Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
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Humeur
Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de
l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].
La Fédération CGTR Ports et Docks en relais de notre Confédération, dénonce avec force, la politique menée par ce gouvernement aux ordres du MEDEF et qui entend revenir sur les acquis obtenus...
Attaque historique contre les conquêtes sociales des salarié.e.s
29 mars 2016
La « Loi travail » casse les fondements même du code du travail et vise à inverser la hiérarchie des droits des salarié.es. Ainsi, des accords locaux de droits inférieurs aux conventions collectives ou même à la loi, pourront être imposés aux salarié.es quelle que soit l’opposition des représentants du personnel.
Alors que des milliers de salarié.es ont revendiqué la défense et l’amélioration de la CCNT 66 le jour de ses 50 ans, le 15 mars dernier, l’adoption de la « loi travail », permettrait aux employeurs d’y déroger localement..
La jeunesse a compris que le gouvernement la condamne à la précarité et la livre en « pâture » à la déréglementation massive des conditions et du droit du travail.
Après l’ANI, le pacte de responsabilité, le CICE, la loi Macron, les rythmes scolaires, la réforme du collège ou la loi HPST et la mise en place des GHT..., la « Loi travail » est la loi de trop pour les travailleurs.
Depuis la mobilisation du 9 mars qui a vu 500 000 manifestants s’opposer à la casse du code du travail, la colère ne retombe pas.
Le 17 mars, les rues étaient à nouveau envahies par 150 000 lycéens, étudiants unis avec les salariés et leurs organisations syndicales.
Ce même jour, la négociation autour du point d’indice des fonctionnaires a montré un gouvernement contraint de lâcher plus qu’il ne le souhaitait il y a encore quelques semaines. Une aumône qui ne rattrape pas pour autant les années de gel du point d’indice.
Le 24 mars, jour de la présentation du projet de loi au conseil des ministres, de nombreux cortèges ont émaillé le territoire pour exiger le retrait de celle-ci. Les appels à la grève se multiplient avec en ligne de mire, les grèves du 31 mars qui s’annoncent d’ores et déjà massives.
Amplifions la mobilisation pour gagner le retrait du projet de « loi travail » et mettre un coup d’arrêt à la politique du gouvernement.
Ce jeudi matin 24 mars, en réaction à la présentation en Conseil des ministres du projet de la loi Travail, comme dans d’autres lycées parisiens, des élèves du lycée Bergson du 19earrondissement de Paris ont organisé un blocus de l’établissement : amas de poubelles devant l’établissement destiné à empêcher l’entrée.
Très rapidement, dès 9h30, les CRS, les forces de l’ordre et des policiers en civil sont intervenus. Après quelques jets d’œufs et de farine qui accompagnent souvent ce type d’effervescence lycéenne, les forces de l’ordre ont chargé les lycéens y compris à bord d’un véhicule, déclenché des jets de gaz lacrymogène puis poursuivi certains d’entre eux, soit qui se trouvaient là, soit simplement qui filmaient les événements.
Alors qu’ailleurs à Paris, ce type de blocus, caractéristique de la mobilisation lycéenne, ne provoque pas d’intervention policière, nous nous étonnons que des policiers et des CRS soient intervenus au lycée Bergson.
L’intervention a été brutale. Plusieurs élèves ont reçu des coups de matraque, subi des jets de lacrymogène, et ont été frappés. Ceux qui fuyaient ou observaient de loin ont été rattrapés et ont de même subi ces violences.
Une vidéo amateur qui circule sur les réseaux sociaux depuis ce matin montre un élève de seconde maintenu au sol par les policiers, puis relevé pour l’offrir au coup de poing en plein visage de l’un d’eux.
Plusieurs élèves ont été embarqués au commissariat.
Nos enfants sont effrayés et ne comprennent une réaction aussi brutale que disproportionnée.
Nous, parents, sommes choqués et très en colère.
Nous demandons que l’enquête de l’IGPN aboutisse rapidement et fasse la lumière sur les comportements policiers.
Nous voulons pouvoir affirmer à nos enfants que ce qu’ils ont vu ce matin ne relève en rien du rôle de la police dans une société démocratique.
La violence policière n’est pas la meilleure façon d’éduquer à la citoyenneté et nous avons les plus grandes craintes sur ce que nos enfants pourront retenir des épisodes de la journée.
La journée de mobilisation du 17 mars à l’initiative des organisations de jeunesse a été une réussite.
Les jeunes, très concernés par ce projet de loi, se sont fortement mobilisés avec le soutien des organisations de salarié-es.
La preuve est faite que les annonces du Premier ministre pour aménager la loi travail n’ont visiblement pas convaincu et ce malgré l’offensive gouvernementale largement relayée.
Les jeunes doivent pouvoir manifester et se réunir librement. Le gouvernement doit respecter leurs droits et non multiplier les obstacles.
Le débat sur la loi est loin d’être terminé. La réécriture du texte ne touche pas au cœur du projet qui contient toujours de multiples régressions.
Ce nouveau projet de texte ne répond donc pas aux aspirations fortes, exprimées par les jeunes, les salarié-es et les chômeurs pour l’accès à l’emploi et sa sécurisation. La création d’emplois de qualité ne peut pas être synonyme de la casse du code du travail mais nécessite en revanche un changement de politique économique et sociale.
Le gouvernement doit retirer son projet, entendre les propositions alternatives portées par les organisations de jeunesse et de salarié-es et en discuter avec elles.
Fortes de la réussite de cette journée, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent les jeunes et les salarié-es à poursuivre et amplifier la mobilisation dès le 24 mars prochain, jour de la présentation du projet de loi au conseil des ministres.
Ce sera une nouvelle étape avant la puissante journée de grève et de manifestations du 31 mars pour obtenir le retrait de ce projet de loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.
"Si Manuel Valls a décidé de supprimer le plafonnement des indemnités prud'homales, à ce stade, les... planchers aussi ont disparu dans la plus totale discrétion. Or, dans la pratique prud'homale, cette disparition a beaucoup plus de conséquences pour les salariés que l'instauration de plafonds supérieurs à la réalité moyenne des dommages et intérêts accordés. « Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt »... Et tous les observateurs (« La Tribune » comprise), ou presque, du projet de loi travail porté par Myriam EL Khomri « ont regardé le doigt »... s'agissant du fameux article (le 30) relatif au plafonnement des indemnités prud'homales. Tout le monde s'est focalisé sur le fait de savoir s'il était bien ou mal de plafonner les dommages et intérêts accordés par les prud'hommes et, en revanche, quasi personne n'a remarqué que les planchers pour ces mêmes dommages et intérêts étaient... supprimés.... Mais cela n'avait en revanche pas échappé aux gros cabinets d'avocats d'entreprise qui avaient le sourire aux lèvres. Et pour cause, pour les praticiens des prud'hommes, c'est davantage la disparition des planchers, si elle se confirme, qui importe que la question du plafonnement."
"Il y a une vingtaine d’années la Commission européenne demanda à Alain Supiot de présider à l’élaboration d’un rapport consacré aux « transformations du travail et au devenir du droit du travail ». Ce dernier revient dans son ouvrage sur « les voies d’une vraie réforme du droit du travail » à l’occasion d’une nouvelle édition augmentée d’une préface rédigée en 2016 qui met en lumière les évolutions dramatiques de la désintégration de l’Europe sociale. Alain Supiot décrit, dans le chapitre La nouvelle Europe, le « détournement de l’objectif d’égalisation dans le progrès » qui inspirait jusqu’alors la jurisprudence européenne : l’élargissement a modifié ses équilibres internes et elle est devenue à la faveur de l’alliance idéologique des pays de la « Nouvelle Europe » un levier particulièrement puissant de déstabilisation des modèles sociaux nationaux. (p. IV) Et c’est à cette occasion que l’on découvre, en se référant aux notes de bas de page, les dates des modifications concernant les lois sur le travail émises par la commission européenne entre 2006 et 2015. Si l’on n’avait pas pris conscience des profondes mutations récentes de notre société (et même pour ceux qui s’en étaient déjà rendu compte) la liste nous fait dresser les cheveux sur la tête en nous demandant si nos institutions ne sont pas, elles, tombées sur la tête."
Bruxelles, discret chef d’orchestre de la loi El Khomri
Source: Reuters
Le Premier ministre Manuel Valls, la ministre du Travail Myriam El Khomri, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron
La mobilisation, déjà spectaculaire, contre ledit projet de loi El Khomri pourrait encore monter en puissance d’ici la fin du mois de mars.
Rien n’indique en effet que les minces concessions rendues publiques le 14 mars par le Premier ministre soient de nature à convaincre les manifestants – qui ont rendez-vous les 17, 24 et 31 mars – de rentrer sagement chez eux. A ce stade, seule la CFDT a jugé satisfaisantes les annonces de Manuel Valls, selon un scénario que les mauvaises langues décrivaient comme écrit à l’avance.
Ce projet se concentre en particulier sur trois aspects : les conditions de licenciement ; l’organisation et la durée du travail ; les modalités assurant l’entrée en vigueur des accords collectifs.
L’objectif de fond est double : adapter les salariés aux fluctuations du marché, autrement dit ne les payer que quand on en a besoin ; et privilégier le face à face direct dans l’entreprise – là où le rapport de forces est le plus défavorable aux salariés – plutôt que les garanties collectives légales. Sous des formes diverses, de nombreux pays ont connu une telle évolution.
La réforme est exigée, pilotée et relayée par les institutions européennes
Car ce que beaucoup d’observateurs – et même de syndicats – n’ont pas vu, ou plutôt pas voulu voir, c’est que la réforme est exigée, pilotée et relayée par les institutions européennes.
En témoignent ainsi les «recommandations» adressées à la France, qui furent énoncées en mai 2015 par la Commission européenne, et validées le 14 juillet (!) par le Conseil européen (gouvernements des Etats-membres).
En atteste également le tout récent «rapport 2016» sur la France publié par la Commission le 26 février dernier. Ce rapport a le mérite de placer le projet actuel en perspective.
Il se félicite par exemple qu’un «glissement progressif [se soit déjà] opéré vers une décentralisation de la négociation collective», rappelant que dès 2004 «la loi Fillon sur le dialogue social a étendu le champ des négociations menées à l’échelon de l’entreprise», ce qui a permis à de tels accords «de déroger aux accords de branche ou interprofessionnels y compris in pejus [c’est-à-dire en prévoyant des conditions temporaires moins favorables aux salariés]».
Le rapport 2016 note en outre que l’accord interprofessionnel de janvier 2013, transposé ensuite dans la loi, a autorisé lesdits «accords de maintien dans l’emploi». Ceux-ci permettent de «modifier les salaires et le temps de travail pour une durée maximale de deux ans» et ce, «sans que cela doive être autorisé à un niveau de négociation supérieur».
Les mesures appliquées avaient été négociées avec Bruxelles
Au paragraphe suivant, intitulé de manière quasi orwellienne «protection de l’emploi», le document de travail de la Commission salue les «réformes mises en œuvre depuis 2008 [qui] ont progressivement simplifié la procédure de licenciement».
Enfin, le rapport de Bruxelles loue donc le gouvernement français pour avoir annoncé «une réforme progressive du code du travail [le projet actuel] pour accroître l’autonomie des négociations à l’échelle de l’entreprise».
Mais c’est en réalité le premier document – les «recommandations» adressées à Paris en juillet dernier – qui avait fixé le cadre contraignant. Il ordonnait ainsi de «réviser le cadre juridique régissant les contrats de travail» afin de réduire la «segmentation» entre titulaires de CDI et de CDD. De même, poursuivait Bruxelles, il convient «de donner plus de latitude aux entreprises pour adapter les salaires et le temps de travail à leur situation économique».
La mobilisation massive a quelque peu bouleversé les plans bruxellois
Neuf mois plus tard, c’est, quasiment mot pour mot, l’objet du projet de loi El Khomri. Du reste, en 2015, des réformes analogues avaient été mises en œuvre en Italie par Mateo Renzi, comme le «job act» qui redéfinit le contrat de travail et «libérant» les licenciements, et en Espagne par Mariano Rajoy qui a adapté les conditions de licenciement à la conjoncture.
Dans tous les cas, les mesures appliquées avaient été négociées avec Bruxelles dans un ensemble plus vaste intégrant les réformes des retraites et de l’assurance-chômage, ainsi que la réduction des dépenses publiques.
Dans le cas de la France, la Commission a obtenu du gouvernement l’accélération du démantèlement du code du travail en «échange» d’une indulgence implicite quant au déficit budgétaire qui reste au-dessus de 3%.
Ou plus précisément : croyait obtenir. Car pour l’heure, la mobilisation massive a quelque peu bouleversé les plans bruxellois.
Une semaine après une première manifestation à l’appel de plusieurs organisations syndicales de salariés (CGT, FO, Solidaires…) lycéens, étudiants et salariés ont de nouveau défilé sans incident jeudi matin dans les rues de Rouen contre le projet de loi El Khomri portant sur la réforme du travail. D’autres rassemblements similaires se sont tenus à Caen, au Havre, à Dieppe. Malgré les modifications apportées en début de semaine au projet de loi par le Gouvernement les organisations d’étudiants et lycéens (Unef, Fage,,,) maintiennent leurs appels à manifester le 31 mars demandant le retrait pur et simple du texte de loi.
Les manifestants rouennais (1.200 dont 700 jeunes source police), dont en tête de cortège une moitié de lycéens ou étudiants, ont tour à tour scandé « Hollande, Valls, démission ». « Cette loi veut créer un code au rabais, sur mesure pour les patrons en imposant un modèle de société inégalitaire et impitoyable », a-t-on entendu dans le cortège. En l’absence de banderole de tête, les plus jeunes manifestants brandissaient des calicots où l’on pouvait lire : “Arrête tes Khomri“, “On vaut mieux que ça“, “Non à l’esclavage en France“ ou “Après mai 68, Mars Attak“.
Le local du PS à Rouen à nouveau la cible des manifestants
Devant la permanence rouennaise du Parti Socialiste les lycéens ont crié « une omelette pour le PS » tout en lançant des œufs sur la vitrine. La devanture avait été déjà copieusement dégradée lors de la précédente manifestation du 9 mars, poussant la fédération départementale à déposer plainte contre X.
Mardi et mercredi une quarantaine d’étudiants du “collectif interluttes“ ou de la “Conjuration des Fourneaux“ ont occupé l’amphithéâtre Axelrad de la faculté de Lettres de la faculté de Rouen.
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