Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 18:29

CGT Le Havre : vers le blocage le 9 mars

Publié le par FSC

CGT Le Havre : vers le blocage le 9 mars

Source : Paris Normandie le 3 mars

 

Social. Afin de dénoncer le projet de réforme du code du travail, plusieurs syndicats du Havre préparent un blocus le mercredi 9 mars.
La CGT veut bloquer Le Havre le 9 mars pour dénoncer la loi El Khomri
Le 8 octobre 2015, le blocage avait duré toute la matinée

Ils ne lui prêtent qu’un rôle de « rampe de lancement », mais devraient frapper fort, d’entrée. Laissant flotter le spectre des bouchons du 8 octobre au matin, une cinquantaine de syndicats CGT de la pointe de Caux a d’ores et déjà convenu de répondre à l’appel des trois unions locales du Havre, d’Harfleur et de Lillebonne.

 

Bien décidés à peser de tout leur poids pour faire capoter le projet de loi sur le travail (ou loi El Khomri), ils bloqueront l’économie locale à peine le jour levé en coupant l’accès à la ville et à plusieurs secteurs de la zone industrialo-portuaire avant de se retrouver à la mi-journée à l’occasion d’un rassemblement massif dont le lieu n’a pas encore été défini. Pas de manifestation donc, mais une pagaille monstre en prévision.

« Retrait pur et simple »

Initialement programmé le jour de la présentation dudit projet, le report de deux semaines de celui-ci ne modifie en rien le plan d’action des organisations syndicales. « Certaines se donnent le temps de la réflexion, laissant le gouvernement modifier ce texte [la CFDT veut un rééquilibrage, ndlr]. Pour nous la question ne se pose même pas. C’est retrait pur et simple », indiquait hier Reynald Kubecki, cosecrétaire de l’union locale du Havre, au terme d’une assemblée générale permettant de définir les premiers contours de cette action. « Pierre Gattaz [le président du Medef, ndlr] a beau chercher, en long et en large, à expliquer ce texte pour le faire accepter, nous n’avons pas besoin de pédagogie. Que l’on parle de durée du travail, de modification du contrat et de bouleversement de la hiérarchie des normes, ce projet, merci, nous l’avons très bien compris. Il ne favorise en rien l’emploi, remet en cause des acquis. »

Une autre initiative devrait donc être programmée le 24 mars avant un appel national et interprofessionnel le 31 mars.

Concernant le 9 mars, les syndicats CGT du GPMH, des cheminots, des territoriaux, de la CIM, d’Aircelle ou encore du GHH ont d’ores et déjà appelé à respecter un mouvement de grève. Ceux de Sidel et des Dockers devraient se prononcer sous peu.

CHRISTOPHE FREBOU
Partager cet article
Repost0
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 17:58

Regardez bien les logos en bas à gauche sur cette affiche de la CGT.  Deux sigles qui renvoient à l'Union Européenne !

Quel brevet de féminisme décerné par la centrale syndicale à Bruxelles ! 

L'égalité est un combat.  L'exploitation des femmes au travail n'est pas combattue par l'Union Européenne.  Chaque droit, les salariées l'ont arraché, souvent dans l'unité avec les autres salariés.  Il en reste encore à conquérir.  Notamment l'égalité salariale.

C'est Bruxelles qui aujourd'hui dicte la loi Travail, avec le consentement des "élites" de droite et de gauche en France.  Et les femmes ont tout à perdre dans cette contre-réforme.  Horaires modifiés pouvant aller jusqu'à 12 heures par jour, annualisés, travail le dimanche, précarisation accrue, licenciements abusifs facilités, pression sur les salarié(e)s pour des accords d'entreprise ...

Au moment où la loi El Khomri, qui reprend l'essentiel des recommandations européennes, frappe de plein fouet le monde du travail, la CGT s'honorerait de veiller à ce que les logos de la commission européenne n'apparaissent pas sur ses affiches.

Yvette Genestal

Les logos de l'Union européenne sur une affiche de la CGT ?
Partager cet article
Repost0
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 14:27
C'est mon boulot par Philippe Duport lundi 7 mars 2016 sur France Info
 

Les médecins du travail

Les médecins du travail ne veulent pas être des contrôleurs (photo d'illustration) © Fotolia - Kzenon

Une partie des syndicats et plusieurs organisations lycéennes et étudiantes seront dans la rue mercredi contre le projet de loi El Khomry. Parmi les mécontents, les médecins du travail. Ils protestent notamment contre la disparition de la visite médicale d'embauche telle qu'on la connait aujourd'hui.

Aujourd'hui, quand on signe son contrat de travail, on est en principe reçu par un médecin du travail qui vous déclare apte... ce qui se produit d'ailleurs dans la presque totalité des cas. Demain, si la loi Travail est adoptée, ça va changer. La loi crée en fait deux catégories de salariés. D'abord les salariés à risques. Plus exactement les salariés dont le poste est à risque pour leur propre santé, pour celle de leurs collègues ou pour l'environnement. Par exemple le co-pilote de la Luftansa qui a provoqué la mort de ses 149 passagers il y a un an. Pour ceux-là, la loi prévoit que le médecin du travail procède à un "examen médical d'aptitude" qui sera réalisé avant l'embauche et qui sera renouvellé périodiquement. S'il échoue à cet examen, pas ou plus de travail. Cette catégorie de salarié devrait donc être plus surveillée qu'aujourd'hui, et plus surveillée que les autres... Or les médecins du travail qui s'opposent à la réforme ne veulent pas endosser ce rôle de "contrôleur", ils ne veulent pas pratiquer une "médecine de sélection", mais rester dans la prévention.

 

Les autres, les salariés "ordinaires", qui seraient donc moins suivis par le médecin du travail, avec donc, selon les médecins du travail opposés à la loi El Khomry, la création d'une médecine "à deux vitesses". Les perdants de ce système, ce seraient donc la majorité des salariés "lambdas", dont l'activité ne fait pas courir de risque à la population et qui ne risqueraient pas de s'empoisonner au travail. Ceux-là ne passeraient à l'embauche qu'une "visite d'information et de prévention", qui ne serait pas forcément donnée par le médecin, mais par exemple par une infirmière. Ils n'auraient plus la "fiche d'aptitude" que tout le monde a aujourd'hui.

Selon notamment la CFE-CGC, le syndicat des cadres qui est vent debout contre la réforme, cela conduirait à couper le lien qui existe entre ces salariés et leur médecin du travail. Un lien d'autant plus important à notre époque où le stress et le burn out font des ravages dans les open-spaces. Selon les médecins du travail, la visite régulière, qui n'existerait donc plus demain, permet aujourd'hui de repérer un salarié en phase de surchauffe. Le médecin du travail peut lui faire entendre qu'il est en danger, lui conseiller d'en parler avec son généraliste. Les opposants à la loi estiment que ces salariés qui n'auront plus rencontré systématiquement leur médecin du travail perdraient une protection. Une perte qui tombe mal au moment où la pression dans les entreprises est plus forte que jamais sur les salariés.

Partager cet article
Repost0
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 13:24

6 Mars 2016 , Lu sur  Réveil Communiste

La marginalisation du KKE et la crise grecque (titre de RC)

Le Parti communiste grec KKE a complètement raté le rendez-vous avec l'histoire de l'année 2015. Comme par hasard, il est souvent cité comme référence dans les groupuscules communistes en France qui ne parviennent pas à sortir de leur isolement malgré leurs débats et imprécations. Sur la question, ci dessous un texte critique émanant d'un militant internationaliste grec très respecté. Comme quoi le contraire d'une erreur (ou d'une trahison manifeste comme ce fut le cas de Tsipras et sa clique) peut fort bien être une erreur aussi.

(reproduit sur RC le 7 août 2015)

Quelques réflexions sur la communication du comité central du KKE du 13 juillet 2015

Par Alexandre Moumbaris

Les mesures sociales que recommande le KKE ainsi que l’urgence de leur mise en œuvre: l’organisation sur les lieux de travail, dans les quartiers, les divers comités de solidarité…, sont plus qu’indispensables. Cela permettrait hormis la subsistance, le développement d’un pouvoir politique populaire alternatif, susceptible éventuellement d’offrir un terreau à d’autres développements à la lutte populaire.

Il est manifeste que le KKE avait bien avertit et dénoncé SYRIZA pour son imposture, qui s’est transformée en flagrante trahison de la volonté des citoyens grecs exprimée par le vote «NON» au référendum. On comprend, surtout à postériori, l’appel du KKE à voter par un double «NON» («NUL» au comptage). Il semblerait que l’importance de la victoire du «NON» ait dérangé les calculs de SYRIZA, qui aurait été plus à l’aise dans sa politique avec une «victoire» du «NON» beaucoup plus modeste.

Il est clair aussi que le KKE, par son histoire et son activité en général, syndicale aussi, qui appelle a d’importantes et nombreuses loyautés au sein de la classe ouvrière et du peuple en général, mais il a aussi une très grande responsabilité à assumer.

Toutefois, il faut avoir en vue les réalités d’aujourd’hui ainsi que celles de l’histoire récente. La résistance grecque EAM (Front de libération nationale) qui représentait la majorité du peuple grec pendant l’occupation allemande, avait subi à la fin de 1944 l’intervention militaire et les massacres, conduits par les «alliés occidentaux» ayant pour but l’assujettissement du peuple grec et la remise sur le trône du roi Georges II (de la dynastie danoise de Slesvig-Holsten-Sønderborg-Glücksborg) qui avait la faveur des Britanniques. On peut dès lors dire que les Grecs ont chassé les occupants allemands pour être à nouveau occupés, cette fois-ci par leurs «alliés occidentaux». Entre 1946 et 1949 a eu lieu une guerre, dite «civile», où les «alliés» furent bel et bien impliqués. Elle a été perdue bien que les communistes aient eu quelques frontières amies, ce qui n’est pas le cas maintenant. Cette situation anticommuniste répressive a persisté des années après. En 1967 a eu lieu le coup d’état de la junte des colonels, instigué et soutenu par les «alliés» étasuniens avec la même répression qui a duré jusqu’en 1974. Un des résultats en a été l’invasion de Chypre et l’occupation d’un tiers de son territoire par la Turquie.

Nous n’entrerons pas dans le détail de la malfaisance de toutes ces luttes intestines fomentées par nos «alliés»: les morts, les emprisonnements, les exils, les dégâts…. mais elles ont laissé des traces indélébiles, dans les mémoires aussi.

Considérant ce qui est dit plus haut et que l’OTAN a des bases militaires en Grèce (Souda, en Crète), au Kossovo (Bondsteel) voisin et ailleurs dans la région, que les guerres en Ukraine, en Syrie… ainsi que les provocations frontalières de la Turquie attisent délibérément une tension permanente, un changement de régime, risquerait fort de donner lieu à une intervention étrangère en conjonction avec des collaborateurs locaux.

Le KKE aux dernières élections législatives a obtenu 5,47% des suffrages et compte à la Vouli 15 députés sur 300. Si de nouvelles élections devaient avoir lieu demain, il obtiendrait sûrement un large vote en conséquence de la désaffection pour SYRIZA et d’autres partis, toutefois il serait hautement improbable qu’il ait la majorité. Ce serait moins improbable qu’il conduise une coalition, et moins encore d’y participer comme partenaire minoritaire. Une telle alliance, par sa nature même, temporaire, aurait un objectif circonscrit. Cela a été le cas en 1989/90 quand le KKE s’est allié avec la ND et avec le PASOK, un précédent qui montre qu’il n’a pas toujours été hors de question qu’il participe à un gouvernement majoritairement bourgeois si les circonstances le demandaient.

Refuser l’instauration d’une monnaie nationale, parce qu’elle servirait à la bourgeoisie ou à l’impérialisme, implique obligatoirement le soutien passif de l’Euro. Le KKE déconsidère que celle-ci puisse servir à un autre usage. Il ne prend pas en compte le fait que la monnaie nationale est partie intégrante de la souveraineté, qu’elle constitue un de ses attributs régaliens quel que soit le régime: bourgeois, socialiste ou autre. À qui et à quoi servirait-elle, est une autre question. On ne peut pas confondre l’outil et son usage. Il en est de même pour la présence de frontières délimitant le territoire et sa gestion économique, sa langue, son histoire, sa culture, sa dignité; tous ces éléments qui répondent à l’indépendance et à la souveraineté d’un peuple, d’une nation, valent le combat pour les obtenir. Y compris dans le cadre du système capitaliste, c’est préférable que d’être une colonie, une semi-colonie ou «territoire» sous tutelle, quel que soit le terme pour décrire sa situation d’aujourd’hui. C’est une étape intermédiaire nécessaire sur la voie du socialisme.

Donc dans cette affaire et dans le cadre de l’exploitation capitaliste il y a deux enjeux et dans cet ordre de priorité, mais qui se confondent, la lutte du peuple entier pour la souveraineté nationale et la lutte la classe ouvrière avec ses alliés pour le socialisme. Dans le premier cas la lutte est motivée face à la double exploitation des travailleurs: l’exploitation exercée par le capitalisme étranger en collaboration avec la couche compradore de la bourgeoisie nationale, et l’exploitation exercée par la bourgeoisie nationale. Dans le second cas il n’y a que l’exploitation des travailleurs par la bourgeoisie nationale.

Il en découle logiquement, surtout dans une situation de faiblesse du Parti que s’il tient à se battre, il est obligé de faire des alliances avec d’autres forces patriotiques y compris celles de la bourgeoisie nationale contre le capitalisme étranger et ses collaborateurs de la couche compradore de la bourgeoisie. Dans la même veine il est même nécessaire de défendre la bourgeoisie nationale et par exemple la défendre contre toute importation préjudiciable aux producteurs locaux, faire tout son possible pour que le pays devienne autosuffisant.

Au-delà des alliances nationales il est nécessaire de se servir aussi de tous les appuis internationaux avantageux lui permettant de contrecarrer ses adversaires et de renforcer le pouvoir des forces populaires et du progrès, comme par exemple la Russie ou les BRICS.

Dans une situation qui est vraiment difficile, même existentielle, la sortie de la Grèce de l’Union européenne et de la zone-euro, pour le KKE n’est envisageable que par la voie du socialisme, et pour arriver à cette fin il y a tellement de conditions préalables, qu’on n’en voit ni le bout ni le chemin. On ne peut pas faire de vagues allusions au socialisme … et puis proposer comme voie «le renforcement du Parti comme condition préalable» en vue de «la restructuration du mouvement ouvrier» qui «revendiquerait des mesures de soulagement immédiates» du peuple qui permettrait de «changer le rapport-de-forces négatif» pour «renforcer la combativité» «contre le fatalisme et la subordination de la classe ouvrière ….contre ses vieux et nouveaux gestionnaires de la barbarie capitaliste».

Le but n’est pas, en soi, de combattre – ce qui est un processus, un moyen – mais de survivre, de progresser et de vaincre!

le 28 juillet 2015

Alexandre MOUMBARIS

SOURCES:

Les dossiers du BIP

https://dossiersdubip.wordpress.co

Partager cet article
Repost0
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 02:32
Partager cet article
Repost0
6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 18:14

Un préavis de grève a été déposé par la fédération CGT des cheminots. Elle proteste contre la dégradation de la sécurité et de la ponctualité sur l’ensemble du réseau ferroviaire

  • CL
  • Publié le 06/03/2016 | 11:51 sur France3 Normandie
 
24/02/2016_SNCF

Majoritaire au sein de la SNCF, le syndicat CGT lance un appel à la grève mercredi 9 mars. 
Un mouvement qui s'étendrait sur l'ensemble du territoire national. 

 

Sécurité, ponctualité, emplois

Les cheminots dénoncent la dégradation constastée sur la globalité du réseau ferroviaire français. 
Elle affecterait notamment la sécurité, la ponctualité et la régularité sur les lignes. 
La CGT met en avant la banalisation des retards et suppressions de trains. 

Dans le collimateur des cheminots : les 3 accidents survenus ces trois dernières années à Brétigny (91), Dengin (64) et Eckwersheim, dans le Bas-Rhin (67) où une rame d'essai TGV avait déraillé le 14 novembre dernier. Mais aussi la suppression de 20 000 emplois de cheminots en 10 ans.

Avis donc, aux voyageurs normands effectuant les liaisons régionales ou interrégionales vers Paris et l'Ile-de-France, d'organisation de leur journée. 

Pour l'heure, aucune modalité sur les perturbations à prévoir sur le réseau régional n'a été apportée.

Partager cet article
Repost0
5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 08:39

Source

1 million de signatures et des centaines de manifestations annoncées contre le projet loi Travail
Partager cet article
Repost0
5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 08:09

par

 

C’est l’un des principaux arguments des partisans de la réforme du droit du travail en France : les autres Européens l’ont faite, alors nous aussi. L’Italie, l’Espagne la Grèce, le Royaume Uni et plusieurs pays d’Europe de l’est ont facilité les licenciements, la baisse des salaires ou le recours au travail précaire de longue durée. Une bonne partie de ces pays ont mis en œuvre des politiques, contraints et forcés par la Commission européenne et le FMI, en échange de prêts accordés pour éponger leur dette publique, ou d’une adhésion à l’Union européenne. Des réformes réalisées pour le plus grand profit des employeurs et des actionnaires, qui n’ont pas vraiment enrayé la hausse du chômage et de la précarité.

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous

Partager cet article
Repost0
5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 07:33
Un million de signatures contre le projet El Khomri !

Lu sur le blog de l'UL CGT Dieppe 

05 mars 2016

Un million de signatures contre le projet El Khomri !

La pétition en ligne contre le projet de loi El Khomri de casse du droit du travail a dépassé le cap d’un million de signatures hier soir, soit deux semaines seulement après son lancement; elle bat tous les records de signatures en France avec 1 042 622 soutiens ce matin (samedi 5 mars 2016) à 11h00.

En route pour les  1 500 000: il manque encore 457 378 nécessaires pour les atteindre  !

La pétition devance ainsi celle contre la directive européenne sur le secret des affaires (plus de 512.000 signatures), et celle demandant la grâce présidentielle pour Jacqueline Sauvage, condamnée pour le meurtre de son mari violent (près de 436.000 signatures).

Malgré le report de sa présentation en conseil des ministres, du 9 au 24 mars, pour laisser le temps au gouvernement de le «retravailler», la mobilisation contre ce texte s’amplifie.

Pour faire retirer le "Projet de Loi Travail", il faut continuer à signer la pétition ! (Signer ici)
Mais aussi il faut commencer à pousser plus fort !

Des organisations de jeunesse, dont l’Unef, et des syndicats de salariés, dont la CGT appelent à manifester le 9 mars contre ce projet de «casse du code du travail». De nombreux syndicats CGT d'entreprises et de Fédérations CGT ont déposé des préavis de grève pour le 9 mars.

Lire le Communiqué commun CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL du jeudi 3 mars 2016

En ligne de mire, visons la réussite une puissante journée de grève et de manifestations le 31 mars, si le projet n'est pas retiré d'ici là.

Construire un processus "boule de neige" pour faire retirer ce projet scélérat !

Tous les jours prenons des initiatives dans toutes les entreprises et les services, dans les zones industrielles et les zones de bureaux, dans les quartiers, etc. pour construire un processus "boule de neige" d'ici le 31 mars.

Déjà des initiatives sont prises pour s'associer le 10 mars aux manifestations interprofessionnelles et intersyndicales de retraités (à l'appel de 9 organisations), et des rassemblements sont annoncés pour le samedi 12 mars.

Un tract est disponible à l'Union Locale CGT de Dieppe et dans les autres Unions locales CGT, syndicats, etc.
Rendez-vous disponibles et aidez-nous à le diffuser le plus largement possible pour gagner !
C'est maintenant que ça se gagne !
Partager cet article
Repost0
4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 23:57
Triste tropisme ( éditorial de Pierre Lévy dans Ruptures n°7).

Il faut démocratiser l’Europe. Face au danger de retour en arrière chauvin vers le cocon illusoire des Etats-nations, convoquons une convention qui donnerait à celle-ci une véritable constitution d’ici 2025. Qui vient d’énoncer ces conseils aussi originaux que lumineux ? Jean-Claude Juncker ? Mario Draghi ? Angela Merkel ? Ou bien Valéry Giscard d’Estaing, dans un fulgurant retour sur la scène européenne ?

C’est en réalité Yanis Varoufakis qui propose ces perspectives d’avenir. L’ancien ministre grec des Finances, qui fut un temps présenté comme « à la gauche » d’Alexis Tsipras, a mis en scène sa réapparition, à Berlin, le 9 février. Avec un objectif : créer un mouvement transeuropéen porteur d’un « Plan B » (encore un – à ce stade, il s’agit au bas mot d’un plan T !) pour une « autre Europe ». De nombreux « intellectuels de gauche » issus de différents pays étaient venus participer au show de celui qui fut docker au port du Pirée, pardon, professeur d’économie à l’université de Sydney, puis conseiller (2004-2006) du chef du Pasok, George Papandréou.

Pour ce qu’on en sait, cette étrange initiative a laissé de marbre les agriculteurs grecs acculés (comme leurs collègues français), tout comme les sidérurgistes britanniques ou les chômeurs espagnols. Elle retient cependant l’attention pour deux raisons : le moment choisi, et l’état d’esprit d’une certaine « gauche de la gauche » qu’elle traduit.

Le moment ? Il est marqué par une conjonction de crises majeures qui plonge la plupart des dirigeants européens dans un désarroi profond. On a déjà cité ici le président de la Commission évoquant « le bord de l’abîme » ou Michel Barnier s’effrayant d’une possible « dislocation ». Tentent-ils d’imaginer « le pire » pour espérer mieux le conjurer ?

Toujours est-il que Le Monde (09/02/16) vient de consacrer une pleine page à ce début de panique. Sa correspondante à Bruxelles rapporte ainsi la « supplique » désespérée du président de l’europarlement en direction des médias : « il faut que vous nous aidiez à remobiliser le camp des Oui à l’Europe, on ne l’entend plus ». Et notre consœur de décrire les dirigeants européens comme « tétanisés par l’impopularité de ‘leur’ Union » : « quoi qu’ils disent, les opinions publiques ne suivent plus. Les référendums sur l’Europe se succèdent et se ressemblent : après les Non grec et danois en 2015, ce sont les Non néerlandais (en avril) et surtout britannique qu’ils redoutent. L’Europe libérale, démocratique, ouverte, plus personne ne semble vouloir l’ »acheter » ».

 Elle poursuit en citant l’euro-fanatique Alain Lamassoure (LR) : « avouons qu’on est dans le pot au noir, l’heure est très grave ». Et se fait l’écho de différents diplomates dont l’un confie : « on a l’impression qu’il n’y a plus rien hormis les égoïsmes nationaux ». Pour un autre, « avant, à chaque crise, on se disait qu’on allait rebondir ; aujourd’hui, on est submergés ». Du reste, une réunion (sans précédent) des six « membres fondateurs » de l’ex-CEE a été fébrilement convoquée, qui a solennellement appelé à « renforcer la cohésion de l’UE »…

Crise des migrants, crise de l’euro, et maintenant perspective de Brexit : jamais les élites européennes n’auront été aussi chahutées. Bref, conclut la rédactrice du Monde : « les rêves fédéralistes ? Envolés ».

Envolés ? Pas pour tout le monde, apparemment, puisque quelques responsables politiques résistent encore et toujours… au rejet populaire de l’intégration communautaire. Pathétique : quand les familles fondatrices de « l’aventure européenne » (chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates) se désespèrent de leur propre impuissance, quand les peuples et les citoyens sont de plus en plus nombreux à comprendre la nocivité de l’Europe, c’est ladite (par antiphrase) « gauche de la gauche », ou du moins une partie d’entre elle, qui accourt et se présente en sauveuse de l’idée européenne – celle-là même qui a été inventée et mise en œuvre, six décennies durant, par les représentants des grands capitaux et autres multinationales…

Comme si un étrange et triste tropisme poussait certaines figures de la « gauche radicale » à se porter volontaire pour faire le sale boulot – le syndrome Tsipras, en quelque sorte, prêt à tous les renoncements pour peu que cela puisse préserver l’Europe.

Dans les salons bruxellois très privés, on sourit sans doute de cet attendrissant zèle des néophytes. Riez bien, messieurs. Car la suite pourrait vous être moins drôle.

Pierre Lévy

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents