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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 15:41

Juncker accusé de privilégier les lobbys de l’industrie au détriment des ONG

Par : James Crisp | sur EurActiv.com | Traduit par: Marion Candau

15 janv. 2016

Jean-Claude Juncker

 

Exclusif. Le président de la Commission européenne n’a pas rencontré une seule ONG pour l’environnement en 2015, mais a trouvé le temps de rencontrer 18 organisations de l’industrie.

Lire l'intégralité de l'article ici.

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 15:01

La Confédération paysanne dénonce les mensonges de la FNSEA

Lundi 29 Février 2016

Stéphane Brélivet, éleveur de porcs dans le Finistère, membre de la Confédération paysanne, dénonce les mensonges de la FNSEA, "le syndicat du désespoir" dans un article du HuffingtonPost. Un autre point de vue que celui défendu dans la manifestation du jour
 
La Confédération paysanne dénonce les mensonges de la FNSEA
 
Sur les réseaux sociaux, les messages d'opposition à la FNSEA sont de plus en plus nombreux à s'exprimer. Stéphane Brélivet, éleveur de la Confédération paysaaysannene, lui ne mâche pas ses mots dans un article publié dans le Huffington Post, il explique que pour sortir de la crise et sauver l'élevage, la FNSEA demande 3 milliards d'euros "Elle vous ment. Elle prend les éleveurs pour des ânes et les consommateurs pour des pigeons". et il argumente son propos en cinq points, à partir de l'exemple breton.

Les FDSEA de Bretagne ne défendent pas l'emploi mais la "productivité"

Selon Stéphane Brélivet, les FDSEA prônent une réorganisation et un regroupement des exploitations pour sortir de la crise. Une réduction du nombre d'élevages qui permettrait une hausse de la productivité. "Ce que demande la FNSEA, c'est que le tiers des manifestants d'aujourd'hui ne soient plus éleveurs en 2020" insiste t-il.

Stéphanie Pasgrimaud et Philippe Queroux sont allé à la rencontre du porte-parole du Morbihan de la Confédération Paysanne :
La crise agricole vue par un agriculteur de la Confédération Paysanne

Trois milliards pour sauver l'élevage, c'est donner de la confiture à des cochons

Et l'éleveur de la Confédération paysanne poursuit sa démonstration, en dénonçant le gâchis de demander 3 milliards pour sauver l'élevage, alors que le syndicat majoritaire défend un regroupement des exploitations et leur réduction "3 milliards d'euros pour arriver au même résultat qu'en ne faisant rien, si ce n'est pas du gaspillage". Et il enfonce le clou :"En fait, ce que demande la FNSEA, c'est 3 milliards d'euros pour modifier les règles du jeu et tuer des exploitations qui survivraient sans cela et mettraient en péril le modèle qu'elle défend".

Les FDSEA bretonnes ne défendent pas la qualité à la française mais une diminution des normes pour développer leur "vocation exportatrice"

Moins de normes, moins de réglementations, de lourdeur administratives, ce sont des slogans entendus et relevés dans les manifestations, "en d'autres mots, les FDSEA de Bretagne veulent que les produits d'élevage de demain soient moins exigeants à produire que ceux d'aujourd'hui".
Selon Stéphane Brélivet, la demande en viande porcs de qualité n'est pas satisfaite en France, une production qui serait pourtant plus rémunératrice. Les FDSEA au lieu de répondre à cette demande de qualité, préfèrent demander aux consommateurs de payer plus cher, afin de pouvoir produire davantage et exporter le surplus moins cher. "Attention, prévient-il, ne prenons pas nos clients les plus naturels et les plus solvables pour des pigeons".

Les FDSEA de Bretagne répètent les même demandes, comme si le monde n'avait pas changé depuis les années 1970

L'éleveur finistérien remet en cause les postulats des FDSEA selon lesquels "la demande mondiale est en hausse, nous allons produire plus pour la satisfaire". Pour lui si la demande mondiale en porc et en lait est effectivement en hausse, il y a d'autres questions à se poser aujourd'hui "Quel prix ces nouveaux consommateurs sont-ils prêts à payer et qui sont nos concurrents pour les satisfaire?

L'alternative, c'est donner la priorité à l'emploi agricole et à l'autosuffisance alimentaire

L'éleveur continue sa démonstration en mettant en avant les valeurs défendues par la Confédération paysanne : à son sens, "le marché européen suffit à rémunérer tous les éleveurs de 2015, inutile de dépenser 3 milliards pour le plan social le plus cher de l'histoire de France !" et si l'exportation en dehors de l'Europe peut exister "elle ne doit pas devenir indispensable pour des produits sur lequel il existe des concurrents plus forts que nous". Pour lui il faut avant tout savoir écouter la demande des consommateurs, et c'est comme cela que les agriculteurs gagneront des clients prêts à payer leurs produits à un prix couvrant le coût de revient. "Asseyons-nous sur le désespoir et retrouvons l'espoir, l'avenir peut être radieux pour l'élevage"

Rappelons que la Confédération paysanne qui n'appelait pas à la manifestation à Paris de ce jeudi, sera en action à Bruxelles le 7 septembre, avec d'autres syndicats européens.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/la-confederation-paysanne-denonce-les-mensonges-de-la-fnsea-799297.html
Nicolas Maury
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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 14:56

Crise agricole : Le MODEF et la FNJEF interpellent le Président de la République

Sur le blog de Nicolas Maury

Dans le cadre de l’ouverture du Salon International de l’Agriculture, Pierre THOMAS, Secrétaire Général du MODEF (Mouvement de défense des exploitants familiaux) et Cyril ROMERO, Président de la FNJEF (Fédération nationale des jeunes exploitants familiaux), interpellent le Président de la République sur l’avenir des exploitants familiaux et des jeunes installés
 
Crise agricole : Le MODEF et la FNJEF interpellent le Président de la République
Les exploitants familiaux et les jeunes installés sont les premières victimes d’une dégradation permanente des prix de vente de leur production, qui ne leur permettent plus de couvrir les coûts. Toutes les filières sont confrontées à des pertes de revenus importantes entraînant une multiplication de cessations d’activités ou malheureusement quelquefois beaucoup plus graves. Le monde agricole et notamment les jeunes sont en souffrance : manque de perspectives stables, revenu au ras des pâquerettes et incertitude sur l’avenir.

Le MODEF et la FNJEF ne sont pas surpris de cette situation, elle est la conséquence logique d’une politique agricole européenne basée sur la concurrence libre et non faussée à l’intérieur de l’Union Européenne et à l’extérieur avec l’OMC et les accords de libre-échange. Cette crise libérale que le MODEF dénonce depuis tant d’années est une crise structurelle, cautionnée, programmée et encouragée par les grandes organisations agricoles françaises et les gouvernements successifs.

Le démantèlement des derniers outils de régulation du marché, avec notamment la sortie des quotas laitiers en 2015 place les petits et moyens exploitants dans une situation catastrophique.

Sans une vraie régulation des productions, des prix et des marchés, l’agriculture familiale aussi performante, soit-elle, n’aura pas d’avenir. Le MODEF et la FNJEF affirment que, sans prix agricoles rémunérateurs, sans filets de sécurité, sans un certain niveau de protectionnisme, la France perdra sa souveraineté alimentaire dans les productions de qualité. Le MODEF et la FNJEF appellent à un changement radical de politique pour une agriculture rémunératrice, solidaire, durable, responsable et une agriculture efficace d’un point de vue social, économique et environnemental.

Les exploitants familiaux et les jeunes lancent des signaux de détresse et exigent du Président de la République et de l’Union Européenne:

- Des prix minimums garantis couvrant les coûts de production et surtout la rémunération du travail des exploitants familiaux,
- Un encadrement des marges de la grande distribution avec le coefficient multiplicateur,
- Une maitrise des volumes de production (quotas, droits à produire …),
- La surprime des 52 premiers hectares à 100 % dès cette année,
- Une baisse des cotisations sociales pour tous les agriculteurs dégageant un revenu inférieur au SMIC,
- Une politique de partage du foncier avec le système de location-vente des terres aux jeunes,
- Une aide complémentaire afin de garantir un SMIC durant 5 ans lors d’une installation,
- Un maintien des prêts bonifiés à l’agriculture afin de favoriser l’installation des jeunes,
- Le refus du TAFTA.

Le 27 février 2016
Pierre THOMAS et Cyril ROMERO
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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 22:40

 |   |  683  mots

Le Premier ministre britannique David Cameron et le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka.  Alors que David Cameron a arraché à Bruxelles un "statut spécial" favorable au Royaume-Uni pour tenter de le maintenir dans l'Union, son homologue tchèque

Le Premier ministre britannique David Cameron et le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka. Alors que David Cameron a arraché à Bruxelles un "statut spécial" favorable au Royaume-Uni pour tenter de le maintenir dans l'Union, son homologue tchèque (Crédits : David W Cerny/Reuters)

Faut-il craindre un effet domino si la Grande-Bretagne quitte l'Union européenne? C'est en tout cas la menace qu'a laissé planer, mardi, le Premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, en affirmant qu'un débat serait engagé dans son pays d'ici à "quelques années" si cette hypothèse devait se confirmer.

Naguère utilisée pour décrire le basculement des pays d'Europe de l'Est dans le giron soviétique, la théorie de l'effet domino pourrait bien resurgir à l'aune de l'actuel débat sur le "Brexit". En effet, si la Grande-Bretagne quittait l'Union européenne au terme du référendum prévu le 23 juin prochain, la République tchèque se pencherait également sur la question, a averti mardi son Premier ministre, Bohuslav Sobotka.

"Si la Grande-Bretagne quitte l'UE, un débat sur le retrait de la République tchèque sera à attendre dans quelques années", a déclaré Bohuslav Sobotka à l'agence tchèque CTK. L'impact risque d'être vraiment énorme", a-t-il insisté, avant de mettre en garde contre les conséquences économiques et sécuritaires d'un éventuel retrait de son propre pays.

Aujourd'hui, 62% des Tchèques voteraient contre l'adhésion à l'UE...

Après la partition à l'amiable de la Tchécoslovaquie en 1993, la République tchèque a rejoint l'Otan en 1999 et la Slovaquie l'a suivie en 2004, avec l'adhésion des deux pays à l'UE. Malgré le bénéfice tiré des fonds d'investissements structurels européens, la République tchèque conserve une large défiance vis-à-vis de l'UE. Selon un sondage effectué en octobre dernier par l'institut de sondage pragois STEM, trois Tchèques sur cinq sont mécontents de l'appartenance de leur pays à l'Union. Et si un référendum sur l'adhésion à l'UE devait se tenir aujourd'hui, 62% d'entre eux voteraient contre. Le débat autour de la volonté de Bruxelles de contraindre certains des Etats membres - et notamment d'accroître la participation des pays d'Europe de l'Est - à accepter des quotas pour l'accueil des migrants n'a fait qu'accroître cette défiance.

manifestations anti-migrants à Prague

Une manifestation anti-migrants à Prague, début février 2016. (Photo: David W Cerny/ Reuters)

Alimenté notamment par l'ancien président eurosceptique Vaclav Klaus, chef de l'Etat en 2003-2013, le sentiment anti-européen actuel est d'ailleurs surtout lié à la crise migratoire, précise STEM. Le président tchèque de gauche, Milos Zeman, réclame également un coup de frein à la vague de migrants et de réfugiés arrivant en Europe. Il a même participé l'année dernière à un rassemblement contre les migrants, organisé par le mouvement xénophobe "Bloc contre l'islam".

...mais n'aimeraient sûrement pas revenir dans la zone d'influence russe

Mais, selon le Premier ministre, une fois sortie de l'Union européenne, la République tchèque se retrouverait dans la "sphère d'influence" de la Russie.

"Il s'agirait là d'une négation absolue de l'évolution depuis 1989", date de la chute du régime communiste à Prague, a-t-il lancé.

Une hypothèse impopulaire dans l'ex-Etat soviétique, berceau du "Printemps de Prague" qui a ouvert la voie à une libéralisation progressive dans les anciens Etats satellites de l'URSS, initiée en janvier 1968 par le président Dubček et violemment réprimée huit mois plus tard, avec l'invasion des chars russes dans la capitale tchécoslovaque.

Les Serbes affichent leur désillusion avant même d'entrer dans l'UE

Pendant ce temps, le Premier ministre serbe Alexandre Vucic a a enfoncé le clou en affirmant que l'adhésion à l'Union européenne n'était plus "le grand rêve d'autrefois" pour les Etats des Balkans.

 "L'Union européenne à laquelle nous aspirons tous a perdu son pouvoir magique", a-t-il déploré à l'occasion d'une conférence de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (EBRD). "Quand vous voyez qu'au Royaume-Uni au moins 50% des gens disent qu'ils veulent sortir, cela a un effet sur l'opinion", a ajouté le chef d'Etat.

Sept pays sont actuellement candidats pour rejoindre l'UE lors de la prochaine phase d'élargissement, à l'horizon 2019: la Serbie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, la Turquie et la Macédoine. Les rapports européens pointent ici et là des taux de chômage record, un niveau de corruption élevé ou autant de points susceptibles d'empêcher ou de retarder une adhésion de plusieurs années. Si tant est qu'ils veuillent toujours rejoindre l'Union européenne d'ici là.

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 16:06
Ruptures n°7 est paru !
Un reportage à Varsovie est proposé dans l'édition à venir

Un reportage à Varsovie est proposé dans l’édition à venir

 

Le n°7 de Ruptures est en passe d’être bouclé – Sa « Une » sera consacrée au référendum britannique désormais prévu pour le 23 juin.

Il arrivera samedi chez les abonnés.

L’éditorial évoque le énième « Plan B » lancé par l’ancien ministre grec des Finances. Celui-ci propose une constitution européenne et une Europe fédérale. Quand une partie de ladite gauche « radicale » se fait giscardienne après l’heure…

La page 2 est consacrée au futur congrès de la CGT et propose une analyse du projet de document soumis à la discussion, notamment en rapport avec les enjeux européens.

La page 3 rend compte du Conseil européen des 18 et 19 février. Avec deux terreurs des dirigeants européens : la crise des réfugiés, et les perspectives de « Brexit ».

Les pages 4 et 5 offrent un reportage exclusif à Varsovie (photo ci-dessus), quelques mois après l’arrivée du PiS au pouvoir. Paradoxe : ce parti très conservateur commence à mettre en oeuvre des mesures sociales en taxant les banques étrangères…

La page 6 propose deux critiques : celle du dernier ouvrage de Jacques Sapir, Souveraineté, démocratie, laïcité – un substantiel travail qui entend repenser le politique ; et celle du film Merci Patron !, un documentaire qui piège l’homme le plus riche de France.

On retrouvera page 7 les brèves, ainsi qu’une interview de Françoise Olivier-Utard, responsable de l’Union rationaliste, qui évoque l’état actuel de la laïcité, et insiste sur la formation à l’esprit critique

Enfin, la page 8 analyse la 52ème Conférence de Munich sur la sécurité, un rendez-vous annuel de géopolitique, marqué cette année par un retour de l’esprit de guerre froide parmi de nombreux dirigeants occidentaux. La page informe aussi sur le nouveau – et étrange – gouvernement croate.

Pour ne pas manquer l’édition à paraître, abonnez-vous vite, si ce n’est déjà fait…

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 15:48
Droit du travail : une réforme directement inspirée de propositions du Medef et de la droite

Le Monde.fr |

 

La ministre du travail Myriam El Khomri, le 12 février.

La ministre du travail Myriam El Khomri, le 12 février. LIONEL BONAVENTURE / AFP

« Bienvenue à droite, Myriam El Khomri », souhaitait ironiquement, jeudi 18 février sur Twitter, l’élu (Les Républicains) Pierre-Yves Bournazel à la ministre du travail socialiste. Une manière de souligner que la réforme portée par Mme El Khomri, et qui fait bondir à gauche, correspond en grande partie à des idées défendues par la droite.

Lire aussi :   Temps de travail, licenciement, prud’hommes : ce que contient le projet de loi d’El Khomri

Et à regarder le détail de ce que prévoit la loi, difficile de donner tort à M. Bournazel. On y retrouve la majorité des réformes proposées dans les projets des Républicains ou dans les recommandations des organisations patronales, à commencer par le Mouvement des entreprises de France (Medef).

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1. L’accord d’entreprise supérieur à l’accord de branche : un souhait du Medef depuis 2012

Que dit le projet de loi? ?

Le projet de loi propose une importante refonte du code du travail, avec l’insertion de soixante et un « principes essentiels », issus des travaux de la commission confiée à Robert Badinter.

L’idée centrale est de définir d’une part le principe général (« ordre public »), les possibilités de négociation (« champ de la négociation collective ») et les règles qui s’appliquent à défaut d’accord (« dispositions supplétives »). Une très large place est laissée à l’accord non plus par branche d’activité, mais au sein de chaque entreprise.

Qui proposait cela?

La réforme du code du travail est demandée depuis des années par le Medef, qui n’a de cesse de souligner l’inflation d’articles dans ledit code et de proposer des réformes allant dans le sens d’une négociation entreprise par entreprise.

Ce qu’on retrouve par exemple dans le recueil de propositions de son président, Pierre Gattaz, « Un million d’emplois, c’est possible » :

« Refonder notre dialogue social pour limiter la dérive législative en privilégiant le niveau de l’entreprise, à défaut la branche et de manière exceptionnelle le niveau national »

On retrouve également cette proposition parmi les idées phares de… l’UMP. Dans une proposition de loi de 2014, ceux qui ne s’appelaient pas encore Les Républicains proposaient déjà « la priorité aux accords dans les entreprises par rapport aux accords de branche. »

2. Des accords plus « souples » et « offensifs » : au programme de Nicolas Sarkozy

Que dit le projet de loi ?

Le projet de loi ouvre aussi la possibilité d’accords « en vue de la préservation ou du développement de l’emploi », alternative aux actuels accords de « maintien de l’emploi » qui permettent déjà d’abaisser les salaires ou d’augmenter le temps de travail pour faire face à des difficultés.

Ces nouveaux accords, dits « offensifs » par opposition aux anciens dits « défensifs », permettront d’aménager horaires et salaires non plus seulement pour défendre l’emploi mais aussi pour « attaquer » des marchés, prospecter, investir... en clair, agir en amont de difficultés éventuelles.

« Souplesse » de l’emploi mais aussi de la négociation car la loi change en outre les règles de validité des accords d’entreprise, qui seront supérieurs aux contrats de travail. Si un salarié s’y oppose, il sera licencié pour « motif personnel » (mais aura droit à des indemnités liées à la rupture de son contrat de travail et sera éligible à l’assurance-chômage).

Qui proposait cela ?

Le fait de prévoir de nouveaux accords, favorisant la « souplesse » plutôt que le « maintien » de l’emploi, correspond à un souhait de longue date de la droite.

On peut citer l’accord « compétitivité emploi » de Nicolas Sarkozy en 2012, qui devait permettre des modulations de temps de travail en fonction de l’activité. Critiqué par le candidat Hollande, qui l’a abrogé avant même son entrée en vigueur, il est réapparu sous l’appellation « accord de maintien dans l’emploi » un an plus tard.

3. Assouplissement des conditions horaires : une idée proche des « accords compétitivité emploi » de la droite

Que dit le projet de loi ?

Cette négociation a également été facilitée pour les entreprises. A l’heure actuelle, on touche des heures supplémentaires lorsqu’on travaille au-delà de trente-cinq heures, avec une majoration variable, mais qui ne peut descendre sous les 10 %. Le projet de loi maintient cette limite, mais permet à l’accord d’entreprise de passer outre un accord de branche (une entreprise peut décider d’une majoration de 15 % des heures supplémentaires, même si dans la branche elle était fixée à 20 %, par exemple).

Le projet de loi de Mme El Khomri dit : « La primauté de l’accord d’entreprise en matière de durée du travail devient le principe de droit commun. » En clair, le temps de travail pourrait être négocié entreprise par entreprise.

De même, le projet augmente la limite haute du temps de travail : de quarante-quatre heures hebdomadaires et dix heures par jour, on passe à quarante-six heures (voire soixante en cas de « circonstances exceptionnelles ») et à douze heures par jour, avec la possibilité de moduler le temps de travail sur l’année et au-delà, par exemple en imposant durant plusieurs semaines quarante ou quarante-cinq heures hebdomadaires.

La loi prévoit une série d’autres dispositions, ainsi le fait de considérer l’astreinte (rester à disposition de l’entreprise en cas de besoin) comme du repos dès lors qu’on n’a pas été appelé (actuellement une astreinte est assimilée à un jour travaillé). Ou encore de casser le plancher de onze heures de repos quotidien minimum par tranche de vingt-quatre heures, « en cas de surcroît exceptionnel d’activité. »

Qui proposait cela ?

Même si les mots sont choisis et même si les trente-cinq heures demeurent le seuil de déclenchement des heures supplémentaires, cette proposition revient, en pratique, à en finir avec ces dernières et à laisser aux entreprises une très large souplesse dans le temps de travail. Et donc à sérieusement écorner la philosophie des fameuses « trente-cinq heures » négociées par la gauche entre 1997 et 2002. Et ici encore, on est proche de ce que prônait Nicolas Sarkozy en 2012 dans ses « accords compétitivité emploi », à l’époque combattus par la gauche.

Lire aussi :   35 heures : la loi El Khomri, dernière d’une longue série d’assouplissements

4. Indemnités de licenciement : une proposition identique à celle du Livre jaune de Pierre Gattaz

Que dit le projet de loi ?

Dans l’esprit d’accords « offensifs », le licenciement économique sera assoupli, il pourra intervenir non seulement en cas de difficultés, comme c’est le cas à l’heure actuelle, mais aussi si l’entreprise est confrontée à des « mutations technologiques » ou doit mener une réorganisation « nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité. »

En cas de licenciement « sans cause réelle et sérieuse », les indemnités que le salarié peut réclamer aux prud’hommes seront plafonnées en fonction de son ancienneté, de trois mois de salaire pour un salarié qui a moins de deux ans d’ancienneté à quinze mois pour un salarié qui est dans l’entreprise depuis plus de vingt ans.

Qui proposait cela ?

L’idée de plafonner les indemnités prud’homales est une revendication ancienne de l’organisation patronale. On la trouve page 34 du Livre jaune de M. Gattaz :

« Sécuriser, dans des conditions satisfaisantes pour les deux parties, la rupture du contrat de travail, en introduisant un barème d’indemnités pour le salarié, par exemple en fonction de son ancienneté. »

Quant à la souplesse invoquée pour faciliter les licenciements économiques, on trouve la même proposition, mot pour mot ou presque, dans le programme de la présidente du Medef en 2012, « Besoin d’air » : « Pour faciliter l’ajustement des effectifs, nous proposons de revoir la définition du licenciement économique afin qu’elle englobe l’amélioration de la compétitivité. » Ce que fait précisément le projet de loi.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/02/19/droit-du-travail-une-reforme-directement-inspiree-des-propositions-du-medef-et-de-la-droite_4868716_4355770.html#6RepI3HzydDJg46S.99

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 19:03
SNCF, RATP : appel à la grève le 9 mars pour l’emploi et les conditions de travail

LE MONDE |

 

 

Commuters crowd into a metro at Saint-Lazare metro station in Paris October 12, 2010 during a nationwide strike by French SNCF railway workers to protest against pensions reform. French trade unions kicked off a new wave of strikes against pension reform on Tuesday, testing the resolve of French government as the unpopular bill edges closer to becoming law.  REUTERS/Benoit Tessier (FRANCE - Tags: POLITICS EMPLOYMENT BUSINESS TRANSPORT) - RTXTBWZ

Une concertation menée vendredi 26 février entre la SNCF et ses syndicats représentatifs sur l’emploi, les salaires et les conditions de travail des cheminots s’est soldée par un échec, et un préavis de grève devrait être déposé lundi 29 février pour le mercredi 9 mars, de source syndicale.

Les quatre organisations représentatives (CGT, Unsa, Sud, CFDT) sont toutes sorties sur un constat de « désaccord » avec la direction après une rencontre tenue dans le cadre d’une « concertation immédiate », préalable à tout dépôt de préavis de grève. « Nous avons pris la décision d’être en grève le 9 mars », a indiqué à l’AFP Marc Baucher, le secrétaire général de l’Unsa ferroviaire, deuxième syndicat du groupe. La CGT et Sud-Rail en ont fait de même, la CFDT se décidera lundi, selon lui.

Ces développements surviennent alors que les futures conditions de travail des cheminots sont en cours d’élaboration. Le gouvernement travaille avec les partenaires sociaux à l’élaboration d’un décret-socle fixant les règles communes au public et au privé.

La circulation dans les transports pourrait être difficile le 9 mars, en raison d’une grève le même jour à la RATP à l’appel de la CGT. En effet, la CGT-RATP a déposé le 26 février un préavis de grève pour défendre les salaires et l’emploi dans la régie des transports parisiens, une journée d’action à laquelle pourrait s’associer Sud. Un rassemblement est prévu à Paris à partir de 10 heures. La date du 9 mars devait initialement coïncider avec l’ouverture des négociations annuelles obligatoires (NAO) dans l’entreprise publique. Le préavis de grève court du mardi 8 mars à 22 heures au jeudi 10 à 6h40, a précisé sur son site internet le syndicat qui espère une « mobilisation massive ».

image: http://s1.lemde.fr/medias/web/img/bg/vide.png


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/emploi/article/2016/02/27/sncf-ratp-appel-a-la-greve-le-9-mars-pour-l-emploi-et-les-conditions-de-travail_4872763_1698637.html#0IYLH6Cb5U8dy2gB.99

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 18:57

Lu sur le site de l'UD-CGT du Val de Marne

semaine d’initiatives et de déploiement CGT du 7 au 11 mars auprès de tous les salariés

Le droit collectif n’est pas l’ennemi de l’emploi

Rassemblement unitaire le mercredi 9 mars - 14h République (à confirmer)

samedi 27 février 2016

Le gouvernement a rendu public l’avant-projet de loi visant à « instituer de nouvelles libertés et protections pour les entreprises et les actifs ». Ce texte offre en effet une liberté totale au patronat, mais constituerait s’il était adopté un recul historique des droits pour les salariés.
53 articles, 7 titres, 131 pages où tout y passe, où tout est cassé.
L’intersyndicale nationale rassemblant organisations de salariés, d’étudiants, de lycéens a fait le point de leur analyse respective sur ce projet de loi. Une nouvelle rencontre se tiendra le 3 mars prochain. La CGT milite pour une mobilisation d’ampleur dont une journée interprofessionnelle qui pourrait avoir lieu le 31 mars. Dans la semaine du 7 au 11 mars, elle s’engage pour une semaine d’initiatives et de déploiement auprès des salariés.

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 18:48
Bouches du Rhône - 9 Mars 2016 - Contre la casse du Code du travail
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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 15:01
Publié sur le blog d'Action Communiste le 11 janvier 2016.
Commentaires : Voici un article qui décrit fort justement la nocivité de l'UE.  Mais comment faire, quand on dit qu'il faut "refonder", "réorienter l'Europe" à longueur d'articles et de discours, pour construire des mouvements de luttes qui puissent se donner des objectifs concrets et crédibles ?  Le problème, pour les syndicats agricoles comme pour le PCF, est de prendre la mesure de la perversité de l'Union Européenne et des gouvernements qui la font.  Ainsi le gouvernement français - tout comme la FNSEA- a passé un accord avec les éleveurs en sachant pertinemment que Bruxelles ne pouvait pas accepter des mesures qui contredisaient la "concurrence libre et non faussée".  Alors ?  Que va-t-il faire maintenant ? S'incliner ou passer outre et refuser les sanctions que la Commission cherchera à imposer ? 
Face à cela, les seuls mots d'ordre appropriés sont " refus des sanctions" et "application des accords".   Tout en avançant l'idée que "sortir de l'Europe et de l'euro" est la seule solution pour qu'enfin tous ceux qui en souffrent puissent définir la politique de leur choix.  Cela vaut pour l'agriculture comme pour les services publics, l'industrie, la grande distribution ou la finance ...  Après tout le choix semble être : mourir à petit feu dans l'Union Européenne ou affronter les difficultés qui résulterait d'une sortie de ce carcan et ouvrir d'autres perspectives que celles d'être soumis ad eternam au capitalisme mondialisé et ses institutions. YG.
 
 
 
gérard le puil sur le site de l'Humanité
Vendredi, 8 Janvier, 2016

Photo : Kenzo Tribouillard/AFP
Nous avons fait état, ces jours derniers, des difficultés rencontrées depuis des mois par les éleveurs français dans les trois importants secteurs que sont le lait de vache, la viande bovine et la viande porcine pour cause de prix anormalement bas.  Désormais ces trois filières risquent des procès intentés par la Commission européenne pour entrave à la libre concurrence.

Dans plusieurs grands pays de l’Union européenne spécialisés dans la production laitière, la liberté donnée aux éleveurs de produire du lait sans limitation de volume avec la sortie des quotas lait à partir d’avril 2015 s’est traduite par de la surproduction laitière dès l’année 2014. Il convient de rappeler ici que les quotas avaient été mis en place en 1984 pour maîtriser la production en Europe. Cette maitrise des volumes avait permis d’avoir pendant 30 ans des prix convenables pour les exploitations laitières. Mais cette maîtrise n’était pas en phase avec la vision libérale de l’économie qui prédomine à Bruxelles.

Baisse du prix de lait, augmentation du profit de la grande distribution

Proposée de longue date par la Commission, la sortie des quotas a été finalement été acceptée par les gouvernements des pays membres de l’Union. Cela s’est traduit par une offre de produits laitiers supérieure à la demande dès l’automne 2014 au niveau communautaire. L’embargo russe sur les produits agricoles européen en août 2014 est encore venu réduire les débouchés pour le beurre et les fromages européens. Du coup, on est souvent passé d’un prix du litre de lait proche de 40 centimes d’euro à 30 centimes dans les pays de la zone euro en un peu plus d’un an. Y compris et surtout en France bien que notre pays n’ait pas atteint le volume de production autorisé durant les deux dernières années de production sous quota. Car les pays excédentaires en volume ont bradé du lait de grande consommation à l’export pour le plus grand profit de Leclerc, Carrefour, Auchan et autres enseignes françaises de la grande distribution.

Comme depuis trois à quatre ans on a élevé plus de vaches en Europe dans le but de produire plus de lait à partir de 2015, on a aussi fait naître plus de veaux dont la moitié sont des mâles qui deviennent ensuite des veaux ou des taurillons de boucherie. Ce qui augmente l’offre de viande bovine. Dans un pays comme la France où les vaches allaitantes (celles qui allaitent leur veau) sont plus nombreuses que les laitières, le surplus de viande issu du troupeau laitier a fait chuter les cours pour toutes les catégories de viande bovine.

Fiasco des reports des remboursements d’emprunts

C’est dans ce contexte qu’est intervenu au début de l’été 2015 un projet de compromis en forme d’engagement verbal entre le gouvernement, la Fédération nationale bovine de la FNSEA, certaines entreprises d’abattage et des chaînes de la grande distribution visant à introduire et à répercuter jusqu’au consommateur une hausse de 5 centimes par semaine pour chaque kilo de carcasse de viande bovine afin d’augmenter ce prix moyen de 60 centimes au bout de douze semaines.

Pour diverses raisons, cet accord n’a guère fonctionné, la hausse finale ayant été de 5 à 20 centimes selon les régions et la qualité bouchère des animaux. Un projet d’accord du même type, visant à hisser le kilo de carcasse de porc à 1,40€ sur le marché au cadran de Plérin dans les Côtes d’Armor a totalement échoué, les deux plus gros abatteurs de la région ayant cessé leurs achats sur ce marché.

Rien n’a donc été réglé pour le lait, la viande  bovine et la viande porcine malgré un plan d’aide du gouvernement annoncé en août 2015 et centré sur des reports des remboursements d’emprunts et des prises en charges de cotisations sociales. Mais le plus dur est peut-être à venir pour les éleveurs en difficulté, pour les syndicats paysans et pour les entreprises d’abattage qui ont accepté l’été dernier ce processus visant à faire remonter les cours à la production. On apprend en effet que la Commission européenne vient d’ouvrir une enquête sur des « comportements anticoncurrentiels allégués » chez des acteurs de filières bovine, porcine et laitière françaises.

Les éleveurs, dindons de la farce

Les organisations syndicales et les entreprises qui ont accepté de rechercher ce compromis dont le but clairement affiché était de sauver les éleveurs de la ruine sont désormais visées par la Commission qui fait état de la réglementation européenne pour rappeler qu’il est interdit de « fixer de façon directe ou indirecte les prix et les conditions de transaction », de « limiter la production, les débouchés, les investissements » et de « répartir les marchés ou les approvisionnement ». Bref la concurrence doit être la plus libre et la plus sauvage possible quels que soient les désastres économiques et sociaux quelle engendre.

Dans ce compromis qui n'a pas débouché sur les augmentations de prix espérés, les éleveurs ont été les dindons de la farce. Les syndicats et d’autres intervenants qui se sont  engagés  pour  les défendre  via ce compromis vont désormais être poursuivis par Bruxelles. Voilà qui va faire aimer l’Europe dans les campagnes à seize mois de la prochaine élection présidentielle.   

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