Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 23:51

Communiqué de l'UD CGT de Seine-Maritime

 

 

sncmud76.JPG

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 14:52

Le point de vue de Jean Lévy, lu sur "çanempechepasnicolas".  Nous partageons son analyse.  Notamment sur la responsabilité des syndicats pour faire la lumière sur les politiques européennes conçues et mises en oeuvre par la commission de Bruxelles et les chefs d'Etat européens dont F. Hollande.  Ces derniers ont, de concert et en plein accord, décidé des contre-réformes sociales et de la politique d'austérité à mettre en oeuvre.  Or l'UE est curieusement absente de la plupart des déclarations. Seule FO demande de "réorienter la construction européenne, de revoir les traités, d'arrêter de diluer l'Europe dans la logique des marchés".  Mais c'est pour l'illusoire "Europe sociale" que FO invite les salariés à se battre.  Mais ceux-ci ont fait l'expérience que cette UE, depuis plus de 50 ans d'existence, et plus de 50 ans d'alternance entre la droite et la social-démocratie, n'a jamais été sociale.  Ils ont d'ailleurs massivement rejeté cette UE le 25 mai dernier.

A la veille du 14 juillet... Comme nous chantions naguère : "C'est pas à l'Elysée, c'est pas dans les salons qu'on obtiendra satisfaction !" par Jean LEVY

A la veille du 14 juillet...

 

La conférence "sociale" Hollande-Medef-CFDT continue sans la CGT et FO.

Certes, la CGT (et FO) n'assistent pas à la seconde journée de la Conférence dite "sociale" Medef-Hollande-CFDT.

 

Cette absence, exigée par de nombreuses organisations de la CGT, constitue le minimum de ce qu'une organisation syndicale, digne de ce nom, pouvait faire.

 

Mais pourquoi assister au premier jour d'une telle comédie ?

 

Par "respect" vis-à-vis du président de la République ?

Hollande et son gouvernement Valls ont-ils, eux, du "respect" pour les engagements pris par le candidat Hollande lors de la campagne électorale vis-àvis des électeurs ?

 

La politique de collaboration étroite avec le Medef, suivie depuis 2012 par le pouvoir PS, suffisait pour justifier une absence totale de la CGT. Son secrétaire-général Thierry Lepaon allègue le désir d'entendre  la déclaration présidentielle, comme si les actes du gouvernement  n'étaient pas eux-mêmes explicites... 

Cela rappelle la déclaration de Bernard Thibault acceptant dès l'investiture de Nicolas Sarkozy, au printemps 20107, l'invitation de celui-ci de se rendre à l'Elysée pour, avait-il dit,  "connaître les intentions du nouveau président", alors que celui-ci n'avait pas guère caché la couleur de son  programme...

 

Plus fondamental, au-delà d'un formalisme dit "républicain" mal venu, se pose la question de la nature du pouvoir, qu'il fût de droite" ou abusivement, colorié en rose. 

Thierry Lepaon sait fort bien que la politique suivie à Paris n'est que le "copier-coller" de celle décidée à Bruxelles (et à Berlin) au nom de "l'Europe", politique dictée par BusinessEurope, le Medef européen.

Alors ?

Pourquoi feindre d'attendre d'en prendre connaissance par la bouche du Président ?

Ce que les salariés, les privés d'emploi et les retraités attendent des syndicats, c'est une riposte populaire d'envergure, pas la promenade trimestrielle sans lendemain, battelant la semelle sur les pavés de nos villes, c'est une contre-offensive de classe préparée par une mobilisation idéologique  sur les enjeux réels de la bataille de classe menée depuis des décennies par le Capital européen et étasunien, dénonçant les objectifs de celui-ci visant à désarmer les travailleurs, pour en  faire nouveaux esclaves "taillades et corvéables à merci", aidés en cela par leurs fondés de pouvoir politiques de droite comme de "gauche".

Les syndicats, par leur ancrage au coeur des entreprises, et d'abord la CGT, doivent faire la lumière sur le rôle central joué par l'Union Européenne, véritable prison des peuples, dans le processus de saccage planifié des conquêtes ouvrières, des libertés conquises par les peuples, par le nôtre en particulier, au cours de ses révolutions. contre les différentes oligarchies, celle de la noblesse comme celle de l'argent.


Le 14 juillet 1789 a ouvert la voie à un monde nouveau. 

Sachons nous en inspirer.

 

Jean Lévy

 

 

INFO AGENCE 

SUR LA CONFERENCE "SOCIALE"

OUVERTE LE 7 JUILLET 2014

 

 

La conférence s'était ouverte dans un climat tendu.

Le Premier ministre a suscité la colère des syndicats en annonçant la semaine dernière le report partiel d'un mécanisme de compensation de la pénibilité au travail lié à la réforme des retraites, pour apaiser la Medef et la CGPME, qui menaçaient de ne pas participer à la réunion.

Finalement, ce sont les secrétaires généraux de la CGT et de FO, Thierry Lepaon et Jean-Claude Mailly, qui ont annoncé lundi que leurs organisations boycotteraient les tables rondes prévues mardi et la séance de clôture par Manuel Valls.

Thierry Lepaon a accusé le gouvernement de "pratiquer le dialogue social avec le Medef", qui "a obtenu ce qu'il a voulu avant même l'ouverture de la conférence sociale". "Aucune revendication en matière de salaire, d'emploi, de financement de la protection sociale, d'emploi industriel ne figure à l'ordre du jour de cette conférence sociale", a-t-il déploré devant la presse.

Jean-Claude Mailly a pour sa part dénoncé "un vrai bug dans le dialogue social" -"Quand vous annoncez des choses et que vous ne consultez pas, j'appelle ça du mépris."

"On a le sentiment que le gouvernement répond aux revendications du patronat mais ne s'intéresse pas aux attentes des salariés", a ajouté le dirigeant de FO.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, avocat d'une culture du compromis à l'allemande et jusqu'ici soutien des réformes entreprises par le gouvernement, a lui aussi stigmatisé les annonces de Manuel Valls la semaine passée.

Mais il a déclaré que la politique de la chaise vide était contre-productive et contraire à la tradition de sa centrale. Il a confirmé sa participation à la suite de la conférence, mardi, aux côtés de la CFTC et de la CFE-CGC.

LE MEDEF SATISFAIT

 

Le ministre du Travail, François Rebsamen, a regretté l'absence de la CGT et de FO mardi mais estimé que le dialogue n'était "pas rompu" pour autant.

Les dirigeants des organisations patronales se sont pour leur part dits satisfaits de cette première journée.

"Je crois que ça s'est plutôt pas mal passé", a déclaré le président du Medef, Pierre Gattaz, qui a souhaité que les réunions proposées par François Hollande soient "conclusives".

Quant à l'absence de FO et de la CGT mardi, il s'est borné à espérer que cette "mauvaise humeur" serait bientôt dépassée.

"Ce que j'espère, c'est que nous pourrons retravailler avec l'ensemble des partenaires sociaux (...) et qu'en septembre on les verra revenir", a-t-il dit.

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 14:27
Communiqué de la FSU
Une conférence sociale bien mal engagée !

Alors que la situation économique, sociale et environnementale exige un haut niveau d’écoute des attentes et propositions des organisations syndicales, le gouvernement ne semble pas décidé à répondre à la hauteur de la gravité de la situation tant sur le plan de l’emploi que du pouvoir d’achat et de la protection sociale. Ainsi dans la fonction publique, les agents publics attendent toujours l’annonce de la fin du gel du point d’indice : il n’en est rien ! Au contraire, les dernières déclarations du chef de l’Etat indique une poursuite de la politique d’austérité.
Le discours d’ouverture du Président de la République ressemblait plus à un discours de clôture qu’à une invitation au débat et à la présentation de propositions.
Depuis 2 ans si les conférences sociales ont débouché sur plusieurs réformes ou mesures, les effets pour les salariés, les jeunes, les chômeurs et les retraités en matière d’emploi, d’amélioration du pouvoir d’achat, de protection sociale ou encore de développement des services publics ne vont pas pour l’essentiel dans le bon sens.
Aujourd’hui, un désaccord subsiste sur le pacte de responsabilité qui implique d’énormes contraintes budgétaires ne permettant pas d’assurer tous les investissements nécessaires en particulier pour conforter l’action publique et les services publics.
La FSU a interpellé le gouvernement lors des tables rondes aussi bien sur la méthode de dialogue social que sur les sujets posés : préparation de la rencontre annoncée avec l’ensemble des partenaires sociaux sur la méthode et les attendus réciproques en matière de dialogue social, mesures spécifiques pour l’emploi et la formation des jeunes, des seniors et des décrocheurs, rôle du système éducatif pour une meilleure insertion professionnelle des jeunes, développement des services publics et de la fonction publique, amélioration des conditions de travail et des salaires des agents de la fonction publique...
Mais trop d’interrogations demeurent quant aux réelles intentions du gouvernement notamment en ce qui concerne l’apprentissage, l’action publique sur l’ensemble du territoire...
La FSU constate qu’une fois encore à la conférence sociale, il n’est pas question de placer au cœur des questions d’actualité, les services publics et la fonction publique. Ils ne sont toujours pas placés comme un atout pour la nécessaire relance de notre pays.
La FSU n’accepte pas ce jeu de rôle qui ne permet ni de répondre aux enjeux posés par la gravité de la situation, ni de préparer l’avenir.
C’est pourquoi elle a décidé de quitter la conférence sociale avant son terme. Celle-ci aurait dû marquer un tournant décisif et le gouvernement aurait dû prendre en compte le mécontentement et les attentes des représentants des salariés.
La FSU attend maintenant que le gouvernement prennent des mesures concrètes pour sortir de cette situation et qu’il rétablisse les conditions d’un dialogue social de qualité et de respect mutuel des différents acteurs afin de mener les réformes dont le pays a besoin : des réformes pour davantage de justice sociale, d’égalité entre les citoyens et les territoires, et de progrès social pour toutes et tous.
La FSU juge nécessaire un rendez-vous intersyndical rapide, dans l’unité la plus large, pour faire face à la situation économique, sociale et environnementale.

 

 Les Lilas, le 08 juillet 2014

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 14:15

Dès le 3 juillet l'Union syndicale Solidaires annonçait sa non participation à la conférence sociale.

 

 

sud

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 13:56
Conférence sociale des 7 & 8 juillet 2014 | Intervention du 7 juillet de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière

 

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les ministres,
Mesdames, Messieurs,


Je dois le dire d’entrée de jeu, Force Ouvrière n’assistait pas à cette conférence sociale avec enthousiasme tant il y a, compte tenu de la situation économique et sociale, un fossé qui se creuse entre le réel et un exercice de dialogue social et de communication qui tend à justifier les choix économiques à l’œuvre. Nous avions prévenu que si cette conférence devait se tenir sous le chapeau du pacte de responsabilité, nous ne serions pas venus et si dans les faits c’était le cas nous partirions.

Depuis, force est de constater que le contexte s’est modifié. Je fais référence à l’interview du Premier ministre qui s’inscrit nettement, et sans consultation syndicale préalable, dans une politique de l’offre se traduisant concrètement par une réponse aux revendications patronales et un déni des attentes des salariés. Il ne s’agit pas uniquement de la pénibilité et du temps partiel mais aussi du Code du travail, des seuils sociaux et d’une conception autoritaire du dialogue social.


Vous comprendrez, Monsieur le Président, que notre comportement sera donc différent tant il appartient à chacun, autour de cette table, de se positionner en fonction de son rôle, de ses mandats et de ses orientations. Cela porte un nom : la démocratie et concernant plus particulièrement Force Ouvrière, notre attachement viscéral à l’indépendance syndicale.

Ceci étant précisé, nous relevons que le travail du CGSP sur la France dans 10 ans, réalisé par des experts entre eux, conduit lui aussi à valider les choix économiques et sociaux du gouvernement.

On assiste ainsi à une convergence vers une politique de l’offre qu’on tend à nous présenter comme le seul chemin possible, comme si la politique économique relevait du destin, non de choix, c’est-à-dire d’alternative possible.

L’engagement de la France dans le cadre du pacte budgétaire européen, que la majorité des syndicats européens conteste, conduit à un glissement accentué vers, non pas le sérieux budgétaire mais la rigueur ou l’austérité. Il est plus que temps de réorienter la construction européenne, de revoir les traités, d’arrêter de diluer l’Europe dans la logique des marchés.

Nous soutenons notamment, à l’instar de nos collègues européens, la mise en place d’un mini plan Marshall à hauteur de 2% du PIB à consacrer à des investissements publics et d’infrastructures. Il convient, dans cette logique de revoir les traités européens dont le TSCG tout comme il aurait convenu d’avoir une France offensive sur la question du budget européen.

Je le redis ici au nom de Force Ouvrière : chez nous comme ailleurs l’austérité est triplement suicidaire, socialement, économiquement et démocratiquement. Les récentes élections européennes en sont une illustration.

Vous avez évoqué, Monsieur le Président, le pacte de responsabilité, je concentrerai donc l’essentiel de cette intervention au pacte dit de responsabilité mâtiné de solidarité que nous qualifions à FO de pacte d’austérité et de complaisance.

Je ne reviendrai pas sur la méthode, une annonce un 31 décembre, là encore, sans un minimum de consultation préalable, le dialogue social ayant connu là une forme de thrombose.

Sur le fond, dès le départ, Force Ouvrière en a contesté le bien fondé et souligné les dangers.

Comment exiger des contreparties (terme d’ailleurs inusité depuis) sur des aides fiscales et sociales de caractère général ?

Personne ne peut imposer, dans un tel cadre, aux entreprises d’embaucher ou d’augmenter les salaires. Pour conditionner les aides, il faut obligatoirement les cibler et il aurait, par exemple, été préférable de retravailler le CICE dont le comité de suivi note que seuls 20 % des montants vont à l’investissement. J’en profite d’ailleurs pour réaffirmer que si nous sommes demandeurs d’un comité d’évaluation de l’ensemble des aides publiques et sociales, sur le modèle de celui du CICE, nous ne participerons pas à un comité de suivi consacré à un pacte de responsabilité que nous condamnons.

Qui plus est, il est dangereux d’aborder la question de la Sécurité sociale et de son financement sur la base de l’allègement du coût du travail et sans prévoir le mécanisme de compensation.

Le prisme de la politique de l’offre et le court terme l’emportent ainsi sur les analyses de fond, y compris sur les valeurs républicaines de fraternité et d’égalité.

Et si l’objectif est d’assurer de la visibilité, on ne peut concevoir les choses dans une logique d’annualité budgétaire conduisant à un stop and go illisible.

Quand la politique économique est conçue comme incontournable et s’impose à l’ensemble de la société, la technocratie et la pensée unique finissent par mépriser la démocratie et la république.

S’agissant toujours de ce fameux pacte à l’effet récessif indéniable, au moins à court terme, nous notons que pour la première fois un gouvernement entreprend de déresponsabiliser partiellement les employeurs sur les accidents du travail et maladies professionnelles tout comme il exonère partiellement les travailleurs de la cotisation salariale de retraite pour éviter d’augmenter le SMIC et de donner un signe général positif et attendu sur l’augmentation des salaires dans le privé comme dans le public. Et pourtant la croissance est en berne, le risque de déflation est présent, la demande est insuffisante.

Vous l’avez affirmé publiquement, Monsieur le Président, vous l’avez confirmé Monsieur le Premier ministre, dans votre lettre aux organisations patronales le pacte de responsabilité est une médaille à deux faces : 46 milliards sur 3 ans d’aides et 50 milliards sur 3 ans de réduction des dépenses publiques et sociales. Les deux sont effectivement liées et accepter l’un c’est cautionner l’autre. Et nous ne sommes pas les seuls à dénoncer l’impact récessif de ces 50 milliards, tant sur la croissance que sur l’emploi. C’est toute la différence entre l’analyse keynésienne et l’analyse néoclassique du libéralisme économique, ce que les italiens appellent « libérisme ».

Or nous le savons et le vivons. Dans beaucoup de secteurs le service public est à l’os, des missions de service public ont disparu ou sont menacées de l’être.

Le service public, avec les annonces sur la réforme territoriale va encore s’éloigner des citoyens et des entreprises et il ne faudrait pas que des régions XXL s’accompagnent d’une république XXS.

Nous rappelons également que nous n’avons toujours pas, malgré les engagements successifs des gouvernements, de vision sur le rôle et les missions du service public républicain, débat qui aurait dû être préalable à toute RGPP ou MAP, débat encore annoncé il y a un an par le gouvernement et qu’on peut qualifier d’Arlésienne, au même titre que la grande réforme fiscale.

Dernier point : la modernisation du dialogue social. Qu’il s’agisse des seuils, de la fusion des IRP, de l’association des syndicats à la gestion, nous ne sommes pas demandeurs.

Trois ans de délibération n’ont pas permis l’ouverture d’une négociation. Faire du social une variable d’ajustement parce que la politique économique est rigide n’est pas un signe de progrès social.

La feuille de route gouvernementale restera pour Force Ouvrière gouvernementale. Nous conservons notre entière liberté de comportement et notre indépendance.

A cette 3ème édition de la conférence sociale, Force Ouvrière voulait présenter ses revendications. Et elles sont nombreuses, des salaires à l’emploi et à la protection sociale en passant par le service public républicain et le développement industriel. J’ajouterai qu’elles sont connues parce que nous disons les choses.

Indépendants, démocrates et républicains nous le sommes profondément.

C’est aussi la raison pour laquelle nous sommes là aujourd’hui.

Mais je vous annonce, au nom de Force Ouvrière, que la participation de FO à cette 3e conférence sociale se terminera ce soir.

A chacun ses responsabilités, à chacun ses convictions, à chacun sa détermination. Et à chacun sa liberté.

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 13:33

Nous portons à la connaissance de nos lecteurs les différentes prises de positions des centrales syndicales qui refusent de continuer à participer à la conférence "sociale".  Voici celle de la CGT . Les autres suivront.

 

 

Mardi 8 juillet 2014

La CGT a décidé de ne pas participer à la seconde journée de la Conférence sociale 2014. Thierry Lepaon, nous en explique les raisons après la rencontre avec le Chef de l’Etat. A cette occasion, Thierry Lepaon a réaffirmé, notamment, l’opposition de la CGT au Pacte de responsabilité "qui va avoir un effet récessif sur notre économie" et il a réclamé "un changement de cap en matière économique et sociale". Il a aussi dénoncé les faux semblants du dialogue social et notamment le fait qu’avant même l’ouverture de la conférence sociale, le gouvernement répond à deux vieilles revendications patronales. Dans ces conditions, explique Thierry Lepaon, "il n’est pas question pour la CGT de cantonner le syndicalisme tout entier dans un rôle de figuration, particulièrement méprisant pour l’exercice de la démocratie sociale et qui divise les organisations syndicales". Dès lors la CGT a décidé ce matin, qu’elle ne participerait pas aux séances de travail prévues pour la seconde journée.

Thierry-Lepaon1

Intervention de Thierry Lepaon devant le Président de la République

 

Monsieur le Président de la République,

 

Vous ouvrez cet après- midi la troisième conférence sociale de votre quinquennat. Après cinq années de mépris des organisations syndicales par le précédent gouvernement, vous avez souhaité donner une nouvelle dimension aux relations sociales dans notre pays en instituant, dès votre élection, le principe d’une conférence sociale annuelle.

Donner un sens politique à la construction sociale dont notre pays a besoin, sous la responsabilité du Président de la République qui est garant de la cohésion de la nation, est une ambition à laquelle la CGT est sensible.

Au bout de trois exercices, il est temps d’en faire le bilan. Un bilan économique et social d’abord.

 

La situation des salariés se dégrade de mois en mois : hausse des inégalités, augmentation de la pauvreté qui touche d’abord les chômeurs et les salariés, installation du chômage de masse, désillusion, démobilisation et usure des salariés au travail, déstructuration de la vie sociale.

L’industrie continue de perdre des emplois. Les mesures d’austérité prises par le gouvernement aggravent la situation.

Le pacte de responsabilité met en danger notre protection sociale. La transformation progressive de notre sécurité sociale vers une fiscalisation du financement et des prestations n’est pas de nature à répondre aux besoins d’aujourd’hui.

 

En l’absence d’engagements clairs du patronat sur la création d’emplois, le pacte de responsabilité va avoir un effet récessif sur notre économie.

 

Vous avez décidé d’engager une réforme territoriale en urgence, qui soulève une opposition majoritaire. Cette réforme intervient au moment même où vous mettez un terme à la remise à plat fiscale proposée par l’ancien Premier ministre, qui aurait pu ouvrir la voie à de nouveaux moyens pour l’action publique. La réforme territoriale n’est pas destinée à rapprocher le service public des citoyens. Au contraire il s’agit de chercher, à tout prix, les économies imposées par votre plan d’austérité à 50 milliards d’euros. Elle va se traduire par un vrai plan social dans la fonction publique. Nous y sommes clairement opposés.

 

La politique menée fait exploser les conflits sociaux parce que le gouvernement ne veut pas entendre les salariés, ni ouvrir une réflexion de fond sur les problèmes qu’ils rencontrent.

 

C’est vrai à la SNCF, c’est vrai du conflit des intermittents. Nous avions averti que la remise en cause par le patronat des conditions d’indemnisation du chômage des salariés du spectacle et des intérimaires conduirait à l’affrontement. Nous y sommes.

Je vous ai alerté également vendredi dernier sur la situation de la SNCM. Il est inacceptable que l’Etat renie sa parole. C’est cela qui provoque l’exaspération de tous les acteurs concernés.

 

Nous attendons un changement de cap en matière économique et sociale.

C’est en respectant les salariés et en revalorisant le travail par une autre répartition des richesses créées par le travail qu’une issue à la crise sera possible.

Depuis deux ans, le gouvernement met en œuvre une politique sectorielle en superposant des dispositifs qui, en soi ne sont pas critiquables, mais qui ne peuvent pas servir de politique de l’emploi. On est arrivé au bout de cette logique. Un jour, on s’occupe des jeunes, un autre des seniors, en ignorant volontairement la responsabilité du patronat qui prend pour cible le travail des salariés au travers de ce qu’il appelle le « coût du travail ».

 

Nous sommes devant une absence de politique globale qui fragilise notre contrat social et conduit à l’échec en matière économique et sociale. C’est le cas en France et en Europe, les mêmes causes produisant les mêmes effets.

Les salariés ont besoin d’une rupture claire avec la situation existante. Il y a une urgence sociale et politique à prendre en compte la réalité de vie des millions de salariés, de retraités et de privés d’emploi.

 

Nous faisons aussi un bilan concernant la démocratie sociale.

L’attitude du premier Ministre à l’égard des partenaires sociaux n’est pas admissible. De façon unilatérale, il remet en cause des mesures qui ont fait l’objet d’une négociation, d’un accord, d’une loi.

Très concrètement, le gouvernement donne raison au patronat qui ne veut pas endosser sa responsabilité dans la reconnaissance de la pénibilité au travail et qui exclut du travail pour inaptitude 150 000 salariés par an.

Avant même l’ouverture de la conférence sociale, le gouvernement répond à deux vieilles revendications patronales.

Le relèvement des seuils sociaux, alors qu’on sait qu’ils n’ont pas d’incidence sur la création d’emplois, et la simplification du code du travail en vue de « rendre l’économie plus souple », selon les termes du ministre du Travail.

Pour la CGT, une économie plus souple impose au contraire de renforcer les garanties sociales des salariés par une sécurité sociale professionnelle inscrite dans la loi.

Il n’est pas question pour la CGT de cantonner le syndicalisme tout entier dans un rôle de figuration, particulièrement méprisant pour l’exercice de la démocratie sociale et qui divise les organisations syndicales. Le gouvernement ne peut pas décider du calendrier, du contenu et des objectifs des thématiques à débattre entre partenaires sociaux et demander aux organisations syndicales d’assurer la mise en œuvre par une négociation sous contrainte du patronat.

 

La CGT s’opposera à toute mesure affaiblissant le droit d’intervention, de représentation et de négociation collective des salariés dans notre pays.

La possibilité d’un dialogue social, c’est aussi le respect des libertés syndicales à l’entreprise. Elles continuent à être malmenées, à l’image de ce qui se passe chez Toyota, mais aussi ailleurs. Mettre un terme aux discriminations syndicales suppose un engagement clair de l’État pour reconnaître le fait syndical et pour sanctionner ceux qui ne respectent pas la loi.

Concernant les huit thématiques abordées par la conférence sociale, la CGT formule 94 exigences qui donnent un sens, et des propositions très concrètes qui correspondent à des attentes fortes de la part des salariés. Nous les avons rendues publiques la semaine dernière. Notre contribution vise à obtenir une sortie progressiste de la crise. C’est là- dessus que nous attendons des résultats.

Parmi ces propositions, cinq priorités sont essentielles pour la CGT. Elles sont une première étape pour un change- ment de cap qui réponde aux aspirations du monde du travail et pour réorienter la politique économique. Je les rappelle :

 

1. revaloriser le Smic, l’indice des salaires de la fonction publique, les pensions et les minima sociaux ;

 

2. établir un calendrier strict et à court terme pour ouvrir des négociations dans les branches professionnelles sur les grilles de qualification avec pour objectif : plus aucune grille en dessous du Smic et une garantie de reconnaissance des qualifications sur une carrière complète ;

 

3. mettre en œuvre une véritable démocratie sociale : tous les salariés doivent pouvoir élire un représentant du personnel dans leur proximité, y compris ceux des TPE, ils doivent pouvoir bénéficier d’un droit d’expression direct et collectif sur leur travail, pris sur leur temps de travail, leurs représentants doivent pouvoir disposer de droits d’intervention dans la stratégie de l’entreprise avec un droit de veto sur les licenciements ;

 

4. relancer l’emploi par l’investissement industriel en engageant la France dans le plan d’investissement visant la création d’emplois de qualité, porté par la Confédération Européenne des Syndicats, en y consacrant 2 % du PIB ;

 

5. évaluer et contrôler les aides publiques accordées aux entreprises et les réorienter pour qu’elles servent à l’emploi et à l’investissement.

 

L’organisation de la conférence sociale a donné lieu à quatorze réunions préparatoires, qui ont beaucoup mobilisé nos équipes sur la mise en œuvre de mesures qui semblent déjà décidées et convenues avec le patronat. Ces rendez-vous n’ont pas montré une volonté du gouvernement d’ouvrir le débat sur des sujets de réflexion qui préoccupent la CGT et les salariés. 

Les salariés, les retraités et les privés d’emploi attendent des réponses à leurs problèmes maintenant.

 

Par contre, tout le monde a relevé l’empressement avec lequel le premier Ministre a répondu par avance aux demandes du patronat contre l’intérêt des salariés.

 

Ce n’est pas d’une conférence sociale hors sol dont les salariés ont besoin.

 

Dans ces conditions nouvelles, le bureau confédéral de la CGT a décidé ce matin, que la CGT ne participerait pas aux séances de travail prévues demain. Je tiens donc à vous en informer dès à présent.

Le 7 juillet 2014

 

source: La CGT 

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 14:18

CGTmarinsMarseille.jpg

 

CGT-UITransports

 

Communiqué de l’Union Interfédérale des Transports CGT

 

 

Les salariés de la SNCM ont été contraints de se mettre en grève depuis le 24 juin 2014, à l’appel des organisations syndicales CGT-FO-CFDT-CFE-CGC-CFTC-SAMMM, pour rappeler au gouvernement et au Ministre des Transports ses engagements écrits de janvier et mars 2014.

 

En effet, le Gouvernement (actionnaire à 25% directement plus 33% au travers de Transdev, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations soit 58% au total) renie à présent ses engagements industriels et sociaux :

 

 Où est passée la commande de 4 nouveaux navires écologiques –fonctionnant au gaz naturel liquéfié- au chantier naval STX de Saint Nazaire (prévue avant le 30 juin 2014), Ex chantiers de l’Atlantique ?

 

 Où est passée la publication et la mise en œuvre du décret de loi relatif à «l’Etat d’accueil » imposant les règles sociales et les contrats de travail de droit français pour les marins de toutes les compagnies opérant sur les lignes du service public de continuité territoriale ? Règles et contrats de travail que ne respecte pas la compagnie italo/suisse «low cost » CORSICA FERRIES.

 

Ce décret, qui devait être publié en juin 2014, a été retardé afin d’en exclure les DOM TOM ! Et nous n’avons aucune certitude sur l’issue de son passage en Conseil d’État et sa publication au Journal Officiel. Si un jour ce décret parait, ne sera-t-il pas trop tard pour la SNCM ?

 

Pendant ce temps, à la demande d’élus corses –et avec l’aval du gouvernement – on fait la part belle à cette société italo-suisse « Low cost »–Corsica Ferries-… Bas coût social pour les salariés avec plus de 20 nationalités à bord (sans un seul marin français à bord), bas coût sur la sécurité : en témoigne le récent grave incident de mer survenu entre le 31 mai et le 1er juin dernier, où - avec un enfoncement de la coque sur 50 mètres et une voie d’eau- le Commandant du navire et l’armateur n’ont pas jugé bon de signaler ces faits aux autorités maritimes françaises et ont ainsi effectué quatre traversées et transporté près de 5000 passagers –au risque d’engendrer une nouvelle catastrophe humaine et écologique à l’image du Costa Concordia qui naviguait sous le même pavillon italien international.

 

Une société qui a bénéficié, entre autres, de plus de 180 millions d’euros de subventions déguisées avec l’argent de la solidarité nationale, nos impôts, et ce sans que l’Etat français n’y trouve à redire…

 

UN VÉRITABLE SCANDALE NATIONAL !

 

A l’heure où pèsent les plus graves menaces sur l’ensemble des compagnies françaises battant pavillon français 1er registre, et l’avenir de milliers d’emplois de marins français, il est urgent que l’Etat agisse sérieusement et concrètement dans ce dossier, en respectant ses engagements et sur les bases du plan industriel à long terme validé par les salariés et signés avec les organisations actuellement en grève dans le cadre d’un pacte social et de productivité signé et démarré depuis le 1er janvier 2014.

 

Comment comprendre l’action de ce gouvernement qui vante les mérites du Pacte de responsabilité (que dénonce la CGT) et rejette le Pacte social de la SNCM laissant sombrer la plus importante compagnie maritime en Méditerranée où il est pourtant actionnaire majoritaire avec la Caisse des Dépôts, alors que 4000 emplois directs et induits sont en jeu principalement dans deux régions déjà grandement sinistrées au niveau de l’emploi ?

 

Serait-il ultra-libéral au point de favoriser la Corsica Ferries pour qu’elle dispose de nouvelles subventions avec l’argent de nos impôts et que la SNCM disparaisse ? N’en doutons pas, si Corsica Ferries obtient le monopole qu’elle souhaite, les prix s’envoleront comme c’est déjà le cas en Italie et cela avec l’argent du contribuable.

 

 Dans ce dossier, seul manque une véritable décision politique en faveur de l’intérêt général !

 

LE COMBAT QUE MÈNENT LES SALARIÉS DE LA SNCM AVEC LEURS ORGANISATIONS SYNDICALES EST JUSTE ET D’INTERET GÉNÉRAL !

 

La mise en concurrence des travailleurs et le démantèlement des services publics ne servent que les intérêts du capital et de ses actionnaires, au détriment de tous les salariés, des citoyens.

 

 

Élargissons et amplifions la solidarité active avec ce mouvement pour mettre fin au dumping social et fiscal dans les transports, aux privatisations et stopper la sous-traitance et gagner pour un véritable service public pour tous, de qualité et au meilleur prix, au service de l’emploi, des usagers et de l’environnement !

 

Montreuil, le 03 juillet 2014

 

uit@cgt.fr

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 13:29

 

Conférence sociale : Rien à attendre de cette parodie annuelle de démocratie sociale

 

 

consoccg76.JPG

 

 

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 13:24

confsoc.JPG

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 10:22
Lu sur Rouge-Midi
Grève à la SNCM : Parce que l’État ne respecte pas sa parole !
vendredi 27 juin 2014
par  la péniche


À Marseille, tous les navires de la SNCM restent à quai ! Pourquoi ? Parce le gouvernement français, malgré les promesses de janvier dernier, se parjure et laisse au géant Véolia l’opportunité de dépecer la compagnie maritime. Dans l’intérêt de qui ? Des actionnaires ! Pourquoi voulez-vous que ceux qui risquent d’y perdre leur emploi ne disent rien ? Fralib l’a bien montré : seule la lutte paie.

Depuis mardi 24 juin, marins et sédentaires unanimes - SNCM-CGT, SAMMM, FO, CFE-CGC, CFDT et CFTC - ont arrêté pour la 3e fois cette année, le travail et ont cloué à quai les navires de la compagnie, interrompant totalement les traversées vers le Maghreb et la Corse, un avertissement avant les grands départs de l’été.


JPEG - 24.7 ko

 

"Nous ne pouvons pas attendre septembre pour dénoncer les mensonges et les reniements de l’Etat", justifie le délégué CFE-CGC des officiers Pierre Maupoint de Vandeul. "Nous réclamons que les actionnaires, dont l’Etat (25%), respectent leurs engagements. La grève est de l’entière responsabilité du gouvernement. Nous sommes à l’heure de la clarification. les mensonges du gouvernement, qui est incapable d’engager les investissements qu’il a promis, et ça ne passent plus", a déclaré Frédéric Alpozzo, secrétaire de la CGT des marins SNCM. 

En effet, ce projet de relance, longtemps soutenu par le gouvernement, prévoyait un pacte social avec 500 suppressions de postes (sur 2.600) et l’augmentation du temps de travail. En contre partie, l’État commandait quatre navires plus performants aux chantiers de Saint-Nazaire, avec à la clef des gains de productivité et publiait un décret sur l’emploi de marins.

Lors de la grève de Janvier dernier (avant les municipales – le PS pensait encore conquérir la mairie) les salariés en grève arrachaient à Jean-Marc Ayrault (alors premier ministre) un chèque pour la trésorerie. Un second coup était lancé en mars et Frédéric Cuvillier (Le ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche.) se fendait de propositions en phase avec le plan à long terme, une lettre d’intention de commande, valable jusqu’au 30 juin, était même envoyée aux chantiers navals de Saint-Nazaire.

Mais depuis le houleux conseil de surveillance du 28 mai dernier, le PDG de Transdev Jean-Marc Janaillac (sorti protégé par les CRS, sous les huées des salariés de la SNCM) a pu compter sur les voix des trois administrateurs de l’État en plus des siennes pour imposer son candidat contre l’avis des quatre représentants des salariés.

Le gouvernement, qui jusque là faisait figure d’arbitre, a justifié son soutien au nouveau dirigeant par la nécessité pour l’équipe dirigeante de "travailler et agir en confiance avec son principal actionnaire" et de "restaurer une gouvernance pleinement opérationnelle". En clair : « je suis d’accord avec le privé et ses actionnaires et contre le maintien du service public ».

Que s’est-il passé entre temps ?

La ville reste à GAUDIN avec un clou dans la chaussure des marseillais : la mairie du 13 / 14 gagnée par le FN. Et surtout un refus de voter à gauche qui s’amplifiera lors des élections européennes. N’ayant plus rien à perdre ou à gagner, que fait donc le gouvernement socialiste ? Ce qu’il a toujours fait : trahir la classe ouvrière.

Mais cette dernière n’est pas obligée de tendre l’autre joue, elle peut jouer avec ses atouts. Et le meilleur d’entre eux , c’est la grève.

"Soit on a un gouvernement de transition énergétique et de relance industrielle, soit on a un gouvernement ultralibéral qui pratique la casse industrielle sur le port. (...) Il est clair pour nous qu’il y a une fuite en avant de l’Etat avec Transdev" affirme Frédéric Alpozzo de la CGT.

JPEG - 11.6 ko

Frédéric Alpozzo

" Le gouvernement n’a toujours pas apporté de réponse, explique t-il et nous exigeons une clarification de la position de l’Etat actionnaire quant à l’abandon ou non du plan à long terme et la commande des nouveaux navires qui doit intervenir avant le 30 juin. On veut mettre la SNCM en liquidation et faire croire que c’est à cause de la grève" accuse le syndicaliste".

« On n’a plus rien à perdre ! L’actionnaire majoritaire veut nous tuer et le gouvernement va l’aider pendant que les Corses se frottent les mains et les tendent à Corsica Ferries. C’est une Europe de travailleurs détachés qu’ils veulent !? ». (voir encadré)

En fait on devrait dire des « travailleurs attachés » à ce point au capital qu’il peut leur imposer de partir travailler à l’étranger sans augmentation de salaire notable et surtout à des taux très inférieurs à ceux du pays d’exercice de celui-ci.


La promesse d’un ministre de la République

Date : 9 janvier 2014

...Par ailleurs, j’ai demandé à mes services d’accueillir favorablement de nombreux amendements proposés par les partenaires sociaux au projet de décret d’application de la loi du 28 mai 2013 sur l’État d’accueil. Pour mémoire, cette loi vise à assurer une concurrence loyale entre entreprises maritimes opérant sur les mêmes lignes ou secteurs d’activités dans les eaux territoriales françaises en imposant les règles de droit social français issues des dispositions législatives et réglementaires, ainsi que des stipulations conventionnelles, sur neuf points essentiels en matière sociale (durée du travail, salaire minimum...) Le décret « État d’accueil » en préparation vient préciser le dispositif et garantir son entrée en application.

Signé : Frédéric Cuvillier

Le ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche.

 

Évidemment la disposition des travailleurs détachés, prise par les instances de l’UE dans une circulaire de 1996, au nom de la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée » concerne particulièrement la France où les salarié-e-s ont gagné, dans la foulée du CNR en 1945, des droits et en particulier une protection sociale financée par les richesses créées à l’entreprise.

Le grand patronat qui n’a jamais accepté cette conquête n’a eu de cesse de porter depuis des attaques de toutes sortes contre notre sécurité sociale. La dernière mode est donc celle des salariés « détachés ». Autrement dit une entreprise qui a un travail à faire en France, au lieu de le faire faire par des salariés sur place, fait appel à des esclaves des temps modernes qu’elle fait venir à bon compte (en moyenne 30% de moins sur les salaires). Bref c’est le retour du « plombier polonais ».


JPEG - 47.3 ko

"On touche à un, on touche à tous"

"C’est par la grève, le rapport de force, la manifestation et la contestation que nous nous ferons entendre", annonce Frédéric Alpozzo. Il revendique 70% de grévistes chez les marins : "Avec ça, les réponses vont tomber de la part de ce gouvernement indigne de la République, incapable de respecter la signature d’un ministre."

Et maintenant, tous les métiers du port soutiennent le mouvement : dockers des bassins Est et Ouest, douaniers, les personnels des ports de Fos et de Marseille. Le représentant CGT des agents du grand port de Fos, Pascal Galéoté, confirme : "Nous ne sommes pas seulement solidaires. Nous sommes en convergence de lutte. Et il n’est pas dit qu’on ne les rejoigne pas dans le mouvement dans les jours prochains. Pour nous, si la SNCM disparaît, c’est 60 emplois en danger sans compter l’activité des bassins Est qui serait directement impactée."

"Je touche à un, je touche à tous et tous ensemble, on va gagner", conclut Alpozzo. Il confirme par exemple que les dockers de Fos ont refusé de "travailler le navire" de la Corsica ferries, appareillé pour transporter du fret entre la Corse et le continent.

Pour la CGT des marins de la SNCM, "la balle est donc dans le camp de l’Etat qui à toutes les cartes en main pour créer les conditions nécessaires à un été paisible. Le combat de la CGT à la SNCM est déterminé à s’opposer à la dérèglementation européenne, à la casse des services publics et à leur mise en concurrence avec le libéralisme sauvage".

Et Gaudin qui préfère accueillir les usines à touristes de Costa ne dit pas un mot sur la SNCM. UMP / PS même combat !
Soutenons et expliquons autour de nous la justesse de cette grève. Le capitalisme de Véolia n’est pas aménageable, seule la lutte solidaire des marins et des marseillais, si fiers de leur navires, peut le faire reculer.

Souvenons-nous des Fralib !


la peniche

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents