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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 23:11
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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 17:56

On ne peut que se féliciter de cette décision.  Mais cela ne suffit pas.  On attend de la Confédération paysanne, d'Attac et de l'Union syndicale solidaire s'engagent résolument dans la bataille contre le traité transatlantique.  Aucun amendement ne pourra rendre acceptable pour les ouvriers, les salariés et les couches populaires ce traité ultra-libéral taillé sur mesure pour les multinationales prédatrices de la planète.  Ce traité et la manière secrète dont il se négocie est une raison de mener des luttes qui affrontent plus directement l'Union Européenne, ce carcan des peuples.

Déclaration de la Confédération paysanne

OMC - ACCORDS DE LIBRE-ÉCHANGE
 

Accords de libre-échange : M. Fekl, nous ne jouons plus


17.03.2015 Voilà près de six mois que nous participons au Comité de suivi stratégique (CSS) mis en place par le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur. Nous avions fait le choix de mener la bataille contre les accords de libre-échange auprès du grand public, des paysans, mais aussi d'être présents dans les ministères pour dénoncer les négociations. A la veille d'une nouvelle réunion, la Confédération paysanne, ainsi que les Amis de la Terre, Attac et l'Union syndicale Solidaires annoncent leur retrait de ce comité qui n'est rien d'autre qu'une parodie de démocratie.

Suite à la fuite d'un document du Secrétariat général aux affaires européennes, il apparaît clairement que le gouvernement n'a pas l'intention de remettre en cause le mécanisme d'arbitrage des différends investisseur/Etat (ISDS). Les enjeux de tous les accords de libre-échange sont bien trop importants pour que nous acceptions de servir de caution démocratique à des négociations qui ne peuvent exister que par leur opacité.

Pour la partie agricole, chacun s'accorde sur le fait que des filières entières seront détruites, et l'emploi paysan avec. La suppression des protections douanières, l'abaissement des normes, le renforcement des droits de propriété intellectuelle, la fin des politiques publiques, et les accords sur des contingents d'importation auront des effets désastreux sur toutes les agricultures concernées.

La Confédération paysanne défend la souveraineté alimentaire contre le marché souverain. Au-delà, inscrits dans le mouvement social, nous refusons la poursuite de négociations qui visent à déposséder les populations concernées de ce qu'il leur reste de souveraineté politique. Nous avons d'autres projets que la compétition généralisée et la maximisation sans entraves des flux de marchandises et de capitaux à coups d'accords de libre-échange. Il est temps que nos gouvernants assument leurs positions publiquement, et se confrontent au refus clair et net de nos organisations et des citoyens.

Le 18 avril, une grande journée de mobilisation démontrera encore que nous ne sommes dupes ni de ce que signifie le double langage du gouvernement, ni de la nature antidémocratique du projet sociétal que dessinent les accords de libre-échange.
 

 

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 10:11

Revue de presse de Contrelacour

La Commission européenne s’inquiète de l’opposition croissante au TTIP en Allemagne
Bruxelles ne sait pas comment dépassionner le débat sur le partenariat transatlantique sur le commerce et les investissements en cours de négociation

La Commission européenne s’inquiète de l’opposition croissante au TTIP en Allemagne

Manifestation anti-TTIP Reuters
 
Publié le - Mis à jour le

Par , Journaliste

 

Les faits - Alors que son opinion publique rechigne, Angela Merkel a assuré, la semaine dernière à Bruxelles, la Commission européenne du soutien de l’Allemagne dans les négociations engagées avec Washington sur un vaste accord de libre-échange. La chancelière pousse à une conclusion à la fin de l’année et réclame seulement une clarification du mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats.

Bruxelles est en train d’y perdre son allemand. En dépit de tous ses efforts d’explication, l’opposition à l’accord de partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement (TTIP) que négocient les Etats-Unis et l’Union européenne depuis l’été 2013 ne cesse de gagner du terrain dans les opinions publiques en Allemagne, en Autriche et dans une moindre mesure au Luxembourg.

 

Outre-Rhin, les Verts, les eurocritiques de l’AfD et la gauche radicale Die Linke se trouvent en pointe contre le TTIP, sur la traditionnelle ligne anti-mondialisation. «En fait, l’Union européenne et les Etats-Unis cherchent à créer un marché commun. L’idée n’est pas d’harmoniser mais de niveler par le bas en maintenant les disparités entre les pays», accuse ainsi Helmut Scholz, député européen de Die Linke.

Mais le doute a aussi gagné la moitié des sympathisants de la CDU/CSU, les partis frères de la droite chrétienne et conservatrice, du SPD (socialiste) et du FDP (libéral). Résultat, seuls 39% des Allemands soutiennent aujourd’hui le projet, contre 48% en octobre dernier. En Autriche, les opposants (56%) font aussi la course en tête dans les sondages.

«Avons-nous communiqué comme il fallait ? Qu’est ce qui a cloché ?», s’interroge-t-on dans les couloirs de la Commission européenne. «Jusque-là les esprits s’échauffaient sur des textes finis. Là, les négociations ne font que commencer», continue la même source. Les responsables de la direction commerce en charge du dossier assurent pourtant ne pas ménager leur peine pour expliquer les enjeux de ce qui sera le plus gros accord de libre-échange au monde. «Nous ne négocions plus l’élimination de barrières tarifaires mais les obstacles qui sont derrière. C’est-à-dire les régulations et standards. Ce qui ouvre la porte aux craintes des consommateurs», reconnaît l’un des responsables.

«D’un côté, cette contestation est positive car cela nous oblige à être plus transparents et à multiplier les contacts avec la société civile. Mais il faut que les débats portent sur des faits et non des malentendus», recadre Cecilia Malmström, la nouvelle commissaire au commerce, encore interloquée par certains de ses entretiens. «J’ai rencontré des opposants farouches à qui j’ai demandé s’ils accepteraient le TTIP si on arrivait à calmer toutes leurs inquiétudes: ils m’ont répondu non en expliquant être contre le libre-échange et contre les Etats-Unis !».

En Allemagne, tout s’est ligué contre le partenariat transatlantique. Les affaires se sont succédées pour nourrir les arguments de ses détracteurs. Il y a d’abord eu la décision du groupe énergétique suédois Vatenfall de poursuivre Berlin après sa décision d’abandonner le nucléaire, ce qui l’a contraint à fermer deux centrales. L’ironie veut que le plaignant ait décidé de recourir à un tribunal d’arbitrage international inclus dans le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats… mis en place il y a une cinquantaine d’années à l’initiative de l’Allemagne.

