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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 10:54
Régionales : "Le prolétariat moderne a été laissé orphelin, sociologiquement et politiquement."
Sur le site de Ruptures.

Lors du second tour des élections régionales françaises, le Front national (FN) a progressé de 800 000 voix par rapport au premier tour. Avec 6,8 millions de suffrages, il dépasse légèrement le score obtenu par Marine Le Pen lors de la présidentielle de 2012.

Cependant, son pourcentage impressionnant dès le premier tour (27,8% des votants) s’explique d’abord par le niveau particulièrement élevé d’abstention (50,1%). Pour le dire autrement : le FN a largement mobilisé dans un contexte où les anciens électeurs de tous les autres partis désertaient massivement les urnes. Pris ensemble, Les Républicains (LR, droite), l’UDI (« centre »), le PS, les Verts et le PCF ont rassemblé le 6 décembre un électeur inscrit sur trois. Ce total était en moyenne d’un sur deux depuis 1997.

Toutes ces formations ont, depuis cette date, dirigé ou participé à un gouvernement. Et aucun citoyen n’est désormais capable de repérer une différence entre les politiques successives menées. Plus précisément : les orientations mises en œuvre par François Hollande vont encore bien plus loin, dans l’austérité, la désindustrialisation, le démontage des services publics et de la protection sociale, que celles mises en œuvre par son prédécesseur. Fin novembre, le chiffre officiel des chômeurs a fait un bond spectaculaire.

Le président du patronat s’était engagé ardemment contre le vote FN en indiquant que « le retour à la retraite à 60 ans, la hausse des salaires, la sortie de l’euro » mèneraient le pays à la ruine. Il a été immédiatement et chaleureusement remercié par le Premier ministre « socialiste ». Même si ces mesures (en particulier la dernière) ne figurent pas clairement dans le programme du Front national, ce que les électeurs ont remarqué, c’est qu’aucun autre parti ne les défend.

Car aucun des partis « traditionnels » ne remet en cause l’appartenance de la France à l’Union européenne et à la zone euro. Tous sont donc mécaniquement conduits à poursuivre une austérité sans cesse renforcée (la preuve par la Grèce), tout en répétant : si vous êtes contre l’Europe, c’est que vous êtes du côté du FN.

Des millions d’électeurs en ont tiré les conclusions – tout particulièrement dans l’électorat populaire. D’autant qu’en deux décennies, les partis de gauche sont devenus dans les faits – par leurs dirigeants et leurs adhérents – des partis de la classe moyenne supérieure ayant perdu le contact avec le monde ouvrier.

La nature a horreur du vide. Le prolétariat moderne a été laissé orphelin, sociologiquement et politiquement. Dans l’horizon « socialiste », le mariage gay a remplacé les nationalisations. Dès lors, Marine Le Pen s’est vu offrir un boulevard. Et si partis de « gauche » et de droite continuent à promouvoir à chaque scrutin « l’Union sacrée » pour « faire barrage au Front national », celui-ci poursuivra son ascension. Inexorablement.

(Article de Pierre Lévy pour le quotidien allemand junge Welt, édition du 15/12/2015)

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 21:22

Publié par Michel El Diablo

photo d'illustration

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

BFM TV : 8 Millions d'euros de profits et des miettes pour les correspondants régionaux

La chaîne d’information en continu, qui vient de fêter ses dix ans d’existence, devrait réaliser 8 Millions d'euros de bénéfices nets en 2015, mais continue de sous-payer ses correspondants en régions!

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Des flonflons et des paillettes pour BFM TV ! La chaîne d’information en continu, qui a poussé parfois jusqu’à l’absurde la logique du direct-info, vient de fêter ses dix ans d’existence en atteignant 2 % de part d'audience nationale en octobre 2015. La chaîne lancée sur la TNT gratuite il y a dix ans revendique aujourd’hui plus de 10 millions de téléspectateurs par jour, et devrait atteindre en 2015 un chiffre d'affaires d'environ 80 millions d'euros pour une marge nette de l’ordre de 10%.

Belle réussite économique, pour ce modèle qui privilégie le traitement à chaud de l’actualité, parfois au détriment du recul et de la distanciation nécessaires à une information complète et rigoureuse du public. En dix ans, BFM TV a crevé l’écran au point de faire des petits jusque dans l’audiovisuel public. Pas sûr que l’information en sorte grandie. Pas sûr, à l’évidence, que le modèle basé sur une politique de production de l’information qui était clairement affichée comme low-cost il y a dix ans, ne justifie ni n’excuse certaines pratiques.

Ainsi, depuis 2009, BFM TV sous-traite sa couverture de l’actualité en région à une agence de presse bordelaise peu regardante sur les conditions de travail de ses salariés. Au quotidien, ce sont dix journalistes, travaillant exclusivement pour BFM TV, placés sous l’autorité directe des rédacteurs en chef de la 1ère chaîne d’info de France, qui doivent répondre aux ordres de la chaîne, jour et nuit, et fournir une vingtaine de sujets par mois…

Ces correspondants permanents, pour la plupart rémunérés à la pige, doivent veiller sur l’actualité de leur région, informer la chaîne, fournir des prévisions, tourner seuls les reportages sur le terrain, réaliser des duplex... faire ce que font les journalistes salariés de la chaîne, mais pas aux mêmes conditions : astreintes, heures supplémentaires, horaires décalés, intéressement, participation, avantages CE, rien de tout cela !

Inscrits chaque jour au tableau de permanence de la chaîne, ils reçoivent directement les ordres de la rédaction et travaillent avec du matériel fourni par BFM TV, qui est employeur de fait de ces journalistes et de leurs pigistes remplaçants. Après plus de six années de bons et loyaux services, d’une réactivité et d’une disponibilité de tous les instants, les correspondants en région de BFM TV revendiquent leur intégration en tant que correspondants permanents au sein du groupe Next Radio TV. Le Syndicat National des Journalistes, première organisation de la profession, soutient totalement ces confrères, porteurs de la carte de visite de BFM TV, sans en bénéficier du contrat de travail!

 

 

Paris, le 05 Décembre 2015

SNJ - Syndicat National des Journalistes
 
 

 

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 14:23
Smart à Hambach : le front CFDT et CGT persiste et signe
04/11/2015 à 20:22 , actualisé le 05/11/2015
 
 

Mercredi dernier, la direction de smart france et les représentants syndicaux de la CFE-CGC et de la CFTC ont signé le Pacte 2020. Sa finalité : passer à 39 h payées 37 de manière progressive et transitoire et assurer ainsi la pérennité des emplois sur le site de Smartville. Cet engagement, pas plus que les augmentations salariales et les autres propositions n’ont convaincu la CFDT et la CGT qui sont majoritaires en terme de représentativité syndicale.

« Une clause de mobilité de 150 km a été mentionnée dans le protocole d’accord. Cela signifie que la direction s’engage à ne pas recourir à des licenciements économiques mais cette clause pourra être contournée si un salarié refuse un emploi en dehors de Hambach », relèvent les deux syndicats contestataires. Ce mercredi, CFDT et CGT sont à nouveau montés au front en organisant une action à l’entrée de l’usine. Dans un tract, ils ont détaillé les raisons de leur opposition. " Aucune justification économique réelle et sérieuse nécessite le passage aux 39 h et la perte des jours RTT. La rémunération ne compensera pas l’accroissement du temps de travail. La présentation du planning de modulation et les ave nants aux contrats de travail démontrent que les salariés devront travailler 18 samedis en 2015-2016 sur la base de 37 h/semaine. Avec des horaires finissant à 23 h et des salaires de base réduits ", dénoncent les deux syndicats.

Les délégués CFDT de Smart ont rencontré la direction qui entend ainsi poursuivre les négociations. « Ils font le forcing pour nous empêcher à la CFDT de signer le droit d’opposition avec la CGT », déplore Didier Getrey, secrétaire général métallurgie Moselle. « Comme ils n’ont fait aucune ouverture, nous n’honorerons pas le rendez-vous programmé ce jeudi. Et nous restons sur un droit d’opposition ferme et définitif. Nous attendons que l’accord nous soit notifié pour le valider ».

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 15:26

Air Journal, 29 novembre 2015 :

La compagnie aérienne Lufthansa a signé une revalorisation salariale pour plus de 30 000 employés travaillant au sol, ont annoncé hier la direction et le syndicat allemand Verdi.

