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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 15:04
De violents affrontements ont fait deux morts, et plusieurs blessés, dont le député communiste arabe-israélien Ayman Odeh (Hadash), mercredi matin pendant de l'opération d'évacuation par la police du village bédouin d'Umm al-Hiran dans le désert du Neguev
 
Violences israéliennes contre le député communiste Ayman Odeh (Hadash) et les bédouins du Neguev
 
Une opération de démolition dans un village bédouin a très mal tourné mercredi dans une communauté emblématique du sud d’Israël, où un policier israélien et un villageois arabe ont été tués dans des circonstances différentes selon les versions de la police et des villageois.

Provocations israélienne et violence contre Ayman Odeh (Hadash)

"La version israélienne est un mensonge. Il (le conducteur) était un enseignant respecté. Ils (les policiers) sont arrivés et ont commencé à tirer sans discrimination des balles en caoutchouc, visant les gens, allant jusqu’à blesser le député (communiste arabe israélien) Ayman Odeh qui essayait de leur parler", a déclaré à l’AFP Raed Abou al-Qiyan, qui dit avoir été témoin direct des faits.

Même témoignage du côté de I24 news, le rabbin Arik Ascherman, co-fondateur de l’organisation Rabbins pour les droits de l’Hommes (Rabbis for Human Rights ), était à Umm al Hiran pendant les affrontements. "Ce qui s'est passé aujourd'hui était simplement une guerre" déclare t-il.
 
Violences israéliennes contre le député communiste Ayman Odeh (Hadash) et les bédouins du Neguev
"À 5 h 30 du matin, il y avait des hélicoptères sous nos têtes, des centaines de policiers sont entrés dans le village, ils commençaient déjà à pousser, à frapper des gens et pointaient des fusils sur des personnes", a-t-il déclaré.

Ascherman précise qu’il n'a pas vu la voiture-bélier mais qu’il était proche du député Odeh quand il a été blessé et décrit ce qu'il a vu. "Il [Odeh] s'est approché des policiers avec ses mains en l'air et il s'est identifié comme un membre de la Knesset", a dit Rabbi Ascherman. D’après les informations d’Ascherman, la police aurait "commencée à le frapper", et lui aurait "tiré dans le dos".

Ayman Odeh, député communiste (Hadash) à la Knesset, a été blessé par la police après avoir été touché une première fois à la tête, une seconde fois dans le dos par une balle en caoutchouc. Il a été évacué au Centre médical de Soroka à Beersheva et soigné pour des blessures.

Chasser les bédouins du désert du Neguev

La Cour suprême israélienne avait approuvée en mai 2015, le plan d'évacuation de 750 à 1 000 habitants bédouins de la tribu d'Abu al-Qian, et de démolition de ce village pour la construction d'un village juif.

La police a entamé l’évacuation dans la nuit de mardi à mercredi. Des heurts ont éclaté à l’aube alors qu’un homme à bord d’une voiture a foncé sur les forces de police.
Nicolas Maury
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 14:42

Madame Theresa May a donc annoncé son plan pour mettre en œuvre ce que l’on appelle le « Brexit », soit la séparation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Elle a choisi, en définitive ce que l’on appelle la solution « dure » ou le « hard Brexit », c’est à dire la rupture avec le marché unique.

 

« Brexit means Brexit » : un divorce est un divorce

Cette option se comprend si l’on considère ce que le « marché unique » est devenu : tout à la fois un monstre de complexité, avec des réglementations de plus en plus tatillonnes mais aussi un instrument qui empêche les pays de l’Union européenne de défendre leurs propres intérêts. La délégation de pouvoir dont jouissent tant la Commission de Bruxelles que les diverses institutions européennes, dont il faut ici rappeler que aucunes n’est élues, conduisent à imposer des règles au-delà de ce qui peut s’avérer nécessaire pour l’économie d’un pays particulier. Le marché unique est ainsi devenu un rouleau compresseur qui prétend éliminer les différences entre des économies qui, pourtant, s’avèrent différentes. En fait, la marché unique a même entraîné un accroissement de ces divergences entre les économies de l’UE, ce que j’ai appelé, dans différents textes le processus « d’euro-divergence »[1].[...]

Lire la suite ci-dessous:

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 09:39
« La CIA en France : 1942-2017» Par Jean-Luc Pujo (Penser la France) - Janvier 2017
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[Photo : Une structure légère d'écoute et d'espionnage vient d'être installée sur le toit de l’ambassade américaine à Paris - proche de l'Elysée - qui pourrait servir à écouter les conversations téléphoniques des présidents français. Combien de parlementaires français se sont rendus dans cette ambassade les 30 dernières années ? - Photo juin 2015]

___

[Présidentielle 2017 : Notes sur exposé oral - cercles Alpha - Béziers en Languedoc]

le 2 janvier 2017

La France – puissance économique, politique, militaire, diplomatique, culturelle, scientifique notamment spatiale – est une puissance convoitée.

Pays stratège, la France est un des lieux au monde où se concentrent les réseaux d’influence les plus divers qui tentent de comprendre, de copier, de voler cette intelligence - parfois même d’influencer les choix stratégiques de notre pays.

Tous les services secrets du monde entier ou presque sont implantés en France – Russes, Chinois, Algériens, Turcs, Allemands, Anglais, Israélien.

Une des plus puissantes agences au monde, la CIA, ne manque pas à l’appel. Pour quoi faire ? Pour quelles actions ?

Nous allons tenter de relater – rapidement - l’histoire de l’agence américaine en France - son action, son influence - de 1942 à 1991 (I) pour essayer de comprendre la mutation géostratégique actuelle, à travers la mutation même du rôle de la CIA en France (II).

I – L’histoire de l’agence américaine en France – action & influence - 1942 à 1991

Lire la suite ci-dessous

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 10:48
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 14:35
Lettre ouverte à propos de la situation en Syrie

9 janvier 2017 – OCFR

Nous avions déjà écrit ce texte sur des positions similaires et sommes signataires de la présente lettre ouverte :

Il n’est pas possible de soutenir à la fois les opprimés et leurs oppresseurs.

Lettre ouverte aux organisations progressistes, révolutionnaires, ainsi qu’aux médias alternatifs et militants.

Dernièrement, le siège et la chute de la ville d’Alep a causé de violents remous dans l’opinion publique au sein de l’État Français. Les images de morts, de blessés, de destruction, de bombardements ont marqué les esprits. Il est logique, il est sain d’être horrifié par ce genre de scènes.

Pourtant, l’empathie légitime qu’il est possible de ressentir pour les victimes de ces opérations militaires, des exactions qui ont suivi la reprise de la ville, ne doit pas oblitérer tout jugement politique. Cela ne doit pas occulter la véritable nature politique de l’opposition armée connue sous le nom de « Armée Syrienne Libre » et les intérêts qu’elle sert, entre les mains de ses maîtres.

Que des individus soient mortifiés et réagissent avec leur cœur, comment le-leur reprocherions-nous ? Si ils sont dans l’ignorance des ramifications et des implications politiques, nous ne saurions les blâmer, c’est à nous, militants, de les en informer.

Mais qu’une organisation politique ou un média militant prenne position pour soutenir l’appel de la « mairie d’Alep-est », c’est une toute autre chose.

L’erreur existe, et l’ignorance également. C’est pour cela que nous rédigeons cette lettre. Nous les invitons à repenser leur position, à comprendre qu’on ne peut pas être équidistant entre les progressistes et les réactionnaires sans prendre fait et cause pour eux.

Beaucoup d’organisations politiques et de médias militants progressistes affirment soutenir la lutte du peuple kurde contre ses oppresseurs en Turquie et en Syrie. Ces organisations et médias retransmettent les informations transmises par la coalition formée autour du PKK, du TKP M/L, de leurs organisations militaires YPG – YPJ – TIKKO, et affirment également soutenir la politique du HDP en Turquie, qui combat contre l’ogre Erdogan et son régime.

La coalition que forment les organisations de combat kurdes est la seule à œuvrer à une lutte résolue pour le progrès, l’égalité, et pour chasser les impérialistes. Et ce, que ce soit auRojava (Kurdistan Syrien) au Bakur (Kurdistan de Turquie), sur leur terre, tout comme pour l’émancipation générale des peuples de Syrie et de Turquie.

Le Parti HDP, dans l’État Turc, mène une lutte exemplaire pour le maintien des droits démocratiques dans un État qui sombre dans le fascisme.

Que veulent ces forces ?

Les forces combattantes du Kurdistan Turc et Syrien veulent l’indépendance. Elles veulent la constitution non pas d’un état bourgeois de plus, mais bien d’un État libre de démocratie populaire. Elles combattent, dans un front uni avec leurs alliés, contre l’impérialisme, le capitalisme, l’obscurantisme, le sexisme et la destruction de l’environnement.

Les forces Kurdes mènent la lutte depuis 1978 dans l’État Turc, date à laquelle a été fondé le Parti des Travailleurs du Kurdistan, sous l’impulsion de Abdullah Öcalan. Depuis le commencement de la guérilla, les forces Kurdes n’ont jamais renoncé à obtenir un état indépendant.

La coalition des Forces Démocratiques Syriennes est un front dans lequel luttent les Kurdes, contre le régime dictatorial et clientéliste de Bachar Al-Assad, laquais des Russes, et contre les pions de Erdogan et des réactionnaires, la clique de l’Armée Libre Syrienne. Ces forces combattent également les réactionnaires fascistes de Daesh. Pourtant cette alliance n’est pas toujours fiable et connaît des fractures. De nombreuses forces combattent aux côtés des Kurdes contre Daesh, l’ASL ou le régime, mais il est arrivé que les alliés de la veille se retournent contre les combattants kurdes dès que l’ennemi commun prend la fuite. Très peu de forces syriennes acceptent l’idée d’un Rojava indépendant. C’est pour cela que nous devons soutenir nos camarades au front. L’anti-impérialisme et l’internationalisme sont les meilleurs alliés des Kurdes.

Début 2016, les forces combattantes révolutionnaires Turques et Kurdes se sont unifiées autour d’un front commun nommé “Halkların Birleşik Devrim Hareketi” (Mouvement Révolutionnaire Unis des Peuples) rassemblant une dizaine d’organisations révolutionnaires Kurdes et Turques.
Voici quelles sont ces organisations:

  • Devrimci Karargâh (QG Révolutionnaire)
  • DKP (Parti de communards révolutionnaires)
  • MKP (Parti communiste maoiste)
  • MLKP (Parti communiste marxiste léniniste) pour combattre le fascisme turc au Kurdistan.)
  • THKP-C/MLSPB ( Parti/Front communiste de Turquie/marxiste-léniniste, brigades armées de propagande)
  • PKK (Le Parti des travailleurs du Kurdistan)
  • TİKB (L’union des communistes Révolutionnaires de Turquie)
  • TKEP-L (Parti communiste de Travail, léniniste)

D’autres combattent également de manière indépendante ou côte-à-côte avec les forces progressistes Kurdes et Turques. Nous mentionnons leurs noms en annexe
.

Leur communiqué résume leurs objectifs:

  • « Notre mouvement a pour objectif d’obtenir un avenir libre, démocratique pour nos peuples, contre l’impérialisme, le capitalisme, le chauvinisme, le fascisme et le racisme. Il considère incontournable la destruction de l’AKP fasciste, avec tous ses soutiens sociaux et par la force révolutionnaire du peuple.
  • Le gouvernement AKP, est en train de détruire la nature, en même temps que la société. Il intensifie l’exploitation de la classe ouvrière et de tous les travailleur/ses, et impose les conditions d’esclavage. Sur toutes les masses de population, il est répressif et meurtrier.
  • Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, adopte le principe de réunir et d’organiser toutes ces forces sous les attaques de l’Etat bourgeois de la République Turque et du gouvernement AKP, et de les mobiliser pour la lutte.
  • Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, lutte pour l’écologie, pour la libération de la femme, pour la classe ouvrière, les droits et les libertés des travailleurs, ainsi que pour installer le pouvoir du peuple pour la Turquie, et l’autonomie au Kurdistan afin de permettre un avenir libre pour nos peuples.
  • Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, appelle toutes les masses populaires meurtries par le fascisme et l’intégrisme, en commençant par les femmes, les jeunes, les ouvriers et les travailleurs, à s’organiser, s’unir et lutter pour la liberté, la démocratie et la fraternité des peuples. »

Certes la guerre force à des compromis. Le mouvement de libération kurde a dû en faire et en fera certainement d’autres. Mais ces compromis n’ont jamais détourné ces forces combattantes de leur but ; contrairement à une ALS qui est directement une marionnette entre les mains de ses maîtres. Ériger ces compromis en obstacles insurmontables est le paravent de la lâcheté et du sectarisme. Pendant que, bien au chaud, des militants s’échinent à trouver des groupes qui soient l’incarnation de la perfection, mais dont l’impact réel est nul, ceux qui combattent réellement meurent au front sans soutien. Dans notre calme État impérialiste, s’offusquer qu’il soit possible de chercher des alliés tactiques lorsque les bombes pleuvent est un luxe que ne peuvent connaître ceux qui subissent la guerre.

Il est possible, et il est d’ailleurs sain d’être critique. Mais il est nécessaire de savoir choisir également son camp.

Il est impossible de jouer sur deux tableaux.

L’occident, et au premier rang la France, condamne le régime de Bachar Al-Assad pour des motifs hypocrites, camouflant une opposition géopolitique avec la Russie. Lorsque la famille Assad était une bonne cliente de la France, celle-ci ne tarissait pas d’éloge au sujet du régime.
Certains groupes militants pensent qu’il faut appliquer alors, mécaniquement, le fait que l’ennemi de notre ennemi est notre allié. Ils soutiennent alors Bachar Al-Assad comme un rempart contre l’obscurantisme, comme un chef de file de l’anti-impérialisme. En somme, ils nient que Bachar Al-Assad est un simple agent de la Russie au Moyen-Orient, une marionnette des ambitions Irano-Russes dans l’orient de la Méditerranée.

Ces organisations peignent en rouge le régime, et peignent en rouge Poutine, ce qui est faux. Elles mettent en avant -tout aussi hypocritement- le fait que le régime serait l’allié des Kurdes, et qu’il est possible de concilier les deux. C’est escamoter le fait que, si des trêves existent lorsque Daech et l’ALS sont présentes, le régime n’a de cesse de tenter d’exterminer les Kurdes dès qu’ils sont seuls à seuls.

Soutenir le régime de Bachar Al-Assad, c’est célébrer l’impérialisme Russe, c’est célébrer faussement les BRICS [Les états émergents, Brazil, Russia, India, China, South Africa] comme étant la révolution mondiale, c’est se mettre à la solde d’une réaction contre une autre. Pire encore, certains souhaitent l’union de la France et de la Russie dans cette affaire, niant par là même le caractère criminel de l’impérialisme français, et souhaitant simplement qu’ils s’alignent sur un autre camp.

Qu’est ce que l’Armée Syrienne Libre et que veut cette coalition ?

L’Armée Syrienne Libre n’est pas unie idéologiquement, elle est une ligue de diverses organisations allant de démocrates sincères jusqu’à des obscurantistes virulents.

Ces forces sont principalement divisées en deux groupes, ou chambres d’opérations qui sont des alliances temporaires et non-exclusives autour d’objectifs ponctuels ou autour du soutien d’une puissance étrangère. La première Fatah Halab -conquête d’Alep- rassemble les agents d’Erdogan et des occidentaux. Elle est la force qui a été utilisée par la Turquie pour faire barrage à l’unification des zones contrôlées par les Kurdes au Rojava. Elle rassemble grossièrement 50% des forces armées de la nébuleuse de l’Armée Libre Syrienne. Ce sont les fameux « modérés » soutenus par l’occident. Issus des frères musulmans et des organisations réactionnaires locales, ils ne sont considérés comme modérés uniquement parce qu’ils ne menacent pas les intérêts occidentaux.

Jaish Al Fatah, -l’armée de la conquête- est construite autour des différentes cellules d’Al-Qaïda ayant survécus à la concurrence de Daesh. Cette chambre d’opération se démarque de la première par le fait qu’elle considère celle-ci comme « trop modérée. » Egalement, Jaish Al Fatah est principalement le pion de l’Arabie Saoudite et du Qatar, avant d’être celui d’Erdogan.
Hors de ces chambres d’opération, des poussières qui s’agglutinent parfois dans des configurations différentes, mais toujours à la remorque, dans l’ombre, des deux chambres d’opération principales. C’est dans cette poussière que certaines organisations de l’Etat Français pensent trouver des joyaux d’une pureté révolutionnaire parfaite.

Le fait est qu’il existe des lignes progressistes au sein de l’Armée Syrienne Libre, c’est indéniable. Mais elles ont fait le choix de se mettre à la remorque des agents les plus réactionnaires de la coalition. Elles ont jeté par dessus bord leur indépendance politique pour se mettre eu ligne aux cotés d’Al-Qaïda et des obscurantistes. Elles ont abandonné toute stratégie en devenant des mercenaires de la Turquie, des USA et de la France. Ces forces, pendant la bataille d’Alep, n’ont servi qu’à assouvir les ambitions expansionnistes de la Turquie, et à être une des branches de la tenaille pour écraser les forces combattantes Kurdes, au lieu de combattre le régime de Bachar Al-Assad. Cette clique est plus une armée de mercenaires au service d’un maître qu’une force politique cohérente.

Plusieurs organisations politiques au sein de l’État français, mais également en occident en général, trouvent conciliable de marcher et de défiler à l’appel du « maire d’Alep-est » et de soutenir la cause du peuple Kurde. Nous affirmons que cela n’est pas possible. Il n’est pas possible de soutenir ceux qui s’allient avec la France et la Turquie, qui en sont les mercenaires, sans devenir soi-même un renégat.

Nous affirmons qu’il est impossible de pouvoir jouer sur les deux tableaux et de pouvoir défiler sous le pavillon d’une clique de bandits au service des intérêts de la Turquie. Qu’il est impossible de pouvoir saluer la lutte des YPG – YPJ – TIKKO et de marcher avec leurs bourreaux. Qu’il est impossible de prétendre combattre l’impérialisme et ses ramifications tout en soutenant ses agents.

Quelques soient les raisons invoquées, quelque soit la faction obscure soutenue par les groupes soi-disant révolutionnaires, soutenir toute branche de l’ASL, marcher avec Free Syria, c’est marcher avec l’AKP et ses sbires. C’est marcher avec les bourreaux du peuple kurde.

C’est également marcher main dans la main avec les laquais des impérialistes occidentaux dans la région. C’est marcher avec l’impérialisme français et embrasser son drapeau. Il n’est pas possible de tenir ce discours et d’ensuite « compenser » en agitant le drapeau du Kurdistan libre, le salissant par la même occasion.

Cela n’est pas conciliable.

Que le régime de Bachar Al-Assad soit un régime d’oppression à la solde des intérêts de la Russie est une vérité. Il est juste de le pointer du doigt et cela doit être fait, il n’est pas conciliable de se dire révolutionnaire tout en le saluant. Mais il est aisé de dénoncer les ennemis de son propre impérialisme.

Ceux qui, dans l’État français, se réjouissent des victoires de l’ASL, pleurent ses défaites, chantent leurs louanges ne sont pas seulement en contradiction avec le fait de soutenir les kurdes et les Forces Démocratiques Syriennes, ils se déclarent même ennemis de leur cause de libération nationale et de libération de la Syrie de la présence des impérialistes.

Une ligne de démarcation se trace, elle doit être franchie, que cela soit d’un coté ou de l’autre, par toutes les organisations ayant une position sur la question de la guerre en Syrie.

Certains prônent l’éclectisme et soutiennent tout ce qui lutte contre le régime de Bachar Al-Assad. Il n’est pas possible de l’être dans une lutte à mort.

Certains prennent ceci par dessus la jambe, le traitent avec légèreté. Ils se démasquent comme étant des opportunistes qui ne voient le fait de soutenir les kurdes que comme étant « de bon ton ». Nous devons dénoncer cet opportunisme.

Lorsque, rien qu’à Lyon, la mairie Front de Gauche du premier arrondissement de Lyon accepte de relayer l’appel réactionnaire du maire d’Alep-Est, nous devons les dénoncer et dénoncer leur attitude de renégat.

Lorsque Europe Ecologie / Les Verts signe également cet appel, nous devons dénoncer l’attitude de laquais de l’impérialisme de cette organisation.

Lorsque « Ensemble » signe ceci aux côtés des agents fascistes d’AKP, c’est qu’ils prennent position en faveur de la répression du peuple Kurde.

Ceux qui parlent de « soutien critique » lorsqu’ils se rassemblent sous le drapeau de l’ASL de la France et de la Turquie se démasquent donc comme des soutiens de fait à ces forces.

Nous appelons toutes les organisations progressistes et révolutionnaires de l’État Français ou francophones à relayer cet appel, à prendre position sur le fond de celui-ci et à démasquer les mercenaires de l’impérialisme.

Nous devons dénoncer les appels hypocrites de la France et des organisations qui sont ses valets. Sous couvert d’humanitaire, ces cris servent à implanter les avant-postes de son impérialisme.

Nous appelons ces organisations et ces médias à rejeter les positions et la propagande des agents de l’impérialisme, au premier chef duquel l’impérialisme français, notre ennemi premier. Nous souhaitons la défaite de notre propre impérialisme, que ses griffes soient arrachées et ses armes brisées !
Nous appelons à la constitutions d’initiatives, militantes, politiques, financières pour soutenir depuis l’Etat Français la lutte du peuple Kurde et de ses alliés pour sa libération du Kurdistan et de la Syrie.

Vive la lutte du peuple Kurde et de ses alliés pour la liberté ! A bas le régime fasciste d’Erdogan et les laquais des impérialistes !
Vivent les volontaires internationaux qui combattent aux côtés des Kurdes

Premiers signataires : Maison de la Mésopotamie ; Unité Communiste – Lyon; OCML Voie Prolétarienne ; Organisation Communiste – Futur Rouge ; Jeunes Communistes Lyon.

Participer ou signer ? Solidarite.Kurdistan@gmail.com
Annexe:
Les forces des Kurdes et leurs alliés:

HPG : Force de Défense du Peuple.
YJA-Star : Unités des Femmes Libres.
PAJK : Parti des Femmes Libres du Kurdistan.
YPS : Unités de Protection Civile.
YDG-H : Mouvement de la Jeunesse Révolutionnaire Patriotique.
HDP : Parti Démocratique des Peuples.
DBP : Parti Démocratique des Régions.
HDK : Congrès Démocratique des Peuples.
PKK: Parti des Travailleurs du Kurdistan.
YPG: Unités de Défense du Peuple.
YPJ: Unités de Défense Féminines.
PYD: Parti de l’Union Démocratique Kurde (en Syrie).

Organisations turques combattant aux côtés des forces combattantes Kurdes.

MLKP : Parti Communiste Marxiste-léniniste.
DHKP-C : Parti-Front Révolutionnaire pour la Libération du Peuple.
TKP-ML : Parti Communiste Turc – Marxiste-léniniste. Sa branche armée est le Tikko.
MKP : Parti Communiste Maoïste.
MLSPB : Union Marxiste-léniniste pour la Propagande Armée.
DAF : Action Révolutionnaire Anarchiste.

Organisations de volontaires étrangers:
Bataillon International de la Libération au Rojava.

A.I.T. Antifascist Internationalist Tabur

Le site Anti-K ( NPA ) publie cette lettre ouverte. 

Mais cette lettre ouverte a été précédée d'une véritable campagne haineuse et diffamatoire contre ceux qui se battent pour la paix au Proche-Orient.

Anti-K avait auparavant publié les positions de ceux ( parmi lesquels le NPA ) qui ont participé à des manifestations soutenant la "révolution" syrienne, les rebelles d'Alep-Est, et même proclamant "Avec la révolution syrienne, Pour une République laïque, démocratique et sociale", sans que l'on sache réellement qui étaient les Syriens et leurs organisations se battant  sous ce mot d'ordre.  Il a aussi édité des articles injurieux critiquant les positions de ceux qui à gauche refusent de se laisser entraîner dans un soutien sans nuances à la rébellion, et proclament depuis le début du conflit leur attachement à une solution négociée.  Solution torpillée dès le début par la France ( celle du gouvernement de F. Hollande et L. Fabius ).  Il accuse les partisans d'une solution négociée de se ranger, de fait, sous la bannière de Bachar El Assad et de Poutine, voire de la Turquie maintenant.  Les qualifiant au passage de fascistes poutiniens, de rouges-bruns, " favorables au régime des Assad", et autres amabilités du même genre.

On compte aussi des jugements moraux, pseudo-psychanalytiques mais aussi électoralistes tel que celui-ci : "Il n’est pas exagéré de parler de faillite morale et politique de cette gauche par ce qu’elle révèle du retour d’un refoulé stalinien, dont on soupçonnait l’existence mais dont on sous-estimait la dégénérescence hyperbolique qui le caractérise et qui affecte, comme une éclaboussure d’indignité, l’ensemble de l’orientation qu’elle défend à l’occasion de la prochaine élection présidentielle"( https://www.anti-k.org/2017/01/08/syrie-campisme-ou-internationalisme/).

Les sociaux-libéraux va-t-en guerre qui nous gouvernent peuvent dire merci.  C'est un réel soutien à leur politique belliciste qu'ils reçoivent ainsi.

Les peuples ont besoin de luttes pour la paix aujourd'hui.  Or la gauche radicale française reste aujourd'hui l'arme au pied devant les menaces de guerre qui se profilent à l'horizon.  Ceux qui se battent pour des solutions négociées, qui refusent les escalades guerrières sont quasiment considérés, dans certains milieux d'extrême-gauche, comme des traîtres à la cause révolutionnaire. 

Bachar El Assad, Poutine ne sont pas des modèles.  Ils sont, respectivement, les dirigeants de la Syrie et de la Russie. Les pacifistes de 1914 étaient, eux aussi, accusés de soutenir les empires centraux ( Allemagne, Autriche-Hongrie, Empire Ottoman), régimes autocratiques alors que l'Angleterre et la France étaient réputées  "démocraties occidentales", plus "humanistes".  Ceux d'entre eux qui ont rejoint l'Union sacrée en 1914 après l'assassinat de Jaurès ont cédé à cette pression, tout autant qu'à l'enthousiasme guerrier et à l'accusation de traîtrise. 

Sur ces questions de paix, de guerre et d'indépendance, les militants de gauche sont profondément divisés.  Aussi bien sur la question de la Syrie, de la Libye, que de l'Ukraine et de la politique guerrière de l'OTAN contre la Russie.  Il serait bon que sur ces sujets cessent les anathèmes, les manipulations idéologiques.  Et que s'organise un véritable front pour la paix, contre la course aux armements, contre la participation de la France à l'OTAN et le stationnement de troupes américaines en Europe de l'Est, contre les menaces de guerre qui se profilent aussi en Europe.

Pour organiser des luttes communes, encore faut-il respecter et ne pas insulter ceux avec qui la lutte nécessaire contre le capitalisme mondialisé fauteur de guerres commande de "marcher côte à côte et de frapper ensemble". 

Un autre article.  On notera que JL Mélenchon et  ses soutiens en sont la cible.  Electoralisme ?

Yvette Genestal

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 01:56

Vous êtes directeur adjoint de l’hebdomadaire Marianne et vous êtes l’auteur de l’essai, Le mépris du peuple. Comment l’oligarchie a pris la société en otage, paru en 2015 aux éditions Les Liens qui Libèrent. Dans cet ouvrage, vous pointiez la manière dont les catégories populaires ont été rendues invisibles et suspectes par une caste qui dispose de tous les leviers de pouvoir. Est-on revenu à l’image très XIXème siècle des « classes dangereuses » ?

Il y a un peu de ça, mais le contexte est très différent. Marx disait : un spectre hante l’Europe, le communisme. Aujourd’hui, on pourrait dire : un spectre hante le monde, le populisme.  On emploie ce mot valise pour tout et n’importe quoi. On l’évoque aussi  bien pour le Brexit que pour la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis, pour la défaite de Renzi en Italie que pour la percée de Poutine sur la scène internationale. En France, on l’utilise pour jeter dans le même sac d’opprobre ceux qui se trompent de colère en votant FN et ceux qui sont sensibles à la musique alternative d’un Jean-Luc Mélenchon, par exemple. Ce concept fourre tout est devenu le mot favori de ceux qui ne comprennent pas les dérèglements politiques contemporains. On le retrouve sous toutes les plumes, on l’entend dans toutes les bouches.

Le populisme est ainsi devenu l’idée référence, le mantra agité en permanence. Il est asséné comme une formule magique qui revient à dire que le peuple fait sécession – sans que l’on sache pourquoi – ou qu’il ne comprend rien à rien, ou qu’écouter ses doléances est un crime contre la pensée correcte.

Certains vont même jusqu’à théoriser qu’il n’est nul besoin de s’intéresser aux couches populaires puisqu’elles fournissent les bataillons des abstentionnistes aux élections. A quoi bon écouter des gens qui sont en dehors du système validé par les élites, que ces dernières soient de droite dure ou de gauche molle?

La mise en rencart des couches populaires est ainsi devenue la donnée politique dominante de la société française. Tout le monde (ou presque) semble s’en accommoder, soit en considérant que c’est inévitable, soit en spéculant sur d’hypothétiques jours meilleurs pour en sortir. C’est sur cette réalité que le FN fait sa pelote politique, utilisant ainsi les douleurs et les frustrations pour avancer ses thèses.

De fait, les ouvriers, les employés et les techniciens (pour dire vite), qui représentent encore une part substantielle de la population active sont marginalisés. On a l’impression qu’ils n’existent pas ou qu’ils forment une espèce en voie de disparition. Ils sont absents de l’Assemblée nationale et du Sénat. Ils sont inexistants aux postes de direction des partis politiques. Ils sont caricaturés par les principaux médias, souvent présentés comme des beaufs racistes sensibles au discours xénophobe. Leur parole n’est jamais prise en compte alors qu’ils sont les premières victimes des politiques néolibérales menées ces trente dernières années, soit par la gauche soit par la droite. Ils sont les grands oubliés du gauchisme culturel qui domine l’univers médiatique.  D’où un décrochage durable qui fait du peuple le trou noir de la scène publique.[...]

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 11:41
Tandis que le Nouvel Observateur, toute la droite atlantiste de la social démocratie pleurent leur ami Soares, les révolutionnaires du Portugal et de l’Espagne rétablissent les faits.  Le parallélisme avec la dérive du PS en France est d’ailleurs saisissant et on comprend que les complicités nouées à cette époque entre ceux que l’article appelle « les sage-femmes appelées en cas d’accouchement difficile du capitalisme » perdurent. Rétablir là encore la vérité historique pour comprendre la débâcle de « la gauche » (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et société)
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 10:30

Coralie Delaume et David Cayla viennent de faire paraître un essai important aux éditions Michalon intitulé La Fin de l’Union Européenne. Remarquons tout de suite l’absence de « ? » dans le titre. Elle vaut programme.

C’est un livre important, et qui vient à point nommé. La question européenne occupera une place centrale dans l’élection présidentielle de cette année. L’impact politique de ce livre devrait donc être important. Mais, c’est aussi un livre nourri par une solide réflexion, et fort bien argumenté. Connaissant un peu les auteurs, on n’en est pas surpris. Coralie Delaume, qui anime le blog « l’arène nue » avait déjà signé un essai remarquable sur la crise que connaissait l‘Union européenne[1]. Quant à David Cayla, il est un des jeunes économistes les plus talentueux de sa génération.

a-01-delcayla

[...]

Lire la suite sur le blog de Jacques Sapir.

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 16:21

Publié le 20 décembre 2016 sur Action Communiste

Le Pentagone fait le tour du monde

Ash Carter Pentagone

Aujourd’hui arrive en Italie le chef du Pentagone Ashton Carter qui, au nom de l’administration sortante Obama, est en train de faire « le tour du monde pour remercier les troupes USA déployées en Asie, Moyen-Orient et Europe et rencontrer d’important partenaires et alliés ».

Le tour a commencé le 3 décembre en Californie, où il a tenu le discours de clôture au « Forum Reagan », qui lui a remis le prix « La paix à travers la force ».

Source : Ashton Carter parle d’«agression» russe et de risques de «conflit» en mer de Chine au Reagan National Defense Forum, 45e Nord, 8 novembre 2015.

http://www.45enord.ca/2015/11/ashton-carter-parle-dagression-russe-et-de-risques-de-conflit-en-mer-de-chine-au-reagan-national-defense-forum/

Carter s’est ensuite rendu au Japon, où il a passé en revue les troupes USA et rencontré le ministre de la défense Inada. Le Japon, qui contribue avec 1,6 milliards de dollars annuels à la permanence de 50 mille soldats étasuniens sur son territoire, est particulièrement important comme base avancée des systèmes de missiles USA dirigés contre la Chine dans un «but défensif » et, précise le Pentagone, est un allié « en mesure de défendre d’autres pays qui puissent être attaqués ».

Source de la photo : United States has ‘enduring’ interests in Asia-Pacific, defense secretary says, Street Insider, 6 décembre 2016.

Du Japon Carter s’est envolé pour l’Inde, devenue le second acquéreur mondial d’armes étasuniennes après l’Arabie Saoudite : un résultat de la stratégie de Washington qui vise à affaiblir les rapports de l’Inde avec la Russie, minant le groupe Brics attaqué en même temps par le putsch « institutionnel » au Brésil.

Le chef du Pentagone est ensuite allé au Bahrein, où il a participé au « Dialogue de Manama » organisé par l’Institut international d’études stratégiques, influent think tank britannique financé par l’émirat avec plus de 38 millions de dollars. Intervenant sur la « logique de la stratégie américaine au Moyen-Orient », Carter a précisé que dans cette région sont basés plus de 58 mille militaires USA, dont plus de 5 mille sur le terrain en Irak et Syrie : « pas seulement pour se battre contre des terroristes comme ceux de l’EI (Etat islamique), mais aussi pour protéger nos intérêts et ceux de nos alliés » (raison pour laquelle les USA et les monarchies du Golfe, comme il a été amplement documenté, ont secrètement soutenu l’Isis, fonctionnel à leur stratégie en Syrie et Irak). Carter a accusé la Russie de ne pas combattre l’EI en Syrie, mais de n’avoir qu’ « enflammé la guerre civile et prolongé les souffrances du peuple syrien ». Il a ensuite ajouté que, comme « l’Iran continue à déployer des missiles », les USA sont en train de réaliser avec leurs alliés « une défense de missiles régionale », comprenant un puissant radar au Qatar, des missiles Thaad aux Emirats et d’autres systèmes de missiles (en réalité non pas de défense mais d’attaque, étant donné que les mêmes tubes de lancement peuvent être utilisés pour des missiles d’attaque y compris nucléaire).

Du Bahrein Carter est allé en Israël, où hier il a participé avec le ministre de la défense Lieberman à la cérémonie de l’arrivée des deux premiers chasseurs F-35 pour l’aéronautique israélienne, symbole du partenariat militaire de plus en plus étroit avec les USA, « porté à des niveaux sans précédents par l’accord décennal d’assistance signé en septembre dernier ».

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman et le secrétaire américain à la Défense Ash Carter assistent à une cérémonie de bienvenue à la base Hakirya à Tel Aviv le 12 décembre 2016. Photo de Matty Stern / Ambassade des États-Unis Tel Aviv

D’Israël le chef du Pentagone arrive aujourd’hui en Italie, pour une visite de deux jours aux troupes USA stationnées ici dans le but -déclare un document officiel- de « soutenir les opérations des USA et de leur coalition à échelle mondiale, dont la dissuasion à l’agression russe en Europe orientale et le renforcement du flanc sud de l’Otan ».

Le tour mondial, qui se concluera à Londres le 15 décembre par une réunion de la « coalition anti-EI », a un but politique bien précis : réaffirmer à la veille de le remise du pouvoir la stratégie de l’administration Obama, qu’aurait dû poursuivre la démocrate Clinton, pour que restent ouverts les fronts de tension et de guerre au Sud et à l’Est que le démocrate Obama laisse en héritage au républicain Trump.

Qui a au moins le mérite de ne pas être Prix Nobel pour la paix.

 Manlio Dinucci

Edition de mardi 13 décembre 2016 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/il-pentagono-fa-il-giro-del-mondo/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 23:14
Sortie de "La fin de l'Union Européenne" de Coralie Delaune et David Cayla
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