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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 15:52

Publié le 13 Mai 2017 sur le blog de Canaille Le Rouge

 

Analyse de la constitution de 1958

et des conséquences prévisibles

du référendum de 62 ; 

d'où son appel à voter NON

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 09:31

C’est un scénario quasiment unique en France : la gauche jurassienne partira unie aux prochaines élections législatives (11-18 juin) en vertu d’un accord départemental validé par les états majors nationaux.

Le Parti socialiste, Europe Ecologie – Les Verts (EELV) et le Parti communiste présenteront donc des candidatures communes sur les trois circonscriptions du Jura, alors même que chacun des partis avait déjà dévoilé ses propres candidats.

« Nous avons tirés les enseignements de l’élection présidentielle et nous avons voulu éviter les mêmes erreurs» a rappelé Brigitte Monnet, l’une des responsables départementales d’EELV. «Il y a 10 jours encore, on ne pouvait pas l’imaginer et pourtant les choses se sont faites très facilement avec des gens qui ont accepté de retirer leurs candidatures» s’est réjouie Anne Perrin (EELV).

Chacune des trois formations politiques parties prenantes dans cet accord a donc obtenu une circonscription :

1ère circonscription : Marc-Henri Duvernet (PS) aura pour suppléante Anne Perrin (EELV).

2e circonscription : Christophe Masson (EELV) aura pour suppléant Sébastien Mignottet (PCF).

3e circonscription : Laurence Bernier (PCF) aura pour suppléant Grégoire Durant (PS).

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 09:26
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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 06:22
Déclaration de l’Union Départementale CGT 13
L’élection d’Emmanuel MACRON ce dimanche 7 mai 2017, c’est le changement dans la continuité. Si la forme change, c’est pour mieux continuer et amplifier les politiques libérales au service des actionnaires et du capital, en toute complicité avec l’Union Européenne.
Ce sont les politiques d’austérité, de casse des droits et garanties collectives, le chômage, qui entraînent la misère, la précarité, nourrissent la désespérance sociale et l’extrême droite. Combattre l’extrême droite, c’est avant tout rompre avec les politiques libérales.
D’ores et déjà, en nous appuyant sur les nombreuses luttes de la période, nous devons poursuivre et amplifier les mobilisations pour nos salaires, nos emplois, nos Services Publics, nos industries, notre Protection Sociale. Ces revendications, tout comme l’abrogation de la Loi Travail, la CGT des Bouches du Rhône mettra tout en oeuvre pour qu’elles soient au coeur des débats des élections législatives des 11 et 18 juin 2017.
Les élections législatives doivent être l’occasion de confirmer l’aspiration de progrès social exprimée à plus de 20 % par le monde du travail, lors du 1er tour des élections présidentielles.
Le camp progressiste, dont la responsabilité est grande et les possibilités immenses, doit construire le rassemblement indispensable pour ne pas donner de majorité parlementaire à Emmanuel MACRON, pour battre la droite et l’extrême droite et contribuer à l’élévation du mouvement social.
La CGT 13 n’aura de cesse d’oeuvrer à l’unité de celles et ceux qui ont intérêt à ce que les choses changent car, tous ensemble, nous pouvons imposer une politique de justice sociale.
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 23:46
Le très discret courrier des grands patrons à l’Elysée en vue de mettre la France au Pacte… européen

Gattaz conseillant Macron

Chaque année, le 9 mai, c’est la Fête de l’Europe. Une fête qui donne libre cours à une liesse populaire incomparable. Jusqu’au moindre bistrot, on entonne en chœur l’hymne à la joie ; dans les ateliers, on trinque à cette journée bénie ; dans les HLM, chaque fenêtre est spontanément pavoisée aux couleurs de la bannière bleue étoilée. Et la France enfin rassemblée danse jusqu’au petit matin pour fêter la grande aventure européenne. Les bonnes années, on découvre même avec émotion une interview du ministre délégué à l’Europe.

Bon, ça, c’est dans les rêves de Bruxelles. Dans la réalité, les seuls qui se sont souvenus de cette importante occasion à célébrer, ce sont, rien de surprenant à cela, les dirigeants patronaux. Quatre organisations qui rassemblent ceux-ci ont saisi l’occasion, au surlendemain de l’élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée, pour adresser au futur maître des lieux une ardente missive. Et là, évidemment, on ne rit plus. [...]

La suite ci-dessous

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 22:21
Sur Initiative communiste, journal électronique du PRCF

PARDEM….LE SEUL OU SEUL ?

Communistes qui luttez depuis de longues années pour le socialisme, progressistes et patriotes qui luttez aussi pour une France plus juste et plus libre, syndicalistes qui chaque jour dans vos boîtes luttez contre l’exploitation capitaliste dans la perspective de l’appropriation collective des grands moyens de production et d’échange, certes reniée par des bureaucrates confits de minables contreparties pour leur "partenariat" avec le patronat, mais bien vivant chez les travailleurs, tous vous devez savoir qu’en fait il n’y a "qu’un seul parti au service du peuple"; ce micro-parti, le Pardem, qui rejette en enfer tous les autres et se complait dans son splendide isolement, devrait cependant renouer avec le réel.

Le PRCF s’est adressé à un grand nombre d’organisations démocratiques pour des initiatives communes en faveur de la défense de la paix. Parmi elle le Pardem. A ce jour nous n’avons reçu aucune réponse du "seul parti qui défende le peuple". Sans doute trop occupé à organiser sa présence massive (?) aux législatives après une vaine tentative aux présidentielles… Compte tenu du naufrage électoral de son frère-ennemi, F. Asselineau de l’UPR, ce fut sans doute une bonne chose pour eux que nos amis du Pardem n’aient pas obtenu les signatures indispensables.

Soulignons que le boycott médiatique dont se dit victime le Pardem n’a pas empêché Jacques Nikonoff d’être invité dans la matinale de France Culture le 26/04/ 2017 entre les deux tours de la présidentielle, honneur auquel les dirigeants de notre organisation n’ont pas eu droit. Sans doute parce que France-Culture a été touché par la grâce "du seul parti qui défende le peuple"….

Oui retour au réel et à l’esprit de responsabilité pour avancer ensemble dans la direction de l’émancipation sociale et nationale avec des actes unitaires.

 

Pour information, voici la position du Pardem.  Il affirme par ailleurs qu'il présentera des candidats en Normandie. 

Voici le lien :http://www.pardem.org/legislatives-2017/318-le-pardem-participera-aux-elections-legislatives-de-2017

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 13:04

Normal ...

Tous deux libéraux ...

Tous deux partisans du libéralisme, tous deux attachés à la première place des Etats-Unis dans le monde.

Et n'oublions pas qu'Emmanuel Macron a été à l'école américaine des "Youngs leaders".

 | 
(Crédits : DR)
Le président américain Donald Trump et son homologue Emmanuel Macron auront un "long déjeuner" le 25 mai à Bruxelles, pour "comparer leurs opinions", a déclaré dimanche soir un haut représentant de l'administration américaine.

Trump impressionné par Macron

"Ce sont deux des leaders les plus récents sur la scène internationale", a ainsi affirmé un haut représentant de l'administration Trump, selon qui l'appel téléphonique récent entre les deux hommes se serait très bien passé.

"M. Trump a été très impressionné par M. Macron", a précisé ce membre de la Maison Blanche, sous le sceau de l'anonymat.

"Cela a clairement été une très belle victoire électorale", et même si les deux hommes ne partagent pas forcément les mêmes idées, ils sont tous deux "des outsiders, qui transcendent les barrières politiques traditionnelles".

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 07:31
Le PCF, la France Insoumise, analyses politiques comparées

14 Mai 2017 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #élection 17, #classe ouvrière, #GQ

Sur l'absence d'accord législatif entre PCF et FI, les torts sont partagés.

Le PCF a fait des demandes trop exigeantes, ce qui semble montrer qu'il ne désirait pas un accord, principalement parce qu'il voudrait faire face à ses difficultés financières grâce aux votes comptabilisés aux législatives.

Il a également suscité la méfiance de ses partenaires par la mollesse (pour le dire gentiment) de sa campagne. Un courant important, inspiré par la cellule éco et des notables locaux a même tenté à plusieurs reprises de la saboter : diffusion de messages hostiles (pour continuer à être gentil) sur les réseaux sociaux, campagne pour un candidat communiste fantôme, tentatives de résurrection de l'Union de la Gauche, tentatives de ralliements à Montebourg, puis à Hamon, pression pour l'abandon de la candidature Mélenchon après le vote des primaires socialistes puis demande d'une alliance avec Hamon au prix des points essentiels du programme, rétention des signatures pour semer le doute à quelques semaines du vote, vote Hamon, "vote révolutionnaire" pour Poutou ou pour Macron.

La FI de son coté n'a pas l'air de comprendre que le PCF est toujours une force politique militante, qu'il comporte des débats intérieurs et une opinion interne et qu'on ne peux pas s'allier avec une telle force sans faire la moindre concession, qu'il s'agit d'un parti historique et que ses militants veulent le conserver, pour beaucoup d'entre eux c'est même leur seul but. Il y a même quelques zones en France où le PCF conserve un ancrage populaire, et où un candidat PCF fera mieux, notamment contre le FN, qu'un nouveaux venu de la FI. S'effacer devant le PCF dans trente circonscriptions, ce n'était pas la mer à boire, surtout quand on vise la victoire nationale. S'il a manqué quelques centaines de milliers de voix, c'est aussi à cause d'une certaine arrogance.

Sur le fond, la ligne actuelle du PCF est beaucoup plus droitière que celle de la FI, mais celle ci est essentiellement le reflet de l'opinion actuelle de son dirigeant principal et de quelques conseillers. Le volet institutionnel du programme de la FI, mis en avant en premier dans un discours basiste et ultra-démocratique, est le moins crédible. Si Mélenchon change d'avis sur quelque chose, la FI suivra au quart de tour. Le PCF, sans être un modèle idéal du genre, est en fait plus démocratique que la FI; mais il faut l'avouer, beaucoup moins efficace.

Pour résumer, la FI offrait aux présidentielles deux avantages majeurs sur le PCF :

Mélenchon pouvait gagner, et donc abolir un certain nombre de lois du quinquennat Hollande, ce qui n'était pas à la portée du PCF, qu'il soit isolé ou dans une union de la gauche discréditée. Sur le plan programmatique il avait la volonté, crédible, de sortir de l'OTAN, et celle qui l'est moins mais qui est tout de même fortement affirmée, de tenir tête à l'UE, ce qui ne peut aboutir qu'à la quitter si on le fait vraiment. Le PCF a, lui, baissé pavillon sur ces deux question cardinales.

Le reste du programme de la FI soit ne fait pas partie de mes choix (sortie du nucléaire, constitution parlementariste, végétarisme, etc), soit n'est pas assez courageux pour aller chercher les voix des classes populaires là où elles sont (immigration et sécurité).

Le ralentissement de l'immigration est compris par les classes populaires comme essentiel pour l'intégration des immigrés déjà présents et pour la lutte contre le chômage, et elles ont sans doute raison. Si on veut retrouver leur confiance il faut sortir du consensus libéral sur cette question, partagé avec le MEDEF, qui prône la totale liberté de mouvements de main d'œuvre dans le monde.

Mais ces faiblesses existent aussi dans le programme du PCF ; elle indiquent simplement que les militants de gauche sont massivement recrutés aujourd'hui dans la petite bourgeoisie dont la vie quotidienne est peu impactée par l'insécurité ou qui idéalise l'immigration (qu'il ne s'agit pas non plus de diaboliser, mais d'analyser sobrement).

Il est exact que la FI a réussi à regagner du vote ouvrier, complètement perdu par le PCF à l'exception de quelques circonscriptions (Vénissieux, Martigues, Douai, le Havre, etc), mais c'est sur une base ethnique : environ 25% des ouvriers sont issus d'une immigration récente (deux ou trois générations) et environ 25% aussi des ouvriers votent Mélenchon. Mais des départements ouvriers comme l'Aisne ou les Ardennes votent massivement Le Pen. Au vu des résultats du 23 avril, sans "barrage à" d'un coté ou de l'autre au second tour, il peut y avoir 150 députés de la France Insoumise; et aussi 150 députés FN, ce qui en annulerait arithmétiquement l'effet. Et on ne peux pas d'un coté espérer sans le dire que l'électorat frontiste se reporte sur ses candidats par pur "dégagisme" et mobiliser à son profit un front républicain dans des duels nombreux avec le FN qui ne s'annoncent pas très bien.

Si le FN est un épouvantail et un leurre, qui ne représente aucun danger pour le train-train de la démocratie libérale, il n'en reste pas moins qu'affaiblir son influence sur la classe ouvrière est la priorité stratégique du moment, pour ceux qui veulent représenter légitimement cette classe. Et pour ça il faut arrêter de discourir comme les patrons (ou comme les enfants des patrons quand ils sont encore trotskystes).

Cela dit, Mélenchon n'a pas obtenu son résultat exceptionnel en Seine-Saint Denis (34%, à comparer justement aux 34% de Marine le Pen dans le Pas de Calais), comme voulait le faire Hamon, en flattant les tendances communautaristes, il a au contraire rallié ces votes autour d'un discours démocratique franco-patriotique qui est plus à même, à l'avenir, de surmonter la barrière ethnique et de réunifier le prolétariat en France qui le discours différentialiste en vogue dans la "gauche de gauche".

Fondamentalement, c'est pour le moment un vote patriotique et républicain inter-classiste qui regroupe tout le monde sauf les riches, et qui comme tel provoque la fureur dans les milieux trotskystes. Significativement, Mélenchon, qui avait fait l'erreur, à mon humble avis, de terminer sa campagne dans l'Est parisien, a fait le même résultat, 19%, dans le département le plus "ouitiste" en 2005 (Paris) et dans le plus "noniste" (Pas de Calais). Et on se souvient que ce vote avait été un marqueur de classe très net.

La FI a fait la moitié du chemin dans la reconquête du vote de la classe ouvrière, perdu par le PCF à partir de 1981. Pourra-t-elle aller plus loin? Cela dépend essentiellement de la nouvelle génération de militants qu'elle a su ramener à la politique, et de la bataille des idées qui s'y développe.

Enfin, la campagne de Mélenchon est un succès sur un autre plan, en ce qu'il a pour la première fois proposé un discours écologiste qui quoiqu'on en pense sur le fond touche les attentes populaire, notamment par le biais de la question animale, le retour à la production alimentaire locale, et par son association au thème de la planification, du protectionnisme, et de l'emploi.

 

GQ 14 mai 2017

PS a propos de "bataille des idées" (cette expression est de Fidel), au lieu d'esquiver la question, les militants de la FI peuvent affirmer sans craindre l'opprobre médiatique que "le Venezuela n'est pas une dictature" ! A certains moments Mélenchon donnait l'impression de partager nos idées (une analyse de classe anti-impérialiste), mais d'en redouter (peut être avec raison) le coût politique. Cultiver l'ambiguïté fait partie du savoir-faire politique : on ne la quitte qu'à son détriment. Mais les choses doivent être dites maintenant que les jeux sont faits.

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 16:55

 

"Cela ne réglera pas les problèmes mais cela empêchera du moins des mesures nocives et destructrices d’être prises."

Le jour d’après par ·

Emmanuel Macron a été élu avec une large majorité des votes exprimés le 7 mai, soit pratiquement 66,1% des « votants ». Il atteint un score impressionnant en pourcentage, mais qui est aussi un score en trompe l’œil. Cela a été dit dans de nombreux commentaires. Maintenant que les chiffres définitifs du 2ème tour de l’élection présidentielle sont disponibles, il convient de tirer un bilan plus précis de ce qui est survenu. Il est aussi temps de penser à l’avenir. Après les émotions, feintes ou réelles, de l’élection présidentielle, est venu le temps du jour d’après.

 

Les résultats du 2ème tour

Venant après le coup de tonnerre du 1er tour qui vit la politique française passer du bipartisme, voire du tripartisme au quadripartisme, le 2ème tour révèle aussi son lot de surprises. Il convient d’analyser plus précisément la répartition de ce vote. L’importance du nombre des abstentions et des votes « blancs ou nuls » ramène en effet son score à 43% des inscrits. Par ailleurs on notera l’importance des abstentions et des bulletins blancs qui, combinés, représentent près de 31,8% des inscrits.

TABLEAU 1

En pourcentage des inscrits

 E. Macron43,63 %
M. Le Pen22,38 %
Abstentions25,44 %
Blancs6,35 %
Nuls2,21 %
   

Une première constatation s’impose : le score d’Emmanuel Macron n’est nullement impressionnant. On est à mille lieu du « ras de marée » que décrit la presse. Par contre, le fait qu’il enregistre presque deux fois plus de votants que son adversaire doit être souligné. Ce niveau est donc à mettre en parallèle avec celui obtenu en 2002 par Jacques Chirac dans une élection présidentielle où, déjà, un candidat de Front National était au 2ème tour. Jacques Chirac, il faut le rappeler, était président sortant. Il se représentait à la suite du septennat qu’il avait effectué à la suite de l’élection présidentielle de 1995. Il avait d’ailleurs réalisé un fort mauvais score lors du premier tour de l’élection de 2002. Il était, en théorie, assez mal placé pour réaliser un score écrasant lors du second tour de l’élection, même si les ralliements de toute part avaient afflués.

Dans ce cas de figure très particulier, Jacques Chirac avait néanmoins obtenu les suffrages de 62% des inscrits. Un écart de 19 points s’est donc creusé en 15 ans, entre l’élection de Jacques Chirac et celle d’Emmanuel Macron. Cet écart est hautement significatif. Il montre qu’il y a eu plus un vote par défaut, les sondages, apprendre avec précaution, indiquent que seuls 41% des personnes ayant choisi le vote Macron approuvent son programme. Un sondage de Louis Harris le confirme. Ce sondage porte sur les électeurs ayant voté soit pour Emmanuel Macron, soit pour Marine le Pen.

TABLEAU 2

Degré d’approbation du programme de chaque candidat

 Adhérent au projetN’adhérent pas au projet
Macron41 %59 %
Le Pen60 %40 %
En proportion des inscrits
Macron17,9 %25,7 %
Le Pen13,4 %9,0 %

Source : Harris Interactive

Si on compare cela aux résultats de l’élection de 2012, ou François Hollande avait réuni sur son nom au 2ème tour près de 42,5% des inscrits, et 55% de ses électeurs se disaient persuadés (plus ou moins) par son programme. Ainsi, c’étaient 23,3% des inscrits que l’on pouvait dire « adhérent au projet » de François Hollande, à comparer aux 17,9% d’Emmanuel Macron. Cela n’avait pas empêché François Hollande d’être l’un des pires Président de l’Histoire depuis 1873.

Ceci conduit donc à relativiser non pas tant le victoire elle-même d’Emmanuel Macron, qui est indiscutable, que la portée et la signification de cette victoire.

 

La stratégie électorale d’Emmanuel Macron

Les fractures du 1er tour pour l’instant perdurent. Et elles pèseront lourd dans les élections législatives à venir. On peut d’ores et déjà discerner la stratégie d’Emmanuel Macron sur ce point : il va tenter de briser Les Républicains, tout en finissant d’assécher le P « S ». Mais, cela risque de se révéler contradictoire. Chaque pas qu’il fera en direction des « Républicains » fera monter les antagonismes à sa gauche. Or, l’acte de décès du P « S » étant de fait acté avec le ralliement maintenant ouvert de ténors à la recherche de voix comme Manuel Valls, il devient possible à Jean-Luc Mélenchon de rallier une bonne partie des électeurs qui s’étaient portés sur Benoît Hamon au 1er tour. En tout état de cause, il n’est pas dit que la stratégie électorale d’Emmanuel Macron fonctionne. On pourrait ainsi retrouver aux législatives une France segmentée en quatre, mais avec un pôle à gauche plus fort que ce qu’il était au 1er tour. Et, si cette stratégie fonctionne néanmoins, elle risque fort de prendre l’apparence d’une énorme tambouille électorale qui provoquera un haut le cœur chez une majorité des électeurs. En ce cas, on aurait une tripartition de la vie politique française, mais l’éclatement de la droite traditionnelle ne se ferait pas sans conséquences, et pourrait renforcer le parti qui sera issu du Front National. Tel est bien le dilemme dans lequel se trouve Emmanuel Macron : il doit en faire assez pour provoquer l’éclatement de la droite traditionnelle, mais au risque de provoquer et le passage de ce qui reste d’électorat de gauche au P « S » vers Jean-Luc Mélenchon, et de provoquer le passage d’une partie de l’électorat de droite vers Marine le Pen.

Cette dernière indique qu’elle souhaite faire évoluer le Front National. Si cette évolution devait se limiter à un changement de nom, l’effet qu’elle peut en attendre sera des plus limité. Elle a payé au prix fort les voltefaces de la fin de la campagne et un débat exécrable. En fait, lancée sur une dynamique clairement ascendante au sortir du 1er tour, ou les intentions de votes la mettaient à 38%, elle avait atteint en quelques jours les 42%. De ce niveau, elle est retombée à 34% au soir du 2ème tour. On peut estimer qu’elle a perdu au moins 2,5 millions de votes du fait de ses tergiversations et ses palinodies sur des sujets de la plus haute importance comme la question de la sortie de l’Euro ou la question de l’âge de départ à la retraite. Il reste à savoir si l’électorat gardera en mémoire la fort mauvaise image qu’elle a donnée dans la dernière semaine de la campagne. Si tel devait en être le cas, la capacité à attirer des électeurs des Républicains pour les élections législatives en serait altérée.

Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, n’a pas à rougir de sa campagne pour le 1er tour, où il s’est battu comme un beau diable face à une presse extrêmement hostile, n’hésitant pas à dénaturer et caricaturer ses positions. Son attitude pour le second tour, en dépit de pressions honteuses, a été un succès. Mais, les divergences qui existent aujourd’hui entre la France Insoumise et l’appareil du PCF, les accords et les petits arrangements de dernière heure, vont malheureusement peser non pas tant sur la campagne mais sur les résultats.

 

L’enjeu des législatives

On voit bien désormais que le principal enjeu des législatives qui viennent sera de savoir si le parti d’Emmanuel Macron, dont la stratégie est aujourd’hui en passe de se clarifier, atteindra la majorité absolue des députés, voire pourrait atteindre cette même majorité au prix d’une alliance avec ce qui survivrait du P « S ». Cet enjeu est essentiel. Qu’Emmanuel Macron obtienne une majorité absolue au parlement et il pourra mettre en œuvre à travers le mécanisme des ordonnances son projet économique qui peut s’analyser comme une baisse des coûts salariaux d’environ 20% afin de redonner la compétitivité qui manque à la France du fait de l’existence de l’Euro. Car, cette baisse des salaires, qui sera obtenue soit directement soit indirectement par la destruction du code du travail et par le transfert sur l’impôt des allègements de cotisations sociales correspond de fait à l’écart des salaires réels tel qu’établi par le Fond Monétaire International. Cela va entraîner une explosion des inégalités, et un renforcement du pouvoir des plus riches et des plus puissants sur la société.

C’est bien là l’enjeu caché de ces élections législatives qui viennent. Ce n’est certes pas le seul. L’engagement européen d’Emmanuel Macron, qui s’était engagé durant la campagne à « refonder » l’Europe se heurte à l’attitude de la Commission européenne mais aussi à celle des dirigeants allemands. Il n’aura pas d’alternative et devra soit choisir l’affrontement, ce à quoi il répugne, soit subir de nouvelles pertes de souveraineté. On verra sans doute dans les semaines qui viennent se dévoiler sa personnalité sur ce point.

C’est pourquoi, il est particulièrement important que le Parti d’Emmanuel Macron n’obtienne, ni de près ni de loin, la majorité au Parlement. Cela ne réglera pas les problèmes mais cela empêchera du moins des mesures nocives et destructrices d’être prises.

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 16:43
À Emmanuel Macron qui veut passer la loi travail II par ordonnances, c'est toujours non merci!

Le monde que vous nous dessinez Monsieur Macron, c'est le monde de l'individualisme et du chacun pour soi.

11/05/2017 11:50 
DR
Lettre ouverte à Emmanuel Macron, Ordonnances, non merci ! 

Par François Ruffin, réalisateur, Caroline De Haas, pétition loi travail, non merci, Florian Borg, avocat

Lettre ouverte à Emmanuel Macron

Ordonnances, non merci !

Monsieur le Président,

 

Vous avez annoncé vouloir avancer pendant l'été dans la 2ème étape de la Loi travail contre laquelle les jeunes et les salarié.e.s s'étaient mobilisés l'an passé.

 

Pour contourner notre désaccord massif, il semble que vous ayez trouvé la solution. Plus rapide qu'un débat à l'Assemblée, plus facile qu'une négociation avec les syndicats et plus pratique que le 49-3: les ordonnances. Cette anomalie démocratique vous permet de décider seul, sans tenir compte de nos avis ou de celui du Parlement.

 

Pour quelqu'un qui affirme vouloir renouveler la vie politique, on peut dire que vous posez le décor.

Avez-vous regardé les conséquences de la première Loi travail ? Baisse de la rémunération des heures supplémentaires, suppression du suivi renforcé des femmes enceintes par la médecine du travail ou encore affaiblissement des droits des salarié.e.s en cas de cession d'entreprise (les plans sociaux de Vivarte, Tati ou Whirpool parlent d'eux-mêmes) n'en sont que quelques exemples.

 

Visiblement, cela ne vous suffit pas. Vous voulez plafonner les indemnités prudhommales en cas de licenciement abusif (c'est votre marotte on dirait). Vous voulez continuer l'inversion de la hiérarchie des normes pourtant bien entamée l'an dernier. Vous voulez étendre le recours aux referendums pour contourner les syndicats majoritaires.

Le monde que vous nous dessinez Monsieur Macron, c'est le monde de l'individualisme et du chacun pour soi. Les valeurs de notre République, que vous ne cessez de célébrer dans vos discours sont pourtant celles de la solidarité, du partage et des protections collectives.

Vous voulez redonner du sens à la politique ? Monsieur le Président, retrouvez la voie de l'intérêt général, renoncez aux ordonnances.

Les signataires de cette tribune proposent aux internautes d'interpeller le Président de la République sur http://loitravail.lol

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