Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 14:54
Partager cet article
Repost0
23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 14:48
 	 L’intersyndicale de Radio France appelle à la grève ce 28 avril
Partager cet article
Repost0
21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 07:37
lundi 18 avril 2016
lu sur Rouge Midi

 

Le moins qu’on puisse dire c’est que cette soirée débat, de l’avis de ses participant-e-s, a tenu toutes ses promesses. Il y a d’abord eu les interventions qui introduisaient le débat.

Laure DAVIAU présidente de la section marseillaise du syndicat des avocats de France en décortiquant la loi démontrait tout à la fois que celle-ci n’est pas un acte isolé mais s‘inscrit dans une logique de détricotage du droit du travail qui remonte à plusieurs années mais aussi que le mouvement avait déjà gagné des reculs. Point central de la loi : l’inversion de la hiérarchie des normes qui casse tout ce que la loi peut avoir de protecteur.

Yann MANNEVAL pour la CGT insistait sur la stratégie que la CGT 13 entendait mettre en œuvre pour gagner, non seulement le retrait mais aussi de nouveaux droits. A ce titre la question de la grève reconductible à partir du 28 avril, partout où c’est possible, et en particulier dans les secteurs clefs de l’économie, est posée et mise en débat par la CGT. Une intervention particulièrement appréciée comme celle où, répondant à une question de la salle sur le mouvement Nuit Debout, il résumait l’opinion des 3 invités en disant : « Tout s’additionne ».

Charles HOAREAU, après avoir rappelé les consignes précises de l’UE, détaillait quelques-unes des propositions contenues dans le 4 pages et surtout leur dimension politique. Partant de l’exemple de la réforme du travail au Venezuela http://www.rougemidi.org/spip.php?article6893 il explique que Rouge Vif et plus largement celles et ceux qui manifestent ne sont pas contre une réforme qui donnerait de nouveaux droits aux travailleurs mais contre celle-là qui augmente les pouvoirs de la monarchie patronale qui est déjà la règle dans ce pays, monarchie à peine limitée par les droits acquis au cours de longues années de lutte.

C’est cette idée qui est reprise par un participant au long, passionné et passionnant débat qui s’en suit. Pour lui, les lois qui se mettent en place visent à conforter la « dictature de la propriété ». Il explique : « Selon leur logique quand tu es propriétaire d’un logement, d’une usine, d’un commerce, toi seul aurait le droit de décider. C’est cette logique là qu’il faut inverser. C’est cette logique que nous battons en brèche aujourd’hui dans la lutte et déjà de ce point de vue le gouvernement et les tenants de cette dictature sont en train de perdre ».
Frédéric ALPOZZO, le secrétaire du syndicat des marins de la SNCM fera lui une longue intervention en s’appuyant entre autres sur la question des travailleurs détachés pour démontrer que nous avons besoin d’améliorer le code du travail et de forces politiques qui défendent cela en appui du mouvement syndical.

Une intervention remarquée aussi, celle du camarade de la JC, intervention pleine de dynamisme et de réflexions pertinentes.

Le débat se poursuivra fort tard, même après la levée de la réunion, autour de l’apéritif qui s’ensuivra et de la collation préparée par des militant-e-s. Les derniers partiront bien après minuit, s’étant donné comme l’ensemble des débatteurs du soir, rendez-vous le 3 mai à la réunion publique de présentation de l’ANC qui promet d’être très riche cette question qui a traversé toute la soirée : quelle perspective politique en prolongement des luttes ?

Pour finir le sentiment d’une adhérente récente de Rouge Vif et de l’ANC

Nous sommes là, invités par la Cercle Manouchian, pour une soirée débat autour de la réforme du code du travail.
Trois intervenants, Laure DAVIAU du SAF (syndicat des avocats de France), Yann MANNEVAL de l’UD CGT 13 et Charles HOAREAU de Rouge Vif/ANC.
Dans la salle des personnes, toute génération confondue, étudiant, salariés, salariés précaires, retraités, chômeurs, un bel échantillon de l’humanité d’aujourd’hui dans une Europe dominatrice et dévastatrice.

