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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 15:28

Dans un pays où les chômeurs se comptent par millions les pouvoirs publics trouvent encore le moyen de supprimer des emplois...

Communiqué de presse du 15 avril

 

PREAVIS DE GREVE CGT CONTROLEURS
LE 25 ET LE 26 AVRIL 2016

Alors que jusqu’à présent tous les TER PACA sont équipés d’un Contrôleur (ASCT Agent du Service Commercial des Trains) à bord pour veiller au confort des passagers, assurer la tranquillité et la sécurité des voyageurs mais aussi lutter contre la fraude, la direction de la SNCF a fait circuler des trains sans Contrôleur vendredi 15 avril 2016 par manque d’effectifs sur la ligne Aubagne/Marseille. Les Usagers sont livrés à eux-mêmes et la CGT craint que les trains en EAS (Equipement Agent Seul) circulant avec le seul Conducteur à bord se développent sur la région PACA. De plus, le métier de Contrôleur (ASCT) est avant tout une fonction de sécurité. Ce métier nécessite une aptitude médicale et une solide formation sur la sécurité ferroviaire, l’agent étant susceptible d’intervenir à tout moment pour effectuer une tâche de sécurité (incendie à bord, déraillement…).

[...]

La suite ci-dessous sur le site de Rouge-Midi

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 13:36
Grève SNCF en Normandie. De deux à cinq trains sur dix, journée noire sur les rails

La grève SNCF organisée pour la première fois avec l'ensemble des organisations syndicales représentées, est bien suivie en France comme en Normandie, mardi 26 avril 2016. Le point

Mise à jour : 26/04/2016 à 10:19 par La Rédaction

 

Les perturbations générées par la grève des cheminots, sont conformes aux prévisions, mardi 26 avril 2016, à la SNCF. En Île-de-France, seul un train sur trois circule en moyenne sur les RER C et D, un sur deux sur les  lignes B et E, La circulation du RER A, exploité en majorité par la RATP, est en revanche normal. Un TGV et un Transilien sur deux circule en moyenne, ainsi que quatre TER sur dix et un Intercités sur trois.
Le trafic est annoncé comme « quasi-normal » sur les grandes lignes internationales. En Normandie, le mouvement est très suivi : sur la ligne Paris-Rouen-Le Havre (Seine-Maritime), 5 trains sur 10 circulent, sur celle Paris-Caen-Cherbourg, 5 trains sur 10 sont en service, et sur la ligne Paris-Granville, 2 trains sur 10. La grève intervient au lendemain de la visite de Manuel Valls, au Mont-Saint-Michel, qui a promis 720 millions d’euros pour le renouvellement des trains Intercités en Normandie.

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 13:20

La CES appelle à s'adapter au marché du travail!

Publié le par FSC

Sur son site la CES fait bien mention des dates du 28 avri et du 1er mai.
Mais pas un mot sur le mouvement contre la loi travail en France; il ne faut surtout pas faire de peine à la CFDT!
Et surtout sur le contenu du document PDF auquel le texte ci-après renvoie il n'y est nul part question des luttes en France mais de surcroit, au paragraphe 7 on trouve cette perle ventant ce qui se passe en Suède :

7 Les syndicats s’adaptent

à des marchés du travail

qui changent

[...]
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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 16:58

Publié par Jean Lévy

Plus que quelques jours avant le 1er Mai... (2/3)

Comment faire fléchir l'individualisme

dans le cadre d'une convergence des luttes ?

 

par Fabien Rives

 

Pour répondre à cette question il suffit, je crois, de trouver les raisons qui créent une opposition entre individus censés s'unir.

Dans le cadre de la convergence actuelle, la première raison, il me semble, est liée à l'image que reflètent les syndicats. Une image qui les empêche de faire valoir leur rôle légitime dans l'organisation des luttes. Une image salie d'une part de manière incessante par les détenteurs du pouvoir économique et donc politique (j'entends par là, la classe politique dominante), d'autre part, par certains cas individuels en interne.

L'autre raison est que, de par ses façons d'opérer, le mouvement « nuit debout » privilégie une spontanéité des micros ouverts à la remise en question du rapport de forces dans les entreprises. D'ailleurs, l'activisme présent aux « nuits debout » tend plus à se féliciter des actions de groupes en minimisant la lutte ouvrière.

 

L'oligarchie est si proche de jubiler devant une division qu'elle n'a cessé d'encourager à travers sa guerre idéologique en prônant l'individualisme... Mais les limites de la démocratie directe suffiraient-elles à éteindre le feu d'un début de convergence des luttes face au projet El Khomri ?

Ce moment de confusion, à la fin de la « soirée-débat » du 20 avril, lors des prises de paroles du public, prouve t-il l'impossibilité d'une unité ? Ou est-il au contraire une étape nécessaire dans la construction de cette unité ?

 

A ces questions, je souhaiterai partager auprès des participants de « nuit debout » (dans lesquels je m'inclus), ma vision quant à la définition des syndicats en France :

Il s'agit d'organisations ayant toujours eu un rôle décisif dans la construction et la défense de notre modèle social. Malgré la diabolisation, il s'agit des seules structures existantes dans la protection des salariés. Comme c'est un argument qui revient souvent lors des critiques effectuées à leur égard, il est en effet nécessaire d'instaurer des nouveautés dans le fonctionnement de leurs structures. Mais cela ne sera possible qu'en dialoguant avec les acteurs des syndicats actuels. Je parle des acteurs qui, au jour le jour, mènent les combats sociaux dans les entreprises.

Dans la France des travailleurs qui, pour exister, n'ont rien d'autre à vendre que leur temps d'existence, n'oublions pas que les syndicats ont mené des luttes, souvent réprimées dans le sang, ayant permis d'arracher des acquis sociaux grâce à l'unité.

 

Pour créer une réelle convergence des luttes, il m'apparaît donc nécessaire d'adopter cette approche du syndicalisme. Sans quoi notre division réjouira ceux qui l'ont encouragée.

 

Mayday, Mayday : Unité, l'appel d'un citoyen : La suite dans la partie 3

Une soirée à la Bourse du Travail, le 20 avril 2016

 

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 15:01

      Syndicat CGT des cheminots du HAVRE
    119 cours de la république 76600 LE HAVRE
 Courriel : chemcgtlehavre@gmail.fr
            Blog : http://cgtcheminotslh76.hautetfort.com/
     Tél : 02 35 25 39 75 (poste 129)/ Fax : 02 35 25 14 03


LE 26 POUR LA CCN, LE 28 CONTRE LA LOI DU TRAVAIL
AMPLIFIONS LE RAPPORT DE FORCES…



70% des Français, plus d’un million de salariés actifs, privés d’emploi et retraités, la jeunesse étudiante et lycéenne, refusent en bloc un retour au siècle dernier et exigent un Code du travail de progrès social.

Le gouvernement est sommé de retirer ce projet de loi « travail » dont la philosophie vise à graver la précarité et l’insécurité sociale dans la législation française.

En présentant cette version corrigée de la Loi Travail, le gouvernement a évoqué une réforme «intelligente, audacieuse et nécessaire ». La CGT considère au contraire qu’il continue à diminuer les droits des salariés et à accroître la précarité. Décentralisation de la négociation collective au niveau de l’entreprise et affaiblissement des Convention Collective Nationale., fragilisation des droits individuels acquis et mise en cause de nombreux autres, facilitations des licenciements, affaiblissement de la médecine du travail, sont autant d’exemples de régressions qui demeurent. C’est une refonte complète de l’organisation du travail en France.

Qui peut croire que les cheminots de la SNCF mais aussi des entreprises de la future branche Ferroviaire seront épargnés par une loi qui préconise que les nécessités du fonctionnement de l’entreprise primeront sur les libertés et les droits des travailleurs ?

À l’évidence, ce projet de la loi influera sur les négociations en cours de la CCN de la branche ferroviaire et des accords d’entreprise à venir. Comment croire que des modifications du Code de travail concernant la durée hebdomadaire du travail et le temps de travail (assouplis), le temps de pause et de restauration, le repos quotidien, les congés, le compte personnel d’activité, le télétravail, le licenciement économique, la médecine du travail, et donc du contrat de travail liant chaque salarié à son employeur, resteront sans effet sur nos carrières ? Qu’ils n’impacteront pas le contenu même du décret socle concernant l’organisation et l’aménagement du temps du travail ?

La participation massive aux actions des 09 et 31 mars 2016 a permis d’imposer des négociations simultanées au niveau des entreprises et de la branche. Elle a aussi permis de retarder la parution du décret socle, qui peut être ainsi encore modifié.
Sous l’impulsion de la CGT, une base revendicative unitaire se construit avec l’objectif d’améliorer les conditions de travail à partir des besoins de tous les cheminots de la branche et de l’amélioration de la règlementation en vigueur (RH0077 à la SNCF).

Cette démarche a permis d’imposer une négociation offensive à partir des revendications des cheminots, et non des exigences du patronat.
Les Organisations Syndicales ont pu imposer les thèmes et leurs attentes revendicatives lors de cette négociation : durée annuelle du travail – répartition du temps de travail – compensation des contraintes du travail – repos - contrôle de la réglementation, etc..

Cependant, le Patronat, dans sa stratégie, refuse toujours d’engager une véritable négociation sur ces bases et met en avant le décret socle comme base de la CCN. C’est inacceptable !
La mobilisation des cheminots doit donc s’amplifier. C’est essentiel pour imposer nos vues !!!
Convention Collective Nationale/ Loi El Khomri, Même Combat…


Tous en Grève, les 26 et 28 avril 2016

UNE CCN DE PROGRÈS EST POSSIBLE EN AGISSANT TOUS ENSEMBLE !
EXIGEONS L’EXCELLENCE SOCIALE !

Assemblée Générale Cheminots :
Le Mardi 26 avril à 10H – salle Duponchel


MODALITES DE GREVE
Préavis : du lundi 25 avril à partir de 19H jusqu’au  mercredi 27 avril 2016 à 8h00.


                   
Pas de retour au 19ème siècle ! RETRAIT de la LOI VALLS-EL KHOMRI
Assemblée Générale Cheminots :
Le Jeudi 28 avril à 10H – salle Duponchel


Action Interprofessionnelle/Intergénérationnelle
*Blocage de l’Economie Havraise : RDV à 6h00 au Grand Hameau
*Rassemblement Interpro puis Manif : 10H30 devant CCI Le Havre (près Docks Océane)


MODALITES DE GREVE
Préavis : du mercredi 27 avril à partir de 19H jusqu’au  vendredi 29 avril 2016 à 8h00.


*Rappel : Depuis la mise en place de la loi sur le service minimum, les agents de conduite TB Voyageurs, les agents d’accompagnement des trains (ASCT) et les agents travaillant dans les postes d’aiguillage doivent faire connaître à leur service, leur intention, au plus tard 48 heures avant leur première prise de service, au moyen d’une déclaration individuelle d’intention (DII).      


                   Le Havre, le 18 avril  2016

 

Les liens pour consulter la page Facebook de FO Cheminots et le site de SUD-Rail Normandie.

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 14:44

ADRESSE AUX USAGERS ET À LA POPULATION

| La réforme du système ferroviaire

Mesdames, Messieurs, bonjour

Depuis des années, la Direction de la SNCF n’a de cesse d’imposer des gains de productivité. Ainsi, du fait de la suppression de près de 30 000 emplois de cheminots depuis 2003, le chiffre d’affaires généré par agent a augmenté de 30 % (sur la base des résultats 2007). Pourtant et au-delà des conséquences catastrophiques sur la qualité du service public ferroviaire (accidents ferroviaires, suppressions et retards de trains, vieillissement du réseau ferré), l’augmentation du prix des billets se poursuit !

Loin d’enrayer l’endettement du système ferroviaire, la réforme de 2014 qui enjoint en fait à l’autofinancement, est marquée en réalité par un désengagement de l’Etat et du Patronat (qui profite largement du transport public) au détriment des cheminots et des usagers qui devront payer la note ! Pire, cette politique engendre un report massif sur les routes de camions et d’autocars… Or, la route est quasi uniquement financée par les deniers publics (infrastructures, coût des émissions de CO2 et de la pollution atmosphérique qui reposent sur les collectivités).

Tandis que le vocable des dirigeants de la SNCF s’enrichit pour passer des « usagers » aux « clients », symptôme supplémentaire de cette politique business, cette même Direction fait le choix d’investir massivement à l’international ainsi que dans les filiales routières plutôt que dans les trains du quotidien pourtant si chers à Guillaume Pépy.

Ils détruisent le ferroviaire, occultent l’écologie, sacrifient des pans entiers de territoires et tout cela avec notre argent !

Ainsi, l’achat d’OHL (USA) a coûté 717 millions d’euros, celui de l’ATE (Australie) 113 millions d’euros et 29,3 millions de pertes de Kéolis à Boston. Le Partenariat Public Privé (PPP) sur la LGV SEA (Sud Europe Atlantique) coûtera au bas mot 230 millions d’euros par an pour engraisser un consortium privé (LISEA) piloté par Vinci Construction ! La libéralisation des autocars (loi Macron) coûtera 200 millions d’euros minimum chaque année. D’ailleurs, les 110 millions d’euros injectés dans « Ouibus » en deux ans serviront directement à faire concurrence aux trains SNCF et ce malgré des remplissages de bus estimés entre 10 et 20 voyageurs.

Exit donc l’égalité de traitement, la péréquation tarifaire, le service public ferroviaire !

D’AUTRES CHOIX EXISTENT !

Ainsi, la Fédération CGT des Cheminots propose de créer une contribution du Patronat pour financer les TER (versement transport), de baisser la TVA, d’augmenter la prise en charge du trajet domicile/travail par les employeurs, de créer un plan d’épargne populaire pour financer les infrastructures de transports… Ce qui permettrait de parvenir aux moyens nécessaires à même d’assurer un service public ferroviaire pour répondre aux besoins exprimés en territoires et d’appliquer une tarification appropriée.

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 14:40

Amplifions le rapport de forces !

Ce gouvernement n’a décidément plus de limites dans son programme de régression sociale et de soumission au patronat.

S’inscrivant dans la ligne des précédents textes votés depuis le début du quinquennat Hollande, sécurisation de l’emploi, loi Macron et loi Rebsamen, le projet de loi El Khomri est au service des employeurs. Les soi-disant contraintes de la législation française sur le travail sont prétexte à démanteler les droits et la protection des salariés en promettant toujours des jours meilleurs pour l’emploi.

Rien d’innocent à ce que, pour les cheminots, un projet de décret socle soit publié dans la même période et que celui-ci tende à poser une base de la durée du travail dans la branche ferroviaire très éloignée de celle en vigueur dans le RH0077 à la SNCF.

Le gouvernement et la direction du GPF (groupe public ferroviaire), qui n’est certainement pas neutre dans la rédaction de ce décret, veulent abaisser les normes des conditions de travail des cheminots qu’ils considèrent comme une charge pour les comptes du Groupe.

Leur stratégie de développer les filiales dans une logique de concurrence des modes n’est en effet pas compatible avec le souci du service public ferroviaire qui nécessite le maintien et l’amélioration du niveau de réglementation sociale en vigueur. De même, les annonces du secrétaire d’État aux transports d’abandonner les trains de nuit et de faire porter aux régions le choix de transférer sur la route certaines dessertes, sont contraires à l’intérêt du service public et à l’aménagement du territoire.

La Fédération CGT des cheminots va amplifier la construction du rapport de forces avec les usagers de la SNCF, les cheminots et l’ensemble des salariés.

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 14:32
Grève SNCF : les prévisions de trafic en Normandie

La grève débute à 19 heures. Elle dure jusqu'à mercredi matin. Les cheminots s'opposent à certaines réformes nationales dans le contexte d'ouverture à la concurrence

  • Par Sylvie Callier
  • Publié le , mis à jour le

C'est un mouvement unitaire de 6 syndicats. Une journée de grève propre aux cheminots. Jeudi 28 avril, d'autres perturbations sont à prévoir pour la journée national d'action contre la loi Travail.

[...]

La suite en cliquant sur le lien ci-dessous.

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 22:03
Publié sur RT en Français

Publié sur RT en Français

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 16:56

2 Avril 2016

Publié par Jean Lévy

Plus que quelques jours avant le 1er Mai... (1/3)
Une soirée à la Bourse du Travail, le 20 avril 2016 
par Fabien Rives

 

Mercredi 20 avril 2016, à l'initiative de la commission « convergence des luttes » et du journal Fakir,  une soirée-débat s'est tenue avec l'objectif de définir « l'étape d'après » dans le contexte du phénomène des « nuits debout ».

 

Le premier constat est celui d'un succès d'audience : les gens sont venus nombreux pour trouver une place à la bourse du travail. Quelques minutes avant que ne débute l’événement, les organisateurs sont d'ailleurs contraints d'interrompre les entrées. Qu'à cela ne tienne, une retransmission en directe est prévue à quelques mètres de là, sur la place de la République.

 

A l'image des multiples protestations engendrées depuis l'annonce du projet El Khomri, la liste des intervenants est conséquente : représentants des actions menées dans le cadre des « nuits debout », portes-paroles de syndicats ou encore intellectuels progressistes.

Ce soir, l'idée est d'encourager les liens entre les structures classiques de lutte et les récents mouvements de protestation créés avec le phénomène des « nuits debout ».

Certains discours font vibrer la salle sous le tonnerre des applaudissements :

 

Un intervenant de banlieue insiste sur la nécessité de rallier la population de Paris avec celle de sa périphérie : il faut repenser les lieux de rassemblements !

 

Un syndiqué CGT de la SNCF salue et encourage les déplacements des jeunes – étudiants et lycéens – sur les lieux de travail des salariés : « on a besoin de vous ! »

 

L'économiste Frédéric Lordon affirme que le mouvement a pris ! Il estime qu'il faut maintenant viser au delà des revendications dans le cadre fixé par le capital : il faut repenser le cadre !

 

Serge Halimi rappelle la nature de ces cadres et leurs évolutions : L'Union Européenne, le TAFTA... Il reprend également les écrits de Thomas Frank en appuyant la nécessité d'étudier la cas « Occupy Wall Street » pour ne pas reproduire certaines erreurs.

 

Un intervenant (spécialiste de la question espagnole?) poursuit cette idée d'analyse en s'intéressant au mouvement 15-M : les indignés.

 

Un intermittent du spectacle suggère l'idée de menacer le bon déroulement du prochain festival de Cannes.

Etc. etc !

 

A la fin des interventions, il est bientôt l'heure pour François Ruffin de rappeler la nécessité d'établir une action concrète à court terme. Pour encourager les propositions, il énonce, en son nom, l'idée d'effectuer lors du 1er mai, un rassemblement exceptionnel autour de la loi El Khomri et du projet TAFTA, en réunissant le mouvement des « nuits debout », les syndicats, les artistes engagés, etc.

Puis la parole est au public : les mains se lèvent...

Le micro s'arrache de mains en mains, les interventions se succèdent mais ne correspondent pas à des propositions d'action comme le souhaiteraient les organisateurs. En effet, certains préfèrent rebondir sur des sujets plus ou moins déjà évoqués lors des interventions... La tension monte ! A tel point que les organisateurs rappellent qu'il ne s'agit pas d'un débat d'expression au sens large : il s'agit d'émettre des propositions d'actions réalisables dès le lendemain... tentatives peu fructueuses !

 

Pour analyser ce moment de confusion, il faudrait disséquer le fonds et la forme du contexte dans lequel a lieu cette soirée-débat :

Pour ce qui est du fonds il s'agit de la remise en question évidente des rapports de force actuels : dans le but de faire valoir cette remise en question auprès de tous, la nécessité d'une convergence des luttes est mise en avant ainsi que le besoin immédiat de recréer le lien entre les grandes villes et leur banlieue.

Quant à la forme, il semblerait que le besoin de s'exprimer dans des assemblées constituantes semble effacer le contenu de ces expressions. En effet, l'éparpillement ne vient pas du fait que les idées présentées s’opposent entre elles, mais plutôt qu'elles émanent de l'un et pas de l'autre.

 

Exemple : Une syndicaliste CGT affirme qu'elle souhaite mettre en œuvre les efforts pour rallier ses forces d'actions à celle des « nuits debout ». Cependant, dans le cadre de la célèbre « récupération politique » dont les acteurs « nuits debout » se méfient, elle pointe également les réticences de certains syndiqués qui craignent de voir les combats sociaux repris par des aspirations fragiles de « nuits debout » !

De son côté, un participant « nuits debout » affirme vouloir marcher main dans la main avec les syndicats mais « nous devant, eux derrière! »... Un élan d'enthousiasme personnel qui entre malheureusement en contradiction avec le thème de la réunion.

 

Unité, ne te cache plus !

 

Comment faire fléchir l'individualisme dans le cadre d'une convergence des luttes ?: La suite dans la partie 2

 

Mayday, mayday : unité (l'appel d'un citoyen)

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