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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 09:04
Adresse de la CGT Cheminots aux usagers
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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 13:58

Vendredi 20 mai 2016, les salariés de la raffinerie de Gonfreville-l'Orcher, près du Havre, ont voté l'arrêt de la raffinerie. L'arrêt de la production durera au moins 10 jours.

Mise à jour : 21/05/2016 à 13:16 par La Rédaction de Normandie actu.  Extraits.

 

Dans de nombreuses stations-service de Normandie, malgré des livraisons fréquentes (et qui vont reprendre après la levée des barrages), les pompes sont à sec. (Photo d'illustration © AP/Normandie-actu)

Dans de nombreuses stations-service de Normandie, malgré des livraisons fréquentes (et qui vont reprendre après la levée des barrages), les pompes sont à sec. (Photo d'illustration © AP/Normandie-actu)

Ils espèrent toujours un retrait du projet de loi Travail. Les salariés de la raffinerie Total de Normandie, à Gonfreville-l’Orcher, près du Havre (Seine-Maritime), ont voté vendredi 20 mai 2016, l’arrêt des installations. Conséquence : plus aucune production ne pourra être effectuée pendant au moins dix jours.

Cinq jours de manœuvre sont nécessaires avant l’arrêt total. La direction de Total est en train de dresser le planning des arrêts », poursuit le responsable syndical.

Pour redémarrer l’usine, il faudra encore compter au moins cinq jours. L’arrêt de la production, chez Total, nécessite en effet de suivre un protocole strict pour le pas endommager le matériel.

 

Des barrages levés, mais des raffineries à l’arrêt

Au Havre, 65% des salariés ont voté en faveur de cet arrêt. Objectif : faire reculer le gouvernement, alors que Manuel Valls indiquait qu’il souhaitait faire lever les blocages des dépôts pétroliers, en utilisant la force publique si nécessaire.
Près de Rouen, les entrées des dépôts Rubis ont en effet été évacuées [...]. L’accès au dépôt d’ExxonMobil, bloqué depuis le jeudi 17 mai 2016, a été libéré par les manifestants, dans la matinée du samedi 21 mai 2016.
Mais avec l’arrêt de l’usine pétrochimique Total de Gonfreville-l’Orcher et de Saint-Nazaire (raffinerie de Donges), Lyon (raffinerie de Feyzin), ce sont trois raffineries Total sur les quatre implantées en France qui ne produisent plus. La dernière, à Grandpuits-Bailly-Carrois, près de Melun (Seine-Marne) est pour sa part bloquée par des manifestants, au moins jusqu’au lundi 23 mai.
Sur le réseau social Twitter, les salariés de la Cim, un dépôt pétrolier situé dans la zone industrielle du Havre, entendent voter l’arrêt de leur entreprise.

[...]

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 13:09
Toujours déterminé-es : Amplifier la mobilisation, faire respecter la démocratie !
 

Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Après plus de deux mois de mobilisation des salarié-es, des jeunes, des privé-es d’emploi et des retraité-es, la mobilisation se poursuit et s’amplifie comme le montre cette journée du 19 mai.
Cette semaine, le développement d’actions, de grèves dans de nombreux secteurs et de blocages pour obtenir le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits, montre que la détermination reste intacte.
L’opinion publique reste massivement opposée à cette loi Travail et à l’utilisation autoritaire du 49.3 par le gouvernement.

Le gouvernement n’a pas d’autre issue que celle du dialogue avec les organisations qui luttent pour le retrait de ce projet de loi et pour être écoutées sur les revendications qu’elles portent. C’est pourquoi les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL en appellent solennellement au Président de la République.

Des secteurs professionnels sont engagés dans un mouvement de grève reconductible, d’autres vont entrer dans l’action. Les organisations appellent le 26 mai prochain à une journée nationale de grève, manifestations et actions.

Les organisations décident de renforcer l’action par une journée de grève interprofessionnelle avec manifestation nationale à Paris le 14 juin, au début des débats au Sénat. Elles appellent à multiplier d’ici là, sur tout le territoire, des mobilisations sous des formes diversifiées.
Elles décident également une grande votation dans les entreprises, les administrations et les lieux d’étude qui se déroulera dans les semaines à venir en parallèle au débat parlementaire afin de poursuivre avec les salarié-es et les jeunes les débats sur la loi Travail, obtenir le retrait de ce texte pour gagner de nouveaux droits permettant le développement d’emplois stables et de qualité.
La loi doit notamment préserver la hiérarchie des normes, élément protecteur pour tous et toutes les salarié-es.
Cette votation sera remise lors d’un nouveau temps fort qu’elles décideront prochainement.
Les organisations invitent leurs structures à poursuivre la tenue d’assemblées générales avec les salarié-es pour débattre des modalités d’actions, de la grève et de sa reconduction.
Elles se retrouveront rapidement pour assurer l’organisation et la réussite de ces mobilisations et initiatives.

