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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 06:39

Publié le 4 Février 2015 par Canaille le RougeMerci à lui pour l'illustration.

En 1521,

la faculté de théologie de l'université de Paris

(la Sorbonne)

condamne les idées de la Réforme

Elle se lance alors

dans l'interdiction de livres "hérétiques",

Un catalogue est établi en 1543.

Quand la Sorbonne (re)trouve censure à son pied

Canaille le Rouge a reçu le texte de la pétition ci après.

Pour sa part, vous n'en serez pas surpris outre mesure, c'est fait, c'est signé.

Mais les faits, pour peu étonnants qu'ils soient dans le moment, exigent une riposte aussi ferme que rapide et dense.

D'où la publication sur ces p@ges.

Si Canaille le Rouge avait autorité et moyens de coercitions, il condamnerait le comité de lecture de cette bibliothèque à relire tout Villon, Rabelais et Voltaire et à plancher enfermé en salle durant 6 heures sur les concepts de liberté, démocratie, laïcité revisités à l'aune du droit à l'esprit critique.

PS : prêt à parier que nos censeur,  étaient tous dans la rue à se clamer "tous Charlie" le 11 janvier.

Pétition contre la censure dans les bibliothèques universitaires.

pour signer, ce sera là :

http://www.petitions24.net/petition_contre_la_censure_dans_les_bibliothèques_universitaires

 

Pétition contre la censure maccarthyste dans les bibliothèques universitaires adressée au président de l’université de Paris 1, M. le Professeur Philippe Boutry

 

Un lecteur de la bibliothèque Pierre Mendès France de l’Université de Paris 1 Sorbonne ayant récemment proposé l’achat de l’édition française de l’ouvrage de Geoffrey Roberts, professeur à l’université de Cork en Irlande, « Les guerres de Staline », paru en 2014 aux éditions Delga, ouvrage publié en 2006 par les Editions de l’université Yale, s’est attiré la réponse suivante :

« L’ouvrage proposé, bien qu’écrit par un universitaire, ne nous semble pas a priori présenter la neutralité historique et scientifique nécessaire à son éventuelle intégration dans nos rayons. Les autres titres publiés par l’éditeur non plus ».

La direction de cette bibliothèque, contactée, tant sur l’ouvrage incriminé que sur les conditions à remplir par un éditeur pour que ses ouvrages puissent être acquis, a accumulé les réponses évasives. Une consultation des rayons consacrés à l’histoire de la Russie soviétique (puis URSS) au XXème siècle a montré que, depuis plus de quinze ans, ont été systématiquement achetés les ouvrages de publicistes propagandistes, tels Bernard-Henri Lévy et André Glucksmann, même de négationnistes avérés, tel Ernst Nolte. Dans la même période, n’ont pas été acquis les ouvrages scientifiques publiés en français tels ceux d’Arno Mayer, Michael Carley, Alexander Werth (dont le célèbre ouvrage La Russie en guerre, réédité en 2011, demeure absent), etc.

Cette censure est révélée dans un contexte particulier. Par exemple, à l’occasion de la célébration du soixante-dixième anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz, le ministre des Affaires étrangères polonais Grzegorz Schetyna a soutenu, le 21 janvier 2015, pour justifier la non-invitation de la Russie, que c'était les Ukrainiens et non l’armée soviétique qui avaient libéré le camp d'extermination. Le premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, avait affirmé le 8 janvier, sans être davantage contredit, que l’Union Soviétique avait agressé l'Allemagne en juin 1941.

Ces contre-vérités grossières n’ont provoqué aucune réaction officielle. Cette passivité n’est possible qu’en raison du manque de connaissance historique de l’opinion publique, résultat, entre autres, de la censure qui s’est étendue jusque dans les institutions universitaires. Longtemps tacite ou sournoise, celle-ci atteint désormais un niveau tel qu’une bibliothèque de Paris 1 Sorbonne ne se dissimule plus pour justifier l’interdit frappant un universitaire reconnu et tout le catalogue d'un éditeur progressiste.

 

Nous exigeons que soit mis fin à cette violation caractérisée de la déontologie scientifique et que la bibliothèque Pierre Mendès France de l’Université de Paris 1 Sorbonne respecte le pluralisme des publications scientifiques mises à la disposition des étudiants et autres usagers. Ceci vaut pour cette bibliothèque comme pour toutes les autres bibliothèques universitaires.

 

Non à la censure maccarthyste dans les bibliothèques universitaires!

 

Le dossier complet sur cette censure et la correspondance y afférente est disponible surhttp://www.historiographie.info/debats.html

 

Godefroy Clair, ingénieur d’études à l’université Paris 8

Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7

Aymeric Monville, directeur des éditions Delga.

 

Paris, 3 février 2015

L'objet du délit

L'objet du délit

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 14:34

Communiqué des conseillers prud’hommes CGT de Rouen

 

Le projet de la loi MACRON est néfaste pour la justice du travail

 

La justice aux ordres de BERCY

 

Une majorité de conseillers prud’hommes salariés de Rouen ont décidé de suspendre leur participation aux audiences Jusqu’au 8 février 2015, comme de nombreux conseils en France. Nous estimons que ce projet est une des attaques les plus frontales jamais connue contre la prud’homie.

 

Apres la remise en cause de l’élection des conseillers au suffrage universel, le projet de loi intitulé « Pour la croissance et l’activité » vient enfoncer le clou avec un arsenal de mesure visant à remettre en cause l’un des fondements de la prud’homie : Le paritarisme. Tout ceci n’a rien à voir avec la relance de l’économie.

 

La loi MACRON prévoit entre autre la désignation d’un juge professionnel dès l’audience de conciliation et diminue de fait le rôle des conseillers prud’hommes, c’est une vrai défiance à l’égard des juges prud’hommes ! Cela revient à dire que la justice du travail nuirait aujourd’hui à l’économie alors qu’elle constitue le dernier rempart pour les salariés face à la violence des licenciements et la dégradation de leur condition de travail.

 

L’augmentation importante des jugements rendus par une formation restreinte ne réduira pas les délais car les conseils souffrent d’abord d’un véritable manque de moyens, manque de greffiers et de juges professionnels

 

Ce projet de loi n’est pas favorable au monde du travail, un monde pour lutter contre le chômage et la précarité, principales cause de l’engorgement des conseils.

 

Nous demandons le retrait du projet MACRON sur la réforme de la prud’homie.

 

 

 

Le 30 janvier 2015

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 14:24
5 février 2015

Par

BCE2La Banque Centrale Européenne vient de choisir son camp, et c’est – qui s’en étonnera – celui de l’Allemagne. Par la mesure qu’elle vient de prendre contre la Grèce, elle envoie un signal très clair au nouveau gouvernement : restez dans le cadre du plan d’aide décidé par la « Troïka ». Mais, elle vient de déclencher un processus qui peut aboutir à l’inverse de ce qu’elle recherche. Loin de faire céder le gouvernement grec, cette mesure pourrait le forcer à prendre des mesures radicales qui, à terme, provoqueraient une rupture définitive entre la Grèce et ses créanciers et conduiraient ce pays à sortir de l’Euro. Telle est la logique du jeu de « poulette » (chicken) que l’on a décrit dans la note précédente1.

Les mesures de la BCE

La BCE a donc décidé le mercredi 4 février au soir de suspendre l’exception qu’elle consentait à la Grèce, le fait d’accepter temporairement les obligations d’État grecques en collatéral pour des prêts des banques grecques. Les raisons de cette exception étaient l’adhésion de la Grèce au plan d’aide élaboré par la Troïka, et dont les conséquences ont été si désastreuses, que ce soit pour les Grecs ou pour les finances de l’État. En soi, cette mesure n’est nullement décisive. Mais, il y a peu de doutes qu’elle provoque dans les jours qui viennent à Athènes une panique bancaire, ce que les économistes appellent un « bank run ». Les banques grecques auront désespérément besoin de liquidités. Elles pourront en demander à la BCE dans le cadre d’un programme d’aide urgent à la liquidité bancaire nommé ELA. Mais ce programme est soumis aux règles de la Troïka et il n’a été renouvelé que jusqu’au 28 février.

Concrètement, cela équivaut à mettre un pistolet sur la tempe d’un gouvernement nouvellement élu pour exiger de lui qu’il renonce à des mesures approuvées par son électorat. On appréciera le sens aigu de la démocratie des dirigeants de la BCE et plus généralement des autorités européennes.

Les possibles réactions du gouvernement grec

Face à ce qu’il faut bien appeler un ultimatum, le gouvernement grec peut se décider à capituler. Ce faisant, il se saborderait politiquement. Un sondage réalisé dimanche dernier montre que 70% des Grecs, soit en réalité bien plus que ceux qui ont voté SYRIZA le 25 janvier, soutiennent le gouvernement et le pensent capable de mener une véritable politique de survie pour le pays.

Le gouvernement grec peut donc mettre en place des contre-mesures. Certaines sont techniques (fermeture momentanée des banques, limites aux retraits des particuliers). Mais d’autres sont plus politiques. En réalité, quand la BCE dit prêter aux banques grecques, cela veut dire qu’elle autorise la Banque Centrale de Grèce à le faire. L’organisation de la BCE n’a pas supprimé les différentes Banques Centrales des pays membres de la zone Euro. Elle les a mises en réseau et sous l’autorité de la BCE, opérant depuis Francfort. Le gouvernement grec peut donc décider de réquisitionner la Banque Centrale pour la contraindre de continuer à alimenter en liquidités (en Euro) les banques grecques. Mais, ce faisant, il viole les traités constituant l’Union Économique et Monétaire, c’est à dire la zone Euro. Il pourrait donc le faire constatant la menace que fait peser la BCE sur la Grèce, et prenant à témoin la population de ce fait inouï d’une instance technique s’immisçant dans les choix politiques d’un peuple souverain.

Les conséquences

Une telle décision serait bien entendu lourde de conséquences. Ce serait au tour de la BCE d’être le dos au mur. Si elle acceptait la mesure de réquisition, elle reconnaitrait son impuissance et donnerait des idées d’indépendance aux autres pays. Ceci dans un cadre où elle a déjà pris acte de la fragmentation croissante de la zone Euro, comme en témoignait les mesures annoncées par Mario Draghi le 22 janvier, et que l’on a un peu hâtivement assimilées à un « quantitative easing ».

En fait, la pression allemande, directe et indirecte (par le biais de pays alliés à l’Allemagne comme la Finlande et l’Autriche) est aujourd’hui telle sur la BCE que l’on voit mal cette dernière accepter un possible fait accompli venant d’Athènes. Il faut le répéter, ce qui est en cause c’est la politique d’austérité de Mme Merkel et surtout son imposition à l’ensemble de l’Europe, condition nécessaire à ce que ne se mette pas en place une logique d’Union de Transfert au détriment de l’Allemagne. Cette dernière ne peut céder, ou alors elle verra sa crédibilité disparaître instantanément.

En cas de réquisition de la Banque Centrale de Grèce, réquisition qui pourrait alors survenir le 28 février ou le 1er mars, la Banque Centrale Européenne pourrait décider de ne plus accepter en circulation les euros « grecs ». Une telle mesure a déjà été temporairement appliquée à Chypre. Cela revient à expulser, ou à menacer de le faire, un pays de la zone Euro.

Une sortie de l’Euro ?

En réalité, la Grèce est aujourd’hui dans une meilleure situation qu’elle ne l’était en 2010 pour envisager une sortie de l’Euro. A cette époque, le budget était gravement déséquilibré. Aujourd’hui, le budget est équilibré au niveau du solde primaire, ce qui revient à dire que si la Grèce n’avait aucune dette (et donc pas d’intérêts à rembourser) elle n’aurait nul besoin d’emprunter à nouveau, et bénéficierait même d’un excédent. La balance commerciale, elle, est légèrement déficitaire. Mais, compte tenu des élasticités-prix qui peuvent être calculées, si la Grèce dévaluait de 30% à 35%, elle accroîtrait ses exportations de manière significative et serait en excédent. Signalons d’ailleurs qu’une dévaluation de la monnaie grecque accroîtrait les ressources fiscales en monnaie locale, provenant des armateurs car ces derniers opèrent en dollars. Quant aux investissements directs dans ce pays, on imagine sans peine qu’avec un budget à l’équilibre, un solde commercial positif et un avantage compétitif très sérieux sur ses concurrents, ils ne tarderaient pas à affluer. Bien entendu, la Grèce ferait défaut sur sa dette dans le cas d’une sortie de l’Euro. Mais, n’ayant plus à emprunter, elle ne risque rien à se couper de ses créanciers. Au-contraire, ce sont ces derniers qui viendront à résipiscence, comme le montre l’histoire des nombreux pays qui sont passés par un défaut sur la dette.

Une dévaluation de 30% à 35% redonnerait à l’économie non seulement sa compétitivité mais elle permettrait au gouvernement d’avoir des marges de manœuvres dans le domaine social, en même temps qu’il en aurait par le défaut de fait sur la dette.

La Grèce doit donc regarder résolument la possibilité de sortir de la zone Euro. Si une telle solution devait s’imposer, ce n’est pas elle, mais la Zone Euro elle-même, qui en subirait les conséquences. Elle doit dire aux autorités de la BCE et de l’Union Européenne que, s’il le faut, elle n’hésitera pas devant une telle solution.

De quoi s’agit-il ?

Il convient de ne pas se laisser abuser par la technicité, réelle ou imaginaire, des différentes mesures et contre-mesures qui ont été ou qui pourront être prises. Fondamentalement, la mesure prise par la BCE pose le problème de la souveraineté populaire dans un pays membre de la Zone Euro, c’est-à-dire le problème de la démocratie.

Nous sommes aujourd’hui confrontés au conflit inexpiable entre la légitimité technocratique et la légitimité démocratique.

En cela, l’issue pour la Grèce nous concerne tous.

Voulons nous vivre libre ou acceptons-nous le joug ?


  1. Sapir J., « Grèce, un jeu complexe », note publiée sur RussEurope, le 3 février 2015, http://russeurope.hypotheses.org/3389 []
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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 14:17

Publié par Jean Lévy

 

La cgt

 

Mobilisation le 5 février 2015
contre les abus de « travail détaché »

vendredi 30 janvier 2015 , par Philippe Gelinaud

La fédération nationale CGT des salariés de la construction, du bois et de l’ameublement appelle tous les salariés du secteur à se mobiliser, jeudi 5 février 2015, contre le recours abusif au « travail détaché » et pour «  la généralisation et l’application du principe de l’égalité de traitement », quelle que soit l’origine des travailleurs.

Dans un communiqué du 29 janvier 2015 diffusé après la découverte d’une main d’œuvre illégale et sous-payée sur le chantier de la nouvelle caserne des pompiers de Perpignan, dans les Pyrénées-orientales (66), la fédération CGT de la constructiondénonce cette « traite humaine » où « le travailleur détaché représente le dernier maillon de la chaîne du travail à bas coût ».

La sous-traitance pour dissimuler le travail détaché

Le syndicat pointe aussi du doigt les pratiques qui consistent à avoir plusieurs niveaux de sous-traitance : le sous-traitant sous-traite, et ainsi de suite. Ce procédé en cascade permet de recourir de façon déguisée au travail détaché, celui-ci n’apparaissant jamais au niveau de l’entreprise principale.

La directive européenne 96/71/CE définit le travailleur détaché comme étant « tout travailleur qui, pendant une période limitée, exécute son travail sur le territoire d’un État membre autre que l’État sur le territoire duquel il travaille habituellement. » Le travailleur de l’union européenne ainsi détaché en mission doit être rémunéré et travailler aux conditions du pays d’accueil. Seules les cotisations sociales sont celles du pays d’origine.

Le travail détaché comme outil de dumping social

Le recours à des travailleurs provenant de pays où les cotisations sont inférieures peut représenter une baisse sensible du coût de la main d’œuvre. Cela crée un phénomène de dumping social amplifié par le fait que certaines grandes entreprises font venir des ouvriers sans respecter les règles du travail détaché.

Dans un secteur d’activité où la pénibilité n’est déjà pas reconnue à son juste niveau, les conditions de salaire et de sécurité sont alors souvent synonymes de précarité et de mise en danger pour les travailleurs, tout en menaçant la survie des petites et moyennes entreprises honnêtes.

Les revendications de la fédération CGT de la construction :

  • Limitation des niveaux de sous-traitance ;
  • Renforcement des responsabilités des maîtres d’ouvrage et des donneurs d’ordres ;
  • Renforcement des moyens de contrôles et mise en place de sanctions dissuasives en cas de recours abusifs au travail détaché ;
  • Vérification de la conformité des prix pratiqués avec le respect du droit social, des conditions de travail et de sécurité ;
  • Possibilité pour les organisations syndicales d’avoir libre accès aux chantiers et aux documents ;
  • Généralisation et application du principe de l’égalité de traitement, quelle que soit l’origine des travailleurs.

Outre l’appel à la grève pour le 5 février, la fédération CGT de la constructionannonce, pour le même jour, des rassemblements sur deux chantiers industriels d’envergure :

  • Le terminal méthanier de Dunkerque, dans le Nord (59), un des plus gros chantiers industriels actuels en France.
  • L’International Thermonuclear Experimental Reactor (ITER, en français : réacteur thermonucléaire expérimental international) à Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône (13).

 
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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 12:22

Publié le par FSC

Déclaration de l'UD CGT Somme et de l'UL CGT Amiens Zone Industrielle

Halte à la répression

Oui à une solution

 

Il y a moins d'une semaine, des salariés et des élus CGT de Goodyear Amiens étaient en garde à vue dans le cadre d'une enquête judiciaire en lien direct avec l'occupation du site en janvier 2014.

Cette deuxième garde à vue illégitime, car la direction dans l'accord de fin de conflit s'était engagée à renoncer à toutes poursuites judiciaires et disciplinaires à l'encontre des salariés, est le symbole de l'acharnement répressif d'un patronat sous le protectorat d'un gouvernement voué à la défense des plus fortunés comme le démontre l'utilisation du 49-3 pour la loi Macron.

Au delà de l'émotion suscitée par cette procédure que l'on croyait réservée aux grands délinquants, il y a lieu de s'interroger sur les raisons de cet entêtement.

Il ne peut s'agir uniquement d'une vengeance exercée par un groupe se croyant tout puissant. Cela va au delà.

Dans un contexte marqué par la recrudescence des luttes (VALEO, UNITHER, Service de Nettoiement de la Mairie d'Amiens...), il faut y voir la volonté de faire taire toute contestation qui ne cesse de s'exprimer.

De plus, celle qui espérait que la signature de l'accord de fin de conflit puisse enterrer définitivement Goodyear Amiens n'admet pas la poursuite des actions pour obtenir justice et la possibilité de la reprise de l'activité sous la forme d'une Scop.

Les salariés et la CGT refusent de tourner la page et l'inefficacité des mesures d'accompagnement alors que dans le même temps les bénéfices de cette multinationale sont en forte croissance.

Pour la CGT, cet acharnement doit cesser immédiatement. Le gouvernement et la direction doivent utiliser leur énergie à créer les conditions d'une négociation pour : ~ une relance de l'activité industrielle sur le site, ~ une reclassement pérenne des salariés.

Pour la CGT, cela est possible. L'argent existe. Il manque la volonté politique.

L'action déterminée des salariés avec la CGT dans les prochaines semaines doit permettre la prise en compte de ces choix indispensables au développement la zone industrielle nord d'Amiens et de notre département.

Amiens, le 23 février 2015

Goodyear Amiens : ce n'est pas fini!
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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 10:14

 

Bienvenue chez ORWELL [ par Pierre Lévy]

Nous sommes en guerre. C’est ce qu’a martelé le premier ministre. C’est ce qu’a répété Nicolas Sarkozy. C’est ce que psalmodie, depuis les sanglants attentats de Paris, une large part de la caste médiatico-politique française, mais aussi européenne. Or la première victime d’une guerre est toujours la vérité, en l’occurrence la liberté d’information, d’opinion et d’expression.

 

Ce constat classique n’a pas tardé à se confirmer. Tout d’abord à travers l’uniforme qu’ont revêtu les grands médias audiovisuels. Quatre jours durant, hors les équipées meurtrières et la traque – diffusée à la manière d’un obscène spectacle en temps réel – il ne s’est rien passé ni en France, ni dans le monde. Des dizaines de victimes tuées, ce même 7 janvier, par une bombe au Yémen ? Pas trace. Des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants massacrés à Baga (Nigéria) ? Pas le moment. Les autorités égyptiennes qui décident de raser Rafah (75 000 habitants), évacuent sans ménagement la population et dynamitent des quartiers entiers ? Pas un mot. Dans un tout autre registre, l’écroulement des prix du pétrole, la dégringolade de l’euro ? Aucune importance. Les abattoirs GAD (Manche) menacés de dépôt de bilan, 400 chômeurs à la clé ? Disparus. Que les tragiques événements du début du mois, et la légitime émotion qu’ils ont provoquée, méritent une large couverture des radios et télés, nul ne le conteste. Que celle-ci évince littéralement toute autre information, voilà qui n’est ni acceptable, ni rassurant.

 

Le deuxième niveau de conséquences est institutionnel. La seconde loi « anti-terroriste » du quinquennat (qui est aussi la quinzième depuis 1986) n’est pas encore entrée en application que certains plaident déjà pour un « patriot act » à la française, qui limiterait ouvertement les libertés des citoyens. Et si Manuel Valls a pris soin de préciser qu’il ne souhaitait pas de « mesures d’exception », il a exhorté l’UE à adopter sans tarder les dispositions dites PNR qui visent à enregistrer et transmettre le suivi détaillé de chaque passager aérien. Seraient ainsi tracées pas moins de soixante informations sur tout voyageur, parmi les plus personnelles. D’aucuns appellent du reste de leurs vœux un « FBI » de l’UE – et pourquoi pas une NSA ? D’autres souhaitent le renforcement du parquet fédéral européen embryonnaire, Eurojust.

 

Il est une troisième catégorie de conséquences, qu’on pourrait nommer : police de la pensée. Le cas de Dieudonné M’Bala M’Bala est à cet égard emblématique : on peut penser ce que l’on veut de ce dernier (comme l’on peut penser ce que l’on veut de Charlie Hebdo), son placement en garde-à-vue, puis son renvoi en correctionnelle pour avoir affirmé « je suis Charlie Coulibaly » fait froid dans le dos. Au titre de l’« apologie du terrorisme » (un grief récemment introduit, et qui vaut y compris pour les conversations privées), une cinquantaine de procédures sont actuellement engagées, de premières condamnations à des années de prison ferme sont prononcées. Des traitements psychologiques (sic !) sont imposés à des gamins qui avaient refusé de participer à une minute de silence (mais que vaut l’émotion vraie, quand le recueillement est imposé par décret ?). Des employés municipaux sont sanctionnés, comme à Lille, pour n’avoir point participé au moment collectif – et l’avoir expliqué. Et demain, le simple fait de chercher à comprendre les raisons du drame, sera-t-il suspect, voire punissable ? C’est sans doute cela que saluait l’eurofédéraliste Guy Verhofstadt lorsqu’il jubilait au même moment : « pour la première fois est née l’Europe des valeurs ».

 

La palme revient sans doute à Nathalie Saint-Cricq, chef du service politique de France 2. Le 13 janvier, emportée par son élan, celle-ci, désignant du doigt ceux qui « ne sont pas Charlie », lançait : « ce sont eux que nous devons repérer » et « traiter ». Au nom de la liberté d’expression, certainement. Orwell n’est plus loin.

 

Ce jour-là, Charb, Cabu, Wolinski et les autres ont été assassinés – une seconde fois.

 

 

PIERRE LÉVY

 

source : BRN

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 10:12
Le nouveau BRN est paru
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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 09:26
Un article prémonitoire de Jacques Sapir ?  A l'heure où il écrit ces lignes, le 3 février 2015, la BCE n'avait pas encore décidé, comme elle vient de le faire, de mettre la pression maximale sur le gouvernement grec en suspendant le régime de faveur qu’elle accordait jusqu’ici aux banques hellènes
 
3 février 2015

Par

Syrisa a remporté la victoire aux élections grecques le 25 janvier. Peu de temps s’est écoulé, et pourtant on peut commencer à prendre un certain recul devant l’événement. Après une semaine d’étonnement devant un gouvernement qui applique son programme (et qui tient ses promesse, ce qui change…), après avoir pris acte des premiers gestes politiques de l’équipe d’Alexis Tsipras (et de son nouveau ministe des finances), après avoir remisé la « Troïka », soit l’alliance du FMI, de la Banque Centrale Européenne et de la Commission Européenne, au rayon des accessoires surannés[1], il convient de s’interroger sur la stratégie de Syriza.

La stratégie de Syriza

Cette dernière tient en un point. Tsipras veut retrouver des marges de manœuvres budgétaires. Il a besoin pour cela de « récupérer » de 6 à 8 milliards d’euros, qui sont actuellement affectés au paiement des intérêts de la dette grecque. Il a besoin de cet argent pour mettre en place les mesures qui éviteront au peuple grec de périr. C’est une réalité tragique, et pourtant tout à fait évidente. Cette diminution de la charge des intérêts est nécessaire et permettra au gouvernement de mettre en place un programme de sorte de l’austérité. C’est pour cela que Syriza a fait de l’annulation partielle de la dette, ou à tout le moins d’un moratoire de 20 à trente ans sur les paiements une de ses priorités. On sait que, sur ce point, il est soutenu tant par des économistes – et non des moindres – que par le gouvernement américain. On sait aussi que les réserves de la Grèce sont insuffisantes pour permettre à ce pays de faire les paiements prévus au début de juillet. Au total, ce sont 23 milliards d’euros que la Grèce devrait verser. Dans la meseur ou Tsipras a réjeté la dernière tranche du plan d’aide prévue par la « troïka », cela signifie qu’un accord devra impérativement être trouvé avant cet été.

Mais, il va se heurter à un front très dur de pays emmenés par l’Allemagne. On sait que ce dernier pays, par la voix de la chancelière Angela Merkel, s’est fermement opposée à toute annulation des dettes. Cela laisse cependant ouverte la porte de la solution du moratoire. Il est clair que la discussion portera alors sur la nature, et la durée, de ce dernier. En fait, Alexis Tsipras voudrait lier la question de son pays à celle d’une révision générale des politiques d’austérité. Ce faisant, il heurte de plein fouet la politique allemande qui soutient que, hors de l’austérité, point de salut. Cela signifie que l’affrontement avec l’Allemage, et ses alliés, est inévitable. Quels que soient les artifices de langage, il est évident que dans cet affrontement, il y aura un vainqueur et un vaincu. Les enjeux sont d’importance paur Alexis Tsipras, mais aussi pour Angela Merkel. Si elle devait subir une défaite, plier devant la volonté des autres pays, c’est non seulement sa propre position politique qui serait dramatiquement affaiblie en Allemagne, mais la crédibilité de sa position qui en serait considérablement affectée. Ayant cédé sur ce point capital, quels arguments l’Allemagne pourrait elle faire valoir pour éviter que la zone Euro se tranforme peu à peu en une union de transferts ? Mais, si c’est Alexis Tsipras qui cède de manière décisive, il torpille son avenir politique, et celui de Syriza ; il laisse le champ libre à la droite la plus extrême.

Négociation et théorie des jeux.

Nous assistons actuellement à un jeu de bluff et de contre-bluff. Le duo Tsypras-Varoufakis (le ministre des Finances) joue à merveille de la partition « good cop / bad cop ». De même, Mme Angela Merkel joue à merveille la carte de la rigidité bougonne. Il est clair qu’il y a beaucoup de manège dans tout cela. Et il convient de savoir que la Théorie des Jeux, c’est justement l’un des points forts du ministre des Finances[2]. Varoufakis pense que l’on peut ramener la négociation actuelle à une version du « dilemme du prisonnier ». Mais, ce jeu peut dégénérer en une forme bien connue dans la Théorie des Jeux que l’on appelle « chicken » (poulette)[3]. Cette forme théorise une scène bien connue des cinéphiles (La Fureur de Vivre) ; deux automobilistes s’affrontent en roulant l’un vers l’autre. Le premier qui prend peur de la collision et dévie de sa trajectoire a perdu. Il devient la « poulette » (chicken). Si aucun ne flanche, les deux véhicules se percutent, et l’on a deux morts… Ce jeu, s’il n’est pas répété (et s’il n’y a pas d’apprentissage) et si un événement imprévu ne survient pas, n’admet qu’une victoire totale de l’un sur l’autre. En cela, il est très différent du dilemme du prisonnier, qui montre les intérêts d’une coopération implicite[4].

On voit bien comment, compte tenu des risques encourrus en cas de « faiblesse » dans cet affrontement, tant Tsipras que Merkel pourraient s’engager sur une trajectoire de collision, et aller jusqu’au bout. Le risque est donc très grand que la négociation n’aboutisse pas à une recherche du compromis mais au contraire renforce chacun dans sa volonté de ne pas fléchir.

Que signifierait une collision frontale dans le contexte de la Grèce ? Si nous avons un refus de l’Allemagne d’admettre que l’austérité ne fonctionne pas, refus motivé tant par des représentations idéologiques que par une certaine vision des intérêt de l’Allemagne,  combiné à un refus de céder à la Grèce parce que c’est la Grèce (on se souvient des mots blessants sur les « cueilleurs d’olives »), et que du côté d’Athènes on se refuse de céder car l’on sait que cela signifie la fin de l’expérience de Syriza, l’idée de la collision frontale prend du sens. Dans ce cas, on ne trouve pas de solutions d’ici le mois de juillet et la Grèce doit faire défaut sur sa dette. La réaction de la BCE sera de couper le financement aux banques grecques, ce qui entraînera la décision du gouvernement grec à mobiliser la Banque Centrale grecque pour que le crédit ne soit pas coupé aux banques et, de fil en aiguille, la Grèce sortira de l’Euro.

Le discrédit ou la rupture

Dans ce jeu stratégique, il est clair que la Grèce à choisi délibérément une stratégie qualifiée par Thomas Schelling, l’un des fondateurs de la théorie des jeux, mais aussi de la théorie de la dissuasion nucléaire, de « coercive déficiency »[5]. En fait, le terme de « coercive deficiency » fut imaginé par L. Wilmerding en 1943 pour décrire une situation ou des agences engagent des dépenses sans financement préalable, sachant que moralement le gouvernement ne pourra pas refuser de les financer[6]. L’apport de Schelling consiste à avoir montré que l’on pouvait généraliser cette situation et qu’une situation de faiblesse pouvait s’avérer un instrument de contrainte sur autrui. Il montrait aussi comment il pouvait être rationnel pour un acteur se sachant d’emblée en position de faiblesse d’accroître cette dernière pour pouvoir en user dans une négociation. A l’inverse de Jack London, on peut parler ici d’une « force des faibles »[7]. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre la renonciation par le gouvernement grec de la dernière tranche de l’aide promise par la « Troïka », soit 7 milliards d’Euros. Bien sur, rejetant la légitimité de la dite « Troïka », il ne pouvait logiquement accepter d’en bénéficier. Mais, plus subtilement, ce geste met la Grèce volontairement au bord du gouffre et indique à la fois sa résolution à aller jusqu’au bout (comme Cortez brûlant ses navires avant de monter sur Mexico) et accroît la pression sur l’Allemagne. Nous sommes ici en pleine « coercive deficiency ».

Les Etats-Unis en ont pris la mesure. On sait que Barack Obama a convoqué Angela Merkel à Washington pour le 9 février[8]. Au menu de cette rencontre, il y aura bien entendu le problème grec. Notons que cela montre l’engagement constant dans des Etats-Unis dans les affaires européennes. Tous ceux qui braillent que l’Euro devait nous donner une indépendance par rapport au Dollar feraient bien de méditer sur le sens de cette rencontre. La politique « européenne » se décide largement à Washington. C’est par ailleurs fort logique car l’Euro est la dernière ligne de défense du Dollar. Qu’il disparaisse et le Dollar sera nu face à la spéculation monétaire internationale.

Il est donc possible qu’Angela Merkel soit contrainte de céder. Mais, si elle le fait, elle engage un processus où elle perd toute maîtrise de la situation, tant en Europe qu’en Allemagne. En Europe, le fait de céder à la Grèce suscitera immédiatement de nouvelles demande. La crédibilité de la position allemande sera détruite, et l’Allemagne acculée à de nouvelles concessions qui feront immanquablement monter le coût de sa contribution à l’Europe. Cela marquera l’entrée dans la fameuse « Union de transferts » qui est le cauchemar d’une grande partie des dirigeants allemands. Mais, en Allemagne même, Angela Merkel perdra le bénéfice de sa position « dure » et sera soumise à de multiples pressions venant tant de son électorat que de ses alliés politiques, et ceic sans compter sur le parti anti-Euro AfD en embuscade. Elle n’a donc le choix qu’entre le discrédit, interne et externe, et la rupture.

Le début de la fin ?

Ce contexte est, bien entendu, largement suivi dans les autres pays. Les autorités françaises se rêvent en grand médiateur dans ce conflit annoncé. Mais, nous ne sommes pas à un congrès du PS. Il ne peut y avoir de « synthèse » entre des intérêts clairement opposés. La position de la France se trouve prise en otage de la croyance religieuse dans l’Euro qui unit une partie de notre élite politique. Il est clair que dans la tentative désespérée de trouver une « synthèse », François Hollande va achever de se discréditer. Il est d’ailleurs symbolique que ce soit avec l’Allemagne que les Etats-Unis discutent et non la France. Cette dernière ne compte plus. Et c’est aussi l’un des enseignements de la crise et de l’arrivée de Syriza au pouvoir à Athènes. Démontrant la possibilité d’une autre politique, cette arrivée détruit ce qui restait du discours du PS.

Nous sommes probablement au début de la fin, tant en Europe qu’en France. Et cette perspective terrifie comme elle fascine les acteurs du jeu politique.


[2] On lira Varoufakis Y., Rational Conflict. Oxford, Blackwell, 1991 ou encore, du même auteur (avec Hargreaves-Heap S.) Game Theory: A critical text. London and New York, Routledge, 2004

[3] Sugden, R. The Economics of Rights, Cooperation and Welfare, 2ème edition, Palgrave Macmillan, Londres-New York, 2005

[4]  Skyrms, B., Evolution of the Social Contract. New York, Cambridge University Press, 1996.

[5] Schelling T., The Stategy of conflict,  Harvard University Press, Cambridge (Mass.), 1960.

[6] Kiewiet, D., Roderick McCubbins et Mathew D. The logic of delegation: congressional parties and the appropriations process, Chicago (Ill.), University of Chicago Press. 1991, pp. 213–249.

[7] Schelling T., The Stategy of conflict, op.cit. p. 37.

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 23:39

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 23:12

TAFTA dit merci à la gauche

lundi 2 février 2015

Auteur : par Texte du M’PEP
 

Le M’PEP se retire du collectif « Stop TAFTA » dont les objectifs non-avoués sont désormais de légitimer l’Union européenne et de protéger le Parti socialiste.

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 2 février 2015.

 TAFTA, PTCI, CETA, TISA ?

Ces sigles désignent des accords de libre-échange et d’investissement négociés dans le plus grand secret. S’ils sont adoptés, ils consacreront la domination des multinationales sur nos sociétés au détriment des citoyens et de la démocratie. Sous couvert d’une hypothétique relance de la croissance, ces accords s’attaquent aux normes sociales, financières, sanitaires, culturelles et environnementales. Si elles s’estiment lésées, les multinationales pourront poursuivre les États devant des tribunaux privés d’arbitrage, hors de tout contrôle démocratique.

Ces projets d’accords visent à limiter encore davantage la souveraineté nationale des pays de l’Union européenne, notamment en organisant une gestion de type colonialiste de leur économie - colonialisme désigné sobrement sous l’expression positive de « accord de partenariat ».

Pour accéder à l’étude réalisée par le M’PEP sur le PTCI, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3357

 Le collectif « Stop TAFTA »...

Jusqu’à ce jour, le M’PEP était membre du collectif « Stop TAFTA » qui regroupe 79 organisations au niveau national. La plupart de ces organisations sont issues de la gauche. La principale revendication du collectif est inscrite dans son texte de lancement : contraindre le gouvernement français et l’Union européenne à stopper les négociations en cours en vue de l’établissement des traités de libre-échange transatlantique.

 ...et sa pétition « citoyenne »

Depuis septembre 2014, le collectif a lancé une « pétition citoyenne » en s’appuyant sur l’ICE (« Initiative citoyenne européenne »), disposition apparue dans le traité de Lisbonne. Selon l’ICE, une pétition signée par 1 million de citoyens, venant d’1/4 des pays membres, peut être déposée à la Commission européenne. Libre à elle ensuite de la prendre en compte, sachant que les traités lui interdisent d’aller à l’encontre du libre-échange.

Le 4 décembre, le collectif « Stop TAFTA » annonce que la pétition a recueilli 1 million de signatures. Mais la Commission avait indiqué dès le 11 septembre qu’elle ne reconnaissait pas cette « Initiative citoyenne européenne ». Sur son site, le collectif indique qu’il continuera à recueillir des signatures « jusqu’à ce que M. Juncker mette un terme aux négociations du TAFTA et bloque la ratification du CETA ».

 Un échec programmé...

Les auteurs de la pétition pouvaient-ils sincèrement attendre autre-chose qu’une fin de non-recevoir de la part de la Commission ?

  • Ils savaient que l’ICE ne contraint aucunement la Commission. Pire encore : le traité de Lisbonne annonce très clairement qu’une pétition citoyenne dans le cadre de l’ICE ne doit viser qu’à la mise en œuvre des traités libéraux (« (…) aux fins des traités »).
  • Ils savaient que l’ICE avait été vantée par les partisans du OUI au traité constitutionnel européen (TCE) en 2005.
  • Ils savaient depuis 2007 que l’opinion des peuples ne peut infléchir ni la Commission ni les gouvernements européistes.
  • Ils savaient que d’autres « pétitions citoyennes » avaient déjà été jetées à la poubelle par la Commission : la pétition contre la recherche sur les embryons humains - qui avait pourtant mobilisé près de 2 millions de citoyens. La pétition pour un « droit à l’eau » - paraphée par 2 millions de citoyens – que la Commission a vidé de sa substance. Et la pétition lancée par le Parti de la gauche européenne (PGE) lui-même pour une « banque publique européenne axée sur le développement social, écologique et solidaire ».

Bref, ils savaient que cette pétition n’avait aucune chance d’aboutir. Mais ils ont laissé croire le contraire, sciemment, pour deux raisons : maintenir l’illusion d’une l’Union européenne démocratique et protéger le Parti socialiste.

 ... qui visait à maintenir l’illusion d’une Union européenne démocratique...

Les promoteurs les plus actifs de cette pétition au sein du collectif « Stop TAFTA » sont Attac, les Verts et le PGE (Parti de la gauche européenne). Ces organisations sont farouchement européistes - c’est-à-dire contre la souveraineté des nations :

  • Le PGE regroupe en son sein de multiples composantes de la gauche européenne dont le PG et le PCF). A ce titre, il touche – ainsi que les partis qu’il regroupe - des subventions de la part de l’Union européenne.
  • Les Verts ont affirmé par la voix de leur secrétaire nationale Emmanuelle Cosse leur volonté de mettre fin à l’État-Nation au profit d’une « Europe des régions ».
  • Attac, organisation « altermondialiste », ne milite pas contre le libre-échange – principale caractéristique de la mondialisation néo-libérale - mais pour son « aménagement » (notamment par la mise en place d’une très improbable taxe sur les capitaux à l’échelle mondiale).

La démarche de ces organisations vise donc à laisser croire que l’Union européenne est une institution démocratique et qu’elle comporte dans ses statuts des dispositions permettant aux peuples d’en passer par la voie légale pour infléchir sa politique. D’ailleurs, dès le rejet de la pétition par la Commission, le collectif « Stop TAFTA » s’est tourné vers la Cour de justice européenne, lui accordant ainsi son crédit.

Un constat s’impose donc : plus l’Union européenne affiche son mépris pour la démocratie, plus les organisations de gauche tentent de repeindre son vernis démocratique craquelé.

 … et à protéger le Parti socialiste !

D’autre part, il n’aura échappé à aucun observateur de la vie politique française qu’une énième recomposition de la gauche est en cours dans la perspective des élections de 2017. L’éclatement du Front de gauche lors des dernières élections municipales et les alliances qui se sont nouées à cette occasion – entre le PCF et le PS d’une part et entre le PG et EELV d’autre-part – en ont été les signes les plus visibles.

La pétition du collectif – qui s’adresse directement à la Commission européenne – vise à dédouaner le gouvernement PS de ses responsabilités en tant que négociateur. Avec elle, le collectif « Stop TAFTA » ne revendique en effet plus que le gouvernement français renonce à participer aux négociations en cours sur le TAFTA !

 Depuis les élections européennes, un triple combat s’annonce

Pour le M’PEP, il n’y a plus le moindre crédit à apporter à l’Union européenne, depuis longtemps. C’est ce qu’il a affirmé encore fortement à l’occasion des dernières élections européennes en appelant au boycott citoyen, alors que l’intégralité des forces politiques traditionnelles se prêtait à la mascarade - même celles qui se prétendent « eurosceptiques » (à gauche) ou « europhobes » (à droite ou le FN) !

Il s’annonce donc un triple combat :

  • Combat contre l’Union européenne elle-même. Le danger du TAFTA ne se poserait pas pour la France si elle n’était pas dans l’Union européenne. Il ne se poserait ainsi plus de manière chronique tous les dix ans (un AMI de perdu, un TAFTA de gagné !). Car comment combattre un tel traité de « libre-échange » sans combattre l’incarnation même du libre-échange en Europe qu’est l’Union européenne ? Stop TAFTA, c’est donc d’abord Stop UE !
  • Combat idéologique contre les organisations qui laissent croire que l’Union européenne est démocratique et/ou qui laissent croire qu’il est possible de démocratiser l’Union européenne, en particulier les organisations de gauche, politiques, associatives et syndicales.
  • Combat contre le Front national dont le rôle depuis trente ans est de verrouiller la vie politique française sur les questions européennes et nationales. Un Front national qui permet aujourd’hui aux organisations de gauche européistes d’accuser de sympathie fascistes tous-ceux qui veulent que la France et son peuple retrouvent leur souveraineté.
 Le M’PEP se retire du collectif « Stop TAFTA »... pour pouvoir combattre le TAFTA !

Le M’PEP ne se prêtera pas à la mascarade orchestrée par le collectif « Stop TAFTA ». Il se retire de ce collectif et invite toutes-celles et tous-ceux qui veulent lutter réellement et efficacement contre le TAFTA à agir avec lui :

  • pour exiger du gouvernement français qu’il se retire des négociations ;
  • pour que la France sorte de l’Union européenne, car lutter contre le TAFTA passe nécessairement par un tel combat.
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