Je suis une nouvelle adhérente de Rouge Vif (une sorte de famille que j’ai toujours cherchée) et une nouvelle syndiquée CGT. Il était temps pour moi de m’impliquer dans ce qui me représentait le mieux dans cette société. Qui dit nouvelle dit novice, avec très peu de connaissance et de recul.

Donc ce soir j’ai écouté et j’ai appris même si je n’ai pas tout compris.
Apres une présentation faite par Samia, Laure a ouvert le débat, en nous parlant du code du travail actuel et ce que prévoit la reforme.
Comme le temps de travail des apprentis, le gouvernement a fait marche arrière sur ce point, les heures sup, le forfait jour, le licenciement économique, la médecine du travail, les prud’hommes...
Personnellement cette réforme ne m’aurait pas autant révoltée si les syndicats ne nous avez pas alertée et mobilisée et l’intervention de Yann m’en a fait encore plus prendre conscience.
Charles a complété ce débat avec le point de vue politique avec comme support le quatre page de l’ANC, l’association nationale des communistes, ce tract est vraiment édifiant et UTILE, il nous rappelle que ce gouvernement de gauche ne fait qu’obéir à Bruxelles et au grand patronat, c’est important de savoir et de comprendre quelles sont les motivations et les enjeux de ce massacre.
Dans ce sens des propositions concrètes existent et il est possible de les mettre en œuvre.

Charles laisse la parole aux personnes présentent après quelques secondes d’hésitation les échanges fusent.
Des analyses syndicales, politiques, sociologiques et humaines.
Pour la plupart il faut agir vite, j’ai quand même senti le doute, la peur, la gravité de la situation mais surtout comment fait-on ?
Sommes-nous dans la bonne voie, existe-t-il vraiment une institution, un parti, un syndicat qui nous représente et au côté de qui on peut se battre sans être déçu et au côté de qui nous allons avoir des résultats.
Une chose est sûre j’ai ressenti un élan de personnes et d’idées, qui même s’ils ne sont pas d’accord sur la manière et les moyens, veulent tous la même chose : vivre dans une société humaines où le capitalisme, le racisme n’ont pas leur place mais surtout que la voix du peuple prime sur toutes autres.
Partager cet article
Repost0
20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 12:55
Grève interprofessionnelle du 28 avril - Pour le retrait de la loi Travail - Santé - Appel CGT-FO-Solidaires.
Grève interprofessionnelle du 28 avril - Pour le retrait de la loi Travail - Santé - Appel CGT-FO-Solidaires.
Partager cet article
Repost0
19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 22:14
Seine-Maritime - Retrait de la Loi Travail - Appel unitaire - Mobilisations sur les lieux de travail - Rassemblements - Grève interprofessionnelle 28 Avril.
Seine-Maritime - Retrait de la Loi Travail - Appel unitaire - Mobilisations sur les lieux de travail - Rassemblements - Grève interprofessionnelle 28 Avril.
Partager cet article
Repost0
18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 22:27

L’appétit gargantuesque et toujours plus important du Capital compresse toujours plus le monde du Travail et lui impose des régressions sans précédent. Ainsi les lois Macron, Rebsamen, maintenant El Khomri – pour ne citer que ces noms –, dans la continuité des politiques des précédents gouvernements depuis des décennies, s’inscrivent dans ce plan organisé de pillage des richesses produites par le seul Travail.

Seulement, si aucun gouvernement et même parti institutionnel ne s’oppose au diktat du Capital, il est en train de se passer quelque chose de subversif pour le système capitaliste : le Travail est en train de prendre conscience du fait qu’il est seul créateur de richesses et que cela lui octroie une légitimité politique. Cette affirmation politique du point de vue du Travail peut faire sauter de nombreux verrous mis en place par le Capital depuis des décennies.

Le combat qui est en train de se mener avec des manifestations et rassemblements toujours plus massifs pour le retrait de la « loi travail » commence à montrer ces réels enjeux ; et à moins que le monde du Travail ne rentre dans ses chaumières comme si de rien n’était, le combat va très vite prendre une tournure plus politique : se libérer totalement de la domination du Capital. Pour cela, et dans un premier temps, le Travail va devoir dynamiter les deux principaux verrous indispensables à son émancipation, l’Union européenne et la privatisation de la dette dite « publique ».

 

La « loi travail » dans le plan de bataille du Capital

Alors que l’humiliation grecque battait son plein en juillet dernier, un texte inaperçu visant la France allait engendrer une fameuse loi qui allait prendre le nom d’El Khomri. L’ironie du sort est que ce texte a été publié un 14 juillet 2015 au JO de l’UE ! Comme pour beaucoup de lois, les « pantins » français n’ont qu’à s’exécuter…

LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,

(…)

RECOMMANDE que la France s’attache, au cours de la période 2015-2016, à :

(…)

6. réformer le droit du travail afin d’inciter davantage les employeurs à embaucher en contrats à durée indéterminée ; faciliter, au niveau des entreprises et des branches, les dérogations aux dispositions juridiques générales, notamment en ce qui concerne l’organisation du temps de travail ; réformer la loi portant création des accords de maintien de l’emploi d’ici à la fin de 2015 en vue d’accroître leur utilisation par les entreprises ; entreprendre, en concertation avec les partenaires sociaux et conformément aux pratiques nationales, une réforme du système d’assurance chômage afin d’en rétablir la soutenabilité budgétaire et d’encourager davantage le retour au travail.

Extrait du journal officiel de l’Union européenne (2015/C 272/14)

On appréciera aussi « réformer (…) le processus de formation des salaires pour que ceux-ci évoluent au même rythme que la productivité » et bien d’autres bonnes paroles !

Finalement la situation française pourrait ressembler à celle grecque, ce qui pourrait entraîner les foudres de cette Europe du Capital. Cette loi El Khomri est-elle faite uniquement pour satisfaire le MEDEF ou y aurait-il une autre raison ?

Quand un pays ne respecte pas les critères de Maastricht – notamment un déficit public inférieur à 3 % du PIB –, il risque une amende salée. Et en 2016, nous ne sommes plus que cinq dans ce cas avec le Portugal, l’Italie, la Bulgarie, et la Croatie – contre 15 en 2009. Pour la France, la sanction pour non-respect des recommandations des sages européens pourrait atteindre entre 0,2 % et 0,5 % du PIB, soit environ 10 milliards d’euros !

Souvenons-nous aussi, après les attentats de novembre, le président Hollande décide de créer des postes dans la police et la gendarmerie en assumant le surcroît de dépenses tout en déclarant que « Le pacte de sécurité l’emporte sur le pacte de stabilité » ! Ajouté à cela un État d’urgence qui deviendrait permanent, ce renforcement sécuritaire sans doute plus dans l’objectif de calmer les réactions de plus en plus violentes du monde du Travail se paie auprès de Bruxelles… Sans parler de la politique guerrière pour soutenir l’impérialisme américain qui, elle, ne génère jamais trop de déficits publics !

Vue sous cet angle, la bataille à mener pour le retrait de la « loi travail » n’a aucune analogie avec le retrait du CPE – ce que certains pensent – et nécessite bien plus que des banderoles « Sénateurs ne votez pas cette loi ! ». Cette bataille passera par un véritable pied de nez aux institutions européennes avec notamment des répercussions importantes sur les remboursements de la dette à un Capital en colère.

Revendiquer le retrait de cette loi en restant dans ce cadre, coûterait au peuple français plusieurs dizaines de milliards d’euros, qu’il nous faudrait en plus emprunter ! Finalement, le monde du Travail pourrait vite comprendre que limiter le combat au seul retrait de cette loi serait sans intérêt pour lui ; une seule issue favorable apparaît donc inéluctable : sortir de cet asservissement au Capital en rejetant ses institutions et son chantage permanent à la dette. L’enjeu est de taille, mais la période semble favorable pour avancer dans ce sens.

À contrario, l’exemple grec avec A. Tsipras qui s’est cantonné à rester dans le cadre européen du Capital a eu des conséquences encore plus dramatiques pour son peuple humilié. On dirait que c’est notre tour : allons-nous décider collectivement de sortir de ce cadre mortifère et sans-issu ?

