un des maires de Caracas : Antonio Ledezma, déjà connu pour ses répressions d’étudiants et de journalistes sous les régimes « démocratiques » d’avant la révolution mais aussi pour son soutien aux militaires d’extrême-droite auteurs du coup d’Etat manqué de 2002 contre Chavez (1). Depuis, Ledezma utilisait son poste de maire pour organiser des violences comme celles de 2014 qui ont causé la mort de 43 citoyens vénézuéliens (ce plan baptisé « La Sortie » visait à créer le chaos social pour renverser le président élu, Nicolas Maduro).

Le 12 février dernier, le coup d’état devait mener à la constitution d’un « gouvernement de transition ». Le document intitulé « Appel aux Vénézuéliens, pour un accord national de transition », devait être diffusé immédiatement par le quotidien El Nacional (propriétaire Miguel Henrique Otero), mais aussi les sites internet d’extrême-droite, Vente Venezuela (coalition d’opposition/MUD), Voluntad Popular (fondée par Leopoldo Lopez Mendoza), d’Antonio Ledezma (maire de Caracas/MUD), Congreso Ciudadano (dirigeante : Maria Corina Machado).

Maria Corina Machado, Antonio Ledezma et Leopoldo Lopez ont apposé leurs signatures au bas de ce manifeste de caractère néolibéral, qui devait servir de base à une supposée transition sans la moindre base constitutionnelle, exactement comme lors du coup d’Etat contre le président Chavez en avril 2002. Nous avons sélectionné les passages-clés de ce texte, afin d’en éclairer -et le cas échéant- en approfondir le sens.

1ère citation : « Préparer et organiser dans la transparence, des élections présidentielles libres ».

Commentaire : Pourquoi des élections présidentielles auraient-elles lieu, sachant que nous avons un président légitime en exercice, dont le mandat légal expire en 2019 ? Quel sera le sort réservé à Nicolas Maduro ? Sera-t-il arrêté, contraint à démissionner ? Sera-t-il dans l’obligation de prendre le chemin de l’exil, sera-t-il assassiné ?

2. « Rétablir dans leur autonomie, les divers organes de la puissance publique, en désigner leurs représentants par des moyens constitutionnels, restaurer le pluralisme politique et la souveraineté nationale de l’Etat vénézuélien ».

Commentaire : en usant de moyens identiques à ceux du 12 avril 2002, lorsque les députés de l’Assemblée Nationale, les juges de la Cour suprême de Justice, le procureur général de la République, le Médiateur (une des instances du Pouvoir Citoyen, en charge de la promotion et de la défense des Droits de l’homme) ont été arbitrairement destitués et remplacés au pied levé ?

3. « Mise en application d’un calendrier destiné à redonner confiance au pays sur le plan économique » ; « Réinsertion du Venezuela au sein des circuits financiers internationaux. Obtenir en retour, le soutien financier nécessaire, visant à surmonter les difficultés rencontrées à court terme ».

Commentaire : retour aux négociations avec le FMI (Fonds monétaire international), la Banque mondiale et d’autres instances internationales qui conditionnent l’obtention de prêts à l’application de politiques néolibérales. Avec leur cortège de privatisations, de licenciements massifs de fonctionnaires, de réduction, voire de suppression des programmes d’aides aux personnes (pensions, etc.). Ceci afin de « garantir » aux secteurs dont il est question, la bonne obtention des aides financières prévues.

4. « Désigner de nouvelles autorités à la tête des instances économiques de l’Etat, sur la base de normes et de critères de compétence et de mérite ».

Commentaire : cette démarche suppose que les contraintes d’ordre technique l’emportent sur la dimension sociale des politiques à mettre en œuvre. C’est le retour programmé de la technocratie.

5. « Parvenir à des accords d’indemnisation pour les dommages résultant des expropriations arbitraires ».

Commentaire : toutes les terres, entreprises et industries ayant fait l’objet d’une mesure d’expropriation, ou ayant été occupées légalement par le gouvernement bolivarien seront restituées à leurs anciens propriétaires. Cela implique la fin des sociétés d’économie mixte (production de biens socialement utiles?), des communes et entités assimilées.

6. « On procédera à un audit de toutes les entreprises (hors secteur pétrolier), dont l’Etat s’est indûment emparé, signe de la rapacité du régime. Décider des formes de propriété et de gestion qui devront leur être appliquées, pour assurer leur relance productive ».

Commentaire : privatisation des entreprises publiques. Licenciement des travailleurs. Baisse des salaires et élimination systématique des avantages sociaux, pour répondre aux critères d’« efficacité ».

7. « Se débarrasser de la chape de plomb des multiples contrôles, qui étouffe l’économie. Réinstauration des bases juridiques et économiques qui attireront les investissements productifs. Et qui assureront à l’avenir, une croissance stable ».

Commentaire : fin de la réglementation relative aux prix des produits de base ; aux transports publics ; aux cliniques et assimilées. Suppression des mécanismes de contrôle tels que la Loi sur les prix équitables ; du contrôle des changes permettant l’acquisition des produits alimentaires et des médicaments de base, pour être revendus à des prix abordables. La priorité est donnée aux investisseurs, au détriment des intérêts du peuple vénézuélien.

8. « Libération des prisonniers politiques. Le retour immédiat des exilés sera facilité. »

Commentaire : la libération (et leur pardon) accordée aux personnes coupables de graves délits – c’est le cas du banquier Eligio Cedeno, de Leopoldo Lopez, Manuel Rosales, et de nombreux autres – suppose que l’on s’ingère dans les affaires relevant strictement du pouvoir judiciaire. En effet ce n’est pas pour leurs opinions que ces personnes ont été arrêtées mais pour des faits relevant du code pénal : corruption, organisation de violences, par exemple.

7. « Solliciter des autorités judiciaires, l’ouverture de procès visant à réprimer les délits graves commis sous la responsabilité de l’ancien gouvernement. »

Commentaire : A l’heure actuelle, le système judiciaire en place est parfaitement rôdé. Le fait que les fonctionnaires accusés d’excès de pouvoir soient jugés et sanctionnés en administre la preuve. Ainsi lors des violences de 2014 l’usage excessif de la force dans certains cas a aussitôt entraîné l’arrestation des policiers ou gardes nationaux concernés. Ceux qui ont trempé dans les assassinats de Juan Montoya (« Juancho »), de Bassil Da Costa et de Geraldine Moreno, sont en passe d’être jugés. De plus, le gouvernement Bolivarien a récemment obtenu que les fonctionnaires de Pdvsa impliqués dans des affaires de corruption soient mis en détention. Enfin le document dont il est question ici, menace les personnels du gouvernement Bolivarien d’être persécutés, comme ils l’ont été en 2002. (Coup d’Etat contre Hugo Chavez, le président sortant).

8. « Combattre l’insécurité touchant la population, devient une priorité d’Etat. Démantèlement des réseaux criminels qui ont proliféré grâce à la complicité du régime actuel, qui leur a assuré l’impunité. Traiter globalement ces questions sous l’angle de la prévention, des actions policières à mener, des problèmes rencontrés au sein de l’administration judiciaire. L’objectif : mettre un terme à l’impunité, et renforcer l’efficacité du système pénitentiaire ».

Commentaire : suspension des garanties constitutionnelles, et violation des droits humains ? Ratissages des quartiers populaires suivis d’arrestations massives comme c’était le cas sous la IVème République ? Comme par sous les régimes d’avant la révolution, assassinats camouflés des dirigeants politiques sous prétexte de combattre la délinquance ?

9. « Rétablir la capacité opérationnelle du secteur pétrolier, et élévation significative de la production pétrolière »

Commentaire : Cela suppose le non respect des quotas établis par l’OPEP. Le Venezuela se verrait contraint de quitter cette instance. De rompre avec elle. Cela causerait immanquablement une baisse des prix du pétrole similaire à celle que l’on a connu sous l’ère pré-Chavez : 9 $ le baril. Réduction des recettes, ce qui obligera l’Etat à adopter des mesures néolibérales. (Un terme est mis aux investissements sociaux).

10. « Révision des cadres juridiques existants, et des accords en vigueur, qui lui sont néfastes ».

Commentaire : Il sera mis fin aux partenariats liant le pays et les nations qui lui sont associées. Seront notamment visés des organismes tels que : Petrocaribe, UNASUR et CELAC. Les chances de parvenir à l’intégration et à l’union de l’Amérique latine, en seront amenuisées. Les accords assurant la présence de médecins cubains au Venezuela ne seront pas reconduits. Fin également des accords passés avec des pays tels que la Chine et la Russie. Avec toutes les conséquences que cela entraînera sur le plan économique.

11. « Désigner à la tête de Pdvsa, un nouvel organe de direction, dont l’honnêteté et les capacités seront reconnues. Le bon fonctionnement de cette instance sera ainsi garanti, et mis au service du pays ».

Commentaire : retour des coteries du pétrole à la tête de Pdvsa. Avec en perspective, sa privatisation partielle, voire totale.

"Je suis Telesur". Parmi les révélations sur le coup d'Etat déjoué le 12 février, on a appris que des militaires comptaient bombarder cette chaîne de télévision publique et latino-américaine basée à Caracas. Journalistes et employés (photo) ont reçu des messages de solidarité des mouvements sociaux de tout le continent

« Nous sommes plus de 800″. Parmi les révélations sur le coup d’Etat déjoué le 12 février, on a appris que des militaires comptaient bombarder Telesur, chaîne de télévision publique et latino-américaine basée à Caracas. Journalistes et employés (photo) ont reçu des messages de solidarité des mouvements sociaux de tout le continent

12. « Recouvrer l’exercice effectif de la liberté d’expression. Retour pour le peuple, du droit à l’information sur la gestion de l’Etat ».

Commentaire : les medias d’Etat subordonneront leur nouvelle ligne éditoriale, aux directives imposées par la droite. Le peuple vénézuélien n’aura plus droit au chapitre. Les nouvelles, et la relation des activités liées aux organisations du Pouvoir populaire, aux conseils communaux, et d’une manière générale les opinions favorables au chavisme, sont appelées à disparaître des pages du Correo del Orinoco (Courrier de l’Orénoque), de Ciudad CCS, des radios d’Etat ou des télévisions publiques.

13. « S’assurer de la loyauté des Forces Armées Nationales, et de leur appui à la Constitution. Elles se débarrasseront de toutes formes d’ingérence venant de l’extérieur de leurs rangs, et se préserveront de toute activité politique partisane. »

Commentaire : Pourquoi se réfère-t-on ici, aux Forces Armées Nationales, et non pas aux Forces Armées Nationales bolivariennes ? Pourquoi en a-t-on délibérément soustrait le terme « bolivariennes » ? Qui va juger de la loyauté de la FANB envers la Constitution ? Puisqu’il est précisé que ces dernières devront s’abstenir de toute activité politique partisane, est-il envisagé de retirer le droit de vote aux militaires ?

14. « Amorcer un processus de dépolarisation politique, menant à la réconciliation nationale. »

Commentaire : Quel sens accorder à l’expression «dépolarisation politique » ? Interdira- t-on de se référer au chavisme et à la révolution, au motif que ce genre de discussion porte ombrage à la dépolarisation escomptée, et à la réconciliation nationale ? Imposera-t-on comme par le passé, la censure aux forces de gauche ?

15. « Restaurer à très court terme, un approvisionnement suffisant en matière d’alimentation, mais aussi en ce qui concerne les produits de consommation courante destinés aux foyers. Pallier le problème des pièces détachées, mais aussi des fournitures qui font défaut, et qui nuisent au bon fonctionnement des chaînes de distribution ».

Commentaire : A première vue, cela semble très simple : il suffira de demander aux entreprises concernées, d’abandonner leur pratique de rétention actuelle, et de cesser les actions qui consistent à faire partir frauduleusement vers la Colombie, les marchandises destinées au marché intérieur vénézuélien. Nous ne serions pas surpris si ce genre de rétablissement accompagnait des mesures telles que la libération des prix des principaux produits de consommation courante, et l’annulation de la Loi sur les Prix équitables. Ce qui n’apparaît pas dans le document.

16. Toute référence à Simon Bolivar est supprimée : on parle des « Forces armées Nationales » (en lieu et place de « Forces armées Nationales Bolivariennes ».) On recourt par ailleurs, à « Venezuela », au détriment de « République Bolivarienne du Venezuela ». Or, c’est exactement ce qui est arrivé le 12 avril 2002, lorsque sur les instances de l’éphémère dictateur Pedro Carmona, patron du « MEDEF » vénézuélien, on retira le portrait de Bolivar du Palais présidentiel de Miraflores.

17. Le document fait très peu état des investissements sociaux réalisés, prête bien peu d’attention aux pauvres et aux précaires, y compris les enfants, les adolescents. Pas plus qu’aux personnes âgées, aux handicapé(e)s, et à ceux dont l’état de santé, requiert un traitement particulier. A rebours, les priorités affichées sont clairement définies : « attirer les investissements productifs », « réinsertion du Venezuela au sein des circuits financiers internationaux ». « Redonner confiance au pays ».

Aucune mention n’est faite de l’enseignement public gratuit. Et ce, quels que soient les niveaux existants: primaire, secondaire, universitaire. Aucune garantie n’est donnée aux établissements universitaires publics, créés sous la révolution (Unefa, UBV, Unearte, unités sport-études) quant à leur avenir. Il en est de même en ce qui concerne les universités ayant bénéficié d’importants réaménagements (Simon Bolivar, Romulo Gallegos, etc.).

Pour les pensions versées aux retraités, aux personnes âgées, à celles qui sont atteintes d’un handicap, le flou subsiste. Les projets et Missions sociales tels que les « Madres del Barrio » (« Les Mères des quartiers »), ne sont pas mieux lotis : aucune précision quant au sort qui leur est réservé. Aucune mention relative à la défense du salaire minimum, et à son indexation sur le coût de la vie (inflation). Au Venezuela, à 28 reprises durant ces 15 dernières années, le salaire minimum a été revu à la hausse. Par ailleurs, on ignore ce qu’il adviendra des nombreux acquis obtenus par le monde du travail, notamment à travers la mise en application de la nouvelle Loi du Travail (2). La sécurité de l’emploi n’est pas garantie.

Par conséquent, il semble bien que la reconduction du décret sur la sécurité de l’emploi soit remise en cause. Renouvelé tous les ans par le président Chavez et son successeur Nicolas Maduro, ce décret protège tant les travailleurs des entreprises privées, que publiques. Les employés et les travailleurs du secteur public, voient également la stabilité de leur emploi remise en question.

Un flou artistique enveloppe aussi l’engagement de mener à son terme, la construction de 100 000 logements (Gran Mision Vivienda Venezuela). Ce projet ayant bénéficié d’un fort volontarisme d’Hugo Chavez et de son successeur, le président Nicolas Maduro.

18. A aucun moment dans ce document, il n’est fait mention du Pouvoir Populaire. Les diverses instances de cogestion en activité à ce jour (les Conseils communaux ; Communes, Comités techniques (de l’eau…) ; les Entreprises de Production sociale (EPS), etc.) sont logées à la même enseigne. De fait, toutes ces formes de propriété mixte instaurées par le gouvernement bolivarien sont sur la sellette. On ne sait pas si elles seront maintenues ou non. Le silence est également fait sur l’avenir que l’on réserve au projet Canaima Educativa (Canamaitas), dont la mise en œuvre a permis aux jeunes vénézuéliens, d’accéder à des millions de logiciels (et ordinateurs portables) mis gratuitement à leur disposition.

19. Dans le document en question, nulle part il n’est fait allusion à la défense et à la promotion des droits des femmes, à l’appui dont devraient continuer à bénéficier les mouvements sociaux, les collectifs de paysans, LGBT (mouvement lesbien, gay, bisexuel et transsexuel), les groupes écologistes, les défenseurs de la cause animale. Qu’en sera-t-il du maintien de la souveraineté acquise en matière de technologie, en ce qui concerne les logiciels libres ? Qu’en sera-t-il enfin, de ces innombrables mouvements qui auront fait l’objet d’un soutien de la part de la Révolution bolivarienne ?

