Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
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Humeur
Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de
l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].
Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes en compagnie de Manon Aubry, co-présidente du groupe « la gauche » au Parlement européen
Le 13 août 2025 sur le site LVSL
Par Noam Drif
Fin juillet, Donald Trump exultait : un « accord très puissant, un accord très important, le plus grand de tous les accords » (sic) venait d’être extorqué à l’Union européenne (UE). Le Vieux continent capitulait, acceptant des tarifs douaniers asymétriques et une importation massive d’armes et d’énergie américaines. Quelques semaines plus tôt, le premier ministre François Bayrou annonçait un plan d’austérité d’une ampleur historique, incluant des coupes budgétaires à hauteur de quarante milliards de dollars. Avec la bénédiction de la Commission européenne, qui exigeait de la France qu’elle réduise un prétendu « déficit excessif ». Si l’intégralité de la gauche a condamné ces renoncements, bien peu ont mis en cause l’Union européenne. Agent incontournable de « l’accord » imposé par Donald Trump et du « plan » Bayrou, l’UE est-elle redevenue l’angle mort de la gauche ?
Donald Trump d’un côté, François Bayrou de l’autre : pour la gauche, les responsables ont été faciles à trouver. Sur des cibles aussi faciles, la tentation est grande d’ouvrir le feu : l’arrogance impériale du chef d’État américain n’a d’égale que la détestation générée par le Premier ministre français.
Au point d’en oublier que Donald Trump a signé « l’accord » avec Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne ; et que celle-ci a salué le « plan » Bayrou visant à réduire les dépenses publiques. Cette amnésie interroge quant à la volonté des forces de gauche de porter une rupture avec le statu quo actuel. Et rappelle qu’elle a su, historiquement, porter une vigoureuse opposition à la construction européenne.[...]
Fin juillet, Donald Trump exultait : un " accord très important " venait d'être extorqué à l'Union européenne. Le Vieux continent capitulait, acceptant des tarifs douaniers asymétriques et un...
Le quarante-septième président des Etats-Unis a pris ses fonctions le 20 janvier. L’événement a connu un écho planétaire. Il va surement, en effet, inaugurer une période de ruptures. Mais lesquelles ? Les évidences s’arrêtent là. A ceux qui ont déjà tout compris, tout analysé, et donc tout prévu, il serait raisonnable de conseiller un peu de prudence. Pour deux raisons au moins.
La première concerne les forces internes qui ambitionnent d’influer sur Donald Trump, tout particulièrement du côté de ceux qui possèdent les capitaux, et qui n’ont pas les mêmes intérêts, loin de là : les industries « traditionnelles » (automobile, sidérurgie…) ; celles productrices d’énergie (pétrole, gaz, charbon) ; le secteur de l’armement et des équipements militaires – qui est rarement réduit à la portion congrue outre-Atllantique ; et bien sûr tout le secteur émergent de la « Tech » (microprocesseurs, réseaux sociaux, plateformes, intelligence artificielle…) et de la finance qui l’accompagne.
Ce dernier semble avoir le vent en poupe. Il a réussi à placer beaucoup d’éminents représentants – et pas seulement l’emblématique Elon Musk – au sein des équipes du pouvoir qui se met en place. Mais les rapports de force sont encore mouvants.
La seconde raison tient à la complexité de la politique internationale. Celle-ci repose naturellement sur les stratégies rationnelles des différentes puissances, mais pas seulement. D’autres facteurs, nullement secondaires, entrent en ligne de compte : l’opportunisme (la capacité à profiter d’occasions non provoquées), l’improvisation, sans compter les égos des dirigeants. Ce dernier aspect s’applique particulièrement au nouveau maître de la Maison-Blanche.
Malgré de grosses casseroles et de nombreux abus de pouvoir, les médias
annoncent la reconduction d’Ursula von der Leyen à la tête
de la Commission européenne comme probable, et quelque part souhaitable.
Elle a su faire face aux multiples crises nous dit-on (Brexit, covid,
crise énergétique et guerre en Ukraine) ; cela enverrait un signe
de stabilité. C’est surtout l’assurance de suivre toujours plus la folie
guerrière de Washington qui mène les peuples européens et le monde
à la ruine.
Si Ursula rempile pour un second mandat comme cheffe de la Commission européenne, sa promesse aux citoyens n’est autre que de “renforcer la démocratie et défendre nos valeurs”. Quel programme original ! Garanti sans langue de bois ! D’ailleurs son parcours l’incarne à merveille. Rappelons que l’ancienne ministre de la Défense d’Angela Merkel s’est envolée de justesse à Bruxelles avant que n’éclate le scandale de ses cadeaux faramineux aux cabinets de conseil. En effet, un an après son départ du ministère, l’opposition participant à la commission d’enquête du Bundestag publiait un rapport accablant. Il qualifiait la gestion du ministère « d’échec complet » et pointait la responsabilité directe de von der Leyen dans la dilapidation de près de 100 millions d’euros auprès de consultants et sous-traitants privés, en dehors des règles habituelles d’appels d’offres et de contrôle. Plus choquant encore, notre fervente démocrate a tout bonnement effacé l’ensemble des messages de ses deux téléphones professionnels réquisitionnés pour l’enquête ! Une habitude du secret qui ne la quittera pas à Bruxelles.
Plus médiatisé chez nous, vous vous souvenez sûrement du SMSgate avec le PDG de Pfizer. Ursula aura toujours refusé de divulguer ses échanges avec Albert Bourla, malgré les demandes de la médiatrice européenne Émilie O’Reilly en charge de la transparence des institutions. L’UE était alors en pleine négociation du 3e contrat avec la firme pharmaceutique américaine dont la plupart des clauses sont protégées par le secret des affaires. C’est le plus important jamais négocié par l’Europe : 1,8 milliards de doses pour un montant estimé à 35 milliards d’euros. Qu’y avait-il de si inavouable à cacher ? Ce qui est sûr, c’est qu’au moins 215 millions de doses ont été gaspillées, soit l’équivalent de 4 milliards de dollars, d’après les données publiées par 19 pays. Le chiffre réel doit même tourner autour des 300 millions de doses jetées étant donné que l’information n’est pas disponible pour certains pays peuplés comme la France. [...]
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