L’Union européenne ou l’asservissement des nations

Depuis la Libération, où un compromis entre le Capital et le Travail a été gagné par le monde du Travail – depuis des dizaines d’années, le monde du Travail pouvait faire varier le curseur en fonction du rapport de force qu’il pouvait montrer –, le Capital s’est organisé pour verrouiller toute prétention légitime du Travail afin de protéger, et d’assurer sa domination ; car ce n’est pas que de richesses qu’il rêve, mais de domination éternelle. Ainsi virent le jour des institutions purement créées par et pour le Capital, avec, par exemple : la primauté de l’élection du président de la République au suffrage universel et l’Union européenne.

Le but était simple : retirer toute souveraineté aux peuples d’Europe en y substituant progressivement une institution supranationale permettant à quelques dirigeants représentant les puissances du Capital de dicter à la lettre les lois et budgets aux nations totalement asservies. Et nous y sommes ! Le peuple français a perdu entièrement – ou presque – sa souveraineté. Comme ses voisins européens, il ne maîtrise plus de monnaie, plus de budget, plus ses lois. Seule perdure une farce pour entretenir l’illusion démocratique avec de mauvais comédiens pour lesquels le Travail serait condamné à élire régulièrement. Ainsi, en 2012 où une « chèvre » aurait gagné face à Sarkozy, nous avons hérité d’un Hollande qui passe toute son énergie à n’être rien !

Toujours dans cette farce, les mauvais comédiens Macron, Rebsamen, El Khomri [etc.] ne sont là que pour donner des noms aux lois que les institutions du Capital – ici l’UE – leur imposent d’écrire. Pas besoin de chercher bien loin pour mettre à jour cette farce : en 2005, quand le peuple français dit « NON », on fait quand même ; ce qui est peut-être moins humiliant que de revoter jusqu’à ce que le « OUI » passe ! Et d’élection en élection, une minorité vote pour des « pantins », ne représentant rien et ne respectant jamais ce pour quoi ils ont été élus. Et tous les partis institutionnels – c’est-à-dire reconnus légitimes par le Capital et participant à la farce – en portent une grande responsabilité.

La situation grecque – et l’avènement de SYRIZA qui avait suscité un espoir bien au-delà des frontières grecques –, il y a un an, est éloquente et a fait apparaître au grand jour le véritable visage des institutions européennes. Et si la complicité française de cette volonté d’humiliation du peuple grec nous avait fait réagir, il semblerait que maintenant ce soit la France qui soit sous les projecteurs de l’Union européenne ! Curieusement, on pourrait croire que de l’intérieur, nous ne nous en rendions pas compte…

Privatisation de la dette, le coup du siècle !

Au même moment que les institutions européennes commençaient à s’affirmer, le Capital allait mettre en place le coup du siècle. Mieux que des institutions pour asservir les peuples – mais cela s’ajoute ! –, il se devait d’être le seul à tenir les cordons de la bourse pour financer les besoins des Nations.

Une pierre, deux coups ! Non seulement le Capital allait dominer les Nations sous forme de chantage à la dette qu’il osera qualifier de « publique », mais en plus il allait se gaver sur les intérêts énormes que les peuples devront rembourser sans fin.

C’est le 3 janvier 1973, que Georges Pompidou et son ministre des Finances Valéry Giscard d’Estaing font passer une loi interdisant à la banque centrale de prêter au Trésor public, c’est-à-dire à l’État. Jusqu’à il y a plus de 40 ans, la Banque de France avait comme mission de financer les besoins de la Nation (investissements, politique industrielle, éducation…). Elle le faisait dans une logique de politique publique permettant ainsi des financements anticipant l’équilibre budgétaire et basé sur les richesses créées chaque année au niveau national. La banque de France créait la monnaie et prêtait cet argent à l’État, aux entreprises publiques et nationalisées, sans intérêts ou proche de l’inflation.

Après cette loi, chaque franc emprunté le sera dans les banques privées : cela fait maintenant plus de 40 ans que l’État est sous la coupe exclusive des marchés financiers, que la création monétaire a été privatisée et que le déclin de la puissance publique fut engagé, annihilant progressivement la souveraineté populaire.

La création de la dette n’est donc rien d’autre qu’un choix économique et politique conscient effectué par la bourgeoisie. La dette de l’État dépasse aujourd’hui les 2000 milliards d’euros avec un poids des intérêts à rembourser aux banques privées augmentant d’année en année.

Entre 1980 et 2008, l’État a versé 1142 milliards d’euros d’intérêts aux marchés financiers, le hold-up du millénaire ! Le Capital vient de s’assurer une rente pour des dizaines d’années… Car qui pourrait croire qu’il laisserait faire une baisse du poids de la dette et des intérêts qui lui reviennent annuellement ?

Un seul leitmotiv de nos mauvais comédiens : baisser le déficit public à moins de 3 % du PIB – aujourd’hui il a baissé de 0,5 % en 2015 et correspond à 3,5 % du PIB de 2015, soit 77,4 milliards d’euros – ce qui est dérisoire par rapport à la dette publique qui avoisine elle 2 100 milliards d’euros, soit 95,7 % du PIB de 2015.

On voit bien la volonté politique de comprimer les dépenses réellement publiques sous couvert de maîtrise d’une dette qui ne peut que croître, +0,4 % en 2015 ; mais ce n’est pas l’objectif, le Capital veut de plus en plus d’intérêts à piller… qu’on se doit en plus de « renégocier » avec lui régulièrement en faisant le bon élève auprès des agences de notations ! Autrement dit, en 2016, si on veut que le Capital soit compréhensif dans le remboursement d’une dette qui représente presque toute la valeur que les Français créent sur une année, il va falloir être bien docile, et la « loi travail » fait partie du lot… Un cercle vicieux sans fin qui nous emprisonnerait avec des chaînes toujours plus lourdes !

Si on voit que le déficit public pourrait se résorber facilement – rien que le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, CICE, coûte à l’État français 20 milliards d’euros par an –, le sujet de la dette ne pourra jamais se résoudre. D’ailleurs, allons-nous confier la résolution du problème à ceux qui l’ont créé ? De toute façon, à partir du moment qu’il faut emprunter au Capital pour rembourser les intérêts qu’on lui doit, la question de l’annulation de la dette – largement remboursée en plus – apparaît comme la seule issue possible et favorable pour le Travail.

Le point de vue révolutionnaire doit maintenant construire son programme

Si l’émotion est le propre de chaque être humain, l’histoire récente montre que les réactions en masse et à l’émotion brouillent les réflexions et empêchent de prendre le recul nécessaire aux prises de décisions. De « je suis Charlie », à la colère légitime des manifestations d’aujourd’hui, les masses se rassemblent, mais cela ne peut être une fin en soi, une raison suffisante.

Toutes ces émotions bien légitimes ne peuvent être le seul guide des masses, car lorsqu’elles passent, tout s’évapore, le mouvement s’éteint aussi vite qu’il a commencé. Aujourd’hui, le point de vue révolutionnaire, c’est-à-dire celui qui vise à changer la société, à se débarrasser du Capital, du Parasite, celui qui vise à redonner au Travail la maîtrise de toute la valeur qu’il est le seul à créer, est le seul à pouvoir rassembler. Si la colère peut-être un vecteur, le rassemblement ne peut se faire que sur un programme politique décidé collectivement et démocratiquement.

Dit autrement, ce n’est pas parce qu’il y a masse et qu’il y a émotion qu’il y a révolution ! Pour que le Travail s’assume politiquement comme seul créateur de richesses, qu’il prenne tout, de la gestion des entreprises dont il aura la propriété d’usage à l’ensemble de la valeur créée, il faut que tout un chacun fasse de la politique, qu’il participe à la définition collective et démocratique du programme politique révolutionnaire que nous devrons suivre tout en évitant la division du monde du Travail.

Maintenant les rapports Capital/Travail ont changé : le Capital a décidé de rompre avec toute idée de compromis avec le Travail ; il a décidé qu’il serait le seul à bouger le curseur. Cet aspect politique que le monde du Travail est en train d’admettre va réveiller de nouvelles questions par exemple : quid d’une « Europe sociale » dans ces conditions ? Pire, si pour certains, les anciens rapports Capital/Travail – le compromis historique – pouvaient légitimer la domination du Capital, maintenant plus personne ou presque ne peut défendre cette idée-là.

