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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 19:05
Lu sur le blog de Jean Lévy "canempechepasnicolas"
BCE : on reprend leur fête en main !

CADTM

Actions transnationales contre l’inauguration de la BCE

17 février par Blockupy Frankfurt

Le 18 mars 2015, la Banque centrale européenne (BCE) veut inaugurer son nouveau siège à Francfort. La somme vertigineuse d’ 1,3 milliards d’euros a été dépensée pour construire ces tours jumelles de 185 mètres de haut qui ressemblent à une forteresse, entourée de clôtures et de douves.

Cette intimidante architecture du pouvoir est un symbole parfait de la distance qui sépare les élites politiques et financières des populations. Le personnel et le matériel de bureau sont déjà en cours d’installation. Mais la grande cérémonie d’inauguration – en présence de plusieurs chefs d’État européens et de l’oligarchie financière – est désormais annoncée pour le mercredi 18 mars.

Il n’y a pourtant rien à célébrer dans l’austérité et l’appauvrissement des populations ! Des milliers de personnes en colère et de militant-es déterminé-es de toute l’Europe vont bloquer les rues autour de la BCE et interrompre cette célébration du pouvoir et du capital, en ce jour de 144ème anniversaire de la Commune de Paris. Nous allons prendre la fête en main et la transformer en lieu de jonction des résistances transnationales contre les politiques de crise en Europe et leurs conséquences catastrophiques, particulièrement pour les populations d’Europe du Sud.

La BCE joue un rôle important dans l’infâme Troïka, responsable de coupes brutales, d’un chômage croissant et même de la désintégration du système de santé en Grèce et dans d’autres pays de l’UE. 

 

Avec la Commission Européenne et le Conseil de l’UE, la BCE a promu l’austérité, les privatisations et la précarité. 

Ils n’ont eu aucune hésitation à faire chanter des gouvernements élus pour imposer leurs attaques contre les droits sociaux des populations.

Alors que la crise se développait, l’UE est devenu ce régime de plus en plus autoritaire où le manque de participation démocratique est criant. Les contrôles meurtriers aux frontières et la militarisation croissante de la politique étrangère aggravent ce processus. 

 

Ils ne peuvent pas - et ne veulent même plus - nous représenter. 

Les élites dirigeantes ne peuvent plus rien nous offrir. Mais de nouvelles forces émergent de chaque lieu de vie, c’est notre responsabilité de construire les solidarités et une vraie démocratie par la base. Ils veulent le capitalisme sans la démocratie, nous voulons la démocratie sans le capitalisme !

Dans le même temps, nous devons être parfaitement conscients des dangers d’un racisme croissant et de la montée de l’extrême droite, cet immonde produit dérivé de la crise capitaliste. Tandis que leur intention est de relever les barrières autour et au sein de l’Europe, notre but est exactement à l’opposé : abattre les remparts de l’Europe forteresse.

Certes il est vrai qu’il n’y a plus aussi fréquemment de réunions d’urgence sur le sauvetage de l’euro et la solvabilité de certains Etats membres, mais cela ne signifie pas pour autant que la crise est derrière nous. Pour quelques pays, la stratégie du choc est loin d’être terminée et de nouvelles mesures brutales d’austérité sont encore imposées.

Dans d’autres pays, nous faisons face à une nouvelle normalité faite d’incertitude et de pauvreté. Il est de toute façon évident depuis longtemps que les politiques déployées pendant la crise n’avaient rien de temporaire, elles étaient soigneusement implantées dans les Etats et les institutions de l’UE. Tout cela a préparé le terrain pour une nouvelle phase, un modèle de société de la précarité et de droits sociaux très limités. Mais nous refusons de nous y faire !

L’Allemagne est l’une des principales forces motrices de la politique d’austérité. Dans un sens, elle est à la fois le ventre de la bête du régime de crise européen et l’œil du cyclone où règne un calme relatif. Mais les attaques contre les droits sociaux, la précarité croissante et la pauvreté sont aussi une réalité en Allemagne. Il y a de multiples raisons pour les personnes vivant en Allemagne de se mobiliser pour une vie décente, pour l’égalité des droits et pour une vraie démocratie pour toutes et tous, quels que soient leur descendance, leur genre ou leur nationalité. Les actions contre la cérémonie d’inauguration de la Banque centrale européenne nous offrent l’occasion parfaite d’envoyer un signal clair de solidarité aux côtés de tou-tes les militant-es d’autres pays.

 

Pour toutes ces raisons, nous appelons à une forte participation internationale aux actions du 18 mars à Francfort. 

En plus d’une action massive de désobéissance civile, il y aura tout un éventail de manifestations, de blocages et autres formes d’actions. Les journées Blockupy 2012 et 2013 n’étaient que le commencement. La protestation et la résistance seront de retour à Francfort – nous serons plus nombreux et déterminés que jamais !

 

Qui nous sommes ? 
Nous sommes des militant-es de mouvements sociaux divers, altermondialistes, migrants, chômeurs, précaires, travailleurs-euses de l’industrie, membres de partis et syndicalistes et bien d’autres de nombreux pays européens, voulant relier nos luttes et nos forces au-delà des frontières des Etats-nations. Ensemble, nous voulons construire un mouvement européen commun, uni dans sa diversité, à même de briser la règle de l’austérité et de commencer à bâtir la démocratie et les solidarités par la base. Blockupy et les actions de Francfort ne sont qu’une étape sur cette voie.

 

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 18:50

Publié par Jean Lévy

CADTM

Quand les néolibéraux récrivent l’Histoire

22 février par Hervé Nathan

 

Après la guerre, l’Allemagne, vaincue et exsangue, a bénéficié d’importantes facilités pour se reconstruire. Loin des implacables conditions faites aujourd’hui à la Grèce. Ce qui n’empêche pas les créanciers d’Athènes, dont Berlin, de faire preuve de la plus stricte intransigeance.

Autrefois, la falsification de l’histoire était l’apanage des régimes totalitaires et ne s’étendait guère au-delà des questions directement politiques. Au XXIe siècle, changement de décor. A Washington, Londres, Paris ou Moscou, nous n’ignorons rien des coulisses du pouvoir. Nous parvenons même à décrypter ce théâtre d’ombres qu’est Pékin. Mais, lorsqu’il s’agit d’économie, nous délaissons trop souvent la vérité au profit des contes et légendes entretenus par des néolibéraux, des sociaux-démocrates ou des conservateurs, en apparence tout à fait respectables.