Les révélations d’Edward Snowden sur les écoutes téléphoniques réalisées à grande échelle par l’agence de sécurité nationale (NSA) des Etats-Unis dont Angela Merkel a notamment été victime ont ensuite empiré les choses. «L’anti-américanisme est au plus haut», déplore-t-on à Bruxelles où l’on relève que les négociations commerciales menées avec le Japon et sur les mêmes sujets ne suscitent aucune réaction.

Bruxelles se trouve ainsi confrontée à des groupes de pression parfaitement organisés qui font le siège du Parlement européen. «Jusqu’à ces dernières années, siéger à la commission sur le commerce n’était pas très sexy mais aujourd’hui tout le monde veut y participer et nous sommes très sollicités», ironise Emma McClarkin, députée européenne britannique du parti conservateur. «On nous pousse à imposer des lignes rouges mais ce n’est pas une bonne idée car dans tout type de négociation, il faut de l’oxygène», relève son homologue néerlandaise Marietje Schaake, membre de l’alliance des démocrates et des libéraux.

La Commission soigne d’autant plus les parlementaires européens que les pouvoirs de ces derniers sont aujourd’hui plus importants. Tous les documents présentés aux Etats membres sur les négociations sont transmis aux parlementaires intéressés en suivant des procédures variant selon la sensibilité des sujets. Certaines fuites peuvent, en effet, s’avérer préjudiciables.

Engagées par ailleurs dans une vingtaine de négociations d’accord de libre-échange (Maroc, Vietnam, etc.), les équipes de la direction du commerce (620 personnes) se trouvent sous pression. «Nous ne pouvons participer à tous les débats sur le sujet ! Cécilia Malmström passe plus de temps à défendre le TTIP dans les Etats membres qu’à négocier avec les Américains!», déplore-t-on dans son entourage. En souhaitant que les gouvernements européens assument leurs responsabilités politiques et mouillent un peu plus leurs chemises pour défendre les négociations. Ce qu’ils se gardent bien de faire pour l’instant, à l'image de la France.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 10:00
Islande : « Non, Merci ! » à l’Union européenne

On pourra épiloguer longuement sur la décision de l’Islande de retirer sa demande d’adhésion à l’Union européenne. On expliquera bien sûr que les quotas de pêche en étaient le motif principal tout en évitant de se demander pourquoi cette question était hier sans importance. Les affiches « Non merci » partout apparentes sur le sol islandais prouvent la profondeur de ce choix.

On oubliera surtout que cette décision intervient après des années de profonde crise économique et politique marquée par deux référendums, des élections assez conflictuelles et surtout l’élection d’une Assemblée Constituante.

Il convient donc de rappeler que les islandais ont refusé de payer les dettes de banques privées. Le gouvernement britannique et le gouvernement néerlandais, soutenus par l’Union européenne, voulaient que le contribuable islandais rembourse les dettes de cette banque privée, au lieu de laisser le syndic de liquidation être responsable de ces dettes.

Le Président islandais Ólafur Ragnar Grímsson a décidé alors de faire appel à un référendum. Comme il le déclare lui-même (Voir http://www.pouruneconstituante.fr/spip.php?article665), « une armée d’experts et d’autorités financières me disaient : si vous autorisez les gens à s’exprimer, vous isolerez financièrement l’Islande pour des décennies. Le scénario catastrophe serait sans fin... J’étais devant un choix fondamental entre les intérêts financiers d’un côté, et la volonté démocratique du peuple de l’autre. »

La décision des islandais de refuser de payer ces dettes privées a conduit au processus constituant. Certes, les adversaires de cette option diront qu’elle s’est brisée contre la volonté d’un Parlement farouchement favorable à l’adhésion à l’Union. En fait, même si la Constituante n’a pas eu ses effets de façon immédiate, les pensées ont entretemps évolué grâce à ce processus démocratique. C’est ainsi que le Président islandais a été réélu contre tous les pronostics. La décision prise de retirer la candidature de l’Islande à l’Union européenne découle de ce processus. Il convient d’en tirer aujourd’hui la signification.

L’Association pour une Constituante a suivi le processus islandais depuis l’origine. Déjà, en novembre 2010, alors que personne n’évoquait cette question, nous avions publié un article intitulé « 1000 articles pour un volcan, aucun pour une assemblée constituante » (http://www.pouruneconstituante.fr/spip.php?article349). Nous avions ensuite organisé le 22 janvier 2013 une réunion publique avec Madame l’ambassadeur d’Islande à l’école normale supérieure (http://www.pouruneconstituante.fr/spip.php?article647). En tant que Président de l’Association, j’avais, par ailleurs, rencontré le Président islandais le 25 février 2013 (http://www.pouruneconstituante.fr/spip.php?article665).

Quelles conséquences tirer de ces évènements ? Sans tomber dans la facilité critique vis-à-vis de l’Union européenne et la politique à adopter à son égard, remarquons que le discours sur l’isolement dramatique qui guette les pays qui ne veulent pas subir les diktats de Bruxelles est absurde. La décision islandaise en est la preuve évidente. Par ailleurs, la déclaration du Président Ólafur Ragnar Grímsson : « Le plus important, et je le dis à mes amis européens, ce ne sont pas les marchés financiers » permet de sortir des discours bien-pensants des experts économiques qui nous conduisent depuis des années à la catastrophe.

Cet évènement est considérable par sa valeur symbolique, non par son importance économique. Car, au travers de ses référendums, de son assemblée constituante et de ses choix, l’Islande a réaffirmé un principe qu’on cherche à nous faire oublier, mais qui est un des fondements de la vie publique : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Oui, merci !

Article également publié par l’Association pour une Constituante :
 

Lu sur Canard républicain

http://www.pouruneconstituante.fr/
et par Agoravox.


Logo de cet article : un drapeau européen barré d’une croix lors d’une manifestation contre la crise financière à Reykjavik, le 22 novembre 2008 (AFP Halldor Kolbeins).

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 16:14
Lu sur okeanews
Discours intégral de Tsipras sur les réparations de guerre dues à la Grèce

La Rédaction

L’Allemagne a une nouvelle fois rejeté hier les demandes grecques de réparations de guerre à la suite de l’occupation de la Grèce par la Wehrmacht entre 1941 et 1944. La Grèce a annoncé ne pas exclure la saisie par la justice de patrimoine de l’État allemand sur son territoire. Retour sur le discours d’Alexis Tsipras prononcé le 10 mars 2015 dans le cadre de la commission parlementaire concernant les réparations de guerre.


12 mars 2015

 

Alexis Tsipras à la Vouli, le 8 février 2015

Alexis Tsipras à la Vouli, le 8 février 2015

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Aujourd’hui, je prends la parole en cette réunion historique, pour des raisons non seulement symboliques mais aussi essentielles.

En tout premier lieu, je voudrais rendre hommage aux victimes de la 2ème guerre mondiale.

Mais je voudrais également rendre hommage à tous les combattants et combattantes du monde entier qui ont donné leur vie pour la liberté de leur patrie, qui ont donné leur vie pour la défaite du nazisme qui avait jeté son brouillard délétère sur les peuples du monde.

Je prends également la parole pour rendre hommage aux combattants de la résistance grecque qui ont donné leur vie pour que notre pays soit débarrassé de la sauvagerie et de l’occupation nazie.

Pour que nous ayons, aujourd’hui, une patrie libre et souveraine.

D’aucuns nous demandent « pourquoi vous occupez-vous du passé ? Regardez vers l’avenir ».

Mais quel est le pays qui peut avoir un avenir sans rendre hommage à son histoire et à ses luttes ?

Quel est le peuple qui peut aller de l’avant en effaçant la mémoire collective, en laissant ses luttes et ses sacrifices sans sanction historique ?

D’ailleurs, le temps passé depuis n’est pas si long, mesdames et messieurs les Députés.

La génération de l’Occupation et de la Résistance nationale est encore en vie.

Et, dans la mémoire collective de notre peuple, les images et les sons des tortures et des exécutions à Distomo et Kaisariani, à Kalavryta et Vianno sont encore frais.

Dans la mémoire de notre peuple, les crimes et la destruction causée par les armées du IIIème Reich d’un point à l’autre du territoire Grec mais aussi de l’Europe entière sont encore vifs dans la mémoire.

Et ses mémoires doivent être préservées pour les nouvelles générations.

Il est de notre devoir historique, politique et moral de les préserver.

Nous pas pour préserver la méfiance et la haine entre les peuples mais pour toujours se souvenir de ce qu’est le nazisme, ce que signifie le nazisme.

Pour se souvenir que, lorsque la place de la solidarité, de l’amitié, de la coopération et du dialogue entre les peuples est prise par le sentiment de supériorité et de destinée historique, lorsque la place du respect est prise par la haine raciale ou sociale, alors ce qui domine c’est la guerre et le noir.

Et, l’Europe a connu ce noir.

Elle l’a connu et l’a haï.

C’était une des raisons pour lesquelles les peuples européens ont décidé ensemble de lancer les processus de 1957, pour que les sirènes de la guerre ne résonnent plus jamais.

"Et il ne faut pas oublier que le peuple allemand a aussi souffert de la sauvagerie nazie. Et que le nazisme a dominé en Allemagne parce que, auparavant, le peuple allemand avait été humilié."

Bien sûr, cela, n’est pas une justification mais une explication.

C’est la leçon du 20ème siècle bref, pour citer Éric Hobsbawm.

À la suite de la 1ère guerre mondiale, ce qui domina c’était la haine et l'esprit de revanche. Ce qui domina c’était la logique à court terme de l’humiliation du vaincu pour avoir péché, la logique de la répudiation et de l’appauvrissement d’un peuple entier pour avoir été vaincu.

Et, ce choix, a été payé plus tard par le sang des jeunes du monde entier.

Allemagne incluse.

Les peuples d’Europe et leurs dirigeants doivent se souvenir et tirer des conclusions de l’histoire européenne contemporaine.

Parce que l’Europe ne doit pas, il ne lui est pas permis, de commettre aujourd’hui les mêmes erreurs.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Après la 2ème guerre mondiale, en effet, la leçon fut tirée.

En dépit des crimes commis par le IIIème Reich et des hordes hitlériennes qui ont mis le monde à feu et à sang, en dépit du mal intégral de la Shoah, l’Allemagne a bénéficié –et c’est à juste titre qu’elle a bénéficié- d’une série d’interventions.

 

Les principales étant l’annulation de sa dette à la suite de la 1ère guerre mondiale, avec la Convention de Londres de 1953, et, naturellement, les capitaux énormes déboursés par les Alliés pour la reconstruction du pays.

Mais, la Convention de Londres reconnaît en même temps qu’il reste les réparations de guerre relatives à la 2ème guerre mondiale ; ces réparations devaient être réglées avec le traité de paix final qui n’avait pas été signé jusqu’à 1990, à cause de la division de l’Allemagne.

La réunification des deux Allemagnes a créé les conditions juridiques et politiques nécessaires à la résolution du problème mais, depuis, les gouvernements allemands ont opté pour le silence, les subterfuges juridiques, le report et le retard.

Et, Mesdames et Messieurs les Députés, je me demande :

Cette attitude, est-elle morale ?

J’ai parlé de subterfuges juridiques et, ces points étant particulièrement importants, je voudrais expliquer clairement ce que j’entends, pour qu’il n’y ait aucune ombre.

Lorsque l’Allemagne accepte ne fut-ce que de prendre position concernant ses dettes envers la Grèce suite à la 2ème guerre mondiale, elle invoque notre accord bilatéral de 1960.

C’est alors que, de sa propre initiative, elle versa 115 millions de marks, en réparations, et que le Royaume de Grèce reconnut ne plus avoir de réclamations ultérieures.

 

Toutefois, cet accord ne portait pas sur les réparations au titre des dommages subis par le pays mais au titre des préjudices subis par les victimes du nazisme en Grèce.

Et, bien entendu, il ne portait en aucun cas sur le prêt forcé de l’Occupation ni des réclamations en dédommagement au titre de crimes de guerre, suite à la destruction quasi-totale des infrastructures du pays et de son économie durant la guerre et l’occupation.

Je le sais, tout cela est en même temps hautement technique et particulièrement sensible et, probablement, ce n’est pas ici le lieu ni le moment de m’étendre.

Ce n’est pas moi mais les spécialistes, juristes et historiens, qui apporteront les précisions nécessaires et traiteront la question sur le plan technique.

Ce dont je veux assurer, tant le peuple grec que le peuple allemand, c’est que nous aborderons la question avec la sensibilité précise requise, avec sens des responsabilités et sincérité, avec une volonté d’entente et de dialogue.

Mais, nous attendons que le Gouvernement allemand fasse de même.

Pour des raisons politiques, historiques, symboliques mais aussi morales.

 

Mesdames et Messieurs les Députés,

Face aux discours moralisants qui ont dominé depuis quelques années le débat en Europe, nous ne choisissons ni la place de l’élève qui baisse le regard face aux injonctions morales données d’en haut, ni ne revendiquons-nous la place du maître ès morale qui lève le doigt face au prétendu pécheur, l’enjoignant de payer pour ses péchés.

Au contraire, nous choisissons la voie de la négociation et du dialogue, de l’entente mutuelle et de la justice.

