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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 03:32
De l’importance d’être présent avec les camarades de la SNCM
vendredi 4 juillet 2014
par  Rouge Midi


Mardi soir 1er juillet, était convoquée, sur le port de Marseille, au pied d’un bateau occupé, une assemblée de soutien à la lutte des employé-e-s de la SNCM, marins et sédentaires.

Quelques heures ont suffi pour que des centaines de militantes et militants [1] se rassemblent au côté de marins éberlués qui n’en revenaient pas d’une telle mobilisation en si peu de temps.

Si le mot d’ordre lancé par l’UD CGT 13 [2] a été repris en si peu de temps c’est qu’ici on sait toutes et tous ce que l’on doit au service public tant du point de vue du droit au transport pour les usagers, que du point de vue de l’activité de toutes les professions portuaires dont une part importante de l’activité est liée à la compagnie.


Que deviendrait un port sans compagnie maritime nationale qui transporte des gens, du fret, qui fait appel à des réparateurs et toutes sortes d’intervenants ? C’est d’ailleurs la question que pose Olivier Mateu au nom de la direction de la CGT 13. Question à laquelle il répond sans hésiter : « Nous sommes tous ici convaincus, que le Service Public de continuité territoriale doit être conforté et amélioré, qu’il doit être encore plus et mieux au service des populations, de nos régions et de l’emploi. Et pour nous, cela passe par une SNCM debout, dotée des moyens nécessaires pour répondre à ses missions d’intérêt général.

Nous sommes tous ici conscients de la place et du rôle qu’occupe la SNCM sur le Port de Marseille. Elle est un lien entre la Corse et le continent, elle fait de Marseille une porte vers le Maghreb. De par sa présence ici et l’activité qu’elle engendre pour toutes les professions. Que ce soit chez les Dockers, les Portuaires, la Réparation Navale, les Douaniers, la SNCM contribue à faire du Port de Marseille un Port global où toutes les professions sont liées par le même destin ; aussi, ceux qui rêvent d’un Port sans ouvriers à statuts, sans drapeaux rouges, ne s’y trompent pas en frappant fort sur nos Camarades. Nous ne laisserons pas faire.

Le Port de Marseille est le poumon économique du département, de la région. S’en prendre à un de ses maillons, revient à nous affaiblir tous. Notre département, nos activités, nos industries, nos Services Publics paient déjà un trop lourd tribut à l’appétit des financiers qui n’en ont jamais assez. »

Et de rappeler dans la foulée que l’attaque contre la SNCM, n’est pas un cas isolé, mais une stratégie d’ensemble contre toutes les activités industrielles et de service de ce département que d’aucuns veulent transformer en bronze-cul. « Notre département fait l’objet d’une attaque globale, il nous faut y répondre globalement, en travaillant à la convergence des luttes. Le patronat et le gouvernement savent très bien que les travailleurs unis, avec la CGT, dans les luttes, peuvent inverser les choix et gagner le progrès social.

Depuis plusieurs mois déjà, voire pour certains quelques années, des luttes se mènent dans tous les secteurs : aux Moulins Maurel, à la Centrale de Gardanne, dans la Pétrochimie, au Grand Conseil de la Mutualité, à l’Hôpital Public, dans les Organismes Sociaux, à Air France et d’autres encore. Toutes ces luttes constituent un socle important pour permettre l’élévation et l’élargissement d’un mouvement social capable d’imposer le progrès social.

Contrairement à ceux qui, dans le camp d’en face, cultivent la fatalité pour éteindre toute résistance, nous pensons qu’il est possible de faire autrement et d’inverser le cours des choses. A ce sujet, les victoires obtenues par nos Camarades de Fralib et d’Ascométal, face à deux grands groupes, doivent résonner comme un formidable encouragement pour tout le monde du travail. Permettez-moi de les saluer à nouveau. »


A sa suite c’est Frédéric Alpozzo, secrétaire général du syndicat des marins qui dénonce la duplicité du gouvernement.
Comme le demande le syndicat dans un tract diffusé actuellement dans la région, il interroge :
« Où sont-ils les bateaux neufs écologiques à transition énergétique promis dont nos camarades de St Nazaire actuellement en chômage technique auraient tant besoin eux aussi ?
- Où en est le décret-loi « Etat d’accueil », pourtant promis par écrit, qui obligerait des entreprises comme Corsica Ferries à appliquer le droit du travail français ? Obliger les employeurs à appliquer ce droit-là ce serait bon aussi pour d’autres professions comme le bâtiment. Nous sommes internationalistes et nous refusons tout nationalisme et opposition des travailleurs entre eux. Avec l’obligation de respect du droit du travail français quels intérêts auraient les patrons à faire venir des salariés de plusieurs milliers de kilomètres pour mieux les exploiter ? (…) [3]

Le pacte de compétitivité nous sommes la preuve vivante que c’est une fumisterie. On a même signé ici un accord qui prévoit que l’on travaille plus pour gagner autant et pourtant voyez où nous en sommes six mois après !!!
On a un gouvernement qui se dit de gauche, des ministres que nous avons rencontrés qui disent nous soutenir et qui en fait mentent et nous lâchent à la première occasion. »

Son expression de colère contre la fausse gauche, celle qui aggrave les conditions de vie du monde du travail est ponctuée par des applaudissements et les cris approbateurs de l’assistance. Evidemment il parle de l’UE et de sa commission qui veulent s’asseoir sur le droit social français afin de le tirer vers le bas. De sa politique de sanction à géométrie variable, « tout bidon » comme écrit le syndicat qui souligne à juste titre que l’UE pointe les subventions allouées à la SNCM qui est soumise à une obligation de service public et qui ferme les yeux sur celles allouées à Corsica Ferries qui n’a pas du tout les mêmes obligations.

Puis, s’adressant plus particulièrement aux porteurs de drapeaux politiques, il termine par la partie de son intervention qui est peut-être la plus marquante pour l’assistance présente. .
« Moi qui ne suis encarté nulle part, en tant que militant, je m’adresse à vous, et plus particulièrement au Front de Gauche : jusqu’à quand et à quel prix vous allez accepter, de vous associer aux socialistes qui nous tirent dessus ? Comment ne pas comprendre que la situation politique actuelle nourrit l’abstention et le vote d’extrême droite. ? On ne peut pas continuer comme ça ! On a besoin d’une vraie gauche en France ! »
Les applaudissements très nourris et le sentiment de gravité visible sur les visages attentifs devraient faire réfléchir celles et ceux qui disent vouloir mettre l’homme avant la finance…

Pour ce moment de solidarité forte, de détermination commune dans le combat, cette capacité des travailleurs en lutte à bousculer le politique, il fallait être présent sur le port de Marseille ce mardi 1er juillet.

Il faudra continuer à soutenir et à s’engager dans ce combat pour l’avenir.


[1] on remarquait outre les portuaires toutes professions confondues, les intermittents, les fralib, celles et ceux du grand conseil, les Moulins Maurel, les chômeurs, Ascométal, les entreprises de propreté, la pétrochimie, Air France, les UL, des membres des 18 organisations engagées dans le processus unitaire avec la CGT et particulièrement tout le bureau de Rouge Vif 13…

[2] un même rassemblement avait lieu à la même heure en Corse

[3] Sur les travailleurs détachés et la fameuse circulaire de 1996 dont Rouge Vif 13 demande l’abrogation et qui a pourtant vu un incroyable vote unanime au sénat...pour son amélioration (sic !)

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 22:32
Car-ferrie-Transmanche.JPGCommuniqué de l'Union locale CGT de Dieppe

Depuis le 24 juin, les marins de la SNCM sont en grève avec la CGT et l’intersyndicale, avec l’appui de la CGT des portuaires et de l’UD CGT 13.

Ils veulent que les « engagements » du gouvernement soient tenus :
  • - La commande de 4 bateaux aux Chantiers navals STX de Saint Nazaire.
  • - La publication d’un décret « État d’accueil » qui obligerait les armateurs et Corsica Ferries à respecter le Droit français, avec des contrats de travail français pour ses marins.
Les armateurs de Corsica-Ferries contournent le Droit du travail français.

C’est une brèche ouverte qui menace tous les marins, à Dieppe et ailleurs, c’est une menace pour tous les salariés. D’autant plus qu’avant la Conférence sociale, le Premier Ministre et le MEDEF affirment haut et fort qu’il faut, avec le Pacte social baisser le « coût du travail » et liquider le Code du travail.

Les marins de la SNCM défendent 2600 emplois directs face à Transdev (filiale de Veolia) et face au gouvernement.

A Dieppe, la population garde en mémoire la manière ignoble dont l’Etat a traité les marins. La privatisation des ferries et la déréglementation se sont traduites, il y 20 ans à Dieppe par un désastre sur l’emploi.

  • > Des centaines de marins dieppois ont perdu leur embarquement et ont du s’expatrier dans le Nord et jusqu’en Belgique pour continuer à naviguer.
  • > Les familles ont été écartelées.
Aujourd’hui, la ligne Dieppe-Newhaven est toujours menacée, comme d’ailleurs l’ensemble des liaisons transmanche.

Les patrons veulent imposer des salaires toujours plus bas, toujours moins de réglementation, même si cela entraîne toujours moins de sécurité.

L’Union locale de Dieppe affirme sa solidarité totale avec la grève des marins de la SNCM, leur combat est le nôtre.

Nous exigeons face au gouvernement et au patronat :

  • - Défense du Code du travail contre le « Pacte » Valls-MEDEF.
  • - Le secrétaire d’État au Transport Cuvilier doit répondre aux revendications des marins de la SNCM pour garantir les 2600 emplois.
  • - Il est temps que l’État et le Conseil général de Seine-Maritime(les institutions régionales et/ou locales)s’engagent pour pérenniser les ferries à Dieppe. Ce qui signifie aussi prendre toutes dispositions pour aménager les horaires de dessertes pour les voyageurs et faire en sorte qu’une publicité digne de ce nom soit effective tant au niveau des touristes que des transporteurs

 

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 22:07

CGT-paris15.jpg

Adresse du Bureau de l’UL CGT

du 15ème Arrondissement de Paris

au Bureau Confédéral de la CGT

Le Bureau de l’Union locale CGT du 15ème arrondissement de Paris, sur la base du point de vue exprimé par sa dernière Commission exécutive, rejoint les expressions de nombreuses organisations de la CGT : la place de la CGT n'est pas à la “conférence sociale” des 7 et 8 juillet prochains convoquée par le gouvernement.

 

Le seul objectif de ces conférences est d'obtenir la caution des organisations syndicales à la mise en œuvre des politiques au service du Capital.

 

Qu’il s’agisse de la « réforme ferroviaire », du « pacte de responsabilité » ou de la « réforme territoriale », la CGT ne peut pas s’associer à cette mascarade, même de façon critique et au nom du « dialogue social ». Elle accréditerait dangereusement l’idée du patronage d’un gouvernement « neutre », jouant un rôle « d’arbitre au-dessus des classes » alors qu’il est le principal serviteur de la politique du capital.

 

Le ministre du travail, François Rebsamen, déclare vouloir « faire le point sur le pacte de responsabilité et de solidarité ». Cette conférence constitue une nouvelle manœuvre visant à faire avaliser le pacte de « responsabilité » : une saignée de 50 milliards d’euros en 3 ans dans les dépenses publiques et sociales.

 

Qui peut croire que l'on puisse négocier des garanties – un moindre mal - pour les salariés, les fonctionnaires, les chômeurs et les retraités dans ce cadre ?

 

Le mouvement exemplaire des cheminots, tant par sa détermination que par la justesse de son contenu, a mis en difficulté le gouvernement et le patronat comme jamais depuis l’élection de François Hollande. Pour l’Union Locale du 15ème, il a ouvert la voie à une véritable contre-offensive des salariés, dans tout le pays, pour mettre en échec ce plan de casse généralisé de nos acquis et imposer la satisfaction de nos revendications. Nous gardons le souvenir des mobilisations immenses, inachevées, de 2010 contre la casse des retraites.

 

Le gouvernement a cherché lourdement à rallier la CGT à un accompagnement de sa « réforme ferroviaire ». Il a été mis en échec par le mouvement et s’est retrouvé avec ses partenaires syndicaux habituels.

 

Aujourd'hui, les salariés attendent de la principale organisation de lutte du pays une voie claire et des perspectives de lutte concrète.

 

La place des dirigeants syndicaux CGT n'est pas à la table du MEDEF sous les auspices de Hollande et de Valls. Elle est sur le terrain de l'exploitation, dans les luttes, avec les syndiqués. Des possibilités nouvelles existent d'impulser, en actes, la convergence des luttes. Chaque militant syndical de classe l’appelle de ses vœux pour préparer, dès maintenant, une rentrée de résistance et de contre-offensive.

 

Les instances confédérales ont un rôle décisif à jouer dans cet objectif.

 

Paris, le 5 Juillet 2014

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 18:03

CGT-cheminots-Cannes.jpg

SYNDICAT CGT DES CHEMINOTS
DE CANNES et RÉGION

 

Personne ne peut nier les dangers qu’engendrera, à moyen terme, l’organisation structurelle de notre entreprise publique historique en 3 EPIC… Cette organisation va fragiliser notre Statut et faire basculer certaines activités en entreprises de droit privé (Sociétés Anonymes), comme l’exige Bruxelles, et comme le souhaite l’opposition actuelle (qui estime que la réforme ne va pas assez loin).


Rappelons que ce type de schéma a été mis en place il y a quelques années en Belgique : une catastrophe pour le ferroviaire dans ce pays.

Ce qui a été obtenu, après 10 jours de conflit mené par la CGT et Sud-Rail, et ce qu’il reste à obtenir est à mettre au crédit des cheminots grévistes.


La réunion obtenue entre les Organisations Syndicales(OS) dans l’action avec le gouvernement, suite à la mobilisation au bout du 2ème jour de conflit, dans laquelle ont été invitées les 2 OS réformistes restées en dehors de l’action nationale, dont une communiquant de manière répétée aux cheminots sur les bienfaits de la réforme ferroviaire, a permis une légère évolution du texte sur la forme.


La pression exercée, par la grève, a contraint les députés présents à l’Assemblée Nationale, lors des débats du 17, 18 et 19 juin dernier d’approuver quelques amendements sur :

Un seul et même employeur, au lieu des 3 prévus ; la création d'un Comité Central d'Entreprise au niveau du groupe, là où le projet de loi ne faisait référence qu'à un comité de groupe ; la centralisation des activités sociales et culturelles. Le groupe SNCF sera le niveau de référence des négociations sociales, et notamment de la négociation annuelle obligatoire (NAO), donc une seule et même négociation salariale pour tous les cheminots SNCF.



Objectivement même s’il y a quelques avancées à mettre au seul crédit de l’action des grévistes, ces amendements représentent «beaucoup d'enfumage» et sont loin des revendications que nous portons pour une seule et même entreprise publique.


Nous avons fait notre travail syndical. Nous sommes allés au contact de la population, des usagers, des cheminots non- grévistes, des élus, pour les informer du danger de cette réforme. Trop n’ont pas mesuré les enjeux…


Nous n’allons pas nous mentir et valoriser ce qui n’a pas été obtenu, comme la création d’un seul EPIC, les solutions concrètes sur le financement du ferroviaire, une véritable relance du Fret SNCF. Pas d’avancées non plus concernant l’emploi…

Le maintien des 3 EPIC n’est pas de nature à nous satisfaire dans l’organisation et l’évolution future de notre entreprise.

De même, les suppressions d’emplois (6500 sur 3 ans), la fermeture de guichets voyageurs et d’abandon de dessertes FRET, ainsi que la suppression de 1600 kms de lignes, sont toujours d’actualité.


D’autres échéances nous attendent, notamment avec le décret socle et la convention collective des travailleurs du rail, dont les discussions commenceront dès l’automne…

Il nous faudra alors être TOUS acteurs de NOTRE DESTIN et pas de simples témoins…

Ce qui se passe dans notre entreprise est extrêmement grave. La CGT va continuer, dans les jours qui viennent, à mettre sous pression le travail des sénateurs, sur l’amélioration du texte de loi.


Nous allons également continuer à mobiliser tous les cheminots car la rentrée sera chaude…


Le 24 juin 2014



SOURCE

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 13:44

CGT-cheminots-versailles1

Motion de la Commission Exécutive

du syndicat CGT des cheminots 
de Versailles

à l’attention de la Commission Exécutive Confédérale

 

Versailles, le 03 juillet 2014

Chers camarades,

Après un conflit très dur contre la réforme ferroviaire, dans lequel notre syndicat a pris toute sa place, il est de notre devoir de réagir, une fois encore, sur le comportement de Thierry Leapon, secrétaire général de la CGT.

 

En effet, alors que la corporation cheminote était massivement en grève contre la réforme ferroviaire, à l’appel de la fédération CGT des cheminots et de Sud Rail, et que des amendements de pur forme du projet de loi étaient débattus à l’Assemblée nationale, c’est encore par voie presse que Thierry Lepaon a pris les grévistes et notre fédération à contre-pied, en annonçant des « avancées » entre « le premier projet de loi et celui qui est débattu », et en se permettant même d’annoncer « un tournant dans la manière dont les cheminots ont décidé de s’exprimer ».

 

Au moment même où ces amendements, largement inspirés par le texte signé entre le gouvernement et les syndicats jaunes CFDT et UNSA, étaient rejetés par l’ensemble des Assemblées Générales de cheminots grévistes dans tout le pays et que notre secrétaire général de la fédération CGT des cheminots, Gilbert Garrel, les qualifiait très justement « d’enfumage », ces déclarations étaient absolument irresponsables et profondément démobilisatrices de la part du secrétaire général de la CGT, car elles ont mis notre fédération et l’ensemble des syndicats CGT cheminots en porte-à-faux.

 

Ce n’est pas la première fois que Thierry Lepaon se permet de se livrer à ce type de déclarations dans la presse, en décalage complet avec les organisations de la CGT, et nous l’avions déjà souligné.


Nous n’avons pas oublié sa position profondément néfaste en tant que rapporteur de la commission Travail du CESER sur l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs en juillet 2012, que nous nous honorons d’avoir fermement condamné à l’époque par une motion, car ce vote semblait valider, au nom de la CGT, le fait accompli de la privatisation du réseau et de la mise en concurrence des salariés, en violation des orientations de la fédération CGT des cheminots.

 

Nous disions dans cette motion que la position de Thierry Lepaon nous mettait en « difficulté sur le terrain », et bien il est clair aujourd’hui que ce rapport, pour lequel la CGT avait donc voté POUR, ainsi que les déclarations en plein conflit de Thierry Lepaon sur les prétendues « avancées » des amendements au projet de loi portant réforme ferroviaire, sont largement relayés par la direction de la SNCF, ainsi que par les syndicats briseurs de grève contre nous sur le terrain !

 

Voilà pourquoi la Commission Exécutive du syndicat CGT des cheminots de Versailles condamne avec la plus grande fermeté ces propos de Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, comme elle avait condamné ceux tenus au journal Le Nouvel Economiste, il y a quelques mois !

 

De même, alors que de nombreux secteurs étaient en lutte simultanément à l’appel de la CGT, pourquoi la Commission Exécutive Confédérale n’a pas pris l’initiative de construire la "confédéralisation" de ces luttes ?

 

Il est aujourd’hui clair que sans l’heureuse initiative de l’URIF CGT, en liaison avec les autres orgas CGT d’Ile de France, la grande manifestation unitaire des cheminots et intermittents, organisée dans l’urgence à Paris le jeudi 19 juin, n’aurait même pas eu lieu !

 

La CGT se serait honorée d’organiser cela à l’échelle du territoire, ce que les grévistes de nombreuses corporations demandaient, par exemple en avançant la date de la mobilisation du 26 juin au 19, cela aurait pu rebattre complètement les cartes !

 

Par ailleurs, le syndicat CGT des cheminots de Versailles soutien pleinement la position exprimée par de nombreuses organisations de la CGT, tenant à refuser la participation de la CGT à la prochaine conférence sociale des 7 et 8 juillet prochain.

 

En effet, dans un tel contexte d’attaques d’une violence inouïe du gouvernement contre le monde du travail, d'un gouvernement au service exclusif de la défense des intérêts du Capital, la CGT ne doit pas s’associer à une telle mascarade de « dialogue social », accréditant l’idée du patronage d’un gouvernement « neutre », jouant un rôle « d’arbitre au dessus des classes ».

 

Après l’ANI, la casse des retraites, le vol organisé de notre salaire socialisé par des milliards d’exonération de cotisations patronales, et dans ce contexte d’attaques continues contre les cheminots, les intermittents, les agents de la SNCM et l'ensemble du monde du travail, la place de la CGT ces 07 et 08 juillet n’est pas dans les ors du palais d’Iéna, mais devant ses grilles, avec banderoles, drapeaux, torches à flamme rouge et mégaphones !

 

 

Notre syndicat s’inscrirait pleinement dans une telle action si elle était appelée par la CGT.

Fraternellement,

La Commission Exécutive du syndicat

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 14:57

CGT-cheminots2

Montreuil, le 30 juin 2014

Mesdames, Messieurs,

 

Un mouvement social très fortement médiatisé a eu lieu à la SNCF en ce mois de juin 2014.

 

Cette action de grève reconductible a subi une couverture journalistique par l’ensemble des organes de presse qui me conduit très modestement à vous faire cette adresse qui sera ouverte à la population cheminote. 

 

Nous avons eu l’impression que cette grève surprenait tout le monde. Je me dois donc de rappeler un processus. Depuis novembre 2011, les syndicats de notre Fédération ont lancé, sur l’ensemble du territoire, des « Etats Généraux du Service Public SNCF ». Ces initiatives qui ont associé les usagers, les élus locaux, les directions territoriales de la SNCF et de RFF ont reçu un accueil intéressant des presses locales. Cet engagement militant a permis de faire émerger la nécessité d’une réforme de notre système ferroviaire public pour répondre aux besoins de la Nation sur les plans économique, social et environnemental. 

Lorsque le gouvernement Ayrault fut mis en place au printemps 2012, les organisations syndicales ont interpellé unitairement le nouveau Ministre Délégué aux Transports. Ce dernier a profité de la célébration des 75 ans de la SNCF, en octobre 2012, pour faire un discours volontariste préfigurant la construction d’une réforme allant dans le sens de nos attentes. 

La CGT a donné une appréciation positive de ce discours, avec un bémol, les questions de la dette et du financement du réseau n’étaient pas abordées et il était très orienté transport de voyageurs alors que le report modal du transport de marchandises de la route vers des modes alternatifs et plus propres dans le cadre d’un service d’intérêt général aurait dû trouver une place importante au regard des enjeux.

 

Le gouvernement a ensuite engagé un travail d’élaboration d’un projet de loi sous la responsabilité d’un ancien Ministre, Jean-Louis Bianco. La CGT, comme les autres organisations syndicales, s’est impliquée dans ce travail. La CGT a même bâti un projet complet, « la voie du service public SNCF », intégrant quatre volets : la structuration, le traitement financier de la réforme, les questions sociales et le fret, tout en prenant garde d’être en conformité avec la réglementation française et européenne, ce qui lui donnait toute légitimité dans le débat.

Lorsque les grandes lignes du projet de loi gouvernemental furent connues, les quatre organisations syndicales représentatives à la SNCF ont fait valoir la déception et le mécontentement des  cheminots par une action de grève le 13 juin 2013. En effet, nous étions très éloignés des annonces faites un an plus tôt. Cette action fut très suivie et déjà la Direction de la SNCF publiait des chiffres de grévistes erronés (34%) alors que plus d’un cheminot sur deux avait cessé le travail.


Le projet de loi fut présenté en conseil des Ministres en octobre 2013. La CFDT, sur des choix politiques qui lui appartiennent, a décidé de sortir de l’unité syndicale. Malgré cela, le 12 décembre 2013, les cheminots étaient une nouvelle fois en grève à l’appel des 3 autres organisations syndicales avec un niveau de participation égal à celui du 13 juin. 

C’est à partir de là qu’une plateforme unitaire CGT, UNSA, SUD-Rail fut construite pour porter les exigences des cheminots. L’ensemble des parties prenantes avait connaissance de cette plateforme revendicative. 

Le Gouvernement, soucieux de la montée du mécontentement, a reporté à plusieurs reprises l’inscription de ce projet de loi dans l’agenda parlementaire. Puis il a été décidé de l’inscrire dans le cadre d’une procédure d’urgence au mois de juin 2014.

 

Les organisations syndicales partageant les propositions alternatives ont donc décidé d’une manifestation nationale le 22 mai 2014, et cette mobilisation, qui n’a pas pénalisé les usagers, fut présentée au gouvernement et la Direction de l’entreprise comme un dernier avertissement avant durcissement de l’action faute d’être entendus.


Plus de 20 000 manifestants à Paris le 22 mai 2014, chiffre jamais contesté, même par la Préfecture, sur une population de 155 000 salariés. C’est énorme, et pourtant, ce fut le black-out médiatique. Pas un mot n’est paru dans la majeure partie des médias sur cette mobilisation qui était pourtant précédée d’une conférence de presse.

Pourquoi ? Vous êtes les seuls à connaître la réponse à cette question. Par contre, nul ne pouvait être surpris de la grève qui a suivi.

Puis est venu le temps de l’action où la CGT et SUD-Rail furent lâchées par l’UNSA, déposant seule un préavis pour la semaine suivante. Qui s’est interrogé sur cette stratégie ? Personne a priori.

 

A l’issue des négociations avec le Secrétaire d’Etat aux Transports, la CGT, qui a tenu toute sa place dans les débats, a livré de façon transparente les propositions faites à ses syndiqués et aux cheminots dans l’action. Au regard de l’écart considérable entre les propositions gouvernementales et le contenu de la plateforme unitaire, il était évident que ce document n’était pas de nature à satisfaire les cheminots en grève. Néanmoins, très peu de journalistes ne se sont demandés pourquoi l’UNSA, cosignataire de la plateforme, se satisfaisait de ce texte. 

Pourquoi aucun journaliste n’a signalé que le pacte dit de « modernisation » signé entre le gouvernement, la CFDT et l’UNSA n’avait aucune valeur ? Pourtant, il ne s’agissait pas d’un accord d’entreprise. Mais il ne s’agissait pas non plus d’un accord de fin de conflit puisque les signataires n’étaient pas dans l’appel à la grève.

 

A partir de ce moment-là, ce fut une déferlante médiatique où les grands organismes de presse se sont désintéressés du fond de cette action pour entrer dans une campagne de stigmatisation et de diffamation envers les cheminots en grève et les organisations syndicales les représentant.

Pourquoi ?

Il est utile de rappeler quelques éléments de cette campagne.

Nous avons entendu que 700 000 lycéens étaient en difficulté pour passer l’épreuve du bac.

Savez-vous combien de candidats utilisent le train pour se rendre dans les centres d’examen ? A peine 8% selon les sources de l’éducation nationale. 

Nous avons entendu et lu qu’à peine 14% (voire moins) des cheminots étaient en grève. Pourtant, le trafic était fortement perturbé et sachez qu’à eux seuls, les contrôleurs et les conducteurs représentent plus que 14% des effectifs, que les ateliers du matériel étaient quasiment tous en grève, que de nombreux chantiers de l’équipement étaient arrêtés, que dans les gares ce sont des agents d’encadrement venus d’autres services ou d’autres sites, et même de filiales de la SNCF, qui assuraient l’accueil, la tenue des guichets et des postes d’aiguillages, etc. 

Sachez aussi que les assemblées générales étaient plus conséquentes le lundi 19 juin que la semaine précédente et que la Direction de la SNCF a refusé de donner aux organisations syndicales les chiffres de grévistes, ce qui est une première. Comment se fait-il que des journalistes, des professionnels de l’information, aient relayé ces données ridiculement falsifiées de la Direction de la SNCF sans aucune vérification.

 

Vous avez communiqué des chiffres de pertes de la SNCF sur les seules annonces faites par son Président, sans aucun contrôle sur ce sujet également, passant d’un jour à l’autre de 80 à 190 Millions d’Euros sans aucune explication. Si vous voulez faire du travail d’investigation, renseignez-vous sur certaines gabegies financières qui ont lieu à la SNCF. L’association avec IBM sur les systèmes d’information en lien avec le rachat de la logistique d’IBM par GEODIS (filiale de la SNCF), le déménagement du siège de la SNCF à Saint Denis pour créer un campus comme la DB et les locaux de Mouchotte vidés puis réoccupés par des services de la SNCF car non vendus, pour ne citer que ces deux exemples, qui ont coûté énormément plus que la grève avec la bénédiction de l’Etat, et surtout sans aucun commentaire journalistique.

Vous êtes allés jusqu’à citer les problèmes de certains agriculteurs ou industriels pour acheminer leurs produits, alors que la SNCF les rejette tous les jours vers la route ou vers des opérateurs privés et ses filiales (eux n’étaient pas en grève) pour se débarrasser de l’activité Fret dans l’EPIC SNCF.

 

Mesdames, Messieurs, pourquoi, à partir du dimanche 15 juin avez-vous basculé à l’unisson dans la désinformation et les attaques au niveau du caniveau pour salir l’image des cheminots inscrits dans cette action de grève comme celle des organisations syndicales les représentant, et surtout la CGT ?

Pourquoi vous êtes-vous lancés dans une campagne de ragots, de rumeurs et calomnies pour détourner le public du sujet de fond. Nous avons tout lu et entendu.

Des divergences seraient nées entre la CGT confédérale et la Fédération des Cheminots. Sur quelles bases pouvez-vous affirmer cela ? Aucune, si ce n’est l’interprétation ou la manipulation de propos sortis de leur contexte.

Vous avez prétendu que la Direction Fédérale serait dépassée par sa base ? Je peux vous affirmer que, pour un dirigeant de la CGT, voir et vérifier une telle cohésion avec les militants et les syndiqués est un vrai bonheur dont nul ne pourra me priver.

Certains d’entre vous sont même allés jusqu’à faire de la politique-fiction pour lancer quelques suspicions, essayant certainement de semer le trouble au sein de notre organisation. Mais sachez que lorsqu’on travaille de manière démocratique en associant l’ensemble du corps militant à l’information et aux décisions, rien ne peut nous ébranler. 

 

Pourquoi avez-vous été si gentils avec les « bonnets rouges » qui ont réalisé des exactions importantes dans la quasi-indifférence alors que lorsque des cheminots faisaient brûler deux palettes sur un piquet de grève, ce non-évènement prenait des proportions incroyables ? L’Etat verse à ce jour 800 millions d’Euros par an au consortium Eco-Mouv alors que l’Eco Taxe Poids Lourds n’existe pas, et personne ne s’en offusque. Il faut dire que des grosses entreprises en profitent, comme la SNCF qui a des parts dans cette affaire.

 

Pourquoi ne pas dire, comme nous le réclamions, qu’il y aurait eu possibilité de retarder l’examen du projet de loi et prolonger la discussion à partir de nos propositions ? Mais le gouvernement a préféré différer l’examen d’une loi en cours sur la famille pour passer en urgence la loi portant réforme du système ferroviaire. Aucun commentaire sur cette stratégie. Faisons, nous aussi, de la politique fiction. Le Président de la République et son Premier Ministre préfèrent-ils sanctionner les cheminots qui ont pourtant contribué à leur élection plutôt que d’affronter les forces réactionnaires de ce pays contre le mariage pour tous, l’avortement, la PMA ou l’ABCD de l’égalité ?

 

Mesdames, Messieurs, nous pouvons ne pas être d’accord et un dossier comme celui-ci mérite débats et controverses. Mais il est scandaleux de voir comment il a été traité. C’est la démocratie qui est en danger par de telles attitudes.

 

Le projet de loi gouvernemental vise à détruire un grand service public national en déstructurant une grande entreprise publique, c’est un élément qu’il fallait mettre en débat. Comme pour la réforme pénitentiaire en cours de discussion ou la réforme des rythmes scolaires avec ses conséquences sur le budget des municipalités pour les activités périscolaires, celle du système ferroviaire n’est pas financée et la France entière va en subir d’énormes préjudices, voilà un sujet qui méritait d’être porté à la réflexion. 

Mesdames et Messieurs, ce sont des éléments que je tenais à vous soumettre à la sortie de cet épisode social qui a marqué notre pays. Il est important de mesurer que, sans la mobilisation des cheminots, cette loi structurante pour la France, aurait pu passer en catimini à l’Assemblée Nationale et au Sénat. Nous avons au moins le mérite d’avoir fait en sorte que plus personne n’ignore les faits.

Sachez que le vote de cette loi n’est qu’un début de notre combat, sa mise en œuvre et ses conséquences sociales et sociétales seront une autre phase. Les cheminots, avec la CGT et certainement d’autres organisations, seront toujours là pour combattre les choix politiques contraires à l’intérêt de la population et des salariés.

 

Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire. Vous êtes autorisés à publier totalement ou partiellement le contenu de ce texte.

 

Je vous prie d’agréer mes salutations les plus respectueuses.

 

Gilbert Garrel

Secrétaire Général

Fédération CGT des cheminots.

 

SOURCE

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 14:01

INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE DIABLO 

 

la-poste

Jeudi 26 juin 2014, Philippe Wahl , PDG de La Poste, a présenté à son conseil d’ administration le nouveau plan stratégique du groupe.

A un journaliste des Echos qui lui demandait comment il comptait arriver à multiplier par 3 le résultat d’exploitation à l ‘horizon 2020, le PDG a répondu:

 

"Nous allons transformer très profondément notre modèle économique. Il y a urgence, car le résultat d’ exploitation est aujourd’ hui en baisse, et nous sommes par ailleurs obligés de nous endetter pour payer les dividendes à nos actionnaires."

 

En 2010 l'assemblée nationale a adopté la loi qui transformait l’ entreprise publique de la Poste en société anonyme. 

M. Wahl compte mettre en place de nouvelles activités pour les facteurs dans le cadre de leur tournée.

 

".. ça commence à décoller ! annonce t-il, le chiffre d‘affaires de ces initiatives va passer de moins d’un million d’euros en 2013 à 5 millions cette année, et nous visons 200 millions en 2020. Nous souhaitons notamment développer les visites aux personnes âgées. Avec 3,7 millions de Français âgés de 80 ans et plus, les besoins sont là. Les postes des autres pays s’y mettent aussi, en Allemagne ou au Japon, où cela s’appelle « le service du regard attentif".

Commentaire : du temps du service public, les facteurs, notamment dans les zones rurales, rentraient dans les maisons et étaient attentifs aux besoins des usagers.  Aujourd'hui, pour raison de rentabilité ( pour les malheureux actionnaires), ça leur est interdit et les boites aux lettres sont souvent regroupées loin des maisons.  Et voilà que le PDG de la Poste veut inventer "le service du regard attentif" ...  Vu les appétits des actionnaires, ce service sera évidemment payant.

Les facteurs,d'Ajaccio à Paris, sont nombreux a se mobiliser contre ces ré-organisations: "38 ème jour de grève pour les facteurs du centre de distribution du XVème arrondissement de Paris" annonce Le Parisien du 27 juin:"On a parfois jusqu’à 40 recommandés à distribuer. C’est 5 ou 6 kg de plis que nous devons porter pendant toute la tournée en raison de leur valeur juridique. C’est comme transporter un pack de bouteilles d’eau pendant 10 km ", explique un facteur gréviste.

 

La Poste, avec son PDG, retournerait ainsi avant Louis XI  !

source : POI

 

Lu sur "canempechepasnicolas"

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 13:51
2014-06-29-Thalys-a-quai-la-belgique-du-rail-en-greve.jpg Le trafic ferroviaire était quasiment à l’arrêt lundi dernier en Belgique, et aucun Thalys ne circulait, en raison de la grève des cheminots.

A l'appel du syndicat CGSP-cheminots — affilié à la FGTB — la grève avait débuté le dimanche 29 juin à 22H00, pour 24 heures. A l'origine c'était pour protester contre les plans de réduction des effectifs  à répétition – encore de 500 à 1 000 salariés cette année – ainsi que contre l'accumulation d'1 million de « jours de repos » non accordés par la SNCB, soit 36 jours de congé par cheminot !

En fait, c'est la casse de la SNCB en 2005 par une « réforme ferroviaire » similaire à celle qui vient d'être votée en France pour la SNCF, qui est en cause.

En effet, la SNCB a été scindée, en 2005, en trois entités – Infrabel pour l'infrastructure, SNCB pour l'opérateur, SNCB-Holding pour gérer l'ensemble; Cela ne vous rappelle rien? C'est la même chose que ce que viennent de voter les députés Français en 2014 pour la SNCF; cela ne prélude donc rien de bon pour l'avenir de la SNCF !.

Car en 2014, l'holding de tête a été supprimé, révélant le but véritable de la réforme de 2005 (Et, par là même, celui de la réforme de la SNCF): séparer nettement le gestionnaire de l'infrastructure (public) de l'opérateur (privatisable), pour faciliter la mise en concurrence du transport de voyageurs intérieur; c'est bien la crainte que formulent les cheminots français sur la réforme en cours en france, qui est tout le contraire d'une réunification de la SNCF !

En Belgique, ce fut le prélude à:
  • > Un nouveau plan de suppression des effectifs,
  • > Au développement des emplois non-statutaires,
  • > A la floraison de « filiales » semi-privatisées dans des branches du rail (logistique, fret, informatique),
  • > à une  nouvelle dégradation de la qualité du service.

Les autres syndicats du secteur avaient refusé de s’associer à la grève, mais le raz-le-bol était tellement fort que mouvement a été très suivi.

La majeure partie du trafic national était paralysé le lundi 29 juin, seuls des trains régionaux ne passant pas par Bruxelles pouvant circuler.

Le personnel des gares et les conducteurs de train ont également arrêté le travail. Le trafic s'est donc retrouvé complètement à l’arrêt dans les gares de Bruxelles et du reste du pays.

En conséquence, même si la grève ne concerne que la SNCB, le trafic transitant par le royaume fut lui aussi très affecté: Aucun Thalys n'a pu circuler, et les liaisons Eurostar Londres-Bruxelles se sont arrêtée à Lille.

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 13:18

2014-06-chemins-de-fer-suedois-strejkvakt.jpg

La longue grève nationale, de 16 jours, dans les chemins de fer suédois, s’est terminée le 18 juin 2014, par une victoire des cheminots.

Le syndicat des salariés des services et des transports suédois (Seko), le syndicat patronal (Almega), et la direction de l’entreprise Veolia — dont l'actionnaire majoritaire n'est autre que l'État français, via la Caisse des dépôts — ont accepté l'accord proposé par les médiateurs d’État.

A l'origine du conflit il y avait la volonté de la direction de Veolia, de systématiser le remplacement des emplois permanents, par des emplois à temps partiel à l'heure.

C'était évidement tout à fait impossible à accepter par les cheminots suédois et leur syndicat, comme ce serait impossible à accepter en France par la CGT.

A la veille de la signature de l'accord, les syndicats suédois avaient annoncé un élargissement de la grève à d'autres secteurs, et Seko avait annoncé sa volonté d'élargir considérablement la grève le 20 juin.

Le conflit s’est conclut par une victoire pour les cheminots suédois, et leur syndicat unique Seko.

Celui-ci est désormais en mesure de limiter sérieusement l’utilisation d’emplois contractuels et à temps partiel dans les chemins de fer, et de défendre l’emploi à temps plein, empêchant ainsi la dégradation des conditions sociales, et mettant ainsi un coup d’arrêt à une spirale négative pour les travailleurs.

La force du Seko, et donc des travailleurs des chemins de fer suédois, comme d'ailleurs la force de tous les travailleurs suédois, tous secteurs confondus, c'est qu'il n'y a en Suède qu'un seul syndicat par entreprise; d'où:
  • > Pas de division syndicale possible,

  • > Pas de possibilité — pour les directions d'entreprises, l'État, ou le syndicat des patrons — de corrompre les uns, pour obtenir des accords séparés

  • > Pas de possibilité d'opposer les uns aux autres.

Diviser pour régner, c'est donc moins facile en Suède qu'en France.

C'est une vraie force, à mettre en rapport avec la faiblesse chronique du syndicalisme français, marqué, à contrario, par un émiettement mortifère.

Ajoutons cependant que le fonds de ce conflit suédois n'était pas si éloigné que cela des préoccupations des cheminots français, dans la mesure où Véolia — l'opérateur concurrent de la SNCF — va déferler sur nos rails. Son expérimentation suédoise, de remplacement systématique des emplois à temps pleins par des emplois à temps partiels, risque de trouver un nouveau terrain d'expérimentation favorable en France, au détriment du modèle social français.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 13:47
Commentaire des auteurs du blog "Action Communiste"
Nous publions une série d’ articles à propos du traité transatlantique,  de l'impérialisme et de la lutte pour la paix.

La guerre froide n'est pas terminée.  Les Etats-Unis combattent pour la domination du monde sous tous ses aspects : économique, sociale, culturelle, militaire.  Ils mènent les trois de front.  Mais dans cette guerre il existe aussi un quatrième aspect : la guerre de classes qui est menée à l'échelle mondiale.  Les Etats-Unis se sont toujours battus contre l'émancipation humaine, sur leur propre territoire, en Amérique latine et aussi à l'échelle mondiale.  Quand les Etats-Unis gagnent sur l'un des fronts, les ouvriers, les salariés, les chômeurs perdent la bataille de classes - temporairement.  Quand les ouvriers, les salariés, les chômeurs gagnent dans une bataille, qu'elle soit localisée ou à l'échelle d'une Nation ou de plusieurs, c'est un échec pour le capitalisme mondialisé conduit par les Etats-Unis.  Aujourd'hui la bataille pour la paix est un des aspects de ce combat de classe.  Ce qui n'empêche pas les contradictions secondaires.  Car la Russie, le Brésil, les Indes sont aussi des pays capitalistes.  Et la Chine en a adopté les principes pour l'essentiel.  Mais leur opposition - même modérée, même partielle - à l'impérialisme américain et au capitalisme mondialisé dirigé par ce dernier est une bonne chose pour les peuples.

 

Sociétés transnationales et droits humains :

le moment est venu pour le Conseil des droits de l'homme

d'adopter des normes contraignantes !

 

 

Genève, le 24 juin 2014. Le Conseil des droits de l'homme examine actuellement un projet de résolution déposé par l'Équateur et l'Afrique du Sud afin d'élaborer de nouvelles normes internationales contraignantes sur les sociétés transnationales et les droits humains. Cette initiative, soutenue par 85 États dans une déclaration orale au Conseil des droits de l'homme en septembre 2013, peut potentiellement contribuer à mettre fin à l'impunité dont bénéficient bien souvent les sociétés transnationales pour les violations de droits humains commises et garantir l'accès à la justice pour les victimes de leurs activités.

 

Des centaines d'organisations et de mouvements sociaux du monde entier s'engagent en faveur de cette initiative. Ils se mobilisent à Genève du 23 au 27 juin afin de faire pression sur les États membres du Conseil des droits de l'homme et sensibiliser l'opinion publique internationale. Une grande conférence publique est notamment prévue pour ce soir (mardi 24 juin) à 20h à la Maison des Associations. Un rassemblement aura lieu demain mercredi 25 juin dès 16h sur la Place des Nations et dès 18h un cortège partira pour réaliser une visite guidée de la « Genève des transnationales ». De nombreux représentants des victimes dans les pays du Sud ont fait le voyage.

 

Le CETIM est fortement engagé dans cette mobilisation de la Campagne mondiale pour démanteler le pouvoir des transnationales qui regroupe des centaines d'organisations qui luttent contre l'impunité. Cinq cas (déclarations écrites) ont été conjointement présentés au Conseil des droits de l'homme : il s'agit des cas de Chevron en ÉquateurCoca Cola en ColombieShell au Nigeria, Glencore-Xstrata aux Phillippineset Oceana Gold au Salvador. Une déclaration orale conjointe a également été réalisée (voir également ici).

 

Ces cas illustrent l'impunité dont continuent de bénéficier les sociétés transnationales pour les violations de droits humains commises, en particulier dans les pays du Sud. Ils mettent également en évidence les obstacles auxquels font face les victimes dans leur quête de justice et de réparation et démontrent la nécessité d'adopter de nouvelles normes internationales contraignantes.

 

Le CETIM suit le débat à l'ONU sur cette question depuis une trentaine d'années. Il a été le témoin du pouvoir économique et politique croissant des sociétés transnationales et de l'échec de toutes les tentatives pour sérieusement contrôler leurs activités et leurs impacts sur les droits humains. Les sociétés transnationales bénéficient aujourd'hui de toute une batterie d'instruments normatifs dotés de forts mécanismes d'application pour protéger leurs droits et leurs intérêts (traités de libre échange, traités sur les investissements etc.), elles peuvent même attaquer les États en justice au delà des juridictions nationales.

 

Mais parallèlement nous ne disposons au niveau international que de codes de conduites volontaires et de principes directeurs juridiquement non-contraignants, dépourvus de mécanismes de sanction, pour contrôler leurs impacts sur les droits humains et assurer l'accès à la justice pour les victimes de leurs activités. Les pays et les peuples du Sud sont les principales victimes de cette asymétrie.

 

C'est pourquoi le CETIM se bat depuis tant d'années à l'ONU pour obtenir des normes contraignantes.

  • « Il est temps pour le Conseil des droits de l'homme de corriger cette asymétrie dans le droit international. Ce qu'il a fait jusqu'à maintenant est largement insuffisant. C'est une illusion de croire que l'on pourra encadrer les activités des acteurs les plus puissants de l'économie mondiale avec des normes volontaires et non-contraignantes. La récente crise économique et financière a bien montré les conséquences d'une foi aveugle en l'auto-régulation du marché. Le moment est venu d'élaborer et d'adopter des normes internationales contraignantes sur les sociétés transnationales et les droits humains ! », précise Melik Özden, directeur du CETIM. « Le problème a été clairement identifié et les solutions sont connues. Il s'agit maintenant de faire preuve de volonté politique. »
  • Dans ce contexte, le CETIM se félicite de l'initiative lancée au Conseil des droits de l'homme par les gouvernements d'Équateur et d'Afrique du Sud. Des consultations informelles ont eu lieu tout au long des deux premières semaines du Conseil des droits de l'homme. Un projet de résolution a été déposé officiellement le 19 juin dernier. Vu l'opposition des pays occidentaux, le texte devrait être soumis au vote des États membres du Conseil des droits de l'homme le jeudi 26 ou le vendredi 27 juin. Le CETIM regrette l'opposition des pays occidentaux, et en particulier de l'Union européenne et des États-Unis, qui tout au long des consultations informelles ont fait preuve d'une attitude peu constructive et ont annoncé leur intention de voter en bloc contre le projet de résolution, faisant passer les intérêts de leurs sociétés transnationales au-dessus de la protection des droits humains, en particulier lorsque les violations sont commises dans les pays du Sud. 
  • « Les sociétés transnationales qui ont leurs sièges dans nos pays doivent pouvoir être tenues responsables de leurs actes et leurs crimes dans les autres pays. Il en va de la crédibilité du système international des droits humains », poursuit M. Özden. 
  • Nous appelons tous les pays membres du Conseil des droits de l'homme à soutenir l''initiative de l'Équateur et de l'Afrique du Sud en faveur de normes internationales contraignantes sur les sociétés transnationales et les droits humains. Nous appelons en particulier les pays occidentaux à s'engager fermement en faveur des droits humains en soutenant cette initiative, ou du moins, en ne s'y opposant pas.

Contact : Laurent Gaberell, CETIM, contact@cetim.ch, 076 379 39 21

 

Il est possible d'organiser des entretiens avec les représentants des victimes des crimes des sociétés transnationales dans les pays du Sud qui sont présents à Genève cette semaine.

 

Nouvel article sur Entre les lignes entre les mots

 

   

CETIM : Communiqué de presse :

Stop à l’impunité des transnationales !

by entreleslignesentrelesmots

 

 

Commentaires : Nous publions une série d’ articles à propos du traité transatlantique,  de l'impérialisme et de la lutte pour la paix.

La guerre froide n'est pas terminée.  Les Etats-Unis combattent pour la domination du monde sous tous ses aspects : économique, sociale, culturelle, militaire.  Ils mènent les trois de front.  Mais dans cette guerre il existe aussi un quatrième aspect : la guerre de classes qui est menée à l'échelle mondiale.  Les Etats-Unis se sont toujours battus contre l'émancipation humaine, sur leur propre territoire, en Amérique latine et aussi à l'échelle mondiale.  Quand les Etats-Unis gagnent sur l'un des fronts, les ouvriers, les salariés, les chômeurs perdent la bataille de classes - temporairement.  Quand les ouvriers, les salariés, les chômeurs gagnent dans une bataille, qu'elle soit localisée ou à l'échelle d'une Nation ou de plusieurs, c'est un échec pour le capitalisme mondialisé conduit par les Etats-Unis.  Aujourd'hui la bataille pour la paix est un des aspects de ce combat de classe.  Ce qui n'empêche pas les contradictions secondaires.  Car la Russie, le Brésil, les Indes sont aussi des pays capitalistes.  Et la Chine en a adopté les principes pour l'essentiel.  Mais leur opposition - même modérée - à l'impérialisme américain et au capitalisme mondialisé dirigé par ce dernier est une bonne chose pour les peuples.

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