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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 10:07

Par · 25 septembre 2015

 

La question du chômage est aujourd’hui, à l’évidence, une question centrale. Elle l’est pour des raisons matérielles mais aussi en raison de l’imprudente (et impudente) affirmation de François Hollande sur une « inversion » de la courbe du chômage. Il faut savoir que les données officielles sont contestées dans de nombreux pays, comme aux États-Unis et dans un certain nombre de pays européens. En France aussi l’ampleur du chômage prête à polémique, en raison de l’utilisation de la notion de « demandeur d’emploi » comme équivalent à un chômeur. Pourtant, on doit constater que les divers organismes de recueil et d’exploitation des données font un travail honorable. Ce qui pose problème dans notre pays, est la présentation de ces données.

 

Les chômeurs et les « demandeurs d’emploi ».

Il convient tout d’abord de savoir que les données présentées en France ne sont pas celles du « chômage » mais des « demandeurs d’emploi ». De ce point de vue, les données ne sont pas nécessairement cohérentes avec celles correspondantes au sens de l’OIT. Les données des demandeurs d’emplois sont des données administratives, et peuvent faire l’objet de corrections, en particulier quand le demandeur d’emploi ne remplit pas certaines des conditions pour se voir inscrit. Dans ce cas, il est rayé des listes et « disparaît », mais ne cesse pas pour autant d’exister comme « chômeur »…

Ces données sont de plus réparties en catégories qui sont définies comme suit par la DARES[1].

« …la Dares et Pôle emploi présentent à des fins d’analyse statistique les données sur les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en fonction des catégories suivantes :

Catégorie A : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ;

Catégorie B : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;

Catégorie C : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. de plus de 78 heures au cours du mois) ;

Catégorie D : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (en raison d’un stage, d’une formation, d’une maladie…), sans emploi ;

Catégorie E : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés). »

 

C’est la catégorie « A » qui est constamment citée. C’est elle qui sert aux hommes politiques pour les discours sur le « chômage ». C’est une catégorie importante mais pas nécessairement totalement représentative. On présente ici son évolution :

Graphique 1

Demandeurs d’emplois, catégorie A

A - ChomA

On note immédiatement que la courbe de la catégorie A augment très fortement dans la seconde moitié de 2008 et au début de 2009, ce qui correspond à la crise financière. Elle se stabilise de 2010 à l’été 2011 et reprend alors son ascension. C’est l’effet des reformes dites « Fillon » qui ont cassé la croissance économique. Mais, cet effet se poursuit avec l’élection de François Hollande qui ne présente que peu de différences avec celle de ses prédécesseurs. On est donc passé de 1,9 millions à 2,6 millions de demandeurs d’emplois pour la catégorie « A » de février 2008 à avril 2010 puis de 2,6 millions en avril 2011à 2,9 millions en mai 2012 (effets des « réformes Fillon »). Depuis mais 2012 la courbe n’a cessé de monter et a atteint en août 2015 3,57 millions.

Les chiffres réels

Cependant, la catégorie « A » ne donne qu’une image imparfaite de la situation. On constate en effet que la catégorie « D » en est très proche et devrait logiquement lui être associée. Une personne déchargée de l’obligation de faire un « acte positif de recherche d’emploi » dans le mois courant, quel qu’en soit la cause, mais sans emploi, correspond bien à la conception normale d’un « chômeur ». Retenons donc la pertinence de la catégorie « A + D ».

Par ailleurs, les personnes qui sont en catégorie « B » ont un emploi à temps très partiel qui leur a été imposé (- de 78h par mois) et souhaitent travailler. Cela correspond aux chômeurs qui retrouvent un emploi pour quelques jours, mais qui ne cessent pas d’être des chômeurs pour autant. Ainsi, le chômage réel couvre en réalité les catégories A + B + D, et l’on peut considérer que la catégorie B+D correspond à un chômage masqué statistiquement. La courbe de l’agrégat « A+B+D » est relativement parallèle à celle de la catégorie « A ». Mais les niveaux sont, bien entendu, très supérieurs. On est en février 2008 à 2,6 millions et en juillet 2010 à 3,5 millions. En avril 2011 on est à 3,47 millions et en mai 2012 à 3,74 millions. Puis, la progression continue et l’on atteint en août 2015 4,57 millions. C’est ce chiffre qu’il faudrait, en toute logique, prendre comme une estimation du chômage et non pas les 3,57 millions de la catégorie « A ».

Graphique 2

A - Chom2 - ABD

 

Compte tenu du nombre de chômeurs qui ont été rayés des listes de pole Emploi ou qui ne se réinscrivent plus, car étant à bout de droits, on peut raisonnablement estimer le nombre de chômeurs réels dans notre pays à 5 millions. Tel est le prix de la politique européiste poursuivit par ce gouvernement.

 

[1]DARES,http://travail-emploi.gouv.fr/etudes-recherches-statistiques-de,76/statistiques,78/chomage,79/les-mots-du-chomage,1413/les-demandeurs-d-emploi-inscrits-a,9576.html

 


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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 13:29

Publié par Michel El Diablo

Monsieur MACRON, voilà pourquoi un FONCTIONNAIRE n’est pas un salarié !

Par David Cayla

David Cayla est économiste, membre du Conseil d'administration des Économistes atterrés, enseignant-chercheur à l’université d’Angers, fonctionnaire.

Il est membre des Economistes atterrés et… fonctionnaire. Pédagogue, cet enseignant-chercheur à l’université d’Angers rappelle à Emmanuel Macron que "le statut du fonctionnaire est une manière de garantir son indépendance : la fonction passe avant la hiérarchie."
--------

 

Un fonctionnaire n’est pas un salarié. Comme son nom l’indique, le fonctionnaire se doit de remplir une fonction. Il ne touche pas un salaire, mais un traitement.

Les fonctionnaires assurent votre sécurité dans la rue, organisent le système judiciaire, enseignent à vos enfants, garantissent la neutralité des services publics dans la santé ou la culture. Ce sont eux qui collectent l’impôt et qui supervisent et contrôlent la qualité des aliments que vous achetez en grandes surfaces. Ils veillent à la bonne application de la loi. Ils sont chargés de superviser l’écriture des décrets, de contrôler les budgets publics. Ils sont militaires, chercheurs, magistrats, policiers, médecins urgentistes, inspecteurs du travail, enseignants.

Ces fonctions ont été jugées trop importantes pour être laissées au secteur privé. Dans le secteur privé, les salariés sont recrutés par un employeur afin d’accomplir une tâche. Lorsque cette tâche est terminée, le salarié peut être licencié ou muté à un autre poste. Si le travail du salarié déplaît à son employeur, il peut également être muté ou licencié. Dans la fonction publique, il est impossible de licencier un fonctionnaire qui accomplit correctement son travail. Tant qu’il remplit sa fonction, le fonctionnaire est inamovible, indestructible. Le statut du fonctionnaire est une manière de garantir son indépendance : la fonction passe avant la hiérarchie.

Vincent Bolloré peut à sa guise licencier l’ensemble du personnel de Canal + et réorganiser entièrement la programmation de cette chaîne pour défendre les intérêts de son groupe ou de ses amis politiques. Il est impossible en revanche à Robert Ménard de licencier tout le personnel de la Ville de Béziers en réorganisant l’ensemble des services publics municipaux afin d’y accomplir ses objectifs personnels et politiques. La différence entre Canal + et Béziers ? Le statut des fonctionnaires.

 

SOURCE :Marianne

 

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 09:37

Mauvais chiffres du mois d’août

Le nombre de demandeurs d’emploi immédiatement disponibles (catégorie A) inscrits à Pôle-emploi a augmenté de 1,1% en août en Haute-Normandie et s’élevait à 107.151. Sur un an, il est en augmentation de 3% à la fin août. A la fin juillet, la hausse annuelle était de 2,7%. En France métropolitaine, l’augmentation en août a été de 0,6%. Elle est de 4,6% sur un an, soit 1,3 point de plus qu’en Haute-Normandie.

Est-ce par un effet de vases communicants ? Le nombre de demandeurs d’emploi qui ont pu exercer une activité réduite dans le mois (cat B et C) est en recul assez fort en Haute-Normandie, de -1,3%, et s’élevait à 60.697 à la fin du mois d’août. Ces mêmes personnes ont pu alors rebasculer en catégorie A. La hausse est de +7,4% sur un an.

Ainsi, en prenant en compte les trois catégories, A, B et C, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle-emploi a augmenté de 0,2% en août et de 4,5% sur un an. Là aussi, la Haute-Normandie fait “mieux“ que la France métropolitaine où la hausse annuelle atteint +6,7%.

Par tranche d’âge, ce sont toujours les personnes de plus de 50 ans qui voient leur nombre augmenter le plus fortement : +7,5% sur un an en catégorie A et +7,4% sur un an pour les trois catégories réunies. Le chômage des jeunes reste orienté à la baisse pour les moins de 25 ans en catégorie A (-2,3% sur un an).

(Agence Normande d'Information)

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 09:20

20.000 chômeurs de plus au mois d'août...

Et ça continue...

francetvinfo.fr

Publié par Jean Lévy

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A repart à la hausse en août (+ 0,6%)

Le chômage a augmenté au mois d'août. Selon les chiffres du ministère du Travail dévoilés jeudi 24 septembre, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, sans aucune activité, a augmenté de 0,6% sur un mois, soit 20 000 personnes en plus par rapport au mois de juillet.

Au total, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité s'établit à 3 571 600 personnes, soit une hausse de 4,6% sur un an.

 

Repris par Action Communiste

Fin aout 2015, le nombre de chômeurs de catégorie A en Haute-Normandie a augmenté de 1.1% par rapport à fin juillet. Il a augmenté de 1.0% en Seine-Maritime et de 1.3% dans l'Eure.

  • Par Mathilde Riou
  • Publié le 24/09/2015 
 

© France 3 Haute-Normandie

© France 3 Haute-Normandie

 

Fin aout 2015, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle Emploi en catégorie A ( sans aucune activité ) s'établit à 107 151 en Haute-Normandie. Ce nombre augmente de 1,1 % par rapport à la fin juillet 2015 (soit + 1 134). Sur un an, il est en hausse de 3,0 %.

S'agissant de la catégorie A, par département, le nombre de demandeurs d'emploi augmente en août 2015 par rapport à la fin juillet 2015 de 1,3 % dans l'Eure et de 1,0 % en Seine-Maritime.

En Haute-Normandie, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s'établit à 167 848, fin août 2015. Ce nombre augmente de 0,2 % (soit + 352). Sur un an, il est en hausse de 4,5 %.

S'agissant des catégories A, B, C, par département, le nombre de demandeurs d'emploi augmente en août 2015 par rapport à la fin juillet 2015 de 0,1 % dans l'Eure et de 0,2 % en Seine-Maritime.

Le mode de calcul du nombre de demandeurs d'emploi a changé au cours des trois derniers mois. Pôle Emploi a désormais accès à un plus grand nombre d'informations concernant les chômeurs, ce qui peut le conduire à en faire changer certains de catégorie. [...]

 

En Haute-Normandie, l'industrie victime des fonds vautours

 

En 2014, en Haute-Normandie c'est l'emploi industriel qui est le plus durement touché.  Les multinationales et fonds de pension, fonds vautour, ont fait des ravages et cela continue en 2015.  Petroplus, Papeteries de Chapelle Darblay à Grand-Couronne, Sidel au Havre ... AC.

Lu sur le site de l'INSEE :

L’industrie perd 2 100 salariés cette année (- 1,8 %), un fléchissement plus important qu’au niveau national (- 1,2 %), et qui s'accélère chaque année depuis 2011 (figure 4). L’emploi dans l’industrie automobile décline franchement (- 4,8 %) tandis que les effectifs reculent de 2,1 % dans le secteur des biens d’équipement comme dans celui des autres branches industrielles. En revanche, l’emploi dans le secteur de l’énergie se stabilise après une année 2013 durement marquée par la cessation de la raffinerie Pétroplus. Il en est de même pour l’emploi agro-alimentaire.

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 14:17

VERS UNE SOCIETE DU TRAVAIL SANS STATUT … grâce à Macron, Valls et compagnie, le rêve du Medef va devenir réalité !

Posté par 2ccr le 24 septembre 2015

 

« Le Capital a horreur de l’absence de profit. Quand il flaire un bénéfice raisonnable, le Capital devient hardi. A 20%, il devient enthousiaste. A 50%, il est téméraire ; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines et à 300%, il ne recule devant aucun crime »…Karl Marx, Le Capital, chapitre 22

 

LIBYA-CONFLICT-KADHAFI-TRIALMacron vient de s’en prendre spectaculairement au statut des fonctionnaires. Il s’en était déjà, pris au statut des salariés du privé. Valls a épousé sa cause en présentant le rapport Combrexelle et le rapport Mettling. Tout cela est tellement extraordinaire et violent comme attaque contre les droits élémentaires de 24 millions de salariés, publics et privés, que bien des commentateurs le mesurent et le croient. Mais ceux qui étudient, voient parfaitement la logique délibérée, destructrice de tous nos droits telle qu’elle est à l’oeuvre.

Les rapports COMBREXELLE et METTLING pourraient s’intituler : comment faire le (con)tour des droits des travailleurs en 80 « bonnes pratiques » patronales. En fait,  ces rapports sont déjà écrits depuis plusieurs dizaines d’années. Ils  attendaient juste le moment où l’affaiblissement des forces du camp d’en face en permettrait la parution au grand jour sans risques. Il est cependant utile au vu du grand brouillard organisé autour de leur contenu réel de dénoncer clairement l’arnaque vers lequel ils nous entrainent, permettre la mise en œuvre d’une législation du non droit du  travail. L’unique objectif de ces deux rapports et de leurs 80 « propositions » pour l’un, « préconisations » pour l’autre est le suivant : en finir avec les contraintes légales et règlementaires sur la durée du travail, ainsi qu’avec le SMIC horaire et les salaires minima conventionnels.

Ils « uberisent » comme le dit Attali, mentor de Macron, qui décrit un monde où « le salariat sera réservé à l’élite ». Ils organisent le retour au XIXème siècle avec des loueurs de bras, des journaliers, sans droit, sans loi, sans horaires, sans salaires. Comme l’a dit Macron, l’avenir est à une société non statutaire, une société sans statuts. Ni droit du travail, ni statut de la fonction publique, l’avenir est aux indépendants, aux prétendus « autoentrepreneurs »,  à « l’entreprise étendue », un noyau avec une nébuleuse d’intérimaires et précaires gravitant autour, payés de gré à gré, pour des  « tâches », des « missions » des « chantiers » et ce, sans convention ni code.

Evidemment, vu que le salariat représente 93 % des actifs ce n’est pas demain qu’ils vont y arriver, mais ils s’y acharnent déjà systématiquement ! Depuis la « recodification » du code du travail et les coups de griffes aux garanties de l’emploi des fonctionnaires, l’embauche accélérée de « contractuels », ils n’ont de cesse de batailler opiniâtrement pour changer les principes fondamentaux du droit en faveur de leur projet. C’est la caractéristique dominante de tout ce qui a été introduit par l’A.N.I du 11 janvier 2013 puis la loi Sapin du 14 juin 2013, puis la loi Macron du 8 août 2015. Et qui poursuit et aggrave la loi Fillon du 4 mai 2004, la « recodification », les lois Bertrand de 2008 : ils sont obstinés, opiniâtres, férocement pervers, ils avancent pas à pas, mais savamment selon la même méthode et vers le même objectif.

Cet objectif est celui du Medef : remplacer « le lien de subordination juridique permanent » du contrat de travail avec contrepartie, par une « soumission librement consentie » sans droit ni loi. A la fin ce sera clair : plus de code du travail, plus de statut de fonctionnaire, tout au contrat individuel selon l’objectif central affiché de Valls « le compte personnel  d’activité » (prévu le 1er janvier 2017… avec sa carte à puce ou toute votre carrière individuelle figurera).

Pour apporter sa pierre à cet objectif, le D.R.H d’Orange, Mettling, a donc mené à bien la mission qui lui avait été confiée par le Ministre du travail, (« examiner la question de l’effet de la transformation numérique sur le travail »). Son rapport peut être simplement résumé : adapter l’homme à la machinerie numérique, dont il est indispensable et bon de développer le marché, et non l’inverse.

Après la lecture des 69 pages et 36 « préconisations » du rapport, empreint d’un catéchisme managérial anglo-saxon, il est temps de dire : « Trop c’est trop ! ». De déclarations en déclarations, Emmanuel Macron s’en est pris en quelques semaines aux 35 h de tous les salariés, a permis la multiplication des CDD pour les jeunes, et le voilà qui propose de mettre fin aux statuts des salariés du privé comme du public.

Il trace, en fait, la voie d’une « société sans statut » : alignement vers le bas pour tous, flexibilité généralisée, société « ubérisée », avec « entreprises étendues » entourée de nébuleuses « d’indépendants » ramenés au stade de journaliers et de loueurs de bras du 19° siècle. Faut-il énumérer, outre les 308 articles de sa loi de déréglementation libérale tout azimut :

  •   appelant les « jeunes à avoir envie de devenir milliardaires »
  •   expliquant que « son job n’est pas de défendre les emplois existants »
  •   affirmant que « les britanniques ont eu la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »
  •   « le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés » dit-il en Allemagne en vantant les  lois Schröder-Hartz
  •   « la France est en manque d’un roi », écrit-il en philosophant dans la revue des « Deux mondes »
  •    il qualifie ceux qui s’opposent à sa loi au sein du PS de « foyer infectieux »
  •    ses sorties contre le CDI, contre le droit protecteur des licenciements …
  •    enfin sa dernière sortie brutale contre le statut de la Fonction publique.

 Stop, stop, stop ! Macron démission ! … Mais l’on peut se demander pourquoi Macron a été recruté par un gouvernement socialiste, alors qu’il est complètement inféodé au capitalisme et au Medef ! Peut-être que le fruit est plus pourri qu’il n’y parait ! Car peut-on  imaginer qu’il fait ses sorties tout seul… ou alors est-ce un poisson pilote qui agit sur ordre ? Dans ce cas, c’est tout le gouvernement, tout le PS qui est pourri, ultralibéral atlantiste et quant aux frondeurs ils ne sont là que pour donner le change, car au moindre coup de sifflet ils rentrent aussitôt dans le rang craignant pour leur future éventuelle réélection !

 D’après un article de Gérard Filoche et de commentaires parus sur son site

 

Warren Buffett, homme d'affaires et investisseur américain est un des hommes les plus riches du monde :  sa fortune est estimée en 2015  à 74 milliards de dollars.
Voici ce qu'il a déclaré:

«  Il y a une lutte des classes, évidemment, mais c'est ma classe, la classe des riches qui a mené la lutte. Et nous sommes en train de gagner. » ( New York Times, le 26 novembre 2006, citant une interview de CNN en 2005 ).
 

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 15:17
SNCB : La stratégie de la privatisation
Photo Solidaire, Salim Hellalet

Photo Solidaire, Salim Hellalet

 
Michaël Verbauwhede

Le 15 juillet, en pleine période de congés, la ministre des Transports, Jacqueline Galant (MR), a présenté sa vision stratégique pour le rail à la commission infrastructure du Parlement. Un plan qui pourrait se résumer selon la formule du philosophe américain Noam Chomsky : « C’est la méthode classique pour privatiser : définancez, faites en sorte que cela ne fonctionne plus, ainsi les gens sont en colère et alors vous le laissez au capital privé. »

 

3 066,8 millions d’euros. C’est le montant qui sera enlevé au rail belge entre 2015 et 2019. Les mesures concrètes devront être détaillés dans les plans d’entreprise de la SNCB et d’Infrabel qui seront divulgués probablement en octobre.
Mais Galant annonce déjà les grandes lignes stratégique. Parmi celles-ci, la baisse de la dotation du chemin de fer de 2 950 millions d’euros en 2015 à 2 593,1 millions d’euros en 2019.

D’abord, il y aura une «augmentation drastique de la productivité de 20 % sur 5 ans. En réalité, il s’agira de « simplement » liquider 7000 emplois en supprimant un peu partout des postes. Actuellement, les différentes directions du chemin de fer sont en train d’analyser comment ils pourront faire fonctionner le rail avec 7000 personnes en moins. Les échos du terrain ne laissent présager rien de bon. Cette hausse de la productivité rimera surtout avec une réduction du service aux usagers : réduction du personnel en gare, remplacement des guichetiers par des automates, suppression des accompagnateurs dans certains trains (le « one man car », voir ci-dessous)…

À noter que la productivité des cheminots a déjà augmenté fortement ces 10 dernières années. En 2004, 165 millions de voyageurs étaient transportés par plus de 40 000 cheminots. En 2014, 34 000 cheminots transportaient prés de 225 millions de voyageurs.

Le plan Galant : un plan ambitieux… de désinvestissement

Ensuite, il y a la révision des plans d’investissements 2013-2025. La proposition initiale du groupe SNCB s’élevait à 42,8 milliards. Cette première version avait été refusée par le ministre de tutelle du gouvernement précédent, Paul Magnette (PS). Selon une étude du département de la stratégie de la mobilité du gouvernement Wallon, « la première version du PPI (2012-2025) partait de la demande en transport pour définir les investissements en infrastructures nécessaires. Il demandait un investissement de 42,8 milliards. Cependant, les restrictions budgétaires (...) ont eu pour effet d’inverser la logique de cette méthodologie. (…) L’usager et ses besoins ne sont donc plus le point de départ du PPI. »1


[...]

La suite sur le site du PTB: Solidaire.

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 14:51
35 heures : deux employés et ouvriers sur trois veulent les garder

16 Sept. 2015, 06h38 | MAJ : 16 Sept. 2015, 07h40

Sur Le Parisien

 
Les Français restent attachés aux 35 heures, selon un sondage Viavoice pour Libération.
Les Français restent attachés aux 35 heures, selon un sondage Viavoice pour Libération. (LP/OLIVIER CORSAN)

Un peu plus de la moitié des Français (52%) veulent rester aux 35 heures. Selon un sondage Viavoice* dévoilé ce mercredi matin par Libération, 40% en revanche ne le souhaitent pas.


A gauche, la proportion des défenseurs des 35 heures est bien supérieure. Les électeurs de gauche sont en effet 72% à être favorables à leur maintien (cela monte à 81% chez les électeurs du Front de gauche). Un chiffre que les détracteurs d'Emmanuel Macron, qui avait eu des propos contre les 35 heures à l'université d'été du Medef fin août, ne manqueront pas de lui répéter.

Les employés-ouvriers sont plus nombreux (68%) que les cadres (53%) ou encore les artisans (22%) à se prononcer pour un maintien de ce temps de travail instauré par le gouvernement de Lionel Jospin.

Enfin, une autre question du sondage de Libération pourrait alerter le gouvernement, qui planche actuellement sur la réforme du droit du travail, inspiré notamment par la récente remise du rapport Combrexelle. Dans ce texte, il est conseillé de donner une plus grande place aux accords d'entreprise par rapport aux codes du travail. Or, 54% des électeurs de gauche seraient opposés à ce projet. Mais la question dévoile de fortes divisions au sein de la gauche. En effet, au Front de gauche (66%) et chez EELV (61%), les sympathisants sont très largement défavorables à cette idée, mais au PS, seuls 47% désapprouvent l'idée, quand 51% y sont favorables. La droite, elle, plébiscite très largement cette éventualité (67%).

Récemment, dans un sondage CSA pour Les Echos, 71% des Français se disaient prêts à ce que les entreprise fixent la durée du temps de travail aux moyens d'accords avec les salariés. A noter que dans ce même sondage, les Français se disaient prêts à un assouplissement du temps de travail.

* sondage Viavoice réalisé du 2 au 7 septembre en ligne, auprès de 998 personnes de 18 ans et plus.

 

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 14:32
Qui peut penser sérieusement que le salarié ne subit jamais de pression face à son employeur ?  La notion de "commun accord" est en contradiction totale avec le lien de subordination qui lie le salarié à son employeur.  Et les employeurs ont intérêt à multiplier ces supposées ruptures de contrat par "consentement mutuel" car le salarié ne peut pas saisir les Prudhommes en cas de "ruptures conventionnelles".  Quelle aubaine pour les patrons! AC

14 Sept. 2015, 19h03 | MAJ : 14 Sept. 2015

 

Le nombre de ruptures conventionnelles signées a explosé sur le mois de juillet, battant le record de l’été 2014

Le nombre de ruptures conventionnelles signées a explosé sur le mois de juillet, battant le record de l’été 2014 (AFP/PHILIPPE HUGUEN)

Le nombre de ruptures conventionnelles signées a explosé sur le mois de juillet : 33 211 ruptures de contrats (sur 35 984 demandes), selon les chiffres du Ministère du Travail publiées ce lundi. Un chiffre qui détrône le record précédent, soit 32 936 homologations (juillet 2014).
Ce système de rupture de CDI, mis en place en août 2008 par le gouvernement Fillon, connaît un succès croissant depuis son lancement.

 

Il permet à l'employeur et au salarié de rompre un CDI d'un commun accord. Le salarié concerné a ainsi accès à l'assurance chômage - ce qui n'est pas valable en cas de démission ou avec certains types de licenciements.

En 2009, quelque 15 899 consentements mensuels ont été signés en moyenne. Six ans plus tard - sur les sept premiers mois de 2015, la moyenne mensuelle s'élève à 28 471.

Une croissance qui s’est maintenue en dépit de l’entrée en vigueur, en juillet 2014, d'une nouvelle convention d'assurance chômage : les salariés touchant d'importantes indemnités de départ «supra-légales» en cas de rupture conventionnelle doivent désormais attendre jusqu'à 180 jours pour toucher leur allocation, au lieu de 75 jours auparavant.

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 13:37

Publié par Michel El Diablo

L’ALLEMAGNE et les MIGRANTS: un accueil pas désintéressé

L'Allemagne s'attend à recevoir 10 000 réfugiés venus de Hongrie via l'Autriche dimanche, un niveau jamais atteint en une seule journée, après en avoir accueilli 7 000 la veille, un chiffre légèrement révisé en baisse, selon la police fédérale. L’Allemagne, qui a assoupli ses règles d'accueil notamment pour les ressortissants syriens, reste la destination favorite des migrants, loin devant les autres pays européens.

Ils arrivent à la gare de Munich les yeux cernés, épuisés, mais soulagés. Originaire de la Syrie, du Pakistan, de l’Erythrée ou d’autres pays encore, ces migrants ont traversé la Méditerranée, la Turquie, la Grèce, la Serbie et la Hongrie pour rejoindre l’Allemagne. Certains ont des photos de la chancelière Angela Merkel dans leurs affaires. D’autres ont écrit le nom de leur destination finale en anglais sur des pancartes : « Germany », ce nouvel eldorado, ce pays dont l’économie tourne à plein régime et qui attire plus que d’autres les migrants en quête d’une nouvelle vie.

Environ 8 000 sont arrivés samedi en Bavière. Les autorités locales s’attendaient à en accueillir autant ce dimanche. La mairie de Munich a transformé une partie du parc d’exposition en centre d’accueil. « Nous sommes bien préparés à gérer cette situation. Depuis une semaine, nous nous sommes améliorés. Nous maîtrisons tous les problèmes logistiques. C’est digne d’une planification militaire. Tous les jours, nous avons des réunions de crise, même le week-end. Nous sommes préparés à accueillir 2000, 3 000 ou 5 000 personnes, sans problème », a ainsi assuré le maire de la ville, Dieter Reiter.

Un manque de main-d’œuvre criant

Mais la plupart des réfugiés ne resteront pas en Bavière. Ils seront acheminés en autocar dès aujourd'hui vers d’autres Länder. La répartition se fait selon un système de quota, en fonction de la richesse et de la densité de population de chaque région. « Je demande à tous les Länder de se montrer solidaires. Sinon, l’Allemagne ne pourra pas relever ce défi. Les réactions à l’étranger sont très positives. Les médias internationaux sont présents ici. Nous donnons une bonne image de l’Allemagne. Et cela fait du bien au pays », s’est encore réjoui Dieter Reiter.

Cet accueil n’est toutefois pas dénué d’intérêt. Car si les migrants voient l’Allemagne comme un nouvel eldorado, celle-ci voit en eux une solution à son manque de main-d’œuvre criant. Pays vieillissant, la première économie européenne manque de 140 000 ingénieurs et techniciens, tandis que l’artisanat, la santé, l'hôtellerie sont en permanence à la recherche de personnel.

Pour le président de la Fédération des industries allemandes, intégrer rapidement les migrants dans le marché du travail c'est les aider et c'est aider l'Allemagne. Les employeurs observent en effet avec intérêt que beaucoup de migrants sont jeunes et pour certains très qualifiés. Ils sont donc prêts à les accueillir dans les entreprises, surtout si certaines mesures sont prises par le gouvernement pour faciliter leur accès à l'emploi. La suppression de l'obligation de prouver qu'aucun Allemand ne convient pour un poste, par exemple, la garantie qu'un nouvel embauché ne sera pas expulsé du jour au lendemain, la reconnaissance rapide des diplômes étrangers, l’enregistrement des qualifications des migrants dès leur arrivée, ou encore le déblocage des financements nécessaires à l'apprentissage de l'allemand. La pratique de la langue reste en effet le principal obstacle à l'emploi des nouveaux arrivants.

 

SOURCE:

L'Allemagne et les migrants: un accueil pas désintéressé

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/l%E2%80%99allemagne-et-les-migra

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 00:23
Portrait des agriculteurs haut-normands - Entre tradition familiale et restructuration économique

Auteurs : Michel Delacroix (DRAAF), Christian Camesella, Catherine Sueur (Insee Haute-Normandie)

Résumé

La Haute-Normandie est une région de grandes cultures et d'élevage bovin, avec trois orientations productives principales : les grandes cultures, la polyculture-polyélevage et l'élevage laitier spécialisé. L'agriculture occupe les deux tiers du territoire haut-normand. Les espaces qui lui sont dédiés diminuent mais leur consommation est un peu moins forte qu'ailleurs. Souvent proche des villes, l'agriculture haut-normande n'a pourtant rien d'une agriculture " périurbaine " où les petites structures dominent. La taille des exploitations est même supérieure à la moyenne nationale. Les moyens de production se concentrent au rythme des restructurations. Les EARL se multiplient en lien avec la recherche d'une plus grande sécurisation des moyens de financement et du statut des actifs de la famille. La proportion d'agricultrices n'a pas varié depuis dix ans mais la participation des femmes est mieux reconnue. Les agricultrices s'installent tardivement, notamment en raison des transmissions d'activité entre époux au moment de la retraite. Le renouvellement des générations est difficile. Les trentenaires, peu nombreux, sont bien formés et présentent des profils de jeunes entrepreneurs à la tête de grandes exploitations. Leurs conjoints choisissent plus facilement de travailler à l'extérieur. Les conjointes d'agriculteurs sont davantage diplômées que les conjoints d'agricultrices et comptent une proportion de cadres assez importante. Les conjoints hommes sont souvent ouvriers ou artisans. La population agricole continue de diminuer. Certains aspects du modèle familial " traditionnel " perdurent : la vie en couple prédomine et la taille des ménages est plus importante qu'en moyenne. Les agriculteurs occupent aussi des logements un peu plus grands et plus anciens.

EXTRAITS.  Voir la totalité de l'article ici.

 

Une région de grandes cultures et d'élevage

Les différents systèmes agricoles haut-normands sont répartis sur le territoire en fonction des caractéristiques des sols et du climat.

Le Sud-Est de l'Eure : Des exploitations céréalières y produisent surtout du blé, de l'orge et du colza.

Un peu plus au nord, [...], lin, betteraves et pommes de terre complètent l'assolement dans des exploitations de grandes cultures diversifiées. Encore plus au nord, l'élevage, surtout des vaches laitières et souvent des bovins à viande, est associé aux grandes cultures dans les exploitations mixtes typiques du Roumois et du Pays de Caux.

À l'est et à l'ouest, sur les reliefs plus accidentés du Pays de Bray et du Pays d'Auge, les cultures perdent de l'importance, les exploitations sont spécialisées en élevage laitier ou mixte lait et viande.

Le maraîchage et l'horticulture, peu développés, sont concentrés dans la vallée de la Seine et autour des agglomérations. L'élevage hors-sol de porcs et de volailles, également peu important, est réparti sur tout le territoire.

[...]

 

Plus de la moitié des agriculteurs réside dans l'espace périurbain

La majorité des agriculteurs réside dans l'espace périurbain (55 %). [...] La proximité des grands pôles d'emploi tertiaire des aires urbaines favorise parfois le travail à l'extérieur, notamment pour les conjointes.

 

Un potentiel économique de 1,2 milliard d'euros

Confirmant les spécificités départementales, 70 % du colza et 60 % du blé de la région sont cultivés dans l'Eure ; 75 % du troupeau laitier et 65 % du troupeau allaitant haut-normand est élevé en Seine-Maritime. La valeur globale de la production agricole(1) régionale atteint 1,24 milliard d'euros en 2010, soit 2,4 % de la valeur de la production agricole en France métropolitaine. En 2009, elle contribue à hauteur de 1,2 % à la production de richesses en Haute-Normandie.

Selon leur potentiel économique, les exploitations sont classées en trois catégories : les " petites " dont le chiffre d'affaires potentiel n'excède pas 25 000 euros par an, soit l'équivalent d'une vingtaine d'hectares de blé ; les " moyennes ", dont le potentiel économique est compris entre 25 000 euros et 100 000 euros ; les " grandes " enfin dont le chiffre d'affaires moyen dépasse 100 000 euros. La Haute-Normandie compte ainsi 41 % de grandes exploitations, 20 % de moyennes et 39 % de petites.

Seules les " moyennes " et " grandes " peuvent être considérées comme des structures véritablement économiques. Elles assurent 98 % de la valeur de la production et exploitent 96 % de la surface agricole.

Les " petites " ont une vocation patrimoniale (entretien et valorisation de biens fonciers), elles jouent aussi un rôle social (revenu d'appoint, maintien en activité, loisir) et ont un impact sur l'environnement et les paysages. Les petits agriculteurs élèvent des moutons (1 sur 3), des bovins (1 sur 3), des chevaux (1 sur 5) ; ils valorisent 22 000 ha de prairies.


(1) Exprimé en produit brut standard (PBS). Le PBS correspond à la valeur de la production en 2010. Il est calculé en appliquant le rendement moyen et le prix moyen sur 5 ans des différents produits agricoles régionaux aux surfaces et aux effectifs animaux obtenus par le recensement.

 

Des exploitations moins nombreuses mais plus grandes

En 2010, la Haute- Normandie comptait 11 500 exploitations agricoles. En dix ans, 29 % des exploitations ont disparu, une baisse plus forte dans l'Eure (− 35 %) qu'en Seine-Maritime (− 24 %), et qui affecte surtout les petites et moyennes exploitations. Les grandes exploitations restent relativement stables en nombre.

La surface agricole utilisée diminue nettement moins vite que le nombre d'exploitations, elles sont donc de plus en plus grandes en taille. En moyenne, la superficie des " grandes " est passée en dix ans de 110 hectares à 135 hectares ; celles des moyennes de 45 ha à 50 ha ; quant aux " petites ", elles restent petites, 7 ha en moyenne. Si la surface des exploitations " petites " et " moyennes " est comparable à celle observée en France métropolitaine, les " grandes " sont nettement plus grandes, 29 ha de plus que la surface moyenne française.

Les grandes exploitations réalisent 86 % du produit agricole

Les grandes exploitations réalisent 86 % du produit agricole

Source : Agreste, Recensements agricoles 2000 et 2010

 

La forme sociétaire se développe

Le fait marquant des dix dernières années est le fort développement des formes sociétaires en agriculture. Le GAEC (groupement agricole d'exploitation en commun) a longtemps constitué la seule forme sociétaire agricole. D'autres formes juridiques sont venues compléter les possibilités de choix, et en particulier l'EARL (exploitation agricole à responsabilité limitée) qui a rencontré un grand succès auprès des agriculteurs, surtout depuis 2000.

En 2010, plus de la moitié des exploitations dans les catégories " moyennes " et " grandes " sont constituées en société (3 800 sur 7 000).

[...]

Une recomposition de la main-d'œuvre agricole

En Haute-Normandie, 22 800 personnes (soit 3 % de l'emploi total en Haute-Normandie) travaillent régulièrement dans les 11 500 exploitations agricoles. En tenant compte du temps de travail réel et en intégrant la main-d'œuvre occasionnelle, l'ensemble représente l'équivalent de 15 100 emplois à temps complet(2).

La main-d'œuvre agricole est composée des exploitants agricoles, de leur conjoint et autres membres de la famille qui travaillent régulièrement dans les exploitations (population active familiale) et des salariés permanents (hors famille). L'ensemble constitue la main-d'œuvre permanente(3). Elle est complétée par la main-d'œuvre occasionnelle (travailleurs saisonniers, stagiaires) et par les travaux réalisés par des entreprises prestataires de service.

Entre 2000 et 2010, la tendance générale est à la diminution du travail familial réalisé par les membres de la famille sans réel statut, compensée par une augmentation significative du travail réalisé par les exploitants eux-mêmes et par la main-d'œuvre salariée.

Les agriculteurs exploitants sont au total 14 100, parmi eux 9 500 dirigent une exploitation " moyenne " ou " grande ". Leur nombre a diminué de 23 % en dix ans, moins vite cependant que le nombre d'exploitations du fait du développement des sociétés. Ainsi, le nombre de conjoints coexploitants est passé de 350 à près de 900 en 10 ans. Cette évolution va dans le sens d'une meilleure reconnaissance du métier d'agriculteur. La part du travail réalisé par les exploitants a ainsi progressé de près de 3 points en 10 ans, ils assurent 62 % du travail agricole total.

Les membres de la famille actifs sur l'exploitation ont très fortement baissé et tout particulièrement les conjoints, moins 40 % en 10 ans. Ils sont 3 400 en 2010, les deux tiers sont des femmes. L'accès au statut de coexploitant explique en partie cette diminution ; l'autre raison est que les conjoints, et particulièrement les jeunes femmes, privilégient de plus en plus une activité professionnelle en dehors de l'exploitation. La part du travail agricole assuré par les membres de la famille, traditionnellement forte en agriculture, se réduit fortement, de 20 % en 2000 à 13 % en 2010.

En revanche, le nombre de salariés permanents a peu diminué (− 6 %), il a même augmenté en Seine-Maritime. Ils sont 3 800 en 2010, très majoritairement sur des postes d'ouvriers. Ils sont jeunes, 35 ans en moyenne et assurent 19 % du travail total, soit 3 points de plus qu'en 2000.


(2) Exprimé en unité de travail annuel. Une UTA correspond à une personne travaillant à temps complet toute l'année dans une exploitation agricole.

(3) La main-d'œuvre permanente correspond à toutes les personnes travaillant de manière régulière sur l'exploitation durant au moins 8 mois, quel que soit le temps de travail.

Tableau 2 : La population active agricole

Répartition du travail agricole par catégorie de main-d'œuvre

Unité : %

Répartition du travail agricole par catégorie de main-d'œuvre

Source : Agreste, Recensements agricoles 2000 et 2010

 

Les jeunes agriculteurs parmi les actifs les mieux formés

La proportion de bacheliers chez les agriculteurs de moins de 40 ans atteint 80 %, parmi eux, 37 % ont suivi des études supérieures. En 10 ans, la proportion de bacheliers dans cette tranche d'âge a été multipliée par deux.

[...]

80 % des agriculteurs de moins de 40 ans au niveau bac

Unité : %

80 % des agriculteurs de moins de 40 ans au niveau bac

Source : Agreste, Recensements agricoles 2000 et 2010

 

Un renouvellement des générations difficile

L'âge moyen des agriculteurs est de 52 ans. IIs sont plus jeunes dans les exploitations " moyennes " et " grandes " (48 ans en moyenne), que dans les " petites " (59 ans). La pyramide des âges montre des signes de vieillissement. Le renouvellement des exploitations est donc problématique. Pour 100 agriculteurs de plus de 50 ans, on ne compte que 7 exploitants de moins de trente ans. La proportion est un peu plus élevée dans les exploitations " moyennes " et " grandes " (11 %), par contre elle est extrêmement faible dans les " petites " (3 %). Il faut cependant relativiser, les jeunes s'installent à 28 ans en moyenne, un âge qui n'a cessé de reculer depuis 40 ans (en 1980, ils s'installaient à 24 ans). Du côté des femmes, la pyramide présente un aspect concave qui témoigne d'installations plus tardives que pour les hommes, du fait des successions entre époux au moment de la retraite, et aussi du fait des changements de statut de conjointe à coexploitante.

[...]

Un métier à temps plein dans les grandes exploitations, une activité d'appoint dans les petites

Dans les exploitations " moyennes " et " grandes ", 90 % des agriculteurs exercent ce métier à titre principal, ils ne sont que 10 % à l'exercer comme activité secondaire, mais 4 % d'entre eux sont aussi agriculteur à titre principal sur une autre exploitation. [...]

Dans les " petites " exploitations, la situation est très différente. La majorité des exploitants sont des retraités (43 %, dont 20 % sont d'anciens exploitants) et des pluriactifs (37 %). Ces derniers sont employés (15 %), commerçants ou artisans (6 %), ouvriers (5 %), salariés agricole (5 %). Moins d'un exploitant sur cinq déclare n'exercer aucune autre activité. Pour ces petits exploitants, le temps partiel est la règle, 70 % d'entre eux consacrent moins de un quart de leur temps à leur exploitation.

[...]

Moins de propriétaires comparé aux agriculteurs de France métropolitaine

Comme dans les autres régions, la part de propriétaires chez les agriculteurs est supérieure à celle de l'ensemble des actifs. Cependant, les agriculteurs haut-normands sont moins souvent propriétaires de leur logement qu'ailleurs, comme l'ensemble des ménages.[...]

 

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