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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 08:40
Marseille - Code du travail : Ni amendable ! Ni négociable ! Retrait !
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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 08:32

Lu sur El Diablo

Imposée par l’Union européenne,  la loi EL KHOMRI finalise la marche régulière vers la satisfaction des DEMANDES PATRONALES depuis plus de 30 ans

D’Auroux à El Khomri en passant par Aubry, assouplissement des contraintes patronales et négation de la hiérarchie des normesUne constante depuis plus de 30 ans

Par 

Le 6 avril 2016

 

Imposée par l’Union européenne (1) et par le mouvement réformateur néolibéral, la loi El Khomri tente de finaliser la marche régulière vers la satisfaction des demandes patronales depuis plus de 30 ans. Déjà les lois Auroux montraient la voie. A côté de mesures positives comme la création des CHSCT par exemple, l’idée de la priorisation des accords d’entreprise sur la loi est installée dans les lois Auroux. Si la loi Aubry 1 de 1998 permet la revendication positive des 35 heures, elle engage de suite la possibilité de l’annualisation du temps de travail et l’instauration du forfait jours avec la loi Aubry 2 de 2000.

Puis la droite relève le plafond des heures supplémentaires de 130 à 180 heures par an par décret le 15 octobre 2002. Puis la loi Fillon baisse la rémunération des heures supplémentaires à 10 % pour les heures qui sont effectuées entre 35 et 39 heures par la loi du 17 janvier 2003. La loi du 31 mars 2005 permet par négociation dans l’entreprise de faire jusqu’à 48 heures par semaine, permet l’extension du forfait jours aux non cadres, puis d’échanger leurs RTT contre un complément de rémunération. Toutes ces mesures entraînent un allongement de la durée hebdomadaire de travail.

Puis Nicolas Sarkozy fait voter la loi Tepa le 21 août 2007 qui favorise les heures supplémentaires en les défiscalisant et en diminuant les entrées de cotisations sociales vers la Sécurité sociale. Puis la loi du 20 août 2008 renforce l’autonomie des entreprises en matière de gestion du temps de travail : plus besoin de l’accord de l’inspecteur du travail pour les heures supplémentaires au-delà des 180 heures, le repos compensateur n’est plus automatique mais négocié au sein de l’entreprise, l’annualisation du temps de travail peut être mis en application sans justification.

Sur tout ce travail de détricotage, Hollande n’annule à son arrivée que la défiscalisation des heures supplémentaires.

La loi El Khomri va encore beaucoup plus loin en allant jusqu’au bout du changement de la hiérarchie des normes en faisant en sorte qu’un accord d’entreprise puisse déroger à une loi, à un accord de branche et même à un contrat de travail. La durée de travail permet d’aller jusqu’à 12 heures par jour et même 60 heures par semaine en cas de « circonstances exceptionnelles ». Les forfaits jours sont encore élargis. Toutes les majorations des heures supplémentaires pourront être réduites à 10 % par accord d’entreprise.

Les visites chez un médecin du travail ne seront réservées qu’aux salariés travaillant sur des postes à risque soit pour eux soit pour l’environnement. Tous les autres n’auront droit qu’à une visite d’information qui pourra être animée par un personnel paramédical.

Tout cela est clair comme le nez au milieu de la figure.

Comprendre ce processus

Pour illustrer ce processus, trois citations suffiront :

« Il y a une lutte des classes, bien sûr, mais c’est ma classe, celle des riches, qui fait la guerre. Et nous gagnons. » (Warren Buffet, l’un des hommes les plus riches du monde)

« Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. » (Henri Lacordaire)

« Aujourd’hui, c’est dans l’entreprise que le rapport des forces est le plus défavorable pour les salariés. » (Tous les syndicalistes du syndicalisme revendicatif)

On comprend alors mieux pourquoi le patronat et ses serviteurs, les néolibéraux de droite et de gauche, souhaitent par phases successives l’inversion des normes pour que l’accord d’entreprise puisse détruire la loi, l’accord de branche et le contrat de travail.

