Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 17:30

citroen-livre.jpg

Présentation du livre et des auteurs

Les voitures Citroën sont dans les mémoires et dans le présent d’un siècle d’automobile. La vitrine est belle, les modèles sont rutilants, on célèbre le génial inventeur, mais qui se souvient des millions de femmes et d’hommes qui ont fait la marque aux chevrons ? Plusieurs dizaines de salariés, actifs et retraités, ont entrepris de révéler cette mémoire enfouie et souvent bafouée. Ils racontent dans cet ouvrage un siècle de travail, de passions pour le métier, de répressions féroces et toujours plus élaborées, de solidarités tenaces et de fiertés reconquises. En réunissant des documents et photographies rares, des témoignages de vie et de luttes, ce livre met en lumière ce qui a produit le fabuleux objet de liberté qu’est l’automobile : la passion de l’innovation, l’effort humain, la bataille toujours recommencée pour le révéler et le faire reconnaître.


Cet ouvrage a été coordonné par Roger Gauvrit, Allain Malherbe et Jean-Yves Masson, anciens salariés de Citroën des années 1960 à 2009 en région parisienne et rennaise, militants cégétistes.


Allain Malherbe est né en 1950 dans le Morbihan. Il a été ajusteur à Citroën-Javel (Paris 15e) de 1967 à 1980, puis cadre dans le tourisme social et la rééducation professionnelle. Diplômé en histoire et en psychologie, il est secrétaire de l’Institut d’histoire sociale CGT de la Métallurgie.


Roger Gauvrit est né en 1946 en Vendée. Formeur carrossier au bureau d’études Citroën à Paris de 1963 à 1967, puis sur la chaîne de la SM jusqu’en 1972. Il a été conseiller PCF de Paris de 1983 à 1989. Il est secrétaire de l’Institut d’histoire sociale CGT de la Métallurgie.


Jean-Yves Masson est né en 1954 en Loire-Atlantique. Il a été ouvrier à Citroën-Rennes La Janais entre 1975 et 2009. Il est animateur de la section des retraités PSA-Citroën La Janais et membre du conseil d’administration de l’Institut d’histoire sociale CGT de Bretagne.


Avec le concours d’Alexandre Courban, docteur en histoire, consultant en projets culturels à caractère historique, auteur de Gabriel Péri, un homme politique, un député, un journaliste (La Dispute, 2011).


Les auteurs : Bernard Amiot, Jacques Colin, Vassili Dumay, Roger Gauvrit, André Jaouen, Georges Jarry, Gérard Lebatteux, Paul Le Bourgeois, Jacques Leroux, Gérard Levassort, Allain Malherbe, Jean-Yves Masson, Roger Meyre, Claire Mouzas, Serge Pronteau, Claude Rousseau, Alain Villeléger

LE BLOG « CITROËN PAR CEUX QUI L’ON FAIT » EST ICI

Partager cet article
Repost0
28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 07:21

luttons-contre-austerite.jpg

C'est bien de leur rappeler la réalité que vit le monde du travail ! Sachant qu'après l'épisode Montebourg ils vont continuer de plus belle avec leur politique de casse et de régression sociale !

------

Le 30 août 2014, la CGT s’invite à l’Université d’été du PS à La Rochelle

 

Alors que l’Université d’été du Parti Socialiste posera ses valises à La Rochelle du 29 au 31 août 2014, l’Union départementale CGT de Charente-Maritime a décidé de faire irruption dans les débats pour "crier haut et fort le mécontentement général autour de la politique sociale et économique du gouvernement actuel de faire valoir les propositions de la CGT".Avec la participation des autres UD, UL et Syndicats CGT de la région Poitou-Charentes, l’objectif sera d’organiser une "vraie conférence sociale", explique Gérard Pinaud, Secrétaire de l’Union départementale CGT de Charente-Maritime. Cette vraie conférence sociale associera les syndicats d’actifs (notamment les syndicats des Cheminots et le Syndicat CGT des personnels du Spectacle), de retraités, des privés d’emplois et des citoyens.


Contexte

Le président s’obstine à considérer que le travail serait un coût et refuse de tirer le bilan de sa politique qui a déjà offert au patronat 220 milliards d’euros – Pacte de responsabilité et CICE inclus – payés par les salariés. Nier le besoin d’augmenter les salaires (revendication principale des salariés) et ne faire reposer l’augmentation du pouvoir d’achat que sur une baisse de la fiscalité des ménages est la démonstration de l’absence totale de prise en compte des attentes et des réalités vécues par les salariés.

 

Les 7 et 8 juillet dernier, la CGT a une nouvelle fois présenté des propositions concrètes pour répondre aux attentes fortes du monde du travail. Malheureusement, face à un gouvernement qui fait la sourde oreille, les 94 propositions et 5 priorités formulées par la CGT n’ont pas été prises en considération.

Les 5 priorités de la CGT

=>Revaloriser le SMIC, l’indice des salaires dans la Fonction Publique, les pensions et les minimas sociaux ;

=>Etablir un calendrier d’ouverture des négociations dans les branches professionnelles sur les grilles de qualifications ;

=>Mettre en œuvre une véritable démocratie sociale qui permettra aux salariés de pouvoir bénéficier d’un droit d’expression direct et collectif sur leur travail quelle que soit la taille de l’entreprise ;

=>Relancer l’emploi par l’investissement industriel au travers du plan d’investissement porté par la Confédération Européenne des Syndicats ;

=>Contrôler les aides publiques accordées aux entreprises en les réorientant sur l’emploi et l’investissement.

=>Sans oublier la défense de la protection sociale.

 

C’est la raison pour laquelle la CGT souhaite que chacun s’exprime le 30 août dans un mouvement convivial et festif.

Programme

À 11 heures débutera le rassemblement à côté de l’Université d’été du PS de La Rochelle (parvis de l’Aquarium). Des prises de paroles auront lieux sur les thèmes suivants : pacte de responsabilité, protection sociale, emploi, chômage… Agnès Le Bot, membre du bureau confédéral de la CGT qui participera à l’Université d’été le jour-même au matin sur le thème "Ce qu’attend le mouvement social de la politique", interviendra lors de cette vraie conférence sociale. Un représentant fédéral des cheminots sera aussi présent. Plusieurs stands seront tenus par des membres de la CGT Spectacles, du Syndicat des Cheminots (Secteur de Bordeaux), et des ULS et UD. Ces derniers permettront à chacun de s’informer sur les difficultés rencontrées dans les entreprises picto-charentaises.

Après un repas festif, un spectacle de la fanfare niortaise "Les traines savates" aura lieux de 14h30 à 15h30.

 

Lu sur le site du FSC

Partager cet article
Repost0
27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 13:54

2014-08-26_iri_3104794_I1.JPG

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Les cheminots irlandais ont lancé ce week-end une grève de deux jours contre les coupes budgétaires de l' « Irish Rail » se traduisant par des baisses de salaire, après des années de modération salariale. Un scandale dans un pays qui a renfloué ses banques en 2008.

 

Ce dimanche 24 et lundi 25, le réseau de bus et de train irlandais a été fortement perturbé par une grève de 48 heures lancée à l'appel de deux syndicats, le NBRU (National bus and rail union) et SIPTU (Services, industrial, professional and technical union).

 

La grève est montée en puissance sur les deux jours, avec 60 000 passagers touchés le premier jour, et plus de 100 000 le second jour.

Le mouvement lancé par les cheminots est une réaction aux coupes budgétaires prévues par l' « Irish Rail » (IR), entreprise publique des transports ferroviaires, qui a annoncé la nécessité de dégager 17 millions de $ d'économies en deux ans.

Ces coupes se traduiront dans l'immédiat par une baisse de 1,7 à 6,1 % des salaires des employés. Un plan accepté par trois syndicats, refusé par NBRU et SIPTU.

Il faut rappeler que depuis 2008 ces mêmes syndicats avaient accepté un gel des salaires qui s'est traduit – inflation prise en compte – par une baisse des salaires réels d'au moins 5 %.

La raison avancée par la direction de l'IR pour légitimer ces coupes est le déficit de l'entreprise. La direction pointe des dépenses trop élevées pour les salaires des employés, les syndicats dénoncent la chute des subventions publiques : 74 millions d'€ perdus sur les 108 millions entre 2008 et 2013.

 

 

Les usagers pris en otage en Irlande … par les banques après le « hold-up » de 2008 !

 

Bien entendu, comme toujours, les médias, le gouvernement ont feint l'indignation. Le dirigeant de l'Irish Rail Brian Kenny a évoqué une « folie » (insanity), la députée de la majorité gouvernementale Olivia Mitchell un « exercice futile ».

Les chiffes ont fusé : l'IR a évoqué un manque à gagner de 2 millions d'€ par la grève, l'association des enteprises de Dublin « Dublin Town » a parlé de 25 millions d'€, tandis que les reportages se sont multipliés sur les banlieusards de Dublin « pris en otage » par les grévistes.

 

Or, qui est réellement pris en otage en Irlande depuis 2008 ?

 

Un petit rappel : le gouvernement irlandais a renfloué en 2008 les banques du pays à hauteur de 64 millions d'euros (plus de quatre fois la somme initialement prévue !), soit 30 % du PIB du pays. Une aide providentielle qui a fait bondir la dette publique de 25 à 125 % du PIB entre 2008 et 2014.

Ce plan de renflouement pour les banques a été couplé à un « plan de renfoulement » du FMI, de l'UE de 85 milliards d'€ à l’État irlandais en échange de coupes budgétaires drastiques qui se sont traduits en autant de sacrifices pour les travailleurs irlandais : 

baisse de 10 % du salaire minimum, de 20 % du salaire des fonctionnaires, hausse de la TVA, des taxes indirectes (alcool, tabac, eau, électricité), coupes de 25 % des budgets des services publics, hausse du temps de travail de 35 à 37,5 heures dans le public.

 

Les travailleurs irlandais travaillent plus pour gagner moins, c'est ce qu'a révélé une étude publiée par le Central statistics office (CSO). Entre 2010 et 2014, le salaire nominal a baissé de 2% tandis que le temps de travail a augmenté dans le même temps.

 

Une seule donnée n'a pas été touchée, sanctuarisée : l'impôt sur les sociétés reste toujours un des plus bas d'Europe, à 12,5 %.

Des sacrifices pour les travailleurs, toujours plus de cadeaux pour les entreprises et les banques, voilà de quoi s'indigner !

On perçoit également toute l'hypocrisie des baisses des subventions publiques à l'IR : 74 millions d'€ de moins pour les chemins de fer, 64 milliards d'€ de plus pour les banques entre 2008 et 2013.

Les « sacrifices nécessaires » pour le rail, c'est 1 000 fois moins que la somme donnée sans contrepartie aux banques en 2008 !


 

Un début : vers une grève reconductible ?

 

Le succès de la grève a pris de court la direction de l'IR, dont le PDG David Franks en vacances à l'Ile Maurice (sic). Le porte-parole de l'entreprise Barry Kenny a déclaré « ne pas être fermé aux négociations » tant qu'elles déboucheront sur la confirmation « des baisses de salaire » (re-sic).

Pour les deux syndicats grévistes prévoient deux nouvelles journées de grève dans le mois de septembre – le 7 et le 21 – pour tenter d'intensifier le mouvement.

Selon le coordinateur de la SIPTU, Paul Cullen : « Si la direction continue dans cette voie, la lutte s'intensifiera bien au-delà de ces deux journées de grève ».

Le secrétaire-général de la NBRU Dermot O'Leary pose la suite plus clairement : « Nous allons faire un bilan le 23 septembre, mais nous avons un mandat pour une grève illimitée. Si l'entreprise persiste dans ces coupes salariales, nous allons obéir à ce mandat ».

Encore une fois, la grève des cheminots irlandais est révélatrice d'un ras-le-bol général en Europe dans le secteur face aux coupes budgétaires et salariales, le sous-investissement chronique, les processus de libéralisation-privatisation dont l'Union européenne est à la fois l'instrument et le prétexte.

Après les mouvements en France, en Suède mais aussi en Belgique, en Allemagne ou Grande-Bretagne, cela pose encore des questions sur l'action de la CES, prompte aux « euro-manifestations » à Bruxelles mais absente dès qu'il s'agit de coordonner la moindre lutte.



Les cheminots français suivent avec le plus grand intérêt le développement des luttes dans les autres pays européens, conscients que la meilleure des solidarités réside dans l'action, ici et maintenant contre les suites de la « réforme ferroviaire ».

Partager cet article
Repost0
21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 22:01
rouges-vifs-IDFCOLLECTIF CHEMINOTS

LA GREVE DES CHEMINOTS :
UNE LUTTE POUR L’INTERET GENERAL,

CONTRE LES EXIGENCES DU CAPITAL,

TRAHIE PAR LES MECANISMES INSTITUTIONNELS !

 

« Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service

public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité. »

(Préambule de la Constitution de 1946 auquel la Constitution actuelle proclame son attachement).

 

 

Malgré cette proclamation, le 24 juin 2014, les députés de la République ont voté la mise à mort de la Société Nationale des Chemins de fer Français, bien commun de la Nation. Quelques jours plus tard, les sénateurs ont fait de même. Sans l’action des cheminots, 65 millions de citoyens se seraient vus « expropriés » dans le silence le plus absolu. Si la vérité n’a pas réellement éclaté au grand jour, le mensonge d’État que cette réforme du système ferroviaire a engendré, aura aussi mis à nu le système totalitaire dans lequel le Capital règne en maître. Paradoxalement, même si le service public ferroviaire va s’affaiblir en termes de sécurité des circulations et d’efficacité, la grève des cheminots est porteuse pour l’avenir. Et c’est à nous de continuer de le mettre en lumière : Le système institutionnel de la Ve République, permet des décisions contraires à l’intérêt du Peuple !

 

 

LE CAPITAL DÉCIDE, LE GOUVERNEMENT SE SOUMET ET LES DÉPUTÉS VOTENT

 

Depuis des décennies, chaque réforme – et celle du ferroviaire n’échappe pas à la règle – répond aux exigences du Capital ; les gouvernements successifs ne font que les traduire en lois. Sur la question des transports, le Capital a une idée très précise des opportunités de profits qu’il envisage au niveau des transports ferroviaires. Une véritable mine d’or, au travers des rentes publiques que sont les contrats Régions/SNCF.


Si tous ses fidèles serviteurs prennent de moins en moins de gants, les injonctions du Capital ne peuvent encore pas être affichées en l’état. C’est pourquoi le gouvernement a joué un jeu « double » : faire l’inverse de ce qu’il dit publiquement. « Sauver la SNCF » en la faisant disparaître, « unifier le système ferroviaire » en l’éclatant, « améliorer les finances » du système sans apporter un euro et en renforçant les contraintes financières liées à la dette. Le Capital ne compte quand même pas s’asseoir sur les 2 milliards d’intérêts annuels ! Un mensonge d’État qui peut prendre, dans l’avenir, l’allure d’un scandale d’État. Le jeu en vaut la chandelle puisque pour le Capital, l’enjeu est de taille : la privatisation progressive de l’ensemble du secteur ferroviaire, avec à la clé, des rentes énormes assurées.


Le Travail, pourtant seul créateur de richesses, est non seulement exclu de toutes les décisions, mais doit surtout s’écraser devant le pillage qu’il subit. Dans cette parodie de démocratie, ceux qui font les lois n’ont en plus aucune légitimité :

  • aucun mandat du peuple : La majorité actuellement au pouvoir n’a pas été élue pour faire ce qu’elle met en œuvre (cf. le programme du candidat du Parti Socialiste)

  • aucune représentativité : Au regard du dernier scrutin, les élections européennes, le parti gouvernemental ne représente plus que 6,5 % du corps électoral

  • mépris du peuple : La plupart des députés sans mandat n’ont pas pris connaissance du dossier. Seuls 27 sur 577 ont voté pour l’article 1er de cette réforme qui supprime la SNCF historique

« Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service

public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité. »

(Préambule de la Constitution de 1946 auquel la Constitution actuelle proclame son attachement).

Le principe de la constitution est : « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. »
(Titre premier de la constitution, article 2)

 

La promulgation de la loi sur la réforme ferroviaire sera un acte de plus de forfaiture et de trahison populaire. Ceux qui se prétendent nos dirigeants n’en sont pas à cela prêt. Mais s’asseoir en permanence sur les principes essentiels de la Constitution, même imparfaite, inspirée à l’origine de la Révolution Française et socle de notre République, va laisser des traces indélébiles à long terme et avoir des conséquences incalculables, non mesurables aujourd’hui. Là encore, à nous de mettre en lumière ce forfait et la nécessité d’agir pour que le Peuple devienne le véritable décideur.

 


TOUTE AUTRE VISION DEVAIT ÊTRE ÉRADIQUÉE

 

 

Outre le mensonge d’État mis en avant par ce conflit, toute autre idée qui pouvait émerger – et mettre à mal les intérêts du Capital – devait être éradiquée. Ainsi, dès lors que le monde du Travail a commencé d’exprimer sa vision du service public ferroviaire et son organisation au sein d’une entreprise unique, publique et intégrée (LA SNCF), les médias, propriété des grands groupes capitalistes, ont tout mis en œuvre pour préserver le monopole idéologique – base de tout régime totalitaire – de leur maître, le Capital. Avec des moyens illimités: blackout de l’information, mensonges, chantage au BAC, manipulations, provocations (y compris policières), volonté d’humiliation, acharnement... Tous les rebelles au système devaient être brisés sur la place publique.


Évidemment, laisser transpirer que d’autres choix sont possibles – et dans l’intérêt commun – serait extrêmement dangereux pour le Capital ; ce qui explique en partie la violence du conflit.

 

 

ÉCLAIRCISSEMENT POLITIQUE

 

Affaire d’État, forfaiture, trahison populaire, démocratie bafouée et dévoyée, n’ont pas empêché une immense manifestation de résistance parmi les cheminots. Au contraire, cela a renforcé leur détermination. La classe dominante, qui ne s’attendait pas à ça, a senti qu’elle pouvait perdre face aux cheminots, « faisant de la politique » au grand jour, avec le risque d’une généralisation du mouvement social ! Dès lors, une déferlante, où tout fut permis, s’est abattue sur les cheminots. L’éventualité de voir révéler les enjeux énormes et le mensonge d’Etat devant tous les salariés de notre pays, dont se sont rendus coupables nos gouvernants et les parlementaires, leur a fait peur.


Comme dans toutes ces périodes houleuses, certains ont du mal à choisir leur camp et les dominants savent en user pour trouver quelques petits arrangements, amendements dérisoires, pour diviser et mettre fin à cet affrontement qui aurait pu déstabiliser l’ordre en place. Pourtant, le Capital ne fera plus aucun compromis et ces arrangements seront à sens unique... une collaboration de classe gratuite ! Tous les partis politiques institutionnels ont joué un rôle dans cette mascarade. Ainsi les institutions – pourtant délégitimées par les élections successives et par leurs actes – sont bien protégées. Quoi qu’il en soit, nous allons maintenant y voir bien plus clair et le Travail saura régler ses comptes...


 

VERS DE NOUVEAUX HORIZONS

 

Le système institutionnel actuel n’a plus aucune crédibilité et légitimité. La souveraineté populaire a été abolie par la Constitution de la Ve République au profit du Capital et n’est plus qu’un spectacle de représentation. Le monde du Travail doit retrouver son pouvoir politique afin de s’émanciper. La période est propice à cette ambition révolutionnaire qui est le seul moyen de redonner confiance à ceux qui luttent et de permettre aux batailles futures de connaître le succès. Ce nouvel horizon où le peuple serait gouverné « par le peuple et pour le peuple » peut sembler utopiste et très éloigné de la réalité, mais l’histoire montre que de telles avancées sont possibles. Le Travail a déjà bien trop souffert, plus un pas en arrière !

Partager cet article
Repost0
15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 08:54

 Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

 

sncm-cgt.jpgAprès les Bonnets rouges, le conflit à la SNCM aura été — une nouvelle fois — marqué par une dissymétrie flagrante entre la manière dont l'État traite, d'un coté, des exactions et dégradations perpétrées par des patrons et leurs mercenaires, et, de l'autre, la manière dont il traite les manifestants salariés grévistes et leurs délégués syndicaux, qui défendent leur outil de travail.

On se souvient de la destruction, en Bretagne de onze bornes et quatre portiques écotaxe, de 44 radars détruits, de la grille d’une sous-préfecture défoncée, des gendarmes visés par des projectiles, des bagarres, etc., et de la rareté des poursuites pénales, contre leurs auteurs, et de la rareté et de la faiblesse condamnations.

Même rareté des poursuites contre les agriculteurs, souvent parmi les plus riches, qui se livrent régulièrement à des dégradations de bâtiments publics; rappelons-nous, pour mémoire, la destruction, en 1999, du bureau de la ministre de la République, Dominique Voynet, par des agriculteurs contre lesquels il n'y a eu aucune poursuite.

La différence est flagrante entre la faiblesse de la répression contre les casseurs patronaux, comparée à celle qui frappe systématiquement les syndicalistes ouvriers.

Rappelons nous les Conti de Compiègne, ceux de Goodyear;

Mais aussi les 5 de Roanne poursuivis pour avoir inscrit des tags sur un mur en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites en 2010, et avoir refusé de se voir prélever leur ADN, comme s'ils étaient des délinquants;

Xavier Mathieu, syndialiste de Continental qui avait, lui, participé au saccage du bureau d'un sous-préfet, écopa d’une amende de 4000€, avant d’être condamné à nouveau à 1200€ euros d'amende cette fois pour avoir refusé le prélèvement ADN;

Les 4 du Havre poursuivis poursuivis d’une part pour avoir collé des affiches sur les vitres d’une permanence parlementaire et déboulonné la plaque de la députée lors d’une manifestation contre la réforme des retraites, et d’autre part pour avoir prétendument bousculé un huissier de justice lors d’un conflit social dans une société de courtage en assurance.

Rappelons nous aussi les efforts démesurés de solidarité, et les mois de mobilisation de la CGT, pour obtenir, dans certains cas — rares — la relaxe, pourtant justifié !

Cette semaine, une centaine petits patrons et leurs mercenaires ont pris d’assaut les locaux de la préfecture de Bastia, pour protester contre la grève des marins de la SNCM, pendant que d'autres cassaient les bureaux de la direction de la SNCM.

Prétendument excédés par la paralysie des transports maritimes, qu’ils estimaient faire peser un risque sur la saison estivale, ils se sont acharnés sur les locaux de la direction de la SNCM. Ils ne seront pas poursuivis !

Que de poursuites, suivies de lourdes condamnations, auraient sûrement subi les marins de la SNCM s'il s'étaient écartés, ne serait-ce d'un cheveu, de leur ligne directrice qui consistait en la défense absolue de l'outil de travail et du respect des lois de la République ! Car le droit de grève est, rappelons le, inscrit dans le Préambule de la Constitution de la République !

Mais on semble revenu à une époque ancienne, qui faisait écrire Jean de la Fontaine dans sa fable Les Animaux malades de la peste : "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir"!

 

Partager cet article
Repost0
15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 08:40

L’UL CGT d’Elbeuf informe ( lu sur le blog ):

Mardi 15 Juillet de 8h à 12h la section syndicale de ACE appelle à un arrêt de travail de 8h à 12H avec barbecue.
Cette matinée d’action est organisée pour la sauvegarde de l’emploi dans le groupe AD BPN dont AD Normandie Maine (ACE) fait partie. Les militants souhaitent également ainsi prévenir la direction qu’ils ne se laisseront pas faire au cas où le site de Caudebec serait touché.  Au nom de l’Union Locale CGT, Christian Morin, secrétaire de l’UL-CGT appelle à venir les soutenir mardi matin devant leur entreprise rue du Port.

 

Ci-dessous nous reproduisons le tract de la CGT.

 

ACE150714-copie-1.JPG

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 14:36

Nous publions ici la lettre ouverte des Cheminots CGT de Chartres à André Chassaigne, 

 

letouvachas.JPGletouvachassa.JPGletouvachassa3.JPG

Partager cet article
Repost0
10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 19:02

 Lu sur El Diablo

 

CHEMINOTS-CGT-exec-cadres

Aux salarié(e)s de la SNCM,

A nos camarades syndiqués CGT de la SNCM,

SOUTIEN INCONDITIONNEL A VOTRE LUTTE,

ELLE EST LE PROLONGEMENT DE LA NÔTRE !

Les syndicats CGT des cheminots de Paris Montparnasse, exécution et UGICT, réunis le 8 juillet en assemblée pour faire le bilan de leur grève, tiennent à saluer la lutte exemplaire des salariés de la SNCM et à leur apporter leur soutien total dans l’épreuve de force que leur impose le gouvernement.

 

 

Nous venons de mener une grève de 14 jours pour la promotion du service public ferroviaire qui ne peut s’exercer que par le monopole de la Société Nationale des Chemins de Fer Français sur l’ensemble du territoire.

 

La majorité gouvernementale à l’Assemblée Nationale, appuyée par les Verts et une grande partie de la droite a néanmoins adopté un projet de loi mettant fin à la SNCF historique le 1er décembre 2014. Mais, soyez en assurés, nous considérons que le combat n’est pas fini !

 

Votre lutte, si proche de la nôtre par ses objectifs, nous nourrit dans cette ambition. Malgré le déchainement médiatique, de la même nature de celui que nous avons subi, vous tenez bon et c’est tout à votre honneur. Nous vous saluons pour cela. Dans votre objectif de préserver le service public de continuité territoriale, sachez que notre solidarité va bien au-delà du soutien « traditionnel ». Nous sommes conscients et convaincus que la SNCM est l’outil public et le lien essentiel vers la Corse, département de la Nation, pour assurer la complémentarité avec les missions de service public que la SNCF devrait assurer.

 

Cette aspiration commune renforce la détermination de notre collectif CGT à Montparnasse, renouvelé par la jeunesse, moteur dans notre conflit, et crée les conditions de nouvelles convergences de luttes dans l’avenir, à partir d’objectifs complémentaires et au final communs.

 

Ce que nous avons vécu, et ce que vous vivez aujourd’hui, est une lutte inédite contre un mensonge d’Etat. Le fait qu’il soit perpétué par un pouvoir élu par nombre de ceux qui sont – ou ont été (pour les cheminots) – en grève voulant éjecter Sarkozy, montre que les salariés ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Au-delà du sentiment de trahison légitime, nos luttes mettent au grand jour que les intérêts de la population et du pays sont délibérément sacrifiés au profit de la finance et de ses exigences, quel que soit le gouvernement.

 

Vous, comme nous, avons compris que ce sont les exigences des institutions européennes qui servent de prétexte à nos gouvernements successifs pour casser les outils utiles et indispensables à la réponse aux besoins populaires, aux besoins du pays.

 

Vous, comme nous, nous nous sommes révoltés contre cette expropriation du Peuple de ses outils de service public que sont la SNCM et la SNCF.

 

C’est, fondamentalement, les raisons de notre soutien à votre lutte. Plus que jamais, fraternellement.

 

Arnaud MARCINKIEWICZ, Secrétaire Général du syndicat CGT des cheminots de Paris Montparnasse

Jean CALVARY, Secrétaire Général du syndicat UFCM CGT de Paris Montparnasse

 

Paris, le 9 juin 2014

SYNDICATS DES CHEMINOTS EXECUTION

ET MAITRISES ET CADRES DE PARIS MONTPARNASSE

7 rue du Cotentin 75015 PARIS – 32 92 24 ou 01 43 27 98 88 fax 01 43 27 62 04

cgt.pmp@gmail.com 

Partager cet article
Repost0
10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 18:34

CGT-LeHavre.jpg

Communiqué de l'Union Locale CGT du Havre

Depuis maintenant quinze jours, les salariés de la SNCM sont en grève à Marseille et en Corse et les navires sont à quai ! L’origine de ce mouvement, qui paralyse l’ensemble du trafic, est connue. Il s’agit que soient respectés les engagements industriels et sociaux pris au nom du gouvernement par le secrétaire d’Etat, Frédéric CUVILLIER.

 

Pour permettre et obtenir cet engagement de l’Etat, les salariés ont largement participé à l’effort collectif de redressement de la SNCM.Toute tergiversation serait inacceptable.

 

Le gouvernement doit permettre, immédiatement, la signature de la commande de quatre navires (deux fermes et deux en option) aux chantiers navals de Saint-Nazaire et ce, conformément à la lettre d’engagement du 31 mars dernier.L’avenir de plus de 4000 familles est en jeu en Corse et sur le continent. Celui de Saint-Nazaire et de ses chantiers navals est également posé.

 

Si le conflit s'enlise, comme pour les cheminots en juin, c'est la faute de l'ETAT, encore une fois, le Sieur Cuvillier fait parler de lui, sous le couvert de Valls, qui préfère faire plaisir aux toliers que de respecter les engagements du gouvernement Ayrault en janvier, c'est purement scandaleux !

 

SOLIDARITÉ AVEC LES SALARIÉS DE LA SNCM !

 

Le 9 juillet 2014

Partager cet article
Repost0
10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 00:15
4 juillet chez les FRALIBS : mémorable !


 

Paradoxalement, depuis le 8 mars 2010, c’est peut-être l’article le plus difficile à écrire.

Comment décrire cette journée du 4 juillet dédiée à la fête de la victoire des Fralibs ? Et d’abord combien étions-nous ? Celles et ceux qui n’étaient jamais venus et qui ont pu admirer l’usine et ses ateliers qui ont toujours été en état de marche impeccable, celles et ceux qui se remémoraient telle ou telle visite précédente, celles et ceux à qui presque chaque coin de l’usine rappelait un moment fort de la lutte…Les Fralibs attendaient 1000 personnes et avaient tout tablé là-dessus. A partir de 14h heure officielle du démarrage déjà des centaines de personnes étaient dans l’usine et le flot n’a cessé de grossir jusqu’à une heure avancée de la soirée. Dans ces conditions pas étonnant que le buffet (de 60 mètres de long !) prévu pour 700 personnes et en permanence envahi ait rapidement été dévalisé forçant (sic !) nombre de participants à se rabattre sur les boissons !!!
Les glaces de La belle Aude (la SCOP créée par les ex-pilpa) en vente dans un guichet de la solidarité, elles aussi n’ont pas tenu la distance….

 

Cliquez sur le nom de l'auteur pour lire la suite sur Rouge-Midi

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents