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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 16:10

On aurait pu croire que l'éducation nationale allait bénéficier de nouveaux moyens avec l'annonce des CP et CE1 à 12 élèves en zône prioritaire.

Pas du tout.  Austérité européenne oblige, on coupe, on redéploie, on regroupe et ce sont d'abord les classes rurales qui sont visées.  Le ministre a beau dire, les chiffres sont éloquents.  Dans les départements où l'on crée et supprime des postes, les zones rurales sont déficitaires.  Ce sont le plus souvent les villes qui profitent des créations.  Il est vrai que le mouvement était déjà amorcé depuis longtemps puisqu'en 2015 et 2016, dans les 45 départements les plus ruraux, 1 200 classes avaient été supprimées.  Sous la présidence de F. Hollande.

Une classe en moins, une école en moins et c'est un village qui se meurt un peu plus.  Ce sont de jeunes parents qui hésiteront à s'y installer.  Car l'annonce des "internats ruraux" ne peut les tranquilliser.  Veut-on dès 3 ans ou dès 6 ans contraindre des enfants à l'internat pour satisfaire aux économies du ministère de l'éducation nationale ?  Veut-on désertifier encore plus les campagnes pour accentuer la mortifère métropolisation de la France ?

Les luttes des maires, des parents d'élèves et des enseignants peuvent l'empêcher.  YG.

Voici ce qu'annonçait le ministre de l'Education nationale en Mars 2018 : 200 à 300 fermetures de classes en milieu rural
Extraits des médias de mars 2018 :

"Blanquer a annoncé ce lundi la fermeture de 200 à 300 classes dans les écoles rurales. Des zones où classes et écoles ferment déjà chaque année, conduisant les enfants à devoir aller dans des écoles éloignées de chez eux, dans des classes de plus en plus nombreuses. "

"Le ministre de l'Education a assuré, début mars, que 200 à 300 classes rurales "grand maximum" (en solde net) seraient fermées. Une diminution nettement moindre qu'en 2015 et 2016, où, dans les 45 départements les plus ruraux, 1 200 classes (en solde net) avaient été fermées sur le cumul de ces deux années, a assuré le ministère. "

"Je suis engagé en ce moment dans une politique de reconquête du monde rural, on va créer des internats ruraux", a-t-il ajouté.

https://www.bfmtv.com/politique/education-200-a-300-fermetures-de-classes-en-milieu-rural-annonce-blanquer-1388217.html

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/education-entre-200-et-300-classes-fermeront-a-la-rentree-en-milieu-rural-selon-jean-michel-blanquer_2641440.html

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/infographie-combien-de-classes-vont-fermer-dans-les-zones-rurales-pres-de-chez-vous-decouvrez-le-grace-a-notre-carte_2665846.html

http://www.europe1.fr/societe/ecoles-rurales-200-a-300-fermetures-de-classes-a-la-rentree-grand-maximum-selon-blanquer-3590720

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12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 15:47

Mardi 11 septembre, le tribunal administratif de Rouen a donné raison aux maires des petites communes de Seine-Maritime. 

Les maires se sont mobilisés dès octobre 2017

© Photo : Emmanuelle PARTOUCHE / France 3 Normandie

Par Elise Koutnouyan

C'est une victoire arrachée de haute lutte. Mardi 11 septembre, le tribunal administratif de Rouen a annulé les huit suppressions de postes d'enseignants prévues par le rectorat, suite à la réforme de la carte scolaire.
 

Huit classes sauvées 


Huit communes rurales de Seine-Maritime se battaient pour sauver leur classe, voire leur école quand il s'agissait d'une classe unique : Criquebeuf-en-Caux, Goderville, Brémontier-Merval, Goupillières, Longroy, Saint-Hellier, Villainville et Ecrainville.
 

Cette décision de justice oblige le rectorat à affecter un professeur des écoles dans les huit classes concernées pour l'année scolaire 2018-2019, explique l'avocate des communes, Maître Sandrine Gillet du cabinet Emo-Hebert. [...]

L'intégral ici :https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/rouen/tribunal-administratif-rouen-annule-suppression-8-postes-enseignants-1539614.html

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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 22:22
Mercredi, 12 Septembre, 2018 dans l'Humanité.
Pour les abonnés

Une prime et un week-end tous frais payés à Perpignan (Pyrénées-Orientales). Voilà ce que plusieurs soignants des cliniques du groupe Clinéa/Orpéa se sont vu proposer juste avant le week-end. Ce groupe, propriétaire d’un vaste réseau de maisons de retraite et de cliniques sous l’enseigne Clinéa, se présente comme le leader européen de la prise en charge de la dépendance. Lucien, infirmier dans la plus grande clinique de soins de suite de la région parisienne, n’en revient toujours pas. « Mon cadre de santé m’a demandé si cela m’intéressait de travailler deux nuits, samedi et dimanche, rémunérées en heures supplémentaires assorties d’une prime. Rien à débourser, ni train, ni hôtel, ni restaurant. Lorsque je lui ai demandé pourquoi cette proposition, il m’a chuchoté sa réponse à l’oreille : “parce qu’il y a un mouvement” », témoigne le jeune soignant. Quatre de ses collègues ont également été approchés. Deux ont accepté. « Que voulez-vous, un week-end à 500 euros, c’est tentant. » Lui a refusé.

« Des gens sont arrivés de Paris, Nîmes, Auxerre, Marseille »

Question d’éthique face à une pratique qu’il qualifie de « dégueulasse ! » Et d’autant plus que son employeur a en permanence l’œil sur la masse salariale. « Deux infirmiers, trois aides-soignantes ont en charge quarante patients. Les absences ne sont jamais remplacées. Et bien souvent ce sont des étudiants infirmiers et des vacataires qui assurent le service », précise-t-il.... [...]

Article intégral pour les abonnés ici :https://www.humanite.fr/clinique-quand-orpea-recrute-des-briseurs-de-greve-660584

lundi 10 septembre 2018 sur le site de la CGT

Démissions, arrêts de travail, sous-effectifs chroniques : les salarié.e.s de la Clinique La Pinède à Saint-Estève près de Perpignan, appartenant au groupe Orpea/Clinea, n’en peuvent plus !

Devant le refus de négociation de leur direction pour obtenir prise en compte de leurs difficultés, ils ont décidé de se mettre en grève le 4 septembre dernier.

La réponse des dirigeants ? Remplacer les grévistes par des intérimaires ou des salarié.e.s du groupe Orpea/Clinea d’autres départements !

Orpea se targue d’être « un des leaders européens de la prise en charge globale de la Dépendance, et dispose d’un réseau de 818 établissements (86 650 lits) répartis dans 10 pays en Europe, en Chine et bientôt au Brésil. » Son chiffre d’affaire s’affiche florissant, avec 700 millions d’euros en 2017, et le salaire de son Pdg en 2016, 1,3 million d’euros, témoignent de ces résultats.

Mais, Orpea n’en est pas à sa première grève :
 en février 2018, 35 salariés sur une cinquantaine, à la Clinique des Sorbiers à Issoire, avaient débrayé pour protester contre la baisse de leur salaire depuis le rachat de leur établissement par Orpea.
 en avril 2018, le licenciement de deux représentants du syndicat allemand VER. DI, qui diffusaient des informations sur le droit de grève avait provoqué de vives réactions contre les positions antisociales du groupe.

Déjà, en 2014, la CGT avait saisi la justice contre le groupe, pour pour dénoncer « la mise en place d’un système visant à infiltrer le syndicat et surveiller le personnel d’un groupe de maisons de retraite ».

Cette fois, les structures locales CGT ont décidé d’interpeller la Direccte pour obtenir de la direction des réponses à leurs revendications.

Une cagnotte de soutien aux grévistes est accessible ici.

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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 16:22
| 6 Sep 2018

 

Économiste reconnu pour ses travaux critiques sur le libéralisme, Bruno Amable a publié en 2017 « L’illusion du bloc bourgeois », avec Stefano Palombarini (Raisons d’agir), qui revient sur les recompositions politiques en Europe. Installé en Allemagne, il revient avec nous sur les polémiques autour de Sahra Wagenknecht et son mouvement, Aufstehen.

La polémique enfle depuis quelques jours des deux côtés du Rhin. Le 4 septembre dernier, Sahra Wagenknecht, membre importante de Die Linke, lance son mouvement, Aufstehen. Dans l’Hexagone beaucoup dénoncent ou saluent une gauche anti-migrants. Pour nombre d’observateurs, son but est de concurrencer l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), parti d’extrême droite en pleine ascension outre-Rhin. Pourtant, à bien y regarder, la réalité pourrait être toute autre. Bruno Amable décrypte pour nous tout cela.

Le Média : Ce mardi 4 septembre, Sahra Wagenknecht a lancé son mouvement, Aufstehen. Beaucoup ont parlé d’un mouvement « anti-immigration ». Qu’en est-il réellement ?

Bruno Amable : C’est au choix une incompréhension ou une intoxication. Le mouvement a été très clair sur sa position vis-à-vis de l’immigration. Il défend l’accueil dans les meilleures conditions possibles. En revanche, et c’est très lié au contexte allemand, Aufstehen refuse l’ouverture inconditionnelle des frontières, le « No Border ». Il s’agit d’une position qui est portée par une partie de la gauche et des Verts en Allemagne. Derrière, il peut y avoir des raisons idéologiques strictes. Pour eux, personne ne doit être illégal, les individus peuvent s’installer où ils veulent. Il y a souvent de l’anti-étatisme chez eux. Sinon, les raisons sont tactiques. Cette position est défendue par des gens qui savent que c’est inapplicable, dans cette situation concrète de gouvernement. Cela leur permet de s’afficher comme plus à gauche que les autres, sans que cela leur coûte quoi que ce soit. En revanche, cela a une influence sur une partie de l’électorat effrayée par ce type de position, dans un contexte où, en 2015-2016, donc en relativement peu de temps, l’Allemagne a accueilli plus d’un million de migrants, suite aux événements internationaux. Cela a évidemment posé des problèmes d’accueil. Il faut noter que l’accueil des migrants en Allemagne se déroule dans des conditions nettement meilleures qu’en France, où seuls quelques dizaines de milliers de migrants sont arrivés. Il faut remettre les choses en contexte. Ce n’est pas une position anti-migrants, c’est juste contre le « No Border » d’une partie de la gauche et contre la politique de Merkel. [...]

Lire la suite sur Le Media presse ici : https://lemediapresse.fr/international/bruno-amable-austehen-defend-laccueil-des-migrants-dans-les-meilleurs-conditions-possibles/

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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 15:53

© INTS KALNINS Source: Reuters - Système électronique d'autorisation de voyage (image d'illustration).

La «libre circulation des personnes» est souvent présentée comme un acquis fondamental de l'UE. Mais le concept s'avère aussi être un élément de langage légitimant des politiques supranationales, parfois génératrices de tensions diplomatiques.

Instaurée dès le traité de Rome sous le nom de «libre circulation des travailleurs», la liberté de circuler au sein de l'Union européenne (UE) est régulièrement mise en avant dans le discours valorisant le projet de construction européenne. De la fondation Robert Schuman à l'institut Jacques Delors, les promoteurs de l'Europe l'affirment à l'unisson : la libre circulation des personnes est un «acquis fondamental de l'Union européenne», elle est «ressentie comme l’un des résultats les plus positifs [de l'UE] par ses citoyens».

De même, le dossier est ardemment défendu par le patronat. Pierre Gattaz, ancien président du Medef, affirme par exemple dans sa tribune «Chefs d’entreprises: défendons l’Europe!», parue en juin 2018 sur le site L'Opinion : «La liberté de circulation [...] est une nécessité absolue pour construire une Europe forte. Ne la remettons pas en cause.»[...]

Lire la suite ici :https://francais.rt.com/international/53712-libre-circulation-europeens-entre-elements-langage-pro-ue-et-realite

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9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 14:24

"Les pêcheurs normands dénoncent en outre un deux poids deux mesures pour la taille des flottes, la pêche côté français se pratiquant de manière artisanale sur 300 bateaux d'une quinzaine de mètres en moyenne, alors que les Britanniques exercent une pêche industrielle sur des bâtiments de plus de 30 mètres, dont le plus gros peut surgeler les coquilles à bord.

