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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 16:42
En Seine-Maritime, appel CGT-FO-Solidaires-FSU-UNEF à manifester le 9 avril pour le retrait du projet de loi sur le travail - Ni amendable, ni négociable - ROUEN-LE HAVRE-DIEPPE-LILLEBONNE-ELBEUF
En Seine-Maritime, appel CGT-FO-Solidaires-FSU-UNEF à manifester le 9 avril pour le retrait du projet de loi sur le travail - Ni amendable, ni négociable - ROUEN-LE HAVRE-DIEPPE-LILLEBONNE-ELBEUF
En Seine-Maritime, appel CGT-FO-Solidaires-FSU-UNEF à manifester le 9 avril pour le retrait du projet de loi sur le travail - Ni amendable, ni négociable - ROUEN-LE HAVRE-DIEPPE-LILLEBONNE-ELBEUF
En Seine-Maritime, appel CGT-FO-Solidaires-FSU-UNEF à manifester le 9 avril pour le retrait du projet de loi sur le travail - Ni amendable, ni négociable - ROUEN-LE HAVRE-DIEPPE-LILLEBONNE-ELBEUF
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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 16:22

Sur le site Le Revenu - Le site Conseil Bourse et placements.

Le logo de Hermès.

Le logo de Hermès. (© Simon D.)

 

Par

Publié le 05/04/2016 à 14:45

L’activité du groupe reste très rentable et les flux de trésorerie abondants. Élevée, la valorisation du titre n'est pas excessive actuellement.

Fin mars, les comptes annuels du groupe de luxe ont été appréciés par les investisseurs. Principal élément de satisfaction : le rythme de croissance ne faiblit pas.

En 2015, le chiffre d’affaires a progressé de 8% à taux de change constants. Surtout, le résultat opérationnel courant est ressorti supérieur aux attentes. À 1,5 milliard d’euros (31,8% des ventes), il grimpe de 19%. La marge d’exploitation gagne ainsi 30 points de base sur l’ensemble de l’année malgré l’impact défavorable des taux de change sur ce poste. Le bénéfice net par action s’élève, lui, à 9,27 euros, en hausse de 13,2%.

Perspectives prudentes

L’activité du groupe reste très rentable et les flux de trésorerie abondants. La capacité d’autofinancement d’Hermès a atteint 1,2 milliard d’euros (+16%), propulsant la trésorerie nette à 1,5 milliard à fin 2015. À ce stade, les dirigeants ont seulement proposé un dividende ordinaire de 3,35 euros par action, alors que les observateurs espèrent une distribution supplémentaire sous forme d’un dividende exceptionnel, à l’instar de celui qui a été versé l’an dernier pour un montant global de 522 millions d’euros.

Certes, si une bonne surprise ne peut être écartée, les dirigeants d’Hermès ont adopté un ton très prudent pour commenter les perspectives : «La croissance des ventes en 2016 pourrait être inférieure à l’objectif de moyen terme [...] en raison des incertitudes économiques, géopolitiques et monétaires dans le monde.»

Malgré la pruden­ce des dirigeants, nous conservons le titre avec un objectif de cours maintenu à 350 euros car, à ce niveau, la valeur d’entreprise (capitalisation moins trésorerie nette) représente 21 fois le résultat d’exploitation attendu à fin 2016. Un ratio en ligne avec la valorisation historique et traduisant la rareté du profil d’Hermès.

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 14:37

À l'heure des vacances de printemps, la mobilisation des parents d'élèves reste intacte dans plusieurs villes de Seine-Maritime menacées de fermeture de classes, voire d'écoles.

Mise à jour : 07/04/2016 à 17:26 par Karine Lebrun

Sur le site de Normandie-actu

A Saint-Jouin-Bruneval, près du Havre, la mobilisation ne faiblit pas, même pendant les vacances scolaires (©D.R.).

À Saint-Jouin-Bruneval, près du Havre, la mobilisation ne faiblit pas, même pendant les vacances scolaires (©D.R.).

Pas de répit pour les parents d’élèves. Dans les villages de Seine-Maritime, et en particulier ceux de la Pointe de Caux, frappés d’une menace de fermetures de classes ou d’écoles, leur mobilisation reste intacte, même pendant les vacances de printemps, en avril 2016. À Saint-Jouin-Bruneval, près du Havre (Seine-Maritime), par exemple, l’association des parents d’élèves intensifie même son programme d’actions pour donner de la voix.

Pour ne pas tomber dans l’oubli

Les parents d’élèves de ce petit village de la Côte d’Albâtre protestent contre la fermeture d’une classe de maternelle, à l’école du Pélican.

Une fermeture qui ferait grimper à 34 les effectifs par classe, et contraindrait les enseignants à la mise en place d’un triple niveau. Tout le système éducatif de l’école va s’en trouver bouleversé. En maternelle, nous n’aurons plus que deux enseignantes pour 70 élèves », déplorent les parents d’élèves.

Ils ont déjà occupé l’école, distribué des tracts, organisé un blocage sur une importante voie de circulation à l’entrée du village. Afin que l’école ne tombe pas dans l’oubli, pendant les vacances scolaires, l’association a organisé samedi 2 et dimanche 3 avril, une campagne d’affichage de grandes banderoles aux différentes entrées du village, pour sensibiliser le plus grand nombre.

Six postes à attribuer encore en Seine-Maritime ?

D’autres idées germent comme la réalisation d’une vidéo qui sera postée sur les réseaux sociaux. La lutte des parents d’élèves de Saint-Jouin-Bruneval sévit déjà beaucoup sur la toile : une page Facebook a été constituée et une pétition qui a recueilli plus de 260 signatures, est en ligne.

En juin, la commission départementale de l’Éducation nationale (CDEN) doit se réunir pour étudier les dernières situations épineuses. Six postes peuvent encore être attribués en Seine-Maritime. Nous voulons pouvoir en bénéficier. Notre mobilisation ne doit donc pas faiblir », argumente l’association.

Mais les parents d’élèves de Saint-Jouin-Bruneval ne sont pas les seuls à espérer beaucoup de cette prochaine réunion du CDEN en juin. 73 fermetures de classes ont été annoncées en Seine-Maritime contre 70 ouvertures. « Le milieu rural est particulièrement touché », ont dénoncé les syndicats. Certains RPI (regroupements pédagogiques intercommunaux) défendent le maintien d’une ou plusieurs écoles. Celui d’Oudalle-Sandouville, toujours près du Havre, est particulièrement mobilisé. Les parents d’élèves luttent contre la disparition de l’école. Au Nord du Havre, le RPI Hermeville-Vergetot pourrait, lui, être amené à disparaître.

> Lire aussi : Carte scolaire, en Seine-Maritime. Ces 73 classes qui doivent fermer

Lu sur le site du SNUIPP-FSU 76

samedi 19 mars 2016

 

Alors que les représentants des élus du département (Conseillers Départementaux et maires) et des enseignants (La FCPE, mécontente de n’avoir pas été écoutée et entendue avant ce CDEN a refusé de siéger) espéraient pouvoir sortir du Conseil Départemental de l’Éducation Nationale avec une carte scolaire améliorée, l’Inspectrice d’Académie, soutenue par la préfète qui présidait la réunion, n’a accepté de revenir sur aucune des mesures prises hier en Comité Technique Spécial Départemental.

Voir le détail des mesures ici

C’est la deuxième fois que ce scénario se produit dans notre département, c’est à dire depuis l’arrivée de Mme Benoit-Mervan, Inspectrice d’Académie.

Le CDEN ne semble plus servir que de chambre d’enregistrement, propos relayés par les élus du département......

Face à ce déni de démocratie, à cette posture très provocante à l’égard des partenaires de l’école, l’Inspectrice d’Académie condamne ainsi les écoles à attendre juin pour voir si leurs effectifs vont enfin être pris en compte.....

Pour rappel, à la demande du SNUipp-FSU 76, l’Inspectrice d’Académie accepte la tenue d’un groupe de travail en juin pour étudier les dossiers d’écoles restés sans réponse favorable à l’issue du CTSD, et s’est engagée à ne faire aucune fermeture de classe à la rentrée de septembre.


Le SNUipp-FSU continue de soutenir les écoles mobilisées et défendra à nouveau toutes les situations au groupe de travail de juin.

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 14:10

23 mars 2016

 

Pape François est entreprenant. Au cours des dix premiers mois de l’année 2015, il prononça 203 discours, écrivit l’encyclique Laudato Si’. Sur la sauvegarde de la maison commune ’(24 mai) et entreprit 4 voyages apostoliques à l’étranger (1). Sans oublier ses besognes quotidiennes. Laudato Si’, ‘Loué sois-tu’ en français, suscite un intérêt majeur. Ceci est sans doute dû en grande partie à la conférence climatique qui débuta le 30 novembre à Paris. Mais ce n’est pas l’unique raison. Comme dans son exhortation apostolique ‘Evangelii Gaudium (2), le pape ne se sert pas du langage ganté. Il place ‘les pauvres’ au centre de sa sollicitude. La ‘Mère Terre’ fait partie de ces ‘pauvres’. Elle aussi est menacée.



François établit un lien entre la problematique sociale et écologique. “Aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous empêcher de reconnaître qu’une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres (3). “Tout est lié”, dit le pape, jusqu’à neuf reprises. Il parle d’une ‘écologie integrale’ (4). Dans l’introduction de la traduction néerlandaise de la Conférence Episcopale de Belgique, le professeur Jacques Haers sj écrit : “L’écologie intégrale’ accentue l’interaction entre les multiples dimensions : une vision holistique sur l’environnement, l’économie, la réalité sociale et sociétale, la diversité culturelle, l’écologie quotidienne (transport, logement), les convictions et comportements moraux”. Cela suppose une analyse qui n’est pas applaudie dans tous les milieux. Le ‘reproche’ de marxisme n’est alors pas très loin. L’évêque Helder Câmara (1909-1999) le disait déjà : “Si je donne du pain aux pauvres on m’appele un saint. Si je pose la question pourquoi les pauvres n’ont pas à manger, on m’appelle un communiste”. Greg Gutfeld, commentateur de la chaîne Américaine Fox News, franchit un pas de plus et appela le pape François “l’homme le plus dangereux de la planète” (5). [...]

Lire la suite sur Investig'action.

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 14:00

TÉLÉVISION - Un clip sur la France qui se passe à l'étranger, une séquence sur les Français, mais sans Français. Voici ce que l'on peut dire du spot publié par l'équipe d'Emmanuel Macron à l'occasion du lancement de son mouvement politique, “En marche”, après avoir vu “Le Petit Journal” jeudi 7 avril.

L'émission de Canal Plus s'est effectivement penchée sur les images contenues dans le clip, un enchaînement de visages mettant la diversité à l'honneur et des paysages ensoleillés. Et comme c'est fréquemment le cas pour ce type de production, il s'est avéré que les vidéos provenaient dans l'immense majorité de banques d'images… étrangères.

En clair, les écoliers montrés sont américains, une troupe de promeneurs allemands et un adolescent en capuche vient en fait de New York et est même déjà apparu dans un clip de reggae. Comme le montre la vidéo en tête d'article, Yann Barthès et son équipe ne se sont donc pas fait prier pour pointer du doigt toutes ces incohérences

Voir la vidéo ici

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 13:54
PAS DE RÉGRESSION SOCIALE, PAS DE STATU QUO !

UL CGT Dieppe  

08 avr. 2016
PAS DE RÉGRESSION SOCIALE, PAS DE STATU QUO !
PAS DE RÉGRESSION SOCIALE, PAS DE STATU QUO !

Appel à manifester

Le nouveau scandale financier, s’il est honteux, il n’en demeure pas moins qu’il n’est pas surprenant !

L’argent coule à flot dans le monde et dans notre pays. Il gonfle les poches de ceux qui tous les jours nous montrent du doigt. Cette masse financière doit servir au progrès social car ce sont les salariés qui la produisent.

Pour la CGT, c’est le travail qui crée les richesses.

L’aspiration grandissante à un monde solidaire et fraternel se heurte à la voracité financière pourtant, les progrès technologiques et le développement numérique, les gains de productivité permettraient d’envisager un bond en avant progressiste, assurant une formation tout au long de la vie, une sécurité sociale professionnelle et la garantie permanente d’avoir des ressources pour vivre décemment pendant des périodes de non emploi.

La CGT, avec FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL, appelle à faire du samedi 9 avril 2016 une grande journée de mobilisation partout en France.

Plus de 70 % de la population se déclarent opposés au projet de « loi travail ». Jeunes, retraités, actifs, salariés, privés d’emplois, parents, citoyens… nous pouvons contribuer à la réussite de cette journée.

Gagner des droits nouveaux, c’est aussi revendiquer, proposer des alternatives et négocier dans chaque entreprise, sur l’emploi en quantité et en qualité, les salaires, les conditions de vie et de travail, le temps de travail….

À partir d’un socle commun : le Code du travail !

Les cheminotes et cheminots l’ont bien compris !

Ce n’est pas une action de plus mais bien la mise en marche d’un mouvement puissant qui déchire le ciel obscur que nous connaissons depuis des années.

Au moment où les négociations s’engagent dans notre entreprise, l’inversion de la hiérarchie des normes contenue dans le projet de « loi travail », la remise en cause des 35 heures, seraient dramatiques pour notre corporation.

Ce n’est donc pas par solidarité mais bien parce que nous sommes concernés au premier chef que nous nous mobilisons à nouveau.

La Fédération CGT des Cheminots invite tous les salariés du ferroviaire, public et privé, à participer aux rassemblements et manifestations prévus sur tout le territoire le 09 avril 2016.

La loi travail doit être retirée, la CGT propose un Code du travail du XXIe siècle que nous devons porter ensemble.

Le 09 avril tous dans l’action !

Source: CGT DES CHEMINOTS

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 13:53

Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 13:50

Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 13:44

Appel juif pour le BDS

La guerre menée par l’État d’Israël contre le peuple palestinien n’est ni raciale, ni religieuse, ni communautaire : c’est une guerre coloniale.

Depuis des décennies, le peuple palestinien subit l’occupation, la colonisation, le blocus, la fragmentation, la négation de tout droit, l’emprisonnement massif, les destructions de maisons, les exécutions extrajudiciaires, le vol de la terre et de l’eau, les pires discriminations…

Le fait d’être juif/ve n’implique aucune obligation d’allégeance à Israël ni à sa politique criminelle.

Je suis juif/ve et avant tout attaché-e aux droits, aux libertés et à la justice pour tous. 

A ce titre, j’appelle :

  • à boycotter Israël parce que le crime prétend se faire en mon nom. Je refuse que le peuple palestinien paie pour des crimes (l’antisémitisme, le génocide nazi)  commis par les sociétés européennes.
  • à boycotter Israël parce que les dirigeants occidentaux sont complices de la politique israélienne et que, sans sanctions, le rouleau compresseur colonial se poursuivra.
  • à boycotter Israël parce que je suis fidèle à une longue tradition de Juifs/ves considérant que la lutte pour leur émancipation et contre l’oppression qu’ils/elles ont subie est indissociable de la lutte pour l’émancipation de l’humanité.
  • à boycotter Israël parce que la politique de ce pays n’est pas seulement criminelle contre les Palestiniens, elle met sciemment les Juifs/ves en danger.
  • à boycotter Israël pour les mêmes raisons qu’on a boycotté I’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid.
  • à boycotter Israël parce que la situation faite au peuple palestinien viole les droits humains les plus fondamentaux et qu’elle doit cesser. C’est le peuple palestinien qui a lancé cet appel au BDS et les anticolonialistes israéliens nous adjurent de boycotter leur pays.

 Je refuse la justice d’exception qui veut criminaliser le BDS et museler la solidarité envers les droits des Palestinien-ne-s.

Premiers signataires :

Eitan Altman

Eliane Bennarosh

Rony Brauman

Sonia Dayan-Herzbrun

Sonia Fayman

Georges Federmann

Gisèle Felhender

Jean-Guy Greilsamer

Georges Gumpel

Éric Hazan

Samy Johsua

Marcel-Francis Kahn

Hubert Krivine

Laurent Lévy

Daniel Lévyne

Gus Massiah

Jean-Claude Meyer

Maurice Rajsfus

André Rosevègue

Catherine Samary

Michèle Sibony

Pierre Stambul

Accéder à la pétition en ligne

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 08:49

 

En Pologne, l’avortement sème la discorde

Maja Czarnecka Publié le

 

Ce cintre est le symbole de l’enfer des femmes", s’exclame Maria Kruczkowska. Cette sexagénaire est venue manifester, dimanche devant le Parlement, contre le durcissement de la loi sur l’avortement en Pologne. Une mesure proposée par des organisations pro-life. "C’est un symbole lisible pour les personnes âgées. C’est avec cet objet que les femmes se faisaient avorter avant la guerre", explique-t-elle, en tenant dans sa main un cintre métallique en fil de fer. "Cette loi ferait revenir la Pologne en arrière", poursuit-elle, alors que la foule scande "Non à une Pologne des fanatiques" et brandit des pancartes "Non à la charia catholique".

Comme elle, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à l’appel du nouveau parti de gauche Razem (Ensemble), à Varsovie et dans d’autres villes, leur opposition à l’interdiction totale de l’avortement, déjà strictement limité dans le pays depuis 1993.

Un compromis fragile entre l’Etat et l’Eglise catholique

Après la chute du communisme en 1989, où l’IVG était libre d’accès et pratiquée massivement, l’avortement fut limité à trois cas : risque pour la vie et la santé de la mère, grave pathologie irréversible chez l’embryon et grossesse résultant d’un viol ou d’un inceste. Depuis, aucune force politique, ni en faveur d’un durcissement, ni d’une libéralisation, n’a réussi à changer ce "compromis" délicat conclu entre l’Eglise et l’Etat. Mais, avec la victoire du parti Droit et Justice (PiS) lors des élections du mois d’octobre, les organisations pro-life et l’Eglise veulent aller plus loin. "En ce qui concerne la vie des ‘non-nés’, on ne peut pas en rester au compromis actuel exprimé dans la loi du 7 janvier 1993", ont écrit les évêques dans une lettre aux fidèles. Un appel qui a provoqué la colère de certains catholiques qui, en signe de protestation, ont quitté les églises au milieu de la messe.

Alors que la loi actuelle expose seulement le médecin qui pratique illégalement l’IVG à une peine allant jusqu’à deux ans de prison, le nouveau projet prévoit des sanctions plus lourdes. L’emprisonnement pourrait durer jusqu’à cinq ans et concerner également les femmes qui se font avorter. En outre, le nouveau ministre de la Santé veut limiter l’accès à la pilule du lendemain, qui ne serait accessible que sur prescription d’un médecin.

"On a peur. Cette loi vise les droits des femmes, on ne pourra plus faire d’examens génétiques. Une femme violée n’ira pas porter plainte de peur d’être surveillée", estime Monika Stobiecka, une étudiante de l’Université de Varsovie âgée de 25 ans. "Tout cela n’est qu’une énorme hypocrisie; les femmes se font avorter de toute manière, mais clandestinement, ou elles vont à l’étranger, en République tchèque ou en Allemagne", ajoute sa camarade Monika Szybka.

La semaine dernière, le chef du PiS, Jaroslaw Kaczynski, et la Première ministre Beata Szydlo ont exprimé leur soutien au projet, soulignant qu’il s’agissait d’une "opinion personnelle". Mais cela s’apparente à une consigne à suivre claire pour les élus du parti, proche de l’Eglise et fort d’une majorité absolue au Parlement. Selon le dernier sondage de l’institut CBOS, les Polonais sont en majorité pour le maintien de la loi actuelle.

"Le PiS lance une nouvelle guerre idéologique pour masquer ses difficultés à réaliser ses promesses sociales" , analyse le leader de Razem, Adrian Zandberg. "Les radicaux et les extrémistes au PiS, qui lors de la campagne n’étaient pas visibles, ont pris aujourd’hui la main."

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