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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 14:45
Crise de l'élevage : Intermarché accepte d'acheter plus cher, l'Europe refuse
 Publié Mis à jour à

L'enseigne s'était engagée à acheter le porc à 1,40 euro le kilo minimum

L'enseigne s'était engagée à acheter le porc à 1,40 euro le kilo minimum ©

AFP JOHN MACDOUGALL

La Commission européenne a ouvert une enquête sur Intermarché, car elle estime que le choix de l'enseigne d'acheter la viande plus cher aux éleveurs français est une entrave à la concurrence étrangère

Le groupement de distributeurs indépendants Intermarché (Les Mousquetaires) est sous le coup d'une enquête de la Commission européenne, après s'être accordé l'an dernier avec son concurrent Leclerc pour acheter du porc à un prix plancher, a affirmé vendredi son président Thierry Cotillard.

"Sur le porc, l'été passé, Intermarché s'était accordé avec Leclerc pour acheter le kilo (de porc) 1,40 euro (...). Mais ça n'a pas tenu. Maintenant, Bruxelles nous tombe dessus et enquête", a déclaré le patron d'Intermarché, dans un entretien au quotidien Libération mis en ligne vendredi soir. 

Le libre marché avant tout

"L'Europe considère que cet accord était discriminant vis-à-vis des pays tiers. Donc maintenant, nous sommes très prudents pour trouver des solutions", poursuit le dirigeant, précisant que son groupe risque une amende potentielle "à hauteur de 5% de notre chiffre d'affaires". 

 

L'an dernier, alors que les cours du porc s'étaient effondrés en-dessous du prix de revient des agriculteurs, le gouvernement avait fixé un objectif d'achat de 1,40 euro le kilo lors de négociations avec la filière, et des enseignes comme Leclerc et Intermarché s'étaient engagées à procéder à des achats de cochons à ce niveau. 

Intermarché poursuivra ses engagements

Le patron d'Intermarché a néanmoins réaffirmé sa volonté de continuer à soutenir les éleveurs, confirmant que son groupement allait lancer un contrat de cinq ans garantissant aux producteurs un prix d'au moins 1,50 euro par kilo, à condition de remplir des critères de qualité. 

"Les premiers contrats qui garantiront ce prix équitable de 1,5 euro sur cinq ans aux éleveurs seront signés la semaine prochaine avec une vingtaine de producteurs partenaires dans notre abattoir de Josselin (Morbihan)", dit il. 

"On n'a pas mis de prix plafond. C'est-à-dire que si ça monte à 1,80 euro, on paiera 1,80 euro."

Intermarché et sa filière agroalimentaire Agromousquetaires possèdent 3 abattoirs de porcs et 7 unités de production de charcuterie en France. Ils collaborent avec 3 groupements de producteurs porcins. 

Les agriculteurs français manifestent leur colère depuis l'an dernier, se plaignant notamment de cours et de tarifs d'achat trop bas. La problématique sera au coeur du Salon de l'agriculture, qui s'ouvre samedi à Paris.

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 08:36
 

La ministre du travail propose une réforme qui transforme en profondeur le code du travail.

Parmi les éléments proposés dans le projet actuel 

☞  En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à 15 mois de salaire.

☞  Les 11 heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées.

☞  Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail

☞  Les temps d’astreinte peuvent être décomptés des temps de repos

☞  Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu

☞ Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine

☞  Le plancher de 24 heures hebdomadaires pour un contrat à temps partiel n’est plus la règle dans la loi (confirmation d'une loi antérieure).

☞  Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins majorées.

☞  Une mesure peut-être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats.

☞  Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques.

☞  Après un accord d'entreprise, un-e salarié-e qui refuse un changement dans son contrat de travail peut être licencié.

☞  Par simple accord on peut passer de 10h à 12h de travail maximum par jour.

Salarié-e-s ou non : cette réforme nous concerne toutes et tous !

Interpellez la ministre du travail et demandez lui de renoncer à ce projet.

