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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 14:42

onaga.jpg 

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

L'élection du gouverneur de l'île japonaise ce 16 novembre dépasse le sort du million et demi d'insulaires. C'était une bataille nationale, cristallisée autour d'une base américaine honnie par la population locale. Le pouvoir nationaliste a perdu, le Parti communiste a vaincu.


 

La « bataille d'Okinawa ». Le Premier ministre nationaliste Shijno Abe, du Parti libéral-démocrate (PLD), et le Parti communiste japonais (PCJ) – seule force d'opposition historique au système – avait choisi de faire l'élection du gouverneur de l'île, une bataille nationale. Le PLD a perdu gros, le PCJ a remporté une victoire majeure.


 

La bataille d'Okinawa : victoire pour les communistes, défaite pour le pouvoir !

 

Car la défaite du candidat du pouvoir a été le coup de grâce pour Abe. L'échec de sa politique économique (« Abenomics ») à relancer l'activité, l'impopularité de la hausse de la TVA, le regain de tensions dans la région alimenté par la résurgence du militarisme japonais avaient déjà affaibli un gouvernement dont le chef a dissous l'Assemblée nationale ce 20 novembre.

Quatre jours après une défaite lourde en symbole. Le candidat sortant du Parti libéral-démocrate (le parti de Abe, privilégié par la bourgeoisie monopoliste et nationaliste), Hirokazu Nakaima a été battu sèchement, obtenant 260 000 voix, 41 % des suffrages exprimés.

Le grand vainqueur est le maire de Naha, la plus grande ville de l'île, Takeshi Onaga, qui a obtenu 360 000 voix, 59 % des votes. Le seul grand parti historique à l'avoir soutenu est le Parti communiste. Le petit Parti social-démocrate et le nouveau parti de gauche « Parti de la vie » ont également apporté leur soutien.

Onaga s'est présenté comme « candidat indépendant ». Il n'est pas un communiste. Il était une figure locale du Parti libéral-démocrate. Dans ce parti aux courants idéologiques divers, il représente une aile à la fois plus social-démocrate, et plus critique envers l'alliance avec les Etats-unis.


 

Les nationalistes nippons subordonnés aux USA face à leurs contradictions

 

Le parti du pouvoir – car telle est la raison d'être du PLD – s'est fracturé sur l'île sur une question :le projet de re-location sur l'île de la base aérienne américaine de Futenma.

Le gouverneur Nakaima, le gouvernement, tout comme l'allié américain subissent depuis plusieurs années des manifestations massives, organisées par des associations pacifistes ainsi que par les riverains pour exiger le départ de la base, située dans une zone densément peuplée.

Le gouverneur défendait le projet d'une re-localisation de cette base bruyante dans le nord de l'île. Un projet qui a suscité l'hostilité de la majorité des Okinawais, la condamnation du Parti communiste et la scission dans l'appareil local du PLD.

Le maire Onaga a rompu sur cette question avec le gouverneur Nakaima, qui avait pourtant fait la promesse il y a quatre ans de négocier le départ de la base de l'île. Onaga a promis au Parti communiste, aux forces de progrès, qu'il se battrait pour le retrait de la base.

La campagne a porté plus largement sur le développement économique et social local. Onaga a fait des bases américaines l'obstacle majeur au développement de l'île. Nakaima a vendu le projet, en s'appuyant sur les contreparties dépêchées par le gouvernement, un filet d'aides publiques.

Elle a opposé le patriotisme d'Onaga, rejoignant celui des communistes, critique envers la subordination aux États-Unis, au nationalisme honteux de Nakaima, derrière d'Abe, de la bourgeoisie nippone revancharde, qui voit l'alliance américano-japonaise comme un tremplin vers l'hégémonie régionale, contre la Chine.


 

Le début d'un combat dans une île sous influence américaine


La direction nationale du PLD, le gouvernement ont mis tout leur poids dans la balance – envoyant plusieurs ministres, le Secrétaire-général Tanigaki Sadakazu pour soutenir Nakaima, faisant des promesses d'aide financière de grande ampleur.

Le recours traditionnel à l'anti-communisme pour discréditer Onaga a été de plus en plus fréquent, au fur et à mesure qu'Onaga gagnait des points dans les sondages.

Au même moment, dans la plus grande ville de l'île, à Naha, l'élection municipale a été un second coup dur pour le pouvoir. Le vice-maire Shiroma Mikoko, soutenu par le PCJ, a été élu largement, battant le candidat soutenu par le PLD.

« J'ai obtenu les voix de ceux qui s'opposaient à la base militaire, les mêmes que ceux qui ont voté pour Onaga », a commenté Shiroma, soutenu par les communistes locaux.

Le combat ne fait que commencer à Okinawa, une île qui était américaine jusqu'en 1972, et qui compte encore 32 bases et 26 000 soldats sur son territoire. En tout, 20 % du territoire est directement rattaché aux Etats-unis !

Mais une large majorité des Okinawais veut retrouver son indépendance, loin de tout nationalisme belliqueux. Les derniers sondages montrent que près de 80 % des habitants de l'île désirent le départ de la base de Futenma, et non sa re-location à Henoko.

L'effet domino a prévalu. De Naha, la capitale de facto d'Okinawa, qui échappe au pouvoir jusqu'à la Diète du Japon dissoute ce samedi, laissant un paysage politique ouvert pour les forces de progrès, bien que la dissolution d'Abe soit calculée pour lui assurer une nouvelle majorité, afin de faire passer ses « réformes structurelles » anti-sociales.


Le Parti communiste japonais, forts de ses 400 000 membres, de son histoire de résistance au capitalisme monopoliste local, au militarisme nippon, à l'impérialisme américain, continue la lutte pour exiger le départ de toutes les bases américaines : l'élection du gouverneur Onaga sera un point d'appui certain dans ce combat.

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 12:47

Lu sur Conscience Citoyenne Responsable

MUTUELLES : le loup dans la bergerie pour la mise à mort de la sécu !

Posté par 2ccr le 24 novembre 2014

Norway: Trolltunga which means Troll's TongueL’accord national interprofessionnel (ANI) rend obligatoire au 1er janvier 2016 l’adhésion des salariés à une complémentaire santé d’entreprise. Malgré les apparences, cette disposition n’est pas une avancée sociale : elle ouvre un énorme marché aux assurances privées au détriment de la protection sociale collective.

 

Pour répondre aux dispositions européennes relatives aux services d’assurance et  aux services financiers à l’obligation de constituer des réserves financières d’un même niveau que les assurances, les mutuelles ont dû fusionner entre elles et avec des assurances. Elles étaient des milliers, et on en comptait encore 630 fin 2012. L’ANI va accélérer le processus, et elles ne seront plus qu’une centaine en 2018 à relever réellement du statut de mutuelles… avant de se retrouver quelques années plus tard avec deux ou trois grands groupes qui se partageront le gâteau !


Il est difficile aujourd’hui de distinguer les mutuelles et les assurances. Des mutuelles créent des filiales sous forme de sociétés anonymes pour prendre des activités qui étaient autrefois spécifiques aux assurances. Les sociétés d’assurance mutuelle (les« mutuelles d’assurances ») dépendent du code des assurances et non de la mutualité. Elles sont à but non lucratif, mais ont la possibilité de sélectionner les risques, d’appliquer des tarifs différents pour les risques considérés comme « aggravés ». Des groupes de protection sociale (GPS) comme Malakoff-Méderic rassemblent dans une même entité des institutions de retraites complémentaires, de prévoyance, des mutuelles, des sociétés d’assurance…Pour capter « le marché de la santé », les assurances se concentrent et proposent des offres alléchantes, parfois moins chères que les mutuelles. Les mutuelles s’adaptent en renonçant à leurs principes pour proposer « une gamme d’offre de contrats ». On se soignera selon ses moyens…


La généralisation des complémentaires santé d’entreprise va obliger des millions de salariés, adhérents individuels à des mutuelles, à souscrire à des contrats collectifs gérés en grande majorité par les assurances. Le Conseil constitutionnel a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur. Des mutuelles vont donc disparaître, d’autres se « démutualiser » et intégrer les structures marchandes. La Mutualité pourrait disparaître d’ici quelques années au profit de groupes capitalistes qui bénéficieront du monopole des complémentaires santé.


Les inégalités entre les salariés vont s’accroître. Les cotisations sociales, les garanties accordées seront différentes d’une entreprise à l’autre. La couverture pourra être limitée à un panier de soins minimum, et ceux qui le pourront devront payer une sur-­complémentaire, un gain supplémentaire pour les assureurs privés. L’employeur, lui, pourra déduire sa part de cotisations de la masse salariale au détriment des rémunérations. Notez au passage que si vous êtes un salarié protégé par une mutuelle d’entreprise,  les députés ont supprimé l’année dernière l’exonération fiscale sur les cotisations des employeurs. Résultat, vos impôts ont augmenté cette année de 50 à 200 € à cause de ceci. Après avoir obtenu le quasi-monopole de la couverture complémentaire, les assurances vont continuer leur offensive pour accroître leur part du «marché de la santé » au préjudice d’une Sécurité sociale affaiblie par les contre-réformes successives.

 

J’ai même entendu que notre ministre de la santé, Marisol Touraine, pense que les mutuelles devraient rembourser moins afin que par ricocher les professionnels diminuent leurs tarifs, car d’après elle, « les complémentaires trop généreuses finissent par entretenir des honoraires trop élevés», et qu’elle faisait « le pari de l’autorégulation ». C’est quand même très original de se dire que quand le patient sera peu remboursé, le médecin baissera gentiment ses tarifs, d’autant que beaucoup de patients sont déjà mal remboursés ! C’est en effet vraiment méconnaître le fait économique élémentaire que la consommation de santé est la consommation désirée par excellence, sur laquelle le consommateur n’a aucune prise. A ce niveau, je ne sais pas si c’est de la naïveté, de l’incompétence ou la preuve que ces gens là vivent dans une bulle et sont complètement déconnectés des réalités !


Une seule réponse est possible : le remboursement à 100 % par la Sécurité sociale, la gratuité des soins… pour cela c’est très simple, supprimer toutes les exonérations de cotisation dont ont profité les entreprises jusqu’a maintenant et nationaliser ou plutôt socialiser tout le secteur de la santé et notamment toute l’industrie du médicament. La santé ne doit pas être une marchandise, l’accès aux soins doit être garanti à chacun de nous quel que soit ses revenus.

 

Ainsi, les entreprises auraient assez d’argent pour financer des contrats de mutuelles d’entreprises mais pas assez pour payer des cotisations de sécurité sociale !!! D’autre part, on ne parle jamais assez des caisses d’Assurance Maladie Alsace-Moselle qui remboursent mieux par exemple à 90% une visite chez un généraliste sur le tarif conventionné ? Caisses qui sont bénéficiaires ? Comment ? Pourquoi ?


Par C.PARFAIT en navigant sur le net

Vidéo : LA PROTECTION SOCIALE : C’est à nous de la défendre !

ou lire : SÉCURITÉ SOCIALE : Retour à Germinal ou aux Misérables …

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 11:04

Lu sur Rouge Midi

Qui gouverne la France ? Bruxelles !
Voici les réformes exigées par Bruxelles pour encore plus d’austérité !
mardi 25 novembre 2014

Les luttes pieds à pieds des Français empêchent le « gauleiter » Hollande d’aller trop vite dans la destruction de l’État providence et des services publics pour atteindre le déficit de 3 % en 2015 demandé par l’U.E. Donc Bruxelles se fâche !


Voici la liste des réformes structurelles qu’elle exige aujourd’hui. Le moins que l’on puisse dire est qu’elles ne vont que dans un seul sens, celui de l’aggravation de la misère, de la précarité et de l’exclusion sociale. L’urgence d’un sursaut citoyen et d’une remise en cause radicale de ce système libéral capitaliste représentée ici par l’U.E, est de plus en plus à l’ordre du jour. Lire notre Éditorial de Une.

Cette liste des exigences de l’U.E figure dans un document de trois pages, adopté par le Conseil européen en juillet 2014, sous forme de « recommandation » pour 2014-2015.

On croit rêver car Bruxelles ose écrire « Une correction durable des déséquilibres budgétaires requiert la mise en œuvre crédible de réformes structurelles ambitieuses pour accroitre la croissance et l’emploi » indique le document européen.

 

Or comme l’écrit Frédéric Lordon :

 " Ah ! la riche idée : faire confiance aux entreprises... Faire confiance au preneur d’otages en se jetant dans ses bras, persuadé sans doute que l’amour appelle invinciblement l’amour — et désarme les demandes de rançon. "
Car les entreprises ne créent pas l’emploi !

Pour créer des emplois « encore faut-il que les carnets de commandes se remplissent... » (Jean-François Roubaud, président de la CGPME dans Les Echos, 3 janvier 2014.)

En effet, les entreprises ne produisent pas leur propre carnet de commande, elles ne font que répondre à des demandes extérieures. Or ces demandes extérieures ne dépendent que de la capacité de dépense de leurs clients. En situation de passivité face à cette formation de commandes, qu’elles ne font qu’enregistrer, les entreprises ne créent donc aucun emploi, mais ne font que convertir en emplois les demandes de biens et services qui leurs sont adressées. Donc aucun geste « créateur d’emploi » de la part des patrons.

Mais si l’emploi n’est pas créé par les entreprises, par qui l’est-il donc, et à qui devraient aller nos soins ?

La création d’emploi résulte d’un processus dont le nom le plus connu est « la conjoncture économique ».

Et, gérer « la conjoncture économique » est une action essentiellement POLITIQUE !

Mais, de cela, le gouvernement « socialiste » a manifestement abdiqué toute velléité d’évolution : ligoté par les contraintes européennes qui ont si bien neutralisé toute possibilité de politique économique active, il a renoncé par avance à tout effort de retrouver quelque marge de manœuvre en cette matière.

Relancer la consommation par l’augmentation des salaires et des prestations sociales est justement un bon moyen de faire évoluer « la conjoncture économique » dans le bon sens.

Mais le bon sens pour qui ? Pas pour les banques et les actionnaires bien sûr.


Tour d’horizon des réformes réclamées par Bruxelles.
Tout ce qui nous attend y est écrit noir sur blanc.


Coût du travail
Veiller à ce que la réduction des coûts du travail résultant du crédit impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) soit maintenue ; prendre des mesures pour réduire encore les cotisations sociales patronales ; réduire de manière neutre sur le plan budgétaire les coûts salariaux notamment au niveau les plus bas de l’échelle des salaires par des réductions ciblées des cotisations sociales patronales.

Traduction : réduire le salaire et sa partie socialisée et donc en conséquence diminuer la protection sociale.

Allocations-chômage
Prendre des mesures supplémentaires pour « lutter contre la rigidité du marché du travail ». Réformer les accords de maintien dans l’emploi en vue d’accroître leur utilisation par les entreprises en difficulté ; réformer le système d’assurance-chômage, en association avec les partenaires sociaux, pour garantir la viabilité du système tout en faisant en sorte qu’il encourage le retour à l’emploi.

Traduction  : casser encore plus le code du travail et la législation sur les licenciements, baisser les cotisations sociales et diminuer les prestations sociales pour le chômage.

Dépenses de santé
Réduire comme prévu les l’augmentation des dépenses en matière de sécurité sociale à partir de 2015. Contrer l’augmentation prévue des dépenses publiques dans le secteur des soins de santé, à moyen et long terme, « y compris dans le domaine pharmaceutique ». Fixer des objectifs plus ambitieux pour limiter les dépenses annuelles de santé.

Traduction : diminuer encore plus les remboursement de la sécurité sociale, instaurer une médecine des riches et une médecine des pauvres.

Retraites
Prendre des mesures supplémentaires pour « ramener durablement le système des retraites à l’équilibre d’ici à 2020 », dans tous les régimes, « en se concentrant tout particulièrement sur les régimes spéciaux et complémentaires existants ».

Traduction  : alors que le rapport du COR de 2000 a montré que grâce à l’augmentation de la productivité il y aura au minimum jusqu’en 2040 de plus en plus d’argent pour payer les retraites, ils veulent augmenter l’âge de la retraite et casser par exemple les statuts de la SNCF, RATP et des intermittents du spectacle.

Simplification
Simplifier les règles administratives, fiscales et comptables des entreprises, et prendre des mesures concrètes d’ici décembre 2014 pour mettre en œuvre le plan de simplification lancé par l’État ; revoir les critères de tailles fixés dans la réglementation dans le but « d’éviter les effets de seuils » ; simplifier la politique d’innovation, en renforcer l’efficacité, y compris en adaptant le crédit impôt recherche.

Traduction : tout pour les patrons, rien pour les salariés.

Collectivités locales
Éliminer les doublons administratifs, faciliter les fusions entre les collectivités locales. Inciter les collectivités à rationaliser leurs dépenses en fixant un plafond annuel des recettes fiscales tout en réduisant comme prévu les dotations octroyées par l’État.

Traduction : la fin programmée des conseils généraux au profit de métropoles et de grandes Régions directement pilotées par Bruxelles et le désengagement de l’État provoquant des inégalités entre régions riches et régions pauvres.

Professions réglementées
Supprimer les restrictions injustifiées à l’accès aux professions réglementées, réduire les coûts d’entrée et promouvoir la concurrence dans les services ; réduire les contraintes réglementaires dans le secteur du commerce de détail notamment en simplifiant les autorisations d’ouvertures de points de vente et en supprimant l’interdiction de vente à perte.

Traduction  : obligation du travail le dimanche, casser les monopoles des notaires, médecins et pharmaciens et ouvrir leur activité (lucratives) au capital bien sûr.

Concurrence
S’assurer que les tarifs réglementés du gaz et de l’électricité pour les ménages ne constituent pas une entrave à la concurrence ; renforcer l’interconnexion électrique et gazière avec l’Espagne ; ouvrir le marché intérieur des transports de passagers à la concurrence conformément aux directives en cours d’adoption et au calendrier qu’elles fixeront.

Traduction  : libéraliser encore plus le marché de l’énergie et sacrifier la SNCM et la RATP par exemple.


Alors, jusqu’à quand allons nous accepter que l’U.E dicte notre politique économique, jusqu’à quand allons nous accepter de courber l’échine devant la séquestration de notre propre gouvernement ?

Quand les multinationales mettent en concurrence les salariés du monde en nous faisant le coup de la compétitivité soit on l’accepte, soit on affronte le capital et on protège nos emplois, nos activités et nos droits de travailleurs.

Aujourd’hui, l’idéologie dominante s’efforce de nous persuader de l’impossibilité d’un changement radical, de l’impossibilité d’une abolition du capitalisme, de l’impossibilité de la création d’une démocratie qui ne se réduirait pas à un jeu parlementaire corrompu, de l’impossibilité du peuple à prendre la parole et dire ce qu’il veut.

Ne nous laissons pas hypnotiser par les sirènes des médias, prenons notre avenir et celui de nos enfants en main et décidons nous même ce qui est bien pour notre pays.

La_peniche avec CH

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 18:06

non-alsace.jpg


Le 23 novembre 2014


Les députés ont adopté cette semaine le nouveau découpage régional français.


Outre la Corse et les Régions d’Outre-Mer, le territoire sera désormais divisé en quatorze Régions au lieu des vingt-deux actuelles.


Si cette réforme territoriale a été largement commentée par les personnalités politiques et les médias, un autre élément majeur du projet de loi relatif à « la délimitation des régions et aux élections régionales et départementales »  est malheureusement passé complément sous silence.


Il s’agit de la suppression de tous les référendums locaux à ce jour obligatoires lorsque les assemblées locales souhaitent :

- Modifier les limites d’une Région (1),

- Regrouper plusieurs Régions,

- Fusionner des Départements

- Créer une collectivité unique (fusion des Conseils régionaux et généraux).

Une réforme d’initiative parlementaire

Le projet de loi initial déposé par le gouvernement en juin 2014 ne prévoyait que la suppression de la faculté (jamais utilisée) des Régions de se regrouper  sur la base d’une initiative locale. En revanche, les articles relatifs à la modification des limites régionales ou départementales ou à la création de collectivités uniques étaient maintenus en l’état. Les citoyens conservaient ainsi leur droit d’approbation de ces modifications proposées par leurs collectivités territoriales.


Or, les divers amendements déposés par les Parlementaires ont d’une part, confirmé la suppression de la possibilité de fusion des Régions, d’autre part, ajouté la suppression de la faculté de modifier les limites régionales (2) et enfin, supprimé toutes les obligations actuelles de tenue de référendums locaux.


Il faut rappeler que dès le mois de juillet 2013, trois mois après l’échec cuisant de la consultation référendaire en Alsace du 7 avril, un amendement avait discrètement été déposé à l’Assemblée Nationale, dans le cadre du projet de loi sur la création des métropoles, visant à supprimer la condition de référendum pour les fusions de collectivités. Le texte avait été retiré au mois de décembre 2013 lors de son passage devant la Commission mixte paritaire mais les députés avaient d’ores-et-déjà annoncé leur souhait de revenir sur ce débat lors de l’examen du projet de loi sur les Régions.



LIRE LA SUITE ICI SUR LE BLOG « CONTRE LA COUR »

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 15:52
Lu sur Investig'action, le blog de Michel Collon

Entretien avec Bruno Poncelet, animateur de la plateforme No-Transat (www.no-transat.be), et auteur des livres "Europe, une biographie non autorisée", et "Le Grand Marché Transatlantique".

Quelle est votre analyse des révélations de l’espionnage de la NSA, exposées au grand jour par son ex-agent et lanceur d’alerte Edward Snowden, qui ont été à l’origine de réactions très variées de la part de chefs d’état comme Dilma Roussef, Angela Merkel ou François Hollande il y a un an ?

Les ingérences américaines dans la vie européenne ne sont pas nouvelles, notamment au niveau sécuritaire. Rappellons-nous l’épisode des armées de l’ombre : après la Seconde guerre mondiale, les Etats-Unis ont encouragé le recrutement de nazis et de criminels de guerre pour constituer des armées secrètes en Europe, à l’insu des Parlements nationaux. Seules quelques élites européennes triées sur le volet (Premiers ministres, hauts gradés militaires, services secrets) étaient au courant et participaient activement à l’organisation de ces réseaux militaires clandestins…

Donc, l’ingérence américaine n’est pas une chose nouvelle, pas plus que l’accord tacite (ou la complicité active) d’une partie de nos dirigeants à développer ces projets à l’insu des populations. À la limite, le fait nouveau avec la NSA et l’espionnage des conversations téléphoniques d’Angela Merkel, c’est que l’ingérence américaine se fasse dans le dos… de nos décideurs politiques. Est-ce pour autant un cas majeur de casus belli entre eux et les Etats-Unis ? Franchement, je ne le crois pas.

Revenons un instant sur les armées de l’ombre de l’OTAN : quand ce scandale a éclaté (dans les années 90), le Parlement Européen exigeait de faire toute la lumière sur cette affaire dans laquelle on suspectait notamment des morts et des attentats… avec la complicité de nos services secrets et de certains militaires occidentaux (1) !

Mais la suite de l’histoire, c’est très peu de lumière sur ce qui s’est réellement passé… et beaucoup de nouveaux accords d’entente sécuritaire entre l’Europe et les Etats-Unis ! Il a donc de la marge, beaucoup de marge, entre les discours officiels d’un moment et les pratiques réelles qui s’inscrivent dans la durée…

Croyez-vous alors que la complicité entre les élites politiques et économiques européennes et états-uniennes va rester totale ?

Comme je viens de le dire, quand l’Europe est prise la main dans le sac, ou quand elle surprend les Etats-Unis la main dans le sac, à faire des trucs pas très démocratiques, pas très citoyens, eh bien on pousse certes des cris d’orphraie... mais ensuite c’est "business as usual", même si ce business, c’est la sécurité. Je veux dire par là qu’on revient vite à des méthodes d’entente et de complicité entre les etats-Unis et l’Union européenne. Ainsi, suite aux révélations d’Edward Snowden, le Parlement Européen a voté deux fois sur le sujet (2), il y a un an.

Lors du premier vote (le 23 octobre 2013), les députés européens se sont demandés si l’espionnage de la NSA ne justifiait pas d’interrompre, au moins provisoirement, le programme d’échanges de données SWIFT (3).

Par ce programme, les Etats Unis ont accès aux données bancaires d’organisations et de citoyens européens, à condition qu’Europol, l’agence de police européenne, donne son accord. Ils ont donc un accès légal, mais conditionné à l’accord d’Europol. Or, on soupçonne fortement la NSA d’avoir espionné le serveur SWIFT pour accéder à l’ensemble des données, c’est-à-dire également celles auxquelles les Etats-Unis n’ont normalement pas accès. D’où le questionnement des Parlementaires européens : fallait-il interrompre, provisoirement, cet accord SWIFT avec les Etats-Unis (le temps de mener une investigation indépendante pour apprendre ce qui s’était réellement passé) ?

Une majorité du Parlement Européen a voté pour suspendre l’accord. C’est donc une très bonne chose. Malheureusement, ce vote était purement consultatif car le pouvoir de décision, dans ce dossier, est entre les mains de la Commission européenne qui a dit : « on continue comme avant notre programme d’échanges de données financières avec les Etats-Unis ».

Le second vote du Parlement Européen a eu lieu le 18 novembre 2013 et la question posée était la suivante : pour montrer aux Etats-Unis qu’on est fâché de leur espionnage illégal, ne faut-il pas geler les négociations transatlantiques sur le TTIP (autrement dit, le projet de création d’un grand marché commun UE-USA) ? Sur ce point précis, le Parlement européen a estimé que l’espionnage illégal des Etats-Unis n’était pas un motif suffisant pour arrêter les négociations transatlantiques (TTIP) en vue de créer un grand marché commun.

Donc voilà, ces deux exemples récents sont une illustration concrète du maintien d’une très vieille réalité politique : que les Américains nous espionnent ou que nos dirigeants s’entendent avec eux pour développer des stratégies sécuritaires antidémocratiques, cela fait certes scandale si c’est découvert et mis sur la place publique… Des instances élues (comme le Parlement Européen) vont notamment réagir et s’indigner… Mais tout compte fait, ces indignations sont comme des tempêtes dans un verre d’eau et rien de fondamental n’est remis en cause dans la politique commune européenne et américaine...

Ainsi, Angela Merkel n’aura vraisemblablement pas du tout apprécié le fait d’avoir été espionnée personnellement, mais ça ne suffit pas à remettre en cause le lien structurel entre l’Europe et les Etats-Unis.

Vous venez d’illustrer parfaitement ce que beaucoup de gens ressentent aujourd’hui, à savoir la méfiance vis-à-vis de tout ce qui concerne la vie politique. Pensez-vous que les élites financières puissent avoir un quelconque intérêt à décrédibiliser les répresentants politiques ?

Honnêtement, je pense que non. Tout simplement parce que les élites financières ont besoin d’une partie du monde politique pour faire avancer leur projet de société. Prenons les négociations en vue de créer un marché transatlantique (TTIP) : ces négociations sont politiques et réclament donc des représentants politiques dotés d’une certaine légitimité.

En l’occurrence, il s’agit ici d’« experts » - ou plutôt de technocrates - désignés par la Commission européenne avec l’aval des gouvernements nationaux. Bref, les élites financières (mais aussi industrielles et marchandes) cherchent à déplacer, au sein du monde politique, la légitimité du pouvoir. Ce qu’elles veulent promouvoir, ce sont des formes de gouvernance opaque, éloignées des gens, et peuplées de décideurs non élus. À contrario, ce qu’elles ont intérêt à décrédibiliser, c’est la légitimité du pouvoir politique à une échelle locale (notamment nationale), ainsi que les finances publiques lorsque celles-ci sont au service de la solidarité.

On l’a bien vu avec la crise de la zone euro où, grosso modo, le scénario s’est joué selon moi en trois temps. Le premier temps est celui de la crise financière proprement dite, soit le moment où les banques (à force d’avoir spéculé sur les subprimes, qui incitaient des millions de pauvres à emprunter bien au-delà de leurs capacités financières) devaient logiquement faire faillite. Le deuxième épisode, c’est quand les gouvernements sauvent les banques de la faillite.

Selon la Commission européenne, ce sauvetage bancaire a coûté aux finances publiques européennes (autrement dit : à nous qui payons des impôts) la somme totale de 1.600 milliards d’euros (4).

À ce moment précis, nos élus politiques ont dit : « certes, ce n’est pas très moral de sauver les banques de la faillite alors qu’elles ont spéculé massivement, mais… on vous promet qu’on va mettre une muselière aux marchés financiers ».

Vient alors l’épisode suivant, c’est le moment qu’on vit aujourd’hui lorsqu’on entend : « oh la la, les finances publiques ont vraiment trop déconné, la sécurité sociale est dans le rouge, on ne peut plus se permettre le luxe de la solidarité, il faut faire de l’austérité ».

À partir du moment où nos gouvernements acceptent ce scénario de l’austérité et lui donne même une force juridique contraignante en adoptant de nouveaux traités européens (ce qu’on appelle la nouvelle gouvernance économique européenne), je suis persuadé que les élites financières n’ont pas du tout intérêt à décrédibiliser les représentants politiques… qui agissent exactement dans le sens souhaité par les grandes multinationales. Le véritable enjeu, pour les réseaux d’affaires et leurs lobbies, consiste plutôt à rendre illégitime certaines politiques, et plus particulièrement les politiques de solidarité et de services publics. Ainsi, décrédibiliser les finances publiques, par exemple en disant des Grecs « qu’ils ont vécu au dessus de leurs moyens », etc...ça oui, je pense que c’est clairement à l’oeuvre.

Pouvez-nous nous expliquer quel est le volet sécurité du TTIP ?

Je parlerais plutôt d’un volet « sécuritaire » que d’un volet « sécurité ». Après le 11 septembre 2001, les gouvernements américains et européens ont surfé sur la vague d’émotion et de peur pour faire passer de nouvelles législations, notamment antiterroristes. Officiellement, il s’agit de nous protéger contre les « méchants ». Le problème, c’est que ces législations sont conçues de la manière suivante : tout citoyen est un terroriste potentiel et doit pouvoir être surveillé de près par les autorités. Chemin faisant, on perd des libertés fondamentales (comme le droit à la vie privée) qui ne sont pas là par hasard…. mais qui résultent d’expériences historiques tragiques, notamment des répressions étatiques contre des mouvements sociaux jugés dérangeants. C’est pourquoi je parle de politiques « sécuritaires » : sous couvert de mieux nous protéger, on met en place un nouveau cadre juridique qui donne de nouveaux droits aux pouvoirs répressifs des Etats (forces de police, tribunaux), le tout étant basé sur une interprétation très libre – j’entends par là : trop floue et arbitraire - de qui est (ou n’est pas) un terroriste. Dans ce cadre-là, les Etats-Unis et l’Union européenne ont mis en place plusieurs accords sécuritaires transatlantiques.

En 2010, deux accords sont entrés en vigueur. Le premier est un accord d’enquête judiciaire transatlantique, qui prévoit que des enquêteurs américains puissent travailler sur le sol européen mais autorise également l’usage de vidéoconférences pour auditionner des témoins ou des experts situés aux Etats-Unis lors de procès en Europe, et vice-versa. Le deuxième accord entré en vigueur facilite grandement les extraditions judiciaires transatlantiques : à l’instar du mandat d’arrêt européen, son but est d’extrader beaucoup plus rapidement des détenus ou des suspects de l’UE vers les Etats-Unis. Pour y parvenir, on laisse tomber toute une série de garde-fous visant, par exemple, à garantir un procès équitable ou à s’assurer que la personne ne soit pas recherchée pour des raisons politiques. De fait, la seule réserve importante qui reste de mise, c’est la possibilité pour l’Europe de refuser l’extradition si la personne extradée risque d’être condamnée à la peine de mort aux Etats-Unis. Toujours dans le cadre de l’antiterrorisme, des accords transatlantiques d’échanges de données sont aussi en vigueur aujourd’hui. L’accord nommé Passenger Name Record transfère aux Etats-Unis, de façon automatique, toutes les données des compagnies aériennes sur les personnes qui vont atterrir ou survoler le territoire des Etats-Unis. Cela comprend votre numéro de compte en banque, votre adresse privée, le poids de vos bagages, les personnes en compagnie desquelles vous voyagez…

Il y a de cela quelques années, un avion a ainsi été détourné en plein vol parce qu’il avait parmi ses passagers… un juriste du groupe de la GUE (Gauche unitaire européenne) au Parlement Européen. Pour avoir critiqué la politique européenne en Amérique du Sud, ce passager était considéré comme potentiellement terroriste et dangereux pour les Etats-Unis ! Concrètement, l’avion a été obligé de refaire son itinéraire en plein vol, de modifier ses escales, ce qui a prolongé le voyage de plusieurs heures imprévues. Quant au juriste (qui se rendait en Amérique du Sud), il a été obligé de renégocier de nouveaux billets (et un temps de voyage beaucoup plus long) pour son vol retour, la compagnie aérienne refusant de l’embarquer pour un vol devant passer au-dessus du territoire des Etats-Unis.

L’autre grand accord transatlantique d’échange de données, c’est l’accord SWIFT dont nous avons parlé plus tôt : pour autant qu’Europol (l’agence de police européenne) donne son accord, les Etats-Unis reçoivent toutes les informations bancaires (comme les virements effectués) de telle personne ou de telle organisation… Ces accords sont en vigueur aujourd’hui et le restent malgré les viols de notre vie privée dont se sont rendus coupables les Etats-Unis (notamment via les écoutes de la NSA, mais aussi par l’enlèvement, sur le sol européen, de personnes extradées clandestinement par la CIA dans des pays tiers pour y être torturées). (5)

Quelle est selon vous la menace fondamentale que présente ce traité transatlantique ?

L’ambition première des actuelles négociations en vue de créer un grand marché transatlantique (le TTIP), est d’accorder davantage de pouvoirs aux multinationales. Notamment en leur laissant le choix des législations sous lesquelles elles veulent travailler : aujourd’hui, avec le marché unique européen, les multinationales peuvent déjà choisir entre 28 pays différents - donc entre 28 normes fiscales, salariales, sociales différentes – tout en ayant l’assurance que leurs produits peuvent circuler librement. Voilà ce qui tue, concrètement, les bons salaires, la sécurité sociale et les politiques de solidarité…. qui sont effectivement trop chers quand on décide de les mettre en concurrence avec des systèmes de travail (je devrais plutôt dire : d’esclavage) dignes du XIXème siècle. Or, l’enjeu des négociations transatlantiques, c’est d’offrir aux multinationales encore plus de choix de délocalisations opportunistes en ajoutant, aux 28 pays européens, 50 Etats américains qui ne sont vraiment pas des paradis sociaux pour travailleurs.

Dans ces négociations transatlantiques, l’enjeu prioritaire n’est pas sécuritaire. L’un des enjeux prioritaires consiste à transférer des pouvoirs politiques vers des instances de décision de plus en plus éloignées du citoyen. Un autre enjeu déterminant vise à mettre en concurrence des régimes démocratiques à forte protection sociale ou environnementale avec des régions aux normes juridiques bien plus faibles. L’arbitre de cette concurrence entre démocraties et zones de non-droit étant constitué de multinationales, il n’est pas très compliqué de deviner comment et pourquoi les législations écologiques et sociales protégeant le mieux la population sont appelées à disparaître ou à s’étioler… Sur certains points précis, ces négociations transatlantiques peuvent embrasser des thématiques sécuritaires : c’est notamment le cas des négociations touchant aux nouvelles technologies et au secteur numérique, dont de nombreuses applications (caméras, drones, robots) peuvent servir à « surveiller et punir ». Il y a donc moyen de faire des liens entre les accords sécuritaires (déjà en vigueur) et les négociations politiques (en cours). À mes yeux, le lien principal résumant toute l’affaire est celui d’un manque crucial de démocratie et d’une confiance, bien trop aveugle, dans des pouvoirs éloignés de nous, à commencer par celui qu’exercent les multinationales.

Réferences citées au cours de l’interview :

1. Résolution adoptée par le Parlement européen sur l’Affaire Gladio : http://eur-lex.europa.eu/legal-cont... le version française, l’affaire Gladio est abordée page 201 (débats), page 202 (vote) et page 214 (texte de la résolution dont les références officielles sont les suivantes : JO C 324 du 24.12.1990, p. 201)

2. Les deux votes au Parlément Européen suite à l’affaire Snowden : http://www.no-transat.be/plus-infos... ; http://www.no-transat.be/plus-infos...

3. Les échanges de données PNR (passagers d’avion) et Swift (données financières), dans le cadre de la lutte anti-terroriste : http://europa.eu/rapid/press-releas...

4. Ce sont des chiffres fournies par la Commission Européenne.

5. Enlèvement de personnes sur le sol européen : http://www.europarl.europa.eu/meetd...)0032_/p6_ta-prov(2007)0032_fr.pdf

Source : Periodico Diagonal

Traduction : Investig’Action

Soyez nombreux à manifester le 19-20 décembre à l’initiative de l’Alliance d19-20 !!!

Quelques liens appellant à la mobilisation citoyenne :  

En Belgique, sur le site www.no-transat.be qu’on a lancé en 2011, on peut signer la pétition (http://www.no-transat.be/adhere/tex...) et s’inscrire à la Newsletter (sur la même page, juste à droite de l’écran) pour être informé des futures actions et mobilisations, dont la manifestation prévue le 19 décembre prochain à l’initiative de l’Alliance d19-20

En France, on peut signer la pétition : https://www.collectifstoptafta.org/

En Europe, on peut signer la pétition européenne : http://stop-ttip.org/

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 06:15

Union Départementale

des Syndicats

du Cher

 

La cgt                             

 

Bourges, le 18 novembre 2014

 

Aux organisations du CCN                        

A la direction confédérale 

 

Dialogue social : la CGT fait des propositions choc

 

 

C'est par ce titre que le Figaro commence son article sur les propositions de la CGT dans la négociation sur le dialogue social.

 

Ce ne sont pas des propositions "choc" mais choquantes et inadmissibles pour le monde du travail et la classe ouvrière. Pour la première fois de notre histoire, la CGT veut "officiellement" abandonner les droits des salariés dans l'entreprise. Plus d'obligation d'élections de délégués du personnel dans les boites de plus de 11 salariés. Le patronat se frotte les mains.

 

Les membres de la délégation ont proposé un dispositif de commission paritaire locale en lieu et place des DP qui donnerait des droits mais à l’extérieur et seulement sur le volet social. Cela existe déjà dans l'artisanat (CPRIA) et le constat est très négatif dans les régions car le patronat n'en veut pas. Pour info la CGT Région Centre n'a pas signé l'accord et il n’y a pas de CPRIA dans la région. Nous ne voulions pas de pseudo comité d'entreprise au rabais.

 

Lors des élections dans les TPE (moins de 11), nous revendiquions des droits et des instances inter entreprises puisque les salariés n'avaient absolument rien. Cela pouvait s'apparenter à un progrès social pour un grand nombre de travailleurs.

 

Avec la fin des élections de DP, c'est la fin du délégué syndical et du représentant de la section dans la boite. Belle avancée du droit des salariés et du syndicalisme ! Qui va négocier ? Le secrétaire du syndicat qui n'a aucun droit ni pouvoir ?

 

A quoi va servir le syndicat ou la section syndicale sans représentation légitime ? Et l’expérience nous fait dire que ce n'est pas dans des réunions extérieures que les revendications vont pouvoir être portées. Et que pouvons nous penser de la fin du temps de délégation si précieux pour notre activité revendicative ?...

 

Ce syndicalisme à la sauce nord européenne, où tout se fait à l’extérieur par des « professionnels » du syndicalisme, des « experts » du droit social, des « technocrates » comme les dirigeants des grandes centrales en Allemagne ou encore en Suède, à la CES, nous n'en voulons pas. Ce sont les syndiqués, les militants dans les syndicats qui font la CGT dans les professions et l'interprofessionnel. Nous n'accepterons rien d'autre.

 

Dans le cas de figure qui nous intéresse, c'est un recul historique des droits acquis suite aux grèves de 1968 et de la reconnaissance du syndicalisme dans l'entreprise.

Sous prétexte de conclusion « réaliste », la confédération propose la fin du syndicalisme dans les entreprises. C'est une honte.

 

Encore une fois, la direction confédérale estime que le dialogue social, le compromis et le consensus sont l'alpha et l’oméga du rapport de forces. En y rajoutant l'unité, le réalisme et la morale, nous sommes en plein dans la doctrine du syndicalisme d'accompagnement que veut et impulse la CES.

 

Si nous revendiquons avec raison que nous sommes une organisation syndicale de conquête, de progrès social, de transformation de la société, nous devons être à la hauteur de notre idéologie. Mais là, nous pouvons constater que certains, dans l'organisation, ne sont pas dans cette optique, bien au contraire. Nous pouvons même aller plus loin, en considérant que ces camarades (si nous pouvons toujours les appeler camarades) sont dans la complaisance avec le gouvernement et le patronat, dans le moule de l’intégration dans l'Union Européenne, dans l'acceptation du capitalisme.

La recherche à tout prix du syndicalisme unitaire et rassemblé, consensuel et réformiste comme le demande la CES, amène nos dirigeants nationaux à des propositions les plus rétrogrades les unes que les autres pour l'ensemble des salariés. De plus, cela donne le sentiment pour nos militants d'une trahison de notre raison d’être et de notre histoire ainsi qu'un dégoût de la direction confédérale. Comme si il fallait en rajouter dans la période actuelle !

L'affaire de l'appartement a mis en lumière un total dysfonctionnement de la direction confédérale. Cette proposition ne fait que conforter ce qui a été dit au dernier CCN sur la mainmise de quelques uns dans le processus de décisions.

Encore une fois où cette revendication (qui n’appartient qu'à celles et ceux qui en ont discuté si discussion il y a eu) a-t-elle été prise ? Nous n'avons rien vu dans les comptes-rendus du bureau confédéral ni dans ceux de la CEC et la discussion n'a jamais eu lieu au CCN, comme nombre de sujets d’ailleurs. Est ce que Thierry est au courant ou a-t-il découvert cette revendication dans la presse ?

La commission de travail émanant du CCN qui a été demandée, rejetée d'un revers de main par Thierry contre le CCN, qui je le rappelle est souverain, doit être mise en place. Et comme nous l'avons demandé, elle travaillera à éclaircir le travail réel de la CFC et sur les règles de vie dans les instances confédérales, en remettant s'il est nécessaire une démocratie et un pouvoir décisionnel au CCN et à la CEC. Pourquoi ce refus démocratique ? Je n'imagine pas les répercussions des camarades si de telles méthodes étaient pratiquées dans nos départements ou fédérations. Le secrétaire, qu'il soit confédéral, fédéral, régional, départemental, local ou de syndicat travaille, rend des comptes, propose, impulse sous le contrôle et l’aval de la direction de l'instance dans le cadre d'une démocratie la plus large. N'oublions pas une chose essentielle, le CCN élit le bureau confédéral et le secrétaire général. Ils travaillent donc sous le contrôle du CCN comme la CEC.

Sans revenir sur les statuts, je pense que la direction confédérale doit se soumettre à la décision du « parlement » de la CGT sans quoi sa légitimité sera, de fait, nulle et non avenue, puisque sourde à toute proposition démocratique ; et donc unilatérale. La position de la direction confédérale se doit d’être transparente et collective.

Nous devons avoir le débat sur des points essentiels que sont la Sécurité Sociale, la dette, le SMIC et l’ensemble des salaires, notre appartenance à la CES et à la CSI, l’intégration européenne et l’impact sur les salariés, le dialogue social et ses conséquences, les repères revendicatifs. Ces discussions doivent avoir lieu au CCN et nulle part ailleurs. Trop de décisions et ou revendications sont prises dans des lieux qui ne sont pas appropriés. Je pense aux espaces et certains bureaux d’influence où se discute à quelques uns, l’avenir de millions de salariés, de retraités et de chômeurs. Ces pratiques doivent cesser.

Au regard de la confusion dans laquelle s’est terminé le CCN de novembre et le peu de légitimité qu’a obtenue la déclaration proposée par le bureau confédéral, la tenue d’un CCN extraordinaire doit avoir lieu en décembre afin de débattre sereinement de toute ces problématiques. Il en est de la responsabilité de chacun.

Je tiens à rappeler que ce courrier n’a pas pour but de diviser l’organisation comme certains voudraient le laisser entendre. Il doit permettre à toutes celles et ceux qui veulent que les choses changent, qu’elles s’améliorent, de pouvoir clairement et de façon audible s‘exprimer sur la conception et les revendications de la CGT.

 

Un militant de la CGT

et accessoirement

Secrétaire Général du l’UD du CHER

Sébastien MARTINEAU

 

 

Bourges, le 18 novembre 2014

Aux organisations du CCN, A la direction confédérale.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 15:23
Les pays européens s’abstiennent dans la lutte contre la glorification du nazisme
par Karine Bechet-Golovko

samedi 22 novembre 2014, par Comité Valmy


Les pays européens s’abstiennent dans la lutte contre la glorification du nazisme

Aujourd’hui est une triste journée. Ce n’est pas la première. Ce ne sera pas la dernière. Mais ça ne change rien. Il y a des choses auxquelles on ne s’habitue pas. Surtout pas. A la faiblesse, par exemple. A la mesquinerie. A la bêtise aussi, c’est moins grave. Mais surtout à la pleutrerie.

Nous venons, en effet, d’apprendre une bien triste nouvelle. Les Etats Unis, le Canada et l’Ukraine ont voté contre la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU proposée par la Russie de lutter contre la glorification du nazisme. Encore 50 pays se sont abstenus. Dont tous les pays de l’Union européenne. Même si cette résolution fut quand même adoptée par 115 voix sur 193, c’est triste.

L’on peut être fier du niveau de notre renoncement. Jusqu’où les pays européens sont-ils encore capables de tomber ? Jusqu’au bout, c’est à n’en pas douter. La question qui m’inquiète est de savoir où est "le bout"... 

Pourquoi la France vient-elle de trahir sa Constitution ?  Oui, trahir.  Je vous rappelle la première phrase du Préambule de la Constitution de 1946, qui est toujors en vigueur, car cité et repris par la Constitution de 1958 :

 

"Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés."


Cela veut-il dire que nos peuples ne sont plus libres ? A quel moment avons-nous trébuché ?

Sur le plan international, il est facile de comprendre la répartition du vote. L’Ukraine glorifie son passé collaborationniste, extrémiste et nazi et le porte à la hauteur d’une idée nationale. Elle ne peut donc pas voter pour la résolution. Les Etats Unis utilisent l’extrémisme qui est le moyen le plus facile d’enrôler des jeunes en manque d’émotions fortes, de réponses simples - même si fausses - à de vraies questions. Ils sont plus facilement manipulables. Donc relancer les mouvements de jeunesse nazies en Europe est un excellent moyen d’affaiblir les Etats et de les faire exploser, comme en Ukraine, quand nécessaire. Le Canada n’a aucune politique autonome. L’Europe n’existe plus.

Triste bilan. N’oublions pas que c’est par ailleurs la meilleure arme pour toucher la Russie. C’est également le meilleur moyen de dégrader les peuples de l’Union soviétique qui ont participé à la Deuxième Guerre Mondiale. De définitivement les asservir. Psychologiquement. Car ils sont ainsi conduits à renier leur passé, à faire table rase, à se retrouver sans histoire et sans racines, à la merci du moindre courent d’air. Ils se renient eux-mêmes, ce qui a pour effet direct de renforcer d’autant leur haine pour la Russie. Ce pays qui ne renonce pas. Qui protège son passé, ses racines pour tenir face au vent.

C’est justement pour cela que le ministre des affaires étrangères russe. S. Lavrov, affirme que le but de la politique de l’Occident n’est plus de conduire la Russie à modifier sa ligne politique, mais de conduire à un changement de régime en Russie. Les leaders occidentaux affirment de plus en plus haut vouloir utiliser les sanctions pour détruire les sphères sociale et économique en Russie afin de contraindre la population à la révolte.

N’oublions pas qu’en URSS, 15 245 000 civils sont morts lors du combat de la 2e Guerre Mondiale contre le nazisme. Les Etats Unis ont perdu 3000 civils. Je ne parle pas des soldats. Je ne parle plus de l’Europe. A chacun d’en tirer les conséquences.

Karine Bechet-Golovko
samedi 22 novembre 2014

Russie politics

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 14:35

Lu sur le blog d'Olivier Berruyer, voici de larges extraits.  Si vous voulez lire l'article complet allez sur le blog "Les crises"

 

A l'ONU : quand "l'Europe" s'abstient sur "la lutte contre la glorification du nazisme" et que les Etats-Unis et ...l'Ukraine votent CONTRE cette lutte...

Blog d'Olivier Berruyer
23 Nov 2014
 

 

"ONU :
Lutte contre la glorification du nazisme.
BRICS POUR,
USA Canada Ukraine CONTRE,
UE s’abstient

Dois-je vraiment employer encore le mot “énorme” ?…

Les masques tombent…

La 3e Commission de l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté une intéressante résolution le 21/11/2014 (l’AG elle-même n’a pas encore voté, on en est encore au travail préparatoire, mais il ne manque qu’une vingtaine de petits pays…), présentée entre autre par le Brésil et la Russie, Résolution L56 publié par les-crises

Le texte  prévoit entre autres :

[l56-1]

« Lutte contre la glorification du nazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée

4. Se déclare profondément préoccupée par la glorification du mouvement nazi, du néonazisme et des anciens membres de la Waffen -SS, sous quelque forme que ce soit, notamment l ’édification de monuments et d ’ouvrages commémoratifs et l’organisation de manifestations publiques à la gloire du passé nazi, du mouvement nazi et du néonazisme, ainsi que les déclarations, expresses ou implicites , selon lesquelles ces membres et ceux qui ont lutté contre la coalition antihitlérienne et collaboré avec le mouvement nazi ont participé à des mouvements de libération nationale;

6. Met l’accent sur la recommandation du Rapporteur spécial selon laquelle « les États devraient interdire toute célébration commémorative, officielle ou non, du régime nazi, de ses alliés et des organisations apparentées »12 et souligne à cet égard qu’il importe que les États prennent des mesures pour lutter contre toute manifestation organisée à la gloire de l’organisation SS et de ses composantes, dont la Waffen-SS, dans le respect du droit international des droits de l ’homme;

7. Se déclare préoccupée par les tentatives répétées de profanation ou de démolition de monuments érigés à la mémoire de celles et ceux qui ont combattu le nazisme durant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que d’exhumation ou de levée illégales des dépouilles de ces personnes et, à cet égard, exhorte les États à s’acquitter pleinement des obligations qui leur incombent, au titre notamment de l’article 34 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1949;

8. Prend note avec inquiétude de la multiplication des incidents à caractère raciste partout dans le monde, en particulier de la montée en puissance des groupes de skinheads, qui sont responsables de nombre de ces incidents, ainsi que de la résurgence des violences racistes et xénophobes visant, entre autres, les personnes appartenant à des minorités nationales, ethniques, religieuses ou linguistiques;

10. Condamne sans réserve tout déni ou tentative de déni de l’Holocauste;

11. Se félicite que le Rapporteur spécial a it demandé que soient préservés activement les sites où, pendant l’Holocauste, les nazis avaient installé des camps de la mort, des camps de concentration, des camps de travail forcé ou des prisons, et engagé les États à prendre des mesures, notamment législati ves, répressives et éducatives, pour mettre fin à toutes les formes de déni de l ’Holocauste;

12. Engage les États à continuer de prendre des mesures adéquates, notamment par le biais de leur législation nationale, afin de prévenir les incitations à la haine et à la violence à l ’encontre des membres de groupes vulnérables, dans le respect du droit international des droits de l’homme;

14. Souligne que les pratiques susmentionnées font injure à la mémoire des innombrables victimes des crimes contre l ’humanité commis durant la Seconde Guerre mondiale, en particulier ceux commis par l’organisation SS et par ceux qui ont lutté contre la coalition antihitlérienne et collaboré avec le mouvement nazi, et ont une influence néfaste sur les enfants et les jeunes, et que les États qui ne s’attaquent pas effectivement à ces pratiques contreviennent aux obligations que la Charte des Nations Unies impose aux États Membres de l’Organisation des Nations Unies, notamment celles qui sont liées aux buts et principes de celle-ci;

15. Souligne également que de telles pratiques alimentent les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée et contribuent à la propagation et à la multiplication des partis politiques, mouvements et groupes extrémistes, y compris les néonazis et les skinheads, et appelle à cet égard à une vigilance a ccrue;

16. Constate avec inquiétude que les dangers que représentent les partis politiques, mouvements et groupes extrémistes pour les droits de l ’homme et la démocratie sont universels et qu’aucun pays n’y échappe;

17. Insiste sur la nécessité de prendre les mesures qui s’imposent pour mettre fin aux pratiques susvisées et engage les États à adopter des mesures plus efficaces, dans le respect du droit international des droits de l ’homme, pour combattre ces phénomènes et les mouvements extrémistes, qui font peser une réelle menace sur les valeurs démocratiques;

19. Prend note de la recommandation du Rapporteur spécial concernant la responsabilité des dirigeants et partis politiques eu égard aux messages qui incitent à la discrimination raciale ou à la xénophobie;

20. Constate avec préoccupation que le profilage ethnique et les actes de violence policière dirigés contre les groupes vulnérables font naître chez les victimes un sentiment de méfiance à l’égard du système juridique qui les décourage de demander réparation et, à cet égard , engage les États à accroître la diversité au sein des services de maintien de l ’ordre et à imposer des sanctions appropriées contre les membres de la fonction publique reconnus coupables de violence à caractère raciste ou de propagande haineuse;

21. Rappelle la recommandation du Rapporteur spécial qui invite les États à incorporer dans leur droit pénal une disposition prévoyant que les motivations ou les objectifs racistes ou xénophobes d’une infraction sont des circonstances aggravantes qui emportent des peines plus lourdes, et encourage les États dont la législation ne comporte pas une telle disposition à tenir compte de cette recommandation;

22. Souligne que les racines de l’extrémisme ont de multiples aspects et qu ’il faut s’y attaquer en adoptant des mesures adéquates comme l ’éducation, la sensibilisation et la promotion du dialogue et, à cet égard, recommande le renforcement des mesures visant à sensibiliser les jeunes aux dangers des idéologies et des activités des partis politiques, mouvements et groupes extrémistes;

24. Appelle l’attention sur la recommandation formulée par le Rapporteur spécial à sa soixante-quatrième session dans laquelle il a fait valoir l ’importance des cours d’histoire pour la sensibilisation aux événements tragiques et aux souffrances humaines nés d’idéologies telles que le nazisme et le fascisme ;

26. Invite les États à continuer d ’investir dans l’éducation, tant scolaire que non scolaire, entre autres, afin de faire évoluer les mentalités et de corriger les idées de hiérarchie et de supériorité raciales défendues par les partis politiques, mouvements et groupes extrémistes et d ’en contrer l’influence néfaste;

29. Réaffirme également que, comme cela est souligné au paragraphe 13 du document final de la Conférence d ’examen de Durban, toute apologie de la haine nationale, raciale ou religieuse incitant à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence doit être interdite par la loi, que toute propagation d ’idées reposant sur la notion de supériorité raciale ou sur la haine raciale, ou l ’incitation à la discrimination raciale ainsi que les ac tes de violence ou l’incitation à commettre de tels actes doivent être érigés en infractions tombant sous le coup de la loi, conformément aux obligations internationales des États, et que ces interdictions sont incompatibles avec la liberté d’opinion et d’expression;

47. Encourage les gouvernements, les organisations non gouvernementales et les acteurs concernés à diffuser le plus largement possible, notamment, mais non exclusivement, par l’intermédiaire des médias, des informations concernant la teneur de la présente résolution et les principes qui y sont énoncés; »

Les votes :

Vote résolution L56 publié par les-crises
[l56-1]

POUR : les BRICS en particulier (dont la Russie – on voit à quel point Poutine est d’extrême-droite…)

Abstention : l’Europe

CONTRE : 3 pays seulement : les États-Unis (ça peut se comprendre vu la déification là-bas de la liberté d’expression), le Canada (forte communauté ukrainienne nationaliste) et… l’Ukraine !


    L’Assemblée Générale a adopté cette résolution 154 le 20/12/2012, avec ces votes : 129 oui, 54 abstentions (Europe), 3 non (USA, Canada, Palaos)
    L’Assemblée Générale a adopté cette résolution 150 le 18/12/2013, avec ces votes : 135 oui, 51 abstentions (Europe), 4 non (USA, Canada, Palaos, Kiribati)

Vos médias habituels n’en ont pas parlé les autres années ?  Oubliez aussi pour cette année, RIA en parle, mais pas l’AFP.

L’Assemblée Générale devrait donc adopter une 3e fois ce type de résolution le mois prochain … »

Commentaire d'AC : Les médias en parleront-ils ?  Rien n’est moins sûr.  Il faudrait parler des votes …  Et ça n’est pas très reluisant pour le camp occidental …


Voici ci-dessous les images montrées sur le blog d’O. Berruyer qui soulignent le silence des médias occidentaux à propos de cette résolution.  C'est un fait : Ria Novosti le relate.  L'AFP l'ignore.  Un tel vote a pourtant une signification pour la France qui a souffert des crimes nazis. Regardez ci-dessous les recherches effectuées par Olivier Berruyer sur le net.  Le résultat est éloquent.


 

fascistesukrain.JPG

 


afpsilenceonu.JPG

 

googleneantonu.JPG

 

 



 



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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 13:53

barbeles

Le commissaire aux Affaires économiques Pierre Moscovici a annoncé hier [21 novembre 2014] que le gouvernement français demandait un report à 2017 ou 2018 à Bruxelles pour atteindre l’objectif des 3% de réduction des déficits publics prévu pour 2015.


La Commission européenne examinera lundi cette demande. Le délai demandé par Pierre Moscovici serait assorti de deux conditions : de nouvelles économies obtenues par des réformes répondant aux « recommandations » du Conseil européen de juin 2014 auquel participait François Hollande et un calendrier précis et détaillé de ces réformes.


Les réformes préconisées ont pour objet la diminution de la protection sociale des salariés et la privatisation des services publics :

  • retraites (revoir les régimes spéciaux et complémentaires, passage à 43 annuités d’ici 2035),

  • attribution des allocations familiales sous condition de ressources (fait),

  • réforme des collectivités locales (fusions, suppressions de doublons),

  • limitation des dépenses de santé « y compris dans le domaine pharmaceutique »,

  • réforme du système d’assurance-chômage au motif de « favoriser le retour à l’emploi« ,

  • réforme des accords de maintien dans l’emploi dans les entreprises en difficultés,

  • éviter les effets de seuils liés aux critères de taille des entreprises (en cours de négociation),

  • suppression des restrictions aux professions réglementées et promotion de la concurrence dans les services (en cours),

  • simplification des autorisations d’ouvertures des commerces de détail (en cours),

  • suppression de toute entrave à la concurrence tels que les tarifs réglementés du gaz et de l’électricité pour les ménages,

  • ouverture du marché intérieur à la concurrence pour le transport des passagers, séparation de la SNCF et de Réseau ferré de France (RFF)…
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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 15:02
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Rue89

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L’Iris « sensible aux sirènes de la Russie » ?
Pascal Boniface répond à Libération

Fin octobre, le quotidien Libération a publié une enquête sur les réseaux de Vladimir Poutine en France. Parmi les sept familles de sympathisants identifiées, celle des « universitaires complaisants », où l’Iris est citée. Pascal Boniface dirige l’Institut de recherche et de stratégie internationale, et a répondu dans un texte publié par Le Plus, n’ayant, explique-t-il, par pu répondre de manière satisfaisante dans le quotidien.

Il écrit :

« La journaliste qui a écrit l’article n’a pas pris soin de me contacter avant publication. Elle s’est basée sur ce qu’elle a entendu, dit-elle, de la part d’autres chercheurs. C’est un peu problématique sur le plan déontologique. Mais c’est également révélateur d’un double enfermement.

Le premier est que si on ne reprend pas la vulgate diplomatique occidentale, on est forcément un vendu. La possibilité d’un désaccord intellectuel est automatiquement rejetée. Il y a quelque chose d’anormal de se séparer du grand consensus selon lequel les pays occidentaux sont porteurs de valeurs, défenseurs des droits de l’homme, s’opposant aux dictatures. Ceux qui s’écartent de la voie occidentaliste sont forcément louches.

On peut se demander si “Libération” fera un jour une enquête sur les réseaux atlantistes ou néoconservateurs en France qui, par le biais de l’Otan, de fondations ou de différentes succursales, ont des capacités de financement bien plus importantes que les Russes.

Est-ce que “Libération” enquête pour savoir si l’attitude de ceux qui s’exprimaient le plus violemment contre Poutine n’étaient pas liés à des financements liés à l’intérêt de conserver le plus haut niveau de dépenses militaires ou de redonner une vigueur nouvelle à l’Otan ?

Le second dénote une propension de certains journalistes à se penser au-dessus des autres. Le droit à l’information devient un privilège corporatiste.

La journaliste de “Libération” que j’ai reçue dit que si je veux combattre les rumeurs, je n’ai qu’à publier les comptes de l’Iris. Ces derniers sont publics. Mais elle voulait aller plus loin et que je rende public le montant de la moindre recette de chaque contrat et le commanditaire.

On n’est plus dans la transparence, mais dans l’inquisition. »

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