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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
26 juillet 2026 7 26 /07 /juillet /2026 16:35
Les cheminots se mobilisent contre les conséquences de la libéralisation européenne du rail…

Le 10 juin, les cheminots français étaient appelés à faire grève par les quatre grands syndicats de la SNCF. Une unité qui ne s’était plus produite depuis deux ans. Le mouvement a surpris de nombreux observateurs par son ampleur. Et il pourrait bien se prolonger par de prochaines mobilisations.

Les grands médias se sont surtout intéressés aux désagréments subis par les voyageurs. Ils ont souvent été bien plus discrets sur les raisons de la grève. En réalité, les causes du mécontentement grandissant chez les salariés remontent à la libéralisation du rail impulsée par Bruxelles par étapes depuis les années 2000.

En France, la transposition des directives européennes s’est en particulier traduite par la réforme qu’a subie le monde du rail en 2018, au début du premier quinquennat d’Emmanuel Macron. La mobilisation avait été massive à l’époque, mais n’avait pu empêcher le projet d’être imposé.

Parmi les revendications affichées le 10 juin figurait notamment une forte revalorisation des salaires. Mais las causes les plus profondes de la grève sont à chercher du côté du mal-être de la plupart des cheminots. Illustration dramatique de cette dégradation : depuis janvier de cette année, treize agents se sont suicidés, dans des conditions qui ne laissent guère de doute sur le lien avec l’exercice de leur métier.

Encore ne s’agit-il que de la pointe émergée de l’iceberg. Les syndicats alertent sur la multiplication de ce qu’on nomme les « risques psycho-sociaux », ce qui n’est pas sans rappeler le climat cauchemardesque qu’avait subi à la fin des années 2000 France Telecom (devenu Orange) : les agents de l’ex-service public de télécommunications avaient été particulièrement malmenés par l’introduction européenne de la concurrence et les exigences de rentabilité qui en découlent.

 

[...]

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30 juin 2026 2 30 /06 /juin /2026 15:00
L’Ukraine va établir un « panthéon de héros nationaux » nazis

par Joël Perichaud, Secrétaire national du Pardem aux relations internationales

Alors que l’Union européenne vient de déclarer qu’elle lance le parcours de l’adhésion de l’Ukraine, le véto hongrois ayant été « levé », elle ne dit pas un mot sur la cérémonie organisée le 24 mai à Kiev pour la ré-inhumation des cendres de Melnyk (ainsi que celles de sa femme Sofia) exhumées au Luxembourg lors d'une cérémonie officielle le 19 mai. Ce nationaliste ukrainien de la Seconde Guerre mondiale, dirigeant fasciste et collaborateur nazi Andriy Melnyk est mort en exil en 1964. Et qui encore peut honnêtement se gargariser des « valeurs » de l’UE ?
Le 18 juin 2026,  « Le Conseil européen réaffirme son soutien constant, ferme et sans faille à l'indépendance, à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine à l'intérieur de ses frontières internationalement reconnues. L'Union européenne continuera d'apporter, en coordination avec des partenaires partageant les mêmes valeurs et ses alliés, un soutien politique, financier, économique, humanitaire, militaire et diplomatique global à l'Ukraine et à sa population. » et « Le Conseil européen se félicite de la tenue de la conférence intergouvernementale sur l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne, ainsi que de l'ouverture du groupe de chapitres "Fondamentaux" le 15 juin 2026, et attend avec intérêt l'ouverture des autres groupes de chapitres, conformément à l'approche fondée sur les mérites. »
Ce sont les faits qui font l’histoire et attestent de la réalité, non ? Ils sont là : en 2026, l’Ukraine a élevé le chef politique de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) au rang de « héros national ». Lisez et comme d’habitude preuves à l’appui !

Près de trois ans après que le Parlement canadien ait célébré le vétéran de la Waffen-SS Yaroslav Hunka en lui rendant hommage et une « standing ovation», l’Ukraine a élevé le chef politique de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) au rang de « héros national ».

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21 avril 2026 2 21 /04 /avril /2026 15:21
Bruxelles fête (un peu trop vite) la défaite électorale du premier ministre hongrois…

Le 12 avril, 7,5 millions de Hongrois étaient appelés aux urnes pour renouveler leurs députés. 79,6% ont participé au scrutin, soit une hausse de 10 points par rapport à 2022, et un record depuis des décennies.

Les électeurs ont infligé une sévère défaite au premier ministre sortant, Viktor Orban, qui gouvernait sans discontinuer depuis 2010 et espérait un cinquième mandat. Son parti, le FIDESZ (qui a longtemps appartenu à la droite classique de l’europarlement, le PPE, avant de siéger désormais aux côté des amis de Marine Le Pen), obtient 39,1% des suffrages, perdant ainsi 15 points comparé au vote d’il y a quatre ans.

C’est un nouveau venu en politique, Peter Magyar (photo), qui a su rassembler les adversaires et les déçus du dirigeant sortant. Son parti, TISZA (conservateur et pro-UE déclaré), qui n’était pas présent au scrutin de 2022, obtient 52,4% des voix, et hérite ainsi de 136 sièges sur les 199 de l’Assemblée, soit au-delà de la majorité des deux tiers nécessaire pour réformer la constitution.[...]

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25 janvier 2026 7 25 /01 /janvier /2026 17:41
Barrage de Tignes (Savoie). © Daniel Reversat

Barrage de Tignes (Savoie). © Daniel Reversat

William Bouchardon ( Le vent se lève )

Depuis au moins dix ans, la Commission européenne presse Paris d’ouvrir à la concurrence les concessions des barrages hydroélectriques. Deuxième source d’électricité, amortis et rentables, pilotables et jouant un rôle central dans la gestion de l’eau, ceux-ci ont été préservés de la rapacité du secteur privé depuis un siècle. Tout en prétendant maintenir les barrages dans le giron public, une proposition de loi directement issue des négociations avec l’UE prépare en réalité leur privatisation rampante et instaure un mécanisme similaire à l’ARENH, qui a ruiné EDF. Alors que la bataille pour sauver nos barrages va reprendre, l’option alternative de la quasi-régie et surtout la désobéissance à l’idéologie du marché continuent à être écartées.

Grenoble, 1925. La capitale des Alpes, alors une petite agglomération de 110.000 habitants, accueille un événement de renommée mondiale qui reçoit plus d’un million de visiteurs en cinq mois seulement : l’Exposition internationale de la houille blanche. Un terme aujourd’hui désuet qui renvoie à la production d’électricité grâce à la force de l’eau, en opposition à la houille noire, c’est-à-dire le charbon. [...]

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16 décembre 2025 2 16 /12 /décembre /2025 18:08
UE : la ridicule mais dangereuse illusion de la puissance

En l’espace de quelques jours, les dirigeants européens viennent de subir deux humiliations spectaculaires. La première a été infligée à l’Union européenne toute entière par Washington et d’une certaine manière Moscou. La seconde a été subie par Emmanuel Macron, en visite officielle à Pékin du 3 au 5 décembre (photo), et qui comptait bien parler au nom de l’UE sur deux dossiers notamment.

Le président français s’était fixé l’objectif de convaincre le président Xi Jiping de modérer le déséquilibre commercial qu’il accuse la Chine d’alimenter par l’exportation massive de produits vers le Vieux continent. Par ailleurs, le maître de l’Elysée se faisait fort d’obtenir de son hôte qu’il prenne ses distances vis-à-vis de la Russie dans le conflit qui oppose celle-ci à l’Ukraine.

Xi Jiping a répété qu’il ne fournissait pas d’aide à Moscou dans la conduite des opérations militaires. Pour le reste, l’espoir de distendre « l’amitié sans limite » qui s’est renforcée ces dernières années entre la Russie et la Chine a été accueilli par le président chinois avec un sourire très poli, mais discrètement ironique. Quant aux déséquilibres commerciaux, le chef de l’Etat français est évidemment reparti bredouille.

Ce qui frappe, dans cet épisode, est que ce dernier semblait une nouvelle fois convaincu qu’il pourrait faire plier Pékin, ou au moins infléchir sa position. C’est désormais une constante parmi les élites de l’UE : malgré leurs échecs répétés, ils continuent de penser qu’ils peuvent peser sur les dossiers internationaux – et Emmanuel Macron n’est pas le dernier, évidemment, à croire en ses propres pouvoirs et talents. Mais il n’est pas le seul.

[...]

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28 octobre 2025 2 28 /10 /octobre /2025 00:48
Emmanuel Macron, Keir Starmer et Volodymyr Zelensky à l'issue du sommet sur la sécurité à Londres, le 2 mars 2025 © JUSTIN TALLIS / POOL / AFP

Emmanuel Macron, Keir Starmer et Volodymyr Zelensky à l'issue du sommet sur la sécurité à Londres, le 2 mars 2025 © JUSTIN TALLIS / POOL / AFP

Deux sommets européens successifs se sont déroulés à Copenhague les 1er puis 2 octobre. La capitale danoise était pour l’occasion presque en état de guerre. Des moyens militaires de protection avaient en effet été envoyés sur place par l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, la Pologne, de même que par les voisins finlandais et suédois, mais aussi par le Royaume-Uni, les Etats-Unis… et même l’Ukraine.

La mise en scène avait donc été particulièrement soignée ; c’est tout juste si les chefs d’Etat et de gouvernement n’avaient pas été priés de se présenter en treillis pour se réunir dans un bunker fortifié. Le ton était ainsi donné pour des échanges tout entiers consacrés à la manière de faire face à ce qui est décrit comme un péril russe grandissant. Le pays invitant avait même offert à chacun de ses hôtes un cadeau sous forme d’un stylo confectionné à partir de cartouches ukrainiennes utilisées (photo). Délicate attention.

Le contexte a également nourri ce qui s’apparente à une certaine paranoïa de la part des dirigeants européens, dont la plupart semble s’être eux-mêmes convaincus de leur propre propagande. Lors de la semaine précédant les réunions, de mystérieux drones ont survolé des lieux stratégiques des Etats membres de l’Union européenne (aéroports, bases militaires…) dont le Danemark justement, mais aussi notamment la Pologne, la Roumanie, l’Allemagne, la Belgique.

La thèse officielle consiste évidemment à pointer du doigt la Russie. Etrangement cependant, aucun de ces appareils – qui volent pourtant à faible vitesse et à basse altitude, feux de position allumés – n’a été abattu, ni même identifié. Comme si l’on craignait de découvrir que les engins n’étaient pas expédiés par Moscou mais – qui sait ? – par Kiev, toujours potentiellement intéressé par des stratagèmes visant à justifier l’accélération des livraisons d’armes par l’UE.

En outre, le 27 septembre, la marine française arraisonnait de manière spectaculaire, au large de Saint-Nazaire (mais dans les eaux internationales) un tanker soupçonné d’être lié à la « flotte fantôme » russe qui permet à Moscou de poursuivre ses livraisons de pétrole malgré les sanctions, par exemple vers l’Inde. L’opération de commando s’est accompagnée de commentaires dramatiques décrivant le navire comme portant gravement atteinte à la sécurité du territoire.

Finalement, de la longue liste de graves griefs d’abord évoquée n’a subsisté qu’un seul motif – le « refus d’obtempérer ». Une accusation si modeste que les autorités maritimes ont finalement permis au navire, ainsi qu’à son capitaine brièvement gardé à vue, de reprendre leur route.[...]

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28 octobre 2025 2 28 /10 /octobre /2025 00:48
Naufrage du plus européiste des présidents…

Fin de règne crépusculaire. Chute d’un pouvoir déliquescent. Malgré les tentatives de rafistolage, le président français – même si, comme c’est probable, il reste encore à l’Elysée jusqu’en 2027 – ne remontera pas la pente. Rejeté par une large partie du peuple, lâché par ses alliés, trahi par ses amis, Emmanuel Macron est en bout de course, quels que soient les possibles rebondissements de la crise politique aigüe que connaît la France, tel le rejet récent de la motion de censure.

Un naufrage particulièrement spectaculaire si l’on se souvient du début de l’aventure. En 2017, le jeune banquier en campagne – qui fut secrétaire général adjoint de la présidence (2012-2014) sous François Hollande, puis ministre de l’économie et des finances (2014-2016), mais qui n’avait jamais conquis le moindre mandat électif – se vit soutenu par un très large éventail de forces politiques, par une myriade de personnalités issues du monde des affaires, du syndicalisme, du sport, des milieux de la culture et universitaire. Juristes, historiens, économistes, mais aussi « stars du show-biz » : au sein des élites, la liste de ses partisans s’allongeait chaque jour.

Surtout, il recueillit l’onction ostensible d’une très vaste gamme de grands médias, qui lui assurèrent une promotion rarement atteinte dans l’histoire électorale. Très souvent, ses soutiens justifièrent leur enthousiasme par l’« engagement européen » du candidat. Non que ses prédécesseurs aient été tièdes sur ce plan. Mais le jeune prodige en fit l’un des axes flamboyants de sa campagne. [...]

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25 octobre 2025 6 25 /10 /octobre /2025 22:45
Emmanuel Macron, Keir Starmer et Volodymyr Zelensky à l'issue du sommet sur la sécurité à Londres, le 2 mars 2025 © JUSTIN TALLIS / POOL / AFP

Emmanuel Macron, Keir Starmer et Volodymyr Zelensky à l'issue du sommet sur la sécurité à Londres, le 2 mars 2025 © JUSTIN TALLIS / POOL / AFP

Deux sommets européens successifs se sont déroulés à Copenhague les 1er puis 2 octobre. La capitale danoise était pour l’occasion presque en état de guerre. Des moyens militaires de protection avaient en effet été envoyés sur place par l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, la Pologne, de même que par les voisins finlandais et suédois, mais aussi par le Royaume-Uni, les Etats-Unis… et même l’Ukraine.

La mise en scène avait donc été particulièrement soignée ; c’est tout juste si les chefs d’Etat et de gouvernement n’avaient pas été priés de se présenter en treillis pour se réunir dans un bunker fortifié. Le ton était ainsi donné pour des échanges tout entiers consacrés à la manière de faire face à ce qui est décrit comme un péril russe grandissant. Le pays invitant avait même offert à chacun de ses hôtes un cadeau sous forme d’un stylo confectionné à partir de cartouches ukrainiennes utilisées (photo). Délicate attention.

Le contexte a également nourri ce qui s’apparente à une certaine paranoïa de la part des dirigeants européens, dont la plupart semble s’être eux-mêmes convaincus de leur propre propagande. Lors de la semaine précédant les réunions, de mystérieux drones ont survolé des lieux stratégiques des Etats membres de l’Union européenne (aéroports, bases militaires…) dont le Danemark justement, mais aussi notamment la Pologne, la Roumanie, l’Allemagne, la Belgique.

La thèse officielle consiste évidemment à pointer du doigt la Russie. Etrangement cependant, aucun de ces appareils – qui volent pourtant à faible vitesse et à basse altitude, feux de position allumés – n’a été abattu, ni même identifié. Comme si l’on craignait de découvrir que les engins n’étaient pas expédiés par Moscou mais – qui sait ? – par Kiev, toujours potentiellement intéressé par des stratagèmes visant à justifier l’accélération des livraisons d’armes par l’UE.

En outre, le 27 septembre, la marine française arraisonnait de manière spectaculaire, au large de Saint-Nazaire (mais dans les eaux internationales) un tanker soupçonné d’être lié à la « flotte fantôme » russe qui permet à Moscou de poursuivre ses livraisons de pétrole malgré les sanctions, par exemple vers l’Inde. L’opération de commando s’est accompagnée de commentaires dramatiques décrivant le navire comme portant gravement atteinte à la sécurité du territoire.

Finalement, de la longue liste de graves griefs d’abord évoquée n’a subsisté qu’un seul motif – le « refus d’obtempérer ». Une accusation si modeste que les autorités maritimes ont finalement permis au navire, ainsi qu’à son capitaine brièvement gardé à vue, de reprendre leur route.[...]

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28 septembre 2025 7 28 /09 /septembre /2025 16:02
« La fabrique de la diplomatie » : un colloque aligné… ou presque…

Les 5 et 6 septembre s’est déroulé un grand colloque organisé par le ministère des Affaires étrangères, une initiative soutenue par l’Université de la Sorbonne nouvelle et accueillie par l’un de ses campus parisiens. Le public s’est pressé nombreux dans les différents forums, tables rondes et séminaires. Des centaines de participants étaient présents, notamment des jeunes tentés par une carrière diplomatique.

Le ministère avait mis les petits plats dans les grands pour attirer de futures vocations. Sous le titre général « La Fabrique de la Diplomatie », des dizaines de débats ont fait salle comble. En particulier ceux auxquels participaient des personnalités très médiatiques comme l’ancien premier ministre Dominique de Villepin (2005-2007), qui fut également à la tête du Quai d’Orsay (2002-2004) ; ou bien Gérard Araud, ancien ambassadeur de France en Israël, à l’ONU puis aux Etats-Unis.

Les intitulés des débats étaient conçus pour être alléchants. Parmi ceux-ci figuraient : « Le Sud global en quête d’un nouvel ordre international » ; « Proche-Orient : comment retrouver le chemin des négociations ? » ; « Diplomatie économique, entre Etats-Unis et Chine, quel espace pour l’Europe ? » ; « La présidence française du G7 en 2026 face aux grands déséquilibres mondiaux » ; « OTAN : une alliance parmi d’autres ? »…

C’est peu dire que la plupart des échanges entre participants aux différents panels étaient marqués par l’idéologie dominante. La nécessaire marche vers l’intégration européenne faisait évidemment partie des dogmes sacrés. Sans surprise, la russophobie se manifestait d’un débat à l’autre. Sa forme la plus récurrente était l’affirmation péremptoire selon laquelle, en substance, « Poutine ne cessera jamais ses guerres impériales si nous n’y mettons pas un coup d’arrêt ».

Pointant le risque que la population française manque d’enthousiasme pour s’engager dans une guerre contre Moscou le jour où la Russie attaquerait la Lituanie, un intervenant a fait applaudir avec enthousiasme la nécessité de combattre cette lâcheté… Un signe que les futures élites formant l’auditoire sont peu représentatives des sentiments populaires.

Dans ce contexte, le discours quelque peu hétérodoxe de certaines personnalités tranchait sur l’ambiance générale et méritait donc attention. Ce fut notamment le cas dans le forum baptisé « Quelle architecture de sécurité européenne ? ». Le premier intervenant fut Hubert Védrine. Cet ancien ministre des Affaires étrangères (1997-2002) fait partie de l’école des « réalistes » (par opposition aux idéologues jusqu’au-boutistes), et cultive une parole qu’il veut non soumise à la pensée officielle du moment, même s’il reste un partisan de l’Alliance atlantique et voue le Kremlin aux gémonies. [...]

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18 mai 2025 7 18 /05 /mai /2025 16:42

22 heures le 18 mai 2025

Quelques heures après avoir repris cet article de Ruptures, j'apprends que le candidat de l'Union Européenne l'a emporté avec une participation en hausse aux élections.

Sur les chaînes de la télévision française, le soulagement était palpable.

Aujourd'hui, deuxième tour - Bruxelles sous le choc après le premier tour de la présidentielle en Roumanie… [Ruptures]

Son succès était annoncé. Mais l’ampleur de son triomphe a déstabilisé la classe politique roumaine, et affolé Bruxelles. Lors du premier tour de l’élection présidentielle en Roumanie (19 millions d’habitants) qui s’est tenu le 4 mai, avec une participation de 53,2%, George Simion a recueilli 41% des suffrages. Non seulement il est arrivé largement en tête, mais son résultat dépasse le cumul des suffrages qui s’étaient portés sur son nom et sur celui de Calin Georgescu le 24 novembre 2024.

Les deux hommes sont catalogués « pro-russes » et d’extrême droite, deux qualificatifs que M. Simion récuse vigoureusement. Quant à M. Georgescu, un quasi inconnu il y a quelques mois encore, il s’était placé en tête du scrutin du 24 novembre dernier à la surprise générale, avec 22,9% des voix. Ce « premier » premier tour avait alors été annulé par la Cour constitutionnelle, et M. Georgescu avait été interdit de nouvelle candidature.

En effet, la Cour, soutenue par le président sortant, Klaus Iohannis, avait argué de « soupçons de manipulations » via le réseau social Tiktok, manipulations qui auraient été pilotées par les services russes. Pour le vote du 4 mai, personne ne parle plus de manipulation ayant faussé le scrutin, et… le résultat est encore pire, du point de vue du pouvoir sortant.

Quelle que soit la réalité des soupçons allégués, cette décision sans précédent effaçant d’un trait de plume les suffrages de millions d’électeurs a été comprise par une large part de l’électorat comme une manœuvre désespérée de la coalition au pouvoir pour éviter que le pays ne bascule dans le camp « anti-occidental ». Une manœuvre qui s’est manifestement retournée contre elle.[...]

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