1. Signez la pétition
2. Interpellez la ministre sur http://loitravail.lol
3. Likez la page Facebook de la mobilisation

Signez la pétition et RDV sur http://loitravail.lol

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 15:16

Loi "Travail" : Les organisations de jeunesses appellent à la mobilisation le 9 mars

Unef, Solidaires Etudiant-e-s, UNL, SGL, Fidl, DIDF jeunes, Génération précaire, OLF, Mouvement Jeunes Communistes de France, Union des Etudiants Communistes, Ensemble jeunes, Jeunes écologistes, JOC, MJS, MRJC, ND-Campus, NPA jeunes, AL, jeunes PG
 
Loi "Travail" : Les organisations de jeunesses appellent à la mobilisation le 9 mars
 
Les organisations syndicales étudiantes et lycéennes, associatives et politiques de jeunesse, réunies Jeudi 25 février au soir, se sont retrouvées sur la revendication commune du retrait complet du projet de loi dit « travail ».

Nous appelons à une journée nationale d’initiatives et d’actions le mercredi 9 Mars à l’occasion du conseil des ministres, et à la poursuite de la mobilisation au-delà, notamment à travers les journées de mobilisation intersyndicales.

Un appel unitaire plus fourni sortira ce dimanche. Nous tiendrons une conférence de presse Mardi 1er Mars.
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 15:06

Attention l’histoire ne repasse pas les plats !

jeudi 25 février 2016
par  Alain Chancogne
 sur Rouge-Midi

 

Ce qui est perdu par indolence ou fainéantise ne se retrouvera que par la force de la révolution. Car, quand on a tout perdu, on n’a plus rien à craindre.
Nous sommes à un moment décisif qui engage l’avenir de plusieurs générations. Allons nous attendre, l’arme au pied, de nous faire tondre comme des moutons ?

Les luttes ouvrières ont arraché des droits, lesquels lui ont permis de contenir la violence du capitalisme prédateur et de lui imposer des défaites. Luttes permanentes et victorieuses quand le monde du travail a mis la barre à la hauteur des enjeux : front populaire, mai 68, plus récemment le CPE.

Et nos enfants que ce système plonge dans une crise globale et entend contraindre à un retour à marche forcée vers l’époque où les "puissants" se croyaient invincibles et rêvaient d’un monde ou la résignation, la peur d’affronter l’adversaire permettrait de saigner à blanc ceux dont Ferrat rappelle qu’ils paient toujours « leurs crimes et leurs erreurs ».

Il serait inutilement répétitif que nous égrenions l’ensemble des violences récentes que le tandem – pouvoir / patronat inflige à ceux qui, depuis des décennies, voient se relayer aux affaires des Présidents, des majorités, des partis qui démontrent leur totale soumission à ceux qui veulent nous mettre à genoux.

Comment ne pas partager la colère de NOTRE CAMP ?

Comment ne pas comprendre que les urnes soient de plus en plus désertées et que s’opère une récupération nauséabonde, dangereuse et instrumentalisée du désarroi, au profit d’une extrême droite qui tente de faire oublier ses liens avec les plus féroces adversaires de la classe ouvrière, et feint de représenter un barrage au malheur programmé par le capitalisme dont elle est un des atouts.

Nous, qui avons décidé de mettre au service de ceux qui souffrent un outil de défense, de contre-attaque et d’espoir, nous pensons qu’il est de notre responsabilité de nous adresser aux travailleurs, aux chômeurs, à la jeunesse, aux retraités, à toutes celles et ceux qui n’entendent pas que ce monde bascule dans la pire des régressions humaines, pour leur dire :

• chacun de nous, individuellement, et/ou au sein de son syndicat, son association, son organisation politique, peut se faire entendre pour que très, très vite, un FRONT UNI de RESISTANCE se dresse, pour que toutes les formes d’actions, sans rien exclure ni rien sous estimer, fassent reculer les GATTAZ, HOLLANDE, VALLS et autres cyniques MACRON, valet du MEDEF et Myriam EL KOMRI la « bonne à tout faire » des donneurs d’ordres du CA 40, logée au Ministère du Chômage.

Qui aurait cru que « le changement c’est maintenant » était un slogan juste, mais sur la base d’un changement pour le PIRE ?

Misant sur les légitimes angoisses nées des actes de terrorisme, ce pouvoir manie de pair les atteintes aux libertés individuelles, la répression antisyndicale (Goodyear, Air-France) et une avalanche de projets de plans antisociaux, la pire que notre pays aie connu depuis au moins 30 ans.

Le code du TRAVAIL est mis en lambeaux, avec des dispositions que même SARKOSY n’a pas osé nous imposer.

  • • volonté affichée d’imposer aux chômeurs la » double peine : privation d’emploi et insupportable prétention de réduire encore plus les indemnités, de les assortir de chantage à l’acceptation d’une précarisation encore plus accrue, d’un flicage au prétexte d’abus, quand patrons et fortunés abusent des cadeaux fiscaux en tous genre et de privilèges exorbitants.

Le Capitalisme rêve d’une société où le PARADIS fiscal des uns justifierait l’ENFER sur terre pour les autres !

La Fontaine aurait dit, parlant de nous « ils n’en mourraient pas TOUS, mais TOUS étaient frappés ».

TOUS, sauf« EUX » !

Alors que pour NOUS se dessine un pouvoir d’achat en perte constante, le fonctionnaire montré du doigt, la division entre le soi disant assisté qui souffrirait et les autres qui ont gagné leurs acquis sociaux de haute lutte, comme le cheminot ou l’électricien ... rien ne nous est épargné !

Selon nous - l’Association qui rassemble des Communistes de France - il est temps qu’un grand « ça SUFFIT » se construise pour stopper ce tsunami de régression tous azimuts.

Nous ne saurions oublier que les milliards qui sont introuvables pour plus de sécurité, plus d’hôpitaux, de logements et d’écoles, ce Gouvernement les détourne pour mener ses opérations militaires, fournissant à l’Impérialisme mondial sa protection du pillage des richesses des pays auxquels on prétend apporter notre « démocratie », nos « valeurs », à coups de bombardiers !

On sait bien pourtant que c’est cette situation qui nourrit tous les fanatismes, et conduit aux drames connus l’an dernier.

Nous sommes à un moment décisif qui impose à ceux qui sont en responsabilité et se disent opposés à cette politique, de ne pas en rester à des propos frondeurs, à des suppliques mâtinées d’arrières pensées électorales.

Le monde du TRAVAIL attend des organisations syndicales qu’elles donnent aux salariés, aux chômeurs les outils démocratiques d’une véritable consultation pour les décisions à prendre afin que s’organise une solide, puissante, unité qui n’est pas l’affaire que des rencontres utiles entre Organisations.

OUI, nous POUVONS faire reculer et BATTRE nos adversaires des Conseils d’administrations, des ministères, de Matignon et de l’ÉLYSEE.

Rien n’est joué !
TOUT DEPEND de NOUS TOUS.

Alain Chancogne : ANC

POUR MÉMOIRE.


1 150 000 000 000 dollars de dividendes versés aux actionnaires en 2015

En 2015, le montant total des dividendes versés par les entreprises dans le monde a atteint 1 150 milliards de dollars, selon l’étude annuelle réalisée par Henderson, qui analyse les dividendes payés par les 1 200 plus importantes sociétés mondiales par leur capitalisation boursière.

Les Etats-Unis restent le moteur de la croissance, les sociétés nord-américaines payant le plus de dividendes au monde.

En Europe, la France est le pays le plus « généreux » avec les actionnaires, les sociétés françaises ayant distribué 47 milliards de dollars de dividendes en 2015, devant l’Allemagne (34,2 milliards de dollars), l’Espagne (23,1 milliards de dollars) l’Italie ou les Pays-Bas (9,6 milliards de dollars).

Source HENDERSON

la_peniche

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 14:41
Les fausses solutions pour l'agriculture, ça suffit ! ( Parti révolutionnaire Communistes )
Les fausses solutions pour l'agriculture, ça suffit ! ( Parti révolutionnaire Communistes )
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 09:14

"Les agriculteurs attendent un geste de l'Union Européenne" dit l'article ci-dessous. 

A Rouen, selon Paris-Normandie, ils étaient 300 à 350 et 30 tracteurs,à défiler avec la FNSEA et les JA (jeunes agriculteurs). Les agriculteurs se font malheureusement berner par leurs leaders, tel Xavier Beulin, qui sont tout à fait dans la logique mondialiste libéro-capitaliste de l'Union européenne. Ils vont même jusqu'à réclamer à Caen " de véritables mesures de marché capables de redresser les prix agricoles".  Revendication  contradictoire puisque, par définition, dans l'UE, le marché est "libre" ... Comme le dit le MODEF, "L’agriculture est porteuse de valeurs et de missions qui ne sont pas compatibles avec une économie de marché mondialisée où la concurrence est libre et non-faussée". Tout le reste est poudre aux yeux. Il n'est même pas question d'imposer des prix minimum aux grands groupes de la distribution : L'UE n'en voudrait pas … Il n'est même pas envisagé de protéger les produits européens : "concurrence libre et non faussée" et négociations du Tafta avec les Américains obligent …

A l'évidence, tant que les agriculteurs ne se poseront pas la question de savoir s'ils peuvent survivre dans cette Union Européenne qui se bat contre les exploitations familiales et pour une agriculture capitaliste, ils ne pourront pas proposer les bonnes solutions – même si, de fait, elles émergent parfois des actions qu'ils mènent.

Telles les vérifications du contenu des camions transportant des denrées agricoles, les contrôles dans les cantines ou les supermarchés pour dénoncer les importations de viande ou de lait provenant de pays pratiquant une agriculture industrielle à grande échelle avec des salariés payés au rabais ... A la cité administrative, ils ont trouvé hier "du porc pas français, des champignons polonais, des concombres espagnols et des pommes belges" tandis que la vérification des cuisines du Département a donné aussi du "poulet" sans origine claire  ( UE ou Brésil ?) ... A l'heure où le conseil européen recommande les économies pour les collectivités locales, les élus ont beau promettre, ce sera difficile pour eux de satisfaire à la fois les agriculteurs français et l'UE.  Pour eux aussi il va falloir choisir entre l'agriculture française et les consignes européennes.  AC

Jeudi 25 février 2016, les agriculteurs se sont rassemblés, une nouvelle fois, à Caen (Calvados) et Rouen (Seine-Maritime). Images.

Mise à jour : 25/02/2016 à 18:18 par La Rédaction de Normandie-actu

Extraits

 

(©Raphaël Tual)

Une « marche blanche » a été organisée dans les rues de Rouen (Seine-Maritime) par les syndicats agricoles, jeudi 25 février 2016. (© Raphaël Tual/Normandie-actu)

Les agriculteurs sont toujours en colère en Normandie et le font savoir. La Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) et les Jeunes agriculteurs (JA), ont mené de nouvelles actions, jeudi 25 février 2016, à Rouen (Seine-Maritime) et Caen (Calvados). Ils ont profité de la venue de Phil Hogan, commissaire européen chargé de l’agriculture, à Paris, pour faire entendre leur voix dans plusieurs villes de France.

Plainte déposée pour « non assistance à personne en danger »
"Le mouvement sera encadré. C’est une action vraiment symbolique. Aucune benne ne devrait être déversée. Les perturbations devraient être minimes », expliquait un membre des JA à Normandie-actu.
  • Le rendez-vous était donné à 11h30, à Rouen, au niveau de boulevard Émile-Duchemin et du pont Gustave-Flaubert. À 13h30, près de 200 agriculteurs et 50 tracteurs se sont dirigés vers la cité administrative, puis le boulevard de l’Europe. D’importantes perturbations de la circulation ont été constatées. Vers 16h, le président des Jeunes agriculteurs de Seine-Maritime, Guillaume Burel a déposé plainte à l’hôtel de police pour « non assistance à personne en danger » et demandé une estimation des préjudices subis à l’échelle du département.

Vidéo. La « marche blanche » des agriculteurs à Rouen : voir sur le site.

  • À Caen, les agriculteurs se sont retrouvés au fur et à mesure sur le cours du Général-Koenig. « En raison des bonnes conditions météorologiques, le mouvement devrait être plus faible que prévu, car beaucoup d’agriculteurs resteront dans leurs champs », indiquait un participant. Environ 150 agriculteurs se sont réunis devant la préfecture de Caen. Une délégation a rencontré le préfet Laurent Fiscus.
"Le but de ces actions sera une nouvelle fois de sensibiliser les pouvoirs publics et de demander de vraies mesures de marché capables de redresser les prix des produits agricoles. Ouvrir enfin des négociations séparées avec la Russie pour limiter l’embargo sanitaire à la partie orientale de l’Europe, apposer l’origine des viandes sur tous les produits carnés, y compris les produits transformés, mettre fin à la surenchère administrative symbolisée par la déclaration des surfaces non-agricoles, revoir le plan Eco-phyto II…seront au nombre des revendications », rapporte un communiqué.

Mercredi 17 février 2016, pourtant, après une énième journée d’actions des agriculteurs, le Premier ministre, Manuel Valls, avait annoncé une baisse sensible des cotisations sociales pour permettre aux agriculteurs de réduire leurs coûts et donc de regagner en compétitivité. Certains pourraient même bénéficier d’une exonération des cotisations sociales. En échange, le gouvernement espérait que les organisations syndicales – la FNSEA (Fédération nationale des syndicats exploitants agricoles) et les Jeunes agriculteurs – arriveraient à faire rentrer les agriculteurs dans leurs exploitations. Les agriculteurs, eux, attendent toujours un geste de l’Union Européenne.
 

[...]

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 18:48
Parution imminente de Ruptures n°7
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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 15:50
Le gouverneur de la Banque de France et le président de la Bundesbank allemande conseillent aux peuples de renoncer encore davantage à leur souveraineté.
par Pierre Lévy

Le 8 février, le gouverneur de la Banque de France et le président de la Bundesbank allemande prenaient la plume pour une tribune commune parue simultanément dans Le Monde et dans la Süddeutsche Zeitung. En tant que membres du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), ils ne manquent jamais une occasion de rappeler la sacro-sainte indépendance des banquiers centraux. Ceux-ci ne doivent, selon les traités européens, ni solliciter ni accepter les remarques ou les conseils des élus nationaux. En revanche, nul texte ne leur interdit de distribuer urbi et orbi suggestions, propositions, et même consignes.

En l’espèce, ils ne s’en privent guère. Martelant d’emblée que « l’avenir de l’Europe ne peut se bâtir sur une renationalisation » mais bien plutôt sur « une monnaie solide » et des « valeurs fortes » (et même cotées, préciserait un esprit espiègle), ils mettent en garde sur la gravité des dangers : « montée du terrorisme », « afflux massif de réfugiés » et « tendances nationalistes (qui) s’exacerbent dans plusieurs Etats membres ». C’est fou comme le champ des prérogatives des banquiers centraux est vaste ! Les auteurs, qui signent pourtant ès qualité, précisent du reste que leur texte ne porte pas essentiellement sur la politique monétaire, domaine dont on croyait naïvement qu’il délimitait leur compétence institutionnelle.

Leur intervention intervient à un moment où les dirigeants européens les plus éminents ne cachent plus leur inquiétude quant à l’avenir même de l’Union européenne, confrontée à une « polycrise » de nature et d’ampleur inconnue depuis sa fondation, il y près de soixante ans.

Qu’à cela ne tienne, écrivent François Villeroy de Galhau et Jens Weidmann : il faut renforcer « trois piliers économiques » qui nous assureront enfin un avenir radieux. Le premier – qui brille par son côté aussi original qu’inattendu… – est constitué des « réformes structurelles nationales » qu’il faut « mener avec détermination ». C’est pourtant ce que font depuis quelques années les gouvernements – mais, manifestement, les banquiers estiment que ça ne va pas assez vite. Il faut donc hâter le pas, en France en particulier, pour réformer le marché du travail, le système d’éducation, et le droit fiscal, « au-delà » des mesures récentes d’allègements pour les entreprises (CICE, Pacte de responsabilité…). Comble de l’audace, les auteurs plaident également… pour un nouveau renforcement de la concurrence sur le marché des biens et des services.

Le deuxième pilier consiste en un « programme ambitieux d' »union de financement et d’investissement » ». Là, nos amis banquiers sont vraiment dans leur élément : ils plaident pour que l’« épargne abondante » soit mieux mobilisée à travers l’encouragement à l’émission d’actions par les entreprises.

Enfin, le troisième pilier n’est pas le moindre : il faut renforcer « la gouvernance de la zone euro ». Les différents Etats avaient vu leurs prérogatives notamment budgétaires drastiquement réduites à la faveur de la crise des dettes publiques (à partir de 2011), notamment par la mise en place du Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), le « six-Pack », le « two-Pack », le semestre européen – autant de trouvailles européennes qui dessaisissaient déjà les gouvernements et les parlements de leur pouvoir sur leurs propres budgets nationaux.

Ca ne va pas encore assez loin, tonnent MM. Weidmann et Villeroy, qui vilipendent « l’asymétrie actuelle entre souveraineté nationale et solidarité commune ». Comprendre : il subsiste encore trop de souveraineté.

Dès lors, la solution « la plus simple » – on ne louera jamais assez le pragmatisme des banquiers – serait que « les Etats membres de la zone euro consentent à un partage de la souveraineté et des pouvoirs au niveau européen ». Comme le terme « partage » signifie bien sûr « abandon », leur proposition viserait en particulier à créer un « Trésor commun à la zone euro, conjointement avec un conseil budgétaire indépendant » – indépendant des peuples, faut-il le préciser ?

Les auteurs reprennent ainsi à leur compte ledit « rapport des cinq présidents » publié l’année dernière, piloté en particulier par Mario Draghi et Jean-Claude Juncker, dont le propos était identique, mais qui n’a pas abouti. Toujours moins de marge de liberté pour les Etats, tel est le mot d’ordre commun des élites dirigeantes.

Un tel objectif peut être atteint par une autre voie, précisent les banquiers centraux : « si les gouvernements et les parlements de la zone euro reculaient devant la dimension politique d’une véritable union, il ne resterait comme option envisageable qu’une approche fondée sur (…) des règles encore plus fortes ».

On comprend le souci de nos malheureux banquiers, qui s’affichent comme des « Européens engagés » : sans abandon total de souveraineté nationale, l’euro, qui règne sur des économies aux caractéristiques très différentes, ne peut tenir dans la durée. C’est donc d’une fuite en avant permanente qu’eux et leurs semblables se font les avocats angoissés.

D’autant plus angoissés que c’est précisément cette intégration « sans cesse plus étroite » qui provoque un rejet populaire croissant de l’UE, d’un bout à l’autre du continent. Face à cela, les « Européens engagés » continuent à ânonner le principe bien connu selon lequel : ce qui n’a pas marché avec l’Europe marchera… avec plus d’Europe.

Un principe qui est appliqué depuis des lustres avec le succès que l’on connaît… Pour combien de temps encore ?

Article de Pierre Lévy initialement paru sur le site de RT France.

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 02:57
Comment patronat et gouvernement veulent bâillonner l’action sociale
Cheminots en grève et solidarité à Charleroi le 6 janvier 2016. (Photo Solidaire, Salim Hellalet)

Cheminots en grève et solidarité à Charleroi le 6 janvier 2016. (Photo Solidaire, Salim Hellalet)

16 Février 2016

 

Benjamin Pestieau

Le droit de grève n’a jamais autant été menacé. Les partis du gouvernement et le patronat veulent forcer les syndicats à accepter de fortes limitations à la liberté d’action des travailleurs. À défaut, ils menacent de passer en force au Parlement.

Depuis le début de la législature, le gouvernement et le monde patronal sont actifs sur deux fronts. Le front du démantèlement social et écologique : faire travailler les gens jusque 67 ans, saut d’index, chasse aux malades et aux chômeurs, prolonger le nucléaire... Et le front qui prive le mouvement social de ses moyens de résistance. Sur ce deuxième front, le monde patronal et le gouvernement veulent accélérer le mouvement. Tout d’abord, en imposant un service minimum dans le chemin de fer. La N-VA a promis de forcer un débat au Parlement sur sa proposition de loi en la matière. Ensuite, en tentant de forcer les organisations syndicales à accepter un accord patronat-syndicats contenant des fortes limitations au droit de grève. On parle d’un nouveau « gentelmen’s agreement » entre patronat et organisations syndicales. Et chaque incident lors d’un conflit social est utilisé pour essayer d’obtenir le soutien de l’opinion publique à un programme politique de limitation des libertés syndicales.

Mais concrètement, que veulent obtenir gouvernement et patronat ? Et en quoi est-ce un danger ?

[...]

Lire la suite ici sur le blog Solidaire, journal en ligne du PTB

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 11:05

Communiqué de la CGT (cliquer ici pour le télécharger)

Le gouvernement vient de rendre public l’avant-projet de loi visant à « instituer de nouvelles libertés et protections pour les entreprises et les actifs ». Ce texte offre en effet une liberté totale au patronat, mais constituerait s’il était adopté un recul historique des droits pour les salariés.

53 articles, 7 titres, 131 pages où tout y passe, où tout est cassé :
  • - A la protection des salariés, c’est désormais la prise en compte des intérêts financiers du patronat et des actionnaires qui sera privilégiée
  • - Les « 35 heures » seront rendues obsolètes : non seulement les heures supplémentaires ne seront pratiquement plus payées, mais le temps de travail pourra aussi être modulé sans aucune contrepartie salariale !
  • - La primauté sera donnée à l’accord d’entreprise permettant la remise en cause des garanties fixées par la loi et les conventions collectives de branche
  • - La mise en œuvre du « référendum – chantage » d’entreprise pour faire accepter des accords minoritaires régressifs, en lieu et place de la consultation des salariés à partir de leurs revendications et de leurs exigences ;
  • - Le plafonnement des indemnités prud’homales dues en cas de licenciement abusif à des niveaux particulièrement bas, au détriment du principe de la réparation intégrale du préjudice et instaurant ainsi une « autorisation de licencier sans motif » ;
  • - L’élargissement de la définition du licenciement économique facilitant la rupture du contrat même si l’entreprise ou le groupe ne connait pas de difficultés économiques sérieuses ou déguise des baisses d’activité ;
  • - L’élargissement des forfaits-jours décidés unilatéralement par l’employeur ;
  • - La modification forcée du contrat de travail en cas d’accord d’entreprise portant sur l’emploi ;
Pas étonnant que le Medef applaudisse des deux mains !

La ministre du Travail, au diapason du gouvernement brandit désormais la possibilité d’un recours au 49.3 soit une adoption par le Parlement, sans vote. Beau pied-de-nez à la démocratie alors qu’elle prétend vouloir favoriser et fluidifier le « dialogue social » !

La future réforme du droit du travail instaure de fait la course au moins disant social pour les entreprises et un salariat low cost. Elle est sous-tendue par l’idée que les protections sociales accordées aux salariés seraient la cause du chômage ! Depuis quand la déréglementation favorise-t-elle l’emploi ?

Pour la CGT, il est tout au contraire nécessaire de fortifier le code du travail pour lutter contre l’explosion de la précarité et la dégradation de la vie au travail.

Pour cela, nous proposons la prise en compte de droits nouveaux pour répondre aux défis du XXIème siècle et non le retour dans le passé.

Les dizaines de milliards de cadeaux fiscaux et d’exonération donnés au patronat depuis des années n’ont créé aucun emploi.

Nous réaffirmons avec force que l’augmentation des salaires et la RTT à 32 heures sont des solutions pour retrouver la croissance.

Il y a besoin d’une réaction forte et unitaire du monde du travail, salariés, précaires, privés d’emplois.
La CGT s’engage à travailler à cela de manière urgente !

Montreuil, le 19 février 2016

La loi sur le travail est le produit de décisions du conseil européen

 

Commentaires

La loi sur le travail est directement issue des recommandations de la commission de Bruxelles qui impose sa politique sociale à la France !

Vous avez cru voter pour des députés français ?  C'est vrai pour certains.  Mais les députés qui voteront cette loi ne sont rien d'autres que des pantins de Bruxelles.  Ils ne font que mettre en oeuvre, avec le gouvernement socialiste et le président socialiste les politiques décidées à Bruxelles.

Pour cette « loi sur le travail », le gouvernement Valls3 s'appuie, entre autres,  sur une recommandation du 14 juillet 2015 du conseil européen ( sur proposition de la commission ...) à la France.  Ci-dessous quelques morceaux choisis de ces recommandations :

Recommandation pour baisser le salaire minimum et les salaires en général.

«  Le coût du salaire minimum reste élevé […] Le salaire minimum devrait évoluer d'une manière plus propice à la compétitivité [...] »

« La France devrait prendre des mesures résolues pour supprimer les seuils réglementaires

prévus par le droit du travail [...] »

 

Bruxelles regrette qu'il n'y ait pas davantage de dérogations concernant les contrats de travail :

Il faudrait « Réviser le cadre juridique régissant les contrats de travail pourrait aider à réduire la segmentation. Les réformes menées récemment n'ont donné aux employeurs que peu de possibilités pour déroger aux accords de branche par des accords d'entreprises. Cela limite la capacité des entreprises à moduler leurs effectifs en fonction de leurs besoins."

Le gouvernement Valls3 applique les recommandations dans sa loi sur le travail:

"Les branches et les entreprises ont la possibilité de déterminer de façon souple, au cas par cas et après négociations avec les partenaires sociaux, à quelles conditions il y a lieu de déroger à la durée légale du travail de 35 heures par semaine,[...] »

« Très peu d'entreprises ont fait usage des nouveaux dispositifs permettant un assouplissement des conditions de travail dans le cadre d'accords d'entreprise. Ce dispositif devrait être revu afin de donner plus de latitude aux entreprises pour adapter les salaires et le temps de travail à leur situation économique. "

 

Malgré les analyses qui démentent l'efficacité de la mesure, la dégressivité des allocations chômage est proposée par Valls3.  C'est que ça figure dans les fameuses recommandations  :

"Des mesures structurelles sont nécessaires pour garantir la soutenabilité du système. En particulier, les conditions d'éligibilité, la dégressivité des allocations et les taux de remplacement pour les salaires les plus élevés devraient être réexaminés par les partenaires sociaux chargés de la gestion du système. "

"Fait à Bruxelles le 14 juillet 2015

Par le Conseil

Le président

P. Gramegna"

 

Note : P. Gramegna est ministre luxembourgeois des Finances.  On peut se demander à quel titre il signe des recommandations à la France.  Il représente tout simplement le conseil de l'Union Européenne auquel il participe - tout comme Emmanuel Macron ou Michel Sapin - quand il est question de Finances.  Le conseil de l'Union européenne émet ces recommandations sur propositions de la commission européenne.  La complexité du parcours des décisions permet d'occulter la responsabilité des ministres français et du président français dans la prise des décisions européennes ...

 

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