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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 22:40

 |   |  683  mots

Le Premier ministre britannique David Cameron et le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka.  Alors que David Cameron a arraché à Bruxelles un "statut spécial" favorable au Royaume-Uni pour tenter de le maintenir dans l'Union, son homologue tchèque

Le Premier ministre britannique David Cameron et le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka. Alors que David Cameron a arraché à Bruxelles un "statut spécial" favorable au Royaume-Uni pour tenter de le maintenir dans l'Union, son homologue tchèque (Crédits : David W Cerny/Reuters)

Faut-il craindre un effet domino si la Grande-Bretagne quitte l'Union européenne? C'est en tout cas la menace qu'a laissé planer, mardi, le Premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, en affirmant qu'un débat serait engagé dans son pays d'ici à "quelques années" si cette hypothèse devait se confirmer.

Naguère utilisée pour décrire le basculement des pays d'Europe de l'Est dans le giron soviétique, la théorie de l'effet domino pourrait bien resurgir à l'aune de l'actuel débat sur le "Brexit". En effet, si la Grande-Bretagne quittait l'Union européenne au terme du référendum prévu le 23 juin prochain, la République tchèque se pencherait également sur la question, a averti mardi son Premier ministre, Bohuslav Sobotka.

"Si la Grande-Bretagne quitte l'UE, un débat sur le retrait de la République tchèque sera à attendre dans quelques années", a déclaré Bohuslav Sobotka à l'agence tchèque CTK. L'impact risque d'être vraiment énorme", a-t-il insisté, avant de mettre en garde contre les conséquences économiques et sécuritaires d'un éventuel retrait de son propre pays.

Aujourd'hui, 62% des Tchèques voteraient contre l'adhésion à l'UE...

Après la partition à l'amiable de la Tchécoslovaquie en 1993, la République tchèque a rejoint l'Otan en 1999 et la Slovaquie l'a suivie en 2004, avec l'adhésion des deux pays à l'UE. Malgré le bénéfice tiré des fonds d'investissements structurels européens, la République tchèque conserve une large défiance vis-à-vis de l'UE. Selon un sondage effectué en octobre dernier par l'institut de sondage pragois STEM, trois Tchèques sur cinq sont mécontents de l'appartenance de leur pays à l'Union. Et si un référendum sur l'adhésion à l'UE devait se tenir aujourd'hui, 62% d'entre eux voteraient contre. Le débat autour de la volonté de Bruxelles de contraindre certains des Etats membres - et notamment d'accroître la participation des pays d'Europe de l'Est - à accepter des quotas pour l'accueil des migrants n'a fait qu'accroître cette défiance.

manifestations anti-migrants à Prague

Une manifestation anti-migrants à Prague, début février 2016. (Photo: David W Cerny/ Reuters)

Alimenté notamment par l'ancien président eurosceptique Vaclav Klaus, chef de l'Etat en 2003-2013, le sentiment anti-européen actuel est d'ailleurs surtout lié à la crise migratoire, précise STEM. Le président tchèque de gauche, Milos Zeman, réclame également un coup de frein à la vague de migrants et de réfugiés arrivant en Europe. Il a même participé l'année dernière à un rassemblement contre les migrants, organisé par le mouvement xénophobe "Bloc contre l'islam".

...mais n'aimeraient sûrement pas revenir dans la zone d'influence russe

Mais, selon le Premier ministre, une fois sortie de l'Union européenne, la République tchèque se retrouverait dans la "sphère d'influence" de la Russie.

"Il s'agirait là d'une négation absolue de l'évolution depuis 1989", date de la chute du régime communiste à Prague, a-t-il lancé.

Une hypothèse impopulaire dans l'ex-Etat soviétique, berceau du "Printemps de Prague" qui a ouvert la voie à une libéralisation progressive dans les anciens Etats satellites de l'URSS, initiée en janvier 1968 par le président Dubček et violemment réprimée huit mois plus tard, avec l'invasion des chars russes dans la capitale tchécoslovaque.

Les Serbes affichent leur désillusion avant même d'entrer dans l'UE

Pendant ce temps, le Premier ministre serbe Alexandre Vucic a a enfoncé le clou en affirmant que l'adhésion à l'Union européenne n'était plus "le grand rêve d'autrefois" pour les Etats des Balkans.

 "L'Union européenne à laquelle nous aspirons tous a perdu son pouvoir magique", a-t-il déploré à l'occasion d'une conférence de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (EBRD). "Quand vous voyez qu'au Royaume-Uni au moins 50% des gens disent qu'ils veulent sortir, cela a un effet sur l'opinion", a ajouté le chef d'Etat.

Sept pays sont actuellement candidats pour rejoindre l'UE lors de la prochaine phase d'élargissement, à l'horizon 2019: la Serbie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, la Turquie et la Macédoine. Les rapports européens pointent ici et là des taux de chômage record, un niveau de corruption élevé ou autant de points susceptibles d'empêcher ou de retarder une adhésion de plusieurs années. Si tant est qu'ils veuillent toujours rejoindre l'Union européenne d'ici là.

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 19:03
SNCF, RATP : appel à la grève le 9 mars pour l’emploi et les conditions de travail

LE MONDE |

 

 

Commuters crowd into a metro at Saint-Lazare metro station in Paris October 12, 2010 during a nationwide strike by French SNCF railway workers to protest against pensions reform. French trade unions kicked off a new wave of strikes against pension reform on Tuesday, testing the resolve of French government as the unpopular bill edges closer to becoming law.  REUTERS/Benoit Tessier (FRANCE - Tags: POLITICS EMPLOYMENT BUSINESS TRANSPORT) - RTXTBWZ

Une concertation menée vendredi 26 février entre la SNCF et ses syndicats représentatifs sur l’emploi, les salaires et les conditions de travail des cheminots s’est soldée par un échec, et un préavis de grève devrait être déposé lundi 29 février pour le mercredi 9 mars, de source syndicale.

Les quatre organisations représentatives (CGT, Unsa, Sud, CFDT) sont toutes sorties sur un constat de « désaccord » avec la direction après une rencontre tenue dans le cadre d’une « concertation immédiate », préalable à tout dépôt de préavis de grève. « Nous avons pris la décision d’être en grève le 9 mars », a indiqué à l’AFP Marc Baucher, le secrétaire général de l’Unsa ferroviaire, deuxième syndicat du groupe. La CGT et Sud-Rail en ont fait de même, la CFDT se décidera lundi, selon lui.

Ces développements surviennent alors que les futures conditions de travail des cheminots sont en cours d’élaboration. Le gouvernement travaille avec les partenaires sociaux à l’élaboration d’un décret-socle fixant les règles communes au public et au privé.

La circulation dans les transports pourrait être difficile le 9 mars, en raison d’une grève le même jour à la RATP à l’appel de la CGT. En effet, la CGT-RATP a déposé le 26 février un préavis de grève pour défendre les salaires et l’emploi dans la régie des transports parisiens, une journée d’action à laquelle pourrait s’associer Sud. Un rassemblement est prévu à Paris à partir de 10 heures. La date du 9 mars devait initialement coïncider avec l’ouverture des négociations annuelles obligatoires (NAO) dans l’entreprise publique. Le préavis de grève court du mardi 8 mars à 22 heures au jeudi 10 à 6h40, a précisé sur son site internet le syndicat qui espère une « mobilisation massive ».

image: http://s1.lemde.fr/medias/web/img/bg/vide.png


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/emploi/article/2016/02/27/sncf-ratp-appel-a-la-greve-le-9-mars-pour-l-emploi-et-les-conditions-de-travail_4872763_1698637.html#0IYLH6Cb5U8dy2gB.99

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 18:57

Lu sur le site de l'UD-CGT du Val de Marne

semaine d’initiatives et de déploiement CGT du 7 au 11 mars auprès de tous les salariés

Le droit collectif n’est pas l’ennemi de l’emploi

Rassemblement unitaire le mercredi 9 mars - 14h République (à confirmer)

samedi 27 février 2016

Le gouvernement a rendu public l’avant-projet de loi visant à « instituer de nouvelles libertés et protections pour les entreprises et les actifs ». Ce texte offre en effet une liberté totale au patronat, mais constituerait s’il était adopté un recul historique des droits pour les salariés.
53 articles, 7 titres, 131 pages où tout y passe, où tout est cassé.
L’intersyndicale nationale rassemblant organisations de salariés, d’étudiants, de lycéens a fait le point de leur analyse respective sur ce projet de loi. Une nouvelle rencontre se tiendra le 3 mars prochain. La CGT milite pour une mobilisation d’ampleur dont une journée interprofessionnelle qui pourrait avoir lieu le 31 mars. Dans la semaine du 7 au 11 mars, elle s’engage pour une semaine d’initiatives et de déploiement auprès des salariés.

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 15:16

Loi "Travail" : Les organisations de jeunesses appellent à la mobilisation le 9 mars

Unef, Solidaires Etudiant-e-s, UNL, SGL, Fidl, DIDF jeunes, Génération précaire, OLF, Mouvement Jeunes Communistes de France, Union des Etudiants Communistes, Ensemble jeunes, Jeunes écologistes, JOC, MJS, MRJC, ND-Campus, NPA jeunes, AL, jeunes PG
 
Loi "Travail" : Les organisations de jeunesses appellent à la mobilisation le 9 mars
 
Les organisations syndicales étudiantes et lycéennes, associatives et politiques de jeunesse, réunies Jeudi 25 février au soir, se sont retrouvées sur la revendication commune du retrait complet du projet de loi dit « travail ».

Nous appelons à une journée nationale d’initiatives et d’actions le mercredi 9 Mars à l’occasion du conseil des ministres, et à la poursuite de la mobilisation au-delà, notamment à travers les journées de mobilisation intersyndicales.

Un appel unitaire plus fourni sortira ce dimanche. Nous tiendrons une conférence de presse Mardi 1er Mars.
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 15:06

Attention l’histoire ne repasse pas les plats !

jeudi 25 février 2016
par  Alain Chancogne
 sur Rouge-Midi

 

Ce qui est perdu par indolence ou fainéantise ne se retrouvera que par la force de la révolution. Car, quand on a tout perdu, on n’a plus rien à craindre.
Nous sommes à un moment décisif qui engage l’avenir de plusieurs générations. Allons nous attendre, l’arme au pied, de nous faire tondre comme des moutons ?

Les luttes ouvrières ont arraché des droits, lesquels lui ont permis de contenir la violence du capitalisme prédateur et de lui imposer des défaites. Luttes permanentes et victorieuses quand le monde du travail a mis la barre à la hauteur des enjeux : front populaire, mai 68, plus récemment le CPE.

Et nos enfants que ce système plonge dans une crise globale et entend contraindre à un retour à marche forcée vers l’époque où les "puissants" se croyaient invincibles et rêvaient d’un monde ou la résignation, la peur d’affronter l’adversaire permettrait de saigner à blanc ceux dont Ferrat rappelle qu’ils paient toujours « leurs crimes et leurs erreurs ».

Il serait inutilement répétitif que nous égrenions l’ensemble des violences récentes que le tandem – pouvoir / patronat inflige à ceux qui, depuis des décennies, voient se relayer aux affaires des Présidents, des majorités, des partis qui démontrent leur totale soumission à ceux qui veulent nous mettre à genoux.

Comment ne pas partager la colère de NOTRE CAMP ?

Comment ne pas comprendre que les urnes soient de plus en plus désertées et que s’opère une récupération nauséabonde, dangereuse et instrumentalisée du désarroi, au profit d’une extrême droite qui tente de faire oublier ses liens avec les plus féroces adversaires de la classe ouvrière, et feint de représenter un barrage au malheur programmé par le capitalisme dont elle est un des atouts.

Nous, qui avons décidé de mettre au service de ceux qui souffrent un outil de défense, de contre-attaque et d’espoir, nous pensons qu’il est de notre responsabilité de nous adresser aux travailleurs, aux chômeurs, à la jeunesse, aux retraités, à toutes celles et ceux qui n’entendent pas que ce monde bascule dans la pire des régressions humaines, pour leur dire :

• chacun de nous, individuellement, et/ou au sein de son syndicat, son association, son organisation politique, peut se faire entendre pour que très, très vite, un FRONT UNI de RESISTANCE se dresse, pour que toutes les formes d’actions, sans rien exclure ni rien sous estimer, fassent reculer les GATTAZ, HOLLANDE, VALLS et autres cyniques MACRON, valet du MEDEF et Myriam EL KOMRI la « bonne à tout faire » des donneurs d’ordres du CA 40, logée au Ministère du Chômage.

Qui aurait cru que « le changement c’est maintenant » était un slogan juste, mais sur la base d’un changement pour le PIRE ?

Misant sur les légitimes angoisses nées des actes de terrorisme, ce pouvoir manie de pair les atteintes aux libertés individuelles, la répression antisyndicale (Goodyear, Air-France) et une avalanche de projets de plans antisociaux, la pire que notre pays aie connu depuis au moins 30 ans.

Le code du TRAVAIL est mis en lambeaux, avec des dispositions que même SARKOSY n’a pas osé nous imposer.

  • • volonté affichée d’imposer aux chômeurs la » double peine : privation d’emploi et insupportable prétention de réduire encore plus les indemnités, de les assortir de chantage à l’acceptation d’une précarisation encore plus accrue, d’un flicage au prétexte d’abus, quand patrons et fortunés abusent des cadeaux fiscaux en tous genre et de privilèges exorbitants.

Le Capitalisme rêve d’une société où le PARADIS fiscal des uns justifierait l’ENFER sur terre pour les autres !

La Fontaine aurait dit, parlant de nous « ils n’en mourraient pas TOUS, mais TOUS étaient frappés ».

TOUS, sauf« EUX » !

Alors que pour NOUS se dessine un pouvoir d’achat en perte constante, le fonctionnaire montré du doigt, la division entre le soi disant assisté qui souffrirait et les autres qui ont gagné leurs acquis sociaux de haute lutte, comme le cheminot ou l’électricien ... rien ne nous est épargné !

Selon nous - l’Association qui rassemble des Communistes de France - il est temps qu’un grand « ça SUFFIT » se construise pour stopper ce tsunami de régression tous azimuts.

Nous ne saurions oublier que les milliards qui sont introuvables pour plus de sécurité, plus d’hôpitaux, de logements et d’écoles, ce Gouvernement les détourne pour mener ses opérations militaires, fournissant à l’Impérialisme mondial sa protection du pillage des richesses des pays auxquels on prétend apporter notre « démocratie », nos « valeurs », à coups de bombardiers !

On sait bien pourtant que c’est cette situation qui nourrit tous les fanatismes, et conduit aux drames connus l’an dernier.

Nous sommes à un moment décisif qui impose à ceux qui sont en responsabilité et se disent opposés à cette politique, de ne pas en rester à des propos frondeurs, à des suppliques mâtinées d’arrières pensées électorales.

Le monde du TRAVAIL attend des organisations syndicales qu’elles donnent aux salariés, aux chômeurs les outils démocratiques d’une véritable consultation pour les décisions à prendre afin que s’organise une solide, puissante, unité qui n’est pas l’affaire que des rencontres utiles entre Organisations.

OUI, nous POUVONS faire reculer et BATTRE nos adversaires des Conseils d’administrations, des ministères, de Matignon et de l’ÉLYSEE.

Rien n’est joué !
TOUT DEPEND de NOUS TOUS.

Alain Chancogne : ANC

POUR MÉMOIRE.


1 150 000 000 000 dollars de dividendes versés aux actionnaires en 2015

En 2015, le montant total des dividendes versés par les entreprises dans le monde a atteint 1 150 milliards de dollars, selon l’étude annuelle réalisée par Henderson, qui analyse les dividendes payés par les 1 200 plus importantes sociétés mondiales par leur capitalisation boursière.

Les Etats-Unis restent le moteur de la croissance, les sociétés nord-américaines payant le plus de dividendes au monde.

En Europe, la France est le pays le plus « généreux » avec les actionnaires, les sociétés françaises ayant distribué 47 milliards de dollars de dividendes en 2015, devant l’Allemagne (34,2 milliards de dollars), l’Espagne (23,1 milliards de dollars) l’Italie ou les Pays-Bas (9,6 milliards de dollars).

Source HENDERSON

la_peniche

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 15:28

Publié par Michel El Diablo

La clinique du Tertre-Rouge, au Mans. © Radio France - Justine DINCHER

La clinique du Tertre-Rouge, au Mans. © Radio France - Justine DINCHER

La clinique du Tertre-Rouge est un érablissement privé à titre lucratif.  C'est écrit sur le site.  C'est tout ce que nous avons pu trouver comme renseignement.  Mais c'est éclairant.  En réalité "sauver" la maternité du Tertre -Rouge, c'est très certainement sauver les profits de quelques-uns en mettant à contribution les salariés.

Comme chez Smart ou bien d'autres entreprises moins médiatisées, on a recours au même système que le projet Loi-Travail El Khomri veut mettre en place.  Ce sont les organisations syndicales minoritaires, CFDT en tête, avec le soutien bienveillant des propiétaires-actionnaires de la clinique, qui proposent le  renvoi aux négociations d'entreprise et au referendum. 

 

************

Depuis plusieurs semaines, Direction et syndicats négocient un accord pour "sauver" la maternité du Tertre-Rouge, au Mans. Parmi les pistes envisagées, la fin des 35 heures. Pour l'instant, les 110 salariés n'y sont pas favorables.

Depuis plusieurs semaines, Direction et syndicats négocient un accord pour "sauver" la maternité du Tertre-Rouge, au Mans. Parmi les pistes envisagées, la fin des 35 heures. Pour l'instant, les 110 salariés n'y sont pas favorables.

Seriez-vous prêt à travailler gratuitement pour sauver votre entreprise ? C'est la question qui se pose aux 110 salariés de la clinique du Tertre-Rouge, au Mans. Depuis plusieurs semaines, ils ont enchaîné six réunions avec leur Direction. L'établissement rencontre des difficultés financières, d'après la CGT. Pour y faire face, l'établissement demande d'importants efforts aux employés. Les partenaires sociaux et les responsables de la clinique négocient un accord dont la première conséquence est la remise en cause des 35 heures. Il serait demandé aux salariés de travailler 38 heures, sans être payés plus.

Une maternité menacée ?

LA SUITE DE L'ARTICLE EN CLIQUANT SUR LE LIEN CI-DESSOUS:

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 11:05

Communiqué de la CGT (cliquer ici pour le télécharger)

Le gouvernement vient de rendre public l’avant-projet de loi visant à « instituer de nouvelles libertés et protections pour les entreprises et les actifs ». Ce texte offre en effet une liberté totale au patronat, mais constituerait s’il était adopté un recul historique des droits pour les salariés.

