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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 15:44
Cet article étant fort long, nous n'en publions que des extraits et des titres.  En cliquant sur le titre ci-dessous, vous pourrez en lire l'intégralité. 

par · 15 février 2016

Notre pays avait approuvé, de très peu, lors du référendum du 20 septembre 1992 sur le traité sur l’Union européenne, dit aussi Traité de Maastricht, le principe de la monnaie unique. Cette dernière est entrée en service d’abord en 1999 (pour ce qui est des transactions bancaires), puis en janvier 2002, pour ce qui est de l’Euro fiduciaire. Cela fait donc aujourd’hui plus de 17 ans que nous vivons sous le régime de l’Euro, dont 14 années très concrètement. En fait, il faut même remonter au début des années 1990 car la volonté de « qualifier » la France pour la monnaie unique a pesé lourdement sur la politique économique et ce bien avant le 1er janvier 1999.

Il est temps aujourd’hui d’en tirer le bilan. Le discours en faveur de l’Euro prétend se fonder sur des bases scientifiques. Regardons donc ce qu’il en est. Mais, le discours officiel sur l’Euro prétend que ce dernier aurait amélioré la situation globale de la France. Vérifions donc aussi cette affirmation. Et surtout, posons nous la question des conséquences politiques de l’introduction de l’Euro sur la société française.

[...]

La « bonne nouvelle » des économistes et l’imposture

Des économistes avaient préparé, dans leurs travaux, la venue de la monnaie unique. Ils sont nombreux mais nous ne présenterons ici que les trois principales contributions, celles de Robert Mundell, de R. McKinnon et de Peter Kennen. Ces économistes, tels les trois rois mages des évangiles, sont donc venus porter la « bonne nouvelle », et leurs travaux ont eu une influence considérable sur les autres économistes, non pas tant en les convaincant de la nécessité d’une monnaie unique mais en les persuadant que la flexibilité du taux de change était désormais superflue.[...]

Fausse et vraie science

Seulement, il y avait un hic. Ces travaux étaient fondés sur des visions fausses des processus économiques. D’autres recherches, basées sur des bases de données plus complètes, aboutissaient alors à une forte réduction de l’ampleur des effets positifs de l’Union Monétaire[13].[...]

Le coût économique de l’Euro pour la France

L’Euro a joué un mauvais tour à l’économie française.[...]

Le coût social de l’Euro

Dans les 17 ans qui nous séparent de l’introduction de l’Euro nous avons vu se développer la logique d’une économie où des sommes toujours plus importantes sont accaparées par un petit nombre d’individus au détriment des conditions d’existence du plus grand nombre. L’Euro pousse l’économie réelle à réduire sans cesse ses coûts. C’est l’Euro qui conduit les agriculteurs au suicide, en les forçant à travailler à pertes. C’est l’Euro qui organise l’abandon des campagnes et des territoires dits « périphériques ».[...]

L’Euro et la crise politique

Mais, il faut ici aller plus loin et se poser la question de la compatibilité directe de l’Euro avec un système démocratique. L’Euro a imposé à la France de céder sa souveraineté monétaire à une institution non élue, la Banque Centrale Européenne.[...]

Si l’on prend donc en compte tous les aspects tant économiques, sociaux, fiscaux, mais aussi politiques, il est alors clair que l’Euro a eu, depuis maintenant près de 17 ans, un rôle extrêmement négatif. Retirant aux gouvernements le moyen d’agir, il accrédite l’idée de leur impuissance. De cela, nous n’avons visiblement pas fini de payer le prix.

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 16:15

Lu sur le blog de l'UL-CGT d'Elbeuf

Refusons les compteurs "Linky" : une initiative des l'Indecosa-CGT 76 (Association pôur l'information et la défense des consommateurs salariés), de Droit au logement, de la CNL 76, et de Droit à l'énergie Normandie.

Un compteur qui va vous permettre de limiter votre consommation, de faire baisser votre facture d’électricité et de gérer l’électricité à l’échelle de l’Europe ? « Linky », c’est ce que la loi de transition énergétique impose, obéissant à une directive européenne. Mais est-ce une bonne idée ? L’Allemagne et la Belgique l’ont refusé. Et en France ?
SCANDALEUX !

Refusons les compteurs "Linky" imposé par une directive européenne.

Lettre format Word à remplir et envoyer.

201512 04 Lettre aux maires ou présidents de métropole ou – Linky

Je vous demande de vous opposer au déploiement de ces compteurs Linky et de l’infrastructure afférente sur les réseaux électriques dont notre commune (ou métropole, ou communauté d’agglos…) est propriétaire.

Etc.

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 11:30

de : Jack Dion

 

vendredi 19 février

sur Marianne.fr

Réforme du droit du travail : la gauche est aux manettes, et elle réussit à faire pire que la droite tout au long de son histoire.

  • JPEG - 55.4 ko

Si la droite, du temps où elle était au pouvoir, avait osé proposer ne serait-ce qu’une partie de ce que contient le projet de l’actuel gouvernement sur le travail, la gauche aurait sonné le tocsin de la révolte. Les grands esprits du PS auraient hurlé à la contre-révolution, à l’ultra-libéralisme, à l’imminence de la victoire des néo-conservateurs à la française, voire au retour de Vichy. Des appels à la mobilisation générale aurait été lancés, des cars affrétés, des slogans préparés, des banderoles dessinées, et l’on aurait défilé sur les grands boulevards au cri de : au secours, la droite revient !

Manque de chance, c’est la gauche qui est aux manettes, et elle réussit à faire pire que la droite tout au long de son histoire. Sans doute n’était-ce pas prévu par ceux qui avaient imaginé cette délicieuse (et pertinente) vidéo à une époque où le PS était dans l’opposition et pouvait encore se réclamer des idéaux de gauche.

Comme l’écrit Le Figaro, à propos de la bombe lancée contre le code du travail : « On voudrait y croire car même la droite n’est jamais allé aussi loin ».. Et le quotidien de Serge Dassault d’ajouter, à l’intention de qui vous savez : « A l’heure où ils rédigent leur programme, les candidats à la primaire doivent s’inspirer de ce bing bang. Si un président socialiste tente de se libérer de tabous, il serait bon qu’un prétendant républicain s’en débarrasse définitivement ». Traduction : la gauche a été capable de faire le sale boulot, soyez à la hauteur !

Le journal Les Echos est arrivé à des conclusions similaires en constatant, non sans satisfaction, que Myriam El Khomri allait défendre « un texte qu’aurait pu – et dû – rédiger la droite » - un texte qui relève du « va-tout libéral ». Ce journal salue la réforme du licenciement « partie potentiellement la plus explosive », en soulignant avec les accents d’un Jean-Luc Mélenchon qu’il s’agit d’une rupture que « ni Nicolas Sarkozy ni Jacques Chirac n’avaient osé faire ».

Un copié-collé des propositions de Gattaz

On comprend pourquoi l’ancien ministre Eric Woerth s’est montré enthousiaste, tout comme Pierre Gattaz. Ce dernier aurait eu mauvaise grâce à ne pas saluer un copié-collé de ses propres propositions, dont la philosophie est celle du dumping salarial et de la guerre des pauvres contre les pauvres.

Voilà donc où aura mené la lente préparation des esprits, avec les mille et une déclarations sur le « coût du travail » et la prétendue « rigidité » du marché de l’emploi. Le couronnement aura été l’embrigadement de Robert Badinter, ex-ministre de la justice, digne représentant de la gauche morale, mobilisé pour porter le coup de grâce au code du travail devenu l’ennemi public numéro 1.

On ainsi entendu de prétendus experts expliquer qu’il suffirait de dérèglementer et de laisser les patrons libres de licencier à leur guise pour créer des emplois par miracle, comme s’il fallait déchoir le travail de sa dignité. Si cela marchait, ça se saurait. Au fil des ans, la flexibilité s’est accrue, l’intérim et les CDD se sont multipliés, la précarité s’est aggravée. Résultat ? Le chômage n’a jamais été aussi élevé.

En fait, le véritable frein est le vide des carnets de commande dans une économie qui tourne au ralenti et qui est gangrénée par la course à la rentabilité financière héritée de la mondialisation néo-libérale. Tant que la spéculation et la rente primeront sur l’investissement, l’emploi sera sacrifié, quand bien même offrirait-on au patronat une main d’œuvre taillable et corvéable à merci.

Certes, on n’en pas là. Reste que le projet de loi de Myriam El Khomri, en l’état, représente l’un des pires reculs sociaux depuis la Libération. Il est l’équivalent du tournant blairiste en Grande-Bretagne ou de la potion Schröder en Allemagne. Dans les deux cas, la gauche social-démocrate est en ressortie essorée. On peut penser qu’il en sera de même en France, au grand profit de Marine Le Pen, laquelle peut continuer tranquillement sa cure de silence. D’autres font le travail pour elle en démolissant les consciences en même temps qu’ils détricotent un modèle social que les élites du business ont toujours voué aux gémonies.

Pendant ce temps, on organise la farce des primaires au nom de la gauche éternelle. Plus approchera l’échéance de 2017, plus l’on entendra des appels pathétiques à se mobiliser pour résister au FN, ce diable que l’on ressort de la boîte à chaque échéance électorale pendant qu’on aménage son lit au jour le jour. On expliquera qu’il faut un candidat unique de la gauche, oubliant que le Hollandisme, cette machine à trahir le peuple, est le principal allié de l’extrême droite que l’on prétend combattre.

Quand on perd la bataille des idées, on gagne rarement la bataille politique.

http://www.marianne.net/droit-du-tr...

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 10:45
Pour info.

Cliquez sur le lien pour lire l'article intégral. 
Baisser les allocations chômage: une piste peu probante, selon les experts

 

Modifié le | AFP

 

Les experts jugent inefficace une dégressivité des allocations chômage

Faut-il baisser les allocations chômage, voire les rendre dégressives, pour mieux inciter au retour à l'emploi ? Plusieurs experts mettent en garde contre une diminution des droits qui risquerait d'accroître la pauvreté, sans impact substantiel sur la dette du régime.

La question, récurrente, de l'impact de la générosité des allocations a ressurgi dans le débat public sur fond de chômage record et à l'approche des négociations sur une nouvelle convention Unédic, censées trouver des solutions pour réduire la dette du régime.

[...]

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 22:29

par · 13 février 2016 sur le blog Russeurope

Christophe Barret et moi-même avons écrit une lettre ouverte au dirigeant de PODEMOS, Pablo Iglesias. Nous l’avons fait parce qu’il nous semble que ce que représente PODEMOS est un enjeu, au-delà de la seule gauche espagnol, qui concerne toutes les gauches européennes, mais aussi tous les européens, et même s’ils ne sont pas de gauche, qui étouffent sous la dictature européenne. Jean-Luc Mélenchon ne dit pas autre chose dans son texte où il annonce, de fait, sa candidature à l’élection présidentielle de 2017. PODEMOS, d’ailleurs, refuse la dichotomie traditionnelle entre gauche et droite et revendique clairement une démarche populiste, comme celles qui ont porté des gouvernements d’espérance en Amérique Latine.

Mais, certaines ambiguïtés demeurent dans le discours de PODEMOS. Or, venant après la capitulation de SYRIZA en juillet 2015, capitulation qui s’est suivie d’une reprise, certes contrainte et forcée, de la politique des « mémorandums » européens, de nouvelles ambiguïtés sont désormais insupportables. Elles portent en elles le risque de voir un mouvement social être conduit à l’échec alors que des solutions existent bel et bien. La position adoptée par Tsipras n’a rien changée sur le fond. La perspective du « GREXIT » est toujours d’actualité et la politique du nouveau mémorandum s’est révélée tout aussi mortifère, et toute aussi incapable de sortir la Grèce de sa crise que celle des précédant mémorandums. Les manifestations qui se multiplient ces derniers jours tant à Athènes que dans d’autres villes de Grèce en témoignent. Les menaces d’une insolvabilité de la Grèce, en mars ou en juin prochain, le confirment.

Dans l’intérêt des peuples d’Espagne, mais aussi dans celui des peuples européens, soumis à un pouvoir anti-démocratique dont la tête est tantôt soit à Francfort, soit à Bruxelles ou soit à Berlin, et que relaie, hélas, les élites politiques nationales, il faut une politique de claire rupture. Et c’est justement pour aboutir à cette clarification que la présente lettre a été écrite. Elle sera donnée en mains propres par Christophe Barret aux dirigeants de PODEMOS dans les jours qui viennent. En attendant, et pour lancer ici un débat dont l’importance et l’enjeu dépasse PODEMOS, je la publie, tant en français qu’en espagnol.

A - 011 PI

Texte français

 

Cher Pablo Iglesias,

Face à la crise multiforme qui touche l’Union Européenne, les succès électoraux de PODEMOS appellent de nombreuses initiatives. Militant des marges du monde politique, vous proposez un nouveau discours politique dont il convient aujourd’hui de méditer les points forts. Dans la bataille pour la conquête du sens commun accepté par la grande majorité de nos concitoyens, il vous est paru préférable de privilégier à la traditionnelle dichotomie gauche/droite l’opposition des peuples à leurs élites. La crise que traverse la social-démocratie semble confirmer la nécessité d’un tel aggiornamento.

Néocolonialisme, compradorisation et populisme

Candidat du groupe de la Gauche Unitaire Européenne à la présidence du Parlement Européen le 30 juin 2014, vous justifiiez vos choix politiques et stratégiques en ces termes : « la démocratie, en Europe, a été victime d’une dérive autoritaire (…) nos pays sont devenus des quasi-protectorats, de nouvelles colonies où des pouvoirs que personne n’a élus sont en train de détruire les droits sociaux et de menacer la cohésion sociale et politique de nos sociétés ».

