Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 13:58

Sur Normandie actu.  Extraits

Mercredi 26 août 2015, les chiffres du chômage du mois de juillet 2015 sont tombés. La Basse-Normandie enregistre une baisse de 0,4%. La hausse se poursuit en Haute-Normandie.

Mise à jour : 26/08/2015 à 19:43 par Solène Bertrand

 
 

Image-32.png

La Basse-Normandie a enregistré une baisse de 0,4% de demandeurs d'emploi en catégorie A.

[...]« Depuis sa nomination en avril 2014, François Rebsamen n’a connu que deux baisses mensuelles, la dernière remontant à janvier. En 16 mois, plus de 200 000 personnes supplémentaires ont poussé la porte d’une agence pour l’emploi. En juin 2015, les listes de l’opérateur recensaient 3,55 millions de chômeurs en métropole, 3,82 millions en incluant l’outre-mer », rappelait Le Point.
[...] En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A diminue de 0,1% par rapport à fin juin 2015 (+3,9% en un an) : 3 551 600 personnes sont inscrites en catégorie A.

[...]« La tendance est à la hausse, en revanche, si on inclut les catégories B et C », souligne Libération. Même observation en Normandie.

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A s’établit à 69 872 en Basse-Normandie, fin juillet 2015. Ce nombre diminue de 0,4% (-276) par rapport à la fin juin 2015 (+2,1% sur un an). Fin juillet 2015, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A s’établit à 106 017 en Haute-Normandie. Ce nombre augmente de 0,2 % par rapport à la fin juin 2015 (soit + 176).

+0,2% en Haute-Normandie

S’agissant de la catégorie A, par département, le nombre de demandeurs d’emploi diminue en juillet 2015 par rapport à la fin juin 2015 de 0,4 % dans l’Eure et augmente de 0,4 % en Seine-Maritime. En Haute-Normandie, le nombre de demandeurs d’emploi de catégories B et C s’établit à 61 479 fin juillet 2015. Ce nombre augmente de 0,2 % (soit + 104) par rapport à la fin juin 2015 (+ 7,2 % sur un an). En Haute-Normandie, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s’établit à 167 496, fin juillet 2015. Ce nombre augmente de 0,2 % (soit + 280).

-0,4% en Basse-Normandie

Par département, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A varie de -0,6% à -0,1% en juillet 2015 par rapport à fin juin 2015 [...]Ce nombre augmente de 1,0% (+437) en juillet (+12,9% sur un an). Le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B et C s’établit à 114 900 fin juillet 2015. Ce nombre augmente de 0,1% (+161) en juillet (+6,1% sur un an).

[...]
Solène Bertrand
journaliste à Le Havre Infos - Twitter

Commentaires d'AC : C'est le résultat d'une politique, de la politique du président socialiste et de la politique européenne.  Dans la circonscription de Guillaume Bachelay et Laurent Fabius par exemple l'emploi industriel est en berne : Petroplus, les papeteries de Chapelle Darblay et bien d'autres entreprises portuaires sont victimes des restructurations de grandes multinationales qui empochent les aides des collectivités territoriales et de l'Etat puis restructurent et vont investir ailleurs.  Après quelques promesses, quelques études consenties aux salariés le gouvernement socialiste et ses soutiens locaux s'inclinent devant la volonté des actionnaires qui crient : "Compétitivité!" et qui pensent "Dividendes !" Et Laurent Fabius et Guillaume Bachelay répètent après eux : " Compétitivité! " et ils participent à la mise en place des lois anti-sociales comme la loi Macron.  Car dans l'Union Européenne les gouvernements et les technocrates de Bruxelles ont décidé qu'on ne devait rien faire contre la "concurrence libre et non faussée" et les désastres sociaux qu'elle entraîne.

Partager cet article
Repost0
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 13:53
 

 

 

photo selon une étude portant sur 600 000 personnes, les horaires de travail à rallonge augmentent considérablement les risques de faire un accident vasculaire cérébrale. © joël le gall/ ouest-france

Selon une étude portant sur 600 000 personnes, les horaires de travail à rallonge augmentent considérablement les risques de faire un accident vasculaire cérébrale.© Joël LE GALL/ Ouest-France

Selon une étude portant sur 600 000 personnes, les horaires de travail à rallonge augmentent considérablement les risques de faire un accident vasculaire cérébrale.

En analysant les données fournies par des études portant sur 600 000 personnes originaires d'Europe, des États-Unis et d'Australie, des chercheurs ont découvert que travailler plus de 55 heures par semaine augmentait de 33 % le risque de faire un AVC et de 13 % celui de développer une maladie des coronaires (les artères nourricières du cœur) par rapport à un travail hebdomadaire de 35 à 40 heures. 

Ce résultat a été obtenu en suivant pendant 7 à 8 ans des hommes et des femmes qui n'avaient aucune maladie cardiovasculaire connue au début de l'étude. Il a été pondéré en tenant compte des autres facteurs de risques des maladies cardiovasculaires - tabagisme, consommation d'alcool ou sédentarité -, précise l'étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet.

Stress et horaires allongés

Ses auteurs relèvent que le risque d'AVC n'apparaît pas brutalement au-delà de 55 heures de travail hebdomadaires mais augmente parallèlement à la durée du travail : 10 % de plus chez les personnes travaillant entre 41 et 48 heures et 27 % de plus chez ceux travaillant entre 49 et 54 heures..

« Les professionnels de santé devraient être conscients du fait que de longs horaires de travail sont associés à un accroissement significatif du risque d'AVC et peut-être également de maladie coronaire » souligne le Pr Mika Kivimäki, professeur d'épidémiologie à l'University College de Londres et coordinateur de l'étude.

Le rôle joué par le stress dans plusieurs maladies cardiovasculaires dont les infarctus et les AVC a déjà fait l'objet de nombreuses études, contrairement aux horaires de travail qui n'avaient jusqu'à présent pas été étudiés avec autant de précision.

La France, en 9e position

Dans un commentaire joint à l'étude, le Dr Urban Janlert de l'université suédoise Umea rappelle pour sa part que parmi les membres de l'OCDE (Organisation pour la coopération économique et le développement), la Turquie a la plus grosse proportion de salariés travaillant plus de 50 heures hebdomadaires (43 %), alors que les Pays-Bas ont la proportion la plus faible, moins de 1 %.

Juste derrière la Turquie, on trouve le Mexique (28,8 %) et la Corée du Sud (27,1 %). La France arrive en 9e position (8,7 %) alors que l'Allemagne compte seulement 5,6 % d'employés réalisant plus de 50 heures de travail par semaine, selon des chiffres publiés en avril par l'OCDE.

Plutôt que de réduire les horaires de travail, ce qui risque d'être « difficile ou impossible » à mettre en œuvre, « la plupart d'entre nous pourrions réduire le temps passé assis, augmenter notre activité physique et améliorer notre alimentation » suggère de son côté le Dr Tim Chico, un consultant en cardiologie, non lié à l'étude.

Ouest-France  

Partager cet article
Repost0
7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 21:42

DU TRAVAIL POUR TOUS, UN EMPLOI POUR CHACUN
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 17 juin 2015.
  Toujours d'actualité.
 

Au moment où le chômage, en France, bat tous les records à cause des politiques menées par le Parti socialiste au gouvernement, l’Union européenne et l’euro, le M’PEP réaffirme qu’il est possible de supprimer le chômage et la précarité.
 
Imaginons une île déserte et fertile sur laquelle échouent 20 naufragés de tous âges. Naturellement, ceux qui en ont les capacités physiques et intellectuelles (c'est-à-dire, tous sauf les malades et les enfants) vont se mettre au travail pour répondre aux besoins de l'ensemble de la communauté. Certains iront moins vite que d'autres, mais pour autant on trouvera normal et souhaitable qu'ils contribuent comme les autres, à hauteur de leurs capacités. Ils le feront parce qu'ils constituent une communauté unie dans l'objectif de vivre sur un territoire limité et avec des ressources limitées. Si la force de travail augmente ou si des machines sont imaginées pour le rendre plus productifs, le raisonnement ne sera pas remis en question. On cherchera à occuper toutes les forces disponibles et on ne manquera pas d'idées pour les occuper utilement et au service du mieux-être général. Les productions seront réparties en fonction du travail fourni, ou selon les besoins ou le mérite de chacun, suivant les règles fixées par la communauté.
 
(…)
 

 

 

Partager cet article
Repost0
3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 13:16
Revue de presse de Lescrises.fr

"Devant l’augmentation croissante des chiffres du chômage, Pôle Emploi n’a pas les moyens de tout faire. Il lui faut sous-traiter une partie des demandeurs d’emploi, une possibilité dont dispose l’opérateur public depuis presque 10 ans maintenant. Chaque année, 250.000 demandeurs d’emploi sont accompagnés dans leur recherche d’emploi par des opérateurs privés. Un marché juteux de 250 millions d’€uros chaque année. Mais les contrôles de Pôle Emploi sont maigres … et les dérives nombreuses."

Source : France-Inter

Partager cet article
Repost0
9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 14:00

Illusions européennes !

 

publié le : 7 Juillet, 2015

On ne peut qu’être exaspéré par la servilité avec laquelle les journalistes et publicitaires, propriétaires exclusifs du discours à nos télévisions, épousent la moindre inflexion dictée par l’idéologie du capitalisme « européen » actuel. Ainsi, ces références à tout instant au « modèle allemand », à « l’exemple allemand », à « la technicité » et au sérieux allemands, comme aux plus beaux jours des propagandistes collabos de 1942.

C’est pourquoi il est rafraîchissant de constater que, de temps en temps, certains artistes font preuve de plus de lucidité que la majorité de leurs contemporains politiciens ou hommes de pouvoir. Ainsi, Gunther Grass, le futur prix Nobel allemand de littérature, qui était pourtant social-démocrate affirmé, et fort loin de toute sympathie communiste. En 1990, lors de « l’unification » des deux Allemagnes, ou plutôt lors de l’absorption (« l’anschluss ») de la RDA socialiste par la RFA, il n’a cessé de dénoncer cette conquête économique et politique par le capitalisme occidental, au mépris des intérêts et des illusions des salariés de l’Est, « couillonnés ». Mais ses propos vont plus loin, sont prémonitoires et curieusement actuels, vingt-cinq ans après, quand il décrit « la nouvelle outrecuidance » (allemande), « nous sommes le moteur de l’Europe », « nous sommes le trésorier de l’UE », « nous devons trouver notre rôle de grande puissance », (reste encore non dit : « maintenant nous avons enfin gagné la première et la deuxième guerre mondiale »). « Ici, au Portugal, on ne peut pas ne pas voir clairement quelle force dévastatrice émane de l’UE, c'est-à-dire de la centrale de Bruxelles. Des sommes astronomiques sont déversées pour construire des routes. Cela s’appelle « aide structurelle », mais cela cisaille des structures issues d’une évolution naturelle, cela détruit une agriculture qui n’existe de toute façon qu’à la marge, cela rejette encore plus loin à la marge, par rapport aux normes de l’UE, la pays et les gens, cela fait passer ce boom immobilier improductif pour de l’économie florissante, cela chasse les produits portugais (remplacés par des produits espagnols ), et cela pourrait enseigner aux lointains Polonais ce qui les attend, dès que l’Europe de l’Ouest, sous forme de l’UE, s’emparera de leur faiblesse » (D’une Allemagne à l’autre, journal, 22/10/1990).

Remplacez le nom de Portugal, où Gunther Grass résidait alors, par ceux de la Grèce, l’Espagne, la France : le réquisitoire est sans appel contre l’Union européenne, incarnation du capitalisme transnational, dirigé en Europe par celui d’Allemagne, est très réaliste pour la génération écoulée, avec le grand frère de Wall Street en arrière plan.

Mais la sortie de ce carcan (UE, euro, OTAN et leur logique capitaliste) ne se fera pas sans de puissants mouvements populaires. Il reste encore à les construire, en France, en Espagne, en Grèce ou ailleurs, débarrassés des billevesées illusoires sur une « autre Europe  sociale », « de gauche », qui entretiennent la passivité des exploités, et font un boulevard aux xénophobes d’extrême droite.

Francis Arzalier

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 10:11
samedi 4 juillet 2015
par  Charles Hoareau
, lu sur Rouge-Midi

 

Voilà encore des positions que les médias ne publient guère et qui pourtant montrent chacune à leur façon les enjeux du référendum grec. En particulier nous n’avons trouvé nulle part sur le Net le comparatif pourtant éclairant qu’a publié le PAME (Front syndical grec affilié à la FSM) et que nous reproduisons par une quasi exclusivité dont nous nous serions volontiers passés…mais peut-être avons-nous mal cherché ?!

Le camp du capital partout, y compris au-delà de l’Europe mobilise pour le OUI, c’est-à-dire pour l’acceptation des mesures préconisées par l’UE, la BCE et le FMI : ça c’est logique.

En face le camp progressiste mobilise pour le NON et le soutien au gouvernement de Syriza...et donc le soutien à ses propositions. A priori cela parait logique également. Quoique… la question est plus complexe qu’il n’y parait et nous verrons pourquoi.

Mais que disent les syndicats grecs ? Les positions sont loin d’être uniformes ce qui n’étonnera pas celles et ceux qui avaint lu en son temps l’article que Rouge Midi avait publié sur le syndicalisme en Grèce.

Il y a d’abord la position de la GSEE, soutenue par la CES (confédération européenne des syndicats, branche européenne de la CSI, confédération syndicale internationale) et dont nous publions ci-dessous le communiqué intégral qui a suscité des remous. [1]

LA CONFÉDÉRATION EUROPÉENNE DES SYNDICATS SOUTIENT SON SYNDICAT GREC QUI APPELLE A L’ANNULATION DU REFERENDUM
La Confédération européenne des syndicats (CES) soutient la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE) qui appelle au retrait du référendum.
Lors d’une réunion plénière de la Confédération générale des travailleurs grecs qui s’est tenue mercredi 1er juillet 2015, le syndicat grec déclare :
La Confédération générale des travailleurs grecs considère que la tenue d’un référendum est un droit constitutionnel inaliénable des citoyens grecs dans le contexte des traditions européennes.
Cependant, le processus lui-même du référendum actuel, ses délais, sa légalité et son contenu ont été banalisés dans un cadre de faux dilemmes et d’une trop grande vitesse, qui pourrait conduire à des situations incontrôlables et diviser la société grecque.
La Confédération, de manière non négociable, s’oppose à tous les types de mémorandums et à toutes leurs implications qui se font aux frais du monde du travail et du peuple grec, que ces mémorandums viennent des créditeurs ou du gouvernement.
Notre position est également non négociable en faveur de l’orientation européenne de notre pays, et la place de la Grèce dans l’Europe et l’eurozone.
La question posée au référendum est infondée et réduit imprudemment les choix en semant la discorde alimentée par des forces extrémistes à l’intérieur et à l’extérieur de la Grèce, conduisant notre pays vers des aventures tragiques.
Nous demandons ici et maintenant le retrait du référendum.
En tant que principal syndicat des travailleurs du secteur privé, nous envoyons un message clair dans toutes les directions :
- L’orientation européenne de notre pays n’est pas négociable.
- Nous disons oui à l’Europe des peuples et de la solidarité !
- Nous disons oui à la monnaie unique et à une Europe fédérale !
1er juillet 2015

Sans commentaire...

Le PAME (affiliée à la FSM) publie lui le comparatif suivant des propositions de la Troïka (UE, BCE, FMI) et du gouvernement Tsipras. En rouge et en gras les points d’accord entre le gouvernement grec et la Troïka en noir les points où subsistent quelques différences…que chacun appréciera.

