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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 17:55
NOUVEAU CAMOUFLET POUR UNILEVER
Maintenant : Que l'Etat assume ses responsabilités !


Nous avons reçu de nos amis de Rouge Midi ceci : "Un article facile à faire...il suffit de copier le message envoyé ce jour par les Fralib."

 

Voilà

 

C'est fait.  Vivent les Fralib !

 

Le Tribunal de Grande Instance de Nanterre vient de rendre une nouvelle fois, justice aux salariés de Fralib.

UNILEVER est condamné sous astreinte à exécuter l’arrêt rendu le 28 février 2013 par la Cour d’Appel d’Aix en Provence par lequel elle a annulé toute la procédure, le 3ème PSE et le licenciement des 182 salariés. Le groupe doit reprendre l’ensemble de la procédure, présenter un nouveau PSE pour les 182 salariés comme ordonné par le juge sous peine d’une astreinte de 3 000 € par jour, astreinte portée à 10 000 € par jour si Unilever ne s’exécute pas dans les 15 jours à compter de la notification de la décision.

Cette nouvelle victoire judiciaire est un camouflet supplémentaire pour UNILEVER qui se croit au-dessus des lois de la République. Elle s’inscrit comme un nouvel encouragement pour les salariés de Fralib qui agissent depuis plus de 1 000 jours pour imposer à UNILEVER la prise en compte de leur projet de SCOP TI., et s’opposent à la casse de l’outil industriel agroalimentaire et l’emploi dans la région.

Le Comité d’entreprise va immédiatement signifier le jugement rendu ce jour à UNILEVER.

Après cette nouvelle condamnation, UNILEVER doit enfin assumer ses responsabilités en cédant la marque « Eléphant » aux salariés et des volumes pour permettre la poursuite de l’activité de production et de conditionnement de thé et d’infusions sur le site de Gémenos (13). Dans le même temps, l’ensemble des salariés injustement licenciés doivent être réintégrés dans leur emploi et UNILEVER doit payer les arriérés de salaires.

Il est également temps que l’Etat assume ses responsabilités et tienne les engagements pris par le Président de la République lorsqu’il n’était encore que candidat à cette fonction pour favoriser la mise en œuvre du projet alternatif porté par les salariés.

La décision de justice rendue ce jour est une nouvelle étape du combat des Fralib. La lutte continue. Les Fralib ne lâchent rien !

ENCORE ET TOUJOURS : CONTINUONS LE BOYCOTT DE LIPTON ! ET DE TOUTES LES MARQUES DU GROUPE UNILEVER !!!
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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 13:58

 

Lu sur le réseau "Faire vivre le PCF"
Paris n’est pas la France mais c’est quand même Paris !
mercredi 23 octobre 2013
par  Marie-Christine Burricand
popularité : 100%

La séquence parisienne concernant les élections municipales est fort instructive. Elle confirme en effet que le "Front de gauche" a du plomb dans l’aile et c’est bien pour cela que les directions du PCF et du PG multiplient les grandes déclarations affirmant le contraire aussitôt démenties par la réalité.

Nous constatons que cette réalité confirme malheureusement ce que nous avons dit à plusieurs reprises : la ligne "Front de gauche" vendue aux militants comme le meilleur moyen de s’émanciper du PS après la cruelle expérience de la gauche plurielle n’atteint pas son résultat.

Pire, pour se dégager d’un partenaire devenu embarrassant, le PCF n’a pas trouvé d’autres moyens à Paris que de s’en retourner vers le PS, lui donnant ainsi un sacré satisfecit dans la ville centre alors même que celui-ci multiplie les listes, les critiques et les entraves au rassemblement dans les villes à direction communiste, sans que cela ait semblé gêner ceux qui ont signé l’accord à Paris. Et bien sûr, tout cela n’empêchera pas la candidate parisienne de draguer l’électorat centriste et le Modem, n’oublions pas qu’à Paris comme à Lyon, c’est la "classe moyenne" qui fait l’élection quand dans nos villes c’est la classe ouvrière qui compte, telle qu’elle est aujourd’hui.

Le spectacle a de quoi affliger tous ceux qui ont compris que l’abstention sera le principal ennemi des communistes aux élections municipales dans leur bataille pour conserver et reconquérir des municipalités précieuses pour les populations et les salariés et le plus grand ami du Front national et de la droite.

Personne ne peut se satisfaire d’un vote qui partage le parti quasiment en deux et surtout d’une posture initiale qui renonçait à rassembler toutes les forces populaires autour d’un programme ambitieux dans la capitale, ce qui ne pouvait se construire par un accord de sommet.

Car c’est bien d’un accord de sommet qu’il s’agit entre Anne Hidalgo et Pierre Laurent : la première gagne une caution de gauche, le deuxième un coup de main existentiel à tous les sens du terme.

Mais pouvait-il en être autrement après plus de 15 ans de renoncement à jouer un rôle central en France ? Et la candidature Mélenchon aux élections présidentielles était-elle une si bonne idée au regard de l’exigence historique de faire vivre et renforcer le PCF pour ouvrir une issue ?

Les avancées programmatiques mises en avant à Paris font sourire parce qu’ il est certain qu’elles n’engagent que ceux qui y croient et qu’elles sont lointaines (2030 pour les 30% de logements sociaux alors que c’est une urgence).

Surtout nous esquivons la question centrale. Il n’y a pas d’un côté des socialistes de droite qui gouvernent le pays et de l’autre des socialistes de gauche plus fréquentables qui dirigeraient les communes. Le parti socialiste a renoncé à réformer la société pour adoucir les effets du capitalisme. Il construit au gouvernement l’adaptation de la France au "tout capital" aux ordres de l’UE. D’où une politique détestable qui aggrave la situation de millions de gens et s’en prend aux collectivités locales avec le gel des dotations et l’Acte 3 de la décentralisation.

Parlons franchement aux citoyens : si nous voulons conserver des communes facteurs de résistance à l’austérité, de citoyenneté, de démocratie et d’égalité, il va falloir un engagement et une bataille citoyenne d’un haut niveau, et c’est pour cela que nous voulons rassembler largement et faire élire des candidats de combat.

Ceux qui se contenteront de décliner des programmes locaux sans faire le lien avec la politique gouvernementale et le rapport de force réel dans le pays ne feront pas de la politique mais de la communication et de l’agitation autour de leurs candidats. Les citoyens risquent fort de dire qu’ils en ont déjà assez vu et que cela n’a que trop duré.

Quel sera l’effet des déclarations contradictoires des uns et des autres sur des électeurs déjà peu enclins à se déplacer ?

Jean-Luc Mélenchon, après avoir annoncé la fin du Front de gauche pendant plusieurs jours finit par dire que tout cela n’est pas si grave, à se demander si la situation dérange vraiment le PG.

Le secrétaire fédéral de Paris explique sans gêne aucune que ce n’est pas parce qu’on ne part pas sur la même liste qu’on ne peut pas être dans le même groupe.

Plus à gauche qu’Anne Hidalgo tu meurs, jusqu’à manifester contre l’expulsion de Léonarda, comme si le Maire de Paris n’était pas un cadre dirigeant principal du PS.

Mais n’est-ce-pas Gérard Collomb à Lyon qui nous explique tout le mal qu’il pense de ce gouvernement dont il a pourtant tenu la plume pour écrire la Loi sur les métropoles que nous combattons ?

Au final, cela donne un sentiment "d’arrangements entre amis" qui n’est pas de nature à mobiliser l’électorat.

La colère contre le gouvernement s’exprimera d’une manière ou d’une autre dans ces élections et d’abord au travers de l’abstention et ce sera encore plus vrai dans l’électorat populaire donc dans nos villes.

Empêcher le retour de la droite et l’avancée du Front national exige de porter efficacement cette colère en faisant vivre l’atout que représente les villes à direction communiste et les élus communistes pour résister au grand lessivage du capital qui s’abat sur le pays. Le moins qu’on puisse dire, c’est que dans cette situation, Paris pour l’instant n’aide pas la France !


Marie-Christine Burricand

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 13:40

HONTE AUX COMMUNISTES PARISIENS !

Les adhérents au PCF à Paris, avec le soutien de la direction nationale de leur parti, ont voté à 57% pour présenter une liste commune dans la capitale avec le Parti socialiste. Honte à eux !

La chronique de Jacques Nikonoff du 20 octobre 2013.

 

Jacques-Nikonoff 01Les adhérents au PCF à Paris, avec le soutien de la direction nationale de leur parti, ont voté à 57% pour présenter une liste commune dans la capitale avec le Parti socialiste. Honte à eux ! Ces communistes vont faire alliance avec le gang de Solferino. Ils vont faire liste commune avec les socialistes qui votent l’austérité, ne font rien contre le chômage, cassent les retraites et la Sécurité sociale, préparent l’Acte III de la décentralisation qui va affaiblir les libertés communales, négocient le Pacte transatlantique pour l’investissement et le commerce qui va accélérer le libre-échange, jettent de l’huile sur le feu en Syrie…

 

Ce double langage du PCF est répugnant qui, nationalement, fait de nombreuses déclarations contre l’austérité, et qui dans certaines villes comme Paris, Nantes, Toulouse s’allie avec ceux qui organisent l’austérité. Quelle politique politicienne ! Quel beau cadeau fait au Front national !

 

L’enjeu des élections municipales est de sanctionner le gouvernement PS-EELV qui mène une inacceptable politique d’austérité. Cet enjeu est national, il n’est pas simplement local. Le projet d’Acte III de la décentralisation, présenté par le gouvernement, vise à affaiblir la démocratie communale et à éliminer l’échelon départemental, au profit de « métropoles » et de régions conçues dans le seul but de favoriser l’«attractivité » des territoires, placées ainsi en concurrence les unes contre les autres. Du coup, l’échelon national sera marginalisé, c’est la stratégie de la Commission européenne avec les euro-régions qui modèlera les territoires et diluera encore un peu plus la souveraineté populaire. Il serait alors parfaitement hypocrite de prétendre que seuls les enjeux locaux devront être mis en avant lors de ces élections municipales. Car si les objectifs de la politique gouvernementale et européenne deviennent réalité, on ne pourra plus se poser la question des enjeux locaux tout simplement parce que le « local » n’aura plus aucune marge de manœuvre.

 

Les misérables arguments invoqués par la direction du PCF à Paris tiennent au fait qu’ils auraient obtenu 13 postes de conseillers de Paris (contre 8 aujourd’hui) et 32 postes de conseillers d’arrondissement. En outre, les socialistes ont promis 30% de logements sociaux à horizon de 2030, une taxe sur les résidences secondaires, des embauches nettes de personnel titulaire, la non-remise en cause du service public dans les arrondissements qui fonctionnent en régie pour la collecte des déchets. Des miettes…

 

Les communistes parisiens, pour quelques places, ont été littéralement achetés par le PS.

 

Il faut, par conséquent, appeller à voter contre la liste PS – PCF – EELV, majoritairement composée de candidats PS et EELV. Dans le même mouvement, il faut aussi appeller à voter contre les listes UMP, UDI et MoDem qui ont mené la même politique d’austérité lorsqu’ils étaient dans la majorité de Nicolas Sarkozy quand ce dernier était président de la République, et qui proposent aujourd’hui de passer à l’hyper-austérité s’ils reviennent au pouvoir. Il faut appeller également à voter contre les listes du FN qui dénonce l’austérité dans les mots, uniquement pour attraper des voix dans la plus pure tradition politicienne et électoraliste, alors que son programme, s’il était appliqué, enfoncerait la France encore un peu plus dans la crise

 

Au 2e tour, en cas de présence du FN, il faut refuser le front républicain et appeller à l’abstention. Il n’est en effet pas possible de choisir entre la peste et le choléra. Devant ce dilemme, le bon choix doit être celui de la délégitimation de l’élection par le plus grand nombre possible d’abstentions, votes blancs et nuls. Si une majorité d’électeurs refuse de s’exprimer, le résultat de l’élection sera entaché d’un doute, il ne sera pas totalement légitime. Nous pourrons en contester le caractère démocratique puisque c’est une minorité qui aura été élue.

 

Il faudra, en revanche, appeller à voter, au cas par cas, pour des listes portant des projets nationaux et locaux susceptibles de provoquer des brèches dans les politiques d’austérité.

 

Le Parti socialiste n’est pas un parti de gauche – depuis 30 ans ! - , il faudrait que le PCF, le PG et les autres composantes du Front de gauche s’en rendent compte. Le PS, c’est la droite masquée, celle qui arrive à faire avaler au peuple ce que la droite décomplexée n’arrive pas à faire.

 

Il est urgent de construire une force qui, électoralement, passera devant le PS, sur la base d’un programme de démondialisation, de sortie de l’Union européenne et de l’euro. C’est le seul moyen pour envisager un changement dans le pays.

 

 

Source : M’PEP

 

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 13:27

Lu sur le blog "PCF Bassin d'Arcachon"

 

Municipales 2014

Il n'y aura pas de liste commune PS-PCF aux prochaines municipales à Bordeaux


Ce sera la 1ère fois en 25 ans. Depuis 1989, les communistes ont en effet toujours fait liste commune avec les socialistes Mais les militants communistes viennent de décider de rester autonomes. Vincent Maurin mènera la liste communiste aux municipales à Bordeaux.
Il n'y aura pas de liste commune PS-PCF aux prochaines municipales à Bordeaux

 

Si les communistes s'émancipent cette fois, c'est après avoir longuement discuté, débattu, pour arriver à un constat au bout du compte : celui que les divergences avec la politique incarnée par Vincent Feltesse sont trop profondes. Le candidat socialiste est président de la Communauté Urbaine de Bordeaux et à ce titre, il est accusé de cautionner la politique d'austérité du gouvernement, et d'alimenter la désillusion des électeurs de gauche. 

 

 

" Le bilan Juppé est mauvais " rétorque Vincent Maurin, qui devrait mener la liste Front de Gauche. Elle s'intitulera certainement " Bordeaux belle et rebelle ". Et elle pourrait bien reprendre des thèmes qui ont fait mouche pendant la campagne présidentielle de François Hollande. " Est ce qu'on veut que ça change vraiment " s'interroge Vincent Maurin ? " Le combat contre la finance il faut le mener effectivement ", dit-il, pour pouvoir répondre aux besoins des citoyens. Des hommes et des femmes de gauche qu'il voit déçus par les promesses non tenues.

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 09:35

Lens.jpg

L’intention avait été avancée une première fois en fin d’année dernière. Le Parti communiste français et le Pôle de renaissance communiste en France feront bien liste commune à Lens en mars. Quasiment la garantie d’atteindre le second tour si l’on se réfère aux scores de 2008.


Voilà une annonce qui réduit fortement les chances de retrouver une pentagonale à Lens au deuxième tour, comme ce fut le cas en 2008. Une situation unique en France qui avait mis aux prises notamment deux listes communistes. Ces dernières, en 2014, ne feront qu’une. Jean-Michel Humez, responsable de la section locale du PCF, et Georges Gastaud, son homologue du PRCF, ont invité la presse cette semaine dans une brasserie lensoise pour officialiser leur rapprochement.

 

Alors que la rumeur d’un appel du pied du PS vers le PCF grandissait en ville, cette annonce lui tord définitivement le cou. « En ce moment, nous avons des sourires de tous les côtés », sourit à son tour Karine Van Wynendaele, conseillère municipale sans étiquette et futur numéro 2 sur la liste, faisant référence au flou qui règne au PS lensois englué dans le duel Sanchez-Robert.

 

Pour Georges Gastaud, cette alliance communiste est naturelle. Celui qui fut l’un des instigateurs du nouveau mouvement national PRCF en 2004 était déjà favorable à ce scénario en 2008. « À l’époque, le contexte ne s’y prêtait pas », indique sans entrer dans les détails Jean-Michel Humetz.

 

Aujourd’hui, les points de divergences qui subsistent entre les deux camps, notamment la sortie de l’Europe défendue au PRCF, s’effacent au profit des critiques convergentes sur la gestion municipale socialiste qui « sacrifie les classes populaires ». Le stationnement payant, la non participation de l’Etat aux frais de fonctionnement du Louvre-Lens, le choix du « tout-tourisme » comme axe de développement ou encore le pôle métropolitain polarisent les reproches.


La liste reste ouverte mais les communistes ont décidé de confier les rênes à Jean-Michel Humez, conseiller municipal sortant. Outre Karine Van Wynendaele, Dany Mismacque (PRCF), également conseiller municipal d’opposition, sera en première ligne. « On espère faire mieux que le score cumulé des deux en 2008 », annonce les jeunes « mariés ».

 

Au premier tour, le PRCF avait recueilli 12,70 % des suffrages, le PCF 11,15 %, soit en tout près de 3 000 voix. La présence d’une liste FN en mars, une autre nouveauté à Lens, pourrait fragiliser la logique de l’addition, mais l’union PCF-PRCF renforce naturellement les chances de retrouver la liste communiste au deuxième tour. À moins que la tradition du front républicain la persuade cette fois à se désister… « En cas de danger net de conquête de la ville par l’extrême-droite, le barrage au FN ne prendra en aucun cas la forme d’un ralliement politique à la municipalité PS », précisent les deux camps. Mais ce désistement sacrifierait pour les communistes la chance qui se présente désormais aux listes minoritaires de siéger à l’intercommunalité… En attendant, le duo Humez-Gastaud veut créer la sensation. « L’unité peut créer une dynamique nouvelle et apporter des surprises à Lens. »


EDOUARD WAYOLLE

 

 

Source: blog d'Hervé Poly

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 09:26

tour-eiffel-pcf.jpg

Les communistes parisiens ont voté sur la stratégie du PCF pour les municipales. La question était de se prononcer sur une alliance ou non avec le PS dans la capitale. Seuls 30% des communistes parisiens ont pris la peine de donner leur avis, ce qui en soit est déjà significatif : un tel vote n’avait pas lieu d’être, puisque la question en elle-même (s’allier ou non avec le PS) est déjà une aberration. En effet, la seule raison d’une telle alliance avec un parti qui mène une politique libérale faite d’austérité et de régression sociale est bien évidemment le souci de conserver des sièges d’élus.

 

 

Le PCF s’enfonce donc encore un peu plus dans sa dérive électoraliste, commencée il y a plusieurs décennies. Il est certain que les dirigeants et les militants qui les appuient (57% des votants parisiens, soit environ 17,5% des communistes parisiens) n’ont pas tiré les leçons de toutes ces années de suivisme électoral qui ont abouti à  la déliquescence du Parti, tant en termes électoraux qu’en termes idéologiques.

 

Le manque de courage politique aura été la signature évidente de toutes ces années de dérive vers la collaboration de classes. A moins qu’il ne s’agisse purement et simplement que d’un choix délibéré de trahison.

 

Car le peuple ne peut que se sentir trahi par ces alliances plus que douteuses avec un PS au pouvoir qui l’opprime au profit des riches et des puissants. Que des communistes se rangent aux côtés de leurs oppresseurs, voilà qui va encore à juste titre creuser l’écart entre le PCF et les travailleurs. Faut-il rappeler aux dirigeants du Parti que les citoyens, loin des intrigues de salon, doivent se battre tous les jours pour se défendre et assurer tant bien que mal leurs fins de mois ? La « stratégie » des communistes pour que quelques-uns puissent conserver leurs sièges sera appréciée comme il se doit par les électeurs.

 

Les raisons invoquées officiellement, par exemple atteindre 30% de logements sociaux dans la capitale, ne sont que des prétextes. Certes, les logements sociaux sont indispensables, mais ce n’est pas 30% de logements sociaux que nous voulons, c’est 100% ! En agissant ainsi, le PCF ne fait que confirmer son accompagnement du capitalisme, puisqu’il s’agit, comme pour tous les réformistes, non pas de renverser ce système inique générateur d’injustices permanentes, mais simplement d’arrondir les angles en le maintenant en place. La collaboration de classes serait-elle la voie royale du PCF ?

 

Concernant le Front de Gauche, les alliances avec le PS conduiront soit à renforcer le Parti de Gauche de Mélenchon, soit à affaiblir encore plus un Front qui malgré tout restait un espoir pour nombre de citoyens.

 

Pire, en cette période très dure pour le peuple, l’alliance du PCF avec le PS apporte de l’eau au moulin du FN de Marine Le Pen, dont le slogan venu des mouvements fascistes des années trente, « Tous les mêmes, tous pourris », sera confirmé aux yeux des citoyens les plus modestes. Surtout si l’on y ajoute l’effacement idéologique du PCF, devenu inaudible à force d’être consensuel.

 

Le PCF vit encore sur ses luttes passées, lorsqu’il menait efficacement la lutte au nom de tous les travailleurs et pour l’avènement d’une société égalitaire. Il y a longtemps qu’il a abandonné ses positions de classe. Combien de temps encore fera-t-il illusion auprès des travailleurs ?

 

Nombre de communistes, pour qui la lutte des classes est une réalité de tous les jours et pour qui la collaboration de classes ne peut que conduire à renforcer l’exploitation des citoyens, ont déjà déserté un parti dans lequel ils ne se reconnaissent plus. Mais nombre d’entre eux continuaient malgré tout à soutenir le Parti par leurs votes. Nul doute que d’aucuns iront cette fois-ci grossir les rangs des abstentionnistes. Or, on l’a vu lors de toutes les dernières consultations électorales, ce sont les abstentionnistes qui permettent au FN d’augmenter ses pourcentages.

 

Cette dérive électoraliste supplémentaire, pour quelques bols de soupe institutionnelle, va pousser un peu plus le PCF vers sa disparition, et pousser un peu plus un certain nombre d’électeurs dans les bras de l’extrême droite.

 

Quand un parti qui se dit communiste n’a plus pour seul objectif que d’assurer sa survie institutionnelle en allant à l’encontre des intérêts du peuple, alors un tel parti mérite-t-il encore d’exister ? C’est la question que nombre de communistes peuvent se poser.

 

 

Michel Strausseisen

 

 

 

 

Source: Vendémiaire

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 22:41

L’intérim est sous la protection du ministère de l'intérieur, qu'en dit celui du travail ?

Publié le 23 Octobre 2013

 

Suite instructive du précédent :

 

Preuve que Valls n'a rien contre les populations venant de Roumanie c'est que parfois il assure leur sécurité.

 

C'est le Figaro peu suspect de sympathie pour le gouvernement (du moins officielement- tant celui-ci fait bien le boulot) qui nous l'apprend :

 

 

Une centaine d'intérimaires roumains auraient par ailleurs commencé à travailler la semaine dernière à l'abattoir de Josselin après la fermeture de celui de Lampaul, pour faire face au surcroît de travail consécutif au transfert de production. Pour les salariés de Lampaul, c'est la goutte d'eau. «C'est du dumping social, on est écœurés. Tout le monde a le droit de travailler mais il faudrait un salaire minimum cohérent pour tout le monde», proteste le délégué syndical. Selon la direction, qui ne nie pas le recours aux intérimaires étrangers, ces derniers bénéficient toutefois «exactement des mêmes conditions contractuelles et salariales que les salariés français».

 

 

Confirmation du côté des salariés de Lampaul  :

 «Il y aurait plus de cent intérimaires roumains qui seraient arrivés en fin de semaine dernière» à Josselin, a assuré à l’AFP Jean-Marc Détivelle, délégué FO du site de Lampaul. 

«C’est du dumping social, on se demande si, en France, plutôt que d’essayer de le combattre comme le gouvernement l’avait promis, ils n’ont pas décidé de se vautrer dedans», a-t-il dénoncé.

Bolkenstein, cela doit se dire Valls en Catalan.

Bon c'est vrai que le PS a appelé (avec ses potes d'EELV) à voter oui en 2005 et qu'ils sont soutien fervent du traité de Lisbonne.

En tout cas ce soutien à l'immigration sélective auxiliaire aux plans de casse, voila un argument que Valls ne manquera pas d'opposer à ceux qui auraient l'outrecuidance de dire qu'il aurait des préventions contre les populations des Balkans.

Parait que Sarko fait la gueule : le flambeur d'Evry pille le programme du matamore de Neuilly

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #polémique

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 22:32

BRETAGNE: Les salariés des abattoirs jetés au chômage

Les salariés bretons de l’agroalimentaire sont durement frappés par les fermetures de leurs entreprises et en particulier des abattoirs. C’est l’Allemagne qui se taille la part du lion dans le domaine de l’abattage porcin, ce qui permet aux groupes capitalistes allemands de ce secteur  de réaliser plus de marges par bête abattue. En multipliant par des millions de têtes on a une idée des  gros profits réalisés !

 

 

Pourquoi un moindre coût à l’abattage ? Tout simplement parce qu’en Allemagne les propriétaires pratiquent férocement la surexploitation des immigrés, surtout sans papiers, qu’ils parquent dans de véritables camps entourant les sites d’abattages. Selon la loi allemande ces salariés qui peuvent travailler sans permis durant six mois sont payés de 4 à 6 euros de l’heure. Rappelons qu’il n’y pas de salaire minimum en Allemagne. Évidemment le flux régulier d’immigration permet de renouveler le stock des salariés. Tant pis pour les Allemands sans travail. Ainsi va l’Europe du capital. Elle met non seulement en concurrence les salariés dans un même pays et les pays européens, mais en plus elle puise, dans sa périphérie, des bras pour faire baisser le « coût du travail » et augmenter ses profits. Qu’importe la misère sociale, leur seul indicateur c’est le profit.

 

Cette Europe offre une base juridique à la surexploitation des travailleurs quelle que soit leur nationalité.

 

On utilise le travail des immigrés pour augmenter les profits capitalistes. Français et immigrés ne nous laissons pas opposer. 

 

Source:http://www.sitecommunistes.org/

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 07:36



Le 20 octobre 1941, le lieutenant-colonel Karl Hotz, est abattu à Nantes par des résistants communistes. En représailles, les autorités allemandes d'occupation fusillent, le 22 octobre 1941, 48 prisonniers pris comme otages à Châteaubriant, Nantes et Paris.

Pierre Pucheu, secrétaire d’Etat à l’Intérieur dans le gouvernement collaborateur de Vichy choisit pour les Allemands une première liste de 50 otages : des prisonniers communistes ou militants syndicalistes du camp de Châteaubriant. Il a tout fait pour que soient désignés des communistes. Grand commis du patronat de la sidérurgie avant guerre, militant d’extrême-droite, il avait été successivement membre des Croix de feu, puis membre du Parti populaire français de Doriot. Il sert d'agent de liaison entre Doriot et une partie du patronat grâce à ses fonctions au Comptoir de l'industrie sidérurgique.


Les 27 résistants fusillés à Châteaubriant le 22 octobre 1941 :

des résistants, des militants communistes, des militants syndicalistes.

AUFFRET Jules, 39 ans, ouvrier gazier, conseiller général communiste de la Seine
BARTHÉLÉMY Henri, 58 ans, retraité de la SNCF
BARTOLI Titus, 58 ans, instituteur honoraire, militant communiste
BASTARD Maximilien, 21 ans, chaudronnier
BOURHIS Marc, 44 ans, instituteur, militant communiste trotskiste
DAVID Émile, 19 ans, mécanicien dentiste
DELAVACQUERIE Charles, 19 ans, imprimeur
GARDETTE Maurice, 49 ans, artisan tourneur, conseiller général de la Seine
GRANDEL Jean, 50 ans, emploté des PTT, maire communiste de Gennevilliers, conseiller général communiste de la Seine, secrétaire de la Fédération CGT de la Poste
GRANET Désiré, 37 ans, secrétaire général de la Fédération CGT du Papier Carton

GUÉGUIN Pierre, 45 ans, professeur, maire communiste de Concarneau et conseiller général du Finistère
HUYNH-KHUONG An, 29 ans, professeur, militant communiste
KÉRIVEL Eugène, 50 ans, marin pêcheur, militant communiste
LAFORGE Raymond, 43 ans, instituteur, militant communiste
LALET Claude, 21 ans, étudiant, dirigeant des Jeunesses Communistes
LEFEVRE Edmond, 38 ans, métallurgiste
LE PANSE Julien, 34 ans, forgeron
MICHELS Charles, 38 ans, ouvrier de la chaussure, député communiste de la Seine, secrétaire de la Fédération CGT des Cuirs et Peaux
MÔQUET Guy, 17 ans, étudiant, fils du député communiste de la Seine Prosper Môquet
PESQUÉ Antoine, 55 ans, médecin
POULMARC’H Jean, 31 ans, secrétaire général de la Fédération CGT de la Chimie
POURCHASSE Henri, 34 ans, métallurgiste, militant communiste
RENELLE Victor, 53 ans, ingénieur chimiste, créateur du syndicat des techniciens des industries chimiques
TELLIER Raymond, 44 ans, imprimeur
TÉNINE Maurice, 34 ans, médecin, militant communiste
TIMBAUD Jean-Pierre, 31 ans, mouleur en bronze, secrétaire général de la Fédération CGT des Métaux
VERCRUYSSE Jules, 48 ans, ouvrier du textile, secrétaire général de la Fédération CGT du Textile

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 12:21
Mardi 22 octobre 2013

 

Dimanche 20 octobre 2013

 

par Gilles Munier

 

 

L’écrivain Göran Burén a effectué des recherches dans les archives nationales suédoises déclassifiées en 2000. Il révèle dans The Washington Report on Middle East Affairs (1) que le comte Folke Bernadotte, médiateur de l’ONU pour la Palestine en 1948, a bien été assassiné à Jérusalem avec la complicité du gouvernement israélien.

 

En 1948, le comte Bernadotte – neveu du roi de Suède - tentait d’instaurer un cessez-le-feu entre les troupes arabes de libération et l’ex-Haganah, milice sioniste devenue Armée de défense d’Israël, nouvel Etat créé par les Nations unies, quelques mois plus tôt, sur le territoire palestinien (2). Il condamnait « le pillage sioniste à grande échelle et la destruction de villages sans nécessité militaire apparente» (3) et proposait un plan de partage du territoire palestinien qui ne convenait pas aux dirigeants israéliens de l’époque et encore moins aux groupes sionistes extrémistes Lehi et Irgoun.

 

Les colons juifs

n’ont rien à voir avec les Hébreux de la Bible


Le groupe terroriste juif Lehi - plus connu sous le nom de Groupe Stern - avait décidé de tuer Bernadotte. Rien ne l’arrêtait : en 1944, il n’avait pas hésité à assassiner Lord Moyne, Haut-commissaire britannique en Egypte, qui avait déclaré à la Chambre des Lords que les colons juifs n’avaient rien à voir avec les Hébreux de la Bible et n’avaient en conséquence aucun droit légitime sur la Palestine (4). 

On sait moins que le Lehi (acronyme pour Lohamei Herut LeIsrael, c’est-à-dire : Combattants pour la liberté d'Israël), a aussi éliminé Moyne pour montrer à Hitler ce dont l’organisation était capable. Abraham Stern, son fondateur - tué en février 1942 par un des policiers britanniques qui l’avait arrêté - avait proposé à Werner von Hentig, diplomate allemand en poste à Beyrouth, d’aider le 3ème Reich à conquérir la Palestine en échange de la création d’un Etat juif(5).

 

En 1948, quand fut programmé l’assassinat de Bernadotte, le Lehi était dirigé par un triumvirat comprenant Yitzhak Shamir, futur Premier ministre d’Israël, interné en 1941 pour « collaboration avec les nazis ». C’est lui qui avait organisé l’attentat contre Moyne. En 1946, évadé d’un camp de détention britannique en Erythrée, il avait regagné la Palestine via Djibouti et la France qui lui avait accordé l’asile politique.

  

Le terroriste Yitzhak Shamir

n’a jamais été inquiété


Le 17 septembre 1948, une embuscade fut tendue au médiateur de l’ONU dans le secteur juif de Jérusalem. Ce jour-là, le comte était accompagné par le colonel français André Sérot, héros de la Première guerre mondiale, chef des observateurs de l’ONU à Jérusalem. Leur véhicule est bloqué par une vraie-fausse jeep de l’armée israélienne. Trois hommes du Lehi en uniforme de la Haganah en descendent. L’un d’eux – Yehoshoua Cohen - passe le canon de sa mitraillette par la fenêtre arrière entrouverte, et vide son chargeur sur les deux occupants.

A l’annonce de la mort de Bernadotte, son adjoint, l’Américain Ralph Bunche, télégraphia à Moshe Sharett, ministre des Affaires étrangères israélien, que Tel-Aviv devrait assumer l’entière responsabilité du meurtre. L’Intelligence Service était persuadée que l’ordre était venu de Moscou, car depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, le Lehi lorgnait vers Staline et cherchait à adhérer au Kominform !  

 

Pour calmer l’émotion suscitée dans le monde par la mort de Folke Bernadotte et du colonel Sérot, David Ben Gourion – Premier ministre d’Israël – accusa le Lehi de provocation et annonça sa dissolution. Nathan Yalin-Mor, un des membres du commando, fut  arrêté et jugé, mais pas pour assassinats : pour « appartenance à un groupe terroriste »… et amnistié deux semaines plus tard. On apprit plus tard que Yehoshoua Cohen – le tireur - était devenu le garde du corps personnel de Ben-Gourion (6). Yitzhak Shamir n’a jamais été inquiété. 

S’il se garda bien de mettre les pieds en Grande-Bretagne, il exerça ses talents sans problème à Paris au début des années 60 comme officier du Mossad, d’où il dirigeait des équipes de tueurs professionnels (7). A sa mort fin juin 2012, à l’âge de 96 ans, le président François Hollande rendit sans gêne hommage à sa« forte personnalité » et à son« courage exemplaire » !

 

Affaire classée


Une commission d’enquête suédoise, dirigée par le procureur-général Heuman, fut envoyée sur les lieux. En 1950, elle remit au gouvernement suédois un rapport accablant. L’enquête, côté israélien, avait été bâclée. Aucun témoin de l’attaque n’avait été interrogé, des indices négligés. Dov Joseph gouverneur militaire de Jérusalem, qui aurait dû fournir à Bernadotte une escorte armée, comme lors d’un précédent voyage, ne l’avait pas fait. Au fait des rumeurs d’attentat qui couraient dans quartier juif, il craignait pour la vie du diplomate. Les dirigeants suédois autorisés à lire le rapport en conclurent, sans se forcer, que Bernadotte avait été assassiné avec l’accord au moins tacite du gouvernement israélien.

 

Très embarrassée par ces informations, en totale opposition avec l’image donnée d’Israël par les médias, la Suède promit à Tel-Aviv de classer l’affaire si les Israéliens expliquaient de façon « acceptable » ce qui s’était passé, et s’excusaient pour les manquements signalés en matière de sécurité.

En 1950, Israël remit au gouvernement suédois le Rapport Agranat (8), une version des faits « acceptable » pour qui voulait bien s’en persuader,mais si peu crédible qu’ordre fut donné de ne pas le rendre public. Israël ayant présenté ses excuses – en la circonstance, c’était bien la moindre des choses - l’affaire fut classée top secret jusqu’en 2000 dans les Archives nationales.

 

Sans doute en raison de sa rédaction en langue suédoise, il semble que le Rapport Heuman, déclassifié depuis 13 ans, n’avait été consulté par aucun chercheur .jusqu’à ce que Göran Burèn l’exhume pour les besoins de son enquête sur le meurtre du comte Bernadotte. Il aura fallu plus de 50 ans pour que soit confirmé ce que de nombreux observateurs subodoraient depuis 1948 : l’attentat monté par le Groupe Stern est un des premiers crimes d’Israël en tant qu’Etat.

NOTES : 

(1) Swedish national archive documents shed new light on Bernadotte assassination, par Gören Brurèn (The Washington Report on Middle East Affairs – septembre 2013).

(2) U.N. Document A. 648, p. 14, déposé le 16 septembre 1948. 

(3) Par le feu et par le sang, par Charles Enderlin  (Ed. Albin Michel, Paris, 2008) 

(4) Cité par Isaac Zaar, Rescue and Liberation: America's part in the birth of Israel (N.Y. Bloc Publishing Cy, 1954). 

(5) Les espions de l’or noir, par Gilles Munier (Ed. Encre d’Orient, Paris, 2011).

(6) Folke Bernadotte et la première feuille de route (au Moyen-Orient), par Louis Farshee

http://www.ism-france.org/analyses/Folke-Bernadotte-et-la-premiere-feuille-de-route-au-Moyen-Orient--article-1497 

(7) Shamir Ran Mossad Hit Squad, Paper Says (Los Angeles Times - 4/7/92)

http://articles.latimes.com/1992-07-04/news/mn-1072_1_hit-squad

(8) Ne pas confondre avec le Rapport Agranat rédigé sous la présidence du même juge après la guerre d’octobre 1973, pour expliquer pourquoi l’armée israélienne a été surprise par l’attaque des troupes égyptiennes et syriennes dans le Sinaï et le Golan occupés.

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