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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 23:09

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Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

La guerre est déclarée. La chancelière Merkel a sorti la grosse Bertha cette semaine pour finir de détruire ce qu'il reste du droit de grève en Allemagne. La « bataille du rail » enrage le grand capital allemand qui veut éradiquer ce droit fondamental.

 

La fête est gâchée. En pleine commémoration des 25 ans du mur de Berlin, d'auto-célébration du modèle allemand – qui appauvrit l'Europe, et les travailleurs allemands eux-mêmes –,les cheminots allemands continuent leur « bataille de rail ».

 

La « bataille du rail » en Allemagne :

4 jours de grève qui gâchent la commémoration de la chute du mur !

 

Les conducteurs de train ont appelé ce mercredi à une grève de 4 jours de l'ensemble des salariés du rail contre la volonté de la direction de la Deutsche Bahn (DB) d'éliminer le syndicat des conducteurs de train GDL de la négociation des nouvelles conventions collectives.

C'est le troisième mouvement de grève en un mois. Les conducteurs réclament, pour tous les salariés du rail, une augmentation du salaire de 5 % et le passage de la semaine de travail de 39 à 37,5 h. 

 

Ce n'est pas le seul secteur qui bouge. Le fleuron du transport aérien, la Lufthansa, a connu plusieurs grèves qui ont cloué au sol 5 800 avions cette année. Dans le commerce, Amazon a vu aussi se multiplier les grèves face à l'hyper-exploitation.

 

Le nombre d'entreprises touchées par les grèves a été de 1 384 en 2013, un record depuis vingt ans, alors que l'Allemagne pourraît connaître la récession en 2014.

Le nombre de travailleurs participant aux grèves, le nombre de jours de travail perdus ont atteint un pic en 2013, sur les six dernières années. 

Une enquête de l'Institut d'études pro-patronal IW, menée par Hagen Lesch, sur 123 conflits du travail avait montré que les syndicats dits catégoriels (aussi de « lutte », de « base » dans le contexte allemand) allaient plus souvent au conflit que les autres.



Merkel monte au front : « les petits syndicats font trop de grèves »

 

C'est pourquoi l'offensive du gouvernement, du patronat porte sur un projet de restriction du droit de grève, visant à limiter la capacité d'action des syndicats de base, au nom de la représentativité syndicale, ou « tariffeinheit »(unicité de négociation syndicale).


Et cette fois, c'est Angela Merkel, la chancelière, qui monte au créneau, tout en dénonçant publiquement – une première – la grève des conducteurs de train :

« Nous notons une tendance des petits syndicats à partir en grève avec de graves conséquences. Nous avons pris la décision de changer la capacité à négocier les conventions collectives, elle sera limitée à un syndicat par entreprise ».

 

Nom de code : « tariffeinheit ». Avec le « tariffeinheit », un seul syndicat représentatif pourrait mener les négociations dans une entreprise, une branche. Un seul syndicat dans les négociations, un seul donc légitime à les rompre et à entrer en grève. Les autres syndicats seraient réduits à l'impuissance, donc à la disparition.

Le tariffeinheit avait été instauré en 1950 dans la RFA capitaliste (où le Parti communiste était interdit, comme les grèves dans le secteur public, ce qui est toujours le cas!) pour façonner un panorama syndical docile, de co-gestion, derrière la DGB réformiste.

 

Les grandes entreprises allemandes effrayées par les mouvements de grève

 

Le but est bien entendu toujours de faire triompher les syndicats de co-gestion liés à la DGB sur les syndicats de métier mais aussi de lutte comme la GDL, ou VC.

Les grandes entreprises ont très peur d'un mouvement social d'ampleur. Lufthansa a déjà perdu 160 millions d'€ cette année à cause des grèves. Une grève de quatre jours dans les transports pourraient coûter 100 millions d'€, selon l'Institut pour la recherche économique de Cologne. 

Wolkswagen, BMW, Audi ont déjà fait savoir au gouvernement qu'elles ne toléraient pas d'arrêt de travail sur leurs chaînes de production.

 

Une syndicaliste social-démocrate pour achever le droit de grève !

 

Ironie de l'histoire, c'est à une Ministre social-démocrate et dirigeante du syndicat IG Metall, Andrea Nahles, que Merkel a confié la tâche d'achever le droit de grève : son projet de loi limiterait la capacité à négocier, donc à rompre les négociations et faire grève, au plus grand syndicat de chaque entreprise. Une façon de briser les syndicats plus petits et plus combatifs.

 

Comme le note le syndicat Vereiningung Cockpit, qui représentent les pilotes de la Lufthansa, « c'est une intervention contre le droit de grève, en cela c'est inconstitutionenel ». Il s'agit « de casser la puissance des syndicats plus petits ».

Les syndicats de base s'appuient sur un jugement de la Cour fédérale du travail de Francfort qui, en 2010, avait reconnu le principe démocratique de la « tariffpluralitat », c'est-à-dire non seulement la reconnaissance de la pluralité syndicale mais aussi de la diversité des acteurs pouvant négocier les conventions collectives, partir en grève.

Il y a de quoi agir, se mobiliser quand on sait que les revenus moyens des Allemands n'a pas augmenté depuis 2006, selon la Fondation Hans-Boeckler, liée aux syndicats réformistes allemands.

 

Le modèle allemand qui nous est montré en exemple, c'est la paupérisation, l'hyper-exploitation. Celles que combattent de plus en plus les travailleurs allemands. Face à leur action organisée, le gouvernement allemand est prêt à détruire ce qu'il reste des droits démocratiques et sociaux. L'heure est à la résistance, en Allemagne comme en France.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 23:00

Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe.  Cliquez sur le titre ci-dessous pour y accéder

L'Allemagne sans trains : grève historique à la Deutsche Bahn !

2014-11-06-Greve-en-allemagne-03.jpgC’est l'une des plus longue grève dans l’histoire des chemins de fer allemands qui vient de commencer. La grève est massivement suivie. Le patronat tonne contre les risques de pertes de millions d'euros de profits.

Le 5 novembre, après l’échec des négociations salariales entre les syndicats des conducteurs de train et la direction de la Deutsche Bahn, les cheminots du fret ont arrêté le service. Ce jeudi, c’est le transport des passagers qui est également concerné. L’arrêt de travail durera jusqu’au lundi 9 novembre – 100 heures en tout –, et deux trains sur trois ne quitteront pas leur gare. Du jamais vu outre-Rhin.

Résultat : "Les gares sont vides. Les rues d’autant plus encombrées. Et maintenant, nous risquons de manquer d’essence", persiffle le Handelsblatt. Le premier quotidien "économique" du pays (Düsseldorf), entièrement au service du patronat et de sa vision antisociale, est donc allé en reportage dans sa région, une des plus densément peuplées du pays. Il constate : "Les bus, les agences de location et les taxis sont les gagnants de cette grève. [Mais] sans les trains, les durées de trajet ont doublé ce 6 novembre." Le quotidien, comme la grande majorité de la presse, tire à boulets rouges contre les cheminots, et dénonce une "prise d'otages" inédite dans un pays prétendument fier de son dialogue social policé. On a l'habitude de cela en France, n'est-ce pas ?

Une grève qui touche au porte-monnaie patronal

Côté passagers, les Allemands, forts de l'expérience de six grèves depuis septembre, auraient fait le plein d'essence il y a plusieurs jours déjà. La grève serait populaire au point que, le journal Die Welt, est obligé d'écrire que "le désagrément serait très relatif". Le quotidien de droite ironise donc sur la service régulièrement dégradé que connait la Deutsche Bahn, comme aussi en France à la SNCF, car on y applique les mêmes règles de gestions à la mode ("libérale") : "Enfin une nouvelle grève à la Deutsche Bahn. Beaucoup de passagers avaient déjà protesté contre cette pause inhabituellement longue. [Grâce au syndicat des conducteurs], ils tiennent enfin une explication pour les retards, les annulations ou l'éternelle rupture de stock dans les bistrots à bord des trains." Eh oui, les suppressions d'emplois, la soutraitance, la gestion prétendument "économique", etc. produisent partout les mêmes effets et désagréments pour les usagers.

Côté patrons, l’heure est évidemment à la canonade patronale et médiatique anti-grèvistes. Les fédérations patronales éructent sur "des coûts allant dans les millions d’euros", rapporte la Süddeutsche Zeitung. En premier ligne les producteurs d’acier qui risquent de manquer de matière première, car la moitié des 200 000 tonnes d’acier ou de charbon transportés chaque jour passent par les rails. Le patronat, oublieux de ses profits, dénonce que "Les entreprises ne pourront pas compenser une grève de cinq jours", note le quotidien prétendument de "centre gauche" (mais pro-patronat), "ni le port de Hambourg, qui traite 25 000 containers par jour". Ce centre de l’industrie d'Allemagne du nord "perdra son rythme".

Cela veut dire que les cheminots touchent là où dela fait mal, avec leur grève. Ils méritent notre soutien.

Les cheminots revendiquent hausses de salaires et réduction du temps de travail

Entre-temps, la direction de la Deutsche Bahn, elle, tente de combattre la grève. Elle a porté l'affaire en référé devant la justice pour tenter de l’arrêter, mais dans l’après-midi d'hier (jeudi 6 novembre) elle a été déboutée.

A Berlin, ville censée accueillir des milliers de visiteurs ce week-end pour commémorer les vingt-cinq ans de la chute du Mur, le Tagesspiegel se demande donc "innocemment" comment résoudre le conflit. Ce dernier porte sur une revendication de hausse de salaires et de réduction du temps de travail; il suffit de satisfaire les revendications !

Mais il s'agit aussi d'un conflit sur la représentativité du syndicat. La Deutsche Bahn veut choisir ses interlocuteurs et refuse de négocier avec le syndicat des conducteurs de trains qui veut une convention s'appliquant à l'ensemble des cheminots, pour qu'ils aient les mêmes droits. 

Campagne de propagande anti-grève sur le thème de "Kit de survie pour usagers énervés"

D'une manière générale les usagers soutenaient plutôt la grève. Les journaux et les télévisions s'investissent donc dans un prétendu "soutien aux passagers", tout en "appelant au calme" qui règne pourtant partout. Le Spiegel Online publie donc un kit de survie pour usagers énervés, où l'on trouve, en plus guide du juron ou de la méditation, une playlist musicale sur le thème "Waiting for a train..." ("En attendant le train"; en allemagne aussi on "anglicise un max").

Donc que ce soit en Allemagne ou en France les actionnaires des journaux pèsent donc sur les lignes éditoriales pour que les médias aillent dans le sens de leurs intérêts. La question d'une presse impartiale est donc posée là-bas comme ici.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 18:10

Le Luxembourg au coeur

de la faude fiscale

au détriment des Etats 


"canempechepasnicolas" pose la question :

QUI ETAIT LE CHEF DE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHE QUI A NEGOCIE LES ACCORDS SECRETS ENTRE LE LUXEMBOURG ET LES MULTINATIONALES PERMETTANT LA FRAUDE MASSIVE AU BENEFICE DE CELLES-CI ?

 

REPONSE EN FIN DE TEXTE

 

francetvinfo.fr

Le Luxembourg,
la boîte à outils de l'évasion fiscale
des grandes multinationales

Des documents, révélés par Le Monde mercredi, détaillent comment 340 entreprises se servent du Grand-duché pour payer moins d'impôts. Des accords qui représenteraient des milliards d'euros de recettes fiscales perdues pour les Etats où ces entreprises réalisent des bénéfices.

 

Le Suédois Ikea est l'une des sociétés qui profite le plus de la fiscalité luxembourgeoise (photo prise à Eching, à Munich, Allemagne, le 16 octobre 2014). 

Le Suédois Ikea est l'une des sociétés qui profite le plus de la fiscalité luxembourgeoise (photo prise à Eching, à Munich, Allemagne, le 16 octobre 2014).  (PETER KNEFFEL / DPA / AFP)

Par 

 

 

 

Mis à jour le 06/11/2014

Des milliards d'euros d'impôts évaporés grâce à des accords secrets avec le Luxembourg. Des documents récupérés par le consortium de journalisme d'investigation ICIJ, et révélés mercredi 5 novembre par 40 médias, dont Le Monde, détaillent "comment les géants du Net, des télécoms, de la finance ou de la grande consommation s’appuient sur le Luxembourg et ses règles fiscales souples, mais aussi sur les failles de la réglementation internationale, pour y transférer des profits afin qu’ils n’y soient pas taxés, ou très faiblement".

 

Quels sont ces accords secrets ?

Il s'agit de "tax rulings", des accords fiscaux passés entre le Grand-Duché et 340 grandes entreprises. A chaque fois, le point de départ est le même. L'entreprise décide de créer une holding ou une filiale au Luxembourg, avec peu de salariés et d'activités, dans le seul but de payer moins d'impôts. Elle mandate alors la société d'expertise comptable PricewaterhouseCoopers (PwC), pour négocier un accord avec l'administration fiscale du Luxembourg.

Quelles sont les entreprises impliquées ? 

Le champion européen de l'évasion fiscale est le Suédois Ikea, mais parmi les 340 sociétés citées par l'enquête de l'ICIJ, on trouve aussi, dans une moindre mesure, les Français Aviva, Axa, CNP Assurance, Crédit agricole, Caisse d'Epargne, LVMH et le groupe Rotschild. Le Guardian cite, en outre, Pepsi, Dyson, Accenture, Burberry, Procter&Gamble, Heinz, JP Morgan et FedEx.

Comment trichent-elles ?

Les outils proposés et utilisés varient ensuite d'une entreprise à l'autre. Le Monde cite le cas d'Ikea, dont la holding luxembourgeoise bénéficie du statut de Soparfi : cela lui permet ainsi "d’empiler les avantages offerts par les 'meilleurs' paradis fiscaux de la planète" au point de ne payer aucun impôt, sous certaines conditions, sur les revenus provenant de ses filiales à l'étranger.

Dans certains secteurs, les entreprises bénéficient d'un taux de TVA réduit. D'autres groupes utilisent, eux, un régime très favorable sur l'utilisation des brevets et des marques. Les derniers profitent d'exigences faibles en matière d'endettement ou cumulent carrément plusieurs types d'opérations. Au final, le résultat est le même : chaque multinationale obtient un taux d'imposition effectif très bas, voire nul.

Selon Le Monde, les documents mettent au jour "des montages complexes d’évasion fiscale dans lesquels le Luxembourg n’est qu’un maillon de chaîne, aux côtés de centres financiers offshore plus exotiques".

Dans un entretien au quotidien, le ministre des finances luxembourgeois, Pierre Gramegna, défend le système. Il explique ainsi que "la pratique des tax rulings fait partie du patrimoine" du Grand-Duché et qu’il entend la "perpétuer dans le respect des règles."

Autrement dit, le gouvernement luxembourgeois a délibérément LEGALISE la fraude et entend poursuivre son trafic..

C'est ça l'Europe, une machine de guerre au service des multinationales.
 

D'où viennent les documents ?

Ces 28 000 pages, dont une bonne partie sont consultables en ligne (en anglais), sur le site de l'ICIJ, ont été rédigées et négociées avec les autorités luxembourgeoises par le cabinet de conseil PricewaterhouseCoopers entre 2002 et 2010, avant de fuiter. PwC affirme que les documents ont été volés et justifie l'aide qu'il apporte à ces entreprises pour réaliser ces opérations en insistant sur leur légalité.

 

QUI A PERMIS CES ACCORDS SECRETS

ORGANISANT LA FRAUDE GENERALISEE

AU DETRIMENT DES ETATS, DE LA FRANCE ENTRE AUTRES

QUI ETAIT CHEF DU GOUVERNEMENT DU LUXEMBOURG ?

"canempechepasnicolas" répond à cette question

 

Le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker devant la presse le 28 juin 2013.

 

Le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker devant la presse le 28 juin 2013. | THIERRY CHARLIER /AFP

 

Membre du gouvernement depuis 1982, Jean-Claude Juncker, 58 ans, était premier ministre depuis 1995. Il a donc côtoyé les présidents François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande.

C'est lui, cette année, en 2014, que chrétien-démocrates et sociaux démocrates choisissent pour présider la nouvelle Commission européenne - le gouvernement de l'Europe - pour les cinq ans qui viennent, avec la bénédiction de François Hollande !

 

C'est bien là l'illustration de l'Europe des multinationales qui organise l'austérité pour les peuples  et la fraude généralisée pour les grands groupes industriels et financiers...

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 14:33

italie-carte

Matteo Renzi, président du Conseil italien, entend ne rien céder sur son plan de contre-réforme du marché du travail, qu’il désigne lui-même sous l’appellation anglaise de «Jobs Act». Le projet, réponse aux exigences de réformes structurelles édictées par l’Union européenne, a été approuvé au Sénat mais pas encore à la Chambre des députés.

 

Il a déjà suscité une manifestation monstre à Rome le 25 octobre à l’appel de la CGIL (Confédération générale italienne du travail). Cette dernière appelle maintenant à huit heures de grève générale et a prévu deux manifestations en novembre.

 

Pour autant, Matteo Renzi multiplie les déclarations où il affirme son mépris pour les revendications et sa volonté d’en découdre avec ce qui reste d’organisations politiques ouvrières en Italie, y compris au risque d’une scission dans son Parti démocrate. Il entend ainsi se rapprocher encore davantage du centre-droit.

 

Le 7 octobre 2014, mécontente que Renzi ait écourté sa rencontre avec une délégation de la centrale syndicale CGIL, la secrétaire générale de la confédération, Susanna Camusso, avait déclaré qu’une telle absence de « dialogue social » était sans précédent en Europe, sauf sous le gouvernement de Madame Thatcher.

 

Le 26 octobre 2014, le quotidien financier américain, le Wall Street Journal, qualifiant les manifestations italiennes de «mouvement suicidaire» et appelant Renzi à la fermeté, estimait que l’Italie «devrait s’estimer heureuse d’avoir sa Dame de fer.».

 

Le 5 novembre 2014, Tony Blair, invité du journal de 20 heures sur France 2, associait Manuel Valls et Matteo Renzi dans son panégyrique de la «troisième voie».

 

La Confédération générale italienne du travail (CGIL) appelle à poursuivre le combat contre la remise en cause de « l’emploi à vie » et du droit des licenciements proposés par le président du conseil des ministres italien, Matteo Renzi.

source: POI

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 14:23

Lu sur le site de Collectif communiste Polex

 

L'UNION EUROPÉENNE ET LE FASCISME: ET ILS S'EN VANTENT!

publié le : 7 Novembre, 2014


Le journal de KIEV " OUKRAINSKA PRAVDA ", du 10/10/2014, racontait avec délectation comment les activistes d'extrême droite ( Pravy Sektor notamment ) faisaient à la veille des élections régner la terreur dans les rues de Kiev,en pourchassant les partisans de l'ancien président Ianoukovitch , élu et chassé du pouvoir par les insurgés de Maïdan. Et aussi, même s'il ne le disait pas, les communistes et les juifs qui osaient se reconnaître pour tels. La journaliste n'hésite pas à écrire : " le fait de jeter les politiciens dans les bennes à ordures doit être considéré comme un ultime avertissement...."

Nouveau président, le milliardaire nationaliste pro-occidental Porochenko couvrait ces méthodes, qui sont la copie de celles utilisées par le Parti Fasciste de Mussolini à Rome en 1922, et par les SA Nazis à Berlin en 1933.

C'est ce régime, installé et soutenu à Kiev par les sponsors occidentaux, que l'Union Européenne s'apprête à accueillir comme son 29 ème état partenaire!

Évidemment, dans cette situation de terreur politique, le résultat des élections d'Ukraine ne pouvait être différent de celui annoncé triomphalement par nos médias: une victoire des partis libéraux pro-occidentaux, d'autant plus prévisible qu' un grand nombre d'Ukrainiens ont cru naïvement qu'il suffirait d'adhérer à l'UE pour voir pleuvoir des bananes et des Euros. Nos "grands" journaux oublient d'ailleurs de préciser que 50 pour cent des électeurs n'ont prudemment pas voté, et que personne n'a encore compris l'ampleur des mesures d'austérité, des privatisations, etc, que l'UE exige de l'Ukraine.

Le pire est de constater que l'UE, de plus en plus rejetée par les peuples d'Europe auxquels elle assure déclin social, chômage et destruction de leur indépendance nationale, a besoin aujourd'hui pour assurer sa survie de réutiliser le fascisme vaincu en 1945. Il est déjà présent au sein de gouvernements européens comme celui de Belgique ( Flandre ) et profile son groin aux quatre coins du continent. La " bête immonde" est plus vivante que jamais au sein même de l'Union Européenne qui la nourrit. Combattre le fascisme qui monte en Europe ne peut se concevoir sérieusement sans lutter pour la disparition de l'Union Européenne, de ses Traités au service des adeptes de la" Loi du Marché" capitaliste.


Francis Arzalier

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 14:18

Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe.  Cliquez sur le titre ci-dessous pour y accéder

L'Allemagne sans trains : grève historique à la Deutsche Bahn !

2014-11-06-Greve-en-allemagne-03.jpgC’est l'une des plus longue grève dans l’histoire des chemins de fer allemands qui vient de commencer. La grève est massivement suivie. Le patronat tonne contre les risques de pertes de millions d'euros de profits.

Le 5 novembre, après l’échec des négociations salariales entre les syndicats des conducteurs de train et la direction de la Deutsche Bahn, les cheminots du fret ont arrêté le service. Ce jeudi, c’est le transport des passagers qui est également concerné. L’arrêt de travail durera jusqu’au lundi 9 novembre – 100 heures en tout –, et deux trains sur trois ne quitteront pas leur gare. Du jamais vu outre-Rhin.

Résultat : "Les gares sont vides. Les rues d’autant plus encombrées. Et maintenant, nous risquons de manquer d’essence", persiffle le Handelsblatt. Le premier quotidien "économique" du pays (Düsseldorf), entièrement au service du patronat et de sa vision antisociale, est donc allé en reportage dans sa région, une des plus densément peuplées du pays. Il constate : "Les bus, les agences de location et les taxis sont les gagnants de cette grève. [Mais] sans les trains, les durées de trajet ont doublé ce 6 novembre." Le quotidien, comme la grande majorité de la presse, tire à boulets rouges contre les cheminots, et dénonce une "prise d'otages" inédite dans un pays prétendument fier de son dialogue social policé. On a l'habitude de cela en France, n'est-ce pas ?

Une grève qui touche au porte-monnaie patronal

Côté passagers, les Allemands, forts de l'expérience de six grèves depuis septembre, auraient fait le plein d'essence il y a plusieurs jours déjà. La grève serait populaire au point que, le journal Die Welt, est obligé d'écrire que "le désagrément serait très relatif". Le quotidien de droite ironise donc sur la service régulièrement dégradé que connait la Deutsche Bahn, comme aussi en France à la SNCF, car on y applique les mêmes règles de gestions à la mode ("libérale") : "Enfin une nouvelle grève à la Deutsche Bahn. Beaucoup de passagers avaient déjà protesté contre cette pause inhabituellement longue. [Grâce au syndicat des conducteurs], ils tiennent enfin une explication pour les retards, les annulations ou l'éternelle rupture de stock dans les bistrots à bord des trains." Eh oui, les suppressions d'emplois, la soutraitance, la gestion prétendument "économique", etc. produisent partout les mêmes effets et désagréments pour les usagers.

Côté patrons, l’heure est évidemment à la canonade patronale et médiatique anti-grèvistes. Les fédérations patronales éructent sur "des coûts allant dans les millions d’euros", rapporte la Süddeutsche Zeitung. En premier ligne les producteurs d’acier qui risquent de manquer de matière première, car la moitié des 200 000 tonnes d’acier ou de charbon transportés chaque jour passent par les rails. Le patronat, oublieux de ses profits, dénonce que "Les entreprises ne pourront pas compenser une grève de cinq jours", note le quotidien prétendument de "centre gauche" (mais pro-patronat), "ni le port de Hambourg, qui traite 25 000 containers par jour". Ce centre de l’industrie d'Allemagne du nord "perdra son rythme".

Cela veut dire que les cheminots touchent là où dela fait mal, avec leur grève. Ils méritent notre soutien.

Les cheminots revendiquent hausses de salaires et réduction du temps de travail

Entre-temps, la direction de la Deutsche Bahn, elle, tente de combattre la grève. Elle a porté l'affaire en référé devant la justice pour tenter de l’arrêter, mais dans l’après-midi d'hier (jeudi 6 novembre) elle a été déboutée.

A Berlin, ville censée accueillir des milliers de visiteurs ce week-end pour commémorer les vingt-cinq ans de la chute du Mur, le Tagesspiegel se demande donc "innocemment" comment résoudre le conflit. Ce dernier porte sur une revendication de hausse de salaires et de réduction du temps de travail; il suffit de satisfaire les revendications !

Mais il s'agit aussi d'un conflit sur la représentativité du syndicat. La Deutsche Bahn veut choisir ses interlocuteurs et refuse de négocier avec le syndicat des conducteurs de trains qui veut une convention s'appliquant à l'ensemble des cheminots, pour qu'ils aient les mêmes droits. 

Campagne de propagande anti-grève sur le thème de "Kit de survie pour usagers énervés"

D'une manière générale les usagers soutenaient plutôt la grève. Les journaux et les télévisions s'investissent donc dans un prétendu "soutien aux passagers", tout en "appelant au calme" qui règne pourtant partout. Le Spiegel Online publie donc un kit de survie pour usagers énervés, où l'on trouve, en plus guide du juron ou de la méditation, une playlist musicale sur le thème "Waiting for a train..." ("En attendant le train"; en allemagne aussi on "anglicise un max").

Donc que ce soit en Allemagne ou en France les actionnaires des journaux pèsent donc sur les lignes éditoriales pour que les médias aillent dans le sens de leurs intérêts. La question d'une presse impartiale est donc posée là-bas comme ici.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 13:54

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Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Qui l'eût cru? En cette rentrée, c'est la Belgique qui est à l'avant-garde des luttes, la France à la traîne. Ce jeudi, à Bruxelles, on a pu assister à la plus grande manifestation syndicale en Belgique de ces 20 dernières années.

 

Pour beaucoup de travailleurs belges, c'était la toute première fois. Une première manifestation pour dire Stop à une politique d'austérité qui n'en finit plus en Belgique, venus de Gand, Bruxelles, Liège ou Anvers, de Wallonie comme de Flandre, enseignants, infirmiers, cheminots ou ouvriers.

Ils étaient entre 100 et 150 000 à protester contre le plan du gouvernement Michel-De Wever, un véritable plan de guerre contre le monde du travail.

 

Retraite à 67 ans, désindexation des salaires, casse de la SNCB : stop !

 

La mesure-phare qui cristallise toutes les colères, c'est premièrement le recul de l'âge de la retraite de 65 à 67 ans, d'ici 2030. Les retraites anticipées – jadis possibles dès 56 ans – ne seront possibles qu'à partir de 56 ans. 

Rappelons que début XX ème siècle, Jules Guesde dénonçait le plan du gouvernement d'une retraite à 65 ans comme « la retraite pour les morts ». En 2014, on la recule plus seulement à 65 ans mais 67. Pour les Belges, à qui on avait promis de ne pas aller plus loin, c'est une trahison. 

 

Mais ce n'est pas tout. Deuxièmement, le gouvernement envisage en 2015 un « saut d'index ». En Belgique, les salaires sont encore indexés sur le niveau de l'inflation, ce qui évite toute perte sèche de salaire. Le patronat veut s'en débarrasser comme l'a fait la France de Mauroy en 1982.

Un « saut d'index », c'est le gel de l'indice, soit concrètement une baisse de salaires nette.

 

Troisièmement, l'éducation et le rail se sont mobilisés massivement contre les coupes budgétaires.

La région Flandre envisage des coupes de 80 millions d'€ dans l'éducation supérieure, la Wallonie de 300 millions dans l'éducation primaire et secondaire, le gouvernement fédéral de supprimer 600 millions d'€ dans les subventions à la SNCB (Société nationale des chemins de fer belge).

Les principales centrales syndicales du pays avaient mobilisé pour cette manifestation, d'abord la FGTB (Fédération générale des travailleurs de Belgique) et la CSC (Confédération syndicale chrétienne).

 

Etudiants dans la rue, grèves spontanées dans le rail : la Belgique sous tension

 

La mobilisation a dépassé les espérances des leaders syndicaux, elle montre l'existence d'un rapport de force dans le pays.

 

Ce rapport de force s'est exprimé dans la manifestation étudiante du 2 octobre qui a mobilisé plusieurs milliers d'étudiants contre les coupes budgétaires, la hausse des frais d'inscription (le « minerval » en Belgique). 

Une colère explosive comme dans les « grèves spontanées » qui se sont exprimées dans le rail à la mi-octobre en Wallonie : à Charleroi, Liège, la Louvière les bases syndicales ont débordé leurs directions pour exprimer leur colère face à la casse de la SNCB. 

 

Ce jeudi, les principaux dirigeants syndicaux ont exprimé leur surprise et leur satisfaction face à l'ampleur de la plus grande manif syndicale depuis deux décennies : 

« Dans beaucoup de secteurs, comme le transport et la logistique, les dockers, etc. nous n’avons eu aucun problème pour mobiliser nos affiliés. Aujourd’hui, les cheminots doivent travailler mais ils sont en colère : en plus des mesures du gouvernement fédéral qui vont les toucher de plein fouet, leur patron, Jo Cornu, n’arrête pas de faire des provocations dans la presse », confiait Katrien Verwimp, Présidente de la CSC-Transcom. 

Marc Goblet, secrétaire national de la FGTB appelait à rester vigilants, et prêt à la lutte, en fin de manifestation : « Il faut supprimer le saut d’index. Tant qu’ils ne l’auront pas entendu, il n’y a aura pas d’autres réponses que la mobilisation. »

 

Le PTB au cœur de la lutte, dans la rue et au Parlement !

 

Le Parti du Travail de Belgique (PTB), marxiste – tout juste entré au Parlement avec deux députés –a soutenu la mobilisation, contribué à son échelle à son succès.

Les pancartes du PTB « Travailler jusqu'à 67 ans ? Pas question ! » se sont arrachées comme des petits pains, les militants du PTB ont fait signer 12 000 personnes de plus pour leur pétition contre le recul de l'âge de la retraite à 67 ans.

Le député PTB de Liège, Raoul Houdebouw était à la manifestation. Au podium du PTB, il a affirmé : « Nous écrivons ici dans la rue l’histoire sociale de notre pays. Nous allons faire plier ce gouvernement ».

 

Le député marxiste a porté la voix des travailleurs, en fin de journée, au Parlement :

« Monsieur le Premier ministre, vous revenez régulièrement sur le fait que les gens ne comprennent pas vos mesures. Je pense que c’est en fait juste le contraire : les gens comprennent très bien vos mesures. Ils comprennent très bien qu’il est illogique qu’on leur demande de travailler plus longtemps alors qu’il y a autant de jeunes qui n’attendent rien d’autre que de pouvoir enfin commencer à travailler.

Les gens comprennent très bien qu’un saut d’index ne va pas créer d’emplois parce que, dans notre pays, ce ne sont pas les salaires qui sont le problème, ils sont justement une partie de la solution. La Banque nationale dit clairement que le problème, en Belgique, c’est la baisse du pouvoir d’achat, et que l’économie est donc à l’arrêt ».

Voilà à quoi servent des députés au Parlement. Les deux députés du PTB utilisent le Parlement comme une tribune, comme le faisaient ces deux députés marxistes allemands en 1871 (Wilhelm Liebknecht et August Bebel) qui dénonçaient les forces réactionnaires, le capital monopoliste allemand au Reichstag.

 

Que l'on aimerait en France avoir de telles mobilisations, des députés aussi offensifs au Parlement. Pourtant, le potentiel existe, les bases syndicales sont combatives autant voire plus qu'en Belgique. Qu'est-ce qu'on attend pour monter au front … des luttes !

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 13:50
Le Venezuela accueille un premier groupe de 119 étudiants palestiniens

Palestinian students arrive at Simon Bolivar airport outside Caracasestudiantes-palestinos119 étudiants palestiniens viennent d’arriver au Venezuela en tant que boursiers du “programme Yasser Arafat 2014” pour y suivre des études de Médecine Intégrale Communautaire à l’École Latinoaméricaine de Médecine “Dr. Salvador Allende”(ELAM). Pour l’heure près de 50 mille jeunes vénézuéliens et latinoaméricains se forment en médecine intégrale communautaire à l’ELAM, parmi lesquels 17 mille sont déjà diplômés, 20 mille sont en cours de formation et 18 mille en phase préparatoire.

Le président Maduro, qui a accueilli les étudiants durant la remise de 114 logements publics à des secteurs populaires de Petare (État de Miranda), a confirmé que les programmes de bourses d’études pour les jeunes palestiniens vont être multipliés dans tous les domaines de la connaissance, et que les divers ministères et institutions concernés travaillent en ce sens. “L’objectif du gouverement bolivarien est d’offrir des bourses d’études à un millier de jeunes palestinien(ne)s. Ici se trouve le futur de la Palestine (…) La Palestine ne s’est pas laissé anéantir, elle a refusé de mourir, elle a résisté, elle vivra et elle vaincra, nous en sommes certains (…) Aujourd’hui, la Palestine s’est inscrite dans le coeur du Venezuela, nous avons beaucoup d’admiration pour le peuple palestinien et ceci est un modeste pas pour dire qu’il est possible de concrétiser la solidarité”.

Embajadora-palestina Le président bolivarien a reçu l’olivier de nacre réalisé par des artisans palestiniens de Bethléem. “Nous apportons la bénédiction de la Terre Sainte de Bethléem au Vénézuéla de la part de notre président Mahmoud Abbas” a déclaré l’ambassadrice de Palestine au Venezuela, Linda Sobeh Ali (photo ci-dessus), qui a également remis à Nicolas Maduro le drapeau de l’État palestinien : “nous vous remettons le drapeau de notre pays parce que nous savons que vous en prendrez soin de la même manière que le fera le peuple vénézuélien.yunvbb34e5yunvbb34e6 URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-1GB

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 15:44


Face aux nouvelles provocations israéliennes, la France doit agir


http://www.france-palestine.org/Face-aux-nouvelles-provocations

On assiste ces der­niers jours à une grave dété­rio­ration de la situation en Palestine occupée et tout spé­cia­lement à Jéru­salem. C’est sans état d’âme que B. Neta­nyahou accumule les pro­vo­ca­tions, non seulement dans la judaï­sation de la ville, mais avec la volonté claire de saper ce qui était le « statu quo » des lieux saints. L’esplanade des Mos­quées est désormais acces­sible presque quo­ti­dien­nement aux pro­vo­ca­tions de juifs reli­gieux alors que les fidèles musulmans s’en voient interdire l’accès. Les diri­geants israé­liens tentent ainsi déli­bé­rément, en vrais apprentis sor­ciers, d’amener le conflit sur le terrain reli­gieux exac­tement comme l’avait fait Sharon lors de sa visite pro­vo­ca­trice sur l’esplanade un certain 28 sep­tembre 2000.

Dans le même temps, les attaques de colons contre les Pales­ti­niens se pour­suivent à Jéru­salem comme dans le reste de la Cis­jor­danie… et rien n’indique que le blocus cri­minel de Gaza soit en voie d’être levé. Toutes les condi­tions sont réunies pour que se mul­ti­plient des actes de désespoir qui ser­viront de pré­textes à de nou­velles agres­sions, puni­tions et humi­lia­tions collectives.

Nous sommes arrivés à un point crucial où l’on ne peut plus continuer indé­fi­niment la litanie des regrets diplo­ma­tiques et des simples condam­na­tions verbales.

L’intervention du repré­sentant per­manent de la France auprès des Nations Unies le 29 octobre est un pas en avant positif, sous condition qu’elle ne reste pas purement déclarative.

Le temps presse : chaque jour laisse place à de nou­velles pro­vo­ca­tions. Plutôt que de condamner des actes de désespoir, la France doit parler clair. Elle doit accom­pagner ses condam­na­tions ver­bales de la colo­ni­sation et des pro­vo­ca­tions de fermes sanc­tions poli­tiques et éco­no­miques : cesser toute coopé­ration mili­taire et mettre l’embargo sur les armes avec Israël, interdire l’entrée des pro­duits des colonies sur le marché français, faire sus­pendre l’accord d’Association UE-​​Israël. Après la Suède elle doit, sans délai, recon­naître et entraîner ses par­te­naires euro­péens à recon­naître l’Etat de Palestine dans les fron­tières du 4 juin 1967 avec Jéru­salem Est pour capitale.

Le Bureau national

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 13:51

Lu sur "canempechepasnicolas"

 

Mercredi 5 novembre 2014

 

Etude Ifop-Fiducial pour i>TÉLÉ et Sud Radio

Echantillon Méthodologie Mode de recueil

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon

de 1382 personnes inscrites sur les listes électorales,

Au premier tour :

François Hollande (Aubry ou Valls) entre 13 et 15%

Jean-Luc Mélanchon ne dépasse pas 9%

Marine Le Pen entre 27 et 32%

Elle devance

Nicolas Sarkozy de 3 points

Alain Juppé de 2 points

François Fillon de 13 points

Avec des intentions de vote supérieures de 10 points à son score de 2012

 

Dans le contexte du mi-quinquennat de François hollande, l’enquête exclusive Ifop-Fiducial pour i>TÉLÉ et Sud Radio apporte des enseignements précieux sur le rapport de force électoral à deux ans et demi de l’échéance présidentielle de 2017.

Ce sondage vient d’abord confirmer la situation extrêmement compliquée dans l’opinion que connaît le président de la République à mi-mandat. En effet, dans aucune des hypothèses testées par l’Ifop, François Hollande n’apparait en situation de se qualifier pour le second tour.

Avec des intentions de vote se situant entre 13% et 15%, François Hollande est largement distancé dans les hypothèses testées que ce soit par Marine Le Pen ou pour l’UMP par Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy.

Seule l’hypothèse où il est opposé à François Fillon lui permet de réduire l’écart (14% contre 18% en faveur de François Fillon), mais dans cette configuration, il arriverait en 4ème position derrière François Bayrou.

Quoi qu’il en soit, avec des intentions de vote encore inférieures au résultat obtenu par Lionel Jospin le 21 avril 2002, Francois Hollande pâtit d’une situation inédite pour un Président en exercice testé dans une enquête pré-électorale.

Comme un symbole de la très grande difficulté de sa relation avec l’opinion, le candidat socialiste ne parvient à mobiliser qu’un peu moins de la moitié (entre 45% et 50%) de ses électeurs du premier tour de 2012

 Notons par ailleurs que les candidats socialistes susceptibles de concourir pour l’élection présidentielle de 2017 ne font guère mieux. Martine Aubry recueille entre 13% et 14% d’intentions de vote, Manuel Valls obtient quant à lui 15%, soit tout de même un point de plus que le Président sortant. Plus largement, au-delà de la situation du candidat socialiste, cette enquête vient confirmer un enseignement des scrutins de 2014, à savoir la faiblesse électorale de la gauche.

En effet, dans aucune des hypothèses testées, l’addition des intentions de vote en faveur des candidats de gauche n’atteint 30%, soit un étiage qui, s’il se confirmait lors du scrutin, constituerait le niveau le plus bas jamais atteint par la gauche au premier tour d’une élection présidentielle.

Dans ce cadre, il convient d’observer que les faibles intentions de vote en faveur des candidats socialistes testés ne profitent pas aux autres candidats de gauche. Ainsi, le socle d’intentions de vote en faveur de Jean-Luc Mélenchon ne dépasse pas 9%, tandis que Cécile Duflot se situe à un niveau proche de celui d’Eva Joly au premier tour de l’élection présidentielle de 2012.

 

Cette enquête confirme la poursuite de la dynamique Marine Le Pen après le succès du Front National aux dernières élections européennes. A deux ans et demi du scrutin, la présidente du FN apparaît en position de force.

En effet, dans toutes les hypothèses testées (hormis celle comprenant Alain Juppé et Martine Aubry), Marine Le Pen émerge en tête des intentions de vote avec un score oscillant entre 27% et 32%.

Son avance sur le candidat socialiste testé n’est jamais inférieure à 12 points tandis qu’elle devance Nicolas Sarkozy de 3 points, Alain Juppé de 2 points et François Fillon de 13 points. Avec des intentions de vote supérieures a minima de 10 points à son score du 22 avril 2012, Marine Le Pen se positionne comme une candidate « attrape tout ».

A côté de son socle électoral très fidélisé (95% à 97% de ses électeurs de 2012 voteraient à nouveau pour elle en 2017), Marine Le Pen gagne des soutiens provenant de la droite – 12% des électeurs de Nicolas Sarkozy de 2012 voteraient pour elle en cas d’affrontement avec Nicolas Sarkozy, cette part atteignant 21% en cas de candidature Juppé et 26% en cas de candidature Fillon – mais aussi de la gauche (respectivement 12% des électeurs Hollande et 10% de ceux de Jean-Luc Mélenchon).

On observe un phénomène similaire du point de vue de la sociologie du vote Marine Le Pen qui conserve ses segments forts traditionnels (43% d’intentions de vote au sein des catégories populaires dans l’hypothèse Sarkozy) et confirme sa percée, entrevue lors des élections européennes, dans certaines catégories longtemps hostiles ou indifférentes au Front National : elle obtient ainsi 28% chez les femmes, 37% chez les 35-49 ans, 32% parmi les professions intermédiaires et 36% chez les salariés.


Au second tour

Gagnante face à François Hollande,

avec 54% des suffrages

Marine Le Pen perd face à chacun des candidats UMP

Au deuxième tour, si Marine Le Pen devait se retrouver face à l'actuel chef de l'État socialiste, celui-ci serait battu très largement à 46 % contre 54 %.

 En revanche, à droite,c'est Juppé  face à la présidente du FN, avec 64 % contre 36 %.

 Derrière lui, Sarkozy l'emporterait de 20 points (60 % contre 40 %).

Puis Fillon, avec 57 % contre 43 %.

 

Commentaires d'AC : Ces résultats confirment le détachement des électeurs des solutions progressistes ainsi que leur démobilisation.  Sans doute pourrait-on incriminer les médias qui font la courte échelle à Marine Le Pen et ne manque pas de relayer la moindre de ses positions alors qu'ils taisent les propositions de la gauche radicale.  Mais elle apparait aussi ( à tort) comme la seule porteuse de l'idée de Nation et elle sait siphonner les idées sociales de la gauche radicale pour les reprendre à son compte en les assaisonnant d'analyses racistes sur l'immigration.  Elle entretient également savamment l'illusion sur ses positions anti-européennes.  En effet depuis les dernières élections européennes, on l'a fort peu entendue défendre haut et fort l'idée qu'il faut sortir de l'UE.  Espère-t-elle un basculement de l'UE vers l'extrême-droite et des alliances à droite au niveau européen ?

Le PCF pour sa part ne défend plus avec acharnement, comme au temps du référendum de Maastricht, la Nation et l'indépendance nationale.  Il s'entête à proposer des solutions européennes qui sont vouées à l'échec, décourageant ainsi ses soutiens traditionnels.  Pourquoi voter si aussitôt tout est remis en cause ?  De plus le Front de gauche est de moins en moins crédible, incapable qu'il est, du fait de la politique ambigüe du PCF à l'égard du PS, de proposer une politique de rupture avec le PS.  Les prises de distance actuelles ont été très tardives et ne sont pas crédibles pour une grande partie des salariés.  Les municipales ont fait des dégâts colossaux.  Il est grand temps que se reconstruise une force communiste authentique.

Les mineurs de 1948 bientôt réhabilités ?
Vendredi, 24 Octobre, 2014
Christiane Taubira présentera un amendement au projet de loi de finances pour 2015 reconnaissant les droits des mineurs grévistes des Houillères du Pas-de Calais de 1948 et de 1952 victimes des "injustices commises par la République"
 
Ainsi qu'elle l'avait annoncé en juillet 2014, Christiane Taubira présentera un amendement au projet de loi de finances pour 2015 reconnaissant les droits des mineurs grévistes des Houillères du Pas-de Calais de 1948 et de 1952, victimes de licenciements abusifs.
 
«  Je considère que la République se doit de réparer enfin les injustices commises et de donner satisfaction aux travailleurs qui ont conduit un combat politique de plus de soixante ans » a affirmé la garde des Sceaux qui a soutenu leur cause dès qu’elle en a été saisie.
 
La ministre avait déjà rappelé en mai dernier, dans un courrier adressé au ministre des Finances et des comptes publics, que « parmi les 3000 grévistes, 200 d’entre eux ont subi des atteintes à leurs droits fondamentaux » de la part des autorités.
 
L’amnistie du 4 août 1981 et l’arrêt de la Cour d’appel de Versailles du 10 mars 2011 ont constitué des progrès dans la reconnaissance des droits de certains d’entre eux. « Mais je tiens à une réhabilitation complète, qui reconnaisse à la fois le préjudice matériel et moral enduré, et qui apaise les blessures, insiste la ministre de la justice. La République ne peut que se grandir en reconnaissant le caractère discriminatoire et abusif des préjudices subis pour faits de grève qui, même amnistiés, ont porté atteinte à leurs droits fondamentaux. Elle doit les rétablir dans leur dignité et leur honneur. »
 
L’amendement à la loi de finances pour 2015 reconnaîtra enfin le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes en 1948 et 1952. Cette reconnaissance solennelle se traduira par le versement d’allocations réparatrices, que l’agence nationale pour la garantie des droits des mineurs devra précisément établir.
 
«  Je souhaite également que soient rétablis dans leurs distinctions et leur grade militaire les mineurs qui en ont été privés du fait des évènements en question » souligne la garde des Sceaux.
 
Au-delà de la réparation du préjudice matériel et symbolique, la ministre de la Justice souhaite que les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accordent désormais aux grèves des mineurs de 1948 et 1952 la place qu'elles méritent, pour que la mémoire de cette lutte pour les droits reste vivante dans l’esprit des générations présentes et futures.
 

La grève des mineurs de 1948  : ce film collectif exalte l'héroïsme des mineurs, la solidarité et l'internationalisme prolétariens

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Les mineurs de 1948 bientôt réhabilités ?
Vendredi, 24 Octobre, 2014
Christiane Taubira présentera un amendement au projet de loi de finances pour 2015 reconnaissant les droits des mineurs grévistes des Houillères du Pas-de Calais de 1948 et de 1952 victimes des "injustices commises par la République"
 
Ainsi qu'elle l'avait annoncé en juillet 2014, Christiane Taubira présentera un amendement au projet de loi de finances pour 2015 reconnaissant les droits des mineurs grévistes des Houillères du Pas-de Calais de 1948 et de 1952, victimes de licenciements abusifs.
 
«  Je considère que la République se doit de réparer enfin les injustices commises et de donner satisfaction aux travailleurs qui ont conduit un combat politique de plus de soixante ans » a affirmé la garde des Sceaux qui a soutenu leur cause dès qu’elle en a été saisie.
 
La ministre avait déjà rappelé en mai dernier, dans un courrier adressé au ministre des Finances et des comptes publics, que « parmi les 3000 grévistes, 200 d’entre eux ont subi des atteintes à leurs droits fondamentaux » de la part des autorités.
 
L’amnistie du 4 août 1981 et l’arrêt de la Cour d’appel de Versailles du 10 mars 2011 ont constitué des progrès dans la reconnaissance des droits de certains d’entre eux. « Mais je tiens à une réhabilitation complète, qui reconnaisse à la fois le préjudice matériel et moral enduré, et qui apaise les blessures, insiste la ministre de la justice. La République ne peut que se grandir en reconnaissant le caractère discriminatoire et abusif des préjudices subis pour faits de grève qui, même amnistiés, ont porté atteinte à leurs droits fondamentaux. Elle doit les rétablir dans leur dignité et leur honneur. »
 
L’amendement à la loi de finances pour 2015 reconnaîtra enfin le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes en 1948 et 1952. Cette reconnaissance solennelle se traduira par le versement d’allocations réparatrices, que l’agence nationale pour la garantie des droits des mineurs devra précisément établir.
 
«  Je souhaite également que soient rétablis dans leurs distinctions et leur grade militaire les mineurs qui en ont été privés du fait des évènements en question » souligne la garde des Sceaux.
 
Au-delà de la réparation du préjudice matériel et symbolique, la ministre de la Justice souhaite que les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accordent désormais aux grèves des mineurs de 1948 et 1952 la place qu'elles méritent, pour que la mémoire de cette lutte pour les droits reste vivante dans l’esprit des générations présentes et futures.
 

La grève des mineurs de 1948  : ce film collectif exalte l'héroïsme des mineurs, la solidarité et l'internationalisme prolétariens

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Vendredi, 24 Octobre, 2014
Christiane Taubira présentera un amendement au projet de loi de finances pour 2015 reconnaissant les droits des mineurs grévistes des Houillères du Pas-de Calais de 1948 et de 1952 victimes des "injustices commises par la République"
 
Ainsi qu'elle l'avait annoncé en juillet 2014, Christiane Taubira présentera un amendement au projet de loi de finances pour 2015 reconnaissant les droits des mineurs grévistes des Houillères du Pas-de Calais de 1948 et de 1952, victimes de licenciements abusifs.
 
«  Je considère que la République se doit de réparer enfin les injustices commises et de donner satisfaction aux travailleurs qui ont conduit un combat politique de plus de soixante ans » a affirmé la garde des Sceaux qui a soutenu leur cause dès qu’elle en a été saisie.
 
La ministre avait déjà rappelé en mai dernier, dans un courrier adressé au ministre des Finances et des comptes publics, que « parmi les 3000 grévistes, 200 d’entre eux ont subi des atteintes à leurs droits fondamentaux » de la part des autorités.
 
L’amnistie du 4 août 1981 et l’arrêt de la Cour d’appel de Versailles du 10 mars 2011 ont constitué des progrès dans la reconnaissance des droits de certains d’entre eux. « Mais je tiens à une réhabilitation complète, qui reconnaisse à la fois le préjudice matériel et moral enduré, et qui apaise les blessures, insiste la ministre de la justice. La République ne peut que se grandir en reconnaissant le caractère discriminatoire et abusif des préjudices subis pour faits de grève qui, même amnistiés, ont porté atteinte à leurs droits fondamentaux. Elle doit les rétablir dans leur dignité et leur honneur. »
 
L’amendement à la loi de finances pour 2015 reconnaîtra enfin le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes en 1948 et 1952. Cette reconnaissance solennelle se traduira par le versement d’allocations réparatrices, que l’agence nationale pour la garantie des droits des mineurs devra précisément établir.
 
«  Je souhaite également que soient rétablis dans leurs distinctions et leur grade militaire les mineurs qui en ont été privés du fait des évènements en question » souligne la garde des Sceaux.
 
Au-delà de la réparation du préjudice matériel et symbolique, la ministre de la Justice souhaite que les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accordent désormais aux grèves des mineurs de 1948 et 1952 la place qu'elles méritent, pour que la mémoire de cette lutte pour les droits reste vivante dans l’esprit des générations présentes et futures.
 

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