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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 13:59

Sanofi : victoire des salariés, victoire du syndicalisme de lutte

Publié le par FSC

2 ans de lutte!

2 ans de lutte!

Rappels :

Le "plan social" (c'est comme ça qu'ils disent pour travestir leurs licenciements et que les perroquets médiatiques répétent!)  prévoyait donc 186 licenciements et 400 transferts.

Que la CFDT et la CFTC avaient approuvé.

Et L. Berger ose appeler ces renoncements un syndicalisme efficace.

On comprend pourquoi le MEDEF et le PS le soutiennent!

C'est la lutte des travailleurs depuis 2 ans appuyés par leurs organisations syndicales de réelle défense des travailleurs, et la demande d'invalidation du plan de licenciement par la Fédération nationale des industries chimiques CGT et SUD Chimie qui ont permis d'aboutir à ce résultat;

Un encouragement pour tous les salariés à renforcer les organisations de lutte et à fuir les organisations jaunes au service du patronat!

Car rappelons que l'approbation de cette politique a permis la fermeture du centre de recherche Sanofi de Toulouse et livrés la plupart des salariés concernés à la précarité!

____________________

 

Le Conseil d'État a invalidé l'homologation d'un plan social de 2014 concernant plusieurs centaines d'employés du département Recherche etDéveloppement (R&D) de Sanofi-Aventis.
Dans une telle situation, la loi prévoit la "réintégration" des salariés concernés, "sous réserve de l'accord des parties". A défaut, ils peuvent se tourner vers les prud'hommes et obtenir de l'employeur une indemnité au moins égale "aux salaires des six derniers mois".

L'entreprise pharmaceutique avait conclu en janvier 2014 avec la CFDT et la CFTC, majoritaires, un accord sur le projet de restructuration prévoyant environ 400 transferts de postes et la suppression nette de 186 autres d'ici 2015.
Les sites de Toulouse et Montpellier étaient particulièrement touchés par le plan de départs volontaires et les mutations géographiques.

 

VALÉRIE SITNIKOW

______________

France Bleu

Plus d 'une centaine de personnes concernées à Toulouse

Le plan prévoyait des départs volontaires et des mutations pour près de 400 personnes des sites "recherche et développement" de Toulouse et Montpellier. La décision du Conseil d'Etat a pour conséquence soit la réintégration des salariés concernés soit que ceux-ci puissent se tourner vers les prud'hommes pour obtenir des indemnités  plus importantes. A Toulouse, plus d'une centaine de salariés seraient concernés selon la CGT et SUD.

La direction du groupe pharmaceutique affirme "étudier le dossier" d'éventuelles réintégrations mais toutes activités liées à la recherche et au développement de Sanofi ont aujourd'hui disparu à Toulouse.

________________________

Article de la Dépêche du Midi

Le Conseil d'État vient d'invalider l'homologation du plan social de Sanofi, signé en 2014. Quelles conséquences cela aura-t-il pour les ex-salariés du site toulousain, deux ans après la restructuration qui a vidé de ses chercheurs du site historique de la route d'Espagne ?

Plusieurs questions restent en suspens. Parmi les quelque 240 salariés partis soit en «préretraite», soit en formation, soit pour créer leur entreprise, ceux qui le souhaitent peuvent-ils demander leur réintégration dans l'entreprise ? «Oui, un salarié l'a déjà fait cette semaine», répond la direction, sans en dire plus. «En théorie oui, répond Aline Eysseric, déléguée centrale CFDT de l'entreprise. Mais le site de recherche de Sanofi à Toulouse n'existe plus...» Désormais, pour réintégrer un poste, ce sera soit en région parisienne, soit sur Lyon. Laurent Besson-Imbert, délégué de Sud chimie, syndicat à l'initiative de la procédure devant le Conseil d'État avec la CGT, se satisfait de la décision. Mais ne jubile pas outre mesure. «Les effets seront limités. Cette annulation sera peut-être bénéfique pour quelques-uns, qui sont vraiment dans une situation difficile. Mais cela ne fera pas revivre la recherche sur le site de Toulouse.»

Autre question : avec cette invalidation du plan social, les salariés vont-ils pouvoir demander davantage d'indemnités de licenciement ?