Il ne s’agit pas de théodicée, mais, en même temps, nous ne renonçons pas à nos réclamations imprescriptibles.

Nous ne donnons pas de leçons de morale, mais nous n’en acceptons pas non plus.

Car, vous le savez, bien souvent, dernièrement, à entendre les nombreuses déclarations provocantes venues de l’étranger, je pense au célèbre extrait du discours de Jésus sur la montagne : ils voient la paille dans l’œil de leur frère, mais ne voient pas la poutre dans le leur.

 

Mesdames et Messieurs les Députés,

Madame la Présidente,

En concluant cette brève intervention, je voudrais vous assurer que le gouvernement grec œuvrera sans relâche de manière à ce que, sur un pied d’égalité, au travers d’un dialogue dans le cadre d’une négociation honnête, il contribue à trouver une solution aux problèmes complexes auxquels l’Europe est confrontée.

Il travaillera afin de respecter ses obligations dans leur intégralité.

Mais, en même temps, il travaillera afin que soient respectées toutes les obligations qui n’ont pas été remplies envers la Grèce et le peuple Grec.

Et, tout comme nous nous engageons à respecter nos obligations, toutes les parties doivent faire de même.

Car, la morale ne peut pas être « à la carte ».

Elle ne peut pas dépendre des circonstances.

Le nouveau gouvernement grec soutiendra véritablement et de toutes ses forces l’initiative de reconstitution et d’amélioration du niveau de la Commission de revendication des dettes allemandes envers la Grèce.

Nous la soutiendrons véritablement et de manière essentielle et non pas pour des raisons de communication.

Nous sommes prêts à apporter toute contribution politique et juridique afin que les efforts consentis par la Commission soient fructueux.

Et portent un résultat essentiel dans le cadre de son mandat.

Qu’ils apportent une solution.

 

Que justice soit faite à cette dette morale mais aussi matérielle, non pas envers le peuple Grec mais envers tous les peuples d’Europe qui ont lutté, saigné et vaincu contre le nazisme.

Il en va de notre devoir envers notre histoire.

Il en va de notre devoir envers les combattants de la Résistance nationale.

Il en va de notre devoir envers les victimes de la 2ème guerre mondiale.

Il en va de notre devoir envers l’Europe et ses peuples qui ont le droit à la mémoire et à un avenir libre de tout totalitarisme.

Je vous remercie.

Source : docdroid.net

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 14:54
Syriza sur la corde raide
par Stathis Kouvelakis

vendredi 13 mars 2015, par Comité Valmy

 

Syriza sur la corde raide

 

Avec son style inimitable, Wolgang Schäuble, le ministre allemand des finances, avait déclaré dès la conclusion de l’accord entre la Grèce les autres membres de l’Eurogroupe, le 20 février dernier : « le gouvernement grec aura du mal à faire passer cet accord auprès de son électorat ». En réalité, l’électorat semble se montrer compréhensif vis-à-vis d’un gouvernement soumis à un chantage permanent, qui a tenté un exercice auquel aucun de ses prédécesseurs n’avait sérieusement songé : négocier le plus durement possible dans le cadre de l’euro pour sortir le pays de la cure d’austérité qui l’a plongé dans une dépression sans fin.

Selon un sondage récent, Syriza bénéficie d’un solide soutien populaire. En cas de nouvelles élections, il obtiendrait 41,3%, des suffrages, avec 20 points d’avance sur la Nouvelle Démocratie. La même enquête pointe un paradoxe apparent : l’accord conclu avec l’Eurogroupe le 20 février est jugé par 70% des personnes interrogées « meilleur » ou « plutôt meilleur » que le précédent, mais une majorité relative (39%) pense également qu’il est « certainement » ou « plutôt », la continuation des Mémorandums contre 31% qui sont de l’avis contraire et presque autant qui se déclarent « sans avis » sur cette question.

Il semble donc bien que l’opinion publique pense que le gouvernement a fait ce qu’il a pu dans le contexte donné sans pour autant adhérer à sa rhétorique autojustificatrice, qui s’efforce de présenter le résultat comme un « succès ». Raison pour laquelle, les taux d’approbation d’options visant à durcir la stratégie suivie lors des négociations sont les plus élevés jamais enregistrés jusqu’à présent, avec 44% se déclarant en faveur de mesures de contrôle des capitaux (52% contre) et 38% en faveur d’une sortie de la zone euro, avec 60% d’avis contraire.

Un « coup d’état soft »

Reste que l’accord en question représente un sérieux recul pour le gouvernement Syriza, obligé à des concessions de taille : reconnaissance de l’intégralité de la dette, engagement à éviter toute « mesure unilatérale » susceptible d’avoir un impact budgétaire ou de menacer la « stabilité financière », reconduction enfin de la tutelle de la Troïka elle-même, désormais appelée « Institutions ». La liste des « réformes » envoyée par Yanis Varoufakis le 25 février à ses homologues complète le tableau : le gouvernement grec s’engage à poursuivre les privatisations, à introduire de la « flexisécurité » dans un marché du travail déjà dérégulé et à tenter d’améliorer la qualité des services publics à dépense strictement constante. Les engagements préélectoraux de Syriza paraissent bien loin…

Alexis Tsipras a certes obtenu un répit de quatre mois, qui devrait assurer les besoins de financement du pays et de son système bancaire. Mais le discours qu’il a tenu depuis et visait à présenter l’accord comme un « succès » et une « démonstration des possibilités de négociation au sein du cadre européen » n’a pas tardé à sonner faux. Le gouvernement se trouve les mains liées, dans l’incapacité de réaliser la plupart de ses engagements électoraux et de sortir le pays du corset des « Mémorandums » honnis. Il en a résulté une paralysie presque irréelle pour un gouvernement de la gauche radicale, avec un travail législatif au point mort, et un flot de déclaration contradictoires et/ou dilatoires sur la quasi-totalité des mesures emblématiques qui avaient été annoncées lors des premiers jours du gouvernement, tout particulièrement sur le relèvement des salaires, la suppression des taxes foncières particulièrement pénalisantes pour les couches moyennes et populaires, le relèvement du seuil de non-imposition, bref l’essentiel de ce qui aurait permis de donner un bol d’air à une société exsangue.