"La coquille en Normandie, c'est le produit phare, une ressource primordiale, un sujet très sensible", souligne Dimitri Rogoff. Le Brexit, s'il est dur, pourrait mettre un terme au problème. "Normalement, après le 29 mars 2019, ils seront considérés comme un pays tiers et n'auront plus accès à ces zones-là", pointe le pêcheur normand." Huffingtonpost - Extrait

"Pêche traditionnelle contre pêche industrielle

Les pêcheurs normands qui n'ont le droit de pêcher la coquille que du 1er octobre au 15 mai, demandent aux Britanniques, dont la pêche n'est pas réglementée dans le temps, de respecter le même calendrier au large des côtes françaises.[...]

Les pêcheurs normands dénoncent en outre un deux poids deux mesures pour la taille des flottes, la pêche côté français se pratiquant de manière artisanale sur 300 bateaux d'une quinzaine de mètres en moyenne, alors que les Britanniques exercent une pêche industrielle sur des bâtiments de plus de 30 mètres, dont le plus gros peut surgeler les coquilles à bord."  France Inter - Extraits

 

A cela se mêle la définition des zônes de pêche dans l'UE.  Il n'existe plus de zône exclusive nationale mais, de fait, une ZEE européenne qui se compose des ZEE nationales.  Ce qui explique que les pêcheurs anglais peuvent se prévaloir de leur juridiction nationale pour pêcher en dehors du calendrier français, et revendiquer les règles européennes pour pêcher dans la ZEE de la France qui appartient à la ZEE de l'UE.

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9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 13:04

« Le numérique est utilisé dans une logique de dégradation du service public ! », estime Jacques Maréchal.  Photo Pierre HECKLER

« La gare est à nous ! Rien n’est à eux ! » Le slogan, scandé par Jacques Maréchal, secrétaire départemental du Parti communiste français, au moment de pénétrer dans le hall de la gare, résume le ton du rassemblement initié hier par la CGT cheminots et le PCF, à Hayange. Il y a de la défiance dans l’air.

L’objet de cette mobilisation : la disparition de l’accueil humain au guichet. En clair, fini les renseignements donnés de vive voix. Il faudra désormais se familiariser avec un guichet automatique. L’employée, partie à la retraite, ne sera pas remplacée.

« On a vu ce que ça a donné à Sierck, déplore Christophe Achoub, secrétaire général CGT cheminots Thionville. Sans personnel, les anciens sont perdus. Plus moyen d’avoir un conseil, un renseignement. Sauf que l’usager, lui, paye cher son billet. Pour un service qui se dégrade. »

La suite sur le site du Républicain Lorrain ici :https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-thionville-hayange/2018/09/01/il-n-y-a-plus-d-humain-au-guichet-de-la-gare

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9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 10:10

Par Jacques Pezet

 

Check News a traduit pour vous plusieurs extraits d'interviews et de discours, où Sahra Wagenknecht expose sa vision d'une politique d'immigration en Allemagne.

[...]

Pour un respect du droit d’asile, dont il faut combattre les causes, mais critique d’une immigration de travailleurs étrangers

On peut résumer ses positions ainsi. Sahra Wagenknecht défend le droit d’asile dans sa forme actuelle et s’est opposée à son durcissement. Elle estime cependant que pour régler la crise des réfugiés, il ne suffit pas d’ouvrir les frontières du pays, mais de traiter les causes, qui justifient que des personnes quittent leur pays en guerre. Ainsi elle est contre la vente d’armes à des pays étrangers, notamment la Turquie ou l’Arabie Saoudite.

En ce qui concerne les immigrés, qui ne relèvent pas du droit d’asile, elle estime qu’une position d’ouverture totale des frontières n’est pas une position de gauche, car l’immigration de main-d’œuvre étrangère augmente la concurrence entre les travailleurs allemands et immigrés et tire, selon elle, les salaires vers le bas. Elle y voit une politique souhaitée par le patronat pour baisser le coût de la main-d’œuvre.

Aussi Sahra Wagenknecht considère que cette main-d’œuvre supplémentaire pour l’Allemagne, notamment les travailleurs qualifiés, est un manque à gagner pour les pays d’origine de ces immigrés. Elle défend la mise en place de «limites à la libre circulation des marchandises» pour que ces pays en voie de développement ne soient pas abusés par les pays industrialisés.

 

Elle commence ce discours par se féliciter des résultats de Die Linke en progrès lors des élections fédérales du Bundestag, puis insiste sur le fait que Die Linke doit capter l’électorat ouvrier, qui s’est éloigné du parti dans des zones sinistrées, telles que le bassin ouvrier de la Ruhr ou les Länder de l’Allemagne de l’Est. Les propos traduits ici, font suite à un passage, où elle explique qu’elle est fière que son parti s’oppose à la livraison d’armes aux pays étrangers.

«Chers camarades, nous sommes également d’accord pour dire que les guerres sont une cause majeure des mouvements de migration mondiaux. Et nous convenons que les personnes persécutées doivent se voir accorder l’asile. Je suis fier que le groupe parlementaire au Bundestag ait voté contre tout durcissement de la loi sur l’asile et qu’il continuera à le faire. Je pense que cela montre où nous en sommes dans ce dossier.

Et nous sommes également d’accord sur le fait que les réfugiés de guerre doivent être aidés. Il n’y a personne dans Die Linke qui s’interroge à ce sujet. Et je ne pense pas qu’il soit élégant de toujours prétendre que c’est différent. Non, ce n’est pas différent.

Ce dont nous discutons, c’est de savoir si un monde sans frontières dans des conditions capitalistes peut vraiment être une revendication de gauche. Même là, il y a quelque chose qui n’est pas controversé. Nous défendons le droit des pays pauvres de défendre et de protéger leurs marchés, leurs économies, avec des tarifs douaniers contre nos exportations agricoles. Mais cela signifie aussi fixer des limites à la libre circulation des marchandises. Nous exigeons un contrôle des capitaux pour empêcher les spéculateurs financiers de décider des devises, des taux d’intérêt et du sort d’économies entières. C’est pourquoi nous voulons bien entendu fixer des limites à la libre circulation des capitaux.

Oui, beaucoup d’entre nous sont probablement d’avis qu’il est irresponsable d’éloigner les pays pauvres de leurs spécialistes qualifiés parce que la pauvreté et la misère sur le terrain ne font qu’augmenter. Oui, nous discutons de la question de savoir s’il devrait y avoir des limites pour la migration de main-d’œuvre et, si tel est le cas, quelles sont-elles. Mais pourquoi ne pouvons-nous pas le faire objectivement, sans diffamation ?

Le politicien de gauche Bernie Sanders a également une opinion très tranchante à ce sujet. Je cite Bernie Sanders : «Ouvrir les frontières. Non. C’est une suggestion des frères Koch.» Ce sont de grands industriels avec 40 milliards d’actifs. Je cite Bernie Sanders : «Ce que la droite aime dans ce pays, c’est une politique d’ouverture des frontières. Amenez beaucoup de gens qui travaillent pour deux ou trois dollars de l’heure. Ce serait formidable pour eux. Je n’y crois pas. Je crois que nous devons travailler avec le reste des pays industriels pour lutter contre la pauvreté dans le monde. Mais nous ne pouvons pas le faire en appauvrissant la population de ce pays.» Voilà ce que dit Bernie Sanders. Et quand Jeremy Corbyn parle sur le sujet, ça sonne pareil. Vous n’avez pas à partager cette opinion, mais Bernie Sanders et Jeremy Corbyn ne sont en aucun cas des gens qui courent après la droite et adoptent leurs arguments. Qu’est-ce que c’est que cette non-culture du débat!

Je ne m’attends pas à ce que tout le monde soit d’accord avec moi non plus. Bien sûr que non. Mais ce que j’attends, c’est une discussion solidaire. Et si moi et d’autres camarades de mes propres rangs sommes accusés de nationalisme, de racisme et de proximité avec l’AfD, ou si l’on suppose que nous cédons à l’ère du temps droitiste, alors c’est le contraire d’un débat solidaire !»

Interview avec la Frankfurter Rundschau le 11 août 2018  [...]

La suite et l'intégralité de l'article ici : http://www.liberation.fr/checknews/2018/09/04/que-dit-exactement-sahra-wagenknecht-sur-l-immigration_1676492

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8 septembre 2018 6 08 /09 /septembre /2018 14:53

La pension à points est une tendance européenne. C’est une recette que les patrons et gouvernements européens veulent généraliser. En effet, pour eux, c’est tout bénef d’avoir un système qui fait automatiquement travailler plus longtemps pour moins de pension. Tour d’horizon.

