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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 15:46

Par Ruth Eglash, le 27 avril 2017 sur le site Agence Médias Palestine


 

Portée par des militants palestiniens après sa libération d’une prison israélienne en 2016, la députée palestinienne Khalida Jarrar saluée au checkpoint israélien de Jbara, près de Tulkarem en Cisjordanie. (Abed Omar Qusini / Reuters)

 

 

RAMALLAH – Le bureau bien rangé et la tenue élégante de Khalida Jarrar ne donne que peu d’indices sur le fait que, l’année dernière à la même époque, elle accomplissait une peine de 15 mois de prison dans une cellule israélienne.

Elle est une élue au parlement palestinien, une avocate, une épouse et une mère. Elle est aussi, selon Israël, une agitatrice et un danger pour sa sécurité. Ses déplacements sont restreints depuis des années par Israël et elle n’a pas quitté la Cisjordanie occupée depuis 1998.

En avril 2015, un tribunal militaire israélien l’a condamnée, entre autres choses, pour incitation et appartenance à une organisation terroriste illégale – charges qu’elle continue à nier.

Libérée l’été dernier, Jarrar a passé son temps cette semaine à parler au nom d’environ 1.000 prisonniers palestiniens actuellement plongés dans une grève de la faim illimitée. Les conditions de vie dans les prisons israéliennes, disent-ils, sont devenues insupportables.[...]

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 09:34

Demain, la classe dominante organise un nouveau rendez-vous électoral. Ce sera la fin d’une interminable période où la classe politique s’est enfoncée dans une médiocrité et un ridicule sans précédent. Le monde du Travail aspire à bien autre chose que cette comédie insupportable, en dehors de toute réalité.

Ce n’est pas parce que le Capital pose des urnes qu’il y a démocratie ; ce n’est pas parce qu’il y a vote qu’il y a démocratie ! Cette farce « démocratique » revêt un fait inédit : les comédiens qui y participent ne savent pas qu’ils jouent dans une comédie ! Si notre avenir et nos vies n’en dépendaient pas, ce serait très drôle.

Un problème insoluble

Dans cette élection à deux tours conçue pour éliminer tout candidat représentant le monde du Travail, ce dernier se retrouve maintenant confronté à un problème sans solution ; il faut faire son « choix » entre deux finalistes, tous les deux « fabriqués par le système » pour le préserver en mettant en scène leur prétendue opposition. Chaque électeur est ainsi sommé de voter CONTRE l’un ou l’autre, CONTRE une des deux faces de la même pièce, du même système !

Si le mécanisme est rodé, et si la classe dominante aura un œil attentif sur le nombre de spectateurs qui seront venus à son dernier spectacle, la participation au premier tour donne déjà une certaine légitimité à cette élection et au piège qui vient de se refermer sur nous.

 

Un besoin de légitimité et d’apparence démocratique au système

La classe dominante a besoin d’organiser cette farce pour créer un masque démocratique à tout ce qu’elle met en place et impose au monde du Travail. Aucune alternative à sa suprématie ne peut voir le jour dans ce système qu’elle a elle-même mis en place. Pourtant, sans spectateurs à cette comédie ridicule, le masque tomberait, l’aspect autoritaire de la domination apparaîtrait au grand jour, la délégitimation des institutions et de celui élu serait le début de tous les possibles. C’était bien l’enjeu du vote du premier tour et de celui de demain : il faut un maximum de spectateurs, de participants pour légitimer et rendre crédible l’institution et tout ce qui va être fait dans les cinq prochaines années. D’ailleurs, on voit le Capital faire feu de tout bois pour faire voter et limiter l’abstention !

Dès le premier tour, il fallait donc ratisser large pour que cet évènement soit une réussite en terme de participation. Pourtant, nous étions sommés de faire notre marché entre des programmes similaires qui évacuent toute éradication du capitalisme, du libéralisme. Les candidats présentent des programmes alors qu’une élection devrait être le moment où le Peuple donne un mandat impératif, défini par lui, imposé à ceux ou celui qui prétendent le représenter.

Ce n’est pas cela qui se passe. Pire, quel que soit le vainqueur, il se rendra immédiatement après son élection, comme ses prédécesseurs, à Berlin auprès d’Angela Merkel pour prendre ses consignes. Ainsi l’imposent les institutions européennes qui consacrent la suprématie allemande dans l’UE et qui empêchent, par les différents traités, toute autonomie des gouvernements nationaux dans la conduite de politiques économiques qui déplaisent au Capital.

Un instrument de division

Comme dans toute structure réformiste de la classe dominante, le monde du Travail se trouve divisé ; c’est d’ailleurs son autre rôle. Il faut en finir avec ce dispositif conçu pour empêcher le rassemblement et le changement de société. Seul le point de vue réformiste a sa place dans les institutions du Capital. Et ce point de vue est non seulement un chemin complètement opposé à celui du point de vue révolutionnaire, mais en plus il est un obstacle au développement de ce dernier. En aucun cas, le point de vue réformiste ne peut être une étape préalable au développement d’un changement de société.

De plus, comme après chaque élection présidentielle couplée aux législatives, la dynamique d’un mouvement social construit pendant des années se retrouve brisée, et le monde du Travail se retrouve à devoir repartir à zéro.

Maintenant, qui peut croire que l’on peut rassembler derrière un candidat dans une institution faite pour diviser ? Et qui peut croire que Mélenchon aurait pu rassembler le monde du Travail alors que dès le soir du premier tour, aucune unité ne se fait sentir, pire, des conflits commençaient déjà pour les prochaines élections législatives !

La souveraineté populaire n’a jamais pu trouver une issue dans ce cadre… et pour cause !

Le Travail est seul créateur de valeur, mais quand en parle-t-on ? Comment peut-on croire qu’il pourrait y avoir démocratie sans que cette valeur soit décidée collectivement et démocratiquement ? Comment les producteurs de valeur peuvent-ils se faire représenter par des gens qui ne « travaillent » pas ? Quel doit être le véritable lieu de l’expression populaire souveraine ?

Nous voyons bien que les institutions créées pour la classe dominante ne peuvent répondre à ces questions et empêchent tout possible subversif pour le monde du Travail.

Les enjeux de l’affrontement Capital/Travail deviennent colossaux

Comme l’appétit gargantuesque du Capital grossit sans limites, il lui faut piller toujours plus de richesses au monde du Travail. Cela se traduit par des rapports de plus en plus violents. De ce fait, peu importe le candidat derrière lequel la bourgeoisie avait décidé de se ranger, il devra appliquer une politique violente et acharnée contre ceux qui sont les seuls à créer de la valeur. Cela se traduira inévitablement par des mesures encore plus antidémocratiques et liberticides contre nous.

Il va être de plus en plus difficile pour la classe dominante de cacher le régime autoritaire dans lequel elle nous enferme, et elle n’aura d’autres choix que réprimer sévèrement toute tentative de révolte. Finalement, sous couvert de lutter contre l’extrême droite, on risque de donner carte blanche à un futur régime autoritaire et fascisant ; le PS, en la matière, renouvelle son historique part de responsabilité !

Roland LEROY, dans la revue « les cahiers du communisme » d’octobre 1962 au sujet du plébiscite gaulliste, écrivait : « Le but du plébiscite est de liquider les derniers vestiges de démocratie en France, aggraver la dictature de fait du pouvoir personnel, accélérer la fascisation de l’État pour poursuivre la politique des monopoles, néfaste aux travailleurs et à la Nation. » N’est-ce pas toujours d’une extrême pertinence 55 ans plus tard ?

La bouillie intellectuelle qui nous est servie quotidiennement au travers de partis politiques complètement dépolitisés doit laisser la place à l’expression du monde du Travail pour peu qu’il s’attache à s’approprier la politique et à prendre en main ses affaires ; comme le propose Rouge Vifs IDF au travers la création d’un réseau de militants révolutionnaires en entreprise.

Alors, si d’aventure le mandat du futur président pouvait tenir si longtemps, qui voudra aller voir le prochain spectacle du Capital dans 5 ans ?

Source , le site de Rouges Vifs Ile de France : http://rougesvifs.org/?p=377#more-377

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 16:20
, par  Pierre-Alain , sur son blog : Blog Vénissian de Pierre-Alain Millet

Je n’ai regardé que quelques moments de ce débat indigne, résultat d’une campagne électorale qui nous a enfermé dans le piège longuement préparé, entre la candidate de la division et celui de la finance.

Marine Le Pen doit être battue, elle le sera. Mais comme beaucoup de progressistes, de républicains, je suis atterré par ce qu’est devenu la vie politique Française, un méga-spectacle médiatique ou tout est faux-semblant, posture, masque...

Marine Le Pen arrive à se présenter de gauche, dénonçant les restructurations industrielles, les souffrances des travailleurs, mais elle dénonce "le système" pour faire croire que ce sont les immigrés qui en seraient les premiers acteurs, elle dit défendre une France souveraine sans dire que ce sont les patrons Français qui organisent la concurrence "libre et non faussée" avec les travailleurs détachés, et bien entendu, personne ne lui fait remarquer que les élus FN à l’assemblée européenne ont voté le "secret des affaires", qui renforce le pouvoir des patrons pour restructurer comme ils le veulent... Mais Emmanuel Macron ne l’attaque qu’en dénonçant son histoire, son incompétence, pour ne pas avoir à dire qu’il est le continuateur des politiques économiques conduites par Sarkozy et Hollande...

Emmanuel Macron arrive à se présenter comme républicain, lui qui est le promoteur et le symbole de cette fracture des "deux France", celle qui gagne dans les métropoles et les couches aisées, et celle qui perd dans le monde du travail et rural. Il a été choisi pour sortir de l’impasse d’une alternance gauche-droite qui ne fonctionnait plus, mais c’est pour accélérer les réformes conduites parfois douloureusement sur les retraites (1995, 2009...), le droit du travail (lois Macron, El Khomri...). Il ira encore plus loin que Sarkozy en 2010 et Hollande en 2013 pour la réforme de l’état et des collectivités, réduisant encore ce qui reste de la république une et indivisible... Il serait le défenseur de la démocratie contre le fascisme mais annonce avec vigueur qu’il agira par ordonnance, et on peut entendre ses soutiens prévenir qu’il faudra annihiler toute résistance syndicale...

[...]

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 16:08
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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 15:51

résultats premier tour

C’est peu dire que les élections françaises passionnent la presse des différents pays européens. De Berlin à Rome, de Lisbonne à Copenhague – on a fait ici l’impasse sur Ljubljana ou Vilnius – les grands journaux multiplient reportages, enquêtes, commentaires, et spéculations sur les suites du scrutin.

Les chancelleries elles-mêmes y vont de leur propre partition, même si les déclarations et les confidences s’expriment évidemment en termes plus diplomatiques. Et encore : pour la première fois dans l’histoire de l’Union européenne, le président de la Commission a ouvertement donné sa consigne de vote – inutile de préciser laquelle. La chancelière allemande, pourtant prudente à l’accoutumée, n’a pas été en reste.

Pour s’en tenir aux médias dominants, deux approches se côtoient. La première tente de décrypter les motivations des électeurs, les programmes des candidats, et le contexte économique et social du pays. La seconde est plus diffuse : elle s’efforce d’anticiper les conséquences, pas seulement institutionnelles et directes, mais plus encore en termes de perspectives et de rapports de force, particulièrement au niveau de l’Union européenne.

[...]

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 15:32

Emmanuel Macron : cet homme est dangereux

Sur le blog d'Anicet Le  Pors

Emmanuel Macron sera élu le 7 mai 2017 Président de la République. C’est le produit politique fabriqué par les efforts combinés de l’oligarchie financière, du MEDEF, des gouvernements Hollande, de la technostructure administrative, des opportunistes de tous bords, des stars de l’intelligentsia toujours avides de notoriété, de la totalité des médias ; bref, de tous ceux ayant joué un rôle dans la situation désastreuse actuelle et favorisé ou instrumentalisé la montée du Front national. Et cela dans le contexte d’une décomposition sociale profonde, d’une communauté des citoyennes et des citoyens désorientés, en perte de repères.

Son émergence est récente et il n’a cessé de cultiver l’ambiguïté pour se positionner électoralement au centre. Toutefois, on peut déceler à partir de plusieurs déclarations disparates une certaine cohérence idéologique, assez différente de celle qu’il veut accréditer ou qu’on lui prête. Cinq lignes de force peuvent être dégagées.

 

  1. Un fervent de l’élitisme, hostile au monde du travail

 Les analyses sociodémographiques publiées à l’issue du premier tour ont montré que Emmanuel Macron a été essentiellement soutenu par les personnes qui s’en sortent le mieux dans la crise, les plus riches, les plus diplômés, les partisans le l’Union européenne, laissant de côté la France qui souffre, accentuant ainsi les inégalités. Dans le même temps, il ne dissimule pas sa volonté de réduire le partenariat au sein de l’UNEDIC, plus généralement de préférer le soi-disant dialogue social à la concertation contradictoire. Il est un farouche partisan de la flexi-sécurité, cause de précarité et de pauvreté de masse. Il opérera une reprise en main étatique des crédits de la formation professionnelle. Il conteste la vocation des syndicats à s’exprimer au niveau national pour les cantonner autant que possible au niveau de l’entreprise dans l’esprit de la loi El Khomri qu’il veut prolonger par une réforme du code de travail adopté par ordonnances, c’est-à-dire sans l’aval du Parlement. L’avantage que l’on peut reconnaître à ce candidat c’est qu’il éclaire les contradictions de classe qui sont à l’œuvre.

 

  1. La mise au pas des collectivités territoriales

Après Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron cherche le moyen de contourner le principe de libre administration des collectivités territoriales posé par l’article 72 de la constitution. Un système de conventions avec les régions pourrait y pourvoir qui conditionnerait le montant des dotations de l’État à la docilité des collectivités. L’Etat serait également appelé à compenser la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages ce qui rendrait ce financement discrétionnaire. Le processus de métropolisation serait poursuivi et développé aboutissant à la suppression d’un quart des départements. Les collectivités territoriales seraient ainsi mises sous pression avec la diminution de 2 milliards d’euros par an des dépenses de fonctionnement, la réduction de 75 000 emplois de fonctionnaires territoriaux, un retour strict imposé aux 35 heures hebdomadaires. La maîtrise de cette nouvelle politique coercitive serait assurée par une conférence annuelle des territoires. La remise en cause statutaire de la fonction publique territoriale reste la cible privilégiée.

 

  1. L’abaissement du Parlement

Il s’agit d’abord d’une réduction drastique des effectifs sensée dégager une économie annuelle de 130 millions, de l’ordre d’un tiers pour aboutir à 385 députés et 282 sénateurs. Le Parlement réduirait considérablement son activité législative qui, hors période budgétaire, serait limitée à trois mois. IL y aurait donc moins de lois nouvelles, ce qui laisserait davantage de champ à la réglementation par décrets. L’activité du Parlement serait aussi réorientée vers des missions de contrôle et d’évaluation. La haute administration aurait de ce fait une compétence d’expertise plus étendue et un pouvoir hiérarchique renforcé sous l’autorité de l’exécutif. Emmanuel Macron a prévu de légiférer rapidement par voie d’ordonnances dès le début de son quinquennat et il conservera le mécanisme de l’article 49-3. Il est clair que la démarche tourne le dos au régime parlementaire.

 

  1. Un gouvernement aux ordres

Le Gouvernement serait lui aussi resserré à 15 ministres, et fortement instrumentalisé par le Président de la République qui continuerait à présider les réunions du Conseil des ministres. Celles-ci seraient plus fréquentes pour assurer une discipline sans faille des ministres. Contrairement aux dispositions actuelles de la constitution, ce n’est toujours pas le Gouvernement qui définirait et conduirait la politique de la nation mais le chef de l’État. Les ministres seraient évalués chaque année. Pour autant, leurs pouvoirs et surtout leurs cabinets exerceraient une autorité renforcée sur les administrations placées sous leur tutelle. Le candidat Macron jugeant le statut général des fonctionnaires « inapproprié », outre une réduction des effectifs prévue de 120 000 emplois, accentuera la dénaturation du statut par une extension du spoil syste , le recrutement accru de contractuels de droit privé sur la base de contrats négociés de gré à gré. Il s’agirait donc d’une mise en cause des principes d’égalité, d’indépendance et de responsabilité et d’une réaffirmation sévère du pouvoir hiérarchique, de l’obligation de réserve, du devoir d’obéissance.

 

  1. Un exécutif opaque et autoritaire

Emmanuel Macron ne remet pas en cause les institutions de la V° République, notamment l’élection du Président de la République au suffrage universel, ni l’usage plébiscitaire du référendum, ni de façon significative le mode de scrutin. Les conditions d’une VI° République ne sont pas réunies : pas de large consensus de récusation des institutions actuelles, pas de consensus sur les caractéristiques d’une nouvelle constitution, pas d’évènement fondateur comparable à ceux qui ont présidé à l’avènement des Républiques antérieures et de l’actuelle. Si l’ambiguïté sur ce que pourrait être la fonction présidentielle du nouveau président demeure grande, on peut déduire de ses quelques déclarations sur le sujet et de ses postures que son exercice de la fonction présidentielle, qui a pu être qualifiée de « jupitérienne », serait à la fois opaque et autoritaire, autocratique. La « dérive bonapartiste » qui a caractérisé le quinquennat de Nicolas Sarkozy risque d’être ici renforcée avec plus de méthode et, sans doute une traduction institutionnelle qui se durcira face aux conflits sociaux que la politique présidentielle ne manquera pas de provoquer. Jusqu’à quelles limites et à quelle échéance ? C’est la principale incertitude sur le danger encouru.

S’il est clair qu’on ne saurait voter pour la politique de filiation autoritaire, xénophobe et nationaliste de Marine Le Pen, le danger de la politique portée par Emmanuel Macron constitue une autre redoutable menace pour le progrès social et la démocratie.

Dimanche 7 mai 2017 je voterai Blanc.

 

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 14:28

Quand le PCF n'est plus le PCF, il se crée un vide politique.  25 ans que ça dure.  Le temps pour le FN de chausser les souliers des batailles passées des communistes pour l'indépendance de la France.  A sa manière raciste et xénophobe.  Et en plagiant pour le social le PCF des années 60.

Heureusement que JL Mélenchon a su mettre dans sa campagne des présidentielles une opposition tenace à l'UE, à la mondialisation capitaliste, pour la paix.  Insuffisant ?  Certes.  Mais ceux qui, à gauche,  se sont battus depuis des dizaines d'années, souvent seuls, contre les politiques européennes ne sont plus isolés.  Le vent a changé.  Il souffle majoritairement contre la commission de Bruxelles.  Et ce n'est pas grâce au PCF. 

Et ça continue.  Pierre Laurent appelle à voter Macron sans retenue.  C'était déjà très tardivement que le PS fut dénoncé.  Avant ça les élus communistes voulaient "faire réussir la gauche" ... Et c'est très timidement que le PCF s'est mis à critiquer l'Union Européenne.  Que représente-t-il après ça ?  Encore un peu.  Chez les salariés.  Dans certaines municipalités dirigées par un maire communiste de terrain.  Les militants communistes, malgré la politique désastreuse de leur parti et souvent en s'en désolant, continuent à essayer de le faire vivre.  Les camarades qui tentent de le faire revenir à une politique de classe, sans compromission, et à une politique d'indépendance nationale et de rapports fraternels, égalitaires, avec les autres peuples sont toujours minoritaires.

C'est dans ce contexte qu'il faut replacer les débats sur les candidatures aux législatives.  Bien sûr les Insoumis sont tentés de fondre sur les bastions communistes où ils ont fait de bons scores.  Ils arguent de leurs scores à la présidentielle.  Mais il serait cocasse que les insoumis exigent des militants communistes, très attachés à leur parti quoiqu'il soit, une soumission totale.  En Seine-Maritime les communistes ont décidé depuis longtemps de soutenir JL Mélenchon.  Pas forcément tout son programme.  Si on veut battre les politiques de droite sous toutes leurs formes, il faudra bien accepter de ne pas se battre les uns contre les autres.  Sinon, les salariés perdront la bataille des législatives, mais aussi les bénéfices idéologiques des résultats des présidentielles.  Et les batailles électorales, les batailles menées dans l'hémicycle peuvent aussi être des luttes de classes, si l'on s'en donne les moyens.

Les salariés, les militants politiques et syndicalistes à gauche ne pardonneraient pas un échec et un recul sur le rassemblement contre les politiques européennes et patronales, pour la paix.  Un rassemblement, pas une tractation de couloir.

Yvette Genestal

 

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 13:55

par Raoul Marc Jennar

Extrait :

" Ce que Macron transformera demeurera.

Rappeler les dangers d’un parti qui plonge ses racines dans Vichy, c’est indispensable. Passer sous silence la révolution conservatrice qui se prépare, c’est irresponsable.

Il faut résolument s’opposer à Le Pen. Mais cela ne peut en aucune façon conduire à relativiser et à minimiser le danger majeur que représente aussi l’élection de Macron."

La suite ci-dessous:

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 13:09
BCE-BANQUES-LIQUIDITES
Le siège de la BCE à Francfort

Le saviez-vous, la zone euro comporte 19 pays membres… mais 5 d’entre eux détiennent 90% des liquidités injectées par la Banque centrale européenne (BCE) !

La Grèce est en faillite.
L’Italie est en faillite.
Le Portugal est en faillite.
L’Espagne est en faillite.

La BCE a donc eu une idée géniale ( ! ) : depuis 2015, la BCE a prêté à taux zéro 1500 milliards d’euros aux banques privées européennes !

Résultat : échec total.

 

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 12:51

Michel Onfray exaspère souvent.  Mais sur ce soutien unanime à Macron sur les médias, il a raison.

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