53 articles, 7 titres, 131 pages où tout y passe, où tout est cassé :
  • - A la protection des salariés, c’est désormais la prise en compte des intérêts financiers du patronat et des actionnaires qui sera privilégiée
  • - Les « 35 heures » seront rendues obsolètes : non seulement les heures supplémentaires ne seront pratiquement plus payées, mais le temps de travail pourra aussi être modulé sans aucune contrepartie salariale !
  • - La primauté sera donnée à l’accord d’entreprise permettant la remise en cause des garanties fixées par la loi et les conventions collectives de branche
  • - La mise en œuvre du « référendum – chantage » d’entreprise pour faire accepter des accords minoritaires régressifs, en lieu et place de la consultation des salariés à partir de leurs revendications et de leurs exigences ;
  • - Le plafonnement des indemnités prud’homales dues en cas de licenciement abusif à des niveaux particulièrement bas, au détriment du principe de la réparation intégrale du préjudice et instaurant ainsi une « autorisation de licencier sans motif » ;
  • - L’élargissement de la définition du licenciement économique facilitant la rupture du contrat même si l’entreprise ou le groupe ne connait pas de difficultés économiques sérieuses ou déguise des baisses d’activité ;
  • - L’élargissement des forfaits-jours décidés unilatéralement par l’employeur ;
  • - La modification forcée du contrat de travail en cas d’accord d’entreprise portant sur l’emploi ;
Pas étonnant que le Medef applaudisse des deux mains !

La ministre du Travail, au diapason du gouvernement brandit désormais la possibilité d’un recours au 49.3 soit une adoption par le Parlement, sans vote. Beau pied-de-nez à la démocratie alors qu’elle prétend vouloir favoriser et fluidifier le « dialogue social » !

La future réforme du droit du travail instaure de fait la course au moins disant social pour les entreprises et un salariat low cost. Elle est sous-tendue par l’idée que les protections sociales accordées aux salariés seraient la cause du chômage ! Depuis quand la déréglementation favorise-t-elle l’emploi ?

Pour la CGT, il est tout au contraire nécessaire de fortifier le code du travail pour lutter contre l’explosion de la précarité et la dégradation de la vie au travail.

Pour cela, nous proposons la prise en compte de droits nouveaux pour répondre aux défis du XXIème siècle et non le retour dans le passé.

Les dizaines de milliards de cadeaux fiscaux et d’exonération donnés au patronat depuis des années n’ont créé aucun emploi.

Nous réaffirmons avec force que l’augmentation des salaires et la RTT à 32 heures sont des solutions pour retrouver la croissance.

Il y a besoin d’une réaction forte et unitaire du monde du travail, salariés, précaires, privés d’emplois.
La CGT s’engage à travailler à cela de manière urgente !

Montreuil, le 19 février 2016

La loi sur le travail est le produit de décisions du conseil européen

 

Commentaires

La loi sur le travail est directement issue des recommandations de la commission de Bruxelles qui impose sa politique sociale à la France !

Vous avez cru voter pour des députés français ?  C'est vrai pour certains.  Mais les députés qui voteront cette loi ne sont rien d'autres que des pantins de Bruxelles.  Ils ne font que mettre en oeuvre, avec le gouvernement socialiste et le président socialiste les politiques décidées à Bruxelles.

Pour cette « loi sur le travail », le gouvernement Valls3 s'appuie, entre autres,  sur une recommandation du 14 juillet 2015 du conseil européen ( sur proposition de la commission ...) à la France.  Ci-dessous quelques morceaux choisis de ces recommandations :

Recommandation pour baisser le salaire minimum et les salaires en général.

«  Le coût du salaire minimum reste élevé […] Le salaire minimum devrait évoluer d'une manière plus propice à la compétitivité [...] »

« La France devrait prendre des mesures résolues pour supprimer les seuils réglementaires

prévus par le droit du travail [...] »

 

Bruxelles regrette qu'il n'y ait pas davantage de dérogations concernant les contrats de travail :

Il faudrait « Réviser le cadre juridique régissant les contrats de travail pourrait aider à réduire la segmentation. Les réformes menées récemment n'ont donné aux employeurs que peu de possibilités pour déroger aux accords de branche par des accords d'entreprises. Cela limite la capacité des entreprises à moduler leurs effectifs en fonction de leurs besoins."

Le gouvernement Valls3 applique les recommandations dans sa loi sur le travail:

"Les branches et les entreprises ont la possibilité de déterminer de façon souple, au cas par cas et après négociations avec les partenaires sociaux, à quelles conditions il y a lieu de déroger à la durée légale du travail de 35 heures par semaine,[...] »

« Très peu d'entreprises ont fait usage des nouveaux dispositifs permettant un assouplissement des conditions de travail dans le cadre d'accords d'entreprise. Ce dispositif devrait être revu afin de donner plus de latitude aux entreprises pour adapter les salaires et le temps de travail à leur situation économique. "

 

Malgré les analyses qui démentent l'efficacité de la mesure, la dégressivité des allocations chômage est proposée par Valls3.  C'est que ça figure dans les fameuses recommandations  :

"Des mesures structurelles sont nécessaires pour garantir la soutenabilité du système. En particulier, les conditions d'éligibilité, la dégressivité des allocations et les taux de remplacement pour les salaires les plus élevés devraient être réexaminés par les partenaires sociaux chargés de la gestion du système. "

"Fait à Bruxelles le 14 juillet 2015

Par le Conseil

Le président

P. Gramegna"

 

Note : P. Gramegna est ministre luxembourgeois des Finances.  On peut se demander à quel titre il signe des recommandations à la France.  Il représente tout simplement le conseil de l'Union Européenne auquel il participe - tout comme Emmanuel Macron ou Michel Sapin - quand il est question de Finances.  Le conseil de l'Union européenne émet ces recommandations sur propositions de la commission européenne.  La complexité du parcours des décisions permet d'occulter la responsabilité des ministres français et du président français dans la prise des décisions européennes ...

 

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 10:26
2013 : Chantage patronal à l’usine Behr de Rouffach
Publié le 29/06/2013 par sur Solidarité ouvrière

Dernières infos sur le référendum sur le site de Behr france, sous-traitant de l’automobile en Alsace, aujourd’hui après une victoire partielle de patron avec cette mascarade pour imposer un accord de compétitivité ou l’ensemble des salariés s’il a signature de toutes les organisations syndicale, trois ans de blocage des salaire, une semaine de plus de travail et le maintiens de 103 salariés.

2015, deux ans après le chantage patronal
Rouffach Mahle-Behr France met fin à son accord de compétitivité
Le 15/09/2015 18:52 sur L'Alsace.fr

L'usine Mahle-Behr France à Rouffach. Archives L'Alsace/Thierry Gachon

L'usine Mahle-Behr France à Rouffach. Archives L'Alsace/Thierry Gachon

 

L’entreprise Mahle-Behr France de Rouffach a décidé de ne pas reconduire son accord de maintien dans l’emploi (AME), conclu il y a deux ans, qui n’a pas restauré la compétitivité du site, a-t-on appris ce mardi de source syndicale.

La direction du fabricant de climatiseurs pour l’automobile a décidé de mettre fin à l’accord de maintien dans l’emploi conclu en 2013, à compter de son expiration le 1er octobre prochain, estimant que le texte n’avait pas permis de restaurer la compétitivité du site comme il en poursuivait l’objectif, a indiqué Denis Pieczynski, délégué Unsa, à l’issue d’une réunion extraordinaire du comité d’entreprise mardi.
«Elle veut négocier un nouvel accord d’entreprise, mais certainement plus un AME», a-t-il ajouté. Aucune précision n’a été donnée sur la teneur d’un nouveau texte, selon M. Pieczynski.

Les syndicats ont accueilli la décision sans surprise, critiquant l’absence d’effet de l’AME qu’ils avaient pourtant signé à l’unanimité (CFTC, CFDT, Unsa, CGT, CFE-CGC) à la suite d’un vote favorable des salariés par référendum.

L’accord se solde par un «fiasco» car les efforts des salariés ne se sont traduits par aucune amélioration économique, ont souligné Denis Pieczynski et Pascal Patou, représentant la CFTC. Le texte n’a débouché sur «aucun nouveau contrat pour le site. Même dans le pire scénario, personne n’avait envisagé de ne rentrer aucun nouveau produit», a précisé M. Pieczynski.

Dans le même temps, selon les termes de l’accord, les salariés ont accepté un gel des salaires pendant deux ans et une diminution de cinq jours de RTT afin de diminuer les coûts de production, ont rappelé les syndicats. En outre, les effectifs du site ont diminué d’une centaine de personnes, car 160 salariés ont décidé de quitter l’entreprise et n’ont été remplacés que par 57 embauches. «L’accord de maintien de l’emploi n’en a donc que le nom», a commenté M. Pieczynski.[...]

La suite sur le site de l'Alsace.fr

3 ans plus trad, 2016 : un nouveau plan social de 110 postes
Rouffach: Mahle Behr, l’équipementier automobile, en grève
Publié le 22/02/2016 

France 3 Alsace, 22 février 2016 :

A l’appel de la CFDT, de la CGT et de l’UNSA , les salariés sont en grève depuis 9 h ce matin. En janvier la site de Rouffach apprenait qu’un nouveau plan social prévoyait de supprimer 110 postes sur 869. Les grévistes souhaitent la reprise des négociations avec la direction.

Les salariés redoutaient depuis longtemps un nouveau plan social, et le couperet était tombé le 28 janvier dernier. Lors d’un CE extraordinaire, l’annonce a été faite de supprimer 110 sur les 869 existants. La direction du groupe avait alors expliqué que les coûts et la concurrence ne lui laissaient pas le choix.

 

Le site de Rouffach, spécialisé dans la climatisation, avait déjà connu un dégraissage en 2013.

Aujourd’hui syndicats et grévistes veulent rencontrer la direction pour reprendre les négociations concernant le PSE, le plan de sauvegarde pour l’emploi.

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 09:21
Publié le 22/02/2016 sur Solidarité ouvrière

Alternative Economique, 22 février 2016 :

Lundi 22 février, les partenaires sociaux entament leurs négociations sur l’avenir de l’assurance-chômage. Le gouvernement, relayé ces derniers jours par l’Association française des entreprises privées (AFEP), oriente le débat depuis plusieurs semaines vers la nécessité de réduire l’aide aux chômeurs en mettant en avant l’idée de dégressivité des allocations. En clair : les chômeurs nous coûtent trop cher. Un constat complètement erroné : contrairement à ce que racontent la vulgate gouvernementale et patronale, le régime français d’indemnisation du chômage est excédentaire.

Les négociations pourraient pourtant être utiles si elles prenaient pour base la nécessité de remettre en cause la multiplication de contrats de travail de plus en plus courts. Ce sont eux qui nous coûtent le plus.

 

Un système en excédent

Le débat sur l’avenir de l’Unedic est ravivé chaque année lors de la publication des comptes qui mettent en avant une montée de la dette de l’institution : 25,9 milliards d’euros pour 2015, entre 30 et 35 milliards attendus pour 2018 selon que l’on se fie aux projections du gouvernement ou de l’Unedic.

On pourrait souligner que cette dette ne représente qu’un peu plus de 1 % de la dette publique française. Au moment où la France emprunte jusqu’à un horizon de 6 ans à des taux négatifs, cela signifie que les investisseurs sont prêts à payer pour financer les chômeurs français !

L’Unedic ramenée à la seule indemnisation des chômeurs dégage un solde positif. Y compris depuis la crise

Mais puisqu’il faut tout de même faire attention à maîtriser la dette, plongeons nous dans les comptes de l’Unedic. C’est ce qu’a fait dans une étude récente pour l’Institut de l’entreprise le spécialiste du sujet Bruno Coquet. Il a étudié la contribution à la dette de toutes les activités de l’Unedic et sa conclusion est sans appel : le régime d’indemnisation des chômeurs (droits communs + intérim + intermittents) est excédentaire.

Si l’Unedic est bien, au final, en déficit, c’est le résultat de sa participation, imposée par l’Etat, au service public de l’emploi : aide à la création d’entreprises, approvisionnement de 10 % du budget de Pôle emploi, etc. Sans ces charges supplémentaires, l’Unedic ramenée à la seule indemnisation des chômeurs dégage un solde positif. Y compris depuis la crise : sur la période 2008-2015, l’excédent s’élève à 2,9 milliards d’euros. La soit disant générosité de l’indemnisation des chômeurs est une contre vérité au moment où moins de la moitié des chômeurs français reçoivent quelque chose.

Les réformes nécessaires

Pour autant, comme les partenaires sociaux vont ouvrir des négociations, il serait opportun d’en profiter pour corriger une source importante de dépenses.

Les salariés en CDI contribuent positivement aux comptes de l’Unedic. Si les dépenses grimpent, c’est du fait d’une multiplication des contrats courts (CDD et intérim).

Du début des années 1980 au début des années 2000, leur part dans l’emploi salarié est passée de 5 à 12-13 %. Il est vrai que cette part s’est stabilisée mais, comme le font remarquer les économistes Pierre Cahuc et Corinne Prost dans une note récente du Conseil d’analyse économique, les contrats sont de plus en plus courts, la durée d’un CDD a été divisée par trois ces dernières années.

82 % des embauches de CDD d’un mois ou moins sont des réembauches

De plus, selon une étude de l’Unedic de janvier 2016, hors intermittents du spectacle, 68 % des embauches en CDD sont en fait des réembauches et la proportion passe à 82 % pour les CDD d’un mois ou moins.

Pendant que certaines entreprises conservent leurs salariés et développent leur expérience, d’autres font supporter une partie de leurs coûts par une succession de contrats temporaires financés par la collectivité. Aucune évolution structurelle et inéluctable – uberisation ou autre – ne nous force à aller dans cette direction, affirment avec force Pierre Cahuc et Corinne Prost. Ils rappellent que le nombre d’emplois de courte durée est en baisse aux Etats-Unis et que lorsque 35 % des CDD ont moins de 3 mois en France, cette part est de 19 % en Italie et de 4 % en Allemagne.

35 % des CDD ont moins de 3 mois en France, contre 19 % en Italie, 4 % en Allemagne

La conclusion est claire : puisque les partenaires sociaux entament des négociations, ils doivent s’attacher à moduler les cotisations chômage des employeurs en fonction des coûts qu’ils font porter à la collectivité. Ce devrait être la piste prioritaire de ceux qui souhaitent réduire les dépenses de l’assurance chômage.

L'assurance chômage est excédentaire [Alternatives économiques]
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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 14:51
Chiffres d'affaires en hausse.  Bénéfices en hausse ( on aimerait une telle hausse pour nos salaires et pensions ).  Et  pourtant ...
Sanofi annonce la suppression de plus de 600 postes en trois ans

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le | Par

 

L’annonce ressemble à un gage donné aux investisseurs. A une semaine de la présentation de ses résultats annuels, le géant pharmaceutique Sanofi a annoncé, mardi 2 février, son intention de supprimer « environ 600 postes sur les trois prochaines années » en France, soit 2 % de ses effectifs tricolores. La réorganisation doit se faire en deux ans, via des départs volontaires et des congés de fin de carrière« entièrement financés par le groupe et qui ne coûteraient donc rien à la collectivité », est-il précisé dans un communiqué.

Le groupe tricolore, qui emploie 27 000 personnes en France sur un effectif total de 110 000 salariés, avait annoncé en novembre 2015 un plan d’économies de 1,5 milliard d’euros d’ici à 2018. Sanofi Winthrop, la filiale qui regroupe les usines françaises du groupe, est la plus touchée : 400 suppressions de postes y sont prévues.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2016/02/02/sanofi-annonce-la-suppression-de-plus-de-600-postes-en-trois-ans_4858122_1656994.html#jKIjpXc9j6CHscip.99

600 emplois supprimés en France.  Pourtant Sanofi envisage déjà une nouvelle acquisition.  Le groupe dispose déjà des capacités financières pour cela.
En pleine restructuration, Sanofi prêt pour une nouvelle acquisition

Par  - Publié le

sur usinenouvelle.com

Cinq ans après s’être emparé de la biotech américaine Genzyme, le groupe pharmaceutique français Sanofi est prêt à renouveler l’opération. Tout en menant, en France et à travers le monde, une réorganisation entraînant des suppressions d’emplois.

Première capitalisation boursière du CAC 40 et premier groupe pharmaceutique français, Sanofi va mieux, même si la hausse de ses résultats en 2015, présentés ce 9 février (lire ci-dessous), est surtout portée par un impact positif des taux de change.

 

 

Des résultats soutenus par les taux de change
En 2015, le chiffre d’affaires de Sanofi a progressé de 9,7 %, atteignant 37 milliards d’euros. Son résultat net a bondi de 7,7 %, à 7,3 milliards d’euros. Des hausses principalement liées à un impact positif des taux de change. A taux constant, les ventes n’ont progressé que de 2,2 % et le résultat est en recul de 0,9 %.

Comment pérenniser cette bonne santé ? Pour Olivier Brandicourt, le patron aux commandes depuis un an, la réponse tient dans sa nouvelle stratégie déployée sur cinq ans.

Des résultats soutenus par les taux de change
En 2015, le chiffre d’affaires de Sanofi a progressé de 9,7 %, atteignant 37 milliards d’euros. Son résultat net a bondi de 7,7 %, à 7,3 milliards d’euros. Des hausses principalement liées à un impact positif des taux de change. A taux constant, les ventes n’ont progressé que de 2,2 % et le résultat est en recul de 0,9 %.

AU MOINS 600 POSTES CONDAMNÉS EN FRANCE

Le renforcement de la R&D est à l'ordre du jour. Alors que trois nouveaux médicaments de Sanofi pourraient être autorisés cette année, il doit parvenir ensuite "à mettre sur le marché une ou deux nouvelles molécules chaque année", estime son directeur général. Or il faut encore renforcer le portefeuille R&D de 30% pour atteindre cet objectif, estime le président de la R&D, Elias Zerhouni.

Via des partenariats, mais aussi, probablement avec des acquisitions. Sanofi rappelle qu’il dispose des capacités de financement pour réaliser une prise de la taille de Genzyme (qui lui avait coûté 20 milliards de dollars en 2011) si l’opportunité se présentait. Mais les actifs intéressants se font rares et chers dans la pharmacie, même si la valeur des biotechs cotées en Bourse a baissé ces derniers mois…

[...]  Lire la suite ici.

600 emplois en moins en France.  Pourtant Sanofi ne manque pas de perspectives industrielles.

Delphine Dechaux

Le laboratoire français, qui a annoncé mardi un bénéfice de 7,37 milliards d'euros, pourra lancer un essai clinique de vaccin contre le virus Zika dans un an. Son vaccin contre la dengue constitue un sérieux atout.

Opération de fumigation contre le moustique Aedes Aegypt (qui transmet le virus Zika), à Managua au Nicaragua, le 28 janvier 2016. (Inti Ocon/AP/SIPA)Opération de fumigation contre le moustique Aedes Aegypt (qui transmet le virus Zika), à Managua au Nicaragua, le 28 janvier 2016. (Inti Ocon/AP/SIPA)

Alors que l’épidémie du  virus Zika se propage de façon inquiétante, la course au vaccin est engagée. Le 1er février, l’Organisation Mondiale de la Santé a déclaré que l’épidémie constituait une "urgence absolue de santé publique mondiale". Le Français Sanofi avait répondu à cet appel en annonçant la semaine dernière qu’il se lançait dans la course. Mardi 9 février, lors de la présentation de ses résultats, il a précisé qu’il lancera un essai clinique "dans un an".  

[...]

Un soutien financier des gouvernements 

En dépit de tous ces atouts, le laboratoire ne pourra probablement pas commercialiser son vaccin avant quatre ans. Il compte sur le soutien des gouvernements – notamment américain - pour lancer des essais cliniques "extrêmement coûteux". Lundi soir, le président américain Barack Obama a annoncé son intention de débloquer 1,8 milliard de dollars pour la prévention et la recherche sur Zika.  

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