Espagne

Manifestation pour les pensions en Espagne. (Photo Jorge Lizana / Fotomovimiento)

Depuis l’automne 2017, des dizaines de milliers de « pensionistas » descendent régulièrement dans les rues de plus de 70 villes de toute l’Espagne. Les deux plus grands syndicats aussi ont organisé de grandes actions dans tout le pays, notamment lors du 1er Mai.

Ils réclament le retrait d'un ensemble de réformes antisociales prises il y a plusieurs années et dont les effets se font sentir pleinement aujourd'hui. Notamment une réforme proche du système à points, qui a introduit ce que le gouvernement appelle un « facteur de soutenabilité ». Concrètement, le pouvoir d'achat des pensions baisse en fonction de l’état de l’économie, du budget, et de l’espérance de vie.

France

La prochaine étape, c’est la France. Le président Macron a annoncé fin mai vouloir lancer les travaux pour mettre en place un système de retraites à points.

Cette réforme s’inscrit dans la continuité de la casse des statuts amorcée par le gouvernement, et notamment celui des cheminots, qui a donné lieu à un des plus grands mouvements de lutte sociale en Europe de ces dernières années. C'est cette logique qu'a dénoncée le sénateur du Parti communiste français (PCF) Fabien Gay au Sénat français le 30 mai : « Vous voulez le scalp [du statut] des cheminots, mais en vérité, vous voulez vous attaquer à la retraite. Parce que le statut va avec la retraite et que demain, vous voulez mettre toutes les retraites de ce pays au plus bas niveau. »

Les repoussoirs : la Suède et l’Allemagne

[ ...]

La suite ici : https://ptb.be/articles/pension-points-la-mobilisation-reussit-faire-reculer-le-gouvernement

 

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8 septembre 2018 6 08 /09 /septembre /2018 14:51

On entend parfois dire que « cela ne sert à rien de se mobiliser car le gouvernement n’écoute de toutes façons pas ». Et c’est vrai qu’il préfère écouter les quelques voix de l’élite plutôt que celle des travailleurs. Par contre, il réagit face à la pression de la mobilisation venue d'en bas. Mais pour cela des conditions sont nécessaires.

Laissons parler les faits :

  • Le 28 octobre 2017, le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine (MR) déclare : « J’introduirai un projet de loi sur la pension à points avant la fin de l'année. » (Het Belang van Limburg)
  • Le 19 décembre 2017, le jour de la première manifestation pour les pensions, il déclare qu'il introduira un texte au printemps. (La Libre)
  • Le 15 janvier 2018, il déclare dans la presse qu'il introduira un texte en juin.
  • Le 28 avril 2018, il déclare dans La Libre : « Il ne faut pas absolument voter les textes avant la fin de la législature. Il y a d’abord un effort pédagogique à faire. »
  • Le 27 mai dernier, quelques jours après la manifestation du 16 mai, Vincent Van Quickenborne - député libéral flamand et ancien ministre des Pensions - déclare à la télévision : « Mon impression est qu’elle ne viendra plus [la pension à points]. Et le ministre l’a confirmé il y a deux semaines. D’où cela vient-il ? C’est une réforme drastique du système. Il y a hélas des insécurité et des incertitudes. Des gens ont laissé entendre que les pensions pourraient baisser en fonction de la conjoncture économique. (…) Le système à points comme il est présenté va dans la bonne direction. (…) Mais ce n’est apparemment pas encore mûr. Et, pour le dire honnêtement, nous sommes trop proches des élections pour prendre encore une décision sur ce point. »

Traduction : avec la mobilisation sociale, il y a trop de gens qui ont compris que la pension à points est une pension tombola qui - en fonction de la conjoncture économique et de l’espérance de vie - nous fera travailler automatiquement plus longtemps pour moins de pension. Vouloir forcer les choses avant les élections risque nous faire perdre trop de plumes.[...]

La suite ici : https://ptb.be/articles/pension-points-la-mobilisation-reussit-faire-reculer-le-gouvernement

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