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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 15:10
Bruxelles, discret chef d’orchestre de la loi El Khomri

Le Premier ministre Manuel Valls, la ministre du Travail Myriam El Khomri, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron Source: Reuters
Le Premier ministre Manuel Valls, la ministre du Travail Myriam El Khomri, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron

La mobilisation, déjà spectaculaire, contre ledit projet de loi El Khomri pourrait encore monter en puissance d’ici la fin du mois de mars.

Rien n’indique en effet que les minces concessions rendues publiques le 14 mars par le Premier ministre soient de nature à convaincre les manifestants – qui ont rendez-vous les 17, 24 et 31 mars – de rentrer sagement chez eux. A ce stade, seule la CFDT a jugé satisfaisantes les annonces de Manuel Valls, selon un scénario que les mauvaises langues décrivaient comme écrit à l’avance.

 

Ce projet se concentre en particulier sur trois aspects : les conditions de licenciement ; l’organisation et la durée du travail ; les modalités assurant l’entrée en vigueur des accords collectifs.

L’objectif de fond est double : adapter les salariés aux fluctuations du marché, autrement dit ne les payer que quand on en a besoin ; et privilégier le face à face direct dans l’entreprise – là où le rapport de forces est le plus défavorable aux salariés – plutôt que les garanties collectives légales. Sous des formes diverses, de nombreux pays ont connu une telle évolution.

La réforme est exigée, pilotée et relayée par les institutions européennes

Car ce que beaucoup d’observateurs – et même de syndicats – n’ont pas vu, ou plutôt pas voulu voir, c’est que la réforme est exigée, pilotée et relayée par les institutions européennes.

En témoignent ainsi les «recommandations» adressées à la France, qui furent énoncées en mai 2015 par la Commission européenne, et validées le 14 juillet (!) par le Conseil européen (gouvernements des Etats-membres).

En atteste également le tout récent «rapport 2016» sur la France publié par la Commission le 26 février dernier. Ce rapport a le mérite de placer le projet actuel en perspective.

Il se félicite par exemple qu’un «glissement progressif [se soit déjà] opéré vers une décentralisation de la négociation collective», rappelant que dès 2004 «la loi Fillon sur le dialogue social a étendu le champ des négociations menées à l’échelon de l’entreprise», ce qui a permis à de tels accords «de déroger aux accords de branche ou interprofessionnels y compris in pejus [c’est-à-dire en prévoyant des conditions temporaires moins favorables aux salariés]».

Le rapport 2016 note en outre que l’accord interprofessionnel de janvier 2013, transposé ensuite dans la loi, a autorisé lesdits «accords de maintien dans l’emploi». Ceux-ci permettent de «modifier les salaires et le temps de travail pour une durée maximale de deux ans» et ce, «sans que cela doive être autorisé à un niveau de négociation supérieur». 

 

Les mesures appliquées avaient été négociées avec Bruxelles

Au paragraphe suivant, intitulé de manière quasi orwellienne «protection de l’emploi», le document de travail de la Commission salue les «réformes mises en œuvre depuis 2008 [qui] ont progressivement simplifié la procédure de licenciement».

Enfin, le rapport de Bruxelles loue donc le gouvernement français pour avoir annoncé «une réforme progressive du code du travail [le projet actuel] pour accroître l’autonomie des négociations à l’échelle de l’entreprise».

Mais c’est en réalité le premier document – les «recommandations» adressées à Paris en juillet dernier – qui avait fixé le cadre contraignant. Il ordonnait ainsi de «réviser le cadre juridique régissant les contrats de travail» afin de réduire la «segmentation» entre titulaires de CDI et de CDD. De même, poursuivait Bruxelles, il convient «de donner plus de latitude aux entreprises pour adapter les salaires et le temps de travail à leur situation économique».

 

La mobilisation massive a quelque peu bouleversé les plans bruxellois

Neuf mois plus tard, c’est, quasiment mot pour mot, l’objet du projet de loi El Khomri. Du reste, en 2015, des réformes analogues avaient été mises en œuvre en Italie par Mateo Renzi, comme le «job act» qui redéfinit le contrat de travail et «libérant» les licenciements, et en Espagne par Mariano Rajoy qui a adapté les conditions de licenciement à la conjoncture.

Dans tous les cas, les mesures appliquées avaient été négociées avec Bruxelles dans un ensemble plus vaste intégrant les réformes des retraites et de l’assurance-chômage, ainsi que la réduction des dépenses publiques.

Dans le cas de la France, la Commission a obtenu du gouvernement l’accélération du démantèlement du code du travail en «échange» d’une indulgence implicite quant au déficit budgétaire qui reste au-dessus de 3%.

Ou plus précisément : croyait obtenir. Car pour l’heure, la mobilisation massive a quelque peu bouleversé les plans bruxellois.

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 17:59
2000 dans les rues de Rouen - La police mobilisée pour empêcher les jeunes de monter vers l'Université.
2000 dans les rues de Rouen - La police mobilisée pour empêcher les jeunes de monter vers l'Université.
2000 dans les rues de Rouen - La police mobilisée pour empêcher les jeunes de monter vers l'Université.

2000 dans les rues de Rouen - La police mobilisée pour empêcher les jeunes de monter vers l'Université.

sur Filfax.com

MANIF 170316 FilfaxUne semaine après une première manifestation à l’appel de plusieurs organisations syndicales de salariés (CGT, FO, Solidaires…) lycéens, étudiants et salariés ont de nouveau défilé sans incident jeudi matin dans les rues de Rouen contre le projet de loi El Khomri portant sur la réforme du travail. D’autres rassemblements similaires se sont tenus à Caen, au Havre, à Dieppe. Malgré les modifications apportées en début de semaine au projet de loi par le Gouvernement les organisations d’étudiants et lycéens (Unef, Fage,,,) maintiennent leurs appels à manifester le 31 mars demandant le retrait pur et simple du texte de loi.

Les manifestants rouennais (1.200 dont 700 jeunes source police), dont en tête de cortège une moitié de lycéens ou étudiants, ont tour à tour scandé « Hollande, Valls, démission ». « Cette loi veut créer un code au rabais, sur mesure pour les patrons en imposant un modèle de société inégalitaire et impitoyable », a-t-on entendu dans le cortège. En l’absence de banderole de tête, les plus jeunes manifestants brandissaient des calicots où l’on pouvait lire : “Arrête tes Khomri“, “On vaut mieux que ça“, “Non à l’esclavage en France“ ou “Après mai 68, Mars Attak“.

MANIF 170316 Filfax

Le local du PS à Rouen à nouveau la cible des manifestants

 

Devant la permanence rouennaise du Parti Socialiste les lycéens ont crié « une omelette pour le PS » tout en lançant des œufs sur la vitrine. La devanture avait été déjà copieusement dégradée lors de la précédente manifestation du 9 mars, poussant la fédération départementale à déposer plainte contre X.

Mardi et mercredi une quarantaine d’étudiants du “collectif interluttes“ ou de la “Conjuration des Fourneaux“ ont occupé l’amphithéâtre Axelrad de la faculté de Lettres de la faculté de Rouen.

Patrick Streiff

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 17:49

Lu sur le blog de l'UL CGT Dieppe

17 mars 2016

DEUXIÈME COUP DE SEMONCE RÉUSSI À DIEPPE
DEUXIÈME COUP DE SEMONCE RÉUSSI À DIEPPE

 

Ce 17 mars, près de 1200 personnes dont 700 lycéens ont manifesté dans les rues de Dieppe contre le projet de loi dit "EL-KHOMRI"...

Rassemblés à partir de 10h30 à l'appel des Unions Locales de Dieppe, Eu-Le Tréport et Gournay en Bray, mais aussi de l'UNEF, le défilé haut en couleur et en musique a parcouru les rues de la ville au son des slogans hostile au projet de casse du code du travail mais aussi à tous ceux qui défendent un texte qui, s'il était appliqué, plongerai des milliers de salariés et de futur salariés dans la plus grande précarité.

La manifestation a fait plusieurs haltes, devant la député socialiste de la circonscription qui défend le projet, la Chambre Patronale qui a aidé à rédiger le projet et la sous-préfecture qui représente l'État, pour exprimer son exigence du retrait totale de ce poison qu'on veut forcer les salariés à avaler.

Deux rendez-vous pour la mobilisation:

  • l'Union Locale CGT de La Région Dieppoise organise un débat contradictoire et invite les défenseurs et opposants du projet à confronter leurs idées le 24 mars à 17h à la Maison Jacques Prévert.
  • LE 31 MARS TOUS EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION À DIEPPE (horaire et lieu de rassemblement à venir)

 

 

DEUXIÈME COUP DE SEMONCE RÉUSSI À DIEPPE
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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 16:29
Dieppe Les lycéens dans la rue

Ce matin, près de 500 lycéens dieppois, accompagnés par des élus et des salariés, se sont rassemblés à la gare de Dieppe pour manifester leur désaccord avec la loi El Khomri.

17/03/2016 à 14:43 par Camille Larher sur Les Infos Dieppoises

 

Des lycéens de Pablo-Neruda sont venus participer au cortège.

Des lycéens de Pablo-Neruda sont venus participer au cortège.

Près de 500 lycéens sont venus manifester leur colère contre la loi El Khomri, ce matin jeudi matin 17 mars, à Dieppe. Ils ont rejoint à la gare des salariés, des représentants des syndicats locaux et des élus.

Ils veulent supprimer les CDI, lance Florentin Levitre, en 1ère au lycée Pablo-Neruda. Nous nous inquiétons pour notre avenir.

Avec cinq de ses amis, ils ont quitté leur établissement dès 8 h30 pour se rendre au centre-ville et participer au cortège qui défile actuellement dans les rues de Dieppe.

76200 Dieppe
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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 11:33

/ /par

Ce que les lobbies veulent, la Commission européenne de Bruxelles veut! Et que désirent actuellement les lobbies? Les barrages. Tous les barrages, notamment les français et les suisses.

Dans le cas de la France, les barrages appartiennent à 100% à l’Etat et seules les concessions hydrauliques sont confiées à EDF/GDF dans un rapport de 80% pour EDF et 20% pour GDF Suez

Cet état de fait français ne convient pas à Bruxelles et ses bataillons de lobbies. Bruxelles a mis récemment la France en demeure. Un article du Figaro est très clair à ce sujet:

« La Commission européenne somme Paris de libéraliser les concessions hydroélectriques. »

Le journal ajoute un peu plus loin:

« Selon une source proche du dossier, la Commission européenne serait même encline à demander à EDF de ne pas se porter candidat dans le cadre des appels d’offres qui seraient lancés.»

EDF doit faire  place notamment à l’italien Enel, l’allemand E.ON  ou le norvégien Statkraft. EDF a donc un besoin urgent d’avaler à son tour plus faible que lui pour consolider son assise renouvelée suite à une amputation programmée. Les barrages et concessions hydrauliques suisses rachetés à bon compte feraient si bien l’affaire!

Ça tombe bien Alpiq va mal. Il se trouve par ailleurs qu’Alpiq est aussi copropriétaire de la plupart des barrages valaisans. Et selon sa directrice générale, citoyenne allemande, il serait bon d’en vendre la moitié pour réduire les dettes.

Des barrages suisses sont à vendre au moment même de la mise sous pression de Bruxelles sur la France. Un timing parfait!

L’affaire pourrait être excellente pour EDF, deuxième actionnaire d’Alpiq (25%) derrière EOS qui a toute latitude pour surveiller tout ceci de l’intérieur grâce à une importante délégation franco-allemande au sein du conseil d’administration de l’entreprise.

Déjà en avril 2013, le journaliste Willy Boder relevait dans le Temps dans un article intitulé « Alpiq sous la pression du français EDF » la « présence d’un actionnaire très remuant » en parlant de EDF. Il y relatait aussi les propos d’un proche du dossier:

«EDF ne poursuit pas les mêmes buts que les propriétaires suisses d’Alpiq, confie une source proche du dossier. Le groupe français a créé de fortes tensions internes l’an dernier en exigeant la vente massive d’actifs, y compris des biens suisses, comme des barrages valaisans, au cœur même de l’activité de production d’Alpiq.»

Dans une logique de « eat or be eaten » (manger ou être mangé) d’une part et d’une faiblesse voire déliquescence impressionnante de L’État suisse, ce serait le soulagement à Bruxelles. Des européens investiraient dans les barrages français et les français reprendraient les ouvrages suisses. Tout irait bien dans le meilleur des mondes.

Le peuple suisse est selon toute vraisemblance en train de se faire rouler dans la farine une fois de plus. Le citoyen dont les impôts ont financé ces grands ouvrages hydrauliques découvre qu’ils sont devenus entre-temps propriété privée de sociétés anonymes en passe d’être vendus à de potentiels acquéreurs étrangers. Tout cela pour éponger des dettes dues à une stratégie mimétique et aveugle.

Mais au-delà de la partie financière pure et dure, des questions de fonds doivent être posées. Quid de l’indépendance énergétique? Quid aussi de l’eau potable retenue par ces mêmes barrages? Quid des conséquences au niveau de la répercussion sur les prix de vente de l’électricité mais peut-être aussi de l’eau? L’ampleur des conséquences de ce pillage est inconnue à l’heure actuelle.

Tout Suisse doit penser au fait que le pays détient 8% de l’eau potable de l’Europe et que cela représente un enjeu de taille dans un contexte de sécheresse persistante dans bon nombre de pays. Il faut se battre pour ne pas perdre la maîtrise de la gestion de l’eau!

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 22:53

Paris, 15 mars 2016 (AFP) – Plusieurs organisations lycéennes, étudiantes, syndicales et politiques ont appelé mardi à une nouvelle  mobilisation des jeunes les jeudis 17, 24 et 31 mars pour exiger le retrait du projet de loi travail, la nouvelle version du gouvernement ne les ayant pas convaincues.

« Nous appelons tous les jeunes à une nouvelle journée d’action le 17 mars prochain pour exiger le retrait sans conditions de ce projet de loi régressif (…) lutter contre le chômage et garantir à tous un droit à un avenir stable », écrivent plusieurs organisations, réunies lors d’une conférence de presse mardi matin à Paris, parmi lesquelles l’Unef, la Fidl, le SGL, l’UNL, les jeunes CGT, Solidaires Étudiants, Génération Précaire, Maison des Potes, Osez Le Féminisme, NPA Jeune, les jeunes Écolos, les jeunes Socialistes, les jeunes Communistes et ceux du Parti de gauche.

« Le sentiment général, c’est un gouvernement qui essaye de bricoler, de nous enfumer pour que la mobilisation des jeunes faiblisse », s’est emporté William Martinet, le président de l’Unef, le premier syndicat étudiants.

Présentant le calendrier de mobilisation, le leader étudiant a expliqué qu’il était « important que les jeunes se saisissent de ce débat (…) qu’ils descendent dans la rue », mais n’a pas appelé à des blocages des universités.

Évoquant la « garantie jeunes », un dispositif d’accompagnement vers l’emploi qui doit devenir un droit pour tous les jeunes sans emploi ni formation, selon les annonces de Manuel Valls lundi, William Martinet a jugé que cette « universalité » était « un mot complètement creux: ça représente un investissement budgétaire de cinq milliards pour les 900.000 jeunes concernés… encore une tentative d’enfumage ».

« Les lycéens, les étudiants ne sont pas dupes: jeudi sera encore une journée d’action, la deuxième d’une série », a affirmé Samya Mokhtar, la présidente de l’Union nationale lycéenne (UNL).
Le vice-président de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), Alex Pellier, a lui fustigé le « mépris de Valls pour la jeunesse »: « Il y a un droit à l’avenir que M. Valls a oublié ».

Rendez-vous a été donné jeudi à 13H30 place de la République à Paris.

Une journée de grève et de mobilisation est prévue jeudi 31 mars à l’appel de sept syndicats dont la CGT, qui a « mis à disposition un préavis de grève couvrant la période du 17 au 31 mars », afin que les fonctionnaires puissent se mobiliser autant pour leur pouvoir d’achat que contre le projet de loi El Khomri sur la réforme du droit du travail.

Une première journée de mobilisation contre ce texte a réuni le 9 mars entre 224.000 personnes, selon les autorités, et 500.000 personnes, selon les organisateurs (syndicats de salariés, d’étudiants, de lycéens).

Lu sur le site Anti-K

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 16:01
samedi 12 mars 2016
par  ANC, Rouge Vif Méditerranée

 

 

Contrairement à ce que l’on entend dans les médias, le débat sur le projet de loi sur le code du travail n’est pas une nouvelle version de la querelle entre les anciens et les modernes, les anciens qui ne voudraient rien toucher au texte actuel et les modernes qui voudraient le faire évoluer pour le bien de tous. Non seulement les organisations révolutionnaires ne sont pas par principe opposées à des réformes mais le code du travail d’aujourd’hui n’est rien d’autre que ce que des décennies de lutte ont permis d’obtenir réforme après réforme. Sans lutte il n’y aurait eu ni réduction de la durée du travail ni même sa codification, ni repos hebdomadaire, ni congés payés, ni salaire minimum, ni instauration d’un revenu de remplacement pour les chômeurs, toutes mesures que portent l’actuel code et les conventions collectives. Pour être clairs disons-le tout net : pour nous le code du travail actuel, s’il est au-dessus de ce qui se pratique dans nombre de pays, n’est pas assez protecteur, ne permet pas le progrès économique, ni ne pose la question de la démocratie sociale et économique et encore moins celle de la propriété collective. Depuis que le capitalisme existe le mouvement ouvrier est demandeur et agit pour des réformes allant dans ce sens.

Une réforme pour obéir à Bruxelles et au grand patronat

Au lieu de cela, le gouvernement, parce qu’il obéit aux règles de l’UE, va exactement dans le sens inverse de ce qu’il faudrait faire et c’est bien pour cela que nous demandons son retrait pur et simple. Concrètement, et ne pas le dire est mentir aux monde du travail, pour son projet le gouvernement s’est appuyé (a obéi ?) sur la recommandation du 14 juillet 2015 du conseil européen (sur proposition de la commission ...) à la France. Ci-dessous quelques morceaux choisis de ces recommandations :
« Le coût du salaire minimum reste élevé […] Le salaire minimum devrait évoluer d’une manière plus propice à la compétitivité [...] »
« La France devrait prendre des mesures résolues pour supprimer les seuils réglementaires prévus par le droit du travail [...] »
Selon Bruxelles « Réviser le cadre juridique régissant les contrats de travail pourrait aider à réduire la segmentation. Les réformes menées récemment n’ont donné aux employeurs que peu de possibilités pour déroger aux accords de branche par des accords d’entreprises. Cela limite la capacité des entreprises à moduler leurs effectifs en fonction de leurs besoins."
(…)"Les branches et les entreprises ont la possibilité de déterminer de façon souple, au cas par cas et après négociations avec les partenaires sociaux, à quelles conditions il y a lieu de déroger à la durée légale du travail de 35 heures par semaine, [...] »
« Très peu d’entreprises ont fait usage des nouveaux dispositifs permettant un assouplissement des conditions de travail dans le cadre d’accords d’entreprise. Ce dispositif devrait être revu afin de donner plus de latitude aux entreprises pour adapter les salaires et le temps de travail à leur situation économique. "
(…)"Des mesures structurelles sont nécessaires pour garantir la soutenabilité du système. En particulier, les conditions d’éligibilité, la dégressivité des allocations et les taux de remplacement pour les salaires les plus élevés devraient être réexaminés par les partenaires sociaux chargés de la gestion du système. "

"Fait à Bruxelles le 14 juillet 2015
Par le Conseil
Le président
P. Gramegna"
 [1]
Outre le fait qu’il est inacceptable qu’une commission entende dicter ses lois aux peuples, un gouvernement progressiste pourrait aisément faire remarquer à la commission que la montée du chômage en France accompagne la casse, réforme après réforme, du code du travail.

Que les soutiens de la loi El Khomri, (les partisans du licencier plus pour embaucher plus !) nous citent un seul exemple de remise en cause d’un conquis social qui a créé des emplois ?
Qu’ils nous disent quelle mesure de soutien aux profits du grand patronat (car il s’agit de cela et uniquement de cela) a créé un emploi ?
Pour la dernière en date, le pacte de responsabilité, l’homme au pin’s, Pierre GATTAZ avait fait mieux que son père qui en son temps avait promis 400 000 emplois qui ne sont jamais venus. Le fils lui, en a promis 1 million : et le chômage n’a cessé de grimper….
De même nous pouvons faire remarquer à la commission, ou aux naïfs que s’il y a un problème de compétitivité il est dans leurs mesures.

En effet d’un point de vue économique, les mesures de casse du droit social sont inefficaces. Si nous étions les seuls à attaquer le droit social pour que les emplois à bas prix se multiplient, en face ils pourraient défendre leur logique cynique, mais ce n’est pas le cas. Tous les pays européens, et en premier ceux de la zone euro, y passent. Nous ne devenons pas plus compétitifs sur le plan des salaires que l’Espagne ou la Grèce qui abaissent aussi les salaires. Et si nous voulons « rattraper » la Pologne alors disons le tout net : il faut diviser les salaires par 2 ou 3 ! Et comme en plus nous sommes dans le libre échange imposé, qu’il n’y a aucune mesure pour protéger les productions de France, ces mesures de casse du droit du travail c’est l’efficacité économique nulle garantie !
C’est cette logique mise en oeuvre avec la monnaie unique qui fait que nous sommes dans la zone de plus faible croissance au monde depuis le lancement de l’euro et que depuis 1998 l’Union Européenne a perdu au total 22 points de croissance cumulée face aux Etats-Unis. Et ce n’est pas nous qui le disons mais la Tribune ! [2]
Nous avons déjà eu l’occasion de le dire ici : si le code du travail est obèse [3] alors oui à des réformes audacieuses et novatrices qu’en plus nous appelons de nos voeux depuis tant d’années. Sans attendre voici 10 propositions portant sur 4 des 8 livres du code du travail. Mesures qui pour la plupart reprennent des revendications ou même des dispositions qui ont été mises en place en 45 ou dans les luttes qui ont suivi.

10 propositions à mettre en place immédiatement.
Livre I : relations individuelles de travail
1 Le CDI redevient la règle, les CDD constituent l’exception et ne peuvent être renouvelés qu’une fois. Pour toute embauche de CDD les IRP [
4] doivent préalablement donner leur accord. En cas de désaccord de celles-ci c’est l’inspection du travail, sous réserve des recours habituels, qui tranche pour ou contre le recours aux contrats temporaires.

2 Droit de recours suspensif devant le conseil de prud’hommes pour tout salarié contre qui est engagé une procédure de licenciement. [
5]
Livre II Relations collectives de travail

3 Si l’employeur veut licencier pour cause économique, il doit au préalable obtenir l’accord des IRP ou, en leur absence, des organisations syndicales du territoire. En cas de litige c’est l’inspection du travail qui seule peut autoriser la mise en place de la procédure et cette décision est susceptible d’appel devant les tribunaux compétents. En cas de licenciement pour cause économique une procédure de reclassement sous contrôle des IRP est obligatoirement mise en place

4. En cas de cessation d’activité ou de délocalisation, les salariés qui le désirent peuvent reprendre l’activité et cette reprise est encadrée par la loi. [
6] L’état s’engage à favoriser cette reprise afin de rendre les salariés propriétaires de l’entreprise. Cela nous aurait évité 4 ans de lutte à Fralib…

5 Un accord collectif, qu’il s’agisse d’un accord d’entreprise, d’un accord de branche ou d’une convention collective, ne peut être remis en cause par la seule volonté d’un des signataires. [
7].

Livre III Durée du travail, salaire et revenu.

6 La durée hebdomadaire du travail est abaissée sans perte de salaire à 32h en 5 jours. Les heures supplémentaires sont calculées hebdomadairement et les majorations versées en conséquence. Le travail du dimanche et jours fériés est limité aux exceptions (services publics, santé, culture, loisirs, sécurité, transports…) et sa rémunération doit donner lieu à majoration.

7 Nul ne peut être embauché à un salaire inférieur au SMIC. L’évolution de ce dernier, comme celle de l’ensemble des salaires, suit l’évolution des prix. Pour ce faire une échelle mobile des salaires et instaurée et son mode de calcul discuté avec les organisations syndicales.

8 Tout salarié privé d’emploi a droit, sans limitation de durée, à un salaire de remplacement égal à 90% de son salaire brut antérieur ou à une allocation égale au SMIC.

Livre VIII Contrôle de l’application de la réglementation du travail.

9 Les IRP sont renouvelées tous les 2 ans. Les DUP sont supprimées et CE et DP sont des institutions distinctes. Elles ont voix délibérative. Pour les PME des délégués de site [
8] sont instaurés.

10 Les pouvoirs et moyens de l’inspection du travail sont étendus et majorés afin qu’elles puissent intervenir en amont des décisions patronales et en aval pour sanctionner tout manquement à la loi.

Voilà une réforme que nous approuverions et il y a fort à parier que les partisans de l’immobilisme seraient dans les rangs du MEDEF et de ses valets.
Ce n’est pas encore l’appropriation collective des moyens de production et d’échange mais bon ça va dans le bon sens…Vous ne trouvez pas ?

Dans l’histoire récente aucune société ne s’est développée économiquement sans s’appuyer sur le progrès social. A contrario, les congés payés de 1936 tout comme
l’augmentation des salaires de 1968 ont créé de l’emploi et de l’activité économique.

Si Macron et consorts se disent économistes qu’ils s’appuient sur ce constat et en tirent les leçons que le peuple réclame en refusant ce nouveau retour en arrière que ce gouvernement voudrait nous imposer.

Quant au débat sur les solutions à mettre en oeuvre, il appartient aux salarié-e-s, aux chômeurs et retraité-e-s de s’en emparer. Cet éditorial même modestement, entend y contribuer.

 

[1] Ci-dessous le lien vers le texte intégral des recommandations du conseil européen à la France. /ob_628fc5_csr2015-council-france-fr.pdf

[4] Institutions représentatives du Personnel

[5] Aujourd’hui la loi ne permet pas d’empêcher les licenciements, sauf pour les délégués du personnel et ne peut ordonner la réintégration de salariés que dans des cas très précis et limités : femmes enceintes, salarié-e-s en accident du travail et quelques autres rares cas.

[6] On peut prendre appui pour ce faire par exemple sur la loi votée en Argentine et qui a permis à 10 000 salarié-e-s de devenir propriétaires de leur entreprise.

[7] Aujourd’hui, sauf si cet accord est étendu par décret, un employeur peut remettre en cause un accord collectif et les acquis gagnés à cette occasion

[8] Leur mise en place prévue par les lois Auroux de 1982 n’a jamais eu lieu

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 15:40
Sur le site du Grand soir
 
 

On ne pensait pas humainement possible de commettre autant de saloperies en quatre ans. On avait tort : les Solfériniens l’ont fait. Il ne manque que la continuation de la scandaleuse LRU par la zélée Fioraso, le désastre de la politique étrangère de l’endormi Fabius.

Projet de loi El-Khomri

En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à 15 mois de salaire.

Les 11 heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées.

Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail.

Les temps d’astreinte peuvent être décomptés des temps de repos.

Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu.

Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine.

Le plancher de 24 heures hebdomadaires pour un contrat à temps partiel n’est plus la règle dans la loi (confirmation d’une loi antérieure).

Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins majorées.

Une mesure peut-être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats.

Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques.

Après un accord d’entreprise, un salarié qui refuse un changement dans son contrat de travail peut être licencié.

Par simple accord on peut passer de 10h à 12h de travail maximum par jour.

Contacter le médecin du travail devient presque impossible.

Le gouvernement envisage de simplifier le licenciement économique

La liste est impressionnante.  Si longue que nous ne la reproduisons pas intégralement et que nous vous invitons à la consulter sur le site du Grand soir.

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 11:17

J'ai rencontré les militants du réseau "Faire vivre et renforcer les PCF" à Marseille.  Nous appartenons  aux Assises du communisme.  Nous avons beaucoup de points de vue communs sur de nombreux aspects de la lutte sociale et politique en France.  Nous pensons ensemble que nous avons besoin, pour construire une société socialiste, d'un parti communiste qui rompe avec les politiques électoralistes et d'union mortifères pratiquées depuis des années, qui se batte clairement contre cette Union Européenne construite par et pour le capitalisme mondialisé.  Nos camarades du réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" travaillent à cette construction dans le PCF.  Nous leur souhaitons de faire vivre un large débat sur les questions de lutte des classes, la question de la nation et de la souveraineté populaire, la question du dévoiement des aspirations populaires par le FN, et enfin sur les luttes à mener pour la paix, pour la sortie de l'Otan, pour la sortie de l'euro et de l'UE,  pour construire le socialisme.  Yvette Genestal.

Ils proposent que le congrès du PCF débattent et se prononce sur plusieurs points :

  • "Présidentielles : pas de primaires, une bataille communiste !
  • Pour construire une autre société, la France doit agir pour un autre monde.
  • Sortir de l’UE et de l’Euro pour engager la sortie du capitalisme !
  • Lutte et construction politique.
  • Contre le FN, un parti communiste populaire et rassembleur.
  • Pour sortir de l’impasse de la gauche, un grand parti communiste, un rassemblement populaire majoritaire !"

 

Nous présentons ci-dessous ce texte alternatif.

37ème congrès : Base commune alternative

Unir les communistes, le défi renouvelé du parti communiste
, sur le blog "Faire vivre et renforcer le PCF"  
 

Texte écrit et proposé par le collectif du réseau « Faire Vivre et Renforcer le PCF » : Caroline Andréani (93), Paul Barbazange (34), Luc Bazin (26), Floriane Benoit (38), Pascal Brula (69), Robert Brun (26), Marie-Christine Burricand (69), Michel Dechamps (59), Guy Jacquin (01), Jean-Jacques Karman (93), Armand Lecoq (34), Jean-Pierre Meyer (83), Pierre-Alain Millet (69), Sandrine Minerva (34), Gilbert Remond (69), Laurent Santoire (93), Bernard Trannoy (33), Danielle Trannoy (33), Serge Truscello (69), avec l’aide de Danielle Bleitrach (13), Hervé Poly (62) et Hervé Fuyet (92).

 

Au 37ème congrès, les communistes sont confrontés à un défi historique. Alors que notre pays, sa classe ouvrière, ses travailleurs, ses intellectuels, la jeunesse, tous ceux qui souffrent de cette société capitaliste inhumaine, n’ont jamais eu autant besoin d’un parti communiste, celui-ci paraît de moins en moins en état de démontrer son utilité et de favoriser l’intervention populaire vers le progrès, la justice et la paix, son existence est menacée.

Ce besoin est objectif, il est le besoin d’un parti révolutionnaire capable d’être au plus près de ceux qui subissent l’exploitation, la solitude, la dureté de cette société, en développant luttes au quotidien, solidarité, en traçant une perspective de changement de société sans laquelle tous les acquis sont sans cesse remis en question. Cette perspective, c’est le socialisme que nous construirons ensemble à partir d’un rassemblement majoritaire, un nouveau Front populaire.

Faute d’une telle perspective, ce sont les forces de la réaction, droite et extrême droite fascisante qui l’emporteront. Ils marquent déjà une société française dont les acquis sociaux et les services publics sont massivement mis en cause alors que la gauche est dans une impasse. Le parti socialiste mène une politique profondément réactionnaire, militariste, à la pointe de la remise en cause de ce qui reste du programme du conseil national de la résistance, défaisant même le cadre démocratique républicain, entraînant la France dans les guerres de l’OTAN. Le Front de Gauche est dispersé et incompréhensible, les frondeurs et autres primaires dites citoyennes se réduisant à des tentatives médiatiques de sauver un système électoral dépassé. Cette impasse de la gauche était inscrite dans le recul du parti communiste en 1981 au profit du parti socialiste. Chacun peut le constater, il n’y a pas de gauche possible sans un parti communiste influent, ancré dans le monde du travail, porteur de l’exigence d’un véritable changement de société.

Le bilan des choix des derniers congrès est clair. Plus le parti communiste se met au second plan, au profit des alliances, des fronts, des collectifs, plus il remet en cause son histoire et ses repères politiques en changeant de vocabulaire, de références théoriques, plus il tente d’apparaître ’moderne’ dans le système médiatique et institutionnel, plus en fait il s’affaiblit, se coupe du monde du travail, du peuple, et plus la gauche se délite et dérive vers la concurrence avec la droite dans la gestion de la crise capitaliste.

[...]  Lire l'intégralité du texte du réseau "Faire vivre et renforcer le PCf" proposé à la signature des communistes désireux de soutenir ce texte pour le 37ème Congrès du PCF.

Fichier en PDF du texte "Unir les communistes, le défi renouvelé du parti communiste"

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 11:17
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