20. Enfin, à lire ce document, personne ne sait ce qu’il adviendra des mandats de ceux/celles qui assument à ce jour une charge élective issues de scrutins populaires, qu’ils soient issus de la démocratie directe (assemblées) ou d’élections à bulletins secrets.

Luigino Bracci

Source : http://www.aporrea.org/actualidad/a202900.html

Traduction : Jean-Marc del Percio

Notes :

(1) Voir http://www.legrandsoir.info/venezuela-qui-est-antonio-ledezma-telesur.html
(2) Sur la Loi du Travail en vigueur au Venezuela, https://venezuelainfos.wordpress.com/2012/05/04/nouvelle-loi-du-travail-au-venezuela-un-pas-de-plus-vers-la-vraie-vie/
(3) “C’est l’heure d’anéantir Maduro, le reste tombera de son propre poids” : les visages du coup d’État, https://venezuelainfos.wordpress.com/2014/05/29/%C2%A8cest-lheure-daneantir-maduro-le-reste-tombera-de-son-propre-poids%C2%A8-les-visages-reveles-du-plan-de-coup-detat/

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-1Kc

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 14:11

Appel du PC d'Ukraine : « non à l'interdiction du Parti communiste, non à la guerre, non au fascisme ! »


 

Traduction pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

La nomination du nouveau Procureur général Viktor Chokine a conduit à une pression patente et sans précédent sur le Tribunal administratif du district de Kiev pour forcer les juges à consciemment livrer un verdict illégal – qui violerait la Constitution, la Loi ukrainienne, le Droit international – et à interdire le Parti communiste d'Ukraine. Le caractère impudemment arbitraire du procureur se reflète clairement dans la décision du Tribunal administratif du district de Kiev de refuser de continuer à examiner l'affaire à cause des pressions venant du Bureau du Procureur.

 

Il est clairement apparu que le principal objectif du Procureur général nouvellement nommé n'est pas de combattre la corruption et le crime, ni d'établir la vérité sur les réels assassins des activistes de Maidan, ceux qui sont morts dans l'incendie de la Maison des Syndicats d'Odessa en mai 2014 et ceux qui ont été tués à Mariupol et Krasnoarmeisk, mais de mener des représailles politiques contre le Parti communiste – la seule force politique qui lutte en réalité contre le pouvoir absolu des oligarques et qui protège les droits des travailleurs. Le seul parti qui appelle à la paix et la préservation de l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Le seul parti qui résiste à la diffusion du fascisme et du nationalisme obscurantiste.

 

Ces représailles devaient être calées sur l'anniversaire du Coup d’État de février (2014), et vues comme une « victoire » du régime qui détournerait l'attention de l'échec complet de ce pouvoir, l'absolue pauvreté régnant dans la société et la faillite du pays.

 

Tout en menant la persécution du Parti communiste, le nouveau Procureur général accélère personnellement le processus visant à monter des allégations contre les membres de la faction communiste au Parlement qui a voté pour la loi du 16 janvier 2014.
 

A ce sujet, le présidium du Comité central du Parti communiste d'Ukraine affirme que le 16 janvier 2014 les députés communistes ont voté pour la préservation de l'intégrité territoriale de l'Ukraine, le désarmement des gangs militaires, la mise en échec du fascisme et du nazisme, la protection des tombes, mémoriels et obélisques en hommage aux héros de la Grande guerre patriotique contre les vandales.

 

Le présidium du Parti communiste d'Ukraine attire l'attention du monde entier sur le fait que la persécution des communistes et des dissidents, la destruction voulue de l'Ukraine et de son peuple par la junte oligarchique, repose sur les mêmes slogans qui ont été utilisés par les complices d'Hitler durant la Grande guerre patriotique, ceux qui ont réalisé des atrocités comme les massacres de Babi yar et Volyn.

 

Dites non à la guerre en Ukraine ! Non au fascisme !

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 19:45
Lu sur Investig'action, le site de Michel Collon

25 février 2015

 

La justice vénézuélienne a arrêté Antonio Ledezma, le maire de la métropole de Caracas, accusé d’avoir participé à un coup d’Etat qui comprenait le bombardement d’institutions gouvernementales et du siège de la chaîne d’information TeleSUR.



Antonio José Ledezma Díaz, est né à San Juan de los Morros, état de Guárico (centre) le 1° janvier 1955. Il est avocat de profession. Sa carrière politique a commencé au parti Acción Democrática (AD), une organisation membre du Pacte de Punto Fijo, un accord bi-parti qui gouverna le Venezuela dans la période 1958-1998.

 

Vie politique :

1984-1992 : Député de AD pour l’état de Guárico.

1992 : Gouverneur du District Fédéral de Caracas, désigné par le président de l’époque Carlos Andrés Pérez. Sa gestion a été caractérisée par la répression des protestations sociales, en particulier contre les étudiants et les journalistes.

1994-1996 : Elu vice-président de la Chambre des Sénateurs.

1996-2000 : Maire de la Municipalité Libertador. Acusé d’irrégularités et de répression contre des travailleurs de l’économie informelle (colporteurs) et des personnes âgées qui réclamaient une pension de vieillesse juste.

1998 : Chef de campagne de Luis Alfaro Ucero (candidat présidentiel de AD). Dans un acte de trahison politique, pour "freiner" l’ascension d’Hugo Chavez, participe à un arrangement qui prive de la candidature Alfaro Ucero pour soutenir Henrique Salas Romer.

1999-2000 : Président de l’Association Nationale des Maires du Venezuela.

2000 : renonce à AD et fonde le parti Alianza al Bravo Pueblo. Se présente comme pré-candidat présidentiel mais étant donné sa pénurie de soutien populaire, se désiste.

Se présente comme candidat à la Mairie de la Municipalité Libertador (Caracas), mais est vaincu par le candidat de la Révolution Freddy Bernal. Refuse les résultats.

2002 : Soutient le coup d’Etat contre le président Chavez. Soutient les militaires réunis sur la Place Altamira de Caracas qui refusèrent de reconnaître le gouvernement et la Constitution.

Participe activement à la grève des entreprises pétrolières qui prétendait renverser le Président Chavez et pervertir la volonté du peuple par la faim. Cette action causa des pertes de 21 000 millions de dollars au pays.

2004 : Coordonna des actions du “Plan Guarimba”. Accusé d’avoir incité les militants d’ Alianza al Bravo Pueblo et d’AD à brûler le siège du parti Movimiento V República à Caracas.

Refuse les résultats du Référendum Révocatoire contre le Président Chavez qui réaffirme le soutien du peuple au gouvernement Bolivarien.

2005 : Conduit ceux qu’on appelle les opposants à se retirer des élections législatives dans un effort manqué pour discréditer la démocratie vénézuélienne.

2008 : Elu Maire de la Métropole de Caracas. A son arrivée, il licencie 2.252 travailleurs et gèle le salaire des travailleurs retraités.

2012 : Se présente comme pré-candidat présidentiel mais n’obtient pas le soutien des rangs de l’opposition.

2014 : Participe au plan “La Salida” (La Sortie), mis en place par Leopoldo López et María Machado qui comprenait des violences qui ont causé la mort de 43 citoyens vénézuéliens. Suspecté d’avoir planifié l’assassinat de Lopez pour aggraver la crise politique et renverser le gouvernement constitutionnel.

2015 : Arrêté pour son implication dans le coup d’Etat manqué contre le président Nicolas Maduro Moros.

 

Plaintes contre Antonio Ledezma
a) L’affaire de la mort de la journaliste María Verónica Tessari :

Ledezma arrive au Gouvernement du District Fédéral désigné par le président Carlos Andrés Pérez le 13 janvier 1992. Son action est caractérisée par les actions répressives de la Police Métropolitaine sous son commandement, envers les étudiants, les journalistes, les personnes âgées. Celui qui est alors gouverneur soutient les décrets de Couvre-feu et de Suspension des Garanties Constitutionnelles consécutifs aux rébellions militaires du 4-F (4 février) et du 27-N de 1992.

Le jeudi 19 mars 1992, les étudiants vénézuéliens organisent des actions de protestation pour exiger la restitution des garanties constitutionnelles. Ces manifestations sont l’objet de répressions dans tout le pays et il faut souligner la rage avec laquelle agit la Police Métropolitaine dirigée par Antonio Ledezma.

La PM charge sur les journalistes. Les reporters ont signalé que tandis qu’ils étaient frappés, les fonctionnaires criaient : "Informez que nous, nous réprimons". Les blessés furent :

Herminia Serrano (Journaliste de la station RQ910) : Commotion cérébrale provoquée par un coup de sabre utilisé par les fonctionnaires de police sur le cou (coup de machette).

Oswaldo González Moreno (Journaliste de YVKE mundial) : coups de machette et sa caméra fut détruite par un fonctionnaire de la PM.

Francisco Solorzano (Journaliste, secrétaire général du Collège National des Journalistes) : arrêté par des fonctionnaires de la PM, reçut de multiples coups de machette donnés par les agents.

María Verónica Tessari (Journaliste) : commotion cérébrale, 15 points de suture dus au fait qu’une bombe lacrymogène lancée par la PM la toucha à la tête. Son état s’est aggravé parce que le gaz lacrymogène a réussi à pénétrer à l’intérieur de la structure craniène.

"Finalement, après presque 5 mois de clinique avec 7 interventions chirurgicales provoquées le 19 mars à l’UCV par la répression policière contre les médias de communication, le Venezuela continue à vivre la même répression. Je n’ai pas peur, je vais retourner dans la rue, il me faut encore une intervention de plus mais j’ai sais qu’avec moi, personne ne peut rien, ni avec moi ni avec mes camarades, tellement que nous nous verrons dans la rue, travaillant à faire des reportages pour vous informer, vous tous." María Verónica Tessari (1993).

La journaliste Tessari n’a jamais pu guérir, elle a souffert des mois d’agonie et après 7 interventions chirurgicales, est morte dans la nuit du vendredi 15 janvier. Aucun fonctionnaire de la PM n’a été accusé et ce crime n’a été imputé à personne.

 

b) Le massacre de la prison “Maison de Redressement de Catia” le 27 novembre 1992.

Dans l’ambiance de tension vécue pendant l’insurrection militaire du 27-N, le directeur de la Maison de Redressement de Catia, Eloy Mora, ordonna aux gardiens d’ouvrir les cellules de la prison pour que les prisonniers puissent sortir pacifiquement (il n’y a pas eu de fuite de prisonniers).

A ce moment-là, se mit en place une embuscade à laquelle, selon des témoins, participa Mora lui-même, accompagné de membres de la Garde Nationale et de la Police Métropolitaine (commandée par Antonio Ledezma), lesquels tirèrent, tuant plus de 200 détenus.

Le ministre de la justice admit la mort de 63 pensionnaires, le gouverneur Ledezma plus de 100 et le journaliste d’ El Nacional situait le nombre de victimes tuées à environ 200.

Antonio Ledezma lui-même justifia les faits et selon ce que rapporte une édition du 1° décembre 1992 du journal espagnol El País, l’actuel grand maire a affirmé :

"Celui de la Maison de Redressement de Catia est en relations avec l’insurrection putschiste parce qu’il n’y a aucun doute sur le fait qu’on voulait créer le chaos à Caracas et faire sortir dans la rue plus de 3 000 détenus et cela a dû être contrôlé au prix de nombreuses vies". (1)

 

c) Enquête pour malversations de fonds publics pendant son mandat de Maire de la Municipalité Libertador.

En 1996, le contrôleur municipal Moises Benaim accuse le maire Ledezma d’avoir dépensé 100 millions de bolivars lors de la visite du Pape Jean-Paul II.

L’Inspection des Finances a dénoncé en novembre 1997 Ledezma pour avoir facilité le fonctionnement de casinos et de bongos à travers des ordonnances : "Le maire prétend toucher des impôts sur ces locaux, encore sans que ceux-ci aient l’aval de la Commission Nationale des Casinos... Le maire est conscient de cette irrégularité mais c’est le besoin de poursuivre les rentrées d’argent nécessaires pour campear la crise économique de l’année qui commence qui le fait bouger. La police municipale restera incapable de fermer les casinos, ceux qui auront une activité, ce sera les inspecteurs des impôts qui iront leur rappeler qu’ils doivent payer les taxes fixées", souligne le rapport.

En 1997, l’’Inspection des Finances de la Municipalité Libertador ouvrit une enquête sur Ledezma pour :

Malversations de fonds publics, sur-prix, fractionnement et violations des ordonnances sur les contrats de construction d’ouvrages. Ledezma a consacré 77% du budget à des "dépenses de bureau comme des dépenses de personnel et l’achat de matériel de bureau entre autres", rapporte le rapport de l’Inspection des Finances. La Mairie est passée de 900 à plus de 2 000 employés.

En août de cette année, l’Inspection des Finances a demandé que soit jugé le maire pour des malversations de 900 millions de bolivars.

d) La mort de Leonarda Reyes alors qu’il était Maire de la Municipalité Libertador.

28 novembre 1996 - La Police de Caracas, dirigée par Ledezma, réprime violemment les travailleurs de l’économie informelle non-voyants, les personnes du troisième âge, les enfants, les conseillers et les députés. L’action de la police provoque la mort de la travailleuse Leonarda Reyes qui fut enterrée en secret et illégalement. Ce crime est resté impuni.

Décembre 1998.- Répression de travailleurs de l’économie informelle dans le secteur La Hoyada du centre de Caracas. Leur délit, la vente non autrisée de marchandises.

e) Persécution politique et licenciement injustifié de travailleurs lors de sa gestion de Maire de la Métropole.

Entre décembre 2008 et juin 2009, Antonio Ledezma a licencié injustement 2 252 travailleurs identifiés comme ayant des idées socialistes.

En juin 2009, Ledezma se déclare en grève de la faim devant les bureaux de l’OEA à Caracas pour protester contre la création de l’Autorité Unique du District de la Capitale et exiger le "transfert des ressources financières" de l’Exécutif vers la Mairie de la Métropole. La "grève", qui dura 6 jours, bénéficia d’une grande couverture médiatique et a été à l’origine de longues tournées à l’étranger.

f) Plaintes pour malversations lors de sa gestion de Maire de la Métropole de Caracas.

En 2010, il est accusé de malversations de fonds publics et d’embauche illégales par le conseiller Juan Carlos Dugarte : "Nous avons des documents qui prouvent que le maire Ledezma a engagé des entreprises privées pour réaliser des ouvrages et des réparations qu’elles n’ont pas exécutées bien qu’elles aient été payées"..."utilise des juteux contrats qu’il obtient à des fins politiques. C’est seulement ainsi qu’il peut se rendre à Madrid, au, Chili, pour discréditer le Gouvernement Bolivarien, c’est seulement ainsi qu’il peut aller jusqu’au Pérou pour rencontrer des fugitifs de la justice vénézuélienne", a déclaré le fonctionnaire.

En 2011, la conseillère Deyanira Briceño dénonce Ledezma pour malversations de fonds en employant un crédit additionnel de plus de 16,5 millions de bolivars pour fermer des entreprises de sécurité et d’autres fournisseuses de la Mairie de la Métropole alors que ces ressources avaient été approuvées par le Conseil Municipal de la Métropole pour payer les salaires en retard des fonctionnaires depuis 2010. (2)

 

Ledezma est accusé de putschisme

En juin 2014, María Corina Machado y Leopoldo López font partie de l’aile radicale de l’opposition de droite et depuis février, entreprennent des actions de protestations violentes dans la rue dans le cadre du plan "La Sortie".

Il fait plusieurs tournées qui procurent des soutiens à leurs activités de déstabilisation contre la Révolution. Parmi le groupe d’alliés qu’il a réussi à réunir, se détachent : Felipe González, Jose Maria Aznar, Mariano Rajoy, Sebastian Piñera, Andrés Pastrana, Álvaro Uribe, Mauricio Macri, Michael Bloomberg, Ileana Ros Lehtinen, Jose Sarney, Benjamín Netanyahu, parmi d’autres personnalités bien connues de la droite internationale.

Notes :

1. http://elpais.com/diario/1992/12/01...

2. http://www.correodelorinoco.gob.ve/....

Source : http://www.telesurtv.net/news/Conoz....

Traduction : Françoise Lopez pour cubasifranceprovence.over-blog.com

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 20:01

Publié par Michel El Diablo

Entretien avec Laurence Blisson, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature : « A terme, rien n’empêcherait d’utiliser l’arsenal anti-terroriste contre les mouvements sociaux »

Laurence Blisson, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature, explique la dérive possible des lois antiterroristes vers la répression des luttes écologiques et sociales. Nous publions cet entretien alors qu’une semaine des résistances aux violences policières se conclut dimanche 22 février 2015.

 

Secrétaire générale du Syndicat de la magistrature, Laurence Blisson est juge d’application des peines au Tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Reporterre - Pourquoi la justice française n’a-t-elle pas utilisé l’attirail antiterroriste contre les militants de luttes environnementales, alors que les poursuites ont été ouvertes dans ce cadre en Italie contre les militants du mouvement No-Tav opposés au projet Lyon-Turin ?

Laurence Blisson - Il y a deux raisons. D’abord l’échec retentissant des procédures du dossier Tarnac qui a suscité beaucoup de contestation, et qui au final s’est retourné contre Michèle Alliot Marie (alors ministre de l’intérieur). La deuxième raison est que l’arsenal répressif permet déjà beaucoup de choses aux enquêteurs et aux juges. L’ajout des dispositions des lois antiterroristes est marginal quand on peut, avec la qualification de « bande organisée », utiliser des pouvoirs de police spéciaux, des allongements de la durée de la garde à vue. Cela ne rend pas nécessaire d’en passer par la catégorie du terrorisme. Le choix a été fait de recourir à des formes de répression rapide, comme la comparution immédiate…

Dans le cas de qualification de terrorisme, il y a un rôle très important des services d’enquête, au départ, qui peuvent réussir à convaincre le parquet d’ouvrir les poursuites à ce titre. A Sivens ou à Notre-Dame-des-Landes, c’est plutôt la police judiciaire qui est à l’œuvre que le renseignement [à la différence du cas de Tarnac].

 

Des magistrats peuvent-ils utiliser des qualifications plus lourdes que les faits le mériteraient pour bénéficier de l’effet d’annonce publique, qui désignerait les militants prévenus comme des gens dangereux ?

Il peut arriver que des magistrats choisissent d’ouvrir une enquête sur la qualification la plus lourde. Cela est motivé par un double souci des magistrats. Premièrement, ne pas aboutir à une relaxe des prévenus, ce qui disqualifierait le travail de ces magistrats. Mais aussi s’associer à la logique d’ordre public, aux stratégies préfectorales, en recherchant l’effet d’exemplarité dans une zone où on pense qu’il peut y avoir d’autres actions du même genre.

Didier Fassin l’explique dans son dernier livre, L’Ombre du monde. Une anthropologie de la condition carcérale : les magistrats ont une relation à la notion insaisissable d’« opinion publique », si tant est qu’elle existe, qui fait qu’ils intériorisent une « attente sociale » des formes de répression.

Cela peut amener un magistrat à choisir des qualifications plus lourdes (et en allant au bout de la logique, jusqu’au terrorisme, même si ce n’est pas arrivé dans le cas des luttes sociales et environnementales). L’ordre public peut devenir un objectif des magistrats sans qu’il y ait besoin d’un injonction hiérarchique ou de pressions. Cela relève de l’intériorisation, dans un corps qui est globalement conservateur. Sur le plan juridique, ça n’aboutira pas forcément, mais sur le plan du renseignement, cela permet de faire ce qu’on veut.

 

Les nouvelles dispositions de la loi antiterroriste votée cette automne changent-elles la donne ?

Disons que ça élargit le champ des infractions pénales très en amont, jusqu’à la formalisation d’une intention, ou l’entreprise individuelle terroriste, avec la possibilité de bloquer un site internet, ou de prononcer l’interdiction de sortie du territoire, l’interdiction de contact. J’ai le sentiment qu’à court terme, ces dispositions antiterroristes ne seront pas appliquées contre des militants de luttes sociales et environnementales. Tout a été pensé, mis en avant, dans le cadre de la lutte contre le jihadisme. Mais le risque existe. À plus long terme, quand le débat public sera passé à autre chose, rien n’empêcherait d’utiliser cet arsenal. Avec cet effet de cliquet, qui fait qu’on ne reviendra jamais en arrière.

Entretien avec Laurence Blisson, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature : « A terme, rien n’empêcherait d’utiliser l’arsenal anti-terroriste contre les mouvements sociaux »

Tout comme les prélèvements ADN, à l’origine prévus contre les délinquants sexuels, et depuis étendus à tous les délits, y compris les actions militantes.

Oui, exactement.

 

On a vu dans la lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes des mesures d’interdiction de paraître, et d’interdictions de manifestation dans une commune pendant plusieurs années. S’agit-il d’un détournement de mesures répressives prévues pour d’autres cas de figure ?

Je ne sais pas si ça n’a pas déjà existé dans des luttes plus anciennes, mais c’est extrêmement inhabituel. L’interdiction de paraître dans une commune ou un département est d’ordinaire utilisé dans des affaires de grand banditisme, contre des maris violents s’il y a risque de réitération des violences envers la victime, mais aussi dans les périphéries urbaines envers de jeunes trafiquants de drogue, voire dans des affaires criminelles très graves, afin d’éviter un contact avec la famille des victimes ou les victimes elles-mêmes en cas de crime ou de viol. Dans le cas de la ferme-usine des Mille vaches, des militants de la Confédération paysanne ont été condamnés [en plus de peines de 2 à 5 mois de prison avec sursis et des amendes de 300 euros chacun] à des interdictions de paraître dans le département de la Somme, alors que les faits reprochés étaient des dégradations [un tag, des engins de chantier et une salle de traite démontés], la détention de boulons dans leurs poches, et le refus de prélèvement ADN. Des condamnations très inhabituelles. Les magistrats ont aussi mis en difficulté les luttes, les militants de la Confédération paysanne étant interdits de contacts entre eux alors que qu’ils sont des responsables nationaux de ce syndicat.

 

N’est-ce pas contraire à l’idée que seuls les faits comptent, pas les contextes politiques et sociaux ?

Sur la base du droit, on peut trouver des justifications cohérentes, comme le besoin d’éviter la réitération de faits similaires. Dans le cas des militants de la Confédération paysanne, il s’agissait de les empêcher de revenir sur les lieux de la ferme-usine.

 

Des manifestations ont été réprimées avec de nouvelles armes de maintien de l’ordre, les lanceurs de balles de défense (LBD), super flashball. Des manifestants ont perdu un œil suite à ces tirs, trois le même jour lors de la manifestation antiaéroport à Nantes le 22 février 2014. Les procédures lancées par les victimes contre les forces de l’ordre aboutissent à l’impunité de la police. Est-ce dû à la crainte des magistrats de désavouer la confiance en la police qui alimente leurs procédures au quotidien ?

Effectivement, tout travail judiciaire est fondé sur le travail policier. Et tout le travail d’un juge pénal est donc fondé sur la confiance qu’il peut accorder aux rapports d’enquêtes et de constatation, et aux procès verbaux de police. Même si l’article 430 du code de procédure pénale précise bien que ces rapports et procès-verbaux, dans le cas de délits, ne valent qu’à titre de renseignement pour le magistrat. Mais il y a un présupposé qui fait que le juge fait confiance au policier.

Par ailleurs, les contacts sont fréquents entre le parquet et la police au titre du traitement en temps réel des affaires. Je ne dis pas qu’il y a collusion, mais que cette forme de contact permanent favorise une culture proche. Il y a aussi une image commune qui dit que les policiers sont déçus par l’issue de leur procédure, trouvant que que les peines prononcées ne sont pas assez lourdes dans des affaires qu’ils ont conduites. Le magistrat pourrait répondre en réaffirmant son indépendance, et que ce n’est pas au policier de déterminer quelles peines sont prononcées. Mais pour envisager de mettre en cause un policier, il va en falloir vraiment beaucoup de sa part.

 

Après la mort de Rémi Fraisse, des contrôles d’identité se sont déroulées avant les manifestations, avec arrestations et gardes à vue en cas de détention d’un Opinel (le couteau du grand père) ou d’un simple couteau à huîtres ou d’un masque à gaz. Et des condamnations, prison avec sursis, amendes, travaux d’intérêt général.

Cela cadre avec des dispositions créées depuis 2000 contre les attroupements armés et l’extension à partir des années 1990 des possibilités de contrôle d’identité. Le port d’arme blanche permet ces gardes à vue préventives puisque la police dispose de ce motif légal. On mélange ce que permet le droit et des pratiques policières de circonstance. Mais ce n’est pas spécifique aux luttes environnementales. Ce qui leur est spécifique, c’est qu’elles s’inscrivent dans la durée et dans un lieu spécifique. L’action de certains magistrats s’oritente donc vers la déstabilisation de ces formes de luttes, pour tenter de les déraciner.

- Propos recueillis par Nicolas de La Casinière

 

SOURCE:

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 18:45

Invitation conférence de presse sur la Répression Syndicale chez Setin Martot

Posté par UL CGT ELBEUF le 23 février 2015

 

Répression chez SETIN à Martot: Invitation à une conférence de presse

Le 12 janvier 2015, la Sas SETIN, domiciliée à Martot près d’Elbeuf, avait licencié pour une soi-disant faute grave Julien AGASSE que l’UL CGT venait de désigner en qualité de représentant de la section Syndicale, et qui plus est, en en violation du statut protecteur attaché au Représentant de la Section Syndicale (RSS).
Le but: l’empêcher de préparer la présentation d’une liste CGT pour les prochaines élections professionnelles qui se déroulent au mois d’avril.
Suite à l’intervention de l’Inspection du travail, qui avait attiré l’attention de l’employeur sur l’intérêt qu’il y aurait pour son entreprise à réintégrer M. AGASSE , l’avocat de M. SETIN avait rapidement pris contact avec l’Union locale CGT d’Elbeuf, d’abord pour proposer un « arrangement » à l’amiable, puis finalement pour accepter le principe d’une réintégration de M. AGASSE à partir du moment où cela était son choix.
L’employeur lui avait alors adressé un courrier proposant une réintégration, précisant que sa mise à pied conservatoire et son licenciement seraient alors réputés n’être jamais intervenus, son contrat de travail reprenant son cours normal.

 

Mais dès le lundi 16 février, jour effectif de sa réintégration, M. AGASSE a de nouveau été convoqué pour un nouvel entretien préalable à un licenciement pour faute grave, avec mise à pied conservatoire immédiate.
Pour l’UL CGT de l’agglomération Elbeuvienne, cet acharnement patronal est intolérable. C’est pour faire le point sur cette affaire que nous vous convions à une conférence de presse:
Mardi 24 février à 16h à l’Union Locale CGT, Place des Rattaqueux à Elbeuf
 
Christian Morin secrétaire général de l’Union Locale CGT de l’agglo d’Elbeuf.
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