*****

(1) La dernière injonction en date est l’avis du conseil de l’Union européenne au Plan national de réforme (PNR, document obligatoire depuis la stratégie de Lisbonne et le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment en son article 121, paragraphe 2, et son article 148, paragraphe 4) proposé par la France au Conseil : voir http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX%3A32015H0818%2815%29&from=FR)

 

SOURCE:

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 08:28

Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 21:47

Si on ne consulte plus les Français sur les questions constitutionnelles ayant trait à l'Union européenne, est-ce parce qu'ils avaient voté NON au traité constitutionnel ?

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Il serait néanmoins difficile pour le Premier ministre Mark Rutte, dont le pays assure ce semestre la présidence de l'UE, de ne pas tenir compte de l'opinion de ses concitoyens.

Il serait néanmoins difficile pour le Premier ministre Mark Rutte, dont le pays assure ce semestre la présidence de l'UE, de ne pas tenir compte de l'opinion de ses concitoyens. (Crédits : Reuters)

Lors du référendum organisé mercredi, le "non" l'a emporté à 64% des votes. Le scrutin étant purement consultatif, le gouvernement néerlandais reste toutefois libre de ratifier cet accord déjà en place à titre provisoire.

Les néerlandais ne sont pas favorables à l'accord d'association entre l'Union européenne et l'Ukraine, déjà en place à titre provisoire, mais que les Pays-Bas n'ont encore pas ratifié. Lors d'un référendum consultatif organisé mercredi 6 avril, le "non" l'a emporté à 64% des suffrages, selon des résultats encore provisoires.

La participation a dépassé légèrement les 30% nécessaires pour que le scrutin soit validé, indiquent les sondages effectués à la sortie des bureaux de vote.

 

Lire la suite ci-dessous

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 21:26

Mais où est la gauche ?

ob_6c6c37_drapeau-rougeLa France se réconcilie enfin avec sa tradition, la lutte des classes. Il aura fallu ce projet abject de casse méthodique du code du travail pour que le sursaut populaire puisse enfin éclore. Projet de loi travail non pas piloté à Paris mais dans les arcanes obscures de l’Union Européenne. Il ne s’agit pas d’un simple détail à souligner au détour d’une virgule. Le rouleau compresseur libéral européen parachève son travail jusqu’à disparition totale de la moindre entrave à la concurrence libre et non faussée. Le drapeau bleu étoilé pourra bien voler gracieusement dans le ciel au rythme de l’hymne à la joie, il devient urgent, vital même, de détruire cet outil d’asservissement populaire.

Toutes celles et ceux qui défilent sur les plateaux télé ou dans les studios d’enregistrement des matinales radiophoniques pour nous vendre leurs discours malhonnêtes sur leur prétendue capacité à changer les choses mieux que les autres, nous prennent pour une masse d’imbéciles dépourvus de toute forme de rationalité. Quiconque ne dira pas clairement que le point numéro un de son programme sera le retrait de la France de cette usine à gaz européenne nous prendra pour des idiots. Les règles absurdes, rigides, dogmatiques inscrites dans le marbre des traités ont anéanti la moindre forme de souveraineté. Nous ne sommes plus maîtres de rien dans ce bon pays de France. Pas de possibilité de développer des outils de régulation, encore moins de lancer des plans ambitieux d’investissements publics. Alors, j’entends les voix mollassonnes de ceux qui crient à la réorientation de la construction européenne. Il faut sauver l’Europe comme il fallait sauver le soldat Ryan. Si on émet l’hypothèse farfelue que par un effet de cascade, de nouvelles majorités de gauche prennent la main à Bruxelles, pensez-vous que l’Allemagne hésitera à déguerpir. L’Europe est allemande. Désolé pour ceux qui en sont restés au chapitre du traité de Paris. La France n’est pas le pendant de l’Allemagne. La France marche au pas avec les voisins méditerranéens. C’est un fait. Concevoir le contraire relève de l’idéalisme infantile ou de la mauvaise foi assumée.