Et si le Capital n’a plus de légitimité à diriger, le Travail – et c’est l’aspect subversif de la période – ne se posera plus en porteur de revendications auprès de son dominant – tout en assumant d’être dominé –, mais écrasera définitivement le Capital et deviendra le seul légitime à diriger l’ensemble de la société. Le combat actuel ne peut prendre qu’une direction : tout prendre !

Maintenant qu’il y a masse, faisons de la politique, débattons de la fin du compromis historique Capital/Travail, de la sortie de l’Union européenne, de l’annulation de la dette dite « publique », débattons de la direction des entreprises, de la propriété d’usage, de la valeur que nous sommes les seuls à créer, du salaire à vie, de la fermeture de la bourse de Paris, de la souveraineté de notre peuple… Nous n’avons plus d’autre choix que de tout prendre ! Toutes ces questions doivent bouillonner dans nos têtes et être les vrais guides de nos actions. La période est propice au développement du point de vue révolutionnaire, nous pouvons avancer dans bien des domaines sur ces questions.

Partager cet article
Repost0
18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 17:38

Les trois partis qui ont appelé à protéger le secret des affaires vont recevoir les remerciements du patronat européen.  Ce sont :

- Les Républicains dont la fibre libérale et patronale n'est plus à démontrer

- Le Front National qui révèle ici sa vraie nature de parti  avant tout attaché à la liberté d'entreprendre du patronat, fusse sous les plumes du patriotisme

- et enfin le PS qui, une fois de plus, démontre qu'il est bien le parti de la seconde droite.

Voici une directive qu'on transposera sans nul doute dans la loi française sous le paravent de l'Union Européenne. Les trois partis qui ont approuvé le secret des affaires sont bien de connivence avec la commission de Bruxelles qui a promu ce texte.  Lobbys faisant pression sur les parlementaires, parlementaires adoptant des lois sous la pression de groupes financiers : c'est bien de pratiques mafieuses qu'il s'agit.  

Combattre la finance et ses actionnaires, ce n'est certainement pas avec le parlement européen qu'on peut le faire.

PS, LR et FN vote la directive sur le secret des affaires au Parlement européen
Partager cet article
Repost0
17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 17:00
Partager cet article
Repost0
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 22:08
Partager cet article
Repost0
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 21:58
Nuits Debout

par · 12 avril 2016

Le mouvement « Nuit Debout » a pris une ampleur surprenante en France, et ce en dépit des pressions policières constantes et multiformes dont il fait l’objet. A partir de Paris, où il fut lancé, il s’est étendu à près de 50 villes dans le pays. Issu du mouvement de protestation contre la « loi El Khomri », il assure une forme de pérennisation de la mobilisation. Mais, il dépasse cette dernière. On voit bien que dans ce mouvement s’exprime une immense frustration politique, qui est à la hauteur des trahisons du P « S » (pardon du DPMP ou Deuxième Parti Du Patronat) mais aussi un immense espoir. Au-delà du nombre de personnes concernées, c’est bien le signe que quelque chose est en train de se produire. Ce mouvement qui est dit « inorganisé », et qui est clairement « a-partisans » mais pas apolitique, et au sein duquel circulent des militants bien identifiables, constitue un phénomène politique qui pourrait être majeur dans les mois à venir. Ceci impose de poser un certain nombre de questions.

 

  1. Quelle extension pour le mouvement ?

Ce mouvement est surtout notoire pour son extension géographique. C’est en cela qu’il est actuellement impressionnant. Il se produit, de quelques dizaines à plusieurs centaines, voire à des milliers de participants, dans des villes de France qui ne sont pas seulement des grandes métropoles ou des villes universitaires. Ce mouvement n’est pas sans rappeler les « assemblées générales » des grands mouvements sociaux que l’on a connus des années 1960 à la fin du vingtième siècle. Il s’en diffère néanmoins parce qu’il se construit dans le contexte d’un désastre politique affectant tant les « Républicains » (à droite) que le P « S » qui n’aura jamais mieux que maintenant mérité son véritable nom de Deuxième Parti Du Patronat. Mais, si l’extension géographique de ce mouvement est une bonne chose, elle ne doit pas masquer le problème de l’extension sociale.

Le nombre de personnes pouvant venir chaque soir et passer une partie de la nuit est nécessairement limité. Le mouvement va devoir se poser le problème de son extension à des couches sociales plus défavorisées. Pour l’instant ces dernières sont beaucoup moins présentes que les étudiants (chômeurs ou non) et les classes moyennes. De ce point de vue, il est bon de ne pas se fonder uniquement sur la composition sociale du mouvement à Paris et des quelques grandes villes. Mais, la capacité de ce mouvement à faire la jonction tant avec les couches populaires des grandes métropoles qu’avec les exclus de la France des petites villes est l’une des conditions de sa survie.

 

  1. La question du débouché politique

Au-delà de cette extension sociale se pose, et se posera toujours plus, la question du débouché politique de ce mouvement. Le mouvement est politique, mais il n’est pas politicien. Il est nait aussi de l’impasse actuelle où à conduit le gouvernement dit « de gauche » présidé par François Hollande. On comprend parfaitement que le naufrage de la soi-disant « gauche de gouvernement » (et qu’il vaudrait mieux appeler la « gauche de pouvoir », celle qui copine avec les milieux d’affaires et se met plein les poches à chaque fois qu’elle peut) est l’un des moteurs du mouvement. On devine que ce même mouvement n’a rien de commun avec les propositions des différents candidats à la candidature des « Républicains », c’est à dire de l’ex-UMP ou de ses satellites centristes. Les propos scandaleux d’un François Fillon, appelant à couvrir du manteau de Noé la fraude fiscale, ne font que confirmer ce que l’on peut deviner dans les discours d’un Alain Juppé, ancien homme à tout faire (y compris le pire) et qui est en voie de passer de la rigidité à la momification, d’un Le Maire, d’un Wauquiez, d’une NKM…

De fait, le mouvement « Nuit Debout » se veut un double refus et de la politique actuelle et du retour à une politique passée. Car, il y a dans ce mouvement le constat, implicite chez certains, explicite chez d’autres, que ces deux politiques n’en font qu’une. Elles ne sont que la traduction du cadre disciplinaire qu’imposent l’Euro, mais aussi l’Union européenne actuelle, à la France. On en a un parfait exemple avec la « Loi El Khomri ». Mais, ce constat ne suffit pas. Un mouvement ne peut s’en contenter. Il lui faut trouver une perspective, tant à court qu’à moyen terme. Les exemples de l’Italie (avec le M5S de Beppe Grillo) et de l’Espagne (avec PODEMOS), montrent que la création de nouvelles forces politiques peut constituer un débouché pour ce mouvement. Mais, en même temps, les incertitudes politiques qui pèsent sur PODEMOS ou qui parasitent le M5S, montrent aussi qu’un minimum de clarification est nécessaire.

 

  1. Quelle organisation ?

Une dernière question doit être posée. Si ce mouvement veut pouvoir durer, la question de sa structuration et de son organisation se posera. On entend beaucoup faire les louanges de la « transversalité » du mouvement. Mais, l’organisation décentralisée ne fonctionne, on le sait, que quand existe une forte homogénéité des représentations parmi ses membres. Cette homogénéité, elle peut être atteinte par une idéologie partagée, ou par ce que l’on appelle une « doctrine »[1]. Or, aujourd’hui, l’homogénéité n’existe que dans le refus d’une situation considérée, à très juste titre, comme inacceptable. Il n’y a pas de « doctrine » capable d’assurer cette homogénéité des représentations qui est nécessaire pour une réelle décentralisation de l’action. Dès lors, le problème se pose du débouché politique du mouvement. Il doit se fixer un débouché à relativement court terme s’il veut maintenir sa capacité de mobilisation. Mais, l’absence d’organisation et de structuration qui actuellement le caractérise, et qui suffisait dans la phase initiale de la mobilisation, risque de lui être fatale dans les semaines à venir. A moins que, progressivement, ne surgisse une forme d’organisation bien mieux constituée. Telle est l’enjeu des semaines à venir.

[1] On lira avec profit sur ce point les derniers chapitres de Van Creveld M., Command in War, MIT press, Cambridge (Mass.), 1985, qui compare les formes d’organisations hyper-centralisées et les formes décentralisées au sein des organisations militaires.

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents