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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 11:00

 

Introduction de Philippe CORDAT à la Réunion du COMITE REGIONAL  de la Cgt Centre du 29 Octobre 2014



             Chers camarades,
Notre réunion du Comité Régional de cette fin octobre se tient dans un contexte plus que particulier.
En effet, alors que les médias nous abreuvent depuis des semaines du délitement de la vie politique Française sur fond d'affaires, de corruptions, de carambouilles impliquant, des ministres, des députés, des maires, le gouvernement vient de faire adopter le Plan de financement de la Sécurité Sociale et budget de l'Etat pour 2015.
Un budget à la hauteur des exigences des dirigeants des pays qui pilotent la construction de cette Union Européenne  à la solde des multinationales et de l'impérialisme Américain.
Cette fois, si certains en doutaient encore dans la Cgt, F Hollande et M Valls viennent de faire adopter le budget d'austérité dont le patronat et la droite rêvaient depuis très longtemps.
Ce budget va donner lieu à des mesures d'austérité -comme l'Espagne, le Portugal et la Grèce ont vécues au cours des trois dernières années- qui accentueront les reculs que les salariés privés de travail, ceux en activité et les retraités ont déjà subis
A nouveau nous pouvons mesurer la nature de cette Union Européenne qui mois après mois impose aux peuples des nations qui la composent sa dictature économique en réduisant les parlementaires nationaux au rôle de porteurs d'eau de la finance et des grandes firmes internationales.
Avec plus de cinq millions de travailleurs privés de leur droit au travail dans le pays, un régime d'indemnisation du chômage constamment attaqué par le patronat et les gouvernements successifs qui conduit aujourd'hui à ce qu'une masse d'entre eux ne perçoivent plus rien, un système de retraite continuellement miné qui déjà plonge des millions de personnes dans des situations dramatiques et nous en avons des quantités d'exemples autour de nous dans les six départements de la Région Centre ;
Des retraités qui perçoivent moins de mille euros par mois, qui ne peuvent plus  se soigner, qui sont contraints d'occuper des petits boulots, de travailler « au noir » pour survivre, de bazarder le peu de biens qu'ils possèdent  dès qu'ils se trouvent atteints par des problèmes de santé qui les contraignent à ne pouvoir rester seuls à leurs domiciles.
Des salariés qui travaillent de plus en plus longtemps pour pouvoir prendre leur retraite, avec les générations nées en 50 et 60 qui arrivent vers cette perspective du fait de la précarité du travail, du chômage, des périodes non travaillées pour s'occuper des enfants, vont devoir allonger davantage leurs carrières professionnelles pour essayer de percevoir un peu plus de retraite à leurs départs.
Nous allons, avec ce budget qui vient d'être adopté par la droite et les députés PS moins quelques abstentions, être très rapidement confrontés à de nouvelles remises en cause.
Celles-ci seront très rapidement confortées au plan idéologique par une nouvelle  pression médiatique orchestrée autour des sempiternels thèmes de la culpabilisation, de l'opposition entre les salariés, entre les jeunes et les plus anciens, entre les fonctionnaires et les salariés du privé, entre les femmes et les hommes, entre les immigrés et les Français, entre les cadres et les non cadres, le tout au nom de l'optimisation des systèmes, de la mutualisation, des rationalisations, de la performance et bien sûr de l'élévation de la compétitivité !
Nous allons à nouveau devoir nous confronter dans le débat public au patronat sur ces thèmes, à la droite, au PS mais aussi à une partie des organisations syndicales de la Cfdt en passant par la Cftc, l'Unsa, la Cgc qui ne manqueront pas de se couler dans le moule austéritaire de l'UE au nom du réalisme !
Les conditions de vie et de travail des salariés les rapports entre eux déjà profondément dégradés vont encore s'accentuer si nous ne parvenons pas à enrayer par les luttes ces politiques conduites  au nom de l'élévation constante des gains des possédants.
Avec ce budget, le blocage officiel des salaires des fonctionnaires, au moins jusqu'en 2017, est annoncé, le blocage des retraites et pensions, l'accentuation de la réduction des dépenses publiques, de nouvelles remises en cause des services publics et de la protection sociale vont suivre. Mais la poursuite des cadeaux au patronat sera de nouveau déclinée dans l'ensemble des politiques publiques puisque Hollande et son gouvernement ont décidé de mettre la société à genoux devant les entreprises !
L'escroquerie idéologique conduite par la droite et la sociale démocratie au prétexte de la réduction des dépenses publiques va se poursuivre et s'amplifier après le vote de ce budget.
La réduction des dettes publiques, construites grâce à la loi de 1973 des deux commis de la banque Rothschild -Giscard et Pompidou-, va revenir au centre des débats pour justifier la casse organisée des services publics, les privatisations, les externalisations de services et missions de services publics.
La santé, l'école, les finances publiques, la justice, la culture, les collectivités territoriales vont être au centre de l'offensive libérale conduite au nom de la réduction de la dette avec des coupes claires qui auront des conséquences terribles sur la vie des salariés et de leurs familles.
Une offensive qui va conduire à de nouvelles réductions d'effectifs, à la réduction de l'investissement public donc au ralentissement des travaux, au non renouvellement des parcs matériels dans les trois FP, etc.
La réduction de la dette publique sera au centre du débat public pour imposer la réforme des collectivités territoriales du gouvernement Valls, pour en finir avec les communes, pour éloigner les citoyens des lieux de décisions et confisquer au peuple l'exercice de son pouvoir politique.
A ce stade, nous ne pouvons plus tergiverser dans la Cgt sur notre positionnement par rapport à cette dette publique aux banques privées et aux marchés financiers.
La Cgt se doit de clarifier partout son positionnement sur cette réforme des collectivités territoriales sur laquelle nous serions opposés mais en même temps nous ne serions pas contre pour discuter des aménagements !
Au-delà des découpages la philosophie de cette reforme n'a qu'un seul but permettre aux grands groupes d'étendre leur emprise sur la société en confisquant aux citoyens leur pouvoir politique d'intervention. En cela déjà nous devons combattre ce projet du gouvernement appuyé par la droite et le patronat.
Nous ne pouvons plus expliciter dans la Cgt que ce gouvernement doit changer de cap parce qu'il a délibérément choisi depuis 2012 de servir les intérêts du patronat et de la finance. 
Les dernières décisions qu'il vient de faire valider par l'Assemblée nationale -moins les votes contre des parlementaires PCF Front de Gauche, les abstentions des Verts et de quelques socialistes- vont amplifier le phénomène de paupérisation dans lequel le salariat est plongé.
Ces dettes de l'Etat, des collectivités territoriales dont ils nous ressassent l'existence sont le fait de la pression conjuguée de la finance, du CNPF transformé en Medef et des politiques conduites par la droite et le PS depuis plus de quarante ans.
Nous devons clairement expliquer aux salariés qu'il ne peut être question de payer une dette qui n'est pas la nôtre.
Notre principale motivation ce n'est pas de savoir si ceux qui spéculent, qui jouent en bourse, qui mettent leur argent dans les placements financiers peuvent partager notre refus de régler ces dettes publiques voulues et construites par le système capitaliste alors que des millions de salariés n'ont déjà plus rien pour vivre.
Ce qui doit guider notre réflexion et nos positionnements c'est avant tout notre point de vue de classe au regard des intérêts des salariés dans leurs diversité de situations.
Etre clairs et déterminés dans nos positions exige de prendre nos responsabilités là où nous sommes, d'impulser des initiatives, de proposer aux salariés d'agir pour l'augmentation des salaires et des retraites, pour reconquérir une Sécurité sociale étendue au travail, pour arracher des droits nouveaux.
Il ne suffit pas seulement de dire non à l'austérité. Si nous ne combattons pas les fondements qui génèrent la régression en ouvrant des perspectives de luttes  en portant le drapeau de l'unité du salariat pour le rassemblement dans les luttes, nous ne pouvons pas être compris !
Etre offensifs pour défendre la protection sociale exige d'ouvrir des perspectives à la hauteur des attentes sociales donc de nous expliquer avec les salariés déjà pour les éclairer sur les intentions du patronat et de ceux qui gouvernent le pays, pour leur faire connaitre ce que nous proposons, pourquoi nous contestons leur logique.
Cela suppose pour nous de faire vivre un syndicalisme interprofessionnel de proximité, en capacité de prendre des initiatives, d'organiser des rencontres, des débats, de proposer des rassemblements, des manifestations y compris dans des conditions nouvelles adaptées aux réalités du salariat et au niveau de conscience de la période.
Si nous devons pour rassembler contre l'austérité, pour exiger l'augmentation des salaires et pensions, le relèvement des remboursements par la sécu des médicaments et des soins en passer par des premières actions le dimanche il faudra faire le choix de l'efficacité plutôt que du tout ou rien !
Là encore qu'il ne suffit pas de discourir entre nous en vase clos sur la nécessité de la grève ou pas pour bloquer l'outil de production pour imposer les revendications.
Il faut savoir apprécier où en est le salariat du point de vue du travail, de son état de réflexion, de notre état d'organisation et de notre capacité à entraîner ou pas la grande masse du salariat pour avoir une stratégie syndicale inscrite dans un processus de construction du rapport de force qui à un moment permette la montée de très grandes mobilisations.
La mobilisation au cours de la journée d'action du 16 Octobre doit nous interroger. Peut-on nous satisfaire des pourcentages de grévistes, du niveau de participation aux rassemblements et manifestations et du nombre d'organisations impliquées dans la construction revendicative de cette journée d'action interprofessionnelle parce que ce serait moins mal qu'en juin ?
Soyons clairs toutes les directions de la Cgt, à commencer par les fédérations n'ont pas impulsé l'action à la hauteur des attentes des salariés, tous les syndicats de la Cgt n’ont pas appelé à la mobilisation le 16 Octobre.
Déjà beaucoup de militants dans nos rangs considèrent que ce ne sont pas des journées éparpillées les unes après les autres qui changeront les choses.
Mobilisations après mobilisations, nous assistons à la mise en mouvement du corps militant le plus conscientisé qui agit souvent avant tout par discipline avec de l'épuisement dans nos forces. Mais nous ne gagnons pas la masse des salariés à s'engager dans l'action collective.
Le pourquoi nous n'y parvenons pas, comme le pourquoi de l'affaiblissement de notre état d'organisation est devenu  tabou dans la Cgt.
Il est plus que temps que l'on réfléchisse dans toute la Cgt pourquoi nous ne parvenons pas à élargir les mobilisations interpro et à gagner depuis des décennies et pourquoi nous reculons au plan de l'organisation.
 Il ne suffit pas d'écrire que nous défendons la Sécurité sociale quand celle-ci rembourse de moins en moins les soins, les médicaments et que sa gestion est totalement confisquée aux salariés, il faut aussi mener le débat de son financement, de sa gestion par les salariés et de la prise en charge à 100% des dépenses  si nous voulons donner du sens à l'engagement dans l'action.
Il ne suffit pas de dire nous sommes contre l'austérité si nous ne prenons pas des initiatives pour appeler les salariés et leurs familles à pétitionner en masse, à participer à des débats à la porte des entreprises, dans les quartiers, les villes, à descendre dans les rues même les samedi et dimanche pour exiger l'augmentation des salaires des retraites et pensions, et  prolonger ensuite par la mobilisation générale dans les débrayages et la grève partout sur les lieux du travail.
Le CCN de la Cgt qui sera réuni mardi et mercredi prochains devra apporter des éclaircissements sur la ligne de conduite syndicale et le positionnement de la Cgt et cela à un moment où les déballages sur les affaires nous touchent également -depuis deux jours dans la presse et une semaine en interne- avec les dépenses de la confédé pour la résidence du SG de la Cgt.
Les révélations que viennent de faire les médias, le « Canard enchainé », le « Figaro », et depuis d'autres quotidiens, vont immanquablement nourrir un débat en interne qui va entretenir le doute et la suspicion sur toute l'organisation, en commençant par les dirigeants.
Dans une période où le « tous pourris » se généralise pour le bonheur de l'extrême droite et du patronat, nous devons être très vigilants et ne pas subir sans ne rien dire l'offensive idéologique contre la Cgt, les permanents, les détachés, les premiers dirigeants de l'ensemble des structures.
Cette campagne est déjà engagée en externe et elle fait débat déjà en interne dans toute la Cgt.
Après les campagnes contre les grévistes de la Cgt qui seraient payés pour faire grève, nous allons subir une nouvelle charge idéologique sur le thème de l'enrichissement personnel des dirigeants de la Cgt.
Cette situation doit être l'occasion de revenir sur l'éthique syndicale à laquelle nous sommes attachés, sur les valeurs que nous portons. Elle doit nous conduire à mener le débat pour montrer qu’à la Cgt nous sommes pour que les dirigeants, les élus et mandatés de la Cgt, qu'elles que soient les structures dont elles et ils dépendent, soient au service de la Cgt et des salariés
Cette conception exclut l'intérêt personnel et les bénéfices secondaires
Si nous ne cultivons pas le misérabilisme dans les responsabilités syndicales dans la Cgt, pour autant nous ne pouvons pas  tolérer des situations d'exceptions qui de fait ne pourraient conduire des dirigeants de notre organisation qu'à une rupture avec la vie réelle et les réalités que vivent des millions de salariés.
Les révélations faites par la presse sur la base d'infos internes qui ont été remises aux médias, de fait  confirmées par la déclaration de l'administrateur confédéral posent plusieurs questions lourdes pour les membres du CCN.
Qui, si ce n'est dans l'appareil confédéral, a donné l'info aux médias ?
Pour quel objectif ?
Qui décide de l'utilisation des fonds de la confédération, le bureau, la CE ont-ils été informés et ont-ils eu à donner un avis ?
Qui peut bien avoir intérêt dans la confédération à affaiblir la Cgt face à la politique gouvernementale dans cette période ?
Pour constituer la direction confédérale élue au cinquantième congrès, le rapporteur qui nous a présenté les propositions -au CCN à huis clos- pour le BC de la Cgt et propositions aux postes de SG et d'administrateur, nous a indiqué qu'il fallait faire preuve de loyauté !
L'expérience nous montre qu'entre le discours officiel et la réalité, des progrès restent à accomplir, déjà parmi ceux qui sont en place depuis plusieurs congrès.
 Que des différences de conceptions, d'approches et de positionnements existent dans la Cgt, cela n'a rien d'étonnant ni d'anormal. Mais que ce qui relève du débat et de décisions internes soit livré en pâture aux médias est inadmissible.
Qui a intérêt à affaiblir la Cgt dans cette période ?
Le gouvernement, le patronat, les autres OS avant les élections du 4 décembre.
Qu'il existe dans la Cgt, dans la Confédération à Montreuil, des divergences entre les dirigeants pour leurs engagements politiques différents n'est un secret pour personne ; que des ambitions pour des places se soient révélées dans la période de préparation du dernier congrès confédéral est malheureusement une réalité ; mais que tout cela soient utilisé pour affaiblir la Cgt n'est pas acceptable.
Avec ce déballage nous n'en avons pas fini sur les questionnements, les doutes et la suspicion en interne, le débat de fond doit avoir lieu au CCN sur la Cgt son fonctionnement démocratique pour en finir avec ce climat interne détestable.
Mais ce débat ne doit pas occulter la nécessaire réflexion du CCN sur nos orientations, nos revendications et ce que nous avons à impulser face à la déferlante libérale.
Nous devons nous préparer aux questionnements publics dans les entreprises, peut-être même dans les UD et UL, par les médias. Il faut nous y préparer et anticiper, comme il faut aider les militants sur le terrain qui risquent d'être pris à partie par des patrons, des élus, les autres syndicats.
De toute façon nous  sommes déjà vivement questionnés en interne depuis hier par des militants, des syndiqués et des salariés dans les entreprises.
Dans cette séquence de notre vie syndicale nous devons faire preuve d'esprit et de sens des responsabilités pour ne pas mêler nos voix à ceux qui vont s'apitoyer sur la Cgt pour tenter de la liquider demain.
Nous devons préparer le CCN dans les UD en réunissant les CE d'UD avec les secrétaires des syndicats dans un cadre exceptionnel pour que les copains qui seront mandatés par les UD les 4 et 5 novembre soient bien en phase avec ce que pensent les militants, pour leur permettre de jouer leur rôle et assumer toutes leurs responsabilités à ce CCN et sans doute à ceux qui suivront.
Si il ne s'agit pas de céder à la précipitation et aux pressions des médias, ne perdons pas de vue que la campagne contre nous va être relayée par le patronat et ses valets dans les entreprises. Il va donc falloir nous expliquer avec les militants, réunir les syndiqués pour débattre de cette nouvelle offensive contre la Cgt et leur apporter des arguments pour tordre le cou  à la propagande anti Cgt et ne pas nous laisser sortir du terrain  revendicatif.
Pendant que certains essaient de faire diversion pour occuper la Cgt, ses militants à contrecarrer une campagne de dénigrement et de culpabilisation pour nous extraire de notre activité à impulser les luttes, le patronat et le gouvernement peuvent se frotter les mains dans la mise en œuvre de leurs projets.
C'est avant tout cela qu'il convient d'expliquer à nos syndiqués tout en rappelant que nous avons fait le choix de la démocratie en interne et que cela vaut aussi pour le fonctionnement de la Confédération
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 Nous avons convenu, au regard de nos insuffisances à tenir des formations syndicales générales, voir des stages spécifiques au plan Régional et dans des UD et UL, d'engager une première réflexion sur la formation syndicale à ce CR.
Il ne s'agit pas de refaire les débats que nous déjà eu sur les contenus des formations, et sur la technicité des intervenants qui a souvent pris le pas sur le contenu de la formation mais de prendre un peu de temps pour revenir à ce que sont les responsabilités des directions de la Cgt en matière de formation syndicales, de promotions aux responsabilités des jeunes, des femmes et de politique des cadres syndicaux.
En premier lieu il me parait important que nous soyons en capacité d'apprécier, ici au Comité Régional, ce que sont nos responsabilités dans les UD, les UL, le CR  en matière d'impulsion de la formation syndicale.
Ce que sont nos réalités marquées par une grande diversité de situations d'une organisation à une autre.
Pas une UD, pas une UL n'est dans la même situation pour des raisons liées à notre histoire, nos forces, les aides et subventions extérieures qui peuvent exister ici et là soit par le canal des accords dans les groupes, la présence de grandes entreprises ou pas soit par la contribution ou pas des collectivités locales au développement du syndicalisme.
Une grande diversité du point de vue des moyens et capacités humaines, du point de vue des moyens financiers selon ces réalités différentes.
Une grande diversité du point de vue des organisations qui composent les UL et les UD.
Nous sortons d'une rencontre des UL avec la participation de dix-sept UL durant laquelle plusieurs intervenants ont mis en évidence les difficultés que nous rencontrons sur la qualité de la vie syndicale et le renforcement et le fait que nous ne disposons pas partout de secrétaire à l'orga et la vie syndicale.
Nous nous heurtons aux mêmes problèmes dans plusieurs UD et UL de la Région  qui ne disposent pas de responsables à la formation syndicale et pour ce qui est des syndicats, ils sont devenus des exceptions dans la Cgt ceux qui disposent encore de responsables à la formation syndicale.
Comment peut-on sérieusement impulser un travail de formation syndicale, de préparation des stages, de recherche des animateurs et intervenants, solliciter des stagiaires, sans disposer de premiers responsables en charge d'impulser le travail syndical sur la formation des militants et syndiqués de la Cgt.
Depuis plusieurs années nous avons pour pallier l'absence de responsable -ici et là- été conduit à faire à la place pour parvenir à l'organisation de stages, soit de premier soit de deuxième niveau, préparés dans des conditions peu satisfaisantes.
Nous avons reculé sur les formations d'accueil des nouveaux syndiqués et nous constatons tous des replis corporatistes inquiétants en interne qui conduisent des professions à tenir des stages de niveau I et II, ainsi que les Eco Ce et CHSCT, en interne alors que confédéralement nous avons décidé depuis longtemps que les niveaux I devaient s'organiser à proximité des lieux de vie et de travail dans les UL, les niveaux II, les stages Eco et CHSCT dans les UD. 
 L'absence de premiers responsables à la Formation syndicale, l'absence de collectifs en charge de l'éducation syndicale et une absence de réflexion régulière et de travail des directions de la Cgt sur le rôle de la formation syndicale sont à l'origine des reculs que nous pouvons mesurer partout sur le travail de formation syndicale.  Cela a de lourdes conséquences sur la qualité de notre vie syndicale, sur la capacité de la Cgt à réfléchir, à assumer partout où ses responsabilités.
Rajoutons à cela que dans le passé les premiers dirigeants de la Cgt passaient tous par les formations syndicales générales supérieures rebaptisées troisième niveau sur un mois -ou deux fois quinze jours- durant lesquelles les participants, à la sortie de ces sessions à Courcelles, connaissaient précisément ce qu'étaient les enjeux de la formation syndicale, ce qu'était la politique de formation des syndiqués et des cadres syndicaux de la Cgt.
 Malheureusement ces formations ont été abandonnées et la Cgt qui pouvait prétendre former ses cadres syndicaux, élever le niveau de leurs connaissances syndicales et générales pour leur permettre de diriger, gérer des organisations, se trouve à présent contrainte dans ses propres rangs de faire appel à des extérieurs pour occuper des responsabilités en interne qui devraient être assumées par des militants forgés et formés par l'organisation.
Quand nous mettons bout à bout nos lacunes en la matière, il n'est plus surprenant de constater des difficultés pour organiser des formations, pour trouver des stagiaires, pour trouver des intervenants, pour faire partager -à tous les niveaux des structures de la Cgt- que la formation syndicale est à la fois une bataille de conviction et un enjeu pour le choix de syndicalisme que nous avons défini au fil des congrès de la Cgt.
Nous nous heurtons, c'est évident, à des obstacles qui ne relèvent pas que de nos seules responsabilités et qui sont liés à la non reconnaissance de la formation syndicale, au même titre que celle de la formation professionnelle, par le patronat et la puissance publique ; au refus du maintien du salaire dans le privé ; aux obstacles mis en place par les directions au plan professionnel pour faire entrave à ce droit.
C'est de plus en plus le cas dans la fonction publique où quand des agents partent en formation syndicale ou en détachement pour l'activité syndicale elles et ils ne sont pas remplacés et à leur retour, elles et ils se retrouvent avec des charges de travail ingérables, des situations d'opposition entre collègues qui découragent ceux qui seraient intéressés par la formation syndicale.
Au-delà de la bataille que mènent le patronat et le pouvoir contre la formation syndicale dispensée par la Cgt et le travail d'éducation populaire que nous menons par la diffusion de nos tracts par les débats et rencontres que nous organisons avec les salariés, une partie de nos difficultés relève de nos responsabilités. Parmi celles-ci des choix en interne sur lesquels il convient  à présent de faire le bilan pour réorienter les priorités dans nos efforts.
Un des principaux obstacles que nous rencontrons est lié à la compréhension des enjeux de la formation syndicale et de la politique des cadres syndicaux.
On ne s'improvise pas militant de la Cgt, élu et mandaté et encore moins dirigeant de la Cgt.
Vouloir abandonner, comme cela a été fait dans beaucoup de directions de la Cgt, des principes élémentaires pour responsabiliser des camarades en faisant fi de la nécessaire élévation des connaissances et de la culture générale et syndicale par la formation syndicale et professionnelle conjuguée à la pratique du militantisme de terrain conduit à des situations d'échecs, à la fois pour de nombreux camarades et pour la Cgt.
Durant des décennies la Cgt a formé ses dirigeants, très nombreux, des ouvriers, des employés avec au départs de faibles niveaux de connaissance générales et syndicales qui sont devenus de redoutables dirigeants capables d'organiser des luttes, de diriger des organisations, de se confronter à l'adversaire de classe dans les négociations, les débats publics, capables de gérer des activités sociales, etc.
Au nom des évolutions de la société, dans la composition du salariat, du déclin de la classe ouvrière, les efforts ont été abandonné pour former, pour suivre les parcours des militants des entreprises, des employés, des ouvriers au profit de la responsabilisation de camarades de la Cgt disposant de parcours de formation générale et professionnels dans quelques cas très élevés.
S’il existe, parmi les ingénieurs cadres et techniciens de la Cgt, des camarades qui ont des expériences très conséquentes dans leurs parcours de responsabilités dans la Cgt, leurs implications dans la vie syndicale dans les entreprises et dans les structures de la Cgt, toutes celles et ceux qui sont en responsabilité aujourd'hui dans la Cgt n'ont pas tous bénéficier de cette trajectoire d'expérience et de formation, ce qui n'est pas sans poser des problèmes.
Renforcer la Cgt, renouveler les équipes de directions syndicales, construire la Cgt dont nous, les salariés, avons besoin pour imposer de nouvelles conquêtes sociales, nous crée obligation en permanence à réfléchir comment élever les capacités, les connaissances, la culture des militants de la Cgt et à rechercher et solliciter des jeunes pour participer à la vie syndicale.
Cet effort impose à toute la Cgt un engagement, un effort, une impulsion,   avec des méthodes de travail, des plans de travail, un suivi des relances, des sollicitations ciblées, qui impliquent des discussions, des échanges qui ne peuvent pas se résumer à des courriels
Le travail de formation syndicale passe aussi par l'apprentissage de la lecture, par le retour de l'étude individuelle et collective dans nos stages, par des méthodes dans la préparation et l'organisation des réunions syndicales pour inciter à la lecture, pour faire connaitre des livres, des publications de la Cgt, à commencer par la NVO. 
L'année 2014 au plan régional ne sera pas un grand millésime dans la réalisation des formations syndicales  impulsées par le CR Cgt.
Deux reports du stage « Enjeux régionaux » et la préparation de journées d'études -sur égalité hommes femmes et sur le Lean-  pas des mieux engagées.
Avec une situation au plan de ses responsabilités qui a changé puisque notre camarade Bernard Vinsot, responsable de la formation du Comité régional, a été amené à s'occuper des finances de son UD et que nous n'avons plus de fait la disponibilité suffisante dans cette responsabilité.
Bernard a concentré son temps, dans son département, sur les formations Prudis -avec une participation des conseillers Cgt en baisse pour notre Région- mais n'a pas pu s'occuper de la formation syndicale ni réunir la commission régionale  comme il l'aurait fallu.
Nous sommes donc, comme quelques UD, placés devant l'obligation de trouver une ou un camarade pour prendre le relai avec Bernard sur les formations Prudis mais avec l'engagement du CR à ce qu'un membre du CR à tour de rôle intervienne dans chaque stage Prudis durant au moins une heure pour éviter le repli sur le mandat prud'homme et une spécialisation qui couperait du reste de l'activité syndicale.
Nous avons donc du pain sur la planche. Pour commencer il serait très utile que l'on puisse faire un bilan du nombre de formations, de journées d'étude et du nombre de stagiaires qui y ont participé dans chaque UL et UD. De travailler à des objectifs de participations par département pour notre stage enjeux régionaux.
Compte tenu du nombre d'inscrits (3) à ce stage, qui a déjà été reporté en novembre, nous proposons de le décaler en février mais de prendre des mesures pour convaincre des militants d'y participer.
Nous vous invitons également pour 2015 à réfléchir au regard des difficultés, et des moyens à mutualiser quelques formations pour aider à reconstituer un vivier de nouvelles capacités militantes.
Dans l'Eure et Loir, où n'existe plus de stage niveau II depuis des années, grâce à cette mutualisation nous tiendrons un stage en novembre et février.
Nous pourrions peut-être réfléchir comment mettre en route une formation des formateurs et travailler sur la préparation d'un stage de perfectionnement et d'actualisation des connaissances pour les militants ayant participé à un stage de niveau II il y a plus d'une dizaine d'années.
Voilà donc cher(e)s camarades quelques éléments et idées que j'étais chargé de vous soumettre pour nous permettre d'échanger et prendre les meilleures décisions.





                                                                    


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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 14:37

MEDEF-requins

 

Envoyé mardi 28 octobre 2014 aux organisations syndicales, un « document de travail » émanant du MEDEF, de la CGPME et de l’Union professionnelle artisanale (UPA) propose de remplacer toutes les instances représentatives du personnel dans les sociétés d’au moins 50 salariés par un unique « conseil d’entreprise ». Les organisations patronales entendent ainsi « simplifier » les obligations découlant des actuels seuils sociaux en prenant modèle sur les « Betriebsrat » (comités d’entreprise) allemands.


Ces conseils seraient élus tous les quatre ans et cumuleraient l’ensemble des prérogatives des délégués du personnel et syndicaux, du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et du comité d’entreprise.


Le « conseil d’entreprise » deviendrait donc l’unique représentation du personnel dans ces sociétés et seraient seul habilité à négocier des accords, en lieu et place des syndicats.


La proposition du Medef aurait aussi pour conséquence la suppression du seuil de 11 salariés qui impose aujourd’hui l’élection de délégués du personnel. Les élus du personnel siégeant dans ces conseils pourraient recevoir une « formation de qualité touchant notamment à la compréhension des enjeux économiques et sociaux de l’entreprise » et les compétences acquises au cours de leur mandat seraient « valorisées »…


Marie-Alice Medeuf-Andrieu, la représentante de FO aux négociations « sur la modernisation du dialogue social » a qualifié cette proposition du Medef de « provocation inacceptable » visant à « déconstruire le dialogue social ».

 

 

 source: POI

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 23:21

Lu  sur "çanempechepasnicolas"

francetvinfo.fr

 

Des traces de grenade offensive
retrouvées sur les vêtements
de Rémi Fraisse

Les résultats d'analyses, transmis mardi aux enquêteurs, ont révélé

des traces de TNT : un composé chimique que l'on retrouve dans

les grenades de type offensif, utilisées par les gendarmes.

 

"On ne peut exclure l'utilisation d'une grenade offensive", a affirmé le procureur d'Albi mardi 28 octobre. Les résultats d'analyses, transmis aux enquêteurs, indiquent que des "traces de TNT" ont été retrouvées sur les vêtements de Rémi Fraisse, opposant au barrage de Sivens de 21 ans, retrouvé mort dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre.

"Ces résultats même partiels orientent l'enquête de façon significative puisque la mise en oeuvre d'un explosif militaire de type grenade offensive semble acquise, a dit le magistrat. Le TNT figure dans la composition des charges des grenades lacrymogènes ou offensives utilisées par les gendarmes".

Les grenades offensives sont très dangereuses. "Il suffit qu'un manifestant prenne à la main une grenade offensive au moment où elle explose et il peut avoir la main arrachée, c'est déjà arrivé"explique le magistrat. 

 

Le procureur d'Albi s'est dessaisit du dossier au profit du parquet de Toulouse, à même de juger ces affaires militaires.

 

Pourtant, l'ancien locataire de la place Beauvau, le Premier ministre, a également salué le"travail extrêmement difficile" des forces de l'ordre, "confrontées souvent à une violence extrême".

"Je le dis aussi à la représentation nationale, a poursuivi Manuel Valls, interrogé par Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée. Avant même qu'une enquête n'ait été conclue, je n'accepterai pas la mise en cause de l'action des policiers et des gendarmes, qui ont compté de nombreux blessés dans leurs rangs."

 

Commentaire : Un gouvernement et un ministre de l'Intérieur qui donnent pour consignes aux forces de l'"ordre" d'utiliser des grenades offensives pour réprimer des manifestants sont des criminels. 

 

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 16:41

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Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

La presse belge crie à la prise d'otages, la direction de la SNCB (SNCF belge) voit un complot communiste, la droite extrême flamande appelle à supprimer le droit du grève. La faute à la lutte des conducteurs de train wallons qui refusent la casse du service public du rail.

 

Alors que les directions syndicales demandent patiemment aux travailleurs belges d'attendre la grève nationale du 15 décembre pour exprimer leur colère face à la politique d'austérité, les bases syndicales l'entendent autrement.

Les cheminots, plus précisément les conducteurs de train, ont pris l'offensive à la base. Ils s'étaient déjà mobilisés massivement le 30 juin dernier, alors que 80 % du trafic avait été paralysé, et qu'aucun train ne circulait en Wallonie et à Bruxelles.

 

La Louvière, Charleroi, Liège : les conducteurs wallons en grève

 

Depuis vendredi dernier, il ne se passe pas un jour sans que ce que les médias appellent des « grèves sauvages » frappent le réseau de chemin de fer belge.

La direction de la SNCB devient folle. Par la bouche de son administrateur-délégué, Jo Cornu, elle dénonce des « actions inutiles », « inacceptables pour les usagers de la SNCB ».

Elle pointe du doigt les syndicats qu'il soupçonne d'organiser ces actions, elle accuse même les marxistes du Parti du travail de Belgique (PTB) d'être les instigateurs des mobilisations.

Peine perdue. Ces provocations n'ont fait que renforcer le mouvement parti vendredi des dépôts de La Louvière, où 132 trains ont été supprimés dans la journée, en particulier ceux en direction de Charleroi et Mons, tandis que des conducteurs ont occupé les voies. 

Le mouvement s'est étendu lundi à Charleroi où 90 trains ont été supprimés dans la journée – touchant essentiellement la liaison avec Bruxelles –, et 60 % des conducteurs ont débrayé selon la direction. Les cheminots ont tout fait pour prévenir à l'avance les usagers des retards, annulations.

Enfin ce mardi, c'est au tour de Ligèe d'être touchée par la contagion des grèves. D'après les échos de la presse, la majorité des conducteurs était en grève, les liaisons avec Bruxelles et Maastricht (un symbole!) étaient particulièrement perturbés.

Seuls 8 des 21 conducteurs avaient pris leur service aux dépôts de Liège, Liers et Welkenraedt à 14 h. Moins de 50 % des trains vers Bruxelles circulaient à la même heure.

La mobilisation des cheminots a débordé les directions syndicales qui, selon l'administrateur-délégué de la SNCB ont affirmé leur adhésion au « dialogue social » et refusé toute action de grève d'ici le 15 décembre. Elle prend la forme d'actions spontanées, organisées au niveau local.

 

Les cheminots contre la « réforme ferroviaire » belge

 

Elle se construit autour du « Plan transport 2014 » et des prévisions budgétaires à l'horizon 2019.

Le plan prévoitla suppression de centaines de trains – notamment les premiers et derniers, mais aussi quantité de trains aux heures de pointe –, la hausse des tarifs et des trains aux trajets toujours plus longs. Le Bruxelles-Namur mettait 48 minutes en 1938, contre 51 minutes aujourd'hui ! 

Le gouvernement belge envisage également de supprimer 663 millions d'euros par an de dotation sur 5 ans. Cette coupe budgétaire aurait des conséquences dramatiques pour l'entretien du réseau mais aussi pour les emplois. Il se peut que 5 000 emplois (sur 35 000) soient supprimés. 

C'est enfin la méthode de la SNCB, du gouvernement qui posent problème. Une mascarade de dialogue social qui lance un écran de fumée aux cheminots, tout en faisant passer les plans de casse du service public dans les coulisses du Parlement, des ministères. 

La SNCB a connu une manœuvre en 2014 qui ressemble fort à ce qu'on connaît avec la « réforme ferroviaire » en France, sous l'argumentaire fallacieux avancé en 2005 comme en 2014 : celui de la dette du rail, de 4 milliards d'euros.

La SNCB avait été éclatée en 2005 en trois groupes : l'infrastructure, coûteuse et confiée à l'entreprise publique « Infrabel », et de l'exploitation du réseau, laissée entre les mains de la SNCB, se préparant à l'ouverture à la concurrence du transport de voyageurs intérieur.

Trois groupes car une troisième entité avait été créée, chapeautant les deux autres, la « SNCB Holding », propriétaire du patrimoine immobilier, employeur de l'ensemble du personnel et chargée de coordonner les efforts entre les trois entités.

Cette troisième entité, « SNCB-Holding », avait été présentée comme une contre-partie aux syndicats, une façon de garantir le maintien d'un statut unique des cheminots, et d'une structure unifiée dans la nouvelle SNCB. 

L'évolution des conditions d'emploi à la SNCB a prouvé que ceci n'était que poudre aux yeux : l'éclatement de la SNCB en trois entités a été le point de départ de la casse du statut par la filialisation accélérée, concurrence intégrée au sein même de l'entreprise publique. 

En 2014, ces trois entités ont été officiellement fusionnées en deux : la SNCB Holding était ré-intégrée à la SNCB, opérateur historique du réseau, tandis qu'Infrabel restait à la tête de l'infrastructure … 

Ce qui n'empêche pas la création d'une nouvelle troisième entité, HR-Rail gérant l'ensemble du personnel. L'usine à gaz dénoncée avec l'éclatement de la SNCB en trois continue.

 

 

Les bases syndicales, le PTB soutiennent. Les usagers comprennent

 

Si les directions syndicales nationales freinent des quatre fers, c'est tout autre chose au niveau local. Les conducteurs de train des dépôts de Liège, Liers et Welkenraedt étaient réunis hier pour décider de la suite à donner au mouvement.


Ce mouvement spontané des conducteures a reçu rapidement le soutien des syndicats réunis en front commun, au moins au niveau régional. 

« Nous sommes solidaires de cette action. Nous le faisons pour les citoyens, car c’est sur eux que les mesures d’économie voulues par le gouvernement fédéral vont avoir des répercussions  », a déclaré Thierry Moers, secrétaire régional CGSP Cheminots (branche cheminots de la FGTB).

« Même si les conducteurs réunis actuellement en assemblée générale décident de reprendre le travail, d’autres actions dans d’autres services ou d’autres villes ne sont pas exclues », a-t-il ajouté.

« Le gouvernement nous attaque de toutes parts, d’abord en tant que citoyens puis en tant que cheminots », estime Marc Eyen, permanent régional CSC (chrétiens). « La direction de la SNCB veut aller plus vite que ce que l’Europe impose en matière de libéralisation des chemins de fer, la ministre Galand évoque différents chiffres sans que l’on sache vraiment quelles seront les mesures d’économie, certaines lignes secondaires sont menacées. C’est un mouvement de ras-le-bol, ces mesures sont imbuvables ».



La solidarité s'exprime aussi au niveau politique, où même le député Ecolo Jean-Marc Nollet a dénoncé la position de la direction de la SNCB, du gouvernement : « On a vraiment l'impression que le gouvernement se fout de leur gueule », a-t-il dit dans Matin Première.

« Au niveau de la SNCB, on est déjà très en retard par rapport aux investissements. Il y a des problèmes énormes de place dans les trains, de ponctualité », rappelle-t-il, en soulignant que la baisse de 20 % des budgets, « c'est un train sur cinq qu'on supprime, c'est une gare sur cinq qu'on ferme », selon le chef de groupe Ecolo à la Chambre.

Le Parti du Travail de Belgique (PTB), formation marxiste qui ne cesse de progresser et vient d'entrer au Parlement, tout en déniant le fait qu'elle manipulerait les mobilisations, exprime sa pleine solidarité avec le mouvement, par la voix de Raoul Houdebouw, nouveau député de Liège :

« Le PTB soutient le plan d’action du front commun syndical.  Au lieu de chercher un bouc émissaire et de repousser cette action dans un coin politique, Jo Cornu ferait mieux de s’en prendre aux économies que le gouvernement de droite impose aux chemins de fer. »

« C’est juste un peu trop facile de venir pointer du doigt le PTB alors que le gouvernement Michel-De Wever veut diminuer les dotations à la SNCB de plus de 663 millions d’euros par an d’ici 2019, explique Raoul Hedebouw. Tout le monde sait quelles vont en être les conséquences : plusieurs lignes seront supprimées, la sécurité est mise en danger et les tarifs vont augmenter. Il se peut aussi que 5 000 emplois disparaissent. C’est cela, le problème aujourd’hui. L’ennemi des chemins de fer publics, ce n’est pas le PTB, mais le plan d’économies du gouvernement de droite. »

 

Quant aux associations d'usagers Navetteurs.be et TreinTramBus si elles ont exprimé leur « déception » face aux actions sauvages, préférant la concertation. Elles ont fait savoir néanmoins le fait qu'elles comprenaient « l'agitation parmi le personnel ».

 

Une attaque contre le droit de grève au nom du « service minimum »

 

Il ne fait aucun doute que le traitement par le gouvernement, la direction de la SNCB, la presse du mouvement actuel visent à lancer une nouvelle attaque contre le droit de grève sur le rail en Belgique.

Il est pourtant déjà entamé depuis 2008 quand un protocole entre direction et syndicats stipulait qu'une grève doit être signalée par un préavis préalable de plusieurs jours afin de favoriser la voie de la concertation. Une façon déjà de limiter le droit de grève. 

 

Maintenant, le gouvernement veut aller plus loin. 

En avril, le projet de loi sur la « continuité du service public à la SNCB » a été adopté au Parlement.Il prévoitl’inscription dans le contrat de gestion « des modalités visant à enrayer les grèves spontanées, des sanctions financières et les possibilités de remboursement de l’usager si des grèves spontanées étaient déclenchées ». 

Le but est naturellement d'empêcher ces « actions spontanées », ces « grèves sauvages » à Liège, Charleroi, La Louvière qui perturbent la paix sociale conclue entre directions syndicales et gouvernement à Bruxelles.


Le mouvement de cette semaine est un bras de fer aussi pour la défense du droit de grève. Le gouvernement laisse l'extrême-droite flamande partir à l'offensive sur la limitation, la suppression de fait du droit de grève.

Ainsi, la N-VA (Nouvelle alliance flamande) néo-libérale, régionaliste et raciste, a proposé un nouveau projet de loi qui inscrirait la limitation de la possibilité de grève dans des cadres tels qu'il signifierait l'impossibilité pratique des grèves spontanées dans la SNCB.

 

Nous l'annonçions en juin dernier, la rentrée se promettait chaude sur le rail Belge. Elle l'est. Le potentiel existe ici en Belgique, comme chez nous en France, ou ailleurs en Allemagne pour lutter contre ces « réformes ferroviaires », contre les atteintes au droit de grève. Solidarité avec nos camarades cheminots belges, leur lutte est aussi la nôtre !

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 09:09

Lu sur El Diablo.  Cliquez sur le titre ci-dessous pour accéder au blog.

ALLOCATIONS FAMILIALES: Règle de trois et cheval du même nom

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Marisol Touraine en est convaincue, la modulation des allocations familiales est une « réforme majeure », assurant qu'elle « maintient l'universalité des prestations » même si les familles « les plus aisées en recevront moins ». Dans cette affaire, on est, hélas, encore une fois dans une stratégie d’opposition des catégories entre elles. Un mode de gouvernance bien connu qui permet moyennant une règle de trois d’aligner tout le monde par le bas.


La cible de cette « réforme » qui est d’abord un vrai coup de rabot de 700 millions d’euros n’est autre que les familles dont les deux parents travaillent et gagnent 3000 euros chacun. En clair, les ménages de salariés qualifiés et en responsabilités ou avec une ancienneté qui leur fait atteindre ce niveau de salaire. Il y a quelque chose de honteux à vouloir les faire passer pour des nantis.


La CGT, par la voix de son secrétaire général a réagi qualifiant cette mesure de «  remise en cause sans précédent de ce qu'on appelle l'universalité. […] Il est indécent d'opposer à nouveau les Français les Françaises entre eux », a affirmé le secrétaire général de la CGT. « Et tout ça pourquoi ? Parce qu'on n'a pas le courage dans ce pays de faire une réforme fiscale et donc on joue sur les prestations sociales ».


Ne nous y trompons pas, en s’attaquant à ce principe d’universalité le gouvernement fait entrer un Cheval de Troie qui lui permettra demain de faire la même chose pour les remboursements maladie ou toute autre prestation de la protection sociale.

 

Dans cette affaire, le combat de la CGT n’a rien à voir avec celui de la droite réactionnaire qui défilait encore dans la Manif pour tous il y a peu faisant feu de tout bois, y compris en exploitant ce sujet pour dénoncer la guerre faite aux familles par le gouvernement.


L’universalité, Marine Le Pen n’en a cure, elle qui demande  « qu'on arrête de verser des allocations familiales aux étrangers plutôt que de les baisser aux Français ».


La défense des grands principes de la protection sociale n’a rien de dépassé ou désuet quand il s’agit du filet de sécurité qui a permis malgré tout d’amortir les redoutables effets de la crise. Non seulement nous défendons l’universalité des prestations, mais nous sommes aussi vigoureusement attachés à un financement de la protection sociale à l’entreprise, mais aussi à un financement profondément réformé pour tenir compte de la richesse créée et pour favoriser les entreprises créatrices d’emploi.


D’ailleurs, c’est bien parce que le patronat a été  largement dispensé de financer la branche famille que celle-ci est en déséquilibre. Résultat, à coups de règle de trois, le gouvernement impose l’austérité aux familles tout en poursuivant allègrement un véritable « assistanat » au bénéfice des entreprises.

 

source: ugict-cgt

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 17:26

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Lundi 20 octobre 2014, les salariés de Gaz et Electricité de Grenoble  (GEG) ont coupé l'électricité à l'Hôtel de Ville et contraint la mairie à reporter le Conseil municipal et la délibération concernant un contrat de 8 ans portant sur l'éclairage public. Après seulement 7 mois le grand modèle de l'opposition de gauche EELV-Parti de Gauche se brise.

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Près de 150 salariés du gestionnaire historique de l'électricité à Grenoble ont manifesté lundi soir pour dénoncer l'attribution dès 2015 du marché de l'éclairage public de la ville à un consortium privé réunissant Vinci et Bouygues. 


Les organisations syndicales de GEG, dont la ville est actionnaire majoritaire, reprochent à la municipalité de ne pas avoir laissé la possibilité à l'entreprise de formuler au cours de la procédure d'appel d'offre une proposition compétitive, qui lui aurait permis de garder le marché. "Nous faisions partie des deux dernières entreprises retenues et nos propositions étaient très proches. Le dialogue compétitif, période au cours de laquelle les deux derniers candidats sont à nouveau auditionnés et peuvent affiner leurs offres, n'a pas eu lieu et nous ignorons pourquoi", a déploré Alain Trémier, secrétaire du syndicat CGT. 

 

Vinci plutôt que la GEG 

L'intersyndicale CFE-CGC, CGT et FO a dénoncé "un choix politique" et sommé la municipalité de "faire preuve de transparence" sur ses "véritables intentions". "Ils ont prôné le service public pendant toute la campagne municipale et à la moindre occasion, ils penchent du côté d'un groupe privé du Cac 40. Ce discours comporte beaucoup de paradoxes. Nous ne souhaitions pas être privilégiés, simplement être jugés à notre juste valeur", ajoute Alain Trémier. 

 

Vingt-cinq emplois sont menacés d'après les syndicats, qui évoquent également 1,5 million de pertes de chiffre d'affaires pour l'entreprise. 


La GEG est une entreprise à capitaux mixtes (SEM) dont la ville de Grenoble est actionnaire majoritaire, on retrouve aussi parmi les actionnaires Suez Energie Services, EDEV (filiale d'EDF), COGAC (filiale de Gaz de France), Personnel de GEG, Caisse des dépôts et consignations, Schneider Electric, Caisse d'épargne Rhône Alpes, Banque Rhône-Alpes.

 

source : editoweb

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 09:37

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Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Moins d'une semaine après la grève inédite des travailleurs de la santé, c'est l'ensemble des travailleurs du secteur public et au-delà qui se sont mobilisés ce samedi. Une revendication : augmenter les salaires, après 5 ans de coupes salariales.

 

Ils étaient près de 100 000 à Londres d'après la secrétaire-générale du Trade Union Congress (TUC) Frances O'Grady, accompagnés par plusieurs milliers de manifestants à Glasgow et Belfast.

 

 

Augmenter les salaires après avoir perdu 250 € par mois depuis 2008 !

 

Dans les cortèges, une forte représentation de ceux qui ont le plus subi les coupes salariales depuis 2008 : les travailleurs du secteur public, dont une forte délégation d'enseignants, d'infirmiers, de postiers, cheminots mais aussi de pompiers et de sages-femmes.

A l'appel des syndicats du public Unite, Unison, du National union of teachers (NUT) ou encore du Royal college of Nurse, la revendication était claire : « Britain needs a pay rise », augmenter les salaires maintenant, après 6 ans de gel salarial, de baisse réelle des salaires.

Le Trade Union Congress (TUC) a ainsi démontré que depuis 2008, chaque travailleur britannique a perdu en moyenne 250 € par mois de salaire. Le gouverneur de la Banque d'Angleterre confirme, évoquant une baisse de 10 % en termes réels.

On en est à la septième année d'affilée de baisse des revenus moyens des travailleurs : une première depuis les années 1850, pour la confédération syndicale britannique.

 

 

« Tous dans le même bateau » ? Baisse des salaires, hausse des profits !

 

Pendant que les salaires réels ont baissé de 10 % depuis 2008, le taux de profit a lui augmenté de 21 % depuis 2009.

Symbole significatif, la Royal Bank of Scotland, renflouée en 2008 à hauteur de 55 milliards d'euros, enregistre des profits records en 2014 : 3 milliards d'euros pour les six premiers mois, après 1,7 milliards en 2013. Nationalisée en 2008, elle devrait être privatisée d'ici l'an prochain.

Autre symbole frappant, le « Big six », les six grands monopoles de l'énergie (dont EDF) qui se partagent le gâteau du gaz et de l'énergie depuis leur privatisation ont multiplié par 5 leurs profits depuis 2009 pendant que les factures explosent : de 300 millions à 1,5 milliard d'euros.

David Cameron prétendait, lors de ses premiers budgets d'austérité que « tout le monde était dans le même bateau » (« We are all in this together »). Une fable, visible aux yeux de tous désormais.

Pour les travailleurs, la TVA est passée de 17 à 20 % (un coût de 600 € par famille, par an), 700 000 emplois publics ont été supprimés, le budgets des administrations publiques ont été coupées de 25 %, les salaires ont été gelés donc baissés en réel, enfin diverses allocations ont été réduites.

Pour les entreprises, la fête continue puisque l'Impôt sur les sociétés a été diminué de 28 à 24 % en 2010, de nouveau abaissé à 21 % en avril 2014. Il devrait passer à 20 % en 2015. Cela en fait le pays du G-8 le pays plus attractif pour les investisseurs.

Et la privatisation annoncée de la Royal Mail (la poste anglaise), la libéralisation accélérée du Service national de santé (NHS) ainsi que la poursuite du bradage du système de chemins de fer privatisé depuis 20 ans sont une source de profits faciles pour le big business britannique.

 

 

« Ils veulent démanteler tous les acquis gagnés depuis 1945 par les travailleurs »

 

Les leaders trade-unionistes présents à Hyde Park ont renvoyé ce message d'un pays où la lutte de classes n'est pas un discours idéologique mais bien une réalité vécue par tous, et une lutte gagnée par la classe capitaliste.

Ainsi, Dave Prentis, secrétaire-général d'Unison, réveille l'histoire des « deux nations », l'une ouvrière miséreuse, l'autre bourgeoise financière opulente, sorti tout droit du XIX ème siècle, des écrits d'Engels ou Dickens :

« C'est l'histoire de deux nations – l'une où le champagne coule à flots pour les banquiers et où les payes des PDG explosent, l'autre, celle d'un monde où les nôtres luttent pour un gagne-pain de misère ».

Len McCluskey, secrétaire-général d'Unite, ne dit pas autre chose. Pour le leader syndical, les conservateurs veulent « démanteler, détruire tous les acquis gagnés depuis 1945 par les travailleurs », en premier lieu la santé publique livrée aux grandes entreprises privées du secteur.

Même la souvent très modérée Frances O'Grady, leader de la Confédération syndicale TUC (Trade Union Congress), a dû radicaliser son discours face à la foule réunie à Hyde Park :

« Après la plus longue, la plus grande période de baisse de salaires de notre histoire, il est temps de mettre fin à ce blocage des salaires, qui empêche la grande majorité d'avoir sa part de la reprise ».

« Une économie qui trouve de l'argent pour financer des baisses d'impôts pour les riches et la cupidité des managers, tandis que le reste subit des baisses de salaire, et des coupes importantes dans les services publics : elle n'est plus supportable pour la majorité », a-t-elle déclaré.

 

Ce que les travailleurs britanniques subissent depuis au moins 2010, c'est ce qui attend les travailleurs français à partir de cette année.

La visite d'allégeance de Valls à Londres, avec son « My governement is pro-business » adressé au gouvernement Cameron et à la City qu'il représente n'est pas qu'un symbole, c'est le signal du début du combat en France, les yeux rivés vers l'exemple anglais.

 

 

En six ans de mesures contraires au monde du travail, les salaires réels ont baissé de 10 % en Grande-Bretagne. La riposte est là, même tardive, pas assez forte. A nous d'apprendre du cas britannique pour ne pas laisser faire ce vaste transfert de richesse du travail vers le capital, organiser la riposte maintenant contre le « gouvernement pro-business » de Valls.

 
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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 17:12

Lu sur le blog de "çanempechepasnicolas"

 

Source : Humanité.fr

Le pouvoir va-t-il  supprimer les élections, vu le pourcentage grandissant d'abstentions aux différents scrutins ?

Le Sénat sonne le glas des élections prud’homales
Kareen Janselme
Jeudi, 16 Octobre, 2014
90 % des demandeurs, quasi exclusivement des salariés, ont obtenu gain de cause face à des juges des prud’hommes élus.
La Chambre haute a accordé au gouvernement hier la possibilité de légiférer par ordonnance pour la désignation des « juges du travail ». 
Un passage en force dénoncé par les syndicats et le groupe communiste.

Politiques et syndicats prévenaient depuis des années : la justice prud’homale est en danger. Malgré les mobilisations, les pétitions, les auditions, le mode de désignation des juges prud’homaux, si particulier à la France, va disparaître. Jusqu’ici, les conseillers de prud’hommes étaient élus au suffrage universel par les salariés et les employeurs. Ces conseillers venaient donc du monde du travail mais exerçaient un pouvoir de juge au même titre qu’un juge professionnel issu d’une école de la magistrature.

La loi votée hier en première lecture au Sénat va tout remettre en cause.

« Ce qu’il faudrait c’est plus 
de moyens, plus de greffiers »

155 sénateurs se sont prononcés pour un projet de loi qui va permettre au gouvernement de modifier, par ordonnance, le mode de désignation des conseillers. 32 communistes et écologistes ont voté contre. L’UMP s’est abstenue. Le ministre du Travail, François Rebsamen, a défendu le projet en soulignant que « 75 % des inscrits n’avaient pas participé à l’élection » prud’homale en 2008.

De quoi, d’après lui, remettre en cause la légitimité de cette institution.


« Mais d’autres taux de participation aux élections sont faibles dans ce pays, s’indigne Laurence Cohen, sénatrice du Val-de-Marne, du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC). On ne va pas supprimer toutes les élections si les gens ne veulent pas voter. Le gouvernement a une drôle de façon de traiter le problème : il casse le thermomètre plutôt que soigner. »

« Il n’y a que 20 % de participation aux élections dans les chambres de commerce, mais on ne supprime pas pour autant les tribunaux de commerce », renchérit Jean-Pierre Gabriel, pour la CGT. Sa confédération a lancé une grande campagne de soutien aux élections et mis en débat la création d’un ordre juridictionnel social. Les syndicats FO, CFE-CGC, Solidaires et FSU sont aussi favorables aux élections et rejettent un principe de désignation des juges selon l’audience des organisations syndicales dans les entreprises, comme voudrait le mettre en place François Rebsamen.

Voilà un nouveau coup porté aux prud’hommes pour Jean-Pierre Gabriel :

« Déjà Rachida Dati avait supprimé des tribunaux en redessinant la carte judiciaire. Les conseillers sont aussi les seuls juges encadrés dans le temps : s’ils travaillent au-delà des heures concédées, ils ne sont pas payés. Dans les tribunaux, 50 % des personnels de greffe et administratif ont disparu en cinq ans. Du coup, les procédures traînent. La France a été condamnée 71 fois pour ses délais excessifs ! »

« Ce qu’il faudrait c’est plus de moyens, plus de greffiers, explique Laurent Degousée, du syndicat Solidaires. Quand la décision arrive trop tard, elle perd sa vertu. Or 90 % des demandeurs obtiennent gain de cause aux prud’hommes et 98 % des demandeurs sont des salariés. »

Le sénateur du Pas-de-Calais, Dominique Watrin (CRC), s’inquiète de la volonté du gouvernement de légiférer dans ce domaine par ordonnance : « On dessaisit le Parlement et donc on l’affaiblit. Alors que nous sommes au cœur de la démocratie sociale, le débat a été court, bâclé. »

Le projet de loi sera étudié par l’Assemblée nationale avant la fin de l’année. « Cette réforme va dans la droite ligne du rapport Lacabarats paru cet été, craint Laurent Degousée. C’est-à-dire vers la professionnalisation du juge. Or le conseiller de prud’hommes juge en droit, mais aussi en fait. »

D’où l’importance de connaître le monde professionnel et d’en être issu. Cette inquiétude a été confirmée par un autre projet de loi, celui sur l’activité, présenté par Emmanuel Macron, hier, qui veut notamment « professionnaliser la procédure » et « rénover la conciliation » aux prud’hommes. Pour l’instant, les « juges du travail », élus en 2008 pour cinq ans, ont vu leur mandat prolongé jusqu’en 2017. Le temps de concocter une nouvelle réforme ?

 

- See more at: http://www.humanite.fr/le-senat-sonne-le-glas-des-elections-prudhomales-554840#sthash.0l9iIfx9.dpuf

 

Le vote des sénateurs de Seine-Maritime

 

Le groupe communiste et le groupe écologiste ont voté contre la suppression des élections prud'homales.  En Seine-Maritime, Thierry Foucaud, sénateur communiste a donc voté contre. 

Les deux sénateurs socialistes, Didier Marie et Nelly Tocqueville ont voté avec leur groupe ( à l'exception de deux sénateurs socialistes) la suppression des élections prud'homales tout comme Catherine Morin-Desailly, sénatrice UDI. Les frondeurs se font discrets sur cette question sociale.  

Le groupe UMP s'est abstenu. 

Et les deux sénateurs du Front National, prétendu social depuis peu, n'ont pas pris part au vote ...  On ne se refait pas.  Le social, c'est pour les discours de Marine Le Pen.

AC

 

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 21:48

Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

 

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Près de 2000 manifestants à Rouen avec la CGT

Renault Cléon, les personnels de la santé, du Conseil Général, de BASF, de Boréalis, des territoriaux, les UL-CGT de l'agglomération rouennaise, les personnels de l'éducation ...

rejoints par quelques militants de Sud,  des hospitaliers de Convergence Hopital et des intermittents du spectacle ( Opéra) ont défilé à Rouen pour refuser le pacte de responsabilité, l'austérité et défendre les services publics et la sécurité sociale.

Tôt le matin les travailleurs du port s'étaient mobilisés pour l'emploi et avaient mis en place des piquets de grève.  La manifestation a rejoint le premier piquet de grève sur le port puis une partie des manifestants s'est rendu sur le site de Petroplus.

 

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Au Havre, plus de 4000 manifestants contre l'austérité, pour l'emploi, pour la défense de la sécurité sociale
 

 

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La mobilisation interprofessionnelle était réussie.  A l'appel de la CGT, des territoriaux de la ville du Havre, des salariés de Total, d'Aircelle ... Des militants de Sud, de la FSU avaient rejoint la manifestation.  Les manifestants se sont arrêtés quelques instants devant le siège du PS et on a pu voir alors l'inscription suivante s'afficher sur le local : "Annexe du Medef".  Puis des salariés CGT et Solidaires sont allés dire leur colère au conseil de surveillance de l'Hôpital du Havre.

 

 

 

 

 

 


 
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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 14:32

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Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



La grève du lundi 13 octobre a mobilisé 500 000 infirmiers, brancardiers, conducteurs d'ambulances, sages-femmes, personnels médicaux de Grande-Bretagne pour lutter contre les baisses des salaires réels, et plus largement contre les coupes budgétaires.



La plus grande grève dans le secteur, tout simplement la première grève nationale depuis 32 ans : c'est ainsi que les syndicats ont présenté cette mobilisation des travailleurs de la santé, portant fondamentalement sur la baisse des salaires réels depuis 2010.

La grève a fait l'unanimité : les syndicats Unite, Ucatt (Syndicat des techniciens et PCS (Syndicat des services publics), Unison mais aussi l'Association des spécialistes et consultants des hôpitaux, l'Association britannique des thérapeutes du monde du travail ou encore celle des cadres.

 

Ce fut même la première action de grève de l'histoire du RCM, le Collège royal des sages-femmes.

 

Elle a fait l'unanimité aussi parmi la population britannique puisque les 3/5 ème des Britanniques pensent – selon un sondage commandité par le syndicat UNISON – que la grève des salariés de la santé est justifiée.

La colère gronde dans le NHS (Système national de santé) qui fut longtemps un des fleurons européens en terme de qualité de soins sous l'égide d'un système public intégré.

 

Aujourd'hui, les personnels de santé ont vu leur salaire réel baisser depuis 2010. Lors des dernières négociations, le Ministre de la Santé conservateur Jeremy Hunt a refusé même une hausse de 1 % des salaires. Un camouflet.

Dans le même temps, les hôpitaux souffrent de coupes massives, de 20 milliards de £ jusqu'en 2015,ce qui signifie la fermeture d'une trentaine de services d'urgence, de soins pour enfants, les projets de fusion des hôpitaux menacés de faillite, la suppression de 20% du personnel de santé.

 

Tous les hôpitaux du pays ont fonctionné au ralenti, toutes les opérations non-urgentes ont été annulées, tandis que les grévistes ont monté des piquets de grève devant les hôpitaux, les stations d'ambulance à partir de 7 h du matin.

Les syndicats ont bien accepté de répondre aux urgences. Toutefois, les forces de police ainsi que l'armée ont symboliquement pris le relais pour conduire certaines ambulances dans la grève. Une « provocation non-nécessaire » pour le syndicat UNISON.



Au-delà de la bataille fondamentale sur les salaires – il faut savoir que les travailleurs britanniques ont perdu en moyenne 6 % de salaires sur les 5 dernières années – c'est aussi la bataille pour sauver le système de santé public, le NHS, qui est en jeu.

La loi passée en 2013 par David Cameron sur la santé (Health and social care act) parachève un processus de privatisation entamée sous Thatcher, poursuivi avec Blair en permettant d'ouvir l' « offre de soins » faite aux unités cliniques locales (Clinical commissioning groups) à n'importe quel fournisseur de soins compétitif, privé y compris.

Au-delà de la privatisation déjà actée des services de restauration, de nettoyage mais aussi d'opérations bénignes comme celles de la hanche, la privatisation s'est accélérée ces dernières années sur les services médicaux.

400 services hors milieu hospitalier ont été confiés en octobre 2012 à des opérateurs privés, tandis qu'en novembre 2011, une firme privée (Circle health) gérait pour la première fois entièrement un hôpital.

 

 

Cette logique de privatisation des hôpitaux tue. Le scandale humanitaire est venu de l'hôpital autonome, donc ouvert au privé, de Stafford où 1 200 patients sont morts entre 2005 et 2008 faute de soins adéquats.

Dans toute la Grande-Bretagne, les « hopitaux autonomes » (foundation trust) ont vu la mort de 20 000 patients dans la dernière décennie, qui auraient pu être évités si une autre logique avait été adopté que celle du profit.

 

Salariés de la santé, patients, personnel médical se sont rassemblés depuis 2005 dans l'association « Keep the NHS public » (Défendons la santé publique) pour informer la population et lutter sur le terrain contre le processus de privatisation.



La lutte des travailleurs de la santé britanniques attire naturellement notre sympathie. Elle répond clairement aux problèmes vécus de l'autre côté de la Manche dans la santé avec des salaires gelés, des conditions de travail excécrables à cause des coupes budgétaires.

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