Cela me permet d’en venir au véritable propos que je voulais aborder dans ce billet. La France est orpheline. La France n’a plus de gauche. Preuve en est les événements récents. Il aura fallu la mobilisation exemplaire de la jeunesse dans les universités et les lycées pour bousculer les organisations syndicales traditionnelles. Alors que ces dernières tergiversaient et pondaient un communiqué commun bien fade appelant à quelques aménagements cosmétiques, les jeunes organisaient la journée du 9 mars où plus de 500 000 personnes se sont mobilisées partout en France avec un mot d’ordre clair : le retrait pur et simple du projet de loi. Mais les partis de gauche méritent aussi leur catéchisme. Ce mouvement d’occupation des places inspirés de Podemos, Nuit debout, est là aussi symptomatique d’une absence préoccupante de la gauche dans le débat public. La nature a horreur du vide et ce mouvement presque spontané nous met tous au pied du mur. Il suffit de voir le malaise des uns et des autres par rapport à ces péripéties pour le mesurer. Personne n’ose se positionner. Tout le monde semble totalement largué. Nous sommes clairement dans une crise de représentation. C’est une sorte d’effet de pourrissement qui emporte tout sur son passage. La République est pourrissante, le parti socialiste, la gauche globalement … Cela donne le sentiment d’un tunnel qui fait la jonction entre deux mondes, entre deux temps. Cela n’est pas sans faire écho à la formule célèbre de Gramsci.

Pour illustrer mon propos, je ne peux que vivement vous encourager à lire la brillante tribune de Lordon parue il y a quelques jours dans les colonnes du Monde Diplomatique intitulée Pour la République sociale. Je ne peux d’ailleurs m’empêcher ici de vous en livrer quelques succulents passages. Comme celui-ci sur la primaire : on ne peut pas exclure en effet que les protagonistes de la « primaire à gauche » soient convaincus de produire une innovation politique radicale, alors qu’ils bafouillent la langue morte de la Ve République. Le comble de l’engluement, c’est bien sûr de ne plus être capable de penser au-delà du monde où l’on est englué. Présidentialisation forcenée, partis spectraux, campagnes lunaires, vote utile, voilà la prison mentale que les initiateurs de la « primaire à gauche » prennent pour la Grande Évasion. Et pour conduire à quoi ? La fusion de la contribution sociale généralisée (CSG) et de l’impôt sur le revenu ? un programme en faveur de l’isolation des logements ? une forte déclaration sur la « réorientation de l’Europe » ? Mais sans doute le passage le plus intéressant est celui-ci : La seule chose dont nous pouvons être sûrs, c’est qu’aucune alternative réelle ne peut naître du jeu ordinaire des institutions de la Ve République et des organisations qui y flottent entre deux eaux le ventre à l’air. Cet ordre finissant, il va falloir lui passer sur le corps. Comme l’ont abondamment montré tous les mouvements de place et d’occupation, la réappropriation politique et les parlementarismes actuels sont dans un rapport d’antinomie radicale : la première n’a de chance que par la déposition des seconds, institutions dont il est désormais établi qu’elles sont faites pour que surtout rien n’arrive — ce « rien » auquel la « primaire de gauche » est si passionnément vouée. Je souscris totalement à ses propos. Ils démontrent l’obsolescence des schémas théoriques et tactiques de cette gauche agonisante.

Le peuple français a cette fascinante capacité lorsqu’il se soulève à emporter avec lui les peuples voisins, eux aussi victimes de l’ignominie, du népotisme, de tout ce qu’on veut mais surtout des logiques du capital, de la propriété privée des moyens de production. Comme beaucoup, je regarde avec intérêt ce mouvement nuit debout qui gagne des villes belges, italiennes, espagnoles … Je garde néanmoins une nécessaire lucidité sur cette expérience. Les places semblent peuplées par une jeunesse à fort capital culturel essentiellement. Les travailleurs n’y sont encore que peu nombreux. Qui-plus-est en bon léniniste que je suis, je crois en les vertus de l’organisation. Des mouvements comme ceux-là peuvent vite devenir des impasses s’ils ne s’organisent pas concrètement. C’est la leçon qu’a fini par tirer Iglesias avec les indignés en Espagne. Le PCF devrait donc être en train d’écrire un programme politique pour créer cet impérieux prolongement organisationnel, pour qu’il puisse être débattu, qu’il devienne un repère. Un vrai programme de rupture, un programme politique qui place en son cœur la question de la propriété, de la nation et donc de sa constitution, de l’Europe et de l’évidente rupture qu’il faut consommer avec cette dernière. La question de la paix évidemment avec un préalable : quitter l’OTAN. Un programme qui se nourrit de ce bouillonnement social, qui propose des mots et des concepts, une feuille de route afin de donner du corps à cet élan insurrectionnel. Mais non, Pierre Laurent annonce qu’il va rencontrer Montebourg dans le cadre du processus de la primaire. Misère, vous avez dit misère …

G.S

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 15:47
Au fronton de l’histoire : le camion d’armes d’Henri Maillot
lundi 4 avril 2016
par  Alger republicain

 

Le 5 avril 1956, La Dépêche Quotidienne, organe de la grosse colonisation, ouvre sa « Une » sur une information sensationnelle : « Dans l’après-midi d’hier, mystérieuse disparition d’un important chargement d’armes dans la forêt de Baïnem ».

Le camion capturé contenait 123 mitraillettes, 140 revolvers, 57 fusils, un lot de grenades et divers uniformes. De quoi armer plusieurs commandos. On apprend que l’homme qui a mené l’opération est l’aspirant Henri Maillot, réserviste de la classe 28, rappelé au 57e bataillon des Tirailleurs algériens.

Militant du Parti communiste algérien (PCA) clandestin, Henri Maillot pensa, dès son affectation en octobre 1955 à la caserne de Miliana (ouest d’Alger), à subtiliser des armes à l’armée d’occupation au profit de la résistance armée et de l’Armée de Libération nationale (ALN).

A la fin du mois de décembre 1955, lors d’une permission à Alger, il se confia à son camarade de parti, William Sportisse, qui venait rendre visite à ses parents avant de rejoindre Constantine. La direction du PCA clandestin, informée, donna son accord sans tarder.

L’opération militaire, supervisée par Bachir Hadj Ali, secrétaire du PCA clandestin et coordonnateur des Combattants de la libération (branche militaire du PCA, créée au mois de juin 1955), connut son épilogue le mercredi 4 avril 1956 vers midi. Sorti de la caserne à sept heures du matin, le camion Ford avait pris la route d’Alger avec à son bord Henri Maillot chef du convoi.

Après un arrêt de deux heures à l’Arsenal (ERM) de Belcourt où fut déchargée une partie des armes, le camion fut détourné vers la forêt de Baïnem, à l’ouest d’Alger, où, embusqué dans les broussailles,un commando des Combattants de la libération (CDL), composé de Jean Farrugia, Joseph Grau et Clément Oculi, attendait.

L’opération de transbordement fut rapide.
Pour des raisons de sécurité, la remise du lot d’armes destiné à l’ALN se déroula en plusieurs étapes.

L’acheminement des armes vers les maquis fut assuré par les Combattants de la libération des zones d’Alger et de Blida. La réception d’un premier lot par la direction d’Alger du FLN intervint quelques jours après le détournement du camion, selon le témoignage de Mokhtar Bouchafa, adjoint du commandant de l’ALN de la région d’Alger, Amar Ouamrane, futur colonel de laWilaya IV. Une partie des armes de guerre, transportées à Blida par Jean Farrugia dans le camion de Belkacem Bouguerra, fut remise au groupe Guerrab-Saâdoun-Maillot-Laban, des Combattants de la Libération, en route vers le maquis de l’Ouarsenis.

La fourniture d’armes de guerre à l’ALN fut comme une réponse au souci exprimé par Abane Ramdane dans son courrier, envoyé le 15 mars 1956, à la délégation extérieure du FLN installée au Caire : « … Si les communistes veulent nous fournir des armes, souligne-t-il dans sa missive, il est dans nos intentions d’accepter le Parti communiste algérien en tant que parti au sein du FLN, si les communistes sont en mesure de nous armer … ».

C’est dans ce contexte que la première rencontre eut lieu, les premiers jours de mai 1956 par un après-midi printanier, dans le cabinet dentaire de Mokrane Bouchouchi, place Bugeaud (Place Emir Abdelkader), face au siège du 19e Corps d’armée, au cœur d’Alger, entre Abane Ramdane et Bachir Hadj Ali, assistés respectivement de Benyoucef Benkhedda et de Sadek Hadjerès. Cette rencontre au sommet avait été arrangée par Lakhdar Rebbah, l’homme de confiance de Abane.

Evoquant cette rencontre FLN-PCA, l’officier de l’ALN devenu historien, Mohamed Téguia, écrit dans son livre-témoignage, L’Algérie en guerre : « Elle fut l’objet de félicitations de Abane qui rendit hommage aux communistes… (Il) fit connaître son projet de promouvoir l’aspirant Maillot comme lieutenant, en l’affectant en Kabylie. »

Les discussions aboutirent, au mois de juin 1956, à la signature des accords FLN-PCA.
« Maintenant, il n’existe qu’une seule armée contrôlée par le FLN », déclare le PCA clandestin. L’intégration « en bloc » des Combattants de la libération dans les maquis de la Wilaya IV (l’Arbaâ, Palestro (Lakhdaria), Ténès, Cherchell, Zaccar, Chlef et autres lieux de combat) fut supervisée par Amar Ouamrane.

Dans un communiqué signé de lui et adressé aux agences et organes de presse, Henri Maillot donna la signification de son geste :
« L’écrivain français Jules Roy, colonel d’aviation, écrivait il y a quelques mois :

« Si j’étais musulman, je serais du côté des ‘‘fellagas’’ ». Je ne suis pas musulman, mais je suis Algérien, d’origine européenne. Je considère l’Algérie comme ma patrie. Je considère que je dois avoir à son égard les mêmes devoirs que tous ses fils. Le peuple algérien longtemps bafoué, humilié, a pris résolument sa place dans le grand mouvement historique de libération des peuples … Il ne s’agit pas d’un combat racial, mais d’une lutte d’opprimés sans distinction d’origine contre leurs oppresseurs et leurs valets sans distinction de race … En livrant aux combattants algériens des armes dont ils ont besoin pour le combat libérateur, j’ai conscience d’avoir servi les intérêts de mon pays et de mon peuple, y compris ceux des travailleurs européens momentanément trompés. »

Henri Maillot tomba au champ d’honneur, à l’âge de 28 ans, dans la matinée du 5 juin 1956, dans le djebel Derraga (rive gauche du Chéliff), mitraillé dans le dos par les soldats français. Maurice Laban, Belkacem Hannoun et Djillali Moussaoui sont morts à ses côtés,les armes à la main. Abdelkader Zelkaoui, capturé la veille, avait été froidement assassiné.

En ce mois d’avril 1956, la guerre pour l’indépendance est à son vingtième mois. Le camion d’armes capturé par Henri Maillot entre dans la légende. La date du 4 avril 1956 s’inscrit au fronton de l’histoire.  

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Mohamed Rebah

Chercheur en histoire. Auteur

N.B. La signature des accords FLN-PCA est intervenue quelques semaines avant la tenue du Congrès de La Soummam (20 août 1956).

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A l’occasion du soixantenaire du décès d’Henri Maillot, nous avons jugé utile de republier cet article qui a déjà été publié dans Alger rpéublicain, le 04 avril 2011 : article consultable ici


Eléments bibliographiques :

- Site Socialgérie (l’Opération Maillot)

- Belhocine H. - Le Courrier Alger-Le Caire 1954-1956, Casbah éditions, Alger 2000. (Page 164).

- Téguia M - L’Algérie en guerre, éditions OPU, Alger, (pages 201 à 210).

- Alleg H. - La Guerre d’Algérie, éditions Temps Actuels, Paris, 1981, (tome 2, pages 188 à 194 : Le Front dirige la lutte).

- Bouregaâ L .- Assassinat d’une révolution (paragraphe sur la fourniture des armes au maquis de Ouled Slama), éditions Bouchène (en langue arabe), Alger, 1989.

- Témoignage de Mustapha Saâdoun, vieux dirigeant du PCA, sur son intégration dans l’ALN (début juillet 1956), au maquis de Cherchell où il fut le premier commissaire politique (in mon ouvrage Des Chemins et des Hommes) et le témoignage d’Ahmed Ghebalou - H’mimed dans la collection Mémoria.

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 15:37

1 Avril 2016, 15:51pm

Publié par hervepolypcf62.over-blog.com

J’ai lu avec beaucoup d’attention le numéro spécial de l’Humanité, loi travail : « une régression historique. » Un très bel outil -pour les militants- qui décortique article par article l’intégralité du texte. Mais voilà, au-delà de l’apport indispensable aux militants politiques et syndicalistes pour consolider l'évidente certitude de la nécessité du retrait impératif de cette loi, je dois dire que je reste sur ma faim.

J’avoue même être troublé par l’absence de lien avec l’Union Européenne. Je pourrais le dire autrement comme Louis Jouvet dans un film culte : « bizarre, vous avez dit bizarre tiens comme c’est bizarre » ! En effet hormis une légère allusion de ce que subissent nos voisins allemands, espagnols et italiens, rien mais rien du tout sur les recommandations du conseil européen en date du 14 juillet 2015 !

Étonnant cette absence d’analyse du directeur de l’Humanité et député européen Patrick Le Hyaric. Sans doute un oubli, je l'espère ! Et pourtant à lire les recommandations européennes, on fait vite le lien très précisément dans l’esprit et presque à la lettre avec la loi travail du gouvernement Valls.

Il y a donc dans ce domaine un énorme travail d’éducation populaire pour traiter de l'articulation entre politique gouvernementale et Europe et de l’urgence qui en découle de sortir de ce carcan européen qui broie les peuples.

Je publie donc pour rappel les recommandations du conseil européen. Alors sautera aux yeux de tous le parallèle plus qu'intrigant entre la peste loi travail et le choléra européen.

Avec Jean Jaurés, je dis simplement et sans détour : "le courage c’est de chercher la vérité et de la dire".

 

Hervé POLY

 

 Spécial l’Humanité, « loi travail » :  Les recommandations du conseil européen oubliées !

Ci dessous en PDF recommandations du Conseil européen en date 14 juillet 2015.

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 13:59
Vallourec : "difficile d'éviter les départs contraints" mais "pas de fermeture de site" selon le Président

Sur Fr3 Normandie

A Déville-lès-Rouen, les 380 salariés de l'usine de tubes pour l' industrie pétrolière sont concernés par un plan social qui prévoit au moins 100 suppressions de postes. Le président du directoire a présenté ce 6 avril sa stratégie devant les actionnaires du groupe

  • Agence France Presse et FR3Normandie
  • Publié le 06/04/2016 | 18:22, mis à jour le 06/04/2016 | 18:22
 

Le site Vallourec de Déville-lès-Rouen © Googlemaps

© Googlemaps Le site Vallourec de Déville-lès-Rouen


Philippe Crouzet, président du directoire de Vallourec, a estimé mercredi qu'il semblait "difficile d'éviter les départs contraints", dans le cadre du plan de restructuration annoncé en février et qui comporte la réduction de moitié des capacités de production du groupe en Europe.

Ce plan prévoit que les capacités de production européennes de Vallourec soient ramenées à 700.000 tonnes par an, ainsi que leur spécialisation en Allemagne (laminage) et en France (traitement  thermique et finition).

Devant l'assemblée générale des actionnaires, M. Crouzet a rappelé l'engagement du groupe qu'il n'y ait "pas de fermeture de site" et "l'objectif de limiter, autant que faire se peut, l'impact sur l'emploi".

 "C'est un objectif, ce n'est pas une certitude à ce stade", a-t-il prévenu, ajoutant qu'il semble difficile d'éviter les départs contraints". "Mais nous  ferons tout pour les minimiser et faciliter le retour à l'emploi ou le maintien dans l'emploi de nos collègues qui pourraient être touchés", a-t-il ajouté.

Il a expliqué que le groupe prévoyait à la fois des "mesures à caractère social: retraites, reclassements, mobilité, départs volontaires" et des "mesures actives de réindustrialisation". "Nous ne négligerons aucun moyen pour atteindre cet objectif", a-t-il promis.

Une procédure de plan de sauvegarde de l'emploi a été lancée en France la semaine dernière et des "commissions de réindustrialisation" ont été mises en place pour les trois sites français les plus concernés (Saint-Saulve, Déville-les-Rouen, Cosne-sur-Loire) pour favoriser l'implantation de nouvelles activités et permettre le reclassement de salariés. "Les partenaires sociaux (...) sont déjà impliqués dans cette démarche", a dit M. Crouzet.

Vallourec est un groupe industriel français créé en 1889.

Au cours des années 2000, les restructurations et les créations de filiales à l’étranger réduiront peu à peu l'enracinement national et Vallourec abandonne certaines productions destinées à l'automobile par exemple. Ce faisant il réduit sa diversification, fournit principalement les marchés de l'énergie et rend le groupe vulnérable aux fluctuations du prix du pétrole.

En 2014, le groupe Vallourec compte 50 sites de production dans 20 pays différents et les usines françaises, à l'origine de la fortune du groupe, n’emploie plus que 22% des effectifs.

Et en 2015, la multinationale décide des mesures drastiques de réduction d'effectifs en Europe, notamment en France. Ne s'agit-il pas alors d'une stratégie de délocalisation de l’activité vers les pays à bas salaires ? Par exemple vers le Brésil où le groupe possède des usines ou vers la Chine où le groupe vient de renforcer ses positions.

On peut d'autant plus s'interroger que le résultat  déficitaire présenté en 2014 est liée à des « jeux d’écriture », dénommés "dépréciation d’actif". C'est ce résultat qui a été avancé en 2015 pour la première annonce de réduction d'effectifs. Pourtant, sur les dix dernières années, de 2004 à 2014, le chiffre d'affaires de la multinationale n'a cessé de progresser. Certes la chute des prix du pétrole, l'accident nucléaire au Japon ont créé un contexte défavorable, mais la rentabilité à court terme exigée par les actionnaires semble être un non-sens dans des activités d'industrie lourde qui doivent, plus qu'aucune autre, se juger sur le long terme.

Jouer ainsi la vie des salariés au Monopoly de la mondialisation, c'est ça le capitalisme d'aujourd'hui. Et pour quelque temps avant une éventuelle nouvelle catastrophe boursière que la spéculation effrénée ne peut manquer de provoquer à nouveau.

A moins que les travailleurs, lassés d'être les jouets humains de ce monoply du XXIème siècle ne se révoltent, d'abord dans les pays où ils sauront s'organiser pour le faire.

Source : Un article lu sur le blog « La cuisine des patrons » que nous reproduirons dans un article ultérieur.

AC.  Ce commentaire a été mis en ligne sur le blog d'Action communiste le 3 février  2016.  Rien n'a changé.

SEULE LA LUTTE ...

CÔTE-D'OR - Montbard : mouvement de grève chez Vallourec Bearing Tubes en Février 2016

CÔTE-D'OR - Montbard : mouvement de grève chez Vallourec Bearing Tubes en Février 2016

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 10:24

Cet article est reposté depuis Analyse communiste internationale.

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 10:18

Photo Beurs.com

6 Avril 2016
 
Joris Van Gorp

Le lundi 4 avril, les ministres recommençaient les discussions sur le budget, dont le trou s'élève à 2,3 milliards d’euros. Au menu, ô surprise, de nouvelles taxes, ainsi qu’un plan du ministre de l’Emploi Kris Peeters pour réformer (lisez : flexibiliser) le marché du travail. Mais aucune trace de mesures qui iraient chercher l’argent chez les millionnaires et dans leurs grosses entreprises.

Les partis au gouvernement s’accordent sur certaines mesures :

  1. Les dépenses supplémentaires pour l’accueil des réfugiés et pour la lutte contre le terrorisme, soit 400 millions d’euros, ne seront pas prises en compte dans le budget. Si c'est accepté par l’Europe, on ne cherchera pas de mesures compensatoires.
  2. Le gouvernement maintient les mesures qui avaient été supprimées par le Comité de monitoring (l’institution fédérale qui supervise le budget de l’État) en raison du peu de certitude quant à leur rendement. On parle ainsi de 100 millions d'euros d’économies dans l’administration fédérale, 100 millions d’euros d'économies dans la sécurité sociale et de 250 millions d'euros à trouver en taxes sur les fonds immobiliers.
  3. Le gouvernement veut à nouveau augmenter les accises sur le diesel et le tabac et taxer davantage les entreprises de jeux de hasard (100 millions).
  4. 40 millions seront épargnés en durcissant les conditions pour le chômage économique et en contrôlant davantage les demandes de crédit-temps motivé.
Tensions au sein du gouvernement

Malgré les mesures ci-dessus, il reste toujours un trou de plus d'1 milliard d'euros à combler. Comment ? C’est justement là que ça coince entre les partis du gouvernement. La N-VA veut aller couper dans la sécurité sociale. Mais le MR, l'Open VLD et le CD&V freinent. Pour le Premier ministre Charles Michel, le temps presse. Il veut boucler rapidement le contrôle budgétaire « sans brusquer »1 et « de préférence avant que la commission d'enquête sur les attentats ne crée de nouvelles oppositions entre les partis au gouvernement ».2

Combler le trou du budget par la flexibilité ?

Il y a quelques semaines, le ministre de l'Emploi Kris Peeters (CD&V) présentait sa note sur les « flexi-contrats ».3 Son plan prône une plus grande flexibilité au travail, moins de règles et un assouplissement du marché du travail dans différents domaines. Peeters plaide pour l'instauration du « travail intérimaire à durée indéterminée », pour des contrats zéro heure au lieu de temps partiels, pour l'annualisation du temps de travail… Toutes ces dispositions flexibilisent le marché du travail, démantèlent la protection sociale et répondent aux desiderata des patrons. Pour les travailleurs, elles n'annoncent rien de bon. (Lire ici l’article de Peter Mertens « Les nouveaux contrats à temps partiel transforment (surtout) les femmes en travailleuses-yo-yo »)http://solidaire.org/articles/les-nouveaux-contrats-temps-partiel-transforment-surtout-les-femmes-en-travailleuses-yo-yo

Pourtant, toutes ces mesures n'ont pas d'effet financier direct sur le budget. Certains membres du gouvernement espèrent toutefois inciter la Commission européenne à assouplir sa position sur le budget de l’État en réalisant une grande réforme du marché du travail. La Belgique pourrait ainsi présenter à l'Europe d'ici fin avril un budget comportant un déficit plus grand qu'autorisé. Le temps est certes très limité pour effectuer une grande réforme, mais on part du principe que certaines propositions de Kris Peeters en matière de flexibilité sont sur la table des négociations. De Tijd écrit à ce sujet : « L'Open VLD et la N-VA veulent profiter de ce moment pour réformer. "Nous réalisons que nous ne pouvons pas tout obtenir, mais il faut qu'il y ait au moins une partie de ces réformes", dit-on à la N-VA. »4

Millionnaires et grosses entreprises s'en sortent à nouveau indemnes

Il y a quelques semaines, la Commission européenne décidait que la Belgique devait supprimer son système des Excess Profit Rulings (des petits arrangements fiscaux) pour les multinationales. La Commission européenne exige que la Belgique récupère 942 millions d'euros auprès des quelques multinationales utilisant ces Excess Profit Rulings. Ces 942 millions supplémentaires pourraient combler d'un coup près de la moitié du déficit budgétaire de cette année. Mais le ministre Johan Van Overtveldt (N-VA) a décidé de n'en rien faire. Au contraire : la Belgique a fait appel de la décision européenne pour éviter d’avoir à réclamer cete somme. Le gouvernement fédéral s’inscrit donc clairement dans la ligne de la N-VA : protéger les millionnaires et leurs grandes entreprises et faire porter tous les efforts aux seuls travailleurs et allocataires sociaux. Et ce, alors que le scandale des « Panama Papers » vient encore une fois de montrer comment ces millionnaires et leurs grandes entreprises éludent l'impôt comme bon leur semble.


1. De Tijd, 5 avril 2016.
2. De Morgen, 5 avril 2016
3. http://www.krispeeters.be/sites/krispeeters/files/wwww_tekst_nederlands.pdf
4. De Tijd, 5 avril 2016

 

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