Nous partageons ce diagnostic. Les élites politiques des pays de l’Union Européenne sont bel et bien soumises à une puissance extérieure. Ce colonialisme sans métropole représente un défi pour les démocrates. Un concept, né à une autre époque et sur un autre continent, peut nous aider à comprendre le phénomène : celui de la « compradorisation des élites ». Selon une définition aujourd’hui communément admise, une élite compradore « ou « bourgeoisie compradore ») tire sa position sociale et son statut de sa relation avec une puissance économique étrangère qui domine son territoire d’origine. Ce concept fut, naguère, du plus grand intérêt pour comprendre l’évolution de d’une Amérique latine que vous connaissez bien ! Aujourd’hui, en Europe, une nouvelle compradorisation est en œuvre, rendue possible par les institutions européennes et la puissance économique allemande.

De-même sommes-nous nombreux à faire nôtre le projet de Podemos de revivifier la démocratie. Nos prenons acte du fait que votre démarche populiste de contestation, authentiquement de gauche, se double de la volonté d’assumer les responsabilités de l’État – quand bien même ce souverainisme sans drapeau vous amène aussi à explorer les voie d’autres types de médiations selon un « processus constituant » dont il vous appartiendra, à terme, d’expliciter davantage.

De la dynamique européenne et des mouvements de contestation

La confiance dont vous témoignent aujourd’hui vos électeurs vient du fait que vous avez été, avec vos compagnons, les premiers à porter au Parlement une expression politique du mouvement des Indignés de 2011. La révolte des classes moyennes inexorablement entraînées dans un processus de paupérisation qui menace aujourd’hui de nombreuses régions du continent européen intéresse de très nombreux citoyens, bien au-delà des cercles des militants de la gauche de toujours. Un sursaut incroyable a eut lieu, il y a un an, en Grèce. Hélas, ce « Vaisseau venu de Grèce » que chantait en 1974 Lluís Llach s’est brisé sur les récifs des politiques d’austérité dressés par les institutions européennes. L’alliance de la social-démocratie avec celles du Parti Populaire européen (PPE), pour que rien ne change, peut être vue comme une réminiscence de « la Sainte Alliance des possédants » de 1848. Pour nos maîtres, le nouveau printemps de peuples n’aura pas lieu !

Dans un très long article publié – déjà presque en forme de bilan –, l’été dernier, dans la New Left Review, vous sembliez pourtant toujours considérer comme possible « un processus de recouvrement de la souveraineté » des peuples. En dépit de ce que nous appelons le processus de compradorisation des élites, il vous semble encore possible d’impulser des transformations du système productif et d’envisager une « reconfiguration  des institutions européennes en un sens plus démocratique », notamment avec l’établissement d’un Parlement de la zone euro[1]. Ce faisant, vous cherchez à créer un rapport de force au sein du conseil européen. C’est une stratégie courageuse, mais c’est aussi une stratégie discutable, qui peut avoir des implications graves non seulement sur PODEMOS mais de manière plus générale sur les autres mouvements de contestation européen. Chercher à créer un rapport de force dans le conseil européen implique de considérer que ce dernier aurait une quelconque légitimité. Or, le conseil n’a pas d’autre légitimité que celle de chaque pays. C’est un organisme de coordination et non de subordination. Il est vrai qu’il tend à se comporter comme un organisme de subordination ; mais faut-il l’accepter ? Faut-il se plier à la vision anti-démocratique des institutions européennes ? En faisant cela, on perd une bataille avant même de l’avoir menée.

Concrètement, construire un rapport de force implique que des mouvements anti-austérité arrivent simultanément au pouvoir dans différents pays. Force est de constater que cette perspective n’est pas crédible. Les temps électoraux et politiques restent propres à chacun des pays, parce qu’ils traduisent l’histoire et la culture politique nationale. Vous en savez quelque-chose, aujourd’hui, en Espagne. Ainsi, en s’engageant dans la direction de la construction d’un rapport de force au sein du conseil européen, PODEMOS fait un double cadeau aux partisans de l’austérité. D’une part, il fait un cadeau aux ennemis des peuples en leur reconnaissant une légitimité qu’ils n’ont pas et d’autre part il entraîne les différents mouvements dans une voie illusoire, celle qui consisterait à attendre que les élections permettent l’arrivée au pouvoir simultanée de majorité anti-austérité dans les pays de l’Union européenne.

Il nous semble donc que c’est dans une voie dangereuse, et même suicidaire, que PODEMOS s’engage.

Construire le champ de l’affrontement

La question majeure qui se pose alors est celle de la construction du champ politique de l’affrontement. Ce champ doit se construire tant en Espagne (comme dans tout autre pays) que dans l’Union européenne. Mais, dans cette construction, deux éléments vont peser lourd pour le futur.

  1. L’Europe

La question du rapport avec les institutions européennes, devenues aujourd’hui le camp retranché des partisans de l’austérité et conçue comme telle en réalité dès le départ, se pose. Nous souhaitons tous une large coordination entre les pays européens, et ceci inclut bien entendu des pays qui ne sont pas membres de l’Union européenne, comme la Suisse, la Norvège, la Russie et même ceux du Maghreb. Mais, nous devons constater que l’implacable logique du politique s’impose en ce qui concerne la nature de nos relations avec les institutions européennes. Il est ici dangereux de nourrir et d’entretenir des illusions, et nous pensons que certains points dans le programme de PODEMOS sont justement de cette nature. Il ne sert à rien de mettre en avant la sincère volonté de construire une « autre » Europe si les dirigeants européens sont d’emblée résolus au conflit.

Du moment que pour les partisans de l’austérité la venue au pouvoir d’un mouvement ou d’un parti dans l’un des pays de l’UE menace de remettre en cause pouvoir et privilèges, ils mettront en œuvre, et on l’a vu dans le cas de la Grèce au printemps 2015, tous les moyens à leur disposition, y compris des moyens illégaux et des pratiques de corruption, pour amener ce mouvement ou ce parti à résipiscence. La nature des relations entre les partisans de l’austérité et leurs adversaires constitue le couple amis / ennemis. Ce sera une lutte sans pitié ni merci. Nous serons d’emblée projetés dans la logique de l’antagonisme. Il faut donc ici poser la question du programme et de l’action de PODEMOS. Êtes-vous prêt à cet affrontement et à toutes ses conséquences ?

Cette perspective implique de définir le cercle des relations « agoniques », c’est à dire entre adversaires susceptibles de s’unir pour résister à des ennemis communs. De fait, la nature de l’affrontement avec les institutions européennes ne dépend pas de PODEMOS, comme il n’a pas dépendu de SYRIZA. Cette nature sera déterminée par l’action des dirigeants européens ; si, pour arriver à un accord, il faut deux volontés, une seule suffit pour provoquer le conflit. Mais, en imposant un cadre d’affrontements antagoniques aux partis anti-austéritaires dès qu’ils arrivent au pouvoir, les dirigeants européens peuvent permettre de faire émerger un autre cadre, celui des relations agoniques. Ce cadre, c’est celui des relations entre forces certes opposées, mais où l’affrontement avec les institutions européennes requalifie l’opposition d’un conflit entre adversaires et non plus entre ennemis. La question se pose donc à vous, comme elle se pose à toutes les forces luttant contre l’austérité en Europe : quelles sont les forces avec lesquelles vous pourriez passer des accords ou une trêve le temps de régler cet affrontement décisif ?

  1. L’Euro

La question de l’affrontement avec les institutions européennes nous conduit à celle de l’Euro. Ce que l’on appelle la « monnaie unique » est en réalité un mécanisme qui a bloqué les nécessaires ajustements de taux de change entre des économies dont les structures sont très différentes tout en permettant de créer un espace unifié pour la spéculation financière. C’est pourquoi l’Euro est aujourd’hui défendu essentiellement par les banquiers et la « finance ». Mais, c’est aussi pourquoi les pays de l’Europe du Sud n’ont pas eu d’autre choix que celui de s’engager dans des stratégies de dévaluations internes, une course mortifère au « moins coûtant, moins disant », dont les conséquences sont immensément plus graves que celle de réajustements des taux de change. C’est l’origine réelle des politiques d’austérité dont la logique est de conduire à une « hyper-austérité ». La concurrence se joue désormais dans le degré d’engagement dans l’hyper-austérité.

La question de l’Euro ne relève donc pas, comme vous semblez le croire, uniquement du domaine symbolique de l’hégémonie culturelle. C’est une question concrète, qui se traduit dans des centaines de milliers de licenciements, dans des millions de jeunes et de moins jeunes travailleurs privés de leur emploi, dans la baisse de tous les minima sociaux. Vous ne pourrez pas mettre en place une politique contradictoire à l’austérité sans vous attaquer à l’Euro. Ici encore, l’exemple de SYRIZA et de la Grèce, est parlant ; ayant renoncé à quitter l’Euro, même si désormais une majorité de la population serait d’accord avec une telle perspective, le gouvernement de SYRIZA a été contraint d’appliquer le même austérité que celui de Nouvelle Démocratie, et il perd aujourd’hui toute la légitimité qui découlait de son discours contre l’austérité. La stratégie qui consiste à chercher à « gagner du temps » est ici, très clairement, une stratégie perdante. À terme, vous serez, n’en doutez pas, confrontés aux mêmes choix. Quelle sera alors votre réponse ?

À l’occasion de votre passage à Paris, en septembre 2015, vous avez déclaré qu’une sortie de la zone euro n’est envisageable, d’un point de vue espagnol, qu’à la seule condition qu’un pays membre de l’Union Européenne pesant économiquement plus que l’Espagne ne l’envisage d’abord officiellement. Votre prise de position se veut respectueuses des débats qui traversent nombre des forces politiques, y compris PODEMOS – comme on a pu le constater à l’occasion de sa dernière université d’été. Dans le numéro de La New Left Review dont il a été question, vous nous rappelez que PODEMOS est aujourd’hui pensé comme un « instrument fondamental du changement politique »[2]. L’aggiornamento permanent auquel ses militants le soumettent ne saurait être possible si vous n’acceptez pas de débattre des questions et des impasses auxquelles nous devons faire face.

 

Nous vous prions de croire, cher Pablo Iglesias, en notre volonté résolue d’impulser un véritable changement tant en France, qu’en Europe.

 

Jacques Sapir, économiste, directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, auteur de Souveraineté, Démocratie, Laïcité, Paris, Michalon, 2016.

Christophe Barret, historien et essayiste, auteur de Podemos. Pour une autre Europe , Paris, éditions du Cerf 2015.

 

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 15:00

Le 18 février 2016.
 
Le Parti de l'émancipation du peuple publie la « LETTRE OUVERTE AUX PARLEMENTAIRES ESPAGNOLS », signée par une centaine de responsables politiques, syndicaux, sociaux et d’élus locaux ainsi que par des personnalités d’horizons divers en Espagne. Cette initiative illustre la mobilisation grandissante dans ce pays comme dans d’autres pays européen, contre l’UE et ses traités.
 
Si les signataires ne demandent pas explicitement la sortie de l’UE et de l’euro, ils se prononcent tous pour la dénonciation du « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'Union économique et monétaire » et l'abrogation de la « Loi Organique sur la stabilité budgétaire et la viabilité financière ». Ils revendiquent aussi l'abolition des contre-réformes sur le travail, sur les retraites, la loi LOMCE sur l’éducation, la loi sur la durabilité et la rationalisation de l'administration locale (LRSAL ) et toutes les lois régressives. Ils demandent l'abrogation de l'article n° 135 de la Constitution espagnole qui place la lutte contre la dette publique et le déficit budgétaire avant toute chose, l'ouverture d’un processus constituant qui permette de recouvrer pleinement la souveraineté populaire.
 
Cette initiative va dans le bon sens mais suffit-il de dénoncer les derniers traités sans remettre en cause les traités fondateurs ? L’UE, en effet, est un système global, conçu par les classes dirigeantes au service du néolibéralisme qui bafoue la souveraineté des peuples. Laisser croire qu'elle est réformable, traité par traité, ne peut qu'engendrer des illusions et faire durer le supplice social auquel les citoyens sont soumis.
 
Pour accéder à cette lettre ouverte en français et en espagnol, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Lettre-ouverte-aux-parlementaires-espagnols

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 23:19

 

Jean MOUZAT, président du Modef. © C.Faimali/GFA

Le Modef a « pris acte » des mesures annoncées mercredi par le gouvernement pour faire face à la crise agricole, mais il les trouve « insuffisantes et pas de nature à régler le fond du problème ».

« En décidant de baisser de 7 points les cotisations sociales à tous les agriculteurs, le gouvernement fait un cadeau aux grosses exploitations qui ne sont pas touchées par la crise. Cette mesure généraliste va dans le sens d’une politique de moins-disant social qui accompagne et ne remet pas en cause la course aux bas prix. Cette mesure vient conforter la politique du taux de profits maximum menée par l’agroalimentaire et la grande distribution », explique le Modef.

L’année blanche sociale réservée aux faibles revenus est « une mesure plus juste qui peut donner un peu d’air aux éleveurs ».

Prix plancher garantis et rémunérateurs

« Enfin, le gouvernement déclare vouloir s’attaquer à la LME et aux relations fournisseurs distributeurs producteurs. Cette réforme, cela fait des années que le Modef la réclame. Il y a un vrai besoin de rééquilibrage des relations en faveur des exploitants agricoles aujourd’hui, rackettés par la grande distribution et l’agroalimentaire », déclare le syndicat.

Mais la sortie de crise ne passera « que par la mise en place au niveau national et européen d’un système de fixation de prix plancher garantis et rémunérateurs et d’un encadrement des marges des distributeurs ».

Crise de l’élevage : Une réponse pas encore à la hauteur

Sur le site de la Confédération paysanne



17.02.2016 Le Premier ministre vient d'annoncer de nouvelles mesures pour venir en aide aux éleveurs touchés par la crise. Encore une fois, à la sortie d'un rendez-vous avec Xavier Beulin, Manuel Valls s'est plié à ses demandes. Au lieu de faire le choix de baisses de cotisations en direction des éleveurs victimes de la crise, il offre une ristourne à tous les paysans, y compris ceux qui n'en ont pas besoin. Seule l'année blanche à destination des éleveurs les plus en difficulté pourra avoir un sens. Face à la détresse des paysans cela ne suffira pas.

Les cotisations sociales, trop souvent appelées « charges », sont un élément essentiel de la solidarité nationale et contribuent au quotidien des paysans (maladie, retraite, etc.). Cette mesure ne doit pas être l'occasion d'enfoncer un coin dans ce principe essentiel de notre société. Par ailleurs, il est temps d'admettre que la crise est structurelle et que c'est toute l'organisation de la production qui est à revoir.
Les démarches de Stéphane Le Foll, qui relaie enfin les revendications de la Conf' en demandant une régulation des productions à l'échelle européenne, vont dans le bon sens. Elles doivent s'accompagner de la mise en place d'un mécanisme qui permettrait d'assurer aux éleveurs un prix juste pour leur travail. Au-delà, pour qu'une telle crise ne puisse plus se reproduire, il faudra permettre aux paysans d'aller vers des systèmes plus autonomes, qui leur permette d'exercer leur métier, d'en tirer un revenu décent et la reconnaissance qu'ils méritent.

Commentaire

Le 25 janvier, le président du MODEF déclarait
« L’agriculture est porteuse de valeurs et de missions qui ne sont pas compatibles avec une économie de marché mondialisée où la concurrence est libre et non-faussée.
 
Le MODEF demande que l’Agriculture soit exemptée des règles de la libre concurrence, telle qu’imposée par l’article 101 du traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne (Traité de Lisbonne).
Le MODEF demande que des prix agricoles minimum garantis et rémunérateurs soient fixés au niveau national ou Européen. Le MODEF demande que nos produits agricoles et alimentaires soient protégés des importations abusives à bas prix….
Le MODEF demande un étiquetage obligatoire de l’origine des produits agricoles qui rentre dans la composition des produits alimentaires destinés aux hommes et aux animaux.
Le MODEF demande une réforme en profondeur des relations, producteurs, transformateurs, distributeurs.
Le XXIème siècle doit être celui d’une alimentation diversifiée, saine et de qualité pour tous qui ne peut être produite que par une agriculture solidaire, durable, responsable, respectueuse de notre planète et pacifiste. »


Ces propositions du MODEF sont une réponse aux besoins des petites exploitations familiales et des consommateurs-salariés.  Mais elles sont incompatibles avec la logique capitaliste  européenne.  L’UE se montre capable de faire des concessions au très libéral D. Cameron et à la City, mais elle n’a jamais voulu accepter une seule demande du peuple grec.   Elle a refusé les propositions très minimalistes du ministre français pour l’agriculture.  Elle n'écoute que les banques et les multinationales.  L’UE ne satisfera aucune revendication des peuples, aucune revendication des petits agriculteurs, aucune revendication des salariés.  La seule solution pour ces derniers, est de sortir de l’Union européenne pour reconquérir leur souveraineté et décider en France, en Grèce … souverainement.

 

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 16:27

Une correspondante nous l’a signalé dans un commentaire à l'article sur le retrait de l'Uruguay des négociations sur TISA : “ Selon une information donnée cette année par la mission permanente du Paraguay de Genève, le Paraguay s'est également retiré des négociations secrètes qui ont lieu à Genève sur TISA (vers la fin septembre 2015)".
Isabelle Muller
membre du syndicat Adetra (syndicat suisse :ADETRA - Association de Défense des Travailleuses et Travailleurs )

Thomas Lemahieu
Jeudi, 4 Février, 2016
sur le site de L'Humanité

Services publics Les eurodéputés ont adopté hier une résolution élaborée par Viviane Reding. De quoi encourager la Commission à continuer dans ses tractations secrètes...