C’est ainsi que, pour légitimer leurs exigences de mesures drastiques à l’encontre de la Grèce, les responsables politiques européens, aidés d’économistes, de polémistes ou de journalistes comme Arnaud Leparmentier, du Monde, nous écrivent un récit qui se veut historique, mais qui relève davantage du storytelling.

Selon ces conteurs, la dette amassée serait issue des seules gabegies des gouvernements grecs, élus parce qu’ils distribuaient sans compter des prébendes à leurs clientèles. Oubliées, les combinaisons de la banque Goldman Sachs, enterrées, les ventes d’armes allemandes et françaises à la Grèce, ignoré, l’aveuglement de la Commission européenne. Mieux encore, l’Europe et les contribuables du Nord auraient apporté aux Grecs une « aide » de 240 milliards d’euros, alors qu’il s’agit de prêts…

Ce nouveau récit économique concerne également l’Allemagne. L’aversion des Allemands à l’égard de l’inflation viendrait du rôle historique de celle-ci. Elle aurait porté Hitler au pouvoir en 1933, de quoi légitimer l’orientation monétariste de la Bundesbank. Or, c’est au contraire la politique de déflation mise en oeuvre en 1932 par le chancelier centriste Brüning, jetant au chômage un travailleur sur quatre, qui a fait le lit du nazisme.

Nous avons choisi de remettre au jour un autre épisode tombé dans l’oubli : l’accord de Londres, signé il y a exactement soixante-deux ans, le 27 février 1953, qui avait vu les Alliés vainqueurs réduire de plus de la moitié la dette de l’Allemagne, permettant autant sinon davantage que la création du deutsche Mark le « miracle économique » allemand, et la prospérité de l’Europe occidentale.


Source : Marianne (France) du 20 février 2015

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 09:16

Publié par Michel El Diablo

Déclaration du Bureau politique  du Comité Central du Parti communiste de Grèce KKE (DOCUMENT)

Grèce

Déclaration du Bureau politique

du CC du Parti communiste de Grèce

· Aucune tolérance pour le nouvel accord gouvernemental avec l’UE prorogeant le Mémorandum.

· Abrogation immédiate des décrets d’application des Memoranda

· Récupération des pertes

· Rupture avec l’Union européenne, le capital et leur pouvoir

· Tous au rassemblement à la place de la Constitution [Syntagma]

 

Vendredi, 27 février à 19 heures où interviendra le SG du CC Dimitris Koutsoumbas

Le nouvel accord, signé par la coalition SYRIZA-ANEL avec l'UE, la BCE et le FMI, dans son essence et sa forme est la prorogation du Mémorandum et des engagements qu’il prévoyait ; c’est la poursuite des politiques antipopulaires des gouvernements précédents de la Nouvelle Démocratie (ND) et du PASOK. Cet accord et la liste des «réformes» englobent toutes les mesures négatives contre les travailleurs prises par le capital et son gouvernement avec l'UE dans des conditions de crise économique, des mesures qui contribuent à la reprise de la profitabilité capitaliste. Tout ce pour quoi le peuple grec a au cours des années précédentes saigné et combattu: la stricte surveillance, l'évaluation par la Troïka - que l’on appelle maintenant « les trois institutions » - le maintien et l'extension des orientations anti-ouvrières et antipopulaires.

Cet accord confirme que les négociations, même soi-disant « dures », menées dans les murs de l'UE visent le redressement capitaliste, et ont un résultat fermement antipopulaire. La dite « fière » négociation n’est que de la publicité mensongère.

Toute révision du programme précédent, comme par exemple la diminution des excédents primaires, ne se fera non pour soulager le peuple, augmenter les salaires, les retraites, les avantages sociaux, mais pour économiser les ressources gouvernementales de manière à soutenir le capital et les investissements pour sa profitabilité, ainsi que celle les prêteurs. Les salariés, les chômeurs, les artisans, les agriculteurs pauvres, les retraités, continueront à payer la « note » de tout redressement par la continuation de l'austérité, que le gouvernement nomme « vie frugale ».

Même les miettes, en direction particulièrement de l'extrême pauvreté, promises par le gouvernement dans son programme « flottent en l’air » et dépendront de l'accord avec les « Partenaires », et à condition que ne soit pas compromise la discipline budgétaire, la reprise de l'économie et la profitabilité des grandes entreprises.

C’est pour cela que la ND, le PASOK et les autres partis, centres du système, tels que la SEV [Association des entreprises et industries - NdT], qui les années précédentes avaient soutenu la politique impopulaire, accueillent positivement l'accord du gouvernement.

Le gouvernement SYRIZA-ANEL présente le nouvel accord comme le résultat de la volonté populaire et du soutien du peuple à sa politique. Il cherche à tromper et à charger le peuple des compromis et des accords antipopulaires avec l'UE. Il essaie de manipuler le mouvement ouvrier-populaire, de transformer le peuple en claque gouvernementale, le convaincre qu'il doit poursuivre ses sacrifices et se suffire de miettes.

Aucun soutien ni tolérance pour le gouvernement qui poursuit le même chemin des engagements envers l’UE et la profitabilité des monopoles. C’est pour cela qu’elle nomme « nationale » la question des besoins du capital, pour servir cette orientation, qui n’est pas de l'intérêt du peuple. Par ailleurs le peuple a de l'expérience et doit s’en servir et reconnaitre qu’à chaque fois les «objectifs nationaux» du gouvernement et du capital aboutissent à de grands sacrifices pour les droits ouvriers-populaires.

Tous ceux qui avaient un l’espoir d’amélioration, ne devraient pas être déçus, mais doivent réagir. De plus ils ne doivent pas abandonner l’objectif qu’est l’abolition effective des Memoranda, de leurs décrets d'application, des restructurations antipopulaires et le recouvrement des pertes.

La volonté du peuple de se débarrasser de la politique antipopulaire des Memoranda, des mesures et des leurs surveillants, peut acquérir un réel contenu quand le peuple exigera par la lutte ce qu’il a perdu, là et maintenant:

• La prise de mesures immédiates pour secourir les familles populaires et la protection des chômeurs.

• Le rétablissement du 13ème et 14ème mois de salaire, l'application obligatoire des conventions collectives et de l'élimination des mesures anti-ouvrières qui frappent le droit du travail

• Le rétablissement réel, maintenant et par une loi, du salaire minimum à 751 euros pour tous, sans exception, ni astérisques, comme base pour les augmentations de salaire.

• Rétablissement de la 13ème et 14ème mois de retraite et l'abolition des mesures antipopulaires, qui ont réduit les retraites et repoussé l'âge de départ à la retraite, tout en exigeant le retour des sommes qui ont été «volées» des réserves des fonds de pension et le règlement des obligations de la ploutocratie et de l'État.

• Décharger les familles populaires des impôts et l'abrogation de ENFIA [Impôt unifié sur la propriété foncière - NdT], de l'impôt de solidarité, la suppression de la TVA sur la consommation populaire, TVA et de ΕΦΚ [impôt spécial à la consommation] sur le mazout de chauffage et le gaz naturel, augmentation de franchise d'impôt à 40,000€ pour chaque la famille, tout en augmentant la taxation du capital.

• Aucune vente par adjudication de la première ou de la seconde résidence des familles populaires. Suppression des intérêts sur les dettes, et la réduction drastique des dettes des ménages populaires.

• Augmentation des dépenses pour l'éducation, la santé et prestations sociales exclusivement gratuites.

La classe ouvrière, le peuple, peuvent réussir, en s’organisant et en s’alliant, dans la lutte pour une autre voie de développement qui servira les besoins populaires modernes en se détachant de l'UE, en annulant unilatéralement la dette, en socialisant les monopoles et par l’accession du peuple au pouvoir.

Voilà le cheminement fier et une attitude vraiment digne pour le peuple grec.

Le KKE appelle le peuple d'Athènes et du Pirée, de la région d’Attique à un rassemblement vendredi 27 février à 19 heures place de la Constitution [Syntagma], avec comme intervenant le Secrétaire général du CC du KKE Dimitris Koutsoumbas.

Le Bureau politique

du CC du KKE

24 février 2015

 

 

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 08:31
Paru le 26 février 2015

Les 25 réformes structurelles que le gouvernement grec a promis à Bruxelles

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

Plus dure sera la chute. La colère grande à SYRIZA, où certains dénoncent une trahison, une capitulation face à la Troïka. Qu'en est-il ? Le projet de réformes structurelles envoyé par le Ministre de l'Economie grec donne une réponse : les Grecs vont encore souffrir

Répondre à d'immenses aspirations populaires, satisfaire de maigres promesses sociales se chiffrant néanmoins en milliards, le tout sans toucher aux privilèges des armateurs, du clergé, de l'armée, en respectant les engagements européens et en payant toute la dette. Comment faire ?

La réponse : en s'engageant non seulement à continuer les plans d'austérité précédents mais à aller plus loin dans les « réformes structurelles » exigées par l'UE.

De l'engagement auprès du peuple grec à celui auprès des dirigeants européens

Un petit jeu pour mesurer, en quelques jours, l'ampleur des reculs. Le 11 janvier, le ministre de l'Economie Varoufakis déclare devant l'Eurogroupe : « le peuple grec nous a donné un mandat fort pour mettre un terme au cycle de l'austérité qui a causé d'immenses dégâts sociaux et économiques.

Le nouveau gouvernement s'est engagé à ramener l'espoir, la dignité et la fierté aux citoyens grecs et à mettre en place un programme général pour traiter les racines de la piètre performance socio-économique de la Grèce ».

Le 16 janvier, les mandataires ne sont plus les mêmes : « la tâche du gouvernement est de mettre en place les réforme profondes dont la Grèce a besoin pour stopper les forces combinées de la déflation et de la spirale négative de la dette, de retrouver une croissance portée par l'investissement et de maximiser la valeur actuelle nette des remboursements de la dette à nos créanciers ».

« Notre gouvernement sera le plus réformateur de l'histoire grecque »

Dès le 11 janvier, Varoufakis mettait les choses au clair : « son gouvernement a été élu pour stabiliser, réformer, ramener la croissance en Grèce », réaffirmait ses engagements : « garder des finances publiques saines », « réaliser des réformes structurelles », « favoriser l'investissement ».

Il allait plus loin : « notre gouvernement sera le plus réformateur de l'histoire grecque moderne, parmi les plus enthousiastes réformateurs d'Europe ». De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace.

Dans ce document, point par point, Varoufakis rassurait les dirigeants européens : les privatisations ? « Notre gouvernement est tout sauf dogmatique, nous allons évaluer chaque projet au cas par cas. Tout ce qui a été dit dans les médias sur la privatisation du port du Pirée est très loin de la réalité. En fait, c'est tout le contraire, l'investissement étranger sera favorisé ».

Le salaire minimum ? « Ce sera progressif après septembre, avec consultation du patronat et des syndicats … pour ne pas pénaliser la compétitivité en échange le gouvernement s'engage à des réformes, ainsi dans la sécurité sociale avec la réduction des cotisations salariales ».

La ré-embauche de fonctionnaires ? « Elle sera limitée à 2 013 cas .. et se paiera par des économies dans d'autres postes de dépenses publiques ».

Trois promesses : respecter les engagements, rigueur budgétaire, payer la dette

On pourrait continuer. Le 16 février, Varoufakis affirme à la Troika ses trois engagements : « (1) réaffirmation de notre engagement à respecter les termes de notre accord de prêt avec tous les créanciers ; (2) aucune action qui ne menace de grever le budget actuel, ou a des implications sur la stabilité financière ; (3) aucune action visant à diminuer la valeur des prêts contractés ».

L'accord conclu avec l'Europe pour étendre les prêts européens sur 6 mois prévoyait en contre-partie l'adoption de « réformes structurelles » à proposer du côté du gouvernement grec. Poursuite des plans d'austérité de la Troïka, sous un autre nom, en somme.

A quoi ressemblent alors les « réformes structurelles » proposées par le gouvernement grec ? 7 pages très denses, 66 points dans 14 domaines. Quand le gouvernement Tsipras annonce qu'il sera « le plus réformateur de l'histoire grecque », cela se vérifie.

La plupart des engagements restent encore très vagues dans la « réforme fiscale structurelle », la « stabilité financière », « les politiques de croissance », et la « réponse à la crise humanitaire ».

Cela ne dit pas tout mais les réformes fiscales et les politiques de croissance occupent 2 pages, celles sur la stabilité financière 1 page … la réponse à la crise humanitaire, quelques lignes !

Sur quels engagements concrets le gouvernement grec va partir pour les prochains mois ? Le gouvernement multiplie les déclarations – y compris dans son plan – sur la lutte contre la corruption, l'évasion fiscale, les trafics, cela reste hypothétique.

25 réformes structurelles (sans nuance) promises par le gouvernement grec

Sur le concret, on peut résumer en 25 points :

1 – AUGMENTATION CIBLEE de la TVA ? : La « rationalisation de la TVA » dit Varoufakis, avec refonte des taux de façon « à maximiser les revenus sans pénaliser la justice sociale ». Le gouvernement souhaite « limiter les exemptions » (pas les supprimer) et « éliminer les décomptes non-raisonnables » (quels sont ceux raisonnables?) ;

2 – SPENDING REVIEW dans le PUBLIC : « Révision et contrôle des dépenses publiques » (spending review) : dans l'éducation, la santé, le transport, l'administration locale, les aides sociales. Le « spending review » a été l'instrument utilisé par le gouvernement social-libéral italien actuel pour imposer une « austérité juste » (sic).

3 – AMELIORER l'EFFICACITE des ADMINISTRATIONS : « Améliorer drastiquement l'efficacité des administrations locale et centrale en ciblant les promesses budgétaires, par des restructurations de la gestion et la ré-allocation des ressources mal distribuées ». Réforme de l’État, économies budgétaires, restructurations rationnelles, on connaît..

4 – COUPER DANS les DEPENSES PUBLIQUES : « Identifier des mesures par une spending review dans chaque ministère et la rationalisation des dépenses non salariales ». Soit couper désormais dans les dépenses publiques, des ministères, sans toucher directement les salaires

5 – LIMITER les DEPENSES de SANTE : « Contrôler les dépenses de santé tout en améliorant la livraison, la qualité des services médicaux, et en garantissant un accès universel ». Pour réaliser cette mission impossible, faire plus en dépensant moins, le gouvernement sera « aidé par l'OCDE », connu pour pester contre les systèmes de santé publics trop coûteux …

6 – LUTTER contre les RETRAITES ANTICIPEES : Travailler à « l'unification du système de retraites, en éliminant les failles dans le système, les incitations qui conduisent à une augmentation excessive des retraites anticipées, en particulier dans les banques et le secteur public ». En pointant les abus réels, au nom de l' « égalité » et de la lutte contre les privilèges cela signifie faire accepter un recul de l'âge de départ à la retraite.

7 – REALISER DES ECONOMIES sur les CAISSES de RETRAITE : « Consolider les caisses de retraite de façon à réaliser des économies ». Comment, sans toucher aux pensions, ni aux personnels des caisses ?

8 – Un REVENU (très) MINIMIMUM GARANTI … contre les RETRAITES avant 65 ANS : « aider les employés entre 50 et 65 ans y compris par un revenu minimum garanti, afin de lever les incitations à prendre des retraites anticipées ». Autrement dit, plutôt un revenu minimum pour tous à 500 € qu'une retraite à 1 000 € !

9 – HAUSSE DE LA PRODUCTIVITÉ dans le PUBLIC sans HAUSSE SALARIALE : « Réformer la grille des salaires dans le secteur public, avec pour but de 'décomprimer la distribution des salaires' via des gains de productivité et des politiques de recrutement appropriés sans réduire les paliers salariaux actuels, mais en s'assurant que la facture des salaires dans le secteur public n'augmente pas ». Cela signifie, travailler plus (intensément), embaucher guère plus (voire moins), sans gagner plus !

10 – REDUIRE les AVANTAGE SOCIAUX Dans le PUBLIC : « Rationaliser les avantages non-salariaux, pour réduire la dépense globale dans le secteur public, sans mettre en péril le fonctionnement du secteur public, en accord avec les pratiques de l'UE ». Réduire les dépenses dans les services publics, comment, sans dégrader le service ?

11 – MAXIMISER la MOBILITE dans le SECTEUR PUBLIC : Promouvoir des mesures comme « l'amélioration des mécanismes de recrutement, encourager les nominations managériales au mérite, processus juste pour maximiser la mobilité des ressources humaines et autres dans le secteur public ».

12 – S'ENGAGER auprès des BANQUES BIEN GEREES : La Grèce est engagée « auprès des banques qui sont gérées sur des principes commerciaux/bancaires sains »

13 – ASSURER la STABILITE du SECTEUR BANCAIRE avec la BCE : « Utiliser le Fonds de stabilité financière héllénique et s'assurer, en collaboration avec la BCE, la Commission européenne et le SSM, pour s'assurer qu'il joue son rôle consistant à assurer la stabilité du secteur bancaire et ses prêts aux banques commerciales, tout en respectant les règles européennes de concurrence ».

14 – RESPECT des PRIVATISATIONS déjà réalisées : S'engager à « ne pas revenir sur les privatisations déjà actées. Là où le processus de contrat a été lancé, le gouvernement respectera le processus, conformément à la loi »

15 – MISSIONS de SERVICE PUBLIC dans les FIRMES PRIVATISEES : Préserver la « fourniture de biens publics fondamentaux par les firmes/industries privatisées » en conformité avec la « législation européenne » ;

16 – ENCORE PLUS DE PRIVATISATIONS : « Analyser les privatisations qui n'ont pas encore été lancées, avec en vue d'améliorer ses termes afin de maximiser les revenus à en tirer par l’État, améliorer la concurrence dans les économies locales, promouvoir la reprise économique nationale et stimuler les perspectives de croissance ;

17 – PLUS de PARTENARIATS PUBLIC-PRIVE : Adopter une approche « au cas par cas, avec l'accent mis sur les concessions sur le long terme, les partenariats public-privé et les contrats qui maximisent non seulement les revenus gouvernementaux mais aussi les perspectives d'investissement privé ».

18 – De l'EMPLOI TEMPORAIRE bon marché sur le dos des CHOMEURS : « Etendre et développer le schéma actuel qui accorde des emplois temporaires aux chômeurs »

19 – HAUSSE graduelle du SMIC … contre FLEXIBILITE : Lancer une « nouvelle approche intelligente des négociations salariales collectives qui balance besoins de flexibilité et justice. Cela inclut l'ambition d'augmenter les salaires minimum tout en préservant la compétitivité et les perspectives d'emploi .. l'ampleur et le timing des changements sur le salaire minimum sera fait en consultation avec les partenaires sociaux et les institutions européennes et internationales »

20 – DEVELOPPER la CONCURRENCE LIBRE et non-FAUSSEE : Supprimer les « barrières à la concurrence »,

21 – LUTTER contre la BUREAUCRATIE : Introduire des actions pour « réduire le fardeau administratif de la bureaucratie », dont « une législation qui interdit les administrations publiques de demander des documents que l'Etat possède déjà ».

22 – DEMANTELER les PROFESSIONS REGLEMENTEES : « Poursuivre les efforts pour lever les restrictions disproportionnées et injustifiées dans les professions réglementées, dans le cadre de la stratégie générale pour frapper les intérêts corporatistes » ;

23 – LIBERALISER le MARCHE de l'ENERGIE, respect des DIRECTIVES de l'UE : « Aligner la législation du marché du gaz et de l'électricité avec les bonnes pratiques et la législation de l'UE ».

24 – DEVELOPPER les BONS ALIMENTAIRES : Répondre aux besoins … « nés de la montée de la pauvreté absolue par des mesures non-pécuniaires fortement ciblées (ex : bons alimentaires) »

25 – UN REVENU MINIMUM GARANTI pour TOUS … sans DEPENSES SUPPLEMENTAIRES : Évaluer « le schéma de Revenu minimum garanti en vue de l'étendre nationalement », ce qui doit se faire « sans aucun impact fiscal négatif »

Les dirigeants européens n'ont pas sauté au plafond, ils ont considéré le document comme « un bon point de départ ». Un bon point de départ pour continuer à faire payer plus le peuple grec jusqu'à l'agonie, les faire payer une dette indue pour soutenir l'Euro de la misère.

Combien de temps va encore durer l'agonie du peuple grec, sa duperie fondamentale ? Combien de temps avant de poser la seule et vraie question : remettre en cause l'euro et l'UE, refuser de payer la dette, faire payer les riches en Grèce comme ailleurs.

 
 
 
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 08:22
Lu sur El Diablo
« La Grèce plie sous la pression de l’Europe » (Le Figaro)

Au lendemain du « feu vert » accordé par « le FMI, la BCE et la zone euro » au plan de réformes présenté par Athènes, Le Figaro estime que « la Grèce a décroché un pâle satisfecit pour son premier test de retour à la discipline de la monnaie commune ».

Car si L’Eurogroupe a jugé le plan « suffisamment détaillé », il exige maintenant que celui-ci « soit élargi et approfondi ». Son président, Jeroen Dijsselbloem s’est félicité du « sérieux » du gouvernement grec « dans sa volonté de réformes » mais a aussi rappelé que c’était « à la Commission européenne qu’il reviendra d’apprécier » les mesures évoquées par Alexis Tsipras dans le domaine social : « Si la Grèce veut obtenir des crédits, elle ne peut pas prendre de décision unilatérale. »


Le journal Les Echos ne cache pas sa satisfaction de voir la Grèce rentrer « dans le rang », car « au vu des promesses ébouriffantes » du programme électoral de Syriza, « le risque était grand d’un couac de dernière minute ». Il se félicite de voir Yanis Varoufakis, « le tonitruant ministre des finances », contraint d’accepter « de ne pas revenir sur les privatisations, contrairement aux premières déclarations de l’équipe Tsipras, et de réformer le système de retraite ».


Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, estime en revanche que l’accord entre la Grèce et Bruxelles est, « compte tenu du rapport de forces européen », une « victoire politique du gouvernement Syriza » et plus largement « des souverainetés populaires et de la démocratie ».

Ce n’est apparemment l’avis du député européen de Syriza, Manolis Glezos, figure respectée de la résistance à l’occupation nazie, pour qui « changer le nom de la troïka en “ institutions ” celui du mémorandum en “accord ” et celui des créanciers en “ partenaires ” ne change en rien la situation antérieure ».

Ce n’est pas non plus le cas de l’eurodéputée Syriza Sofia Sakorafa, très anti-austérité, ancienne adhérente du Parti socialiste grec. Elle a tweeté dimanche que « les gens ont donné un mandat pour annuler le mémorandum. Nous n’avons pas la légitimité politique de faire le contraire ».

Le député Syriza Kostas Lapavitsas n’est pas en reste qui a demandé la convocation des instances internes au parti en déclarant « Il est difficile de croire que, grâce à cet accord, les annonces de Thessalonique [programme préélectoral de Syriza] seront mises en œuvre »

 

SOURCE:

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 08:09

Publié par Jean Lévy

Négociations sur le TTIP: les commissions parlementaires débattent de leurs recommandations aux négociateurs

DEVE INTA Communiqué de presse - Commerce extérieur/international / Développement et coopération − 25-02-2015 - 09:46

La commission du commerce international a fait part de ses craintes quant aux progrès tangibles dans les négociations du TTIP, lors d'un débat mardi sur les propositions de recommandations aux négociateurs du TTIP. Le débat s'est concentré sur la clause de règlement des différends entre investisseur et État. La commission du développement a adopté un avis soulignant l'impact du TTIP sur les pays en développement et appelant à une référence explicite à la politique de développement dans l'accord.

 

La commission du commerce international débat des recommandations sur le TTIP

La commission du commerce international, chargée de préparer les recommandations du Parlement pour l'accord transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP), a organisé, mardi, son premier débat sur le projet de texte rédigé par son président, Bernd Lange (S&D, DE). Les membres de la commission n'ont pas tous partagé son avis sur le caractère "inutile" de la clause relative aux différends entre investisseur et État dans l'accord.

M. Lange et d'autres intervenants ont fait remarquer qu'après 18 mois et 8 tours de négociation, l'Union européenne et les États-Unis ne semblaient pas avoir conclu d'accords ambitieux ou qui changent la donne. Ils craignent que les négociations actuelles ne manquent d'ambition et que l'accord final ne soit pas aussi vaste que ce que le Parlement attendait.

 

Vous pouvez revoir le débat ici.

 

La commission du développement demande d'évaluer les conséquences du TTIP sur les pays en développement

L'avis de commission du développement sur les négociations du TTIP, qui a été adopté mardi et qui sera intégré dans les recommandations finales du Parlement, affirme que les incidences du TTIP seront ressenties bien au-delà des relations UE-États-Unis et que l'accord aura un impact certain sur les pays en développement. C'est pourquoi la commission souhaite qu'une référence explicite à la politique de développement soit présente dans l'accord et demande à la Commission européenne d'évaluer les implications possibles du TTIP pour les pays en développement.

L'avis de la commission du développement (adopté par 16 voix pour, 7 voix contre et une abstention) décrit le TTIP comme un "accord commercial de grande ampleur" qui devrait façonner les règles commerciales mondiales et fixer de nouvelles normes. La commission souhaite qu'une "référence explicite" à la politique de développement, en tant qu'objectif légitime de politique publique, soit incluse dans le TTIP. Elle appelle la Commission européenne à mener une étude indépendante sur les conséquences de l'accord sur les pays en développement "dès que les dispositions du TTIP seront plus claires".

 

Prochaines étapes

L'avis de la commission du développement sera pris en compte par la commission du commerce international qui se prononcera sur les points à inclure dans les recommandations du Parlement aux négociateurs du TTIP. Ces recommandations seront adoptées en mai.

Pour de plus amples détails sur les travaux et le rôle du Parlement dans les négociations en cours sur le TTIP, vous pouvez consulter notre note d'information

 

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 22:52

SYRIZA: Baptiser la viande poisson

On parle parfois encore de nos jours des moines du Moyen Age qui, afin de survivre aux fastes sans fin baptisaient la viande poisson pour pouvoir le consommer.  Cette image décrit à la perfection les dernières évolutions en Grèce sous le gouvernement ‘cohabitation' de SYRIZA - ANEL.  Voilà quelques exemples typiques:

Lorsque SYRIZA était dans l'opposition, il avait promis de « déchirer » les memoranda signés entre les gouvernements précédents et nos créanciers étrangers (l'Union Européenne, la Banque Centrale Européenne et l'IMF) qui imposaient une série de mesures anti-travailleurs et antipopulaires.  Ayant été élu au gouvernement, SYRIZA vient de déclarer qu'il est d'accord avec 70% des « réformes » imposées par les memoranda et que seulement le 30% du contenu de ces derniers est ce qu'il appelle ‘toxique’.  En outre, il déclare aussi de ne pas vouloir agir 'unilatéralement' mais aspirer à un nouvel accord avec les créanciers, appelée non plus 'mémorandum', mais 'programme', 'accord', ou 'passerelle'.

En temps qu’opposition, SYRIZA ne manquait aucune occasion pour "attaquer" la troïka des créanciers étrangers, promettant de mettre fin à son pouvoir.    Le gouvernement de SYRIZA déclare vouloir discuter et entendre l'opinion des « institutions ».  Et quelles sont ces institutions? Mais tout simplement, l’Union Européenne, la Banque Centrale Européenne et l’IMF. En plus, les représentants des institutions aux discussions tenues récemment a Bruxelles étaient les mêmes que les représentants de la troïka.

Dans l'opposition, SYRIZA, accusait le gouvernement de ND-PASOK de soutenir et de participer activement aux sanctions imposées par l'UE contre la Russie, déclarant que cette politique était « subordonnée ».  En tant que gouvernement, SYRIZA vient de soutenir une escalade de ces mêmes sanctions, déclarant, en plus, que cette attitude soit un "succès important" de son gouvernement.

En temps qu’opposition, SYRIZA était contre les privatisations.  Maintenant, selon le Ministre des Finances, G. Varoufakis, le plan proposé est de: “Passer d'une politique de vente au prix extrêmement bas à une politique de développement en coopération avec le secteur privé et les investisseurs étrangers.  Ainsi, SYRIZA soutient, d'une part, les privatisations en tant que mesure de renforcement du secteur privé, alors que, d’autre part, il s’efforce de promouvoir des méthodes alternatives de privatisation comme, par exemple, les "soi-disant »  PPP (partenariats public-privé) et les concessions. 

En tant qu’opposition, SYRIZA appelait l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), « livre noir du néolibéralisme ».   Le gouvernement de SYRIZA souhaita, pourtant, la bienvenue à Athènes au secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, qui fut admis par le premier ministre, Alexis Tsipras.  Selon le gouvernement de SYRIZA – ANEL, l’OCDE est l’organisation qui l’aidera à préparer une liste de mesures garantissant le développement (capitaliste) de Grèce.  Ces mesures remplaceront le secteur “toxique » du mémorandum, c'est-à-dire, le fameux 30%.

En temps qu’opposition, SYRIZA avait publiquement condamné les décisions de ses prédécesseurs, qui avaient embauché des cabinets de conseils financiers et légaux en échange de "dizaines de millions d'euros".   Le gouvernement de SYRIZA – ANEL vient de demander les services de conseil de la société « Lazard », experts au sujet de dette publique et gestion fiscale, appréciant, sans doute, la qualité de savoir-faire apporté  par ces mêmes experts aux gouvernements précédents de PASOK, au temps de G. Papandreou. Ce choix est fait tout autre que par hasard.   De toute façon, le nouveau ministre des finances, G. Varoufakis (ancien conseiller de G. Papandreou), a déjà consulté les anciens conseilleurs de G. Papandreou, G.  Galbraith and Elena Panaritis, ancienne député de PASOK.  Le premier est un économiste américain enseignant à l’université de Texas et membre de la fondation Levy (Levy Institute), promoteur connu du capitalisme et partisan d’un schéma de gestion plus expansif.  La seconde est ancienne fonctionnaire de la Banque Mondiale.  Tous les deux connaissent, en d’autres mots, bien le système et son fonctionnement.

Cette liste de palinodies de SYRIZA et de son gouvernement de “gauche » est vraiment sans fin. On pourrait par exemple y ajouter une série de promesses électorales, comme par exemple l’augmentation du salaire minimum, envoyées aux calendes grecques, ou encore d’autres exemples criants relatifs à l'armée de membres et conseils du PASOK social-démocrate offrant leurs services au nouveau gouvernement de "gauche".  Ce qui compte, pourtant, en ce moment est de mettre sous le microscope les négociations menées par le gouvernement grec avec l’UE et les autres créanciers. 

Le contenu de ces négociations est bien spécifié: Il n’a rien à faire avec la “fin de l’austérité” en Grèce et en Europe comme soutiennent SYRIZA et les partis membres de KEA.  D’ailleurs, c'est ce qu’a clairement déclaré M. G. Varoufakis : Sous le gouvernement de SYRIZA aussi, les travailleurs devront apprendre “à vivre de façon austère ».  Le contenu de ces négociations vise a satisfaire les besoins des grands entreprises causés par la grave crise capitaliste, ainsi que par la faible reprise capitaliste en Grèce et, généralement, de l' Eurozone.    

Ces négociations sont tenues par le front antipopulaire.  C'est pourquoi le gouvernement grec s'aligne avec de pays comme la France, l'Italie et, surtout, les Etats Unis acceptant tous les conséquences de cet alignement. Même si ces pays mettent l'Allemagne sous pression pour garantir leurs intérêts, ils sont dans le même camp antipopulaire. 

Malgré la grande propagande menée par SYRIZA au sujet des négociations avec l’UE et les autres créanciers, ce dernier ne manque pas de déclarer son accord avec eux sur plusieurs points, ainsi que son engagement concernant l'application des mesures antipopulaires imposées par l'UE et l'OTAN.

C’est pourquoi, ni le peuple grec, ni les autres peuples du monde, ne devront se laisser prendre au piège, se laisser diviser en "pro-Merkel" et "pro-Obama" et lutter pour des causes étrangères.  Au contraire, il faut organiser la lutte populaire et revendiquer leurs droits et leurs revenus.  Il faut, en plus, choisir des objectifs de lutte menant à la résolution de tous les problèmes ouvriers-populaires et à la satisfaction des besoins populaires contemporains.  C’est seulement ainsi que le peuple aura l’espoir de voir la socialisation des monopoles, notre dégagement  de l’UE et de l’OTAN impérialistes, et la prise de pouvoir par le peuple. C’est la seule route, actuelle et réaliste, de vraie libération de l'homme et de construction d'une nouvelle société, de la société socialiste.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 22:45
Lu sur le blog de Jean Lévy "çanempechepas nicolas"
Le peuple grec ne manifestait pas tout au long de ces dernières années pour se soumettre à Bruxelles
Le peuple grec ne manifestait pas tout au long de ces dernières années pour se soumettre à Bruxelles
Le peuple grec ne manifestait pas tout au long de ces dernières années pour se soumettre à Bruxelles

Le peuple grec ne manifestait pas tout au long de ces dernières années pour se soumettre à Bruxelles

 

Après Glezos c’est Sakorafa qui entre en dissidence

Les cadres directeurs de SYRIZA envoient sans arrêt des piques contre l’accord entre le gouvernement et les prêteurs, en vue de repousser les échéances d’au moins quatre mois. Suite à l'intervention retentissante de Manolis Glezos survient le coup de lance par Sophia Sakorafa!

À chaque heure qui passe, une nouvelle prise de tête s’ajoute pour Alexis Tsipras. On est à quelques heures de l’envoi à Bruxelles de la liste définitive des réformes que le gouvernement propose de mettre en œuvre, conformément à l'accord conclu lors de la récente réunion de l’Eurogroupe.

Après Manolis Glezos, une autre eurodéputée de SYRIZA «clouait»… à la lance le gouvernement et clarifiait par un tweet son désaccord avec les manœuvres du palais Maximou [siège du gouvernement: équivalent de l’hôtel Matignon NdT]. « Le peuple a donné son mandat pour l’annulation du mémorandum. Nous n’avons aucune légitimité politique pour faire le contraire » a écrit l’eurodéputée.

La dissidence la plus retentissante a été celle de Manolis Glezos qui dans une lettre parue sur le blog « Κίνηση Ενεργοί Πολίτες » [Mouvement des citoyens actifs – NdT] accuse le gouvernement de ne faire que renommer la Troïka en « Institutions », le Mémorandum en « Accord » et les Prêteurs en « Partenaires » «c’est comme vouloir appeler la viande ‘poisson’; cela ne change en rien la situation antérieure».

Il accuse également le gouvernement de ne pas avoir tenu son engagement électoral en promulguant une loi abrogeant la Troïka, bien que presque tout un mois se soit écoulé depuis les élections. Mais ce qui fait le plus de « mal » à SYRIZA et à Alexis Tsipras, c’est l'expression écrite en majuscules « JE DEMANDE PARDON ». Manolis Glezos s’excuse « d’avoir contribué à cette illusion », c'est-à-dire à l'abolition de la Troïka.

En ce qui concerne les compromis, que le gouvernement souligne avoir été obligé de faire, Manolis Glezos est encore plus tranchant: «Tout d'abord entre oppresseurs et opprimés il ne peut y avoir de compromis, de même qu’entre esclave et conquérant ; la seule solution est la liberté. Mais même si nous admettions cette absurdité, déjà les concessions faites par les gouvernements « mémorandistes » précédents avec le chômage, l'austérité, la pauvreté, les suicides, ces compromis vont bien au-delà de toute limite tolérable.

Manolis Glezos, cependant, n’est pas le seul problème d’Alexis Tsipras au sein du parti. Il y en a encore trois: Alexis Mitropoulos, Georgios Katrougalos et Panagiotis Lafazanis. Le premier a fait savoir que l'accord n’était pas acceptable et que le peuple ne supporterait pas d'autres mesures, alors que les deux autres ont signalé que les lignes rouges ne peuvent être violées et que les engagements pré-électoraux doivent être traduits en actions concrètes. Le ministre de la Réforme administrative [George Katrougalos] a même menacé de démissionner!

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 22:34

Par La Rédaction, vu le site d'Okeanews et mis en ligne le 24 Février

Kostas Lapavitsas est professeur d’économie à l’Université de Londres et a été élu député Syriza lors des dernières élections. Dans un article publié sur son blog le 23 février, il critique les dernières négociations de son gouvernement avec les créanciers du pays et considère que cela ne va pas dans le sens des engagements pris lors du discours de Thessalonique qui présentait le programme économique en cas de victoire. Il pose également 5 questions importantes sur la dette, l’austérité, le Plan national de reconstruction et l’avenir des négociations.

Par Kostas Lapavitsas

Kostas Lapavitsas

Kostas Lapavitsas

L’accord de l’Eurogroupe n’est pas complété, en partie parce que nous ne savons pas encore quelles sont les ‘réformes’ que le gouvernement grec proposera aujourd’hui (lundi 23 février) et quelles sont celles qui seront acceptées.

Mais, nous qui avons été élus sur la base du programme de Syriza et qui considérons que les propositions de Thessalonique sont un engagement que nous avons pris envers le peuple grec, nous sommes profondément préoccupés. Et il est de notre devoir de consigner nos préoccupations.

Le contour général de l’accord est le suivant :

  1. La Grèce demande la prorogation de l’accord courant qui est fondé sur une série d’engagements.
  2. Le but de la prorogation est de permettre d’achever l’évaluation de l’accord courant et de donner le temps d’élaborer un nouvel accord probable  ;
  3. La Grèce soumettra immédiatement une liste de ‘réformes’ qui seront évaluées par les ‘institutions’ et sur lesquelles un accord sera conclu au mois d’avril. Si l’évaluation est positive, les fonds qui n’ont pas encore été donnés au titre de l’accord courant seront dégagés, de même que seront restitués les bénéfices réalisés par la BCE ;
  4. Les fonds disponibles au Fonds de stabilité financière (ESF) serviront exclusivement à couvrir les besoins des banques et ne seront plus sous contrôle grec.
  5. La Grèce s’engage de remplir pleinement et en temps utile toutes ses obligations financières envers ses partenaires.
  6. La Grèce s’engage à assurer les excédents ‘adéquats’ afin de garantir la viabilité de la dette sur la base des résolutions de l’Eurogroupe de novembre 2012. L’excédent 2015 tiendra compte de la conjoncture économique de 2015.
  7. La Grèce ne révoquera pas de mesures, ne procèdera pas à de changements unilatéraux susceptibles d’avoir un effet négatif sur les objectifs budgétaires, la reprise économique ou la stabilité financière tels qu’évalués par les ‘institutions’.

Sur cette base, l’Eurogroupe entamera les procédures nationales en vue d’une prorogation de quatre mois de l’accord en cours et invite les autorités grecques à engager immédiatement la procédure en vue de la réalisation de son évaluation.

Il est difficile de discerner comment, au travers de cet accord, il sera possible de réaliser les mesures annoncées à Thessalonique qui incluent l’annulation de la majorité de la dette et le remplacement immédiat des mémorandums par le Plan national de reconstruction.

Nous qui avons été élus avec Syriza, nous nous sommes engagés pour la réalisation de ce Plan indépendamment des négociations concernant la dette car nous estimons nécessaire de relancer l’économie et de soulager les souffrances de la société. Il est donc nécessaire à présent d’expliquer comment cela sera réalisé et comment le nouveau gouvernement sera en mesure de changer la situation tragique dont il a hérité.

Pour être plus précis, le Plan national de reconstruction incluait quatre piliers représentant, pour la première année, le coût suivant :

  1. Lutte contre la crise humanitaire (1,9 milliards).
  2. Relance de l’économie par le biais d’allègements fiscaux, le remaniement des ‘prêts au rouge’, la création d’une banque de développement, la restauration du salaire minimum à la somme de 751 euros (total : 6,6 milliards).
  3. Plan pour l’emploi public, impliquant 300.000 emplois (3 milliards pour la première année et 2 autres milliards à la seconde).
  4. Changement du système politique par le biais d’interventions dans les collectivités locales et au Parlement.

Les sources de financement prévues pour la première année, étaient les suivantes :

  1. Liquidation des dettes envers le fisc (3 milliards)
  2. Lutte contre l’évasion fiscale et le trafic de marchandises (3 milliards)
  3. Fonds de stabilité financière (3 milliards)
  4. Cadre national stratégique pour le développement et autres programmes communautaires (3 milliards)

Compte tenu de la communication de l’Eurogroupe, je pose les questions suivantes :

Plan national de reconstruction

Comment le Plan national de reconstruction sera-t-il financé si les 3 milliards du Fonds de stabilité financière sont dorénavant hors du contrôle grec ? Ces fonds n’étant plus disponibles, il sera d’autant plus impérieux de collecter des sommes importantes grâce à la lutte contre l’évasion fiscale et à la liquidation des dettes envers le fisc, dans un très bref délai. Combien cette perspective est-elle réalisable ?

Annulation de la dette

Comment l’annulation de la dette pourra-t-elle avancer si la Grèce s’engage à rembourser intégralement et en temps utile toutes ses obligations financières envers ses partenaires ?

Levée de l’austérité

Comment pourra-t-il y avoir une levée de l’austérité si la Grèce s’engage de réaliser des excédents primaires ‘adéquats’ afin de rendre ‘viable’ l’énorme dette courante ? La ‘viabilité’ de la dette –telle qu’estimée par la troïka – était précisément la raison de la chasse absurde aux excédents primaires. Étant donné que la dette ne sera pas significativement réduite, comment arrêterons-nous d’avoir des excédents primaires qui sont catastrophiques pour l’économie grecque et qui constituent l’essence de l’austérité ?

Surveillance et coût budgétaire

Comment sera-t-il possible de réaliser des changements progressistes dans le pays si les ‘institutions’ exercent une surveillance stricte et interdisent les actions unilatérales ? Les ‘institutions’ permettront-elles de réaliser les piliers du programme de Thessalonique étant donné qu’ils ont un impact budgétaire direct ou indirect ?

La négociation future

Qu’est-ce qui aura précisément changé dans les quatre mois de la ‘prorogation’ pour que la nouvelle négociation avec nos partenaires ait lieu à partir de nouvelles positions meilleures ? Qu’est-ce qui évitera la dégradation de la situation politique, économique et sociale du pays ?

Les moments sont absolument cruciaux pour la société, la nation et, bien entendu, pour la Gauche. La légitimité démocratique du gouvernement est fondée sur le programme de Syriza. La moindre des choses est d’avoir un débat ouvert dans les organes du parti et dans le groupe parlementaire. Nous devons fournir immédiatement des réponses pertinentes à ces questions pour conserver le soutien et la dynamique que le peuple grec nous imprime. Les réponses qui seront données dans les jours qui suivent jugeront de l’avenir du pays et de la société.

Source : blogspot.co.uk

 

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 07:14

Publié par Michel El Diablo

Le FRONT DE GAUCHE empêche la création d'un nouveau RAPPORT DE FORCE en faveur des CLASSES dominées

Le M’PEP a accueilli la création du Front de gauche avec espoir. Il a répondu favorablement à l’appel que ce dernier avait lancé pour le rejoindre. Malgré une activité persévérante pour intégrer le Front de gauche, le M’PEP a été interdit d’entrée au motif que ses positions sur l’Union européenne étaient « incompatibles avec le programme du Front de gauche ». Le Front de gauche a refusé avec persistance de rompre avec l’ordre néolibéral mondial et européen. Il reste dépendant du Parti socialiste tandis que ses résultats électoraux sont décevants. Le M’PEP ne souhaite plus, aujourd’hui, entrer au Front de gauche dont l’évolution politique et organisationnelle montre combien il continue de s’éloigner des intérêts des classes dominées.

Le Front de gauche a pour stratégie de penser que l’on peut faire pression sur le PS pour le faire pencher « vraiment à gauche ». Dans cette démarche, le Front de gauche pense que l’appui de la « gauche » du PS est indispensable. C’est pour cette raison, pour ne pas se couper du PS, qu’il refuse avec obstination de rompre avec l’ordre néolibéral mondial et européen. Au-delà de déclarations parfois tonitruantes, il reste fondamentalement dépendant du Parti socialiste. Les dirigeants du PCF et du PG ont fait ce choix, rien ne les fera changer hormis une révolte des adhérents de leurs partis. C’est aussi pourquoi les résultats électoraux du Front de gauche sont tellement décevants. Il ne parvient pas à susciter une dynamique populaire autour de lui et n’y parviendra pas tant qu’il ne rompra pas avec le PS et ne remettra pas en cause la participation de la France à l’Union européenne et à l’euro. [ Lire la suite ici :  http://www.m-pep.org dans la rubrique Analyses et propositions > politique ]

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