Syriza se trouve en fait confronté à ce que certains qualifient de « coup d’état européen soft », où les armes monétaires et les techniques de manipulation de la communication ont remplacé (pour l’instant en tout cas) les chars d’assaut, et qui lui interdit de mettre en œuvre le programme pour lequel il a reçu un mandat populaire. Plus grave encore : si cet état de choses se perpétue, le « temps gagné » de ces quatre mois couverts par l’accord du 20 février pourrait fort bien jouer contre le gouvernement, conduisant à l’érosion du soutien populaire et permettant à l’adversaire de réorganiser ses forces et de contre-attaquer. Et, surtout, il n’y a aucune raison de penser que, si la même approche que celle que suivie par la délégation grecque à Bruxelles le mois dernier est maintenue, le résultat lors du nouveau round de négociations qui s’ouvrira en juin pourrait être différent. D’autant que ce dont il sera question ne portera pas sur un arrangement transitoire de quelques mois mais sur des engagements de long terme.

Vers une « désobéissance contrôlée » ?

Les critiques n’ont donc pas tardé, et elles se sont manifestées au sein même du Syriza, à son plus haut niveau. A l’issue d’une réunion marathon de douze heures, le 27 février, environ un tiers du groupe parlementaire a manifesté son opposition à l’accord lors d’un vote indicatif. Pas moins de six ministres ont marqué leur désapprobation par un vote « blanc », à savoir les quatre ministres issus des rangs de la Plateforme de gauche (Panagiotis Lafazanis, Dimitris Stratoulis, Nikos Chountis et Costas Isyhos), auxquels se sont ajoutés Nadia Valavani (vice-ministre des finances) et Thodoris Dritsas (vice-ministre au développement). Ils ont été rejoints par la présidente de l’Assemblée nationale, Zoé Kostantopoulou, qui n’a pas hésité à voter contre. Cette fronde a obligé Alexis Tsipras à reporter sine die toute idée de soumettre l’accord du 20 février à un vote parlementaire, qui ne ferait que révéler les fractures au sein de sa propre majorité.

Les résistances ont franchi un nouveau seuil lors de la réunion du comité central de Syriza, qui s’est tenue le week-end dernier. L’aile gauche du parti, emmenée par l’actuel ministre du redressement productif Panagiotis Lafazanis, s’est livré à une démonstration de force en réussissant à rassembler 41% des voix sur un amendement rejetant aussi bien l’accord de l’Euro que la « liste Varoufakis » des réformes à mener. Pour la Plateforme de gauche, le gouvernement doit sortir du cadre des accords signés et mettre en œuvre certains de ces engagements-phare, en se passant de l’accord préalable des « Institutions ». En vue des négociations de juin, elle propose « un plan alternatif », qui n’hésiterait pas devant des mesures unilatérales, y compris, en cas de nouveau chantage à la liquidité, une rupture avec le cadre de l’euro. Et pour « avancer dans ce sens », et pour la gauche de Syriza propose de s’« appuyer sur les luttes ouvrières et populaires, de contribuer à leur revitalisation et à l’élargissement continu du soutien populaire ». Les médias ont aussitôt fait état d’un parti divisé sur les choix stratégiques et peu enclin à accepter le carcan imposé par les instances de l’UE.

C’est toutefois un nouveau point d’équilibre qui semble se dégager aussi bien du discours d’Alexis Tsipras devant le comité central que des annonces ministérielles qui ont suivi. Le gouvernement s’oriente à présent vers une sorte de « désobéissance contrôlée » vis-à-vis de la tutelle européenne. Tsipras a annoncé la présentation imminente de cinq projets de loi, qui porteront sur les mesures d’urgences pour faire face à la crise humanitaire, le règlement des arriérés au fisc selon des modalités favorables aux contribuables modestes, l’interdiction de la saisie des résidences principales pour cause de dette, la reconstitution de l’audiovisuel public et la constitution d’une commission d’enquête sur les responsabilités des politiques qui ont conduit à la signature des Mémorandums.

Le projet de loi pour résoudre la crise humanitaire a depuis été présenté au parlement, mais il faut souligner qu’il ne constitue qu’unε version fortement revue à la baisse du « premier pilier » du programme de Thessalonique, du fait notamment des conditions restrictives fixées pour avoir accès aux aides offertes. Son coût est évalué à 200 millions d’euros contre 1,8 milliard pour celui correspondant aux engagements préélectoraux, ou même 1,3 si on enlève les 500 millions prévus pour le rétablissement d’un treizième mois pour les bénéficiaires de la pension minimale. Il est toutefois complété par les mesures annoncées par le ministre des affaires sociales, Dimitris Stratoulis, qui annulent les coupes sur les retraites que le précédent gouvernement s’était engagé à effectuer courant 2015. Stratoulis, l’une des figure de proue de la Plateforme de gauche, a par ailleurs déclaré qu’il ne comptait soumettre le moindre de ses projets à l’accord préalable des « Institutions », seul le ministre des finances étant celui-lui chargé de discuter avec la Troïka relookée. Quant au salaire minimum, le projet de loi visant à le ramener à son niveau de 2009, soit 751 euros brut, en deux étapes (l’une au cours de cette année, la seconde en 2016), ainsi qu’à rétablir les conventions collectives, est attendue d’ici deux semaines.

Pour compléter ce tableau de désobéissance sélective, il faut mentionner les initiatives du ministre du redressement productif, et dirigeant de l’aile gauche de Syriza, Panagiotis Lafazanis qui a bloqué la poursuite des trois projets sans doute les plus emblématiques de la politique d’ « accumulation par dépossession » poursuivie à marche forcée par les gouvernements précédents : la poursuite du dépeçage de la compagnie d’électricité qui visait à privatiser sa partie « rentable », l’exploitation à à ciel ouvert de la mine d’or de Skouries dans la Chalcidique, cédée dans des conditions scandaleuses au mastodonte de l’extractivisme Eldorado Gold et la cession du terrain de l’ancien aéroport d’Athènes à un prix dérisoire à un holding constitué par le milliardaire grec Latsis associé à des capitaux qataris.

Vers un nouveau round d’affrontement

Cette orientation ne pourrait que compliquer davantage les rapports avec les « Institutions » et cela alors que la situation économique se dégrade fortement. Confronté à un effondrement des rentrées fiscales qui pourrait conduire à un défaut de paiement désordonné, le gouvernement a annoncé son intention de reporter le versement des obligations de la BCE qui viennent à échéance, pour pouvoir honorer celles du FMI.

Mais Wolgang Schäuble ne l’entend pas de cette oreille. Dans un entretien accordé à l’édition dominicale de Bild Zeitung, il a averti les dirigeants grecs qu’un quelconque retard dans le remboursement de la dette serait automatiquement considéré comme un défaut de paiement. Il leur a également enjoint de mettre en œuvre immédiatement les « réformes » auxquelles ils se sont engagés sous peine de se voir refuser le moindre financement. Une menace à prendre d’autant plus au sérieux que la BCE n’a toujours pas levé les restrictions à l’approvisionnement en liquidité des banques grecques, plus que jamais dans un état critique. Mario Draghi a même tenu à préciser que ces restrictions ne seraient levées que si le conseil de la BCE « décidait que les conditions pour un achèvement réussi du programme sont réunies », tout en exprimant de fortes « réserves » concernant les réformes envisagées par Athènes.

Au total, il apparaît que, loin de résoudre la crise grecque, l’issue de ce premier round de négociations mouvementées n’était qu’une première étape d’un affrontement prolongé entre le premier gouvernement européen de gauche radicale et une Union Européenne plus que jamais retranchée dans la défense de la « cage de fer »* des politiques néolibérales. Il reste à voir si le gouvernement Syriza, mais aussi le parti et les mouvements sociaux, sauront mettre à profit ces quatre mois pour élaborer une stratégie alternative en mesure de briser ce carcan et d’éviter la répétition des déboires de février.

*Référence au concept du sociologue allemand Max Weber, qualifiant le capitalisme de "Stahlkäfig", "cage d’acier [Note de Tlaxcala]

Stathis Kouvelakis Στάθης Κουβελάκης

Stathis Kouvelakis enseigne la philosophie politique au King’s College de l’université de Londres. Membre de la rédaction de la revue Contretemps , il a dirigé l’ouvrage Y a t il une vie après le capitalisme ? (Le Temps des Cerises, 2008) et il est l’auteur de La France en révolte : Luttes sociales et cycles politiques (Textuel, 2007) et de Philosophie et révolution, De Kant à Marx (PUF, 2003). Il est membre du comité central de la Coalition de gauche grecque SYRIZA -EKM.

Sources :

https://www.ensemble-fdg.org/content/syriza-sur-la-corde-raide

http://www.tlaxcala-int.org/article.asp ?reference=14368

Date de parution de l’article original : 05/03/2015

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 10:12
Lu sur le site Okeanews
Manolis Glezos : ce que l’Allemagne n’est pas arrivée à faire par les armes, elle l’a réussi par l’euro

Dans un entretien accordé au journal chypriote « SIMERINI », Manolis Glezos critique le modèle de l’Europe « allemande »

10 mars 2015

 

Manolis Glezos (source iefimerida.gr)

Manolis Glezos (source iefimerida.gr)

Pour Manolis Glezos, la monnaie commune et la politique économique commune étaient les outils qui, avec le soutien de l’OTAN et des USA, ont amené à l’hégémonie européenne actuelle.

"Cela semble différent mais l’est-ce vraiment ? Ce que l’Allemagne n’est pas arrivée à faire à l’époque par les armes, c'est-à-dire, de créer une Europe allemande, elle arrive à le faire de nos jours avec la puissance économique et l’aide des USA et des autres vainqueurs de la 2e guerre mondiale - soviétiques exclus, bien entendu, cela va de soi. La guerre froide a donné aux USA et à leur création, l’OTAN, la possibilité d’imposer leur volonté à l’Europe. Et le fruit de cette volonté, c’est l’Allemagne actuelle"

Parlant des réparations de guerre, le cadre historique de la Gauche estime que le Parlement européen et les rapports de force n’y sont pas favorables afin que des initiatives se soldent par une réussite.

Il pense, néanmoins, que l’Allemagne sera de fait amenée à discuter avec la Grèce à ce sujet :

"le gouvernement allemand, ‘mal élevé’ jusqu’à présent à cause des autres européens qui cèdent constamment, ne pourra pas refuser ad vitam aeternam de discuter de la chose avec la Grèce. D’ailleurs, M. Prokopis Pavlopoulos, le nouveau Président de la République grecque, maîtrise parfaitement, en tant que juriste également, la question des dettes de l’Allemagne envers notre pays. En définitive, il apparaîtra à quel point les arguments des allemands manquent de fondement, s’ils osent procéder à la signature d’un traité de paix avec la Grèce, au lieu de se contenter du régime peu clair de la « situation non-en-guerre » qui est actuellement en vigueur. Alors, ils seront contraints de payer."

Le député européen qui a réuni un très grand nombre de voix aux élections et qui s’est exprimé contre les dirigeants du parti en critiquant fortement l’accord à l’Eurogroupe du 20 février dernier, parle des difficultés auxquelles le gouvernement est confronté, en soulignant que la question de la souveraineté du Peuple et du respect de la Constitution est d’une importance cruciale :

"Les promesses préélectorales et les déclarations concernant le programme du gouvernement ne peuvent être réalisées que si le pouvoir passe entre les mains du peuple. Syriza a promis la souveraineté populaire qui, pour la Constitution actuellement en vigueur, est le fondement du régime politique, bien que tous les gouvernements au pouvoir à ce jour l’ont ignorée et méprisée. Le peuple attend, avant toute chose, du gouvernement qu’il a élu, d’appliquer la Constitution."

Source : iefimerida.gr

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 17:34

Lu dans la revue de presse du blog "Contre la cour" cet article de Lafranceagricole.fr

 

Traité transatlantique
Angela Merkel favorable à un accord en 2015

Publié le mercredi 04 mars 2015 - 18h18

 

La chancelière allemande, Angela Merkel, a affiché mercredi 4 mars son soutien à une conclusion rapide, en 2015, de l'accord de libre-échange actuellement négocié entre l'UE et les États-Unis.
« Le Conseil européen a été très clair (...), les échéances pour la conclusion des négociations sont fin 2015 », a rappelé Mme Merkel, lors d'un point de presse à Bruxelles après un entretien avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

 

Nécessaire soutien des Etats

Mais la Commission, qui négocie cet accord de libre-échange connu sous l'acronyme de TTIP (Tafta en français), « ne pourra tenir cette échéance que si elle sait pouvoir compter sur le soutien des États membres », a ajouté la chancelière. « L'Allemagne en tout cas le lui garantit », a-t-elle déclaré.
Réunis en sommet, les chefs d'État et de gouvernement de l'UE avaient réaffirmé en décembre leur ambition de conclure d'ici à la fin 2015 cet accord, ou du moins d'en avoir les grandes lignes à cette échéance.
La commissaire européenne chargée du Commerce, Cecilia Malmström, avait déclaré en janvier que seule « l'ossature » d'un accord pourrait être prête d'ici à la fin de l'année.