«Il est possible que certains se groupent pour une procédure devant les prud'hommes. Mais il est trop tôt pour le dire», répond la CFDT. La CGT, elle, se dit prête à «encourager» et à «accompagner» une telle procédure.

Enfin, question importante également : les primes de départ, non soumises à l'impôt sur le revenu car issues d'un plan social, deviendront-elles imposables ? «Cela fait partie des questions que les ex-Sanofi nous posent depuis mardi dernier, réagit Aline Eysseric. Pour ceux qui ont créé leur société avec l'argent des primes, les rendre imposables pourrait constituer une catastrophe». Les primes de départ étaient plafonnées à 260 000 €. Elles ont varié en fonction du salaire et de l'ancienneté du salarié, et de la nature de son projet (préretraite, création d'entreprise, mobilité, nouveau travail, formation). Les primes ont été «confortables», selon la CFDT, «l'entreprise Sanofi pouvant se le permettre». La direction de l'entreprise, elle, nous indiquait hier qu'elle «évaluait les implications de la décision rendue par le Conseil d'État». Le site Sanofi de Toulouse continue à vivre, à travers 35 salariés «support» toujours employés par Sanofi, 210 ex-Sanofi repris par la société Evotec, et une dizaine de petites entreprises qui louent les locaux. Un moindre mal.


Où sont partis les ex-Sanofi ?

Sur les 685 personnes présentes en 2012, environ 440 salariés ont quitté le site Sanofi de la route d'Espagne : 360 suite au plan social de 2014, puis 80 lors d'un second plan social, en 2015. Selon les chiffres de la CFDT, le syndicat majoritaire, 75 salariés ont bénéficié d'une transition de fin de carrière («préretraite») ; 165 sont partis en mobilité externe (reprise d'études, création d'entreprise, changement d'entreprise) ; 120 personnes ont été mutées sur d'autres sites de recherche et développement de Sanofi : 20 personnes à Chilly-Mazarin (Essonne), 15 à Montpellier ; 55 à Marcy L'Étoile près de Lyon ; 10 à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) ; une vingtaine dans d'autres sites du groupe.

Rappelons que 210 ex-Sanofi ont été repris par l'entreprise Evotec et travaillent toujours sur le site de la route d'Espagne, qui fait partie intégrante du projet Oncopole. Le site est géré par 35 employés de Sanofi (administratifs, techniciens), qui gèrent la location des immenses locaux à une dizaine de structures de tailles diverses.

Cyril Doumergue

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 13:26
Les cheminots de Caen votent la reconduction de la grève pour 24 heures

Alors que la direction de la SNCF enregistre un taux de gréviste de 10,5% ce vendredi, les cheminots de Caen ont décidé de reconduire leur mouvement de 24 heures.

 

photo archive - l'assemblée générale des cheminots de Caen ce jeudi

photo archive - l'assemblée générale des cheminots de Caen ce jeudi

 

Lancée ce mardi soir par trois des quatres syndicats représentatifs de la SNCF, la grève se poursuit ce vendredi pour une troisième journée mais n'est plus portée que par deux organisations, la CGT et Sud-rail. Selon la direction de l'entreprise, le taux de gréviste est de 10,5% aujourd'hui contre 15,2% ce jeudi. Le mouvement risque de perdurer au moins jusqu'à lundi, jour où doit avoir lieu l'ultime réunion de négociation sur le temps de travail des cheminots. Ce vendredi matin, lors d'une assemblée générale, les cheminots de Caen ont voté la reconduction de la grève pour 24 heurs par 130 voix pour et 7 abstentions. Ils se sont ensuite rendues sur le pont de Vaucelles pour bloquer un train, comme ils l'avaient fait la veille.

Pour appel, les prévisions de trafic ce vendredi 3 juin:

  • le TGV LeHavre-Marseille assurera uniquement la liaison Rouen-Marseille
  • 5 trains sur 10 pour le Paris-Rouen-Le Havre
  • 5 trains sur 10 pour le Paris-Caen-Cherbourg
  • 5 trains sur 10 pour le Paris-Granville mais aucune liaison directe: en raison des intempéries, il faut passer par Dreux
  • Aucun train Caen-Le Mans-Tours

1 TER sur 2

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 13:07
L’Europe façon Wall Sreet exige la "Loi Travail" : corrosif rappel d’une historienne.
sur le Grand soir

L'historienne Annie Lacroix-Riz consacre toute sa carrière à mettre au jour les actions de ce que l'on n'appelle plus "le grand capital"... Dommage car il demeure tout puissant. Voulue telle qu'elle est aujourd'hui par les Etats-Unis ( un marché qui obéit et une puissance supplétive au plan militaire), l'Europe, dopée par Washington à partir de 1945, vit maintenant son apothéose ultra libérale. Son dernier avatar : écrire puis imposer la "Loi Travail".

C’est sûrement faire injure au lecteur que d’étaler sous ses yeux une vérité trop première. Si le terrible virus social qu’est la « Loi Travail » nous tombe dessus, ce n’est pas pour, comme le bégaie Valls, « réformer la France en la modernisant ». Bien sûr que non. Ou alors expliquez-nous par quel miracle un gouvernement de droite en Belgique et un supposé de gauche en France, promulguent en même temps des règles identiques qui étranglent au mieux les travailleurs ? C’est tout simple, la consigne unique et mortifère vient de la Commission européenne, un machin livré à tous les lobbies. A Bruxelles, 40 000 personnes sont employées par ces officines « d’influence » qui soumettent au Parlement européen la version des lois qui convient le mieux à Wall Sreet. Ainsi soulagés d’une assommante besogne, avant de foncer à la buvette, les députés européens n’ont plus qu’à dire oui à ces lobbies qui s’activent à notre bonheur. Pendant ce temps, alors qu’ils devraient faire du tapage, peu de ceux dont le métier est de penser et de dire viennent nous mettre sous le nez l’extrait de naissance d’une Europe naguère fécondée par les Etats-Unis.

Pourtant, alors que les bataillons intellectuels sont aux arrêts de rigueur, Annie Lacroix-Riz, inoxydable sentinelle du temps, s’en vient par un livre, Les élites françaises entre 1940 et 1944, jeter boules puantes et verre pilé dans le lit de l’Europe. Cette chercheuse pour laquelle les archives ne sont pas des continents oubliés, nous rappelle, en plein blocages et fumées de lacrymos, l’origine de notre mal, pourquoi nous toussons. Ce catarrhe vient de ce que les « élites » du capitalisme français (banquiers ou élus) et nombre de leurs compères d’états voisins, ont la nécessité d’appuyer leur politique sur un pays qui joue pour eux le rôle de modèle. A partir de 1934 ce fut l’Allemagne nazie, projection d’un mode d’exploitation idéal. Plus tard, Hitler ayant hélas échoué dans la construction de sa nouvelle Europe, les trusts et les banques ont tourné leur veste pour courir au plus vite derrière le nouvel ami étasunien. Ouf. Depuis, le fleuve continue de couler tranquille, Juncker et autres perroquets de Goldman Sachs peuvent lancer leur fatwa de l’ultra libéralisme sur les travailleurs : « il n’y a pas d’alternative ». Voilà pourquoi une Loi Travail nous est tombée dessus, réclamée par ces fonds de pension étatsuniens qui sont à la justice sociale ce que Dracula est à la transfusion sanguine.

Lacroix-Riz, qui laboure le champ de ses connaissances avec une totale obstination, nous a déjà régalés d’un petit livre, Aux origines du carcan européen chez Delga. Belle Europe que cette construction confiée à deux « pères », Robert Schuman (ministre de Pétain) et Jean Monnet (agent de Washington). Cette fois l’historienne nous décrit les douloureux balancements, pour les maîtres de l’économie, entre le prodigieux Adolf Hitler et les plis de la bannière étoilée à mesure que, Staline broyant SS et Wehrmacht dans l’hiver soviétique, les « boys » pouvaient avancer vers La Manche. On plaint presque ces pauvres industriels et banquiers et leurs poulains politique d’avoir à affronter tant d’incertitude, faisant pivoter, comme les spectateurs du tennis, leurs têtes entre Washington et Berlin.

Dans L’Etrange défaite Marc Bloch qui analyse à chaud la déroute française de 40, classe les responsables de cette tragédie en cinq catégories : armée, politiques, presse, affaires et hommes de main. Annie Lacroix-Riz, spécialiste de la Cagoule, ne revient pas sur ces « hommes de main » qu’elle connait trop et qui ne sont que des exécutants (c’est le cas de le dire). Mais elle ajoute le clergé catholique accusé d’avoir été un truchement, un liant entre Vichy ou l’occupant et de trop nombreux français. D’emblée elle piétine le postulat de ces historiens bien-pensants qui écrivent que la collaboration a été essentiellement une affaire de petites gens dévoyés. Pas du tout, au-dessus de la pyramide brune, Lacroix-Riz distingue sans contestation les « élites » et autres puissants, les donneurs d’ordres.

Egale à elle-même, à ce qu’est son livre « culte » Le Choix de la défaite, la chercheuse avec son nouvel ouvrage en béton, nous démontre que plus qu’une affaire de miliciens en manteaux de cuir ou de diatribes de journalistes crapules, la collaboration fut massivement le choix des industriels et banquiers qui préféraient Hitler au Front populaire. Le verdict de l’historienne est tranchant : toute collaboration est létale, ce qui emporte le mythe des « résistants » de Vichy dont Mitterrand est la tête de gondole. Collaborer, même de façon « éloignée », c’est plonger les mains dans le sang nous montre Lacroix-Riz.

« Les élites françaises de 1940 à 1944 » porte un sous-titre qui dit tout « De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine » et, dans cette mutation qui porte d’un amour l’autre, certaines « élites » seront plus perspicaces que d’autres. Ce n’est pas par haine du nazisme ou par désespoir de vivre dans un pays occupé que certains dirigeants ont très vite pris le parti des Etats-Unis. Ni patriotes ni démocrates, ces pragmatiques se sont appuyés sur le rapport du général Doyen en date du 16 juillet 1941, un officier qui a participé à la Commission d’armistice, ou sur de semblables analyses. Pour Doyen, étant donné son degré de culture, sa puissance économique, sa population importante, son obligation de défendre la Grande Bretagne, les Etats-Unis étaient à long terme certains de gagner la guerre. Jouant cette carte, ces « élites » qui collaboraient avec l’Allemagne depuis le Plan Dawes en 1924, et encore mieux à partir de 1933, ont donc sauvé leur réputation à défaut de leur honneur. Et les américains peu regardants n’ont pas hésité à discuter et échanger avec Vichy : il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier et garder une matraque fasciste capable, le moment venu, de lutter contre le communisme. D’autres « élites » moins avisées, ont poursuivi un peu plus leur chemin commun avec les nazis. Pas très grave puisqu’après 1944 les tribunaux d’épuration ont eu pour mot d’ordre de ne pas casser l’outil industriel restant debout, ni le reste d’une économie asthénique. Quelques malchanceux, comme Renault qui ne l’avait pas volé, ont payé pour le compte de tous, histoire de faire symbole.

Il est passionnant de suivre, au travers de ses envoyés spéciaux, de ses « pions », l’action des amis de l’Amérique choisis par Washington dans l’entourage de Pétain. Alger va devenir un roman de Le Carré où les intrigues pour imposer les hommes de demain sont parfois mortelles.

Au-dessus de tout cela il y a un homme détesté des yankees et peu aimé par Churchill, il s’appelle De Gaulle. Il va surfer, jouer sa carte avec pugnacité et l’aide de quelques héros.

En fin de compte Wall Sreet et nos « élites » ne pouvant se mettre en travers, vont laisser le grand général gouverner la France. Mais l’idée de construire cette Europe américaine, un marché aux ordres, demeure. Petit à petit, lui-même entouré de quelques « Atlantistes », De Gaulle va lâcher sa position de « non aligné ». Il ne reste plus qu’à être patient, Bruxelles va être le relais qui commande aux anciennes nations. Par exemple de promulguer des lois « modernes » comme cette monstruosité française sur le droit du travail.

Jacques-Marie BOURGET

PS. Sur Internet un entretien donné par Annie Lacroix-Riz est un élément très convainquant, il permet de saisir parfaitement les recherches de l’historienne.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 08:36
  • Écrit par  Annie Menras - Extraits - La Marseillaise
  • mercredi 27 avril 2016 18:23

Jean-Louis Garcia dans la manifestation du 31  mars. photo aMELIE GOURSAUD

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 22:36

Marseille le 2 juin : Le secrétaire général de la FSM s'adresse aux manifestants

Publié le par FSC

Marseille le 2 juin : Le secrétaire général de la FSM s'adresse aux manifestants

MARSEILLE BOUCHES DU RHONE : Manifestation jeudi 2 juin à 10h30 au Vieux Port à Marseille contre la Loi Travail El-Khomri

Le Secrétaire General de la FSM George Mavrikos s’ adresse aux 45.000 manifestants pour exprimer la solidarité internationaliste de la FSM.

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 17:09

30000 au Havre, 10 000 à Rouen...  A l'heure où nous écrivons nous attendons encore les chiffres de Dieppe.

A Rouen, toujours déterminés.  "Retrait, retrait de la loi Travail" scandaient les manifestants, encouragés par les succès des grèves et manifestations dans toute la France.   

Des dizaines de milliers de manifestants en Seine-Maritime, au Havre (30 000) , Rouen (10 000) ...

Des milliers de manifestants dans les rues de Rouen et du Havre

 

Encore une journée de mobilisation ce jeudi 2 juin 2016 contre la Loi Travail

  • Par Richard Plumet sur FR3 Normandie
  • Publié le , mis à jour le

VIDEO : les reportages de la rédaction de France 3 Normandie
Voir la video sur le site de FR3 Normandie : (Extrait du JT 12/13 du jeudi 2 juin 2016 présenté par Stéphane Gérain)

Forte mobilisation au Havre

Alors que la grève des cheminots se poursuit pour la deuxième journée, et qu'un barrage empêchait les camions d'accéder à la zone industrielle de Dieppe,  la mobilisation contre le projet de changement du code du travail ne faiblit pas en Seine-Maritime où des manifestations étaient organisées ce matin.

"Au Havre, un « meeting unitaire » est organisé ce jeudi 2 juin à la salle Franklin (18h) en présence de François Ruffin, réalisateur du film documentaire Merci patron ! et fondateur du journal Fakir, du journaliste Serge Halimi, du socialiste Gérard Filoche, des sociologues Monique et Michel Pinçon-Charlot, de Isabelle Attard, députée écologiste du Calvados, de Miguel Urban, député espagnol (Podemos) au Parlement européen."

Natalie Castetz / Etienne Banzet sur Filfax Normandie

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 16:26

par Nolwenn Weiler lu sur l'"Observatoire des Multinationales"

C’est une répercussion inquiétante du mouvement social sur la loi travail en France. La CGT accuse les entreprises pétrolières présentes dans le port du Havre, à commencer par Total et ExxonMobil, de continuer à faire fonctionner leurs installations « dans des conditions périlleuses » malgré la grève d’une grande partie du personnel qui devrait entraîner la mise en veille de ces sites. Horaires de travail à rallonge pour les non-grévistes, cadres faisant le travail de techniciens... Pour le syndicat, ces pratiques font courir le risque d’un accident « type AZF ».

L’alerte a été envoyée ce 30 mai à Jacques Vernier, président du conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT), rattaché au ministère de l’Environnement [1]. Cette alerte signale un risque d’accident majeur, type AZF, sur plusieurs sites pétroliers du Havre et de sa périphérie, en Normandie : la plateforme d’ExxonMobil à Notre-Dame de Gravenchon, celle de Total à Gonfreville et sur le terminal pétrolier du Havre géré par la compagnie industrielle maritime (CIM). Signé par Pascal Servain, président de la Fédération nationale des industries chimiques CGT (Fnic-CGT) et membre du CSPRT, le texte précise que « la CGT a constaté un non-respect de la réglementation du travail et de la réglementation qui concerne les installations classées pour outrepasser le droit de grève et tenter de produire dans des conditions périlleuses ».

« Dans le port du Havre, certains cadres s’occupent de manœuvrer les bateaux, ce n’est pas leur travail !, s’inquiète Pascal Servain. Ce sont des techniciens spécialisés qui doivent le faire. Il y a des risques d’explosion, des risques d’incendies, des risques de pollution. » Il signale par ailleurs des durées de travail illégales et irraisonnables, « jusqu’à 72 heures d’ affilée nuit et jour à la CIM pour certains non-grévistes » ! Jean-Paul Lecoq, maire communiste de Gonfreville, et vice-président de la communauté de l’agglomération havraise, délégué aux risques majeurs et à l’environnement industriel, est en contact permanent avec les salariés des sites classés. « À la CIM, les salariés grévistes nous expliquent qu’il y a 17 cadres dans l’entreprise depuis une semaine. Ils mangent et dorment là. Normalement, pour garantir la sécurité de ce site, il faut être trente ! De plus, les cadres ne connaissent pas l’entreprise comme les salariés. »

« On ne fabrique pas de la limonade dans ces sites ! »

Pascal Servain mentionne par ailleurs l’allongement des durées de travail des salariés qui effectuent les « trois-huit » (trois fois huit heures) sur les plate-formes d’ExxonMobil à Notre-dame de Gravenchon ou de Total à Gonfreville. « Au lieu de travailler 8 heures d’affilée, les gars bossent parfois plus de 12 heures. On peut facilement imaginer que quelqu’un qui a travaillé de 22h à 10h du matin est dans un état de fatigue qui altère ses capacités de réaction en cas de pépin. On ne fabrique pas de la limonade dans ces sites ! » À Notre-Dame-de-Gravenchon, la plate-forme comprend une raffinerie, qui produit du gaz, de l’essence, du kérosène, des gazoles, des fiouls lourds et fiouls domestiques. Elle fabrique également des huiles de base pour la chimie. Le site comprend par ailleurs plusieurs unités pétrochimiques, où l’on conçoit des caoutchoucs synthétiques ou des résines de pétrole. « On est occupés en permanence à gérer des conflits de risques avec les produits que l’on traite », rappelle Pascal Servain.

Jean-Paul Lecoq a transmis l’alerte à la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), service du ministère de l’Écologie chargé de s’assurer que les conditions de travail et de production dans les usines des sites classés respectent bien la règlementation. « J’aimerais que l’État me fasse un retour sur les risques évoqués, explique l’élu communiste. En tant que maire, je suis chargé d’assurer la sécurité de mes concitoyens. La semaine dernière, une alerte m’a été transmise par les salariés grévistes d’une usine d’engrais de l’entreprise Yara, située sur ma commune. C’est le même genre d’usine qu’AZF ! J’ai prévenu la Dreal qui a aussitôt été sur place. Depuis l’usine a été sécurisée, la production a été mise en veille. » L’élu doit rencontrer les services de l’État ce mardi après-midi.

« Tout cela, c’est une question de fric, assure Pascal Servain. Ils veulent produire à tout prix, pour ne pas perdre d’argent. Normalement, dans les raffineries, à chaque grève, il y a un protocole. Les grévistes discutent avec la direction pour savoir quelles unités on arrête. Arrêter une raffinerie, c’est un gros chantier. Là, à Gonfreville et Granvenchon, les directions ont fait traîner les choses et bafoué l’arrêté préfectoral qui décrit la façon dont les usines Seveso doivent être exploitées. » L’arrêté précise notamment le nombre de personnes minimales qui doivent être présentes pour faire fonctionner une raffinerie. « Normalement, s’il n’y a pas assez de monde, on arrête », rappelle Pascal Servain. « Il vaut mieux garantir la sécurité, quitte à limiter les stocks produits », suggère de son côté Jean-Paul Lecoq. Les directions de Total et ExxonMobil, que nous avons sollicitées au sujet de ces risques d’accidents graves, n’ont pas répondu. La direction de la CIM déclare de son côté qu’elle ne communique pas avec la presse. Silence également au sein du ministère de l’Environnement.

Nolwenn Weiler

Les élus communistes de la région havraise dénoncent un coup de force du gouvernement au mépris de la sécurité :

« Des salariés non formés et non habilités tiennent des postes de production ou de contrôle pour remplacer leurs titulaires en grève.»

 

LA VOLONTÉ DE CASSER LA GRÈVE DOIT-ELLE ENTRAINER UN NOUVEL «AZF» DANS UNE

RAFFINERIE EN FRANCE?

La FNIC-CGT dénonce les manœuvres conjointes du grand patronat du raffinage et du gouvernement français pour casser la grève dans ce secteur.

 

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 15:40

Pour protester contre la loi Travail, jeudi 2 juin 2016, la CGT-Énergie a annoncé avoir passé en tarif heures creuses près de 100 000 personnes dans la Manche. Explications.

Mise à jour : 02/06/2016 à 16:14 par La Rédaction de Normandie-actu

 

Contre la loi Travail, les salariés de l'énergie diversifient leurs actions. Jeudi 2 juin 2016, ils ont décidé de basculer des foyers de la Manche en heure creuse (Photo d'archives : un syndicaliste de la centrale de Palluel, en Seine-Maritime, lors d'une manifestation au Havre contre la loi Travail ©KL/Normandie-actu).

Contre la loi Travail, les salariés de l'énergie diversifient leurs actions. Jeudi 2 juin 2016, ils ont décidé de basculer des foyers de la Manche en heures creuses (Photo d'archives : un syndicaliste de la centrale de Paluel, en Seine-Maritime, lors d'une manifestation au Havre contre la loi Travail ©KL/Normandie-actu).

Pour protester contre la loi Travail, les salariés de l’énergie passent à l’offensive pour le plus grand plaisir des consommateurs. Depuis 6h, jeudi 2 juin 2016, des usagers de la région de Cherbourg-en-Cotentin et de la Hague (Manche) sont passés en heures creuses. Selon la CGT-Énergie, près de 100 000 personnes seraient concernées par cette opération surnommée « Robin des bois ». La décision a été prise lors d’une assemblée générale sur le site Enedis (anciennement ERDF) d’Équeurdreville (Manche).

Dans le cadre de la nouvelle journée de mobilisation, nous avons décidé d’une nouvelle forme d’action. Nous avons basculé des usagers en heures creuses », explique Catherine Melet, secrétaire générale CGT Enedis de la Manche, à Normandie-Actu.

Le passage en heures creuses s’effectue généralement pendant la nuit, sur une période de 8 heures. Lorsque l’option est sélectionnée, les usagers bénéficient d’un tarif réduit de l’électricité.

Panne de courant géante en Loire-Atlantique. En fin de matinée, un groupe de grévistes opposés à la loi Travail a envahi un poste de haute tension (225.000 volts) en Loire-Atlantique, qui alimente la région de Saint-Nazaire. Résultat: 125 000 foyers privés d’électricité. Les occupants sont partis vers midi et le rétablissement du courant était en cours à la mi-journée.
La CGT accentue son action avec un appel à la grève reconductible, tandis que la CFE-CGC-Energies et l’Unsa-Energies se sont joints à la mobilisation jeudi 2 juin. Des arrêts de travail ont été votés dans 16 des 19 centrales nucléaires françaises, et des militants ont basculé plus d’un million de foyers en tarifs heures creuses en Ile-de-France, ainsi qu’à Lorient et dans les environs de Cherbourg.

Des actions diversifiées

Selon Bruno Prepoleski, responsable régional CGT de la coordination Énergie en Normandie, des actions sont prévues dans les jours à venir, à la veille de l’Euro 2016 de football.

> À lire aussi : Loi Travail. La guerre des nerfs continue à huit jours de l’Euro

  • Dans la Manche, la centrale de Flamanville poursuit également son action. Dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 juin 2016, ils ont baissé la charge de 200 mégawatts, jusqu’à 8h du matin. Mobilisés depuis 6h45, les salariés de la centrale nucléaire ont rejoint les salariés Enedis au point tournant de Cherbourg pour un blocage entre 12h et 14h.
  • Dans l’Eure, depuis le début de la matinée du jeudi 2 juin 2016, des salariés Enedis ont participé à un rassemblement de 250 à 350 personnes, selon la CGT, devant le siège du Medef, dans la rue Jacquard à Evreux. « Les propos tenus par Pierre Cattaz, qui nous qualifie de “terroristes”, sont inadmissibles », dénonce Olivier Guillot, secrétaire général Enedis de l’Eure. Des assemblées générales sont prévues la semaine prochaine.

Des initiatives sont en cours pour la reprise en main de l’outil de travail. Basculements de postes en heures creuses forcées, remise de l’électricité aux personnes les plus démunies, intervention sur des radars automatiques qui se symboliseraient par des pannes. Nous agissons de façon collective avec l’Union départementale pour planifier ces actions », explique Olivier Guillot à Normandie-Actu.

  • En Seine-Maritime, dans la centrale de Paluel, une grève de 24h a été votée de mercredi 1er juin 2016, 21h, au jeudi 2 juin 2016, à 21h. Aucune baisse de charge n’a eu lieu car les unités de production n’étaient pas manœuvrables. Certaines activités au sein de la centrale peuvent être  ralenties. Dès 7h, ils ont mis en place un barrage filtrant sur leur site, et distribué des tracts.
    À Penly, les salariés ont rejoint la manifestation du Havre.
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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 22:08
Pour le retrait de la loi Travail - Amplifions les grèves - Manifestations du 26 Mai en Seine-Maritime , Dieppe, Rouen, Le Havre

Tract des Unions et organisations départementales : CGT-FO-Solidaires-FSU-Unef

Pour le retrait de la loi Travail - Amplifions les grèves - Manifestations du 26 Mai en Seine-Maritime , Dieppe, Rouen, Le Havre
Pour le retrait de la loi Travail - Amplifions les grèves - Manifestations du 26 Mai en Seine-Maritime , Dieppe, Rouen, Le Havre
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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 15:59

Sur le blog de l'UL CGT Dieppe   01 juin 2016

RAPPEL DES 4 POINTS FONDAMENTAUX DE LA LOI «ANTI-TRAVAIL»

Plusieurs secteurs, dont ceux du pétrole, les centrales nucléaires, à la SNCF, Ports et Docks, RATP sont en grève reconductible. Les actions se multiplient aussi dans les entreprises articulant des revendications contre la loi travail avec celles légitimes sur les salaires, les effectifs, les conditions de travail ou encore l’embauche en CDI ou sous statuts des salariés précaires.
Le soutien massif de la population doit désormais se transformer en mobilisation d’un maximum de salariés pour obtenir le retrait.

RAPPEL DES 4 POINTS FONDAMENTAUX DE LA LOI «ANTI-TRAVAIL»

1/ Inversion de la hiérarchie des normes : C’est la fin de cette "pyramide" de droits : l'accord de branche doit être plus favorable que la loi, l'accord d'entreprise doit être à son tour plus favorable que l'accord de branche et enfin, le contrat lui-même doit être plus favorable que l'accord d'entreprise pour le salarié. Avec la loi c’est un code du travail par entreprise pour favoriser la concurrence entre salariés.

2/ Le référendum dans l’entreprise : c’est le chantage à l’emploi gravé dans le marbre, ou tu travailles plus sans augmentation de salaire, ou on ferme l’entreprise. Le pistolet sur la tempe de tous les travailleurs !

3/Le licenciement économique : Les juges n’ont plus la possibilité d’apprécier la réalité des difficultés économiques invoquées par l’entreprise ! Celles-ci peuvent licencier encore plus facilement pour motif économique même si elles réalisent des bénéfices. En pratique, cela signifierait qu’une entreprise de 20 salariés qui rencontrerait une baisse des commandes pendant 2 trimestres consécutifs pourrait licencier ses salariés pour motif économique quand bien même son chiffre d’affaire serait toujours élevé ! Les bénéfices élevés n’empêchent donc pas de licencier pour motif économique !

4/ La médecine du travail modifiée : Finie, la traditionnelle visite médicale d'embauche pour les salariés ? C'est en tout cas ce que propose le projet de loi. Les visites seraient moins fréquentes pour l'ensemble des travailleurs, avec une première visite assurée non pas par un médecin mais par une équipe pluridisciplinaire, composée par exemples d'infirmiers avec un rallongement du délai actuel de deux ans pour la plupart des salariés.

 

RASSEMBLEMENT JEUDI 02 JUIN À 10H30
devant la gare de Dieppe
SAMEDI 11 JUIN 
Journée de rassemblement et de mobilisation à La Fontaine-Quai Henri IV à Dieppe à partir de 9h30
Barbecue le midi et rassemblement à 14H00
LE 14 JUIN TOUS à PARIS
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