Depuis 30 ans, au nom du droit d'ingérence humanitaire, les Etats-Unis et ses alliés ont mis à feu et à sang maints pays de la planète. En France BHL fut le héraut de ces guerres occidentales ...
En Afghanistan, au nom du droit d'ingérence et contre un gouvernement soutenu par l'URSS, les Américains soutinrent d'abord les talibans. En Irak, on se souvient de la fausse fiole de produits chimiques brandie par Colin Powell aux Nations Unies pour justifier la seconde guerre d'Irak. Laquelle guerre enfanta un chaos terrible et sans doute des recrues pour la future armée islamique ... En Libye, BH Lévy prit fait et cause pour les insurgés. En Syrie, L. Fabius apporta sa caution à Al Nostra, branche syrienne de Al Quaïda ... Au Mali, la France intervient sans plus de succès ...
La liste est longue. Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Mali etc ...
Après la seconde guerre mondiale, c'était au nom du danger communiste. Corée, Vietnam ... Puis quand les puissances occidentales eurent eu raison de l'URSS et des pays socialistes, ils abattirent la Yougoslavie, avec l'aide de l'OTAN ...
Quant à l'Amérique latine, c'est la chasse gardée des USA. Chili, Cuba, Vénézuéla, Bolivie, Nicaragua ... La liste est longue des interventions armées américaines contre ces pays qui doivent défendre vigoureusement, parfois avec les armes, leur souveraineté face à l'Empire américain et ses supplétifs.
Et voici que les journalistes, politiques, tous soutiens des Etats-Unis, E. Macron le premier, découvrent soudain que le "droit d'ingérence humanitaire" n'est pas le bon choix ...
Curieusement J. Biden le découvre aussi.
Un hasard cette convergence occidentale des points de vue ? Il faut croire que ce n'est plus la bonne solution pour dominer le monde.
Ci-dessous, différents articles écrits ou relayés sur le blog d'Action Communiste dénonçant ces interventions au nom du droit d'ingérence.
Mais quand le chasseur1, c'est le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique, ce sont ces derniers qui écrivent l'histoire et guide la main et la voix des journalistes et politiques occidentaux.
Y.Genestal
1- Allusion à Howard Zinn, auteur de "L'histoire populaire des Etats-Unis", qui voulut raconter l'histoire des exploités, des humiliés, des offensés parce qu'aucun historien américain n'avait jusque là raconté leur histoire. Et il explique : "Tant que les lapins n’auront pas d’historiens, l’histoire sera racontée par les chasseurs."