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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 13:54

portugal-carte

 

Les élections locales (autarquicas) de ce 29 septembre 2013 ont vu une défaite historique de la droite, maître d'œuvre de l'austérité. Si le PS a profité de la situation pour gagner quelques mairies, il recule en voix. Les communistes de la CDU sortent grands gagnants du scrutin.


 

La droite représentée avant tout par le PSD (Parti social-démocrate) mais aussi le CDS-PP (Parti populaire) avaient exhorté les Portugais à ne pas «  nationaliser  » le scrutin. Peine perdue. Après les deux années de plans d’austérité, le gouvernement sort dramatiquement affaibli.

 

 

La droite subit sa pire défaite depuis 20 ans : 16,5% pour le PSD, 3,5% pour le CDS-PP – plus une dizaine de % pour les listes de divers droite (avec 7,5% pour les listes PSD-CDS). Soit un recul de plus de 10 points par rapport à 2009 et la perte de23mairies.



Les partis de droite ainsi que le PS (la « troika ») perdent sur ce scrutin près de 750 000 voix.

 

 

Les grosses ficelles des partis du consensus dominant PS-PSD pour garder la main : « indépendants », clientélisme, alliances tacites

 

Dans des bastions historiques de la droite, le PSD connaît des défaites historiques. Au nord, le PSD perd la deuxième ville du pays, Porto et Vila nova de Gaia. Dans le fief de Madère, et de son président corrompu Alberto Jardim, il perd 7 des 11 mairies.

 

 

Prévoyant sa débâcle, la droite a mobilisé toutes ses ressources : la carte du localisme, l'activation de ses réseaux clientélistes, mais aussi la dissimulation de ces candidats derrière les étiquettes d' «  indépendants  » : comme Marco Almeida battu de peu à Sintra, Rui Moreira vainqueur à Porto.

 

 

Rui Moreira, présenté comme le candidat « anti-parti » (son slogan, le populiste quasi footballistique : « Notre parti, c’est Porto »), des citoyens à Porto a pourtant été soutenu par le CDS-PP et épaulé par une série d’anciens responsables locaux du PSD.

 

 

Lui-même grand industriel du secteur immobilier, président de la Chambre de commerce de Porto,il est impliqué dans les opérations de réhabilitation, de fait d’expulsions des populations pauvres, du centre-ville de Porto. Moreira a représenté une alternative populiste de droite au candidat du PSD, Luis Filipe Menenzens, plongé dans une série de scandales.

 

 

Le vainqueur attendu est le Parti socialiste. Il remporte 150 mairies et renforce son hégémonie dans des régions-clés, comme à Lisbonne, et récupère des villes majeures comme Coimbra. Le secrétaire-général du PS n’a pas hésité à parler de la plus grande victoire de l’histoire du scrutin.

 

 

Sur une corde raide, le PS a capitalisé sur le rejet global du gouvernement de droite, feignant l’indignation tardive quant au budget 2014 tout en se revendiquant après le scrutin d’une « opposition constructive » au gouvernement.

 

 

Il a également utilisé à plein ses réseaux clientélistes locaux, tout en profitant des reports de voix habituels des électeurs conservateurs dans les duels attendus au sud avec les candidats communistes.

 

 

Le Parti communiste : troisième force politique du pays, en progression nationale et locale

 

 

En dépit de ces manœuvres, le seul parti à réellement progresser, tant en voix qu'en nombre de majorités conquises, c'est le Parti Communiste, rassemblé dans la Coalition CDU (Convergence Démocratique Unitaire).

 

 

Le PCP-CDU obtient 11,1% pour les Chambres municipales (exécutif) et 12% aux Assemblées municipales (législatif), une progression de 1,3 points par rapport à 2009 : des résultats inédits aux élections locales sur ces vingt dernières années.

 

Si le PCP s'installe plus que jamais comme la troisième force politique du pays et surtout la seule alternative au consensus dominant PS-droite, les résultats au niveau local sont encore plus impressionnants.

 

On note d'une part une progression encourageante dans les régions qui ne sont pourtant pas ses bastions, ce dans tout le pays : 7% dans la région de Porto au nord (4% en 2009), 7,5% à Coimbra au centre (5,5% en 2009) ou encore 11,7% à Faro, à l’extrême-sud (6% en 2009).

 

 

Dans les régions « rouges » du Sud, les communistes font le plein : 14,1% à Santarem, 15,8% dans la région métropolitaine de Lisbonne, 17,2 % à Portalegre, 38,6% à Beja, 38,5% à Évora (première place devant le PS) et 42% dans la région de Setúbal – la 3 ème du pays – avec majorité absolue à l'Exécutif régional.

 

 

A l'échelle des communes, le PCP récupère 10 mairies dont les deux capitales de district Beja et Evora, tout en récupérant la majorité absolue dans les deux plus importantes mairies communistes, Setubal et Almada, la 10ème ville du pays dans la banlieue de Setúbal.

 

 

Huit autres communes ont été conquises, parmi lesquelles Loures, 6 ème ville du pays située dans la banlieue de Lisbonne ou encore la mythique Grândola, la ville d’Alentejo dont fut tirée la chanson de Zeca Afonso « Grândola, vila morena », hymne de la Révolution d’avril.

 

 

En termes d’élus locaux, le PCP passe de 174 à 213 élus dans les exécutifs municipaux, et de 655 à 746 dans les Conseils municipaux. Les communistes dirigeront 34 mairies sur les 308 que compte le pays, soit une mairie portugaise sur neuf.

 

 

Après l’annonce des résultats, le secrétaire-général du PCP, Jerónimo de Sousa a annoncé les priorités futures du Parti, la lutte contre les politiques du capital, d'où qu'elles viennent :

 

« Les voix obtenues par la CDU sont un facteur de confiance et d’espoir, sur le fait qu’il est possible de tracer un autre chemin, un autre cap. Une impulsion à la lutte, à ce qu’elle peut ouvrir de perspectives et réalisation d’une politique alternative, une preuve qu’il revient aux travailleurs et au peuple dans leur action, leurs choix et leur vote de battre les partis des politiques de droite [NdT : le PCP intègre les PS dans les partis responsables des « politiques de droite »], de donner plus de force à la CDU pour réaliser une politique patriotique et de gauche.

 

 

Cet engagement local trouvera une continuité dès demain dans la lutte quotidienne – avec la grande action de lutte nationale « Marche pour Avril : contre l’exploitation et la paupérisation » déjà convoquée par la CGTP pour le 19 octobre ».

 

 

Le « Bloc de gauche » en voie de disparition

 

Au-delà de l’affaissement des partis du consensus dominant PS-PSD, de la progression des communistes, le dernier enseignement du scrutin, c’est la quasi-disparition électorale du « Bloc de gauche ».

 

 

La formation dite de « gauche radicale » (issue de courants maoistes, trotskistes, ex-socialdémocrates, refondateurs …), soutenue par le PGE contre le Parti communiste passe de 3 à 2,4% aux exécutifs municipaux, de 4 à 3% aux Conseils municipaux.

 

 

Elle ne garde plus que 8 élus aux exécutifs et 100 dans les Assemblées, des chiffres qui supportent mal la comparaison avec ceux obtenus par les communistes, respectivement 213 et 747

 

 

Le Bloc de gauche subit électoralement la conséquence de l’incohérence de son discours pendant la campagne, reflet de son alignement fondamental sur le consensus dominant.

 

 

Ainsi, pendant la campagne, le Bloc a alterné entre des mains tendues au PS pour des alliances électorales locales et nationales, avant de dénoncer … l’intransigeance du PS (et non la politique d’austérité dont il est complice !).

 

 

Ironie de l’histoire, c’est le PS qui a enlevé au Bloc sa seule mairie, Salvaterra do Magos, dans le Ribatejo. Autre symbole frappant, l’absence du moindre élu du Bloc de gauche à l’exécutif dans un de ses fiefs, la région de Lisbonne où se présentait son secrétaire-général João Semedo … le dernier élu récupéré par le PCP.

 

 

Sur un autre point majeur, le « Bloc de gauche » s’est encore gardé de tout positionnement de rupture, tant avec l’Euro qu’avec l’Union européenne, là où le PCP maintient son discours de rupture avec l’intégration européenne, ouvrant même la question de la sortie de la monnaie unique.

 

 

Un gouvernement de droite plus affaibli que jamais et un Parti Socialiste empêtré dans les contradictions de son double discours, déterminés à appliquer par alternance les diktats de la « Troika », désirée par le patronat portugais comme européen :

 

 

Plus que jamais la seule alternative est le Parti Communiste, plus fort sur les territoires locaux, plus fort dans les luttes pour faire triompher une alternative au consensus dominant, capitaliste et européiste.

Article AC

Source: 

 http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 17:43

 

Voici des extraits du blog de La Canaille qui soulignent de façon éloquente le cynisme des groupes Castorama et Leroy -Merlin.  Que La Canaille soit ici remerciée.



La Canaille nous livre d’abord sa version  de la pétition que des salariés des dits magasins font signer :


«  Par une décision inique Leroy Merlin et Castorama viennent de voir supprimer leur persistance à imposer d'ouvrir ses magasins le dimanche au prétexte fallacieux que les dispositions légales du code du travail et même ses dérogations avaient été allègrement violées.
Nous, salariés habitués à travailler le dimanche pour compenser le laminage de notre pouvoir d'achat par le pouvoir et le Medef dont notre patron est un fidèle cotisant occupons le parking du centre-ville pour exiger que nos patrons puissent impunément nous faire bosser selon le rythme que ses profits décident.
Une pétition est à votre disposition pour stigmatiser l'inspection du travail et les tribunaux à l'origine de cette décision. »


Qui sont donc ces malheureux commerçants empêchés d’exploiter leurs salariés le dimanche en plus du reste de la semaine ?  La Canaille nous le révèle :


«  Castorama appartient au groupe Kingfisher (qui possède aussi "Brico dépôt" et nous dit Wikipédia Darty et But), 10,3 milliards d'unités monétaires post maastrichtienne environ de Chiffre d'affaire et 211.5 millions de la même unité comme résultat net (bénef après impôts) le nounours du tournevis est fiscalement domicilié à Paddington (Londres) il est premier groupe dans le genre en France devant ADEO qui comme c'est bizarre regroupe Leroy Merlin, Weldom, Bricocenter et quelques autres).

Notre petite quincaillerie de Ch'nord ( Leroy Merlin ) appartient à la famille Mulliez (85% environ, CA France 2012 : 5,5 milliards d'euros) dont les vertus patronales historiques encouragent à aller à la messe le dimanche ...pour ceux qui ne parcourent pas les gondoles pour les garnir ou venir acheter. (au fait , les Mulliez pour qui l'aurait oublié, c'est aussi Auchan • Alcampo • Simply Market • Maximarché • Prixbas • Chronodrive • Auchan Drive • Rik & Rok • Immochan • Alinéa • GrosBill • Banque Accord (Oney) Décathlon • Koodza • Cabesto • et les marques : Quechua, Tribord, Boulanger • Electro Depot Norauto • Auto5 • Midas • Maxauto • Synchro Diffusion • Center Cash Flunch • Pizza Paï • Les 3 Brasseurs Saint-Maclou • (en) Allied Carpets • (de) Home Market • Kalico Kiabi • Phildar • Cultura, Milonga • Pimkie Atac • Kiloutou etc. Regardez la majesté du tiroir-caisse qui tente de se cacher derrière le tournevis. »


La Canaille nous décrit ensuite le gouvernement socialiste face à ces patrons qui se feront bientôt passer pour des bienfaiteurs du petit bricoleur et des salariés mal payés la semaine mais « grassement » rétribués le week-end. Et pensez donc à ces malheureux étudiants à qui il vient en aide en les faisant œuvrer le week-end.  Il est vrai que ces emplois étudiants ne lui reviennent pas trop cher en cotisations sociales.  Ainsi ces derniers, s’ils se retrouvent au chômage ne pourront prétendre à l’allocation chômage car pour les étudiants, le patron ne paie pas de cotisations chômage …


« Nos joyeux duettistes ont donc décidé de s'affranchir des lois de la République. De ce que nous apprend la presse, la réponse du gouvernement a été fulgurante et magistrale de fermeté :

Jean-Marc Ayrault a convoqué «les ministres concernés pour faire évoluer les choses, [car] à l'évidence le statu quo n'est pas tenable»,a ainsi déclaré la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, hier sur France 5. «Il y a des salariés qui ont envie de travailler dimanche, des gens qui ont envie de faire leurs courses le dimanche.»

Dans son article, Libé lève un coin du voile :

«Si je ne bosse pas deux ou trois dimanches par mois, ma paye ne couvre pas mon loyer. Arrêtons de dire que c'est le patron qui nous oblige à travailler ! Chez Casto, il n'y a que des volontaires», martèle Roberto, caissier.

Donc pour que Castorama fasse ses 211.5 millions d'euro de profit net il faut que Roberto travaille deux ou trois dimanches où il fabrique la rente de monsieur Kingfisher et compense le fait que les salaires sont bloqués voir en diminution pour les salariés.

Mais nous avons la chance d'avoir un gouvernement Solfélyséen qui prend les problèmes à bras le corps :

En revanche, dans un entretien au Journal du dimanche, la ministre du Commerce et de l'Artisanat, Sylvia Pinel, a, elle, entrouvert une porte : elle souhaite «organiser des réunions pour écouter et dialoguer avec les professionnels», une concertation dont elle espère qu'elle permettra «d'avancer sur la question». Au PS, Bruno Le Roux, chef de file des députés socialistes, estimait hier qu'il fallait offrir «la possibilité» de travailler le dimanche aux salariés qui le souhaitent. Et d'annoncer qu'il allait proposer aux syndicats une concertation, pour «arriver à des avancées significatives avant la fin de l'année ».

Le "en revanche" du journaliste est savoureux : le PS aurait-il une revanche à prendre sur les revendications populaires ? Serait-ce pour cela aussi qu'il mène une politique de droite au service maintenant affirmé et revendiqué de tout ce qui fait la galaxie du capital ? On n'ose l'imaginer.

Histoire d'enfoncer le clou, l'incontournable haut parleur de radio-Matignon  a bien précisé les choses :

Il sera rapidement organisé "une réunion pour faire un état des lieux et puis s'ouvrira une discussion avec les organisations syndicales, patronales, les branches", a expliqué la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. Aujourd'hui, il s'agit de poser ces sujets à plat, de définir un régime de dérogation", a-t-elle précisé, ajoutant que cette clarification ne passerait pas "nécessairement par une loi".

Imaginez donc une réunion pour organiser un régime dérogatoire sans passer par une loi pour confisquer les profits et les capitaux barrant à l'étranger les paradis fiscaux ou une décision d'augmenter le SMIC et supprimer la CSG selon les mêmes modalités. »

Et La Canaille conclut :

« Pourquoi est-ce possible pour les premiers et inenvisageable pour les seconds ?

Comment ? Quoi que vous dites au fond ? Parlez plus fort, on entend mal d'ici. Ils ne veulent pas ? Bon, alors c'est qu'ils ne sont pas socialistes dites-vous ? 
 
Le jour où le monde du travail aura compris cela, l'émancipation du genre humain aura fait le grand pas indispensable pour quitter le champ clos de leurs trahisons et enjamber la crevasse au fond de laquelle l'attendent la droite et ses extrêmes. »

Nous partageons le point de vue de La Canaille.  Ils ne sont ni socialistes, ni de gauche.  Et il est dommage que la direction du PCF s'évertue encore à le faire croire aux travailleurs.  Qu'il y ait encore au PS des militants désireux de construire une société socialiste, nous l'espérons.  Mais ils ont choisi un parti qui détruit tous leurs espoirs et  satisfait dans tous les domaines les exigences des multinationales au détriment des intérêts des salariés et des familles les plus modestes.

 

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 09:45

Ceux qui sont le plus favorables au travail le dimanche, ce sont en général ceux qui sont le moins exposés à cette contrainte. Les 15/19 ans et les 60/69 ans se disent d’accord pour travailler le dimanche, alors que les 35/44 ans ne sont que 17%. Enfin politiquement ce sont les partisans du FN qui sont le plus favorables au travail du dimanche.

 

 

Déjà dans la grande distribution, sur les 11 jours fériés il n’en reste que trois : le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier. Le 11 novembre par exemple, des caissières viennent travailler trois heures pour 12,80 euros de plus. Et lorsqu’elles prennent leur jour de repos en semaine, ce n’est pas à elles de le choisir, mais à leur patron. Car le salarié ne décide de rien, les gens pensent que les salariés sont volontaires, mais comment ne pas être volontaire quand on travaille avec des contrats à temps partiel, et que l’on est précaire.

 

Il faut se battre contre l’ouverture du dimanche, car bientôt on nous dira que 5 semaines de congés c’est trop. Si tout le monde travaille le dimanche à quand les retrouvailles familiales? Qui gardera vos enfants lorsque vous aussi vous travaillerez le dimanche ? Il faut éviter que le travail dominical dans les magasins ne fasse tache d’huile dans d’autres secteurs d’activités, comme les banques, les garagistes, les magasins de bricolage ou les administrations. Peu à peu tous les secteurs commerciaux et industriels, le bâtiment, les usines et les transports routiers n’auront plus de jours de repos définis. Le dimanche sera un jour comme un autre et sera payé comme un autre jour.

 

Pour gagner plus il ne faut pas travailler plus, il faut simplement gagner plus. Et pour cela il faut se battre pour des augmentations de salaire, et pas pour travailler le dimanche. De toute façon comme chacun a un pouvoir d’achat limité, ce que vous dépensez le dimanche, vous ne le dépenserez pas en semaine. Preuve en est que c’est plus un combat idéologique qu’économique : il faut casser le code du travail et le jour de repos obligatoire. Il faut être à la disposition du patronat !

 

 

80% de la richesse produite disparaît dans les poches des 10% des français les plus riches ! Les 10% dont Sarkozy défend les intérêts, et 90% des français dont nous faisons partie se partagent les 20% qu’ils nous laissent. Plus de la moitié des salariés gagnent moins de 1500 euros et ce n’est pas de travailler le dimanche qui changera les choses, bien au contraire !

 

 

Venir faire ses courses un dimanche, c’est se condamner à travailler soi même le dimanche à plus ou moins longue échéance. Et lorsque vous aussi vous travaillerez le dimanche, il faudra venir faire vos courses un autre jour. A ce moment là on proposera d’ouvrir les magasins la nuit, et peu à peu nous serons tous obligés de travailler 24h sur 24 et 7 jour sur 7 ! C’est votre liberté qu’ils sont en train de négocier ! Est-ce là le monde que vous voulez laisser à vos enfants ?

 

 

L’ouverture de magasins le dimanche est aussi une façon pernicieuse de vous emmener flâner et vous promener dans ces temples de la consommation. Aujourd’hui ce sont les employés des grandes surfaces qui travaillent, mais demain ce sera vous ! Je propose donc que ceux qui veulent les magasins ouverts le dimanche, travaillent dans ces magasins toute l’année, dimanche compris !

 

«Si seulement les hommes pensaient, tout changerait»…N.Chomsky

 

 

Source:


 http://2ccr.unblog.fr/

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 16:12

Nous reprenons ici un texte paru sur El Diablo.  Le consensus que les patrons des grands magasins ont réussi à créer autour de l'ouverture des magasins le dimanche révèle deux aspects de la lutte de classes en ce début du XXIème siècle :

-  La baisse relative des salaires dans la part des richesses créées a pour conséquence que les salariés du commerce qui font la richesse des grandes chaines du commerce ne parviennent plus à vivre avec les salaires versés, souvent équivalents au SMIC ou à peine supérieurs.  Ainsi le profit opérationnel de Castorama et Brico Dépôt a cru de 20% pour l'exercice 2011-2012.  Et le chiffres d'affaires de Leroy Merlin ( France) est passé de 2,5 milliards en 2001 à 5,5 milliards en 2012 ...  De quoi augmenter les salaires toute la semaine et tout le mois !


-  Le recul de la conscience de classe et l'aveuglement des autres salariés, usagers des magasins, qui plébiscitent le travail du dimanche sans voir les conséquences dramatiques que pourraient avoir l'extension de cette mesure à d'autres professions.  Les arguments fallacieux sur le prétendu "volontariat" devraient pourtant être médités par l'ensemble des salariés ... Quel salarié n'a pas vécu, directement ou indirectement, le rapport de force inégal instauré entre l'employé et le patron ou le petit chef ?  Les tribunaux des prudhommes doivent souvent arbitrer de tels abus de pouvoir.  Et les salariés qui n'osent pas se plaindre sont encore plus nombreux.  En témoignent l'accroissement spectaculaire de ruptures du travail conventionnelles auxquelles la pression patronale conduit de trop nombreux salariés.

 

De quoi méditer la célèbre phrase de Warren Buffet, milliardaire américain :
"Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n'avons jamais été aussi prospères. C'est une guerre de classes, et c'est ma classe qui est en train de gagner"

 

Action communiste

 


 

A propos du travail du dimanche...

travail-dimanche.jpgcliquez pour agrandir

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 15:48

BRN-Sept2013.jpgcliquez pour agrandir

Au menu du n°30, notamment...

Editorial : Dans la guerre contre la Syrie, François Hollande choisit la position la plus radicale. Pourquoi ?

 

Analyse : Angela Merkel remporte les élections allemandes, mais le Parti anti-euro réussit un score inattendu.

 

Infos : la santé économique de la zone euro ne s'améliore guère, les perspectives s'annoncent sombres

 

Analyse : Après la tension extrême qui a suivi l'attaque chimique non identifiée en Syrie, la Russie change la donne diplomatique

 

Entretien : Rainer Rupp éclaire les implications de l'espionnage réalisé par la NSA américaine

 

Commentaire : le nouveau patron du Medef voit exaucer ses voeux grâce à l'appui de la Commission européenne

 

Et les brèves...

Toutes les informations  sur BRN sont ici

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 07:22
Sources : Rapport complet de la DARES de 20 pages (et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias) : http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/p... 
Vrais chiffres chômage Aout 2013,
64 600 chômeurs de moins,
362 500 radiations, du jamais vu !

Chiffres invraisemblables, + 38,8% de radiations pour défaut d'actualisation ce mois d'aout, même pourcentage d'augmentation de 38.8% sur 12 derniers mois.

Soit 77 700 radiés de + que le mois précédent pour ce seul motif !! + d'une sortie sur 2 de chez pôle emploi.

362 500 radiations en tout, en 1 seul mois, du JAMAIS VU encore, depuis que j'écris mes articles sur les vrais chiffres du chômage.

132 600 offres d'emplois (majoritairement précaires) pour environ 9 500 000 chômeurs et travailleurs précaires et intermittents, y compris les invisibles (détails en bas de page)

Un seul mot : Scandaleux

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Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, Aout 2013 :
 
- Défauts d'Actualisation : 277 500, 52,8 % des sorties des listes. (+ 38,8% sur 1 an)
- Radiations Administratives (les punis) : 40 600, 7,7 % des sorties.

- Autres Cas (mystérieuse rubrique, les morts, suicidés, emprisonnés ?) : 44 400 et 8,4 % des sorties.
 
soit 362 500 radiés des listes (68,9 %) pour autres motifs que :
 
- Stages parking : 30 700, 5,8 % des sorties.

- Arrêts maladie, maternité etc : 36 600, 7% des sorties.
 
- Reprises d'emploi déclarées : 95 700, ne représentent que 18,2 % des sorties des listes de pôle emploi.
 
Demandeurs d'emploi par catégories :

A : 3 235 700 -1,5 % ( + 7,3 % sur 1 an )
B : 630 900 -2,6 % ( + 5,6 % sur 1 an ) travailleurs précaires - de 78 heures
C : 922 600 +0,5 % ( + 5,2 % sur 1 an ) travailleurs précaires + de 78 heures
D : 255 300 -0,9 % ( + 6,1 % sur 1 an ) stages parking etc
E : 352 700 +0,1% ( -2 % sur 1 an ) contrats aidés etc

TOTAL : 5 397 200 ( données corrigées ), hors DOM TOM, soit + 6 % sur 1 an, soit 64 600 chômeurs de moins par rapport à Juin.
 
TOTAL, dom-tom compris : 5 717 600 ( page 15 du rapport de la DARES, lien en bas de page )

Quelques chiffres qui parlent :
 
Chômage Longue durée (entre 2 et 3 ans) : + 14,3 % sur 1 an

Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 18 % sur 1 an

Chômage des 50 ans et +, + 11,9 % sur 1 an

+ d'1 chomeur inscrit à pôle emploi sur 2 (51,8 %) ne perçoit AUCUNE INDEMNITE, ni ARE (allocation retour à l'emploi), ni allocation de solidarité (ASS, AER ...)

Offres d'emploi dispo, dernier chiffre connu : 132 658

 

 

Le + scandaleux, LES INVISIBLES, complètement en dehors des statistiques
 
Ne sont pas comptés dans ces 5 717 600 demandeurs d'emploi et travailleurs pauvres occasionnels :
 
1 420 500 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 2 230 000 environ de foyers (dernier chiffre connu) , seuls 809 500 sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d'autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu'un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d'un demandeur d'emploi en son sein, donc si on parle en nombre d'individus c'est pire.
 
+ 1 000 000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l'AAH ou d'une pension d'invalidité, ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d' accès à emploi adapté.
 
+ d'1 million de SANS-DROITS, principalement :
 
- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d'emploi, qui comme vous le savez n'ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe)
 
- des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 650€ d'allocation chomage, ou 790€ d'allocation adulte handicapé, vous n'aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 621€ par mois, si vous ètes NON SDF.

- on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable

- des bénéficiaires de pensions de reversions (veufs, veuves) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA, et qui n'ont pas encore l'age pour prendre la retraite ou encore percevoir le minimum vieillesse "ASPA" ( 67 ans) ASPA récupérable sur le patrimoine, au décès.

- des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte)

- on peut également évoquer, des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d'emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voir gratuits)
 
- on peut évoquer enfin, des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d'emploi en parallèle.
 
Faites le calcul vous même, on arrive au total, à + de 9 MILLIONS demandeurs d'emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.
 
Sources : Rapport complet de la DARES de 20 pages (et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias) :

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/p...

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 06:53

Nous publions ci-dessous un communiqué de l'AFP ( Association France-Palestine de Solidarité).

 

La France humiliée par l’armée israélienne d’occupation

http://www.france-palestine.org/La-France-humiliee-par-l-armee

 

AFPS, dimanche 22 septembre 2013

 

 

   Des diplo­mates euro­péens ont été mal­menés le 20 sep­tembre, à Khirbet al Makhoul dans la vallée du Jourdain par l’armée israélienne.

  Ce groupe de diplo­mates qui accom­pa­gnaient un convoi de tentes et de vivres destiné à des Pales­ti­niens dont les habi­ta­tions avaient été démolies par l’armée, a été vio­lemment pris à partie par des soldats qui ont lancé des gre­nades assour­dis­santes pour le stopper.

  Une diplomate fran­çaise, Marion Fesneau-​​Castaing qui pro­testait de son immunité diplo­ma­tique a été tirée hors de son véhicule et main­tenue à terre tandis que le matériel d’aide huma­ni­taire était confisqué.

  En apportant une aide huma­ni­taire à une com­mu­nauté d’une dizaine de familles dont les habi­ta­tions avaient été rasées par les forces d’occupation, les diplo­mates étaient dans leur rôle et leur action plei­nement conforme au droit inter­na­tional et aux recom­man­da­tions des Chefs de mission de l’UE en poste à Jérusalem.

  Si les chefs mili­taires se per­mettent de tels actes violant gros­siè­rement règles diplo­ma­tiques et droit huma­ni­taire, c’est qu’ils sont sys­té­ma­ti­quement habitués à une totale impunité.

  Faut-​​il voir dans cet acte, la mise en exé­cution des menaces du ministre de la Défense israélien qui avait ordonné au général Eitan Dangot de "geler les contacts avec des repré­sen­tants de l’UE dans la zone C", ter­ri­toire pales­tinien sous contrôle total d’Israël ?

  La France, dont nous ne doutons pas qu’elle pro­testera, doit le faire publi­quement. Elle ne peut se retrancher der­rière des obli­ga­tions de dis­crétion au nom d’une pré­tendue effi­cacité, alors qu’à travers sa diplomate elle a été déli­bé­rément humiliée.

  Il revient au gou­ver­nement de prendre toute mesure appro­priée, y compris par le rappel de son ambas­sadeur à Tel-​​Aviv, pour obtenir de véri­tables excuses et l’engagement de laisser l’Union Euro­péenne pour­suivre ses actions huma­ni­taires sans entraves. Ne pas réagir avec la fermeté néces­saire ne ferait qu’encourager la répé­tition de ces actes indignes.

 

 Le Bureau national

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 17:57

DKP-Allemagne

Une victoire pour les banques
 et le grand capital allemand
Analyse du Parti communiste allemand (DKP) sur le résultat des élections législatives

 

Ce que les médias dominants avaient annoncé depuis des mois s'est produit hier : la CDU-CSU est sortie grand gagnante – entre autre au détriment du FDP, qui n'est plus représenté au Bundestag.



Le président du DKP estime de son côté :



« Peu importe la coalition gouvernementale qui va se dessiner – pour le peuple de ce pays, cela ne va pas changer grand-chose : les manœuvres bellicistes de la Bundeswehr (armée allemande) vont se poursuivre. Le prochain plan de sauvetage de l'UE pour les banques sera adopté. Et la prochaine étape de la casse sociale va être actée pour renforcer la position dominante des banques et grandes entreprises allemandes dans l'UE, sur le dos des salariés de notre pays et du reste de l'Europe. En ce sens, ce résultat est une victoire pour les banques et les grandes entreprises. »



Le résultat des élections législatives est un reflet – quoique déformé – du niveau de conscience des travailleurs, dans le rapport de force actuel. Qu'une si grande partie de la classe ouvrière ait donné ses voix à des partis qui sont pour une politique de guerre, pour la démolition de nos droits sociaux et démocratiques, est un reflet de sa conscience sociale du moment : la propagande selon laquelle « l'Allemagne » se porte bien par rapport à d'autres pays en Europe a bien marché, attisant les peurs d'un déclassement social.



Le président du DKP souligne toutefois les contradictions de ce résultat :



« Si d'un côté, la CDU-CSU remporte les élections, d'autre part les sondages révèlent que 74 % des électeurs de la CDU sont pour un salaire minimum légal, ce qui indique clairement des lignes de fracture sur les questions de classe parmi les électeurs de la CDU ».



Il faudra donc partir des prochaines luttes extra-parlementaires, dans la rue – mais aussi des campagnes électorales de 2014 – pour mettre sur le devant de la scène les intérêts immédiats de la classe ouvrière, pour repousser les attaques du capital. Le maintien du parti « Die Linke » au Bundestag peut être un point d'appui.



La relative bonne performance de la force réactionnaire « Alternative pour l'Allemagne » sera de nouveau à l'ordre du jour du prochain comité exécutif du DKP, en vue des élections européennes de 2014 :



« Si un parti de ce type obtient près de 5 % des voix, alimentant un climat nationaliste et raciste, il est plus que jamais nécessaire que le Parti communiste présente des candidats qui lient le « NON » à l'UE des banques et du capital avec le « NON » au racisme et au nationalisme. Une chose est claire : la résistance à l'UE ne pourra vaincre que si les salariés en Allemagne se font solidaires avec les salariés des pays, poussés par les diktats de l'UE et de la Troika, par l'austérité, dans une pauvreté massive. »



 

Patrik Köbele a remercié expressément les candidats du DKP qui se sont présentés à Heidenheim, Brandebourg et Berlin, mais aussi les camarades qui ont fait leur campagne. Ils ont contribué à ce que le mot d'ordre : « Choisissez la voie de la résistance ! » puisse s'exprimer sur le bulletin de vote. C'est cette voie qu'il s'agit maintenant de suivre.

Traduction JC

 
Source: Solidarité Internationale PCF 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 18:24

allemagne-carte

Plus à droite que jamais. L'Allemagne sortie des législatives du 22 septembre l'est avec une CDU au plus haut depuis 1990, un SPD qui continue sa dérive droitière et « Die Linke », empêtré dans une stratégie euro et SPD-compatible, encore en recul.

 

Le fait majeur de ce scrutin, c'est le triomphe de la CDU d'Angela Merkel. Avec plus de 43% des voix, le parti démocrate-chrétien a écrasé le scrutin. La seule incertitude reste sa capacité ou non à obtenir la majorité absolue.

 

Dans une campagne résolument conservatrice, axée sur la stabilité et la continuité, elle a fait le plein dans l'électorat de droite et du centre, sur fond d'un nationalisme (« L'Allemagne forte »), qui trouve sa pleine expression dans un européisme intéressé et prudent.


 

Merkel n'a pas hésité à récupérer l'héritage de l’œuvre de l'ex-chancelier social-démocrate Gerhard Schroder, dont les réformes (« Hartz IV »), au début des années 2000, ont plongé des millions d'Allemands dans l'enfer de la précarité et des bas salaires.

 

Plus subtilement, elle s'est distinguée de son prédécesseur social-libéral par des inflexionsen politique étrangère, moins suiviste vis-à-vis de l'OTAN, et jusqu'en politique intérieure, avec quelques mesures sur le salaire minimum limitées à certaines branches bien précises.

 

A droite, Merkel occupe tout l'espace et écrase ses partenaires-concurrents : le FDP est balayé sur ses fondamentaux, libéralisme et européisme (4,5%) tandis que le parti populiste anti-euro, « Alternative fur Deutschland », échoue aux portes du Bundestag (4,8%).

 

Mais la droitisation du pays se manifeste aussi à la faillite des partis dits de « gauche ». Les Verts, en recul avec 8 % des voix (- 2,7 points) et surtout du SPD qui avec 26 % des voix réalise un score décevant, bien qu'en progression par rapport au fiasco de 2009 (+ 3 points).

 

Parti dans un premier temps sur des propositions identitaires « de gauche » offrant un vernis de radicalité (salaire minimum, impôts progressifs), le SPD a fini par accentuer sa dérive vers la droite, aidé en cela par la figure idoine, Peer Steinbruck.

 

Représentant émérite de la « gauche caviar » allemande, Steinbruck a été le ministre des Finances de Merkel sous la « Grande coalition » de 2005 à 2009, maître d’œuvre du plan de renflouement des banques, et de l'austérité dans et hors des frontières allemandes.

 

Se revendiquant de l'héritage des réformes Schroder, défendant le recul de l'âge de départ à la retraite à 67 ans qu'il a fait passer, Steinbruck ne s'est finalement distingué de Merkel que par sa défense plus obstinée de l'austérité budgétaire et du fédéralisme européen.

 

Pris dans cette vague droitière, « Die Linke » l'a aussi alimentée.Dans la lignée des derniers scrutins régionaux, « Die Linke » s'effritte. Avec 8,4% des voix, elle pourrait rester troisième force du pays, mais en net recul par rapport aux scores de 2009, où elle avait obtenu 11,9 %.

 

Au-delà de son résultat, ce sont ces axes de campagne qui ont nourri la droitisation du pays : l'approfondissement de l'intégration européenne et la recherche d'une alliance avec la social-démocratie.

 

Approfondissement de l'intégration européenne, alliance avec le SPD : virage droitier ou continuité pour Die Linke ?

 

Die Linke s'est distinguée d'abord dans la campagne par son zèle dans la défense et l'approfondissement de l'intégration européenne.

 

On se souvient en mai de l'intervention du fondateur de « Linke », l'ancien ministre de l'Economie de Gerhard Schroder, Oskar Lafontaine se prononçant pour la sortie de l'Euro afin de pouvoir mettre en place une véritable « politique de relance » de gauche, toute keynésienne et social-démocrate.

 

La levée de boucliers a été instantanée chez les dirigeants de Linke, proclamant leur attachement politique à la construction européenne.

 

Ainsi, Bernd Riexinger, représentant les ex-sociaux-démocrates de RFA et co-président, répondit : « Certains disent Non à l'Euro et oui à l'Austérité (l'AfD/Alternative fur Deutschland), nous, nous disons non à l'austérité et oui à l'Euro. Ils sont de droite, nous sommes de gauche ! »

 

Katia Kipping, représentant l'ex-PDS de l'Est, elle aussi co-présidente, avait alors répondu dans un article dans Neues Deutschland au titre fort : « Nous disons oui à l'Euro ».

 

Le programme adopté par Die Linke lors de sa Conférence à Dresde en juin insiste sur la nécessité de lutter ... contre la fin de l'Euro en promouvant une réforme de l'Union économique et monétaire, notamment des missions de la Banque centrale européenne (BCE).

 

Un européisme zélé parfaitement compatible avec la position ultra-fédéraliste du SPD.Le deuxième point marquant étant la recherche obstinée pendant la campagne de convergences avec le parti social-démocrate, en vue d'un gouvernement de gauche plurielle « rouge-rouge-vert ».

 

Les dirigeants de Linke, en premier lieu les présidents Tanja Kipping et Bernd Reixinger, n'ont cessé de modérer leur discours, insistant sur leur disponibilité pour des accords avec le SPD.

 

Une position défendue par le dirigeant historique de l'ex-PDS d'Allemagne de l'Est, désormais représentant de l' « aile modérée » ou « pragmatique » du parti, Gregor Gysi, qui rêve désormais de moins en moins secrètement d'un poste aux Affaires étrangères.

 

Gregor Gysi a tenu à insister sur le fait que « le SPD ne ferait pas de chancelier sans nous », et qu'il était disposé à s'entendre sur un programme minimal de gouvernement, rappelant les « points de convergence »entre les deux formations.

 

Un programme minimal dans lequel il a renoncé progressivement à tous les points de friction avec le SPD :l'abandon de la lutte contre le recul de l'âge à la retraite à 67 ans, de la suppression des lois Hartz IV oudu retrait des troupes d'Afghanistan.

 

Die Linke se contentait en fin de compte de déclarations incantatoires sur la « justice sociale » et la « paix » et de mesures compatibles avec les propositions du SPD. C'est le cas pour la mise en place d'un salaire minimum à 10 € quand le SPD … le proposait à 8,50 €.

 

Gysi a affirmé que « lorsque Die Linkeest plus forte, c'est l'Allemagne qui est plus pacifique et sociale ». Die Linke a atteint un score historique en 2009, l'Allemagne n'est pas pour autant devenue plus « pacifique et sociale » … si ce n'est pour la paix sociale dans le pays, peut-être ?

 

Anecdote révélatrice de la position conservatrice du parti, Die Linke a choisi pendant la campagne de présenter une affiche avec le mot « Revolution ? » … suivie de la réponse : « Nein ! ».

 

Si Linke ne cesse de mettre en avant son rôle pour tirer le SPD à gauche, le SPD suit de son côté la campagne anti-communiste alimentée par la CDU, et refuse toute coalition « rouge-rouge », laissant toujours entre-ouverte la porte d'une « grande coalition » avec la CDU.

 

Cela n'a pas empêché Gregor Gysi, triomphaliste à l'annonce des résultats, de déclarer le soir même sa « disponibilité pour des entrevues » dans la perspective d'un accord gouvernemental.

 

La dérive droitière de « Die Linke » avait atteint son paroxysme lors des dernières élections présidentielles de mars 2012 où le parti « de gauche » avait soutenu une femme ouvertement de droite, amie de Nicolas Sarkozy, sioniste invétérée : Beate Klarsfeld.

 

Chez un personnage comme Gregor Gysi, elle s'est manifestée notamment par des sorties en faveur du sionisme(« l'anti-sionisme n'est plus une position défendable pour Die Linke », disait-il lors de la commémoration des 60 ans d'Israel en 2008), y compris pour condamner ceux dans les rangs de Linke qui avaient participé à la « Flotille de la liberté » pour Gaza.

 

Ou encore, selon la fuite de Wikileaks, par cet entretien avec l'ambassadeur américain en 2010 tenant à le rassurer du caractère inoffensif du mot d'ordre de « dissolution de l'OTAN » par rapport à celui du « retrait de l'Allemagne de l'OTAN ».

 

Gysi et le parti « Die Linke » est le cœur et la tête du parti européen dit « Parti de la gauche européenne » (PGE) qui, sur le modèle allemand, tend à transformer les partis communistes en « partis (parlementaires) de gauche », pro-européens et sociaux-démocrates de gauche.

 

Après ces élections, le cœur de l'Europe penche plus que jamais à droite, renforcé dans son consensus libéral et européiste. La ligne adoptée par les dirigeants de « Die Linke », orientée vers la défense de l'UE et d'une alliance avec le SPD, n'a fait qu'alimenter cette dérive.

 

 

Article AC

 

Source:


http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 09:29

syrie-attaque.png

En soutenant militairement les "rebelles" les occidentaux ont déstabilisé le pays, cela ne leur suffit pas !


Le Daily –Telegraph du 16 septembre  2013, estime que près de la moitié des forces rebelles est constituée de djihadistes et d'islamistes membres de groupes extrémistes. 100 000 rebelles sont engagés dans le combat, rapporte le quotidien britannique. Ils sont près de 1 000 groupes différents, dont 10 000 combattants, liés à Al-Qaïda, et venant de plusieurs pays, ainsi que 30 000 à 35 000 islamistes membres de groupes extrémistes. L’objectif des impérialistes demeure d’attaquer la Syrie. Ces groupes servent les intérêts impérialistes étasuniens dans leurs manœuvres pour parvenir à la guerre.

 

Les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne  veulent obtenir du Conseil de sécurité une résolution extrêmement dure sur la Syrie. Washington, Paris et Londres ont déjà élaboré un projet de document stipulant l’usage de la force contre Damas.


Laurent Fabius devenu le porte parole des USA, s’est rendu cette semaine à Moscou, poursuivant la campagne menée par les Etats-Unis pour fabriquer un prétexte en vue d'une intervention contre la Syrie.


Hollande, avec son gouvernement, est devenu un enragé inconditionnel d’une guerre d’agression contre la Syrie,


Avec Fabius, il a réitéré les affirmations selon lesquelles le récent rapport de l’ONU avait montré que le régime syrien avait perpétré l’attaque chimique du 21 août à Ghouta. FAUX : l’ONU dit que des armes chimiques ont été utilisées mais n’a pas conclu son enquête concernant les responsables de l’attaque.

Dans le point de presse de mercredi, au ministère des affaires étrangères, la question suivante a été posée  à Fabius: On vient d’apprendre que le site internet WND a obtenu les informations suivantes : les rebelles du groupe Al Nursa ont été arrêtés et ils avaient du sarin en leur possession. Cette révélation peut-elle pousser le Ministère des Affaires Etrangères à revoir la stratégie et la politique française concernant la crise syrienne ? 


Réponse du ministre :
« Nous ne commentons pas les informations de presse. »


Le seul discours qui prévaut du côté américain et français c’est d’intervenir militairement.


Les armes chimiques,  Israël  s'en est servi contre les Palestiniens en Cisjordanie, à Gaza en 2006, et depuis contre le Liban. En 2008-2009 durant l'opération Plomb durci à Gaza l’aviation israélienne a bombardé une population civile désarmée, sans défense. Cette attaque meurtrière a fait plus  de 1400 morts chez les Palestiniens. Devant les preuves, Tel-Aviv, a dû admettre qu'il avait utilisé des munitions au phosphore. Ce pays détient également le plus important stock d'armes chimiques biologiques et nucléaires au Moyen-Orient, il est le seul Etat à ne pas avoir signé le traité de non-prolifération nucléaire…


Avons-nous entendu une condamnation de Washington ou Paris pour qu'Israël se débarrasse de ses armes chimiques ?  Pas une ! Au contraire, les États-Unis continuent de financer l’armée israélienne. Plus 3 milliards de dollars par an.


Ainsi, un allié des États-Unis et de la France a le droit de développer, construire et utiliser des armes chimiques, de perpétrer des crimes… Quant à la Syrie pays « ennemi » le Président Obama soulignait cette semaine  « J'ai toujours la possibilité d'ordonner l'utilisation de la force militaire si les intérêts des Etats-Unis sont concernés ».


Pour Washington l’objectif reste le même : permettre à l’impérialisme étasunien d’étendre  son hégémonie  sur le Moyen Orient Hollande son vassal, compte récupérer des miettes.

 

Le gouvernement Obama et ses alliés ont dû différer leurs projets d’attaque immédiate contre la Syrie. Ils doivent tenir compte de la profonde opposition populaire en Amérique et en Europe  à cette agression contre la Syrie. Dans le monde, les populations ont pris conscience que  Washington et Paris font peser sur le monde le risque de déclencher une guerre plus vaste dans cette région du globe.


 

 

 

 

Source :


http://www.sitecommunistes.org/

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