Amplifions le rapport de forces !
Ce gouvernement n’a décidément plus de limites dans son programme de régression sociale et de soumission au patronat.
S’inscrivant dans la ligne des précédents textes votés depuis le début du quinquennat Hollande, sécurisation de l’emploi, loi Macron et loi Rebsamen, le projet de loi El Khomri est au service des employeurs. Les soi-disant contraintes de la législation française sur le travail sont prétexte à démanteler les droits et la protection des salariés en promettant toujours des jours meilleurs pour l’emploi.
Rien d’innocent à ce que, pour les cheminots, un projet de décret socle soit publié dans la même période et que celui-ci tende à poser une base de la durée du travail dans la branche ferroviaire très éloignée de celle en vigueur dans le RH0077 à la SNCF.
Le gouvernement et la direction du GPF (groupe public ferroviaire), qui n’est certainement pas neutre dans la rédaction de ce décret, veulent abaisser les normes des conditions de travail des cheminots qu’ils considèrent comme une charge pour les comptes du Groupe.
Leur stratégie de développer les filiales dans une logique de concurrence des modes n’est en effet pas compatible avec le souci du service public ferroviaire qui nécessite le maintien et l’amélioration du niveau de réglementation sociale en vigueur. De même, les annonces du secrétaire d’État aux transports d’abandonner les trains de nuit et de faire porter aux régions le choix de transférer sur la route certaines dessertes, sont contraires à l’intérêt du service public et à l’aménagement du territoire.
La Fédération CGT des cheminots va amplifier la construction du rapport de forces avec les usagers de la SNCF, les cheminots et l’ensemble des salariés.