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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
24 mai 2026 7 24 /05 /mai /2026 16:29

Un sommet de la communauté politique européenne (CPE) s’est tenu le 4 mai dans la capitale arménienne, Erevan. Peu connue, cette institution rassemble une quarantaine d’Etats européens, membres ou non de l’Union européenne. Elle avait été lancée en 2022, juste après le début de la guerre en Ukraine, et excluait délibérément deux pays, la Russie et la Biélorussie, le but étant d’isoler ces derniers.

C’est sur la proposition insistante d’Emmanuel Macron que la CPE avait été créée, sans que la plupart de ses homologues ne manifeste un grand enthousiasme. Mais, à l’époque, tout ce qui pouvait constituer un front contre Moscou recueillait l’assentiment des capitales, de Berlin à Madrid ou à Varsovie, jusqu’à Londres, Oslo ou Ankara, en passant par tous les pays candidats à l’UE notamment des Balkans. L’Ukraine était bien sûr un membre particulièrement choyé.

Outre la mise au ban de la Russie, une raison non avouée par l’Elysée était d’associer les pays candidats à l’UE tout en temporisant sur leur adhésion proprement dite. Car les effets desdites adhésions pourraient être dévastateurs, le moment venu, pour l’avenir de l’Union.

Depuis 2022, les sommets semestriels se sont succédé (République tchèque, Moldavie, Espagne, Royaume-Uni…) sans que leur intérêt ne soit apparu plus clairement à de nombreux participants. Au contraire. Au point que, cette fois-ci, le premier ministre néerlandais était absent, de même que le président turc ainsi que le chancelier allemand. [...]

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4 mars 2026 3 04 /03 /mars /2026 15:32
Donald Trump, Ursula von der Leyen, Ecosse 2025 © BRENDAN SMIALOWSKI

Donald Trump, Ursula von der Leyen, Ecosse 2025 © BRENDAN SMIALOWSKI

C’est un monument hérité de la guerre froide. La Conférence de Munich sur la sécurité réunit pour quarante-huit heures le gotha politique, stratégique et militaire occidental et un peu au-delà. Chaque année depuis 1963, de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement, ministres, diplomates, officiers de haut rang, géopolitologues et journalistes convergent vers la capitale bavaroise.

L’institution (de droit privé) est un peu à la géopolitique ce que Davos est à l’économie mondialisée. Mais en moins médiatique, du moins à l’origine. Car la Conférence de Munich a connu deux moments charnières restés dans toutes les mémoires.

Le premier remonte à 2007. Cette année là, le président russe est invité à s’exprimer devant les élites occidentales rassemblées. Et il pétrifie littéralement l’assistance : il dénonce l’expansion vers l’Est de l’OTAN, et explique sans fard que son pays ne peut être indifférent aux menaces que cela fait peser selon lui sur la Russie – et sur le monde. Bref, il cible directement l’ambition hégémonique de ses « partenaires occidentaux ».

Personne à Munich ne s’attendait alors à un tel discours. Pour beaucoup d’analystes, la véritable rupture entre Moscou et les chancelleries occidentales remontent à cet événement.

Le second séisme n’est vieux que d’un an. Et il n’est provoqué ni par la Russie, ni par la Chine, mais provient du cœur même de l’empire, sous la forme d’un discours choc du vice-président américain.

En février 2025 donc, James David Vance s’en prend violemment à l’Union européenne. Pour lui, celle-ci est menacée non par Moscou ou par Pékin, mais par ses dirigeants eux-mêmes, accusés de piétiner les valeurs occidentales, comme la liberté absolue de parole, et de bafouer la voix de leurs peuples dès lors que ceux-ci votent pour des « populistes ». Et il pointe le risque de « déclin civilisationnel ».

Un an après ce qui a été vécu comme un véritable tremblement de terre, l’édition 2026 de la Conférence, qui se déroulait du 13 au 15 février, allait donc donner la mesure du fossé qui s’est ouvert entre les deux rives de l’Atlantique. D’autant qu’en 2025, les répliques n’ont pas manqué, sous forme de coups de boutoir assénés par Donald Trump. [...]

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18 décembre 2025 4 18 /12 /décembre /2025 16:59

Cet article est reposté depuis Analyse communiste internationale.

