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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 23:04

Vème République, Présidentielles et Primaires à "gauche" : Une prise de position d'un responsable de l'ANC

Une réaction de Kamel Ben Azouz, membre du Conseil de l’ANC

Depuis que Libération, organe central de la bourgeoisie sociale libérale en a fait sa Une, voilà le microcosme parisien en émoi.

Il faut une primaire à gauche pour 2017 dans le but de choisir le futur monarque d’une république à bout de souffle.

La 5ème République est morte, les institutions sont au service des puissants, de la finance et des multinationales, la crise profonde du capital est porteuse de guerres et de divisions.

Face à cela, face au mécontentement, face à une abstention populaire massive, leur seule réponse est d’envoyer un leurre.

Pour notre part, nous considérons cette « primaire » comme une mascarade. Elle occulte le vrai débat, détourne les enjeux. Il faut changer de système, balayer les institutions qui sont au service exclusif des puissants.

Entrer dans ce jeu mortifère, c’est une nouvelle fois piétiner les enjeux populaires, c’est réduire la possibilité d’avoir un vrai débat sur l’urgence du changement de société, c’est s’éloigner des repères idéologiques de classe et de masse.

Rassemblons – nous, agissons pour créer les conditions d’un réveil populaire.

« Il n’est pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar ni tribun… »

LOL

Kamel Ben Azouz
Membre du Conseil de l’ANC

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 15:22
Lu sur El Diablo Communcommune
LIVRE : [à paraître au 30 janvier 2016] « La Démocratie de caserne » de Jean Salem
La Démocratie de caserne
de Jean Salem 

La « république » sécuritaire prétend échanger une partie des libertés publiques encore en vigueur contre une mise en spectacle de la « sécurité ». Avec pour conséquence de stigmatiser toutes celles et tous ceux qui n’entendent pas se plier à cette démocratie de caserne. Ce qui est en jeu, c’est l’instauration d’une société de la contrainte, basée sur l’hyper-surveillance des citoyens de première ou de seconde zone. C’est une forme de militarisation durable de la société à travers une stratégie de la tension, un management par la terreur.

JEAN SALEM est philosophe et professeur à la Sorbonne. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, qui portent sur le matérialisme antique (Démocrite, Épicure, Lucrèce) et moderne (libertins du XVIIe  siècle, Feuerbach, etc.), comme sur l’œuvre de Marx. Outre des livres consacrés au bonheur, à Maupassant, à l’art italien de la Renaissance, il a également publié plusieurs essais tels que Rideau de fer sur le Boul’Mich. Formatage et désinformation dans le « monde libre » (rééd. Delga, 2009), ou Élections, piège à cons ? (Flammarion, 2012). Son ouvrage d’entretiens, Résistances(Delga, 2015), où il revient sur l’ensemble de son parcours et de sa pensée, a rencontré l’année dernière un franc succès.

 

SOURCE : Éditions Delga

 

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 15:09
 

Libération, 27 janvier 2016 :

Le directeur et un journaliste du quotidien d’opposition «Cumhuriyet» sont accusés d’avoir divulgué des secrets d’Etat.

Le parquet turc a requis la prison à vie à l’encontre de deux journalistes réputés du quotidien Cumhuriyet, l’un des principaux journaux d’opposition du pays, accusés de divulgation de secrets d’Etat, a rapporté mercredi l’agence de presse Dogan.

 

Can Dündar, rédacteur en chef du journal, et Erdem Gül, son chef de bureau à Ankara, sont incarcérés depuis le 26 novembre pour avoir diffusé une vidéo de l’interception, en janvier 2014 à la frontière syrienne, de camions appartenant aux services secrets turcs (MIT) et transportant des armes destinées à des rebelles islamistes syriens.

Les procureurs du tribunal d’Istanbul ont requis à l’encontre de chacun des deux hommes une peine de réclusion à perpétuité aggravée, une autre de perpétuité ordinaire, et trente ans d’emprisonnement, selon le réquisitoire cité par l’agence Dogan. Selon l’agence, le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan et le chef des services secrets Hakan Fidan sont plaignants dans ce procès dont la date n’est pas encore connue.

Le président Tayyip Erdogan avait qualifié la diffusion de la vidéo par Cumhuriyet d’acte de «trahison» et promis lors d’un entretien à la télévision que Can Dündar allait «payer le prix fort». Selon l’acte d’accusation cité par Dogan, ils sont accusés d’avoir divulgué des secrets d’Etat «à des fins d’espionnage», d’avoir cherché à renverser le gouvernement turc «par la violence» et soutenu une «organisation terroriste armée». En attendant les deux journalistes restent incarcérés à la prison de Silivri, en banlieue d’Istanbul.

Le gouvernement turc est régulièrement épinglé dans les capitales étrangères et par les ONG de défense de la liberté de la presse, qui lui reprochent ses pressions de plus en plus importantes sur les médias.

Depuis le triomphe du Parti de la justice et du développement (AKP) de M. Erdogan aux législatives de novembre, les autorités ont multiplié les opérations contre les rivaux du chef de l’Etat et les médias d’opposition.

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 11:23

 

 

Contre la prolongation de l'état d'urgence et sa constitutionnalisation

Contre la déchéance de nationalité

 

Rouen samedi 30 janvier à 14h30, place Saint Sever

 

Le Havre, 14h30, hôtel de ville

Refusons la déchéance de nationalité et la constitutionnalisation de l’état d’urgence

L’état d’urgence conduit à des décisions arbitraires, des dérives autoritaires. Depuis novembre 2015, plus de trois mille perquisitions sont intervenues. Tout comme les assignations à résidence, elles ont donné lieu à de nombreux dérapages, à un accroissement des discriminations à l’égard de populations déjà stigmatisées en raison de leur origine et/ou leur religion supposée ou réelle. Toutes ces mesures, dont l’efficacité n’est pas démontrée, mettent à mal la séparation des pouvoirs : l’exécutif s’accapare le pouvoir législatif et relègue le pouvoir judiciaire hors de son rôle de gardien des libertés.

Inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, c’est graver dans le marbre ce régime d’exception qui permet l’action des forces de sécurité sans contrôle du juge. C’est habituer les citoyen-ne-s à un état d’exception. Avec les moyens ainsi mis en place, il faut s’inquiéter des pouvoirs sans contrôle donnés à ceux qui peuvent arriver aux manettes de l’Etat…

Inscrire le retrait de la nationalité française aux binationaux condamnés pour crimes terroristes, c’est porter atteinte au principe même d’égalité des citoyens, inscrit à l’article 2 de la Constitution, fondement de la République. C’est instituer, dans la loi fondamentale de notre pays, deux catégories de Français, ceux qui le seraient et ceux qui le seraient moins, au motif que leurs parents ou grands-parents ne l’étaient pas. C’est, de fait, remettre en cause le principe d’une nationalité française ancrée dans le droit du sol.

C’est aussi mettre dans la Constitution une mesure dont personne ne croit à l’efficacité en termes de lutte contre le terrorisme, mais réclamée depuis longtemps par le Front national.

C’est banaliser la logique du rejet de l’autre. C’est s’exposer à ce que d’autres majorités politiques élargissent le champ des actes conduisant à la déchéance de nationalité.

N’acceptons pas la gouvernance de la peur : exigeons la sortie de l’état d’urgence !

Nous affirmons qu’il est nécessaire et possible que l’Etat protège les habitants face au terrorisme, sans remettre en cause les droits et les libertés. Nous refusons une société du contrôle généralisé, une société qui glisse de la présomption d’innocence au présumé potentiellement coupable. Ne donnons pas satisfaction aux terroristes qui cherchent justement à nous faire renoncer à notre vie démocratique.

L’état d’urgence contribue au renforcement des préjugés racistes, aux amalgames et aux pratiques discriminatoires.

Notre pays a été blessé, mais loin d’en soigner les plaies, l’état d’urgence risque de les exacerber en appauvrissant notre démocratie, en délégitimant notre liberté. C’est pourquoi, nous demandons la levée de l’état d’urgence et l’abandon de cette réforme constitutionnelle.

Nous appelons tous les habitants de notre pays à développer la citoyenneté et à agir pour construire une société solidaire.

Manifestation à Rouen

samedi 30 janvier

à 14h30, place Saint Sever

 

Collectif de défense des libertés fondamentales: AFPS (Association France palestine Solidarité),ATTAC, CIMADE (Collectif Inter Mouvement Auprès des Evacués), Collectif 76 des salariés du social et médico-social, Collectif droits des femmes, CREAL (Comité de Réflexion et d'Action Laïque de Seine Maritime), DAL (Droit au Logement), Emancipation 76, Ensemble, FSU (Fédération Syndicale Unitaire), LDH de Rouen (Ligue des droits de l'homme), Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche, Rasl'Front Rouen. Sgen-CFDT, Union Départementale CGT,Union Syndicale Solidaires 76, et Artisans du Monde, ASTI (Association de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés), Gauche Révolutionnaire, Pastorale des migrants, RESF (Réseau Education Sans Frontières),

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 17:16
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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 15:48

27 milliards de CICE pour les entreprises depuis sa création, mais le chômage augmente encore.   L'Etat laisse supprimer les emplois industriels sans réagir et abandonne la production en France aux mains des multinationales prédatrices : Petroplus, Vallourec, les papeteries de la Chapelle Darblay, Sidel en Seine-Maritime en sont victimes, et bien d'autres encore.     L'emploi dans la construction est en berne alors que les besoins sont criants.  Les services publics pourtant déjà mal en point, notamment dans la santé, sont également touchés.

Le gouvernement envisage d'augmenter encore plus les difficultés de ceux qui travaillent et consomment : multiplication des emplois intérimaires et précaires, casse du code du travail et suppression de nombreux droits des salariés ...  Impossible en ce cas de doper la consommation, notamment dans le logement.  Les banques ne prêtent qu'à ceux qui ont un CDI et pour cause de soit-disant dette, les collectivités territoriales s'engagent avec parcimonie dans les programmes de logements sociaux pourtant nécessaires.

Pire  le TAFTA ( accord commercial transatlantique ) qui nous livrerait pieds et poings liés aux multinationales est programmé par les soutiens de l'UE.

Des milliards pour les dividendes qui ne profitent ni à l'emploi, ni à l'industrie en France.  Satisfaire le patronat, réduire ce qu'il doit aux salariés, payer pour lui par des allègements divers, c'est un cercle vicieux.  La preuve : ça ne profite pas à l'emploi mais aux actionnaires : 400 milliards distribués aux actionnaires du CAC40, ces dix dernières années !

Des initiatives lamentables : Pour cacher la responsabilité de l'Etat, Pôle emploi multiplie les opérations de diversion.  Ici ( à Harfleur ), on organise des opérations "relooking" pour les chômeurs.  Ailleurs on fait appel à un petit génie des algorithme pour combattre le chômage ...

AC.

L'année 2015 s'est achevée sur une nouvelle hausse du chômage : +0,4% en métropole et en Normandie, où le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A s'établit à 178 855. Détails.

Mise à jour : 27/01/2016 à 19:25 par La Rédaction de Normandie-actu.

Extraits

 
Nouveau rebond du chômage en décembre 2015 : +0,4% en Normandie.

Nouveau rebond du chômage en décembre 2015 : +0,4% en Normandie.

Selon les statiques publiées mercredi 27 janvier 2016 par le ministère du Travail, le chômage est reparti à la hausse en décembre 2015. Le nombre de demandeurs d’emplois sans aucune activité (catégorie A) en métropole s’est accru de 15 800 en décembre (+ 0,4 % en un mois), effaçant la diminution observée en novembre (– 15 000). L’année 2015 s’est achevée sur un record de 3,59 millions de chômeurs en métropole, a le ministère du Travail.

En Normandie, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorie A) s’établit à 178 855. Ce nombre augmente de 0,4 % sur un mois (soit +693 personnes), de 1,4 % sur trois mois et de 2,9 % sur un an. Au total, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C est de 287 626, fin décembre 2015 en Normandie. Les chiffres par département.

En Seine-Maritime

Fin décembre 2015, en Seine-Maritime, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorieA) s’établit à 74 656.Ce nombre augmente de 0,2 %sur un mois(soit +169 personnes), de 1,2 % sur trois mois et de 3,2 % sur un an. En Seine-Maritime, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi, ayant ou non exercé une activité dans le mois (catégories A, B, C) s’établit à 117 527 fin décembre 2015. Ce nombre augmente de 0,9 % sur un mois (soit+1 036 personnes), de 1,6 % sur trois mois et de 5,0 % sur un an. En Normandie, ce nombre augmente de 0,8 % sur un mois, de 1,5 %sur trois mois et de 4,9 % sur un an.

Dans l’Eure

[...] Dans l’Eure, le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B, C  s’établit à 53 365 fin décembre 2015. Ce nombre augmente de [...]de 4,2 % sur un an.

Dans le Calvados

[...] Dans le Calvados,le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B, C  s’établit à 59 155 fin décembre 2015. Ce nombre augmente [...] de 4,7 % sur un an.

Dans la Manche

[...] Dans la Manche, le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B, C) s’établit à 35 924 fin décembre2015. Ce nombre augmente  de 5,1 % sur un an.

Dans l’Orne

Dans l’Orne, le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B, C s’établit à 21 655, fin décembre 2015.Ce nombre augmente [...]de 6,0 % sur un an.

Une année tristement record

Sur l’ensemble de l’année 2015, Pôle emploi a accueilli 89 900 chômeurs supplémentaires (+2,6%), soit la plus faible hausse annuelle depuis 2010. En France, le chômage atteint également des records en incluant les demandeurs d’emploi ayant exercé une activité réduite au cours du mois (5,48 millions, +0,6% sur un mois) et l’outre-mer (5,78 millions, +0,6%). [...]

La courbe du chômage à la hausse

Ces derniers mois, [...] la courbe du chômage révèle une réelle tendance à la hausse, avec 42 800 chômeurs de plus en catégorie A (sans activité) en métropole au 4e trimestre. [...] la situation des jeunes est en nette amélioration sur un an : – 21 900 (-4,0%) par rapport à fin 2014. En revanche, la situation des seniors se dégrade inexorablement (+0,6% sur un mois, +8,4% sur un an). Autre point noir : le chômage de longue durée, qui continue de gagner du terrain. [...]

Avec AFP

Pôle Emploi expérimente des séances "relooking" pour les chômeurs

Par Amélie Bonté, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) jeudi 28 janvier 2016

Au Pôle Emploi d'Harfleur, près du Havre, des séances de "relooking" ont débuté en fin d'année dernière. En plus de revoir leur CV et lettre de motivation, les demandeurs d'emplois sont conseillés sur leur image. Une expérimentation qui a vocation à s'étendre.

Quand Pôle emploi s’associe à un “génie” du big data pour combattre le chômage
Lu sur France 24.  Extrait

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 27/01/2016

Pôle emploi s’est associé avec un jeune entrepreneur français de 23 ans. Décrit comme un génie du "big data", il est, en outre, fondateur d'une ONG pour “changer le monde” à coups d’algorithme.

Un algorithme pour réduire le taux chômage en France et réussir là où François Hollande a jusqu'à présent échoué. Pôle emploi a décidé de vérifier si celui mis au point par le jeune entrepreneur français Paul Duan peut contribuer à réduire le nombre de personnes sans emploi, a annoncé l’organisme public mardi 26 janvier dans un communiqué.

[...]

 

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 15:25

Pour Patrick Saurin, du collectif d’audit citoyen de la dette, « la Grèce doit socialiser le système bancaire »

27 janvier par Sabrina Guintini , Patrick Saurin.  Interview par La Marseillaise.

Extraits lu sur le site du CADTM.

Sabrina Guintini pour La Marseillaise

Rencontre avec un membre du collectif d’audit citoyen de la dette, qui a participé à la commission pour la vérité sur la dette grecque.

Porte-parole du syndicat SUD Solidaires à la Banque Populaire-Caisse d’épargne, Patrick Saurin est membre du collectif d’audit citoyen de la dette et a participé à la réalisation du rapport « la vérité sur la dette grecque » commandé par la présidente du parlement, Zoé Konstantopoulou. Il était, jeudi, invité par Attac Pays d’Aix, à animer une conférence intitulée « Autopsie d’un meurtre ».

Dans cette affaire de « meurtre », qui est la victime, qui est l’assassin ?

La victime est le peuple grec. Les assassins, il y en a plusieurs, c’est un crime en bande organisée. On retrouve dans le gang de la Troika, le FMI, la BCE et la commission européenne, auxquels il faut ajouter le fonds européen de stabilité financière. Et derrière, les seconds couteaux : les états de la zone euro qui laissent faire les politiques iniques - y compris un gouvernement se proclamant socialiste et dont le président se disait ennemi de la finance... Le mot « meurtre » n’est pas trop fort : il y a eu des morts en Grèce, de nombreux suicides quand des petits porteurs ont été ruinés. Plus du tiers de la population est en situation d’extrême pauvreté, les gens n’ont plus, quasiment, de couverture sociale. Il y a de la malnutrition chez les enfants, de gros problèmes de santé, un développement de la toxicomanie et de la prostitution... Des économistes du FMI, qui ont étudié 147 crises financières après 39-45, estiment que la crise grecque fait partie des 5% des crises les plus graves.

[...]

Comment expliquer l’échec de Syriza ?

Pour la première fois, un gouvernement démocratiquement élu affirmait sa volonté de rompre avec les politiques néo libérales imposées par les institutions européennes. Mais sa première erreur a été de ne pas suspendre le paiement de la dette en attendant les résultats de l’audit commandé par Zoé Konstantopoulou. Ils auraient dû aussi, mettre en place une socialisation du système bancaire. L’autre erreur date du référendum de juillet, quand plus de 61% de Grecs ont dit être contre le mémorandum. Au lieu d’appliquer la souveraineté populaire, Tsipras est allé négocier avec les autres ministres et est revenu avec un 3e mémorandum pire que les modèles proposés précédemment. Ce dernier ne doit pas être appliqué, ça n’est pas moi qui le dis : un document de décembre, rédigé par le rapporteur de l’ONU, Juan Pablo Bohoslavsky, affirme que les droits humains fondamentaux doivent passer avant le paiement de la dette.

[...]

La suite sur le site de CADTM ( Comité d'annulation de la dette du Tiers Monde )

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 10:14
Ce contre quoi nous devrions nous mobiliser tous, agriculteurs, consommateurs et salariés, contre les multinationales de l'agroalimentaire et la rentabilité à tout du capitalisme mondialisé, contre Tafta ( Traité atlantique ) qui ouvrira les frontières européennes et françaises aux règles venues des Etats-Unis, contre l'UE qui organise et signe ces traités ...
Mais difficile pour les agriculteurs de se mobiliser contre ce qui va les faire périr quand ils ont choisi majoritairement comme syndicat la FNSEA, dirigée par un industriel de l'agroalimentaire.  AC

par

 

Un taureau capable de produire plus d’un million de descendants, cinq races d’animaux qui dominent l’élevage mondial de vaches, cochons, poules, chèvres et moutons… Les industriels ont pris le contrôle de la sélection génétique des animaux de ferme. Basta ! s’est plongé dans ce secteur, où se joue une guerre industrielle similaire à celle que connaît le marché de la semence végétale. La recherche de rentabilité immédiate aboutit aujourd’hui à une érosion terrifiante de la biodiversité animale. Alors que les problèmes sanitaires se multiplient, des éleveurs, des associations et des chercheurs s’organisent pour préserver la diversité des animaux d’élevage et préserver des espèces qui ne soient pas standardisées.

Une race d’animal d’élevage sur cinq est menacée d’extinction. L’alerte a été lancée dès 2008 par la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture [1]. Sur les 6 300 races d’animaux domestiques, 1 350 sont menacées d’extinction ou ont déjà disparu. Leur remplacement se fait au profit d’un nombre restreint de races d’élevage sélectionnées, la plupart du temps, pour leur productivité. Une douzaine d’espèces animales fourniraient à elles seules 90 % des protéines d’origine animales consommées dans le monde [2]. En creux se profile une course au contrôle de la génétique animale par une poignée d’acteurs économiques, sur fond d’agriculture industrielle.

Les critères de cette sélection génétique ? Grandir et grossir vite, produire beaucoup de lait, de viande ou d’œufs. « Les entreprises d’élevage se sont concentrées sur la maximisation de la production et les aspects commerciaux utiles, comme la croissance rapide, l’efficacité de la conversion alimentaire et des rendements élevés, souligne l’Atlas de la viande publié en 2014 par la fondation Heinrich-Böll-Stiftung Berlin, les Amis de la Terre Europe et Arc 2020. Il en résulte des races génétiquement uniformes à haut rendement qui, pour survivre, nécessitent des aliments riches en protéines, des produits pharmaceutiques coûteux et des bâtiments à température contrôlée. » Bien loin du profil des races d’animaux autochtones, présentes depuis des siècles en Afrique, en Asie, en Amérique latine ou en Europe et plus aptes à résister aux conditions et à la géographie locales.

[...]  La suite sur le site de Basta Mag

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 23:57
Le chômage, l’industrie et l’Euro

par · 18 janvier 2016 - Extraits - Lire l'intégralité ici -

La question du chômage est bien aujourd’hui la question essentielle. C’est elle qui motive l’annonce – bien tardive – d’un « plan d’urgence » par le Président de la République. Que l’on regarde d’un point de vue économique, et le coût du chômage tant direct qu’indirect par les opportunités qui sont perdues est un problème majeur pour l’économie française, d’un point de vue social, et les conditions de vie des chômeurs – 4,5 millions en chiffre réel quand on se base sur les 3 catégories A, B et D de la Dares – mais aussi des travailleurs pauvres dont le salaire est tiré à la baisse par l’importance du chômage sont aujourd’hui un véritable drame national, ou que l’on regarde d’un point de vue politique, et il est ici évident que le chômage déstructure notre vie politique, il est clair que la question du chômage est bien la première dans la Nation. Cette question du chômage est fondamentalement le produit d’une insuffisance de la demande solvable face à la montée des gains de productivité. Mais, elle a pris un tournant important avec l’émergence du problème de la compétitivité relative des productions françaises depuis maintenant plus de 25 ans. Elle se concentre sur le phénomène de désindustrialisation que la France connaît depuis cette époque. Même si l’emploi industriel a toujours été limité en France, il faut savoir que chaque emploi dans l’industrie « nourrit » entre 2,5 et 3 emplois dans les services qui sont associés, directement ou indirectement, à la production industrielle. C’est pourquoi cette dernière est le premier indicateur quand on veut regarder la question du chômage.

Histoire de la production industrielle en France

Si l’on regarde les chiffres de l’INSEE, on est frappé par le constat que la production industrielle, qu’il s’agisse de la production globale ou de la production manufacturière, est aujourd’hui inférieure à son niveau de 1990.

[...] De fait, la production industrielle ne retrouve son niveau de 1990 qu’en janvier 1997. Ce « mieux », certes très relatif, est dû à la mise en œuvre d’une politique volontariste d’exonération des cotisations sociales, qui équivaut à l’effet d’une dépréciation du taux de change pour les entreprises, mais qui serait à la charge de l’Etat.

[...] ces résultats ont été payés au prix fort par un alourdissement et du déficit et de la fiscalité, dans la mesure ou toute exonération des cotisations doit être compensée ; ce que les entreprises ne payent pas, il faut bien le faire payer aux ménages. Mais, le plus dramatique est bien la faiblesse de ces effets. Ils ne font que compenser les effets négatifs massifs de la mise en place de l’Euro [...] Par ailleurs, l’appréciation de l’Euro par rapport au Dollar (et aux monnaies associées au Dollar), appréciation qui se fait sentir depuis l’été 2002, constitue une autre cause de freinage de la production industrielle.

[...] La crise de 2008-2010 entraîne un effondrement de la production industrielle, et une hausse corrélative du chômage. Les politiques d’austérité qui se développent en Europe (Grèce, Espagne, Portugal et Italie) ont pour effet à la fois de diminuer la demande globale et d’accroître de manière considérable la concurrence, en particulier avec l’Italie et l’Espagne. [...] La production industrielle, après avoir connu un léger rebond fin 2009 – début 2010, stagne et décroit à nouveau.

 

Un problème de spécialisation industrielle ?

De nombreux économistes prétendent que les effets du taux de change (et de l’Euro) sont minimes en comparaison avec les effets dits « de qualité » de la production industrielle. Notons que cette explication est battue en brèche par le dernier rapport du Fond Monétaire International qui, au contraire, montre bien l’importance du taux de change dans les échanges [...]

 

On constate la très grande similitude de la trajectoire de la branche « machines et équipements » et de celles « moyens de transport » (qui inclut l’aéronautique). Seule, la sous-branche « industrie automobile » montre une certaine différence. Mais, d’une part, la production stagne depuis le début des années 2000 et d’autre part la délocalisation d’une partie des sous-ensembles de cette branche (en Slovaquie, République Tchèque, Roumanie) a permis aux producteurs de maintenir des volumes de production mais au prix de la perte d’emplois en France.

Si l’on sort du domaine de l’industrie mécanique (au sens large) les résultats des autres branches sont assez convergents avec ceux que l’on a déjà constatés.

On constate la très similitude de la trajectoire de l’industrie pharmaceutique avec la moyenne de l’industrie. Pourtant, à priori, on pourrait penser que l’industrie pharmaceutique serait l’un des points forts de l’industrie française à la fois compte tenu du savoir faire dans la recherche mais aussi d’une demande spécifique qui tend normalement à augmenter dans une population qui prend de l’âge. En fait, la seule branche qui connaît une croissance notable, et qui semble échapper aux problèmes de l’industrie est la métallurgie et produits métalliques, autrement dit une branche où les gains de productivités ont été très important mais qui est très loin d’apparaître comme une branche « nouvelle » par la nature des procès technologiques mis en œuvre.

 

Si l’argument d’un défaut de spécialisation de l’industrie française peut et doit être entendu, il est faux d’y voir la cause principale de la désindustrialisation de la France. Cette cause est et reste l’Euro, qu’il s’agisse de ses effets directs ou de celui des politiques dites « de Franc fort » qui ont été mises en œuvre pour « préparer » la France à l’Euro. La tragédie de l’industrie, et donc du chômage, en France s’inscrit dans le long terme, dans la décision consciemment prise par les gouvernements qui se sont succédés depuis la fin des années 1980, d’inscrire le pays dans une Union monétaire qui ne pouvait (et qui ne peut toujours pas) fonctionner. Ce ne sont pas des mesures ponctuelles qui seront annoncées par le Président de la République, M. François Hollande, qui pourront y changer grand chose.

 

Lire l'intégralité et les notes sur le site Russeurope

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 23:35
Nous comprenons cette colère.  Mais quelles sont les revendications avancées par les agriculteurs normands pour faire respecter la revendication "manger français "?  Car, prise au pied de la lettre, cette dernière semble faire reposer la solution uniquement sur les consommateurs qui sont eux victimes du chômage, des petits boulots précaires, des bas salaires et de l'austérité.  L'intérêt commun des agriculteurs et des salariés réside donc dans l'abandon de la politique d'austérité et dans l'instauration de contrôles aux frontières sur les produits agricoles assortis d'une politique de coopération et d'échanges équitables, mutuellement avantageux, avec les autres pays producteurs. Pour cela il faut remettre en cause les politiques européennes, l'Union Européenne et la "concurrence libre et non faussée".  AC

Les jeunes Agriculteurs du canton de Neufchâtel sont actuellement au rond-point des Hayons. Ils arrêtent les camions pour contrôler l'origine de la marchandise.

27/01/2016 à 18:26 par cynthialhérondel sur le Réveil de Neufchatel

 

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Les Jeunes Agriculteurs du canton de Neufchâtel sont actuellement au niveau du relais routier des Hayons, près de Neufchâtel. Treize tracteurs et plus du double de jeunes agriculteurs sont sur place. Certains ont déchargé pneus et fumier près du rond-point.

“Nous arrêtons les camions afin de vérifier la provenance des marchandises.  Nous ne vidons pas les remorques, nous prélevons un échantillon”, souligne une jeune agricultrice.

“Mangeons français !”, clament les manifestants qui n’empêchent pas les automobilistes de circuler.

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