Emma Arbuthnot est la juge en chef qui, à Londres, a instruit le procès pour l’extradition de Julian Assange aux USA, où l’attend une condamnation à 175 ans de prison pour “espionnage”, c’est-à-dire pour avoir publié, en tant que journaliste d’investigation, des preuves des crimes de guerre étasuniens, parmi lesquels des vidéos sur les massacres de civils en Irak et Afghanistan.
Au procès, confié à la juge Vanessa Baraitser, toute requête de la défense a été rejetée.
En 2018, après qu’est tombée l’accusation de violence sexuelle, de la part de la Suède, la juge Arbuthnot a refusé d’annuler le mandat d’arrêt, de sorte qu’Assange ne puisse pas obtenir asile en Équateur. Arbuthnot a rejeté les conclusions du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire d’Assange. Non écoutées non plus celles du responsable ONU contre la torture : “Assange, détenu dans des conditions extrêmes d’isolement non justifiées, présente les symptômes typiques d’une exposition prolongée à la torture psychologique”. [...]
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