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7 octobre 2025 2 07 /10 /octobre /2025 14:39

C’était, paraît-il, un événement « très attendu ». C’est en tout cas ainsi que la présentatrice du journal télévisé d’Arte a commenté, sans rire, la prise de parole d’Ursula von der Leyen devant le parlement européen, le 10 septembre. Il s’agissait du traditionnel « Discours sur l’état de l’Union » (« SOTEU » pour les intimes, selon l’acronyme anglais).

Cette habitude, jadis instituée par la Commission européenne, était en fait née par imitation directe de la pratique en vogue outre-Atlantique, où le président des Etats-Unis s’adresse annuellement aux membres du Congrès. C’était l’époque où d’aucuns rêvaient encore des « Etats-Unis d’Europe », et où Washington représentait un modèle incontesté.

La prestation de la présidente de la Commission européenne devant l’hémicycle de Strasbourg fut en réalité, comme toujours, un non-événement, sauf pour la petite bulle bruxelloise. Sans surprise, il y fut question d’« indépendance de l’Europe », de compétitivité, de « technologies numériques et propres », d’intelligence artificielle, de « start-up innovantes » et de « gigafactories », de l’association entre financements publics européens et privés, de l’achèvement du marché unique, de batteries électriques et d’objectifs climatiques.

Le tout accompagné d’une pincée de « lutte contre la pauvreté », et même de la promesse de « donner plus de pouvoir aux travailleurs »… Mme von der Leyen a en outre consacré de longues minutes à justifier l’accord conclu fin juillet avec Donald Trump sur les droits de douane. « Capitulation » serait un terme plus juste qu’« accord », puisque la Maison-Blanche a fait avaliser la taxation à 15% d’une grande partie des exportations européennes, tandis que les marchandises américaines seront quasiment exonérées de droits. Même de nombreux inconditionnels de Bruxelles reconnaissent et déplorent cette humiliation.

La cheffe de l’exécutif bruxellois a consacré le début de son intervention à l’actualité internationale, plus particulièrement à l’Ukraine et à Gaza. On s’en doute, les deux dossiers ont été traités de manière fort différente. Dans le premier cas ont été magnifiées « la liberté et l’indépendance (pour lesquelles) le peuple ukrainien se bat aujourd’hui », avec des témoignages qui se voulaient poignants face à la « la pluie de bombes russes ».

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29 septembre 2025 1 29 /09 /septembre /2025 16:17
Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes en compagnie de Manon Aubry, co-présidente du groupe « la gauche » au Parlement européen

Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes en compagnie de Manon Aubry, co-présidente du groupe « la gauche » au Parlement européen

Le 13 août 2025 sur le site LVSL

Par Noam Drif

Fin juillet, Donald Trump exultait : un « accord très puissant, un accord très important, le plus grand de tous les accords » (sic) venait d’être extorqué à l’Union européenne (UE). Le Vieux continent capitulait, acceptant des tarifs douaniers asymétriques et une importation massive d’armes et d’énergie américaines. Quelques semaines plus tôt, le premier ministre François Bayrou annonçait un plan d’austérité d’une ampleur historique, incluant des coupes budgétaires à hauteur de quarante milliards de dollars. Avec la bénédiction de la Commission européenne, qui exigeait de la France qu’elle réduise un prétendu « déficit excessif ». Si l’intégralité de la gauche a condamné ces renoncements, bien peu ont mis en cause l’Union européenne. Agent incontournable de « l’accord » imposé par Donald Trump et du « plan » Bayrou, l’UE est-elle redevenue l’angle mort de la gauche ?

Donald Trump d’un côté, François Bayrou de l’autre : pour la gauche, les responsables ont été faciles à trouver. Sur des cibles aussi faciles, la tentation est grande d’ouvrir le feu : l’arrogance impériale du chef d’État américain n’a d’égale que la détestation générée par le Premier ministre français.

Au point d’en oublier que Donald Trump a signé « l’accord » avec Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne ; et que celle-ci a salué le « plan » Bayrou visant à réduire les dépenses publiques. Cette amnésie interroge quant à la volonté des forces de gauche de porter une rupture avec le statu quo actuel. Et rappelle qu’elle a su, historiquement, porter une vigoureuse opposition à la construction européenne.[...]

Lire la suite sur le site de LVSL :

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18 avril 2025 5 18 /04 /avril /2025 23:08
Photo parue dans : https://www.economiematin.fr/rose-garden-speech-fin-libre-echange-ielpo

Photo parue dans : https://www.economiematin.fr/rose-garden-speech-fin-libre-echange-ielpo

Le coup de tonnerre était certes attendu, puisque le candidat Donald Trump avait annoncé, lors de sa campagne, qu’il ferait de la hausse des droits de douane l’une de ses plus hautes priorités.

Et dès ses premières semaines de retour au pouvoir, le président américain avait décidé de premières hausses sur les droits taxant les importations de véhicules automobiles (hausses entrées en vigueur le 3 avril) ainsi que d’acier et d’aluminium (depuis le 12 mars), quel que soit le pays d’origine. Mais la suite allait déclencher un véritable tsunami de réactions dans le monde – déclarations politiques indignées, et dégringolade des bourses.

Le locataire de la Maison Blanche avait prévenu : le 2 avril serait « le jour de la libération ». Ce jour là, brandissant un immense tableau, il a triomphalement énuméré les taux des « tarifs », individualisés pays par pays, que les Etats-Unis menaçaient d’appliquer aux exportations de leurs amis, alliés, partenaires et concurrents. Si ces mesures s’appliquaient en l’état, les droits de douane perçus par les Américains sur les importations du reste du monde passeraient, en moyenne, de 2,5 % à 25 %…

Dès le 5 avril, une hausse uniforme de 10% a été appliquée. Et le 9 avril, une seconde vague devait être lancée : par exemple 34 % de droits sur les importations chinoises (en plus des 20 % imposés en janvier), 32 % sur celles de Taïwan, 24 % sur celles du Japon, et 20 % sur celles en provenance des pays de l’UE. Finalement, ce même 9 avril, nouveau coup de théâtre : Donald Trump suspend pour quatre-vingt-dix jours cette seconde vague, tout en laissant en place les 10%.

L’épée de Damoclès reste donc en place. Et pour sa part, la Chine est une exception : les dirigeants américains lui imposent une taxation à… 125%, conséquence d’un bras de fer engagé spécifiquement par Washington mais lors duquel Pékin à refusé de se soumettre et a pris des contre-mesures.

Pour justifier ce que des commentateurs ont décrivent comme « une guerre commerciale déclarée au monde entier », Donald Trump a martelé : « notre pays a été pillé, saccagé, violé et dépouillé par des nations proches et lointaines, des alliés comme des ennemis ». Une thèse que le promoteur immobilier déclamait déjà il y a quelques décennies.

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21 février 2025 5 21 /02 /février /2025 18:16
Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth (à gauche) avec son homologue polonais Wladyslaw Kosiniak-Kamysz. Varsovie, le 14 février 2025. — © IMAGO/Wojciech Olkusnik / IMAGO/Eastnews

Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth (à gauche) avec son homologue polonais Wladyslaw Kosiniak-Kamysz. Varsovie, le 14 février 2025. — © IMAGO/Wojciech Olkusnik / IMAGO/Eastnews

Jamais, sans doute, les premières semaines du mandat d’un président américain n’auront provoqué une onde de choc aussi considérable dans le monde entier. Déclarations, décrets, provocations se succèdent à un rythme effréné : ambitions affichées sur le Panama, sur le Groenland, sur le Canada ; projets de « nettoyage » et prise de possession de Gaza ; quasi-fermeture de l’USAID ; droits de douane tous azimuts. Et cela ne pourrait bien être que le début.

L’Union européenne n’est pas épargnée. La plupart de ses dirigeants plongent dans la sidération, l’effroi, le désespoir. Chacun savait bien que l’hypothèse d’un retour de Donald Trump à la maison Blanche pouvait déclencher le chaos. Mais à ce point, aucun d’entre eux ne l’avait imaginé.

En France, en Allemagne et dans d’autres pays européens, les médias « mainstream » font chorus. Analyses d’experts, tribunes dans la presse écrite, « talk-shows » télévisés se multiplient. Avec notamment un refrain : comment le chef du monde occidental, notre grand frère, peut-il nous traiter aussi mal ? Avec autant de désinvolture ! Et ce – circonstance aggravante – au moment même ou l’Alliance atlantique devrait plus que jamais se serrer les coudes face à Moscou qui progresse sur le front ukrainien et menace le Vieux Continent. Un leitmotiv qui taraude les classes dirigeantes occidentales.

Dans cet océan apocalyptique, ces dernières semblent se raccrocher à une pensée magique : les mauvaises manières de Washington pourraient provoquer un sursaut en faveur de l’unité européenne, et relancer un processus d’intégration jusqu’à présent en panne, voire en régression. En réalité, pour l’heure, aucun signe concret en ce sens ne se dessine. Quelques capitales, comme Budapest ou Rome, voire Bratislava et peut-être bientôt Vienne et Prague, affichent au contraire une dissidence renforcée vis-à-vis de Bruxelles.

Mais la machine à propagande européenne s’est remise en marche à pleine puissance : face aux Etats-Unis sur qui il devient difficile de compter, voire qui s’apprêtent à faire preuve d’agressivité – en particulier commerciale – il deviendrait de plus en plus urgent de promouvoir une « souveraineté européenne », un oxymore promu depuis des années par Emmanuel Macron, et donc de renforcer l’intégration de l’UE.

[...]

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15 février 2025 6 15 /02 /février /2025 14:27
Europe de la défense ?  Les forces de l'OTAN ...  Blindés américains débarquant en Pologne en 2017 avec 3000 soldats américains ... La Communauté européenne de défense ... Un projet atlantiste financé par les Européens ?
Europe de la défense ?  Les forces de l'OTAN ...  Blindés américains débarquant en Pologne en 2017 avec 3000 soldats américains ... La Communauté européenne de défense ... Un projet atlantiste financé par les Européens ?
Europe de la défense ?  Les forces de l'OTAN ...  Blindés américains débarquant en Pologne en 2017 avec 3000 soldats américains ... La Communauté européenne de défense ... Un projet atlantiste financé par les Européens ?

Europe de la défense ? Les forces de l'OTAN ... Blindés américains débarquant en Pologne en 2017 avec 3000 soldats américains ... La Communauté européenne de défense ... Un projet atlantiste financé par les Européens ?

« L’Europe de la Défense » est un vieux serpent de mer. On peut même en situer l’origine en 1954, avec la tentative de constituer la Communauté européenne de défense (CED). Le projet fut à l’époque heureusement torpillé par le Parlement français, où députés communistes et gaullistes (ainsi que quelques autres) joignirent leurs voix pour mettre en échec cette initiative bénie par Washington dans le contexte de la guerre froide.

Il a fallu trois décennies pour que les dirigeants européens essayent de lever à nouveau le tabou. A partir des années 1990, divers projets ont été conçus – comme les groupements tactiques multinationaux (début des années 2000) – mais sans jamais se concrétiser, du fait de l’absence de consensus politique parmi les Etats membres.

A vrai dire, la plupart des dirigeants européens ont fini par se convaincre que l’horizon d’une armée unique intégrée était totalement inatteignable. Leur idée est plutôt de tenter de rapprocher les cultures stratégiques (qui diffèrent complètement d’un pays à l’autre) ; et surtout de mettre l’accent sur la convergence des industries militaires nationales, notamment par le financement communautaire d’achats conjoints. L’argument régulièrement employé pointe la diversité et l’incompatibilité des matériels, et donc l’absence d’économies d’échelle dont souffrirait la production d’armes et de matériels sur le Vieux continent.

Mais deux événements récents ont contribué à la fébrilité et au sentiment d’urgence mis désormais en avant par les partisans de l’intégration européenne : la guerre en Ukraine, et le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

La guerre a donné des ailes aux gouvernements les plus atlantistes. [...]

La suite et l'abonnement sur le site de Ruptures, site progressiste radicalement eurocritique :

Défense : Bruxelles lâche la bride sur les règles budgétaires européennes

La Commission européenne veut assouplir les règles budgétaires pour permettre aux Etats-membres d'augmenter leurs dépenses de défense. L'Italie et la France espèrent qu'un endettement commun suive dans les prochains mois.

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5 février 2025 3 05 /02 /février /2025 15:36
L’Ukraine prisonnière de ses créanciersL’Ukraine prisonnière de ses créanciers

Par Joël Perichaud, Secrétaire national du Pardem aux relations internationales

Les analyses sur la situation en Ukraine omettent toutes - est-ce un hasard ? - l’examen de la situation financière de ce pays que Zbigniew Brzezinski, (soutien inconditionnel de l'expansion de l'OTAN aux ex-États soviétiques), qualifie dans son livre Le Grand Échiquier (1997) de « pivot géopolitique ». Dans cet ouvrage, il théorise et approfondit l’idée que le contrôle de l’Ukraine amène au contrôle de la masse continentale de l’Eurasie. Il faudrait donc, par tous les moyens, séparer l’Ukraine (mais aussi «l’Europe») de la Russie, y compris la Crimée, russe depuis le XVIIIe siècle et Catherine II. Cette stratégie a été mise en place dès les années 1980 (avant la chute de l’URSS) avec le concours des médias et, c’est de notoriété publique aujourd’hui, de la CIA, d’ONG financées par cette dernière, et de fondations (notamment la fondation pour l’Ukraine de Soros toujours en activité) qui ont soutenu de nombreuses activités dissidentes AINSI QUE des groupes de la société civile à Kiev (mais aussi en Pologne, en République tchèque, etc.). De plus, les instruments financiers supra-nationaux (Fond monétaire international, Banque mondiale), dominés par les États-Unis, sont aussi mobilisés pour faire pression sur les gouvernements nationaux afin qu’ils appliquent des politiques néolibérales en échange de financements (prêts). Nombre de pays dans le monde, sur tous les continents, sont de fait, via « la dette », dans les « mains » de la finance et des puissances occidentales dirigées par les USA. C’est le cas de l’Ukraine depuis des années. Explications.

La dette ukrainienne, construction du capital mondialisé

Lors de sa déclaration d’indépendance, le 24 août 1991, l’Ukraine n’avait pas de dette. Et pour cause : Comme tous les pays du « bloc de l’Est » elle ne finançait pas son développement en empruntant sur les marchés financiers ou au Fond monétaire international (FMI). À partir de la dissolution de l’Union soviétique, le 26 décembre 1991, tout a changé.
L’offensive conjuguée des États-Unis, de l’Union européenne (UE), de l’OTAN et du FMI, destinée à ancrer « définitivement » les ex-pays de l’URSS dans l’économie de marché et dans le « bloc occidental », s’est déployée par l’extension à marche forcée de l’OTAN sur le plan militaire et de l’UE et du FMI sur le plan économique. Pour ce faire, des « changement de régime » ont été opérés par le biais de « révolutions colorées », orange ou autres.
C’est donc à partir de 1994 que l’Ukraine a commencé à s’endetter auprès du FMI et de la Banque mondiale (BM) en signant un premier accord. En 1995, un crédit de 1,49 milliard de dollars du FMI est signé par Viktor Youchenko (gouverneur de la banque centrale d’Ukraine à l’époque) avant qu’il ne devienne leader de la néfaste « Révolution orange ». Depuis lors, avec sa représentation permanente à Kiev, le FMI impose son diktat aux gouvernements en place par le biais de 13 autres accords de prêts signés ces 30 dernières années. [...]

La suite sur le site du Pardem :

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1 février 2025 6 01 /02 /février /2025 18:33
Trump a déjà réussi à diviser les dirigeants européens…

Le quarante-septième président des Etats-Unis a pris ses fonctions le 20 janvier. L’événement a connu un écho planétaire. Il va surement, en effet, inaugurer une période de ruptures. Mais lesquelles ? Les évidences s’arrêtent là. A ceux qui ont déjà tout compris, tout analysé, et donc tout prévu, il serait raisonnable de conseiller un peu de prudence. Pour deux raisons au moins.

La première concerne les forces internes qui ambitionnent d’influer sur Donald Trump, tout particulièrement du côté de ceux qui possèdent les capitaux, et qui n’ont pas les mêmes intérêts, loin de là : les industries « traditionnelles » (automobile, sidérurgie…) ; celles productrices d’énergie (pétrole, gaz, charbon) ; le secteur de l’armement et des équipements militaires – qui est rarement réduit à la portion congrue outre-Atllantique ; et bien sûr tout le secteur émergent de la « Tech » (microprocesseurs, réseaux sociaux, plateformes, intelligence artificielle…) et de la finance qui l’accompagne.

Ce dernier semble avoir le vent en poupe. Il a réussi à placer beaucoup d’éminents représentants – et pas seulement l’emblématique Elon Musk – au sein des équipes du pouvoir qui se met en place. Mais les rapports de force sont encore mouvants.

La seconde raison tient à la complexité de la politique internationale. Celle-ci repose naturellement sur les stratégies rationnelles des différentes puissances, mais pas seulement. D’autres facteurs, nullement secondaires, entrent en ligne de compte : l’opportunisme (la capacité à profiter d’occasions non provoquées), l’improvisation, sans compter les égos des dirigeants. Ce dernier aspect s’applique particulièrement au nouveau maître de la Maison-Blanche.

[...]

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