Les Lilas, 19 mai 2016

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 12:56

poissons

 

Solidarité « Reconductibles »

Dans le cadre de la mobilisation contre la « loi travail », les salarié-e-s de plusieurs entreprises du département (raffineries, port, transport, courrier …) sont déjà engagés dans des grèves reconductibles, d’autres vont les rejoindre.

L’Union départementale CGT 13 met en place une solidarité.

[...]  Sur  le site de l'UL CGT de Marseille Centre

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 10:24
Les CRS interviennent, près de Rouen - Les militants laissent un message sur la route :"Nous reviendrons.  49-3"

Les CRS sont intervenus, vendredi 20 mai 2016, pour déloger les manifestants qui bloquaient les dépôts de carburant Rubis, au Grand-Quevilly, près de Rouen (Seine-Maritime).

Mise à jour : 20/05/2016 à 20:42 par La Rédaction sur Normandie-actu. Extraits

 

Un dépôt de carburant du Grand-Quevilly, près de Rouen (Seine-Maritime), évacué sous la pression des forces de l'ordre, vendredi 20 mai 2016. (photo ©CD/Normandie-actu)

Un dépôt de carburant du Grand-Quevilly, près de Rouen (Seine-Maritime), évacué sous la pression des forces de l'ordre, vendredi 20 mai 2016. (photo ©CD/Normandie-actu)

Les militants anti-loi Travail qui bloquaient des dépôts de carburant près de Rouen (Seine-Maritime), ont été évacués sous la pression des forces de l’ordre. En milieu d’après-midi, vendredi 20 mai 2016, une quinzaine de fourgons de CRS se sont d’abord rendus à l’église Saint-Nicaise de Rouen, avant de partir vers les dépôts Rubis Terminal, au Grand-Quevilly. Une source judiciaire confirme l’opération d’évacuation des piquets de grève.

()

Vers 16h30, les policiers bloquaient l'accès au terminal Rubis au Grand-Quevilly. (photo ©EA/Normandie-actu)

[...]

« Une évacuation dans le calme »

Sous la pression de nombreux CRS déployés autour du barrage, près de la première entrée du dépôt, les militants ont quitté le point de blocage.
Le second point de blocage, rue de l’Ancienne Mare au Petit-Quevilly, a été évacué en début de soirée, sans toutefois recourir à l’usage de la force. Dans un communiqué, la préfecture indique que l’opération s’est déroulée sans heurt :

[...]

Les militants ont cependant laissé sur la route un message : « Nous reviendrons. 49-3. »

Une fumée noire visible à plusieurs kilomètres

Lors de l’intervention des CRS, une importante fumée noire était visible à des kilomètres dans l’agglomération de Rouen. Une fumée déclenchée par les grévistes pour prévenir de l’intervention imminente des forces de l’ordre.
En début d’après-midi, les syndicats de la raffinerie Total de Normandie, à Gonfreville-l’Orcher, près du Havre (Seine-Maritime), ont voté l’arrêt de l’usine. L’arrêt et le redémarrage devrait prendre plusieurs jours.[...]

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 17:14
UD-CGT 76 - Loi Travail - Ni amendable, ni négocialble - Vous avez dit essouflement ???!!!  Mon oeil !!!

Lu sur le site de l'UD-CGT 76 dans Infos Luttes

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 17:10

Une fois de plus, les Dieppois étaient dans la rue, jeudi 19 mai, pour s’opposer à la loi Travail pour laquelle le gouvernement a eu recours à l’article 49.3.

19/05/2016 à 17:47 par Camille Larher

sur les Informations Dieppoises. Extraits.

Le cortège de manifestants, comme à son habitude, est parti de la gare.

Le cortège de manifestants, comme à son habitude, est parti de la gare.

La population dieppoise et alentours s’est une nouvelle fois mobilisée contre la loi Travail proposée par la ministre du Travail, Myriam El Khomri. En effet, Manuel Valls, le Premier ministre a eu recours au 49.3 pour faire passer sa loi sans vote. Cet article qui permet au gouvernement de passer en force a déjà été utilisé plusieurs fois en 2015. La presse sociale avait pourtant déjà commencé depuis plusieurs semaines et la population française avait déjà fait part de son mécontentement. Depuis le début de la semaine, les raffineries des ports du Havre et de Rouen sont bloquées par les manifestants entraînant plusieurs cas de pannes sèches… (lire par ailleurs page 9).

A Dieppe, le cortège a commencé à se former dès 10 h 30 devant la gare, lieu de rendez-vous habituel. Les drapeaux des syndicats flottants au-dessus de plusieurs centaines de têtes.[...]

Selon la police, le nombre de manifestants vers 11 h 15 était de 900 personnes. Ils étaient 1 500 selon les syndicats. Après avoir quitté la gare, le cortège s’est dirigé vers le rond-point d’Intermarché par l’avenue Normandie-Sussex.

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 17:00
Rouen le 19 mai 2016

Rouen le 19 mai 2016

COMMUNIQUE DE LA CGT
 

Vous avez dit essoufflement ?

 

Jeudi 19 mai, près de 400 000 personnes ont rejoint les manifestations contre la loi Travail, soit près du double de mardi dernier, des dizaines de milliers d’autres étaient sur les barrages et les piquets de grève. 6 raffineries sur 8 sont arrêtées ; la grève est reconduite dans des ports comme Nantes-Saint Nazaire ou Rouen ; 1 cheminot sur 3 est en grève ; chez Rhodia, 16 sites sur 18 sont en grève, les salarié-e-s des aéroports de Paris sont en grève reconductible, la mobilisation des routiers s’étend...

Et ce ne sont que quelques exemples !

Et le Premier Ministre ose parler d’essoufflement ! Il ose s’interroger sur la pertinence des manifestations ! Les salarié-e-s, vent debout contre la loi Travail, les 70% de la population opposés au projet de loi, les milliers de manifestants bravant les discours alarmistes sur les manifs viennent de lui apporter une réponse magistrale.

Ils ont pris leurs responsabilités, ce qui est loin d’être le cas du gouvernement.

Oui, irresponsable de parier sur le pourrissement d’un mouvement !

Oui, irresponsable d’entretenir un climat anxiogène !

Oui, irresponsable de dresser les citoyens les uns contre les autres !

Oui, irresponsable de s’obstiner à vouloir imposer une loi qui fait l’objet d’un tel rejet !

Que dire enfin du Premier Ministre qui voudrait opposer manifestations sociales et initiatives sportives et culturelles. Toutes doivent pouvoir se dérouler sans limitation des libertés individuelles et collectives.

Les travailleur-euses, les retraité-e-s, les privé-e-s d’emploi ont le droit de faire entendre leur voix en toute sécurité !

C’est ça l’Etat de droit, c’est ça la démocratie !

Monsieur Valls, cessez vos provocations, n’ayez pas peur du débat, ne perdez pas votre sang froid !

La CGT continuera pour sa part à prendre ses responsabilités, avec pour volonté, dans le cadre unitaire le plus large possible, le retrait de la loi Travail. Sa détermination est entière.

Elle appelle l’ensemble des salarié-e-s à poursuivre la mobilisation, à se rassembler en assemblées générales, à participer aux grèves et manifestations.

Ensemble, gagnons le retrait de la loi Travail et la conquête de nouveaux droits, un code du travail du XXIème siècle.

 

Montreuil, le 19 mai 2016

 
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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 15:57
Lu sur El Diablo.  Tribune de Pierre Lévy sur RT.
photo: el diablo

photo: el diablo

Le mouvement altermondialiste était d'emblée condamné à une impasse, constate Pierre Lévy, spécialiste des questions européennes .

Tout récemment, une douzaine d’intellectuels dressaient un éloge enthousiaste du mouvement Nuit Debout (Le Monde du 04/05/16). A l’insu de ses signataires, le texte apparaît en réalité comme un éloge funèbre. Ce n’est pas faire injure aux quelques milliers de ceux qui y ont, peu ou prou, pris part, que de constater l’impasse à laquelle un tel mouvement était d'emblée condamné.

Et ce, pour un ensemble de raisons – cohérentes – dont chacune mériterait d’être développée. On se contentera ici d’énumérer les têtes de chapitre.

Bien sûr, les multiples prises de parole ont montré la nature protéiforme et parfois contradictoire des questionnements et des états d’esprit. On pourra toujours trouver des exceptions aux caractéristiques idéologiques ici évoquées. Ces dernières n’en sont pas moins incontestablement omniprésentes.

La première d’entre elle a du reste été souvent brandie comme un étendard (même si certains initiateurs ont tenté de la nuancer) : la volonté de ne se doter d’aucune organisation au sens classique du terme, d’aucune représentation formelle. Ce rejet s’explique certes par le dégoût que suscite l’incapacité – hélas bien réelle depuis plusieurs décennies – des forces politiques traditionnelles à proposer des réponses aux aspirations populaires et de la jeunesse.

 

« Ce n’est pas faire injure aux Nuits-deboutistes que d’évoquer la lignée altermondialiste dont le mouvement est issu »

Reste qu’il sonne comme une garantie d’impuissance. Le rejet de l’organisation a l’apparence d’une fraîcheur innovante, alors qu’il prend en réalité la suite d’une longue liste d’utopies mortifères pour qui prétend avoir prise sur la réalité d’une société. Il fait en outre l’impasse sur l’une des questions qui taraude le pays depuis des décennies : la crise de la représentation politique.

Ensuite, ce n’est pas faire injure aux Nuits-deboutistes que d’évoquer la lignée altermondialiste dont le mouvement est issu, et qu’évoquent du reste explicitement les auteurs de la tribune. Or l’altermondialisme est né en opposition à l’anti-mondialisme. Ce dernier contestait la nature même de la mondialisation – la tentative d’effacement progressif des Etats-nations au profit d’une gouvernance mondiale (avec des relais régionaux, tels l’Union européenne) – là où le premier n’avait pour ambition que d’en changer l’orientation («pour une ‘autre’ mondialisation»).

 

Ce rejet s’explique certes par le dégoût que suscite l’incapacité – hélas bien réelle depuis plusieurs décennies – des forces politiques traditionnelles à proposer des réponses aux aspirations populaires et de la jeunesse

Dit autrement, l’ambiance était plutôt à l’empathie planétaire abstraite qu’à la reconquête des souverainetés nationales, condition pourtant sine qua non à tout mouvement transformateur ayant le peuple pour acteur, et aux constructions de solidarités inter-nationales.

Dans le même esprit, ce n’est pas non plus faire injure à quiconque que de relever l’évidente empathie à l’égard des «migrants» (et, au-delà, le plaidoyer récurrent pour un monde «sans frontière»), là où une solidarité bien comprise aurait dû partir d’un constat manifeste : ce sont les propriétaires des capitaux – le patronat et ses organisations, qui n’en font d’ailleurs nul mystère – qui sont à la fois les promoteurs et les bénéficiaires des migrations, afin de peser sur le prix de la main d’œuvre. Un constat aussi vieux que le capitalisme lui-même.

 

« C’est bien le capitalisme qui entraîne aujourd’hui la «décroissance» »

Ce n’est pas plus faire injure aux Nuits-deboutistes que de noter l’impasse faite sur les rapports de force géopolitiques actuels. Or peut-on vouloir transformer la société sans s’intéresser si peu que ce soit à la géopolitique réelle ? Il ne suffit pas de dénoncer le capitalisme (et encore moins le néo-libéralisme) : encore faut-il en cerner la nature ; comprendre les relais, alliés et suzerains des classes dirigeantes, à commencer par Bruxelles et Washington et identifier les forces susceptibles de contenir leur volonté de domination. Il est à craindre, hélas, que beaucoup de participants, aussi divers soient-ils, nourrissaient à l’égard de Moscou par exemple, une animosité peu différente de celle manifestée par les capitales occidentales.

Enfin – et ce n’est pas le moins important – ce n’est pas prendre un risque excessif que de relever la communion des participants dans la protection de la nature, la défense de l’environnement, et l’opposition au réchauffement climatique – quand ce n’est pas à l’opposition aux énergies carbonées, voire au nucléaire, et tant qu’on y est, au «productivisme». Miracle de l’idéologie dominante qui réussit à faire passer pour progressiste cet air du temps profondément réactionnaire, au sens littéral du terme. Tant il est vrai que c’est bien le capitalisme qui entraîne aujourd’hui la «décroissance»… et tente de faire porter cette idéologie par ceux qui se croient ses adversaires.

 

« Les oligarques au pouvoir à Paris, Berlin ou Bruxelles ont encore de belles nuits devant eux »

Effacement des Etats-nations, tropisme mondialiste, défiance vis-à-vis des pays condamnés par l’Occident, mise en cause implicite du progrès… Dès lors que l’esprit des Nuits apparaît si peu subversif, et pour tout dire finalement très en phase avec l’idéologie dominante, on peut toujours souhaiter «un autre monde», en appeler – en vain, forcément – à la classe ouvrière, exhorter à une – improbable – grève générale… Les oligarques au pouvoir à Paris, Berlin ou Bruxelles ont encore de belles nuits devant eux.

Sauf, naturellement, à penser que des Syriza ou des Podemos sont à deux doigts de faire trembler le système sur ses bases…

 

SOURCE:

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 14:35
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