Photo Info-chalon.com
Lire le communiqué de la CGT ci-dessous
Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
dimanche 3 avril 2016, par Comité Valmy
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Cela fait chaud au cœur : près d’un millier de jeunes étudiants et lycéens, pleins d’enthousiasme, réunis à Tolbiac, le soir du 30 mars 2016, contre la loi El Khomri, dite "loi travail".
Rassemblés, pour certains depuis le 9 mars, beaucoup de jeunes les ont rejoints à l’occasion des AG et des manif’s qui se succèdent, semaine après semaine, aux côtés des salariés en première ligne contre le projet de loi gouvernemental, socialement liberticide.
Ils se souviennent de la rude bataille gagnée en 2006 contre le CPE. Par leur multitude et leur détermination commune, travailleurs, lycéens et étudiants, ont alors imposé le retrait pur et simple de la loi, infligeant au gouvernement Chirac-De Villepin une défaite en rase campagne.
D’autres ne manquent pas d’évoquer mai 68, l’ambiance d’alors, les mots d’ordre libertaires écrits à la hâte et placardés dans les amphis, les libertés prises avec le sombre quotidien, des vacances pour l’esprit, un instant libéré.
Ce printemps 2006 va-t-il être un "remake" des souvenirs héroîques ?
Le climat qui règnait ce 30 mars à Tolbiac le laisserait penser.
Les mobilisations ouvrières et de jeunes qui se succèdent dans le pays depuis le 9 mars, plus puissantes, semaine après semaine, elles annoncent, pour les temps prochains, un climat de grande marée.
Mais, il ne faut pas se le cacher, la bataille qui s’annonce ne sera pas une promenade de santé.
Pour la gagner, faut-il encore mesurer les forces du capital qui se dressent contre notre peuple et qu’il faut battre. Et faire l’inventaire des moyens et la stratégie de ceux que nous combattons. Et pas seulement le gouvernement PS, mais aussi et surtout ses commanditaires.
Car Hollande, Valls et Macron ne sont que les fondés de pouvoir de l’oligarchie, les marionnettes du capital globalisé, comme l’étaient hier les Sarkozy, les Fillon, les Juppé. L’oligarchie, c’est le pouvoir qui détient à son profit les moyens de production et d’échange volés à la Nation, et qui s’est payé l’ensemble des grands médias au service de sa publicité.
Voilà qui se dressent face à nous et qu’il faut connaître.
Mais soyons plus précis. Depuis des décennies, il n’y a plus de capital strictement hexagonal. En France, le capital financier n’a pas de patrie. Pour sa survie, il s’est mondialisé. Et, en premier, européanisé. Car, par tradition, il se met sous la coupe du plus puissant, le capital allemand. Comme en 1940, il "collabore", comme fidèle second.
Pour générer des profits plus amples, ils ont mis en place ensemble un espace plus vaste que le territoire national : l’Union européenne. Plus de frontières, plus de douane, plus de droits à payer. Et une main d’œuvre robotisée au meilleur marché.
D’où les oukases bruxellois infligeant toujours plus d’austérité, des droits sociaux réduits à zéro. N’est-ce pas leur objectif en essorant le Code du Travail ?
Nous voici donc revenus au point de départ : la loi El Khomri !
Pour se mettre plus efficacement en ordre de bataille, n’aurait-il pas fallu à Tolbiac, l’autre soir, rappeler ces vérités, pas un instant abordées ?
Jean LEVY
Membre du bureau du Comité Valmy
31 mars 2016
01 avr. 2016
Dieppe le 1er avril 2016
Le 31 mars, pour exiger le retrait du projet de loi El Khomri-Valls, nous étions 3 000 dans les rues à Dieppe. Cette étape supplémentaire s’est concrétisée par la mobilisation, selon les endroits, de quelques grévistes à des blocages complets de la production et avec une participation plus importante encore que lors des mobilisations précédentes.
Les salariés, du public comme du privé, les jeunes, les privés d’emploi et les retraités représentaient plus de 45 entreprises et collectivités de l’agglomération.