La grande coalition a encore frappé au Parlement européen. Hier, les députés conservateurs, libéraux et socialistes ont voté ensemble la résolution élaborée par Viviane Reding, ex-commissaire européenne et membre du groupe PPE (droite) sur les très discrètes négociations en vue d’un nouvel accord international de libre-échange sur les services (Tisa), cousin du TTIP ou du TPP (lire ci-contre). Le texte a été adopté avec 532 voix pour, 131 contre et 36 abstentions.[...]

Lire l'intégralité sur le site de l'Humanité.

Commentaires : Les députés GUE-NGL ont rejeté le texte.  Un député de Syriza est intervenu : " Ce sont les multinationales et leurs représentants politiques" qui veulent les accords comme Tisa ( ou Tafta ).  Malgré cela les partis de la gauche unie européenne acceptent encore cette mascarade de démocratie.  Après l'exemple de la Grèce, il est évident que les peuples ne seront jamais écoutés dans cette institution qui n'oeuvre que pour le capitalisme mondialisé des grandes multinationales.  La droite et les socialistes disent qu'il n'y a pas d'autre alternative que le capitalisme mondialisé et son instrument de déréglementation, l'UE.  Et ils votent au parlement européen, loin du regard des électeurs, tout ou presque, ce que propose la commission.

Pourtant il y a bien une autre alternative et c'est la seule que l'UE, la droite et les socialistes européens laissent aux salariés, aux salariées et aux peuples : c'est la sortie de l'Union européenne et la reconqête de la souveraineté nationale et populaire.  C'est la seule façon d'échapper aux politiques européennes désastreuses qui s'annoncent avec TISA et TAFTA.  C'est la seule façon de se donner le pouvoir de contrôler et orienter l'économie, les services publics, la politique sociale.  C'est la seule voie pour reconquérir le pouvoir de renationaliser les entreprises d'utilité publique comme EDF-GDF ou la SNCF.  C'est le seul moyen pour dire NON à TISA et TAFTA, pour dire NON au dumping social, pour contrôler les importations agricoles ...  C'est la seule solution pour décider de notre avenir collectif national.

Donnons-nous les moyens de combattre TISA et TAFTA.  Sortons de l'Europe.  Et retirons-nous des négociations.  Comme le Paraguay et l'Uruguay.

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 15:54
Thomas Lemahieu
Jeudi, 4 Février, 2016
L'Humanité

Les eurodéputés ont adopté hier une résolution élaborée par Viviane Reding. De quoi encourager la Commission à continuer dans ses tractations secrètes...

La grande coalition a encore frappé au Parlement européen. Hier, les députés conservateurs, libéraux et socialistes ont voté ensemble la résolution élaborée par Viviane Reding, ex-commissaire européenne et membre du groupe PPE (droite) sur les très discrètes négociations en vue d’un nouvel accord international de libre-échange sur les services (Tisa), cousin du TTIP ou du TPP (lire ci-contre). Le texte a été adopté avec 532 voix pour, 131 contre et 36 abstentions.[...] suite sur le site de l'Humanité.

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 23:44
Fr3 Normandie
Les postiers mobilisés à Rouen

Ce mardi matin (16 février), des postiers en grève se sont rassemblés devant les locaux de la direction régionale pour soutenir l'un de leur collègue qui a perdu son emploi

  • Par Richard Plumet
  • Publié le 16/02/2016 | 10:58, mis à jour le 16/02/2016 | 19:11
 

© Angèle de VECCHI / France 3 Normandie

© Angèle de VECCHI / France 3 Normandie

 

Alors qu'un préavis de grève reconductible  était lancé hier par les syndicats CGT et SUD  pour les secteurs de Fécamp, Saint-Valéry en Caux et Cany-Barville, une délégation intersyndicale a été reçue en milieu de matinée par la direction régionale de Rouen.

A l'origine de ce mouvement social il y a le cas d'un facteur de Saint-Valéry en Caux qui a appris par huissier que la Poste mettait fin à son contrat de travail.
Ce que contestent les syndicats qui affirment que Julien Caumont a signé un contrat à durée indéterminée (CDI). Syndicats qui dénoncent (dans un communiqué)
"des procédures inacceptables de La Poste : pas d’entretien préalable, pas de prime de licenciement, pas de préavis, pas de CCP (Commission Consultative Paritaire, instance obligatoire à La Poste où siègent les élus du personnel)."

La Poste précise que l'annulation de ce contrat est la conséquence d'une décision de justice rendue par la Cour d'appel de Rouen, qui, dans un arrêt, annule le jugement du conseil des Prud'hommes et déboute la demande de requalification de monsieur Caumont.

Vu sur le site de FR3 Normandie qui diffuse également une video ici

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