 

Merkel confiante sur la protection des investissements

Sur la question très sensible de la protection des investissements, « nous avons toujours dit qu'il fallait un équilibre » et « je suis persuadée que cet obstacle, comme d'autres, pourra être levé », a ajouté la chancelière. Elle s'est félicitée de ce que l'approche « très transparente » de Mme Malmström ait permis « d'en savoir davantage » sur ce point.
La question cristallise les inquiétudes de l'opinion publique européenne, et particulièrement allemande, face au risque que la mise en place d'un mécanisme de protection des investissements (ISDS), demandée par les Etats-Unis, ne permette aux multinationales de contester devant des tribunaux d'arbitrage des politiques nationales.
« Nous demandons suffisamment de clarté car cette question n'est pas un point qui sera relégué à la périphérie de la négociation, c'est un point politique prioritaire », a insisté Mme Merkel.

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En savoir plus sur http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/traite-transatlantique-angela-merkel-favorable-a-un-accord-en-2015-101096.html#pGrwPSmwkbRx76Ux.99

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 18:03

Lu sur PCF Bassin d'Arcachon

 

Comité Central de Syriza – Intervention de la « Tendance Communiste »

Les principaux opposants de la "Plateforme de gauche"  ont recueilli 41% sur un amendement critiquant l'accord.

 

Le 05 Mars 2015 

  • Le Comité Central (CC) de Syriza s’est réuni les 28 février et 1er mars derniers, au lendemain de l’accord avec l’Eurogroupe. La principale opposition interne, la « Plateforme de gauche » du ministre Lafazanis, a présenté un amendement critiquant l’accord. Il a recueilli 68 voix, soit 41 % des membres du CC. Le nouveau secrétaire du parti, Tassos Koronakis, a été élu avec à peine 102 voix sur 199. Le CC de Syriza a envoyé un signal clair au gouvernement.

Nos camarades de la « Tendance Communiste de Syriza » sont moins importants, numériquement, que la « Plateforme de gauche ». Mais ils constituent une opposition de gauche ferme, marxiste – et qui grandit. Ils ont deux élus au Comité Central de Syriza, dont Stamatis Karagiannopoulos, qui est intervenu dans le débat. Il a apporté un soutien critique à l’amendement de la « Plateforme de gauche ». Puis il a présenté une motion de la Tendance Communiste (qui a recueilli deux voix). Nous publions ci-dessous des extraits de son discours.

Chers camarades,

La position de la Tendance Communiste sur l’accord et les récents développements est bien connue. Nous avions prévu de longue date ce qui allait se produire si la direction du parti persistait dans ses erreurs. Les événements ont entièrement confirmé nos analyses.

Camarades dirigeants, ces dernières années, nous avons souligné que la perspective d’une « négociation » fructueuse avec la troïka, pour en finir avec le Mémorandum et l’austérité, était sans fondement. Votre fixation dogmatique sur les négociations vous a inévitablement mené, aujourd’hui, à considérer la mise en œuvre du programme de Syriza comme une « action unilatérale » – autrement dit, impossible dans le cadre de l’accord avec l’Eurogroupe.

Ces dernières années, on vous a demandé de ne pas reconnaître la dette et l’obligation de la rembourser. A présent, voilà que vous qualifiez publiquement la dette de « viable » et subordonnez votre politique à la nécessité de dégager des « excédents primaires ». Or, sur la base d’une économie capitaliste en crise, pourrissante, le respect des objectifs en termes d’excédents primaires vous poussera inévitablement à mettre en œuvre de nouvelles mesures d’austérité – et à complètement abandonner nos engagements électoraux.

Camarades dirigeants, on vous a prévenu qu’il ne fallait pas prendre de position sur le faux dilemme : « euro ou drachme ». La véritable alternative, pour les travailleurs, c’est : « capitalisme ou socialisme ». En insistant dogmatiquement sur la nécessité que la Grèce reste à tout prix dans la zone euro, vous vous êtes soumis au chantage des maîtres de la Zone euro.

On vous a conseillé de compléter le « programme de Thessalonique » par une série de mesures radicales et socialistes telles que la répudiation de la dette, la nationalisation des propriétés de l’Eglise et la nationalisation des plus grandes entreprises, à commencer par les plus profitables – de façon à financer notre programme. Vous avez préféré considérer comme plus « réaliste » la perspective d’un financement du programme de Thessalonique par la troïka elle-même.

La peur de prendre des mesures radicales vous a désarmé et vous a poussé à accepter les diktats budgétaires de la troïka. La mise en œuvre des modestes mesures de notre programme électoral est renvoyée à une échéance indéterminée.

Camarades dirigeants, malgré ce sérieux recul, vous pouvez toujours changer de direction et mettre en œuvre les mesures radicales et socialistes qui s’imposent. Aussi, la Tendance Communiste de Syriza soumet au Comité Central la motion suivante :

« Le CC de Syriza réaffirme son soutien aux engagements électoraux du parti et à ses principes programmatiques et politiques fondateurs. Il appelle le gouvernement à annuler immédiatement l’accord avec la troïka. Il appelle les députés de Syriza à voter contre l’accord – s’il est soumis au parlement.

Le peuple grec a voté pour le programme de Syriza et le soutient massivement. En conséquence, ce programme doit être mis en œuvre sans rechercher l’approbation de nos créanciers. »

La Tendance Communiste de Syriza soumettra cette motion à toutes les sections du parti où elle est présente.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 23:18

Communiqué du bureau politique du Parti communiste de Grèce

Vu sur le site du KKE

Aucune tolérance vis-à-vis du nouvel accord du gouvernement et de l'UE de prolonger le mémorandum

Communication du BP du CC du KKE

Le nouvel accord, signé par le gouvernement de coalition SYRIZA - ANEL avec l'UE, la BCE et le FMI, est l'extension substantielle et formelle du mémorandum et des engagements qui y sont prévus, la poursuite des politiques antipopulaires des gouvernements précédents de ND et de PASOK. Cet accord et la liste des «réformes» comprennent toutes les mesures négatives pour les travailleurs. Ce sont des mesures qui ont été prises par le capital, ses gouvernements, avec l'UE dans des conditions de la crise économique, des mesures qui ont aidé le redressement de la rentabilité capitaliste, c’est-à-dire toutes ces choses qui ont fait saigner le peuple grec dans les années précédentes, et qu'il a combattu: la stricte supervision et l'évaluation par la troïka, qui s’appelle maintenant les « trois institutions », le maintien et l'extension des directions anti-ouvrières et antipopulaires.

Cet accord confirme que les négociations, même les soi-disant « dures », qui sont menées à l'intérieur du cadre de l'UE ayant pour but la récupération capitaliste, ont toujours des résultats antipopulaires. La négociation prétendue «fière» était une escroquerie publicitaire.

Toute révision du programme précédent, par exemple les excédents primaires inférieurs, ne sera pas faite dans le but de soulager le peuple, d'augmenter les salaires, les pensions, les prestations sociales, mais dans le but d'économiser des ressources de l'État qui seront ensuite utilisées pour soutenir le capital, ses investissements et sa rentabilité, ainsi que de payer les prêteurs. Les employés, les chômeurs, les travailleurs indépendants, les agriculteurs pauvres et les retraités continueront à payer le prix pour une récupération, pour la poursuite de l'austérité, que le gouvernement appelle «vie austère ».

Même les miettes, surtout pour ceux qui vivent dans la pauvreté absolue, que le gouvernement a promis dans son programme, sont en l'air et dépendront de l'accord avec les partenaires et à condition que la discipline budgétaire, la reprise de l'économie et la rentabilité des grandes entreprises ne soient pas en danger.

Pour cette raison, la ND, le PASOK, d’autres partis et forces qui soutiennent le système, comme SEV (Fédération hellénique des entreprises), ont soutenu la ligne politique antipopulaire dans les années précédentes, ont salué l'accord du gouvernement comme quelque chose positive.

Le gouvernement SYRIZA-ANEL présente le nouvel accord comme étant le résultat de la volonté populaire et du soutien du peuple à la ligne politique du gouvernement. Il cherche à tromper et imposer la responsabilité des compromis et des accords antipopulaires avec l'UE au peuple. Il essaie de manipuler le mouvement ouvrier-populaire, pour faire du peuple de l’applaudisseur du gouvernement, pour le convaincre qu'il doit continuer de faire des sacrifices et s’accommoder des miettes.

Il doit y avoir aucun soutien et aucune tolérance vis-à-vis du gouvernement qui continue sur la même voie des engagements à l'UE et la rentabilité des monopoles. Pour cette raison, il baptise « question nationale» les besoins du capital et le chemin qui sert cela. Cependant, ce n’est pas dans l'intérêt du peuple. En tout cas, le peuple a de l'expérience qu'il doit utiliser, c’est-à-dire que les «objectifs nationaux» des gouvernements et du capital ont toujours conduit à de grands sacrifices concernant les droits des travailleurs et du peuple.

Ceux qui avaient espéré quelque chose de mieux ne doivent pas se décourager, ils doivent réagir. Ce qui est encore plus important, c’est qu'ils ne doivent pas renoncer à l'objectif de vraiment abolir le mémorandum, les lois d'application, les restructurations antipopulaires. Ils ne doivent pas renoncer à la lutte pour récupérer leurs pertes.

Le désir du peuple de se débarrasser de la ligne politique antipopulaire qui est mise en œuvre par l'intermédiaire des mémorandums, de se débarrasser des mesures et des superviseurs, peut acquérir du contenu réel quand le peuple luttera pour ce qu'il a perdu, en exigeant immédiatement:

 

  • Des mesures immédiates pour soulager les familles des couches populaires et pour protéger les chômeurs.
  • Le retour du 13e et 14e mois de salaire, mise en œuvre obligatoire des conventions collectives et abolition des mesures qui s’attaquent aux droits des travailleurs.
  • Le véritable rétablissement, immédiatement, par voie législative, du salaire minimum à au moins 751€ pour tous, sans exceptions et astérisques, qui servira de base aux nouvelles augmentations des salaires.
  • Le retour du 13e et 14e mois de pension et l’abolition de toutes les mesures antipopulaires qui ont réduit les pensions et ont augmenté l'âge de la retraite. Dans le même temps, il doit exiger la restitution de ce qui a été volé des réserves des fonds de sécurité sociale, et que la ploutocratie et l'État satisfassent  immédiatement à leurs obligations de paiement envers les fonds.
  • Exonération des familles populaires des lourds impôts, par la suppression de l’ENFIA (la nouvelle taxe sur la propriété) et de l'impôt de solidarité, la suppression de la TVA sur les biens de base consommés par le peuple, la suppression de la TVA et d’autres taxes sur l'huile de chauffage et le gaz naturel, l'augmentation du seuil d'imposition à €40,000 pour chaque famille et l’augmentation simultanée des taxes sur le capital.
  • Aucune saisie de résidence principale et de résidence secondaire des familles de couches populaires. L’annulation des intérêts des dettes, la réduction drastique des prêts des ménages populaires.
  • L’augmentation des dépenses pour le système exclusivement gratuit et public d’éducation, de santé et de bien-être.

 

La classe ouvrière et le peuple peuvent obtenir ces choses par l'organisation de leur lutte et de leur alliance, en luttant pour une autre voie de développement qui servira les besoins contemporaines du peuple, avec le désengagement de l'UE, l'annulation unilatérale de la dette, avec la socialisation des monopoles et le peuple au pouvoir.

Telle est la voie pour que le peuple grec prenne une attitude vraiment fière et digne.

Le KKE appelle le peuple d'Athènes, du Pirée et de la région de l'Attique à la démonstration, le vendredi 27 Février à 19 heures, à la place Syntagma. L'orateur principal sera Dimitris Koutsoumpas, le SG du CC du KKE.

 

Le BP du CC du KKE

Athènes 24/2/2015

Le compte-rendu de la manifestation à l'appel du KKE dans  euronews

AFP, 27/02 20:44 CET

 

Plusieurs milliers de sympathisants du parti communiste grec KKE ont manifesté vendredi soir devant le Parlement à Athènes contre l’accord conclu entre le gouvernement de gauche radicale Syriza et l’Union européenne sur la poursuite de l’aide au pays.

“Aucune tolérance sur cet accord”, scandaient les manifestants, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les manifestants étaient environ 7.000 à 8.000, de source policière. Le KKE, cinquième parti du pays aux législatives du 25 janvier avec 5,47% des voix et 15 députés sur 300, a traditionnellement une très forte capacité de mobilisation.

Il s’agit de la troisième manifestation contre l’accord conclu en début de semaine avec les créanciers du pays -l’UE, la BCE et le FMI- sur la poursuite de l’aide à la Grèce d’ici l‘été. Des rassemblements animés par des formations plus à gauche que Syriza du Premier ministre Alexis Tsipras, élu sur un programme anti-austérité.

Jeudi soir, 500 sympathisants du petit anticapitaliste Antarsya, s‘étaient rassemblés dans le centre d’Athènes. Plus tard dans la soirée, des dizaines d’anarchistes s‘étaient rassemblés à Exarchia, un quartier contestataire d’Athènes.

En marge des manifestations de jeudi, des vitrines de quelques boutiques ont été brisées, et des voitures incendiées.

Après d‘âpres négociations, la Grèce a arraché à ses partenaires de la zone euro une prolongation de l’aide financière internationale en échange d’un programme de réformes pour permettre au pays de faire face à ses échéances les plus urgentes.

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