SNCF Dieppe, Véolia, Schneider, JC Decaux France, Traiteur Ali Baba, Territoriaux de Dieppe, Sika Gournay, Territoriaux Arques. Super U Serqueux, Danone, MGI Coutier, Autoliv , Pompiers Dieppe, Hôpital Dieppe, Syndicat Mixte du Port de Dieppe, SPIC Construction, ERDF Dieppe, EDF Paluel, EDF Penly, FAPT 76, Nestlé, DIRNO, Alpine, Carrefour, Carrefour Market, Normival, TTHA Compagnie, Association Foyer Duquesne, Pôle emploi Dieppe, Davigel, Gévelot (52 grévistes la production quasi bloquées),Tati, Toshiba, CAF, CPAM, URSAFF, Finances Publiques, Plastuni, Conseil départemental, AMCM Usinage, Freemach, PCI, OPAD, STUD , Nuvia, Hôpital, Grugny, Dakin, Cégelec, Rousseau Batiment...
Sur le département, ce sont 42500 manifestants qui ont exigé le retrait de ce projet de loi « Travail », ni négociable, ni amendable. A Rouen : 25 000 manifestants, au Havre : 15 000, à Lillebonne : 700, à Fécamp : 1 000, à Eu : 800 manifestants
Alors que, partout en France, c’est plus d’un million de manifestants qui a démontré, dans l’unité, cette exigence.
Et que répond le gouvernement ? Le président F. Hollande, depuis Washington, répond ce vendredi matin 1er avril, que la CGT multiplie par 4 le nombre de manifestants car elle est en difficulté.
Nous, CGT, affirmons que le gouvernement et le patronat divisent le nombre de manifestants et de grévistes par 10 parce qu’il sait notre détermination collective pour imposer le retrait de projet de loi ultra-réactionnaire !
Les mensonges présidentiels et le dispositif policier contre les jeunes et le droit de manifester ne feront pas reculer notre mobilisation.
Les organisations syndicales CGT, FO, Solidaires, FSU, UNEF, FIDL ont réaffirmé que les pouvoirs publics doivent garantir le droit à manifester, à se réunir, à s’organiser, tout en assurant la sécurité des manifestants. Nous y veillerons collectivement, à Dieppe aussi !
Le retrait de cette loi scélérate VALLS-El KHOMRI, nous sommes plus que jamais déterminés, avec tous nos syndiqués, à l’imposer.
Ce retrait serait un résultat formidable qui ouvrirait la voie au combat :
Aussi, nous décidons d’organiser des actions nécessaires, dès les 5 AVRIL avec des distributions et le 9 AVRIL UN GRAND RASSEMBLEMENT A 14H30 LIEU DIT DE LA FONTAINE QUAI HENRI IV A DIEPPE, pour poursuivre la construction de la mobilisation indispensable.
Comme le dit le communiqué : « Si le gouvernement ne répond pas, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL resteront déterminées à poursuivre et à amplifier la mobilisation pour obtenir le retrait du projet de la loi travail et à conquérir de nouveaux droits sociaux y compris par les manifestations et la grève interprofessionnelle. »
sur Info-Chalon

A Bourbon-Lancy, Chalon sur Saône, Louhans, Le Creusot et Mâcon.
Photo Info-chalon.com
Lire le communiqué de la CGT ci-dessous
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Nouvelle mobilisation syndicale contre la loi travail ce mardi 5 avril
A Bourbon-Lancy, Chalon sur Saône, Louhans, Le Creusot et Mâcon. Photo Info-chalon.com Communiqué de presse La mobilisation pour le retrait du projet de loi El Khomri et l'écriture d'un code du...
Le patronat en rêve : revenir aux conditions du XIXème siècle, aux temps rêvés des patrons quand la grève était encore interdite. Un patron du Nord l'a fait : il a interdit le droit de grève. Le comportement du gouvernement lui donne des ailes sans doute. Inspiré par Valls-Hollande et le Medef, il a licencié ses salariés grévistes.
Le droit de grève ? C'est archaïque. Ce sont des idées du passé, les idées de ceux qui restent frileusement accrochés aux droit et code du travail. N'est-ce pas ce que nous serinent tous nos experts et journalistes ?
Qu'est-ce qu'ils vont dire nos valeureux chiens de garde de cette nouvelle interprétation des libertés collectives ?AC
Economie - Loi Travail : 3 salariés grévistes menacés de licenciement dans le Nord
Trois salariés d'une entreprise de métallurgie de Hazebrouk, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Lille (Nord-Pas-de-Calais), risquent de perdre leur travail car ils ont fait grève je...
Histoire et mémoire de classe : Le droit de grève est le fruit d'un long combat
Un long chemin vers les libertés collectives à l'entreprise
La loi Le Chapelier, votée en 1791 interdisait le droit de coalition, donc la grève. En mai 1864, une loi rétablit ce droit, autorisant ainsi la grève.
Près de 80 ans plus tard, le droit de grève est de nouveau interdit, par le gouvernement de Vichy qui prône la collaboration de classe érigée en loi dans la « Charte du travail ». Pendant la longue période d'occupation nazie, la classe ouvrière fournit une part importante des combattants de la résistance. Parmi eux, un grand nombre de militants de la CGT et du Parti communiste français. Un grand nombre de fusillés et de déportés aussi. Les rues de nos villes en témoignent. Beaucoup portent le nom de ces martyrs.
Le droit de grève est un droit constitutionnel
A la Libération, une nouvelle constitution est débattue et votée. L’avènement de la Quatrième République transforme le droit du travail en France. Désormais, par leur inscription dans le préambule de la constitution de 1946, certains droits et libertés deviennent constitutionnels. Le texte affirme ainsi que « Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au syndicat de son choix. », instaure le droit de grève et l’interdiction de la discrimination au travail. Il s’engage aussi sur le respect du droit international. L’attachement à ce préambule et à la déclaration universelle des droits de l’homme sera réaffirmé dans la constitution de 1958.AC
UL CGT Dieppe Aucun commentaire
31 mars 2016
Ce matin, plus de 3000 personnes dont 500 lycéens ont manifestés à Dieppe pour exiger le retrait de la loi El Khomri.
De nombreuses entreprises ou collectivités ont été recensées pour Dieppe, pouvant aller de quelques grévistes à des blocages complets de la production :
SNCF Dieppe, Véolia, Schneider, JC Decaux France, Traiteur Ali Baba, Territoriaux de Dieppe, Sika Gournay, Territoriaux Arques. Super U Serqueux, Danone, MGI Coutier, Autoliv , Pompiers Dieppe,Hôpital Dieppe,Syndicat Mixte du Port de Dieppe, SPIC Construction, ERDF Dieppe, EDF Paluel, EDF Penly, FAPT 76, Nestlé, DIRNO, Alpine, Carrefour, Carrefour Market, Normival, TTHA Compagnie, Association Foyer Duquesne, DGFIP,Pôle emploi Dieppe, Davigel, Gévelot (52 grévistes la production quasi bloquées),Tati, Toshiba, CAF, CPAM, URSAFF, Finances Publiques, Plastuni, Conseil départemental, AMCM Usinage, Freemach, PCI, OPAD, STUD , Nuvia, Hôpital, Grugny, Dakin...
La liste n'est pas exhaustive...
Les rues de Dieppe ont résonné aux slogans contre la loi écrite par le triumvirat Hollande-Valls-Gattaz, musique, sirène, sifflets et de la couleur rouge drapant la très grande majorité des manifestants….De bruit et de couleur, il y avait longtemps qu’on n’avait pas vu pareille démonstration sur Dieppe.
Demain l’Union Locale Cgt de la Région Dieppoise organise son comité général et discutera des suites à donner sur le plan local…
Continuons à nous mobiliser pour exiger le retrait total de la loi travail.
Dès 4h30, sur la Zone Industrielle, plusieurs blocages ont vu le jour ainsi qu'aux abords du Havre pour un blocage de l'économie havraise qui a vu des kilomètres de bouchons, pour montrer la détermination des salariés, contre cette loi d'un autre temps, ceux-ci se sont déroulés jusqu'à 10h ! Au départ du CCI (patronat), ce sont des milliers de salariés, jeunes, retraités et privés d'emplois qui ont défilé dans les rues, près de 15.000, sur des airs "retrait de la loi du travail", une manif colorée et bruyante qui a fini sur le parvis des jardins de l'Hotel de Ville, avec des campements pour marquer le retour au 19ème siècle ainsi qu'un barbecue géant, avec prises de paroles qui ont appelé à amplifier encore le mouvement, pour le RETRAIT DE LA LOI KHOMRI ! Des iniatives et actions sont à venir, une intersyndicale a lieu, ce soir...
En Normandie, on a dénombré 25.000 à Rouen, 14.000 à Caen, 3.000 à Dieppe, 1700 à Evreux . A Paris, des dizaines de milliers de manifestants, Nationalement, plus de 200 manifestations, soit 1.200.000, contre 450.000, le 9 Mars dernier ! Et VALLS reste droit dans ses bottes, donc ON LACHE RIEN !
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Des appels à manifester ont été lancés pour le 31 mars
Des appels à manifester contre le projet de loi El-Khomri ont été lancés pour la journée du 31 mars par les syndicats de salariés CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, ainsi que les organisation étudiantes et lycéens UNEF, UNL, FIDL dans les plus grandes villes ainsi que dans certaines villes moyennes de Normandie. A Rouen, Caen, Le Havre, Evreux, Cherbourg ainsi qu’à Lillebonne, Fécamp, Eu, Lisieux… Pour la CGT qui exige le retrait complet du projet de loi. En cas de maintien, elle invite « à renforcer les mobilisations, y compris par la grève et les manifestations ».
Sur le terrain strictement politique, le PCF, le PG, Ensemble, le NPA, EELV… appellent à manifester. Dans les rangs du PS, un appel a été lancé en Seine-Maritime par des secrétaires de section, des élus. Dans une tribune rendue publique mercredi, ils affirment que si cette loi avait été présentée « avant 2012 », date de l’élection de François Hollande et de la majorité socialiste à l’Assemblée nationale, ils auraient défilé « avec le reste de la gauche, dans la rue, contre la majorité des mesures qui sont aujourd’hui prévues dans cet avant-projet de loi ».
Des mouvements de grève sont attendus avec des perturbations dans les transports (SNCF, TCAR…) ainsi que dans la fonction publique d’Etat, territoriale et hospitalière. La direction régionale de la SNCF prévoit en Normandie, des perturbations pour la journée du jeudi 31 mars avec un retour progressif à la normale vendredi 1er avril matin à partir de 8 heures. Le TGV Le Havre – Marseille devrait circuler normalement. Pour les trains Intercités, il est prévu 6 trains sur 10 sur Paris – Rouen – Le Havre, 7 trains sur 10 sur Paris – Caen – Cherbourg, et 2 trains sur 10 sur Paris – Granville. Pour les TER, près d’une circulation sur deux sera assurée par train ou par car.
Selon l’UD CGT de la Seine-Maritime, des appels à la grève ou arrêts de travail ont également été lancés dans les ports, chez Renault, à EDF, chez Chevron, Total, dans le secteur associatif social.
Etienne Banzet
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Loi Travail: une attaque contre les travailleurs et la laïcité
La mobilisation contre " loi Travail " continue, comme on a pu le voir avec les manifestations de jeudi 24 mars. Le seul objectif de cette mobilisation doit être le retrait total de cette loi et non
Extraits
[...]
L’employeur va chercher à extraire le plus du travailleur, et pour cela il met en place un cadre réglementaire particulier (les « réglementations d’entreprises ») et il cherche par tous les moyens à ce que les conditions de l’usage de la force de travail dans le temps concédé par le « contrat » soient retirées du cadre légal commun pour être soumis à la « réglementation d’entreprise ». [...]
Article 6 : Cet article introduit la « question religieuse » dans le cadre de l’entreprise, et créée, par cela, un facteur nouveau de division entre les salariés. […] Ce qui veut dire que les travailleurs vont se voir classer par « religions », avec les effets que l’on devine, non seulement sur leur capacité à offrir un front commun face à la direction de l’entreprise, mais aussi à l’émergence de préférence cultuelle pour certains postes. Cet article inscrit de fait le communautarisme dans le droit du travail.[…]
La troisième précision qu’il convient alors de faire est de rappeler que la mobilisation contre cette loi sera d’emblée politique ou alors ouvrira la voie à tous les reculs et toutes les compromissions possibles. Ce qui est en jeu est affaire de principe et non d’opportunité. Lutter contre la loi « Travail » revient à lutter contre l’Union européenne, contre le « six-pack » de la zone Euro, mais aussi contre le démantèlement du cadre laïc de notre république.