Après de longs mois de pourparlers, Lufthansa a accepté d’augmenter les salaires de ses travailleurs au sol chez Lufthansa Systems, Lufthansa-Service GmbH, Lufthansa Technik et Lufthansa Cargo de 2,2 % au 1er janvier 2016 et 2017, ainsi qu’un paiement unique de 2 250 euros pour tous les employés à temps plein, au titre de revalorisation salariale pour les mois d’avril à septembre. Les stagiaires de la compagnie aérienne recevront quant à eux un paiement de 600 euros.

 

Cet accord est enfin un bon point pour Lufthansa au terme d’une année catastrophique dans ses relations avec ses catégories de personnel alors qu’elle cherche à baisser ses coûts de production pour contrer les rivales low cost comme Ryanair, easyJet, ou encore les compagnies du Golfe Emirates, Etihad ou Qatar Airways. 2015 aura notamment connu la plus longue grève de PNC de son histoire (4 500 vols annulés et 540 000 passagers tombés en rade durant 7 jours) et de multiples conflits avec ses pilotes.

La direction continue de négocier avec ses deux autres principaux syndicats de personnel : UFO pour le personnel de cabine et Vereinigung Cockpit (VC). Un point central porte sur la réforme des régimes de retraite, aucune ligne consensuelle n’ayant été trouvée à ce jour.

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 18:41
Les salariés de Sidel ont débarqué à Barentin

Vu sur le blog de l'UL CGT Dieppe

25 nov. 2015

photo Paris-Normandie

photo Paris-Normandie

 

Après avoir multiplié les actions dans les points de vente proches du Havre, les Sidel sont allés porter leurs revendications  près de Rouen, avec le soutien de l'Union départementale CGT et des Unions locales, dont celle de Dieppe.

Une centaine de salariés, des dizaines de chariots de supermarché : action médiatique, hier, au sein du plus grand hypermarché de la région, avec les salariés de Sidel, à l'initiative de la CGT.

Sidel, entreprise havraise, fabrique des machines permettant l’élaboration de bouteilles en plastique (notamment pour les sodas) et d’emballages en carton (pour les packs de jus de fruit ou de lait par exemple). La direction annonce la suppression de près de 300 emplois, un tiers des effectifs, pour rehausser les dividendes des actionnaires.

« On estime à plus d’un millier le nombre de familles potentiellement touchées par cette restructuration dans le bassin d’emploi du Havre », rajoute un salarié tandis que, dans une ambiance bon enfant, des syndiqués avec leurs drapeaux défilent dans les rayons de la grande surface.

« Sidel, c’est Tetra Pak », résume Raynald Kubecki, porte-parole CGT des Sidel tandis qu’il passait hier après-midi les caisses du Carrefour de Barentin, mégaphone à la main. « C’est la majorité des emballages en carton dans le monde. Si nous venons à Barentin, c’est pour faire parler de ce plan social qui nous est annoncé et pour dire qu’il sera dramatique s’il voit le jour. Nous avons construit des propositions alternatives ».

Une centaine de salariés qui ont, hier, pacifiquement déambulé dans l’hypermarché. Ils ont rassemblé un échantillonnage des produits que leur entreprise emballe, avant de symboliquement les abandonner devant les caisses. Ces clients, de Sidel c'est : Coca, Evian, Nestlé, Danone, Pepsi... ce sont les boissons qu’ils conditionnent grâce à leurs machines : de l’eau de source ou minérale, des jus de fruit, des nectars, des sodas, des boissons énergisantes, etc. Dans le monde entier…

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 16:15
SIDEL, contre les licenciements : Opération Boycott au Carrefour Barentin le mardi 24 novembre à 17 heures
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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 11:29

22 Nov. 2015, sur le Parisien.fr

 

 Le Bazar de l'Hotel de Ville n'ouvrira pas le dimanche.

 Le Bazar de l'Hotel de Ville n'ouvrira pas le dimanche. (LP/Philippe Baverel.)

Les salariés du BHV-Rivoli (groupe Galeries Lafayette) se sont exprimés à une courte majorité contre le projet d'accord sur le travail dominical dans leur établissement, qui ne sera donc pas signé, a-t-on appris ce dimanche de sources syndicales.

 Une consultation des salariés avait été organisée de vendredi à dimanche et le non l'a emporté par «640 voix contre 627», ont indiqué la CGT (majoritaire) et SUD Solidaires BHV (2e syndicat).

Le résultat de cette consultation déterminait la signature et donc la mise en application de ce projet d'accord qui vise à pouvoir ouvrir tous les dimanches le magasin, situé dans le quartier du Marais à Paris, l'une des zones touristiques internationales (ZTI) créées par la loi Macron. Deux des quatre syndicats de l'établissement, la CGT, qui bataille contre le travail du dimanche, et la CFTC, avaient déjà fait savoir qu'ils ne signeraient pas le texte. Les deux autres, SUD Solidaires BHV et CFE-CGC, attendaient le résultat de la consultation pour se déterminer.  [...]

Lire la suite sur Le Parisien ici.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 22:52
Ces chercheurs américains ont abouti après de longues recherches aux mêmes conclusions que les syndicats.  Cela implique le renforcement des pouvoirs du CHSCT ( Comité d' hygiène, de sécurité et des conditions de travail )  dans les entreprises et l'interdiction de la précarité comme seul "contrat" de travail, comme le souhaite Macron et le gouvernement Valls .  C'est une question de santé publique.  A.C.

sur lci TF1

Extraits

Edité par
le 09 novembre 2015

 

Les femmes réagissent moins bien au stress que les hommes.

Les femmes réagissent moins bien au stress que les hommes. / Crédits : Thinkstock

 

Santé Des chercheurs des universités américaines de Stanford et Harvard affirment que le stress professionnel peut faire perdre jusqu'à 33 ans d'espérance de vie.

Travailler dans un environnement hostile et stressant peut fortement réduire la durée de vie. Alors que l'espérance de vie dépasse désormais les 80 ans dans les pays de l'OCDE, des chercheurs américains de Stanford et d'Harvard affirment que le stress professionnel peut faire perdre jusqu'à 33 ans d'espérance de vie, selon une étude publiée fin octobre dans la revue Health Affairs.

Risque de licenciement et absence de sécurité sociale : facteurs déterminants
Il ressort de leurs résultats que le stress éprouvé en milieu professionnel constitue un facteur déterminant - de 10 à 38% selon les chercheurs - de cet écart de 33 ans. Les salariés stressés, travaillant sans protection sociale ou susceptibles d'être licenciés, sont ceux qui vivent le moins longtemps.
 
Pour réduire cette différence d'espérance de vie, les universitaires préconisent de meilleures conditions de travail, sans précarité, sans trop d'horaires décalés et avec une couverture sociale généralisée.

VIDEO.Burn out : "on en parle plus et il y a plus de stress au travail" 

Stress au travail. L'espérance de vie peut chuter de 33 ans

Lu sur Ouest France.  Extraits.

En cartographiant l'espérance de vie entre les Américains, des universitaires ont constaté un écart frôlant parfois les 33 ans. Une disparité liée au stress au travail.

Les chercheurs des universités de Stanford et Harvard assurent aujourd'hui que le stress au travail peut faire perdre 33 ans d'espérance de vie. En cause : la flexibilité permanente, la crainte du chômage ou un environnement de travail hostile. [...]
Les horaires décalés aggravent cette disparité chez les femmes

[...] Plus précisément, chez les femmes, les horaires décalés aggravent cette disparité. Tandis que chez les hommes, la précarité dans son ensemble est un facteur aggravant.

Pour prolonger notre espérance de vie et donc en finir avec le stress au travail, les universitaires préconisent alors d’instaurer de meilleures conditions de travail où la précarité est « absente », les horaires décalés « une exception » et la mutuelle d’entreprise un « acquis ». L’entreprise rêvée en quelque sorte.

L'Huffington Post  |  Par
Mis à jour:
Extraits

SANTÉ - Un environnement de travail hostile et stressant peut réduire (de beaucoup) notre espérance de vie. [...]

En analysant les résultats, ils se sont rendu compte que ceux qui subissaient le plus de stress et se retrouvaient dans les postes les moins bons étaient surtout ceux dont le niveau d'études était bas.[...]

Mais d'autres facteurs joueraient également un rôle essentiel: la précarité, les licenciements fréquents ou les difficultés lors de la recherche d'un nouvel emploi auraient, plus que tout, l'effet de "raccourcir" la vie. Pour les hommes comme pour les femmes, le fait de ne pas maîtriser sa vie professionnelle représenterait un obstacle majeur. Ce qui "tue" les femmes est principalement lié aux horaires alternés trop fatigants, tandis que les hommes seraient bien plus épuisés par un climat général d'insécurité.

"Il est indispensable de créer des environnements de travail plus viables, surtout pour les travailleurs n’ayant pas fait d'études supérieures", écrit le Washington Post au sujet de cette étude. "Vous vous tuez littéralement au travail. Heureusement, pour la plupart de ces problèmes, y compris les horaires alternés, les heures supplémentaires et le travail non rémunéré, des solutions relativement simples existent : il suffit de modifier le règlement intérieur des entreprises."

Ce blog, publié à l’origine sur le HuffPost italien, a été traduit par Jennifer Joffre pour Fast for Word.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 10:48
Commentaires : les communistes rouennais commenceraient-ils à comprendre ?  Est-ce durable ?  Est-ce la proximité des élections régionales ?  Encore un effort ! Le PS n'est plus un parti de gauche.  L'Union de la gauche n'est plus.  Il faut en tirer les conclusions. Y.G.
Publié le 10/11/2015 á 21H31 sur paris-normandie.fr.  Extrait.

 

Politique. La délibération sur l’ouverture des commerces le dimanche crée d’étranges rapprochements : Chabert et Bertheuil, Pennelle et Moreau...

Commentaires : nous laissons à Paris-Normandie la responsabilité de ces commentaires politiciens.

Le conseil municipal de Rouen cul par-dessus tête
Guillaume Pennelle, tantôt doux en pourfendeur de l’ultra-libéralisme, tantôt dur en pasionaria de la tolérance zéro (photo Stéphanie Péron)

 

«C’est bien c’est la démocratie, les lignes bougent, ça permet certains rapprochements », note ironique Stéphane Martot sur quelque sujet débattu lors du conseil municipal lundi soir. Il ignorait à ce moment-ci de la séance que sa petite pique allait prendre une étrange résonance. En l’espace d’une seule délibération - sur l’ouverture des commerces le dimanche - la géométrie politique locale est passée d’Euclide à Riemann. Explications.

La droite vote avec le PS, pas les écologistes ni le PC

Préambule, il s’agissait d’entériner les cinq dimanches d’ouverture en 2016. Le délai étant trop court pour mener à bien la concertation sur la possibilité de les ouvrir davantage. La loi Macron permet de les étendre jusqu’à 12, et c’est au conseil municipal de décider. Autant dire que le débat n’a pas vraiment porté sur la délibération en elle-même mais plutôt sur les principes sur lesquels reposent la loi...

Les échanges commencent avec Didier Chartier (PC) qui rappelle assez justement aux socialistes ici présents qu’ils avaient voté le 19 décembre 2008 une motion contre l’extension du travail le dimanche. L’élu communiste renouvellera deux fois sa demande d’éclaircissement. « Nous avons des engagements, des valeurs. On a le droit d’en changer mais il faut le dire. » Silence du PS local. Le seul à s’exprimer chez les socialistes est l’adjoint au commerce, Bruno Bertheuil, qui se retranche derrière une attitude ouverte à la concertation. « Nous aurons toute l’année 2016 pour consulter tout le monde. » Une démarche soutenue par l’UDI Patrick Chabert. « Pour une fois nous sommes d’accord. »

Ce qui n’est pas du tout le cas des écologistes. Stéphane Martot revendiquant pour les personnes « le droit de ne rien faire, de faire du sport, d’aller au musée, de se reposer (...) » et le besoin de ne pas céder « à la pression consumériste ». Son collègue d’EELV, Cyrille Moreau, ajoute que de toute façon, « ce seront les grandes surfaces qui en bénéficieront. Nous, nous défendons le commerce de proximité. » Estocade même pas mouchetée à destination des centristes qui se présentent volontiers comme les chevaliers blancs du petit commerce, derniers remparts contre l’impéritie des socialistes. De fait, pour l’instant à Rouen, seule la direction des Docks 76 et de Saint-Sever s’est montrée intéressée, les indépendants étant en grande majorité contre l’extension des dimanches.

En tout cas, Guillaume Pennelle est « parfaitement d’accord » avec Cyrille Moreau. « On ne peut pas défendre en même temps le commerce de proximité et l’ouverture le dimanche. M. Macron et M. Chabert fonctionnent ensemble, c’est l’ultralibéralisme. Un moment, faut dire stop. » Le FN vote quand même pour, « pour débattre ». Droite, centre et socialistes aussi. Les écologistes s’abstiennent et les communistes votent contre. Une mère truie n’y retrouverait plus ses petits.

[...]

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 09:10

Lu sur le Grand soir

Une enquête de l’ONG Corporate Europe Observatory, dont la raison d’être est d’étudier les groupes de pression qui sévissent à Bruxelles, a établi une liste des anciens membres de la Commission présidée par Manuel Barroso ayant retrouvé de juteuses situations dans les entreprises multinationales.

La porosité est telle entre la Commission et ces grandes entreprises qu’elles constituent un seul et même monde.

Ainsi, on a été à peine étonné d’apprendre que la Commission était parfaitement au courant des magouilles à grande échelle de Volkswagen et que le Parlement avait décidé de voter contre une commission d’enquête avant d’autoriser une marge de tolérance sur les émissions de diesel qui continueront à tuer environ 100 000 personnes par an en Europe.

Si l’on se penche sur la liste des anciens commissaires pantouflards, le conflit d’intérêt est quasiment la règle. Un tiers des commissaires de l’ère Barroso sont désormais des cadres influents de grandes entreprises privées. La luxembourgeoise Viviane Reding qui, du haut de sa grandeur morale, compara la politique de la France à l’égard des Roms à celle de l’Allemagne nazie, et qui fut commissaire à l’éducation et à la culture puis à la justice, a été autorisée par la Commission européenne à devenir membre du conseil d’administration de la compagnie minière belge Nyrstar, ainsi que du Kuratorium, une institution œuvrant pour la promotion d’un traité de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis.

Karel de Gucht, ex-commissaire au Commerce et négociateur du Traité transatlantique, exerce chez le gestionnaire de patrimoine Merit Capital. La femme d’affaires néerlandaise Neelie Kroes, responsable de la privatisation des PTT dans son pays, ancienne commissaire à la concurrence, est salariée par Merrill Lynch. Sa nomination avait été critiquée par le Parlement européen car elle avait détenu un mandat d’administrateur dans 43 grandes entreprises (dont Thales et PriceWater House Coopers, cabinet d’audit proche des services secrets étasuniens). Elle avait été également mise en cause aux Pays-Bas pour la gestion de son patrimoine immobilier : elle avait en effet omis de déclarer plusieurs immeubles lui appartenant à Rotterdam et avait juré ne plus se souvenir comment elles les avait financés. Enfin, on lui avait reproché ses relations d’affaires avec le sulfureux promoteur Willem Holleeder, précédemment condamné à 11 ans de prison pour l’enlèvement du magnat de la bière Heineken. C’est elle qui avait intimé au Premier ministre français Villepin l’ordre de ne pas s’opposer au rachat d’Arcelor par Mittal. Au nom de la concurrence libre et non faussée, une entreprise sidérurgique franco-luxembourgeoise devait devenir, tout affaire cessante, un conglomérat anglo-indien.

Tout aussi dérangeant est le cas de l’ancien commissaire à l’environnement, le Slovène Janez Potočnik. Cet ancien professeur d’université pantoufle désormais au sein du Forum for the Future of Agriculture, groupe de pression créé tout simplement par l’agrochimie Syngenta, leader mondial dans la recherche liée à l’agriculture, en particulier la production de produits phytosanitaires et qui ne nous veut que du bien.

Quant à José Manuel Barroso, il pantoufle dans 22 organisations, certes la plupart honorifiques mais néanmoins très influentes, comme les Bilderberg Conferences ou le European Business Summit.

Pour le Corporate Europe Observatory, le microcosme bruxellois « conduit à une proximité relationnelle malsaine entre législateurs et sujets de la législation ».
Ces élites économico-politiques n’ont que faire des peuples. La Commission est structurée pour que l’opacité règne, pour que la finance gouverne sans contrôle des gouvernements nationaux. Les commissaires sont les relais et les agents de la globalisation libérale, ce qui implique, concrètement, la fin des prérogatives des gouvernements et parlement nationaux. La Commission est au service de l’optimisation (évasion) fiscale, des paradis fiscaux, du moins-disant social.

Ces politiques sont mises en œuvre par des hommes – et des femmes – dont l’objectif de vie a été de servir les grands intérêts et qui sont donc récompensés par de formidables sinécures, quand il ne s’agit pas de simonies, au soir de leur vie professionnelle.

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