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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 14:54
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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 14:39
Université de Rouen : le report du vote du budget

Les départs en retraite d'enseignants-chercheurs seront nombreux en 2017. Tous ne seront pas remplacés. La direction de l'université doit faire des choix drastiques entre recrutements et rénovations urgentes sur les campus

  • Par Sylvie Callier
  • Publié le
 

Université de Rouen : report du vote du budget

 


Reportage de Stéphane Gérain et Bruno Belamri

Interviews de Luc Benoit, directeur du département d'anglais,  Marianne Bouchardon, co-directrice du département de lettres modernes, Joël Alexandre, président de l'université de Rouen

La génération des "baby-boomers" (nés après guerre) va laisser de nombreux emplois dans tous les secteurs professionnels. L'heure est aux économies dans la fonction publique. Leur remplacement est un enjeu social et politique.

A l'université de Rouen, les syndicats et directeurs de département redoutent une "restructuration déguisée". Une manifestation a eu lieu au moment de l'ouverture du vote de budget. Le conseil d'administration est reporté au 6 janvier.

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 14:29
MOINS DE CAMIONS, PLUS DE WAGONS…. VITE !

Pollution atmosphérique

| sur le site de la Fédération CGT des cheminots

L’épisode actuel de pics de pollution dans les grandes agglomérations du pays semble atteindre une ampleur jamais vue depuis 10 ans. A Paris tout d’abord, puis à Lyon et sans doute ailleurs, des mesures exceptionnelles sont mises en place telle que la circulation alternée des automobiles et la gratuité des transports en commun.

Nous sommes face à un désastre environnemental et une catastrophe sanitaire.

Les mesures ponctuelles, pour nécessaires qu’elles soient, sont très insuffisantes. Il est urgent de s’attaquer aux causes profondes des émissions de polluants.

Or, les transports constituent le premier secteur d’émissions de polluants et de gaz à effet de serre.

Bien sûr, les véhicules individuels sont trop nombreux sur les routes. La seule alternative efficace réside dans le développement des transports en commun.

Par contre, on parle peu du Transport Routier des Marchandises (TRM).

Le TRM est ainsi le principal émetteur de pollution sur Paris et la petite couronne (53% des oxydes d’azote, 40% des particules fines). En 2009, les études montraient que 3 millions d’habitants de l’Ile-de-France étaient soumis à une qualité de l’air inférieure aux normes pour l’oxyde d’azote et 1,8 millions étaient soumis aux dépassements des seuils de particules.

Ces quelques chiffres, auxquels il faudrait ajouter ceux sur la congestion routière permanente, de l’accidentologie et du coût cumulé assumée par la collectivité, pointent une fois de plus l’hégémonie du mode routier dans le transport des marchandises.

En France, plus de 85% des marchandises sont transportés par la route, contre moins de 10% par le rail et moins de 5% par la voie d’eau. En Ile-de-France, première région économique d’Europe où se réalise près du tiers du PIB national, la part du rail n’est que de 5% !!

Il y a urgence à rééquilibrer les parts des différents modes de transport en faveur des plus vertueux.

C’est possible, à condition de sortir le transport et la logistique des griffes du marché. Cela nécessite une vraie volonté de l’Etat. La SNCF doit redevenir l’outil d’une vraie politique multimodale des transports.

Les cheminots et leurs organisations syndicales, aux côtés d’acteurs économiques et institutionnels font des propositions et tracent des pistes concrètes pour relancer le Fret ferroviaire.

C’est l’objet du documentaire « transport des marchandises, changeons d’ère », récemment réalisé par Gilles Balbastre pour le compte du CE National de Fret SNCF.

La Fédération CGT des cheminots vous invite à visionner ce documentaire sur You Tube ou sur le site www.fret21.org

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 22:52
La dictature médiatique à l’ère de la post-vérité (*)
Fidel Castro et la répression contre les intellectuels

Ignacio Ramonet a été directeur du Monde diplomatique. Il est actuellement directeur de son édition espagnole.
Il a été parmi les premiers à définir le concept de Pensée unique et il a été à l’origine de la création d’ATTAC dont il est Président d’honneur.

Il a fait partie des promoteurs du Forum social mondial de Porto Alegre qui lui doit le slogan :"Un autre monde est possible".

Journaliste, géopolitologue, sociologue, écrivain, il a reçu de nombreuses distinctions internationales.

Il raconte ici comment la censure et la répression se sont abattues sur lui, en Espagne et en France, dès qu’il a publié son livre "Fidel Castro. Biographie à deux voix" ou "Cent heures avec Fidel"- (Edition Debate, Barcelone), fruit de cinq années de documentation et de travail, et des centaines d’heures de conversations avec le leader de la révolution cubaine.

Son récit est édifiant (glaçant) alors que la quasi-totalité des médias viennent de nous expliquer, à l’occasion de la mort de Fidel Castro, ce que devrait être le droit des intellectuels à faire connaître leur travail.

Le Grand Soir


La mort de Fidel Castro a donné lieu - dans certains grands médias occidentaux - à la diffusion de quantités d’infamies contre le commandant cubain. Cela m’a blessé. Chacun sait que je le connaissais bien. Et j’ai donc décidé d’apporter mon témoignage personnel. Un intellectuel cohérent doit dénoncer les injustices. En commençant par celles de son propre pays.

Lorsque l’uniformité médiatique écrase toute diversité, censurer toute expression divergente et sanctionner les auteurs dissidents, est naturel, en effet, on peut parler de "répression". Comment qualifier autrement un système qui étouffe la liberté d’expression et réprime les voix différentes ? Un système qui n’accepte pas la contradiction en arguant qu’il l’admet. Un système qui établit une "vérité officielle" et ne tolère pas la transgression. Un tel système a un nom, ça s’appelle "tyrannie" ou "dictature". Pas de discussion. Comme beaucoup d’autres, j’ai vécu dans ma chair les fléaux de ce système... en Espagne et en France. C’est ce que je vais vous raconter.

La répression contre moi a commencé en 2006, lorsque j’ai publié en Espagne mon livre "Fidel Castro. Biographie à deux voix" ou "Cent heures avec Fidel"- (Edition Debate, Barcelone), fruit de cinq années de documentation et de travail, et des centaines d’heures de conversations avec le leader de la révolution cubaine.

Immédiatement, je fus attaqué. Et la répression a commencé. Par exemple, le journal "El Pais" (Madrid), qui m’ouvrait régulièrement ses pages d’opinion, m’a sanctionné. Il cessa de me publier. Sans donner la moindre explication. Et non seulement cela, mais dans la meilleure tradition stalinienne, mon nom a disparu de ses pages. Supprimé. Plus aucun compte-rendu de mes livres, plus aucune mention de mon activité intellectuelle. Rien. Supprimé. Censuré. Un historien du futur qui chercherait mon nom dans les colonnes du journal "El País" déduirait que je suis mort il y a une décennie...

La même chose dans "La Voz de Galicia", journal dans lequel j’ai aussi écrit pendant des années, une chronique hebdomadaire intitulée "Res Publica". En raison de la publication de mon livre sur Fidel Castro, et aussi sans la moindre excuse, j’ai été puni. Ils ont cessé de publier mes chroniques. Du jour au lendemain : la censure totale. Comme dans "El País" mise à l’écart absolue. Traitement de pestiféré. Jamais plus, ensuite, la moindre allusion à une de mes activités.

Comme dans toute dictature idéologique, la meilleure façon d’exécuter un intellectuel est de le faire "disparaître" de l’espace médiatique pour le "tuer" symboliquement. Hitler l’a fait. Staline l’a fait. Franco l’a fait. Le quotidien "El País" et "La Voz de Galicia" me l’ont fait.

En France, ce fut pareil. Quand les éditeurs Galilée et Fayard ont publié mon livre "Fidel Castro. Biographie à deux voix" en 2007, la répression s’est immédiatement abattue sur moi.

Sur la radio publique "France Culture", j’animais un programme hebdomadaire le samedi matin, consacré à la politique internationale. Dès la publication de mon livre sur Fidel Castro, les médias dominants commencèrent à m’attaquer violemment, le directeur de la station m’a appelé dans son bureau et sans détours, m’a déclaré : "Il est impossible que vous, ami d’un tyran, puissiez vous exprimer sur nos ondes." J’ai essayé d’argumenter. Rien à faire. Les portes des studios se sont fermées à jamais pour moi. Ils m’ont aussi bâillonné. Le silence était imposé à une voix discordante dans l’unanimisme anti-cubain.

A l’Université Paris-VII, cela faisait 35 ans que j’enseignais la théorie de la communication audiovisuelle. Quand a commencé la diffusion de mon livre et la campagne médiatique contre moi à se propager, un collègue m’a prévenu : "Attention ! Certains fonctionnaires disent qu’on ne peut pas tolérer que "l’ami d’un dictateur" donne des cours dans notre faculté..." Bientôt commencèrent à circuler dans les couloirs des dépliants anonymes contre Fidel Castro qui exigeaient mon expulsion de l’université. Peu après, j’étais officiellement informé que mon contrat ne serait pas renouvelé... Au nom de la liberté d’expression, on m’a refusé le droit à l’expression.

Je dirigeais à l’époque, à Paris, le mensuel "Le Monde Diplomatique", appartenant au même groupe d’édition que le célèbre journal "Le Monde". Et, pour des raisons historiques, je faisais partie de la "Société des rédacteurs" de ce journal, mais n’écrivais plus dans ses colonnes. Cette société était alors très importante dans l’organigramme de l’entreprise par sa condition d’actionnaire principal, parce qu’en son sein on élisait le directeur du journal et parce qu’elle veillait au respect de l’éthique professionnelle.

En vertu de cette responsabilité précisément, quelques jours après la sortie de ma biographie de Fidel Castro en librairies, et après que plusieurs médias importants (notamment le quotidien "Libération") ont commencé à m’attaquer, le président de la Société des rédacteurs m’appela pour me transmettre "l’extrême émotion" qui, selon lui, régnait au sein de la Société des rédacteurs depuis la publication du livre. "L’avez-vous lu ?" demandai-je. "Non", répondit-il, "mais peu importe c’est une question d’éthique, de déontologie. Un journal du groupe "Le Monde" ne peut pas interroger un dictateur." Je cite de mémoire une liste d’une douzaine d’authentiques autocrates d’Afrique et d’autres continents dont le journal avait obligeamment donné la parole pendant des décennies. "Pas la même chose" dit-il, "précisément je t’appelle pour ça : les membres de la Société des rédacteurs veulent que tu viennes leur donner une explication." "Vous voulez me faire un procès ? Un « procès de Moscou » ? Une « purge » pour déviationnisme idéologique ? Il va falloir assumer votre rôle d’inquisiteurs et de police politique, et m’emmener de force devant votre tribunal." Ils n’ont pas osé.

Je ne peux pas me plaindre ; je n’ai pas été emprisonné ni torturé ni exécuté comme cela est arrivé à beaucoup de journalistes et d’intellectuels sous le nazisme, le stalinisme ou le franquisme. Mais j’ai subi des représailles, symboliquement. Comme dans ’El País’ ou ’La Voz’, j’ai "disparu" des colonnes du journal "Le Monde". Lorsque j’étais cité, c’était seulement pour me lyncher.

Mon cas n’est pas unique. Je connais en France, en Espagne, dans d’autres pays européens, de nombreux intellectuels et journalistes condamnés au silence, à "l’invisibilité" et à la marginalité parce qu’ils ne pensent pas comme le chœur féroce des médias dominants, parce qu’ils rejettent "le dogme anti-castriste obligatoire". Pendant des décennies, Noam Chomsky lui-même, aux États-Unis, pays de la "chasse aux sorcières", a été condamné à l’ostracisme par les grands médias qui lui ont interdit l’accès aux colonnes des journaux les plus influents et aux antennes des principales stations de radio et de télévision.

Cela n’a pas eu lieu il y a cinquante ans dans une dictature poussiéreuse lointaine. Non, ça se passe maintenant dans nos "démocraties médiatiques". Je continue à en souffrir à l’heure actuelle. Pour avoir simplement fait mon travail de journaliste, et donné la parole à Fidel Castro. En justice, ne donne-t-on pas la parole à l’accusé ? Pourquoi ne pas accepter la version du dirigeant cubain que les grands médias dominants jugent et accusent en permanence ?

La tolérance n’est-elle pas le fondement même de la démocratie ? Voltaire définissait la tolérance de la manière suivante : "Je ne suis pas du tout d’accord avec ce que vous dites, mais je lutterai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire." La dictature médiatique, à l’ère de la post-vérité (*), ignore ce principe fondamental.

Ignacio RAMONET
Directeur de "Le Monde diplomatique en español"
www.monde-diplomatique.es

(Traduction Michel TAUPIN).

Notes du traducteur :

(*) "post-vérité" : « qui fait référence à des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles » (dictionnaire Oxford)

La vérité a toujours été falsifiée ou contestée, ce qui est nouveau c’est qu’elle est devenue secondaire, c’est l’ère de la post-vérité.

»» http://www.alainet.org/es/articulo/182207
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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 18:31

par Patrick COCKBURN

Couverture

 

Repris sur le site du Grand soir

 

Des secouristes et des habitants du quartier tentent d’extraire un homme des décombres d’un immeuble à la suite d’un bombardement aérien observé dans le quartier de Salhin, tenu par les rebelles, dans le secteur nord d’Alep. (AFP)

Il est trop dangereux pour les journalistes d’opérer dans les zones tenues par les rebelles à Alep et Mossoul. Pourtant il y a une attente énorme d’informations en provenance du Moyen Orient, et la tentation est grande pour les médias, d’accorder du crédit à des informations de seconde main.

L’armée iraquienne, soutenue par des frappes aériennes américaines, essaie de s’emparer de l’Est de Mossoul au même moment que l’armée syrienne et ses unités paramilitaires chiites alliées progressent de leur côté dans Alep Est. Environ 300 civils ont trouvé la mort à Alep au cours des 15 derniers jours, suite à des tirs d’artillerie et des bombardements gouvernementaux, tandis qu’à Mossoul 600 civils auraient été tués sur une période d’un mois.

Malgré ces similarités, les reportages publiés dans la presse internationale sur ces deux sièges sont radicalement différents.

A Mossoul, les pertes de vies de civils sont attribuées à l’ISIS et ses usages indiscriminés de mortiers et de combattants suicidaires, tandis que l’armée irakienne et ses soutiens aériens ont carte blanche. L’ISIS est accusée d’empêcher les civils de fuir la ville afin de les utiliser comme boucliers humains.

Tout le contraire des descriptions des médias occidentaux qui condamnent la sauvagerie des forces du Président Assad, massacrant sans distinction les civils, qu’ils tentent de fuir ou qu’ils restent sur place. Le chargé des affaires humanitaires de l’ONU Stephen O’Brien, a attiré l’attention cette semaine sur le fait que les rebelles d’Alep Est empêchaient les civils de fuir – mais à la différence de Mossoul, cette question a été peu couverte.

L’un des facteurs qui rend les sièges d’Alep et de Mossoul à la fois si semblables et si différents, comparés aux sièges passés au Moyen Orient, par exemple celui de Beyrouth par Israël en 1982, ou de Gaza en 2014, c’est qu’aucun journaliste étranger indépendant n’est présent. Il n’y sont pas pour la bonne raison que Daech emprisonne et décapite les étrangers, tandis que Jabbat Al Nusra, affilié encore récemment en Syrie à al Quaïda, opére de façon à peine moins sanguinaire en les détenant contre rançon.

Ce sont les 2 groupes qui dominent l’opposition armée en Syrie dans son ensemble. A Alep, bien qu’environ 20% des 10 000 combattants appartiennent à Al Nosra, ce sont eux – avec leurs alliés de Ahrar al Sham, qui mènent la résistance.

Sans surprise, les journalistes étrangers qui couvrent les développements à Alep et dans les zones tenues par les rebelles en Syrie le font dans leur grande majorité depuis le Liban ou la Turquie. Un certain nombre de correspondants qui ont tenté de faire du reportage en tant que témoins eux-mêmes, dans les zones tenues par les rebelles, se sont aussitôt retrouvés enfermés dans le coffre de véhicules ou sinon incarcérés.

L’expérience montre que les reporters étrangers ont plutôt raison de ne pas mettre leur vie entre les mains de l’opposition armée en Syrie, même la plus modérée. Pourtant, de façon étrange, les mêmes médias continuent d’accorder leur confiance aux informations qu’ils considèrent comme vraies, en provenance des zones sous la coupe de ces mêmes kidnappeurs potentiels ou preneurs d’otages. Ils se défendraient probablement eux-mêmes en disant qu’ils s’appuient sur des militants impartiaux, mais la seule raison est que ceux-ci ne peuvent opérer dans Alep Est qu’avec l’autorisation de groupes du type de ceux d’al Qaïda.

Il est inévitable qu’un mouvement d’opposition qui combat pour sa survie ne va publier, ou autoriser à publier, que des informations qui sont essentiellement de la propagande pour son camp. La faute non pas à eux, mais aux médias qui mangent de ce pain-là fait d’histoires douteuses ou partiales.

Par exemple, le scénario qui se dégage de l’est d’Alep au cours des dernières semaines, concentre notre attention presqu’exclusivement sur des scènes déchirantes de tragédies humaines telles que la mort ou la mutilation de civils. Et nous voyons rarement des tirs des 10 000 combattants, qu’ils soient blessés ou en parfaite santé.

Rien de neuf. Les guerres en cours au Moyen-Orient ont commencé par l’invasion étasunienne de l’Irak en 2003, qui était justifiée par la menace supposée de Saddam Hussein qui aurait été en possession d’armes de destruction massives (ADM). Les journalistes occidentaux ont relayé cette thèse, heureux de pouvoir citer des preuves présentées par l’opposition irakienne, qui de façon prévisible confirmèrent l’existence d’ADM.

Parmi ceux qui produisirent ces histoires, certains eurent plus tard le culot de critiquer l’opposition irakienne pour les avoir induits en erreur, comme si ils avaient eu un quelconque droit d’espérer une information impartiale de la part de gens qui avaient consacré leur vie au renversement de Saddam Hussein ou, dans ce cas particulier, qui avaient eu recours aux Étasuniens pour le faire à leur place.

Le même genre de crédulité auto-entretenue par les médias fut à l’évidence observable en Libye, lors du soulèvement de 2011 contre Muammar Kadhafi avec le soutien de l’OTAN.

Des histoires atroces en provenance de l’opposition libyenne, dont beaucoup furent par la suite démenties car sans fondement selon des organisations humanitaires, furent pourtant rapidement portées à la une des journaux, quelle qu’ait été la partialité de la source.

La guerre en Syrie est particulièrement difficile à couvrir parce que Daech et divers groupes clones d’al Qaïda ont rendu les reportages trop dangereux depuis les zones tenues par les rebelles. Il y a une attente formidable en matière de reportages depuis ces endroits précisément, donc la tentation est grande parmi les médias, d’accorder du crédit aux informations de seconde main que des informateurs ne peuvent obtenir que s’ils appartiennent ou ont des affinités avec les groupes dominants de jihadistes de l’opposition.

C’est une vraie faiblesse des journalistes, qu’ils prétendent exhumer la vérité alors qu’en fait ils ne sont que le canal de transmission et non à l’origine de l’information produite par d’autres dans leur propre intérêt. Les reporters apprennent très tôt que les gens leur confient des informations parce qu’ils soutiennent une cause qui pourra être leur propre carrière, ou en lien avec des luttes internes d’ordre bureaucratique, ou, c’est tout aussi possible, par haine ou par mensonge ou par injustice.

Un mot ici pour défendre l’humble reporter sur le terrain : d’habitude, ce n’est pas lui ou elle, mais la rédaction ou l’instinct grégaire des médias, qui décide de l’histoire qui va faire la une. Ceux au plus près de l’action peuvent bien être sceptiques face à des histoires savoureuses qui font la une, ils ne peuvent pas y faire grand-chose.

Ainsi, en 2002 et en 2003, plusieurs journalistes du New York Times rédigèrent des articles qui jetaient un doute sur les ADM, mais ils les découvrirent au fin fond de leur journal, inondé par contre d’articles prouvant que Saddam était en possession d’ADM et constituait une menace pour l’humanité.

Les journalistes, de même que le public, devraient aborder toutes les informations sur la Syrie et l’Irak avec un scepticisme raisonné. Ils devraient garder à l’esprit les paroles de Lakdhar Brahimi, ancien envoyé spécial de l’Onu et de la Ligue Arabe en Syrie. Parlant à la suite de sa démission pleine de frustration en 2014, il avait déclaré que « chacun avait ses échéances, et que les intérêts du peuple syrien passaient après, en deuxième voire troisième position, si ce n’est absolument nulle part. »[...]

La suite ici :https://www.legrandsoir.info/voila-pourquoi-tout-ce-que-vous-avez-lu-sur-les-guerres-d-irak-et-de-syrie-pourrait-etre-faux-the-independent.html

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 18:10
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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 15:23
LE FILM << LA SOCIALE >> EN SEINE-MARITIME

 

ALORS REJOIGNEZ NOUS:

à Dieppe le 13 décembre à 20h 45 à la DSN en présence de Gilles PERRET réalisateur, Jacky MAUSSION Président de l’ IHS Cgt 76, Mathias DUPUIS UL Cgt Dieppe, et Roland Charlionnet des amis de l’ Humanité

à  Rouen le 14 décembre à 20 h au Cinéma OMNIA en présence de Gilles PERRET réalisateur, Serge LALOYER vice président de l’ IHS Cgt 76, Jacky COUDRAY Secrétaire régional des organismes sociaux Cgt, Andy BARRÉ UL Cgt Rouen, Jean Yves FLAUX des amis de l’ Humanité

au Havre le 15 décembre au cinéma SIRIUS en présence de Gilles PERRET réalisateur Pierre LEBAS membre du CA de l’ IHS Cgt 76, Marie Claire JEGADEN UL Cgt Le Havre, Nathalie NAIL (PCF) John BARZMAN Université du Havre, Pierre LE MEUR des amis de l’ Humanité

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 23:02
Caroline Galactéros : la bataille d'Alep ou la déroute de la diplomatie occidentale en Syrie
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Des soldats syriens à Alep.

FIGAROVOX/ENTRETIEN - L'Armée syrienne a repris plus de 70% d'Alep-Est aux rebelles. Pour Caroline Galactéros, d'autres pays pourraient se rapprocher de la Russie qui, en Syrie, a su protéger les structures étatiques malgré la curée internationale contre elle.

 

FIGAROVOX. - L'Armée syrienne a repris le contrôle de la vieille ville d'Alep qui était aux mains des rebelles. Est-ce un tournant décisif pour la Guerre en Syrie?

Caroline GALACTEROS. - Cette avancée des forces du régime est importante. Après la libération d'autres quartiers d'Alep-Est, avoir pu extirper les djihadistes de ce dédale de rues et de souterrains et les contraindre à se replier vers le sud-est de la ville témoigne d'une dynamique militaire positive en faveur de l'armée syrienne. Surtout, l'exfiltration réussie de plusieurs dizaines de milliers de civils vers l'ouest de la ville prive les djihadistes de leurs «boucliers humains» … et les adversaires occidentaux du régime d'un argument médiatique lourd contre l'implication militaire de Moscou à ses côtés…

La prise d'Alep, si elle devait se réaliser rapidement, constituerait un cap au plan des forces morales qui s'opposent dans cet interminable pugilat, mais surtout une victoire politique symbolique de prix qui conforterait un rapport de force de plus en plus favorable à la restauration de l'Etat syrien. Le recul des djihadistes à Alep n'est en effet que la manifestation d'une déroute militaire globale qui semble chaque jour plus inéluctable, et d'un rapport de forces russo-américain où Washington perd pied. Même John Kerry dans sa déclaration à Bruxelles du 6 décembre (lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN), semble jeter l'éponge, apparemment convaincu que la partie (i.e le renversement du régime syrien et l'éclatement du pays) est perdue, et cherche habilement à dédouaner l'Amérique d'un soutien aux mouvements rebelles radicaux devenu indéfendable et surtout sans issue. Sans issue… mais pas sans objet résiduel. La rivalité Washington-Moscou restera vive, au moins jusqu'à l'entrée en fonction de Donald Trump fin janvier prochain. De ce point de vue, la réduction de l'insurrection djihadiste à Alep n'est donc pas décisive, et l'administration Obama poursuivra sans doute son soutien au moins indirect aux groupes radicaux (notamment via la Turquie) pour pourrir au maximum le jeu russe et plus encore celui du nouveau Président, qui a déjà entrepris un dialogue avec Moscou pour sortir l'Amérique de ce bourbier. Peut-être un «deal» de type «blanc-seing à la Russie en Syrie contre mains libres à l'Amérique en Irak» pour redorer le blason US est-il en train de se nouer. La guerre ne va donc pas s'arrêter avec l'éventuelle reprise d'Alep. Elle cessera lorsque les puissances sunnites, les Etats-Unis mais aussi la France accepteront leur «échec» et chercheront sérieusement un compromis politique soutenable pour la Russie et l'Iran. Il faut pour cela que Ryad, Doha, Ankara, Londres et Washington admettent qu'il y a plus à gagner à négocier qu'à combattre, et sans doute aussi que Paris cesse de prendre des initiatives diplomatiques (du type de la conférence envisagée «des pays refusant la guerre totale»…) à contretemps et contre-emploi. Ces gesticulations dérisoires déconnectées de la marche réelle des évènements sont hautement contreproductives, même du seul point de vue égoïste de l'intérêt national. Nous ne reviendrons pas ainsi dans un jeu d'où nos maladresses et notre entêtement dogmatique nous ont exclus en nous déconsidérant.

[...]

La suite ci-dessous

 


Docteur en Science politique et colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées, Caroline Galactéros dirige le cabinet d'intelligence stratégique «Planeting». Auteur du blog Bouger Les Lignes, elle a publié Manières du monde. Manières de guerre (éd.Nuvis, 2013) et Guerre, Technologie et société (éd. Nuvis, 2014).

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 22:28
Histoire de la conquête des terres palestiniennes par les Israéliens - Colonie israélienne à Jerusalem Est -(Photos L'Express)
Histoire de la conquête des terres palestiniennes par les Israéliens - Colonie israélienne à Jerusalem Est -(Photos L'Express)

Histoire de la conquête des terres palestiniennes par les Israéliens - Colonie israélienne à Jerusalem Est -(Photos L'Express)

Tandis que pour Angela MERKEL le mouvement de boycott d'Israël (BDS) est antisémite ...200 juristes européens s'élèvent contre la répression et la négation de la liberté des Palestiniens!

Publié le par FSC

En France de manière honteuse les militants qui participent à la campagne BDS (dont plusieurs militants CGT) sont traduits devant les tribunaux accusés de discrimination comme si les campagnes de boycott contre l'apartheid en Afrique du Sud ne constituait pas un précédent ne souffrant aucune espèce de soupçon.

Mais il est vrai aussi qu'à l'époque de nombreuses grandes puissances (USA, France et Grande-Bretagne) se sont abstenues à plusieurs reprises à l'ONU lors de déclarations et résolutions de l’Organisation des Nations Unies qui qualifiaient le régime d’apartheid de « crime contre l’humanité ».

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Toutes les grandes banques américaines, anglaises, suisses, allemandes, belges et françaises ont financé l’apartheid, la plupart des grands groupes multinationaux ont travaillé avec le régime d’apartheid jusqu’au moment où tous ces partenaires du régime sud-africain ont eu peur d’investir dans un pays dont l’évolution politique pouvait être fatale à leurs intérêts.

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Source : Al Huffington Post

Deux cents juristes européens se sont élevés samedi, à l'occasion de l'anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, contre la répression et la négation de la liberté des Palestiniens.

Dans une déclaration parvenue à l'APS, ces juristes de renommée (de France, d'Allemagne, de Grande-Bretagne, d'Irlande, d'Italie, d'Espagne, d'Autriche, etc.), ont affirmé leur droit "de défendre les droits des Palestiniens en menant la campagne BDS" (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), s'élevant "contre toute répression et toute négation de cette liberté d'expression".

Pour eux, la campagne BDS est un mouvement "global et pacifique" mené par la société civile palestinienne qui vise à "forcer Israël à exécuter ses obligations en matière de droit international humanitaire et de normes internationales relatives aux droits de l'homme, telles qu'exigées par de multiples résolutions de l'ONU", notamment la fin de l'occupation des territoires palestiniens et syriens.

 

"Le mouvement BDS s'est établi sur le modèle du Mouvement Anti-Apartheid, qui mobilisait la société civile contre l'apartheid en Afrique du Sud. Ce premier a évolué en un mouvement puissant et efficace dans la promotion des mesures visant à faire pression sur Israël pour qu'il se conforme au droit international, ainsi que dans la persuasion d'Etats tiers et d'entreprises commerciales pour que ces derniers s'abstiennent d'apporter leur soutien aux violations du droit international commises par Israël", ont-ils rappelé, relevant que "l'efficacité de BDS a entraîné non seulement Israël, mais aussi divers Etats tiers, à adopter des mesures aux fins de suppression de ce mouvement".

Ils ont fait savoir que la France, la Grande-Bretagne, le Canada et certaines assemblées législatives aux Etats-Unis "ont adopté des lois et pris des mesures exécutives pour supprimer, proscrire, et parfois pénaliser les actions du mouvement".

Les 200 juristes ont affirmé, par ailleurs, que les Etats et organisations qui considèrent que BDS exerce légitimement sa liberté d'expression "ont raison".

"La question n'est pas de savoir si l'on approuve l'objectif ou les méthodes de BDS. Il s'agit de savoir si afin de protéger Israël, une exception à la liberté d'expression, pierre angulaire des droits de l'homme, doit être permise", ont-ils expliqué, soutenant que les Etat prohibant le mouvement BDS "compromettent ce droit fondamental".

"En exonérant un Etat en particulier de la promotion de mesures pacifiques, qui visent à obtenir sa conformité avec le droit international, ils menacent la crédibilité des droits de l'homme", ont-ils conclu.

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 17:41

8 décembre 2016 : les travailleurs grecs en grève générale contre l'austérité et la dictature de l'union européenne!

Publié le 9 décembre 2016 par FSC

Les travailleurs grecs ne se laissent pas faire :le 8 décembre ils ont déclenchés dans le public et dans le privé une énorme grève générale : les ferries sont ainsi resté à quai pour le 7e jours consécutifs

greve-marins-athenes-6-decembre-2016

Grève des martins – port d’Athènes 6 décembre 2016 – photo PAME HELLAS

Des manifestations massives ont eu lieu dans tous le pays. Rassemblant 15 000 personnes à Athènes et plus de 5 000 à Thessalonique à l’appel du syndicat PAME (syndicat de lutte de classe proche du parti communiste grec KKE).

le PAME avait organisé plus de 550 manifestations, meetings et mobilisations sur les lieux de travail dans toute la Grèce, le 6 décembre pour préparer les plus de 60 manifestations géantes du 8 décembre dans toutes la Grèce

Dans la nuit de samedi à dimanche, Syriza veut faire voter le budget 2017 qui prévoit une augmentation de plus de 1 milliards des impots frappant les classes populaires avec des taxes de tous types sur les voitures, les téléphone, la télévision, le carburant, le tabac le café ou la bière. Tout en réduisant de près de 6 milliards les dépenses publiques et en lançant de nouvelles privatisations en 2017.

Chacun pourra observer qu’après près de 10 ans d’euro austérité la dette grecque n’a cessé de croître, de même que les profits des multinationales qui grâce au chantage à l’euro étrangle la Grèce pour mieux mettre ses richesse et son appareil productif et ses infrastructures en coupe réglés et faire sauter les droits des travailleurs.

 

D'autres sources sur la grève du 8 décembre en Grèce

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