Pas étonnant que dans ces conditions le PAME (texte intégral en document joint*) conclue :
Le NON au référendum sera interprété comme un OUI pour le mémorandum de SYRIZA
Nous rejetons les deux options
La classe ouvrière doit porter ses propres revendications
Allons voter avec nos propres revendications et non avec les « cartes truquées » des forces politiques pro-européennes.
Forces dans lesquelles il situe évidemment le gouvernement d’alliance Syriza-ANEL (droite nationaliste)

Dernier point. Si vous êtes de ceux qui vous dites mais alors que peut faire le gouvernement de Tsipras pour non seulement s’opposer au diktat du capitalisme international mais aussi (et surtout !) proposer une politique de réel progrès social pour le peuple de Grèce ?
Rien
Rien dans le cadre des règles actuelles de l’UE et les négociations en cours depuis son arrivée au pouvoir, ainsi que les abandons successifs le montrent bien.

La seule solution c’est de refuser de payer, sortir de l’euro et permettre ainsi au peuple de retrouver sa souveraineté.

 

*Merci à Véronique pour la traduction
En médaillon une manifestation à l’appel du PAME le 26 juin dernier...

 

[1] Entre autres, le M’PEP lance sur son site pour signature un appel en direction des syndicats français afin qu’ils protestent contre cette position de la CES.

Partager cet article
Repost0
4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 21:59
Sur Les Crises.fr

Sur le blog économique Macropolis, Nick Malkoutzis, rédacteur en chef adjoint du journal grec Kathimerini, communique deschiffres qui témoignent des ravages que la crise de la dette a occasionnés dans son pays.

Vu de l’extérieur, les quelques Athéniens décontractés qui dégustent leur tasse de café en terrasse, ou les îliens qui s’attardent à l’apéritif peinent à décrire les conséquences bien concrètes de cette crise pour l’homme de la rue. Et comme nous ne sommes pas confrontés à ce qui se passe dans les salons, bureaux, bâtiments d’usine et les hôpitaux, nous ne pouvons pas voir l’impact réel et dérangeant de la crise grecque. Les indicateurs suivants nous rappellent cependant comment ce pays de l’UE a été catapulté au siècle dernier:

✔ 34,6% de la population vit dans la pauvreté ou dans l’exclusion sociale, ou est susceptible d’y glisser (chiffres 2012).

✔ Depuis le début de la crise, le revenu disponible des ménages a chuté de 30%.

✔ 34,8% des ménages grecs ont des arriérés à l’égard de l’Etat, des banques, de la sécurité sociale ou d’autres services publics.

✔ Plus de 40% pensent qu’il ne seront pas en mesure de remplir leurs obligations financières cette année.

✔ Le Service public de fourniture d’électricité coupe l’approvisionnement électrique de près de 30.000 familles et entreprises chaque mois en raison de factures impayées.

✔ Depuis le début de la crise, le chômage a augmenté de 160%. Près de 3,5 millions d’employés travaillent pour soutenir 4,7 millions de chômeurs et d’inactifs.

✔ Les chômeurs reçoivent une indemnité de chômage de 360 euros pendant les 12 premiers mois de leur chômage. En conséquence, seulement 15% des 1,4 millions de chômeurs reçoivent des prestations. Les travailleurs indépendants (25% du nombre total de personnes actives) n’ont pas droit à ces prestations.

✔ Les transferts sociaux devraient être réduits de 18% cette année. Le budget de la santé a été réduit de 11,1% entre 2009 et 2011. Aucun pays de l’OCDE n’a réalisé une coupe aussi importante sur ce budget.

✔ La pension moyenne de base se monte à moins de 700 euros, et depuis 2010, elle a été réduite d’un quart. Il est prévu que ce montant soit encore réduit de moitié sur les prochaines années.

✔ Pour 48,6% des ménages, la pension est la principale source de revenus.

✔ Selon une étude de l’Université d’Athènes, 12,3% des Grecs souffrent de dépression clinique. Ils n’étaient que 3,3% en 2008.

✔ Environ 800 000 personnes vivent sans accès aux soins de santé et dans certaines régions, des organisations humanitaires telles que Médecins du Monde ont dû se substituer au système de santé national pour fournir des soins et des médicaments aux personnes les plus vulnérables.

✔ La réduction du nombre de seringues et de condoms disponibles pour les toxicomanes a provoqué une forte hausse des cas d’infection au VIH, les faisant passer de 15 en 2009 à 484 en 2012.

✔ Les chercheurs notent également une augmentation de 21% du nombre d’enfants mort-nés, qu’ils ont attribuée aux restrictions d’accès aux soins prénatals.

✔ La mortalité infantile a augmenté de 43% entre 2008 et 2010.

✔ Enfin, le taux de suicide est également en hausse, et alors qu’on en avait compté 400 en 2008, on a dénombré 500 cas de suicides en 2011.

Source : Audrey Duperron, pour Express.be, le 18 mars 2014.

Partager cet article
Repost0
2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 22:12

Cet article est reposté depuis CGT Dieppe.

Partager cet article
Repost0
2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 17:37

Mis en ligne le 30 Juin 2015

Prise de position du conseil municipal de Gonfreville l'Orcher à propos du secteur du raffinage à  l'initiative des élus communistes.  Elle ne respecte pas les règles européennes de la concurrence libre et non faussée.  Elle dit "nationalisation" du secteur pétrolier si Total s'obstine à liquider le secteur en France.  Nous la reproduisons sur notre blog.

Voici l'intervention de Jean-Paul Lecoq à propos de la raffinerie Total. 

Nous sommes prêts, à participer à une campagne pour une politique nationale du raffinage et pour la nationalisation des entreprises de ce secteur en France afin d'en garantir l'existence, condition de notre indépendance énergétique et de la sauvegarde des savoir-faire et des emplois liés.

AC

Pour une politique française du raffinage, les élus de Gonfreville l’Orcher sonnent la charge…

h-20-2277978-1287776924

Par un voeu présenté le 8 juin 2015 par les élus Communistes et Républicains, le Conseil Municipal de Gonfreville l'Orcher demande à l’Etat de prendre toutes ses responsabilités en définissant une politique nationale du raffinage basée sur les savoir-faire industriels et les capacités existantes en France, quitte, en l’absence de collaboration du secteur privé à cet objectif national, à prévoir par voie de nationalisation la création d’un secteur public du raffinage.

Dans le même voeu, les élus estimant qu’il est du devoir du groupe Total d’investir en France pour améliorer et pérenniser ses sites de raffinage et les emplois induits, ils lui demandent de prévoir les investissements nécessaires sur sur la Raffinerie de Normandie pour assurer la pérennité de l’appareil de raffinage servi par le savoir-faire de ses salariés.

Vœu présenté par les élus communistes et républicains

Conseil municipalde Gonfreville l’Orcher du 18 mai 2015


 

POUR UNE POLITIQUE PUBLIQUE DU RAFFINAGE EN FRANCE


 

En 5 ans, la France a perdu un tiers de ses raffineries, 2.500 emplois directs, 12.000 en comptant les emplois liés. La liste des fermetures de raffineries ne cesse de s'allonger : 2009 raffinerie de Dunkerque, 2010 Petroplus à Reichstet (Bas Rhin), 2012 Petroplus à Petit Couronne (Seine Maritime), 2014 LyondellBasell à Berre (Bouches-du-Rhône), sans oublier la raffinerie de Normandie àGonfreville l’Orcher qui a réduit de 40% son raffinage avec l’arrêt de la distillation 9 en 2010 etcelui d’une unité de fabrication d’huiles. A Port-Jérôme, Esso se refuse de réaliser les investissements qui permettraient d’assurer l’avenir de sa raffinerie.

Ce mouvement particulièrement inquiétant de forte diminution de la capacité de raffinage de la France, pour l’économie, pour l’emploi, pour l’indépendance nationale en matière d’approvisionnement énergétique, se trouve aggravé par la politique et les décisions du groupe Total qui annonce la suppression de 2.000 emplois d'ici la fin de l'année, l’arrêt de son activité de raffinage à La Mède (Bouches-du-Rhône) d'ici fin 2016 entrainant la perte de 180 emplois (sur 480 actuellement) et environ 700 emplois indirects.

Ici à Gonfreville-l’Orcher, Total se voit contraint de rembourser une aide publique attribuée par la CODAH pour n’avoir pas respecté ses engagements en matière de création d’emplois. Les seuls investissements annoncés (400 millions d’€ en 2015) sont au service de la réduction du raffinage pour le remplacer par une production de biocarburants, véritable aberration écologique et humanitaire.

Tout semble ainsi mis en œuvre par Total pour procéder au ravitaillement du pays en produits raffinés depuis ses raffineries du Qatar et d’Arabie-Saoudite. Cette délocalisation progressive de ses productions dans des pays à faible coût de main d’œuvre et aux normes environnementales bien moins contraignantes, voire inexistantes où les droits de l’homme ne sont pas respectés, les droits des femmes sont ignorés et les conditions de travail des salariés proches de l’esclavage, s’explique uniquement par la volonté du groupe Total de dégager toujours plus de profits et de rentabilité pour ses actionnaires.

A terme, la menace est clairement de voir disparaître les raffineries de France et le gouvernement qui reste muet sur la politique qu’il entend conduire dans ce domaine important de l’économie et de l’industrie,laisse faire. La France importe aujourd’hui plus de 40 millions de tonnes par an de produits raffinés alors qu’elle dispose des infrastructures pour en exporter !

Visiblement ce n’est plus l’Etat qui détermine la politique pétrolière de la France mais Total en fonction des intérêts de ses actionnaires.

Total, 1er groupe pétrolier français, 4èmemondial dégage un chiffre d'affaire de 180 milliards d'euros, fait 10 milliards de profits, distribue 5 milliards de dividendes à ses actionnairesmaisne paient pas d'impôts en France hors impôts locaux.  Il supprime des emplois après avoir bénéficié de 200 millions d’aides publiques à travers le CICE et le Crédit Impôt Recherche, dispositifs d’aide aux entreprises créés par le gouvernement. Il réalise ses investissements à l’étranger et plus en France.

C’est pourquoi :

Considérant l’importance pour l’économie locale et le budget communal, celui de l’agglomération havraise, de la Raffinerie de Normandie dont la fermeture entrainerait des conséquences dramatiques sur l’emploi, l’activité industrialo portuaire du Havre et la capacité de la Ville de Gonfreville-l’Orcher de répondre aux besoins de ses habitants,

Considérant le niveau de son chiffre d’affaires, de ses bénéfices, de la rémunération de ses actionnaires,

Considérant les différentes aides publiques reçues massivement de la nation pour soutenir son activité et rappelées très partiellement dans ce texte,

Considérant notamment le soutien constant qu’il reçoit de l’Etat, en particulier sur le plan diplomatique, pour favoriser son activité à l’étranger,

Les élus de Gonfreville-l’Orcher estiment que le devoir du groupe Total est d’investir en France pour améliorer et pérenniser ses sites de raffinage et les emplois induits. Ils lui demandent de prévoir les investissements nécessaires sur la Raffinerie de Normandie pour assurer la pérennité de l’appareil de raffinage servi par le savoir-faire de ses salariés.

Par ailleurs,

Considérant l’importance pour l’économie, l’emploi et la souveraineté nationale de posséder sur son sol des raffineries nécessaires,

Considérant que la France ne doit pas devenir dépendante en matière de produits finis et énergétiques ce qui représenterait une faute politique grave pour les gouvernements successifs qui contribuent par leur complicité ou leur passivité au mouvement de diminution de la capacité de raffinage en France rappelé dans le texte,

Considérant que les questions liées à la production énergétique demeurent d’intérêt public notamment parce qu’en découlent la manière dont chaque foyer peut s’approvisionner et des coûts pour lui de ces approvisionnements,

Les élus de Gonfreville-l’Orcher demandent à l’Etat de prendre toutes ses responsabilités en définissant une politique nationale du raffinage basée sur les savoirs faires industriels et les capacités existantes en France, quitte, en l’absence de collaboration du secteur privé à cet objectif national, à prévoir par voie de nationalisation la création d’un secteur public du raffinage.

Les élus de Gonfreville l’Orcher s’engagent à soutenir toutes les luttes qui seront menées pour la sauvegarde et la pérennisation des sites de raffinage.


 


 

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 14:50
Grèce : Déclaration de l'UD-CGT de Seine-Maritime
Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents