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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 23:55
Projet de loi sécurité publique : refusez ce débat expédié !

Courrier adressé aux parlementaires à quelques heures de l’examen à l’Assemblée du projet de loi sécurité publique

Communiqués de presse du Syndicat de la magistrature, publié le 7 février 2017, mis à jour le 7 février 2017

Mesdames, Messieurs les parlementaires,

Vous êtes sur le point de débuter l’examen, cet après-midi, du projet de loi relatif à la sécurité publique. Entre appels feutrés à un consensus politique « de la raison » et énième mise en œuvre de la procédure accélérée à quelques semaines de la fin de la session ordinaire, rien n’aura été épargné pour imposer un texte qui devrait pourtant faire hautement débat en votre sein.

Il vous appartient de réagir avec la plus grande clairvoyance : la fin de l’agenda parlementaire ne justifie pas les moyens ! Surtout lorsque l’injonction qui vous est faite est d’adopter sans bruit et dans des débats expédiés un texte qui, sous des apparences d’équilibre, introduira des bouleversements majeurs et durables, comme le Syndicat de la magistrature l’a développé lors de son audition devant le rapporteur du texte.

N’est-il pas temps que, faisant un pas de côté, vous preniez vos distances avec l’agenda d’un gouvernement plus soucieux de complaire à certains dans les rangs policiers que de déterminer un cap conforme à une politique de justice et de sécurité respectueuse des droits et des libertés ? Avez-vous seulement lu l’avis du Défenseur des droits, défavorable, comme le Syndicat de la magistrature, à la quasi totalité des dispositions de ce projet de texte ?

C’est à tort que le rapporteur du texte a pu indiquer à la commission des lois que « sur un sujet aussi sensible que l’usage des armes, je n’ai entendu qu’un nombre très limité de réserves, (...) nous sommes parvenus à un point d’équilibre salué par la quasi-totalité des intéressés ». Il n’est pas trop tard pour bloquer le déplacement de curseur que constitue ce texte : vous prenez sinon une responsabilité historique dans un glissement sur lequel il est vain d’imaginer pouvoir revenir.

Le Syndicat de la magistrature avait détaillé les raisons de son opposition à ce texte, à l’exception notable de son article 9, lequel méritait toutefois une réécriture.
La frénésie législative a conduit à l’ajout de nouveaux articles, autant de cavaliers législatifs, que le gouvernement et la commission des lois ont cru devoir introduire. L’importance des enjeux en cause nous conduit à attirer votre attention sur ces nouveautés.

Au préalable, et c’est l’enjeu essentiel de ce texte, le Syndicat de la magistrature estime nécessaire d’à nouveau alerter très solennellement les parlementaires sur l’article 1 de ce texte, relatif aux règles d’usage des armes.

Alors que le Défenseur des droits, dont l’expertise en matière de déontologie des forces de sécurité ne peut être contestée, a émis de très fortes critiques à l’égard de ce texte (1) , voilà que sa rédaction ne cesse d’évoluer dans un sens autorisant un usage toujours plus large des armes par la police. Ainsi, dans les cas où une personne cherche à échapper à la police ou ne s’arrête pas à un barrage routier, le tir potentiellement mortel sera possible contre les personnes « susceptibles de perpétrer dans leur fuite des atteintes à la vie ou à leur intégrité physique ou à celles d’autrui ». Exit, donc, les conditions d’imminence ou tenant à la caractérisation de ce risque par des éléments objectifs tirés du comportement de la personne.

La conséquence en sera claire : les services de police et de gendarmerie se considéreront légitimes à user de leurs armes – et potentiellement tuer – dans des conditions absolument disproportionnées. Quand un père de famille aura bravé – et il sera en tort - un contrôle routier et que sa conduite sera considérée comme seulement « susceptible » de causer dans la fuite un accident, que policiers ou gendarme auront tiré et mortellement atteint le père ou l’enfant situé à l’arrière, la justice devrait-elle n’avoir rien à dire ? Quand un jeune fuira un contrôle ou une interpellation de la BAC – et il sera en tort - et que, dans sa fuite, il sera seulement « susceptible » de causer des atteintes à l’intégrité physique, pourra-il être en toute légalité atteint par une balle ?
Tout réside déjà pourtant dans les règles adaptées et proportionnées de la légitime défense. Ces règles permettent aux policiers et aux gendarmes de protéger et les tiers et eux-mêmes, mais aussi à la justice d’exercer un contrôle sur l’usage des armes par les forces de sécurité, ainsi que l’impose l’article 9 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, lorsqu’il dispose : « Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi. » C’est d’ailleurs la position exprimée par le Défenseur des droits qui indique : « la nécessité de cohérence qui passe par la simplification de la loi devrait se recentrer sur un texte clair, largement explicité par la jurisprudence et commun à tous, l’article 122-5 du code pénal ».

[...]

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 23:01
Gresea Echos 88, décembre 2016

Loi travail : Attention danger !

Mercredi 4 janvier 2017, Gresea,

Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

 

Lois Travail : autodafé des codes du travail en Europe

Quelques mois après la France, la Belgique tient son projet de « loi travail » ! Le 14 octobre 2016, les composantes du gouvernement Michel (MR, CD&V, OpenVLD et NVA) ont trouvé un accord sur le « travail maniable et faisable ». Malgré les mobilisations sociales, le gouvernement propose un texte de loi au parlement. Si l’annualisation automatique de la durée du travail est abandonnée, ce texte imposera, sous le couvert d’une prétendue « modernisation » du droit du travail, une flexibilité plus forte et une augmentation de la durée hebdomadaire du travail, en passant pour certains travailleurs de 38 à 42 heures !

Pour mieux comprendre cette tendance à revenir près d’un demi-siècle en arrière, nous faisons un tour d’horizon des projets de Loi qui attaquent nos codes du travail, partout en Europe. Nous verrons comment les gouvernements y ont mené successivement une politique allant « contre notre histoire », en s’attaquant à l’existence même du salariat.

En effet, c’est sur la base de l’exemple allemand du vaste plan de réforme du marché du travail lancé par le gouvernement Schröder (rouge-vert) en 2003, que les autres États-membres ont, à partir de 2010, fait de même pour gagner en flexibilité et en compétitivité. En plus de la Belgique, nous nous focalisons dans ce Gresea Echos sur trois pays : la Grèce, l’Espagne et la France, chaque cas révélant un des symptômes de cette épidémie des lois Travail.

La Grèce est le cas extrême des pays dits « de la périphérie » [1] qui se sont vus imposer, par la Troïka (BCE, Commission et/ou FMI), des plans d’austérité draconiens appelés mémorandums. Les réformes du droit du travail y sont planifiées et implémentées "mécaniquement" à partir de Bruxelles. La restructuration du système de négociation collective grec, lancée en 2010, a ainsi conduit très rapidement à une décentralisation radicale et à une érosion considérable des négociations collectives. Si Syriza et l’OIT ont demandé le rétablissement du système de négociation et du salaire minimum d’avant les réformes, la Troïka a pour le moment eu raison de cette résistance.

Les autres États-membres sous surveillance de Bruxelles [2] ont tout d’abord connu une période de rigueur budgétaire plus « souple ». Mais, depuis quelques années, c’est un choc néolibéral, sur le modèle de ceux testés dans les pays de la périphérie, qui leur est administré. L’Espagne est un cas exemplaire. L’article qui le traite s’attarde ici spécifiquement sur la vaste offensive anti-syndicale provoquée par les réformes du travail menées entre 2010 et 2013. Ici comme ailleurs, l’insécurité et la précarisation grandissantes de l’emploi suscitent une atomisation croissante de la classe ouvrière et un affaiblissement du syndicat. Celui-ci, en peine de mobilisation, se trouve alors devant le défi de représenter les intérêts d’une partie élargie de la société.

En France également, le mouvement lancé par la désormais fameuse loi El Khomri, les quatre mois de « Nuits debout » dans tout le pays, a ouvert le débat sur la réappropriation de l’espace public et de la parole politique. Les syndicats, engagés dans la confrontation avec le gouvernement, n’ont toutefois pas pu construire un rapport de force suffisant pour obtenir un retrait du projet de loi. Et c’est ainsi que le gouvernement Hollande a, lui aussi, tourné le dos à l’histoire des luttes sociales et aux valeurs de la gauche, en « adaptant le droit du travail aux besoins des entreprises », aux dépens de ceux des travailleurs.

Mais pourquoi cette volonté de brûler le code du travail ?

Pourquoi cet engouement de tous les dirigeants européens à continuer à détruire le droit du travail ? Alors même que depuis quarante ans, leurs politiques précarisent les travailleurs, ne créent pas d’emplois stables et accroissent les inégalités.

Serait-ce une folie belge, française, grecque ou espagnole ?

Ou bien, assiste-t-on en Europe à une nouvelle attaque ? Après l’offensive directe contre les rémunérations, l’augmentation du temps de travail ne serait-elle pas l’arme aujourd’hui brandie pour continuer à imposer la pression à la baisse sur ledit « coût du travail », et le triomphe du capital sur le travail ?


 

Sommaire

Gresea Echos N°88, 4e trimestre 2016 : Loi travail : Attention danger !

  • Edito : Lois Travail : autodafé des codes du travail en Europe.Anne Dufresne (Gresea)
  • Le projet de loi “Peeters” et la marchandisation du temps. Bruno Bauraind et Anne Dufresne (Gresea)
  • La loi “El Khomri” : jusqu’au bout de la déchéance ! Laurent Mauduit (Mediapart). Entretien de Sophie Béroud (Université Lyon 2)
  • Offensive contre le droit du travail en Espagne : le syndicalisme en (dans la) crise. Francisco Trillo (Université de Castilla-La Mancha), Adoración Guamán et Raul Lorente (Université de Valence)
  • Le dynamitage de la négociation collective en Grèce. Thorsten Schulten (Wirtschafts- und Sozial Institut-WSI)
  • Loi travail, Loi capital ? Anne Dufresne (Gresea)
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 16:48
Commune de Paris : l’élection des mandataires du peuple. 26 mars 1871

 

Par Florence Gauthier, historienne, Université Paris 7 – Diderot.

L’échec militaire du Second empire, à Sedan, provoqua l’insurrection de Paris et la proclamation de la Troisième république, le 4 septembre 1870. Le nouveau gouvernement capitule néanmoins le 26 janvier 1871 et Paris est occupé par l’armée prussienne. L’insurrection du peuple de Paris, qui tient les Prussiens à distance et fait fuir le gouvernement de Thiers à Versailles, décide d’organiser les élections de la Commune de Paris, qui eurent lieu le 26 mars 1871.

L’Appel aux électeurs parisiens, daté du 25 mars 1871 et rédigé par les membres du Comité central de la Garde nationale, dont les membres ont signé le document [1] joint, met en lumière la question cruciale du système électoral, en précisant la nature des rapports entre électeurs et élus. Ces rapports méritent d’être analysés et connus !

Qu'est-ce qu'un élu du peuple ? - Commune de Paris : Appel aux électeurs parisiens - Choisissez des "mandataires du peuple au service des électeurs" - Choisissez les "parmi vous, vivant de votre propre vie, souffrant des mêmes maux" ...

L’Appel invite ainsi les citoyens à choisir les « hommes qui vous serviront le mieux » : les députés seront alors au service des électeurs.
Le conseil de les choisir « parmi vous, vivant de votre propre vie, souffrant des mêmes maux », « des hommes aux convictions sincères, des hommes du Peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue », « des hommes modestes » et non de beaux parleurs « incapables de passer à l’action », ces conseils complètent cette notion de l’élu au service des électeurs. Il s’agit de rechercher non des « stars » de la politique, mais des personnes capables d’assurer ce service public par excellence et d’assumer la lourde responsabilité qui va leur incomber : les électeurs ont donc tout intérêt à trouver des gens qu’ils connaissent de préférence, avec qui ils peuvent parler du mandat qu’ils leur confient et de leur service futur.

Ce système électoral exprime l’idée centrale et décisive que c’est bien aux électeurs de choisir leurs mandataires et non à ces derniers de présenter leur candidature pour se faire élire. L’objectif est de constituer une « représentation populaire », avec des « mandataires » et non « des maîtres ».

Les élections de la Commune de Paris avaient comme objectif, exprimé par le Comité central ce même 25 mars 1871 [2], de former l’organisation communale. En voici quelques extraits :

« En donnant à votre ville une forte organisation communale, vous y jetterez les premières assises de votre droit, indestructible base de vos institutions républicaines. Le droit de cité est aussi imprescriptible que celui de la nation ; la cité doit avoir, comme la nation, son assemblée qui s’appelle indistinctement assemblée municipale ou communale, ou commune (…)
Cette assemblée nomme dans son sein des comités spéciaux qui se partagent ses attributions diverses (instruction, travail, finances, assistance, garde nationale, police etc…)
Les membres de l’Assemblée municipale, sans cesse contrôlés, surveillés, discutés par l’opinion, sont révocables, comptables et responsables (…) Citoyens, vous voudrez conquérir à Paris la gloire d’avoir posé la première pierre du nouvel édifice social, d’avoir élu le premier sa commune républicaine. »

La suite ci-dessous sur le site "Le Canard républicain"

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 23:50

Extraits

Écrit par le_pardem

Le 4 février 2017
 

"Le résultat de la primaire socialiste, en désignant Benoît Hamon d’un côté, et les déboires de François Fillon d’un autre côté, chamboulent tous les pronostics à propos de l’élection présidentielle. Désormais, Benoît Hamon apparaît en position pour battre Macron et se trouver opposé à Marine Le Pen au second tour, situation qui apparaissait encore impossible il y a quelques jours. Mais ce schéma, pour se réaliser, nécessite le retrait du candidat EELV (Yannick Jadot) et du candidat de la France insoumise (Jean-Luc Mélenchon), ainsi que l’appel du PCF à voter Hamon. S’ils ne le font pas, ils laisseront la place à un duel Le Pen – Fillon (ou son successeur), ou à un duel Le Pen – Macron, ou encore à un duel Fillon (ou son successeur) – Macron.

 

Tel est le choix impossible dans lequel se trouvent les dirigeants politiques de notre pays. Car la somme des inconséquences des uns et des autres, leur enfermement dans le système de la mondialisation néolibérale et de son chef d’œuvre, l’Union européenne – dont aucun ne veut sortir pour résoudre le chômage – conduit le peuple à choisir le « moins pire ». Mais avec cette logique, on trouve toujours un « moins pire » que le « pire ». Ainsi, en 2002, on nous a demandé de voter Chirac pour faire barrage à Jean-Marie Le Pen. Et pour quels résultats ? Jusqu’où allons-nous aller ? Aujourd’hui, qui est le « moins pire » : Mélenchon, Hamon, Macron ? Et qui peut le mieux rassembler faire barrage à Madame Le Pen : Mélenchon, Hamon, Macron ?

En réalité, tous se sont installés dans le système, même si, dans les mots, certains le critiquent plus que d’autres. Mais ce ne sont que des mots…

La campagne de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle est contreproductive, tant du point de vue de la forme que du fond. Lui qui se déclare « insoumis », il apparaît en réalité parfaitement soumis à la mondialisation néolibérale et à ses trois piliers : le libre-échange face auquel il ne propose rien d’efficace, la globalisation financière qu’il laisse en l’état car il ne propose pas de nationaliser le système bancaire, les institutions supranationales comme l’OMC, le FMI, l’Union européenne, dont il ne propose pas de sortir unilatéralement. Bref, une insoumission d’opérette !

[...]

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 23:24

Déclaration du Parti communiste Palestinien sur "l'initiative française pour la paix"

 

Publié le 9 Juin 2016
mis à jour le : 30 Janvier, 2017 sur le site de "Collectif Communiste Polex"

En juin 2016, le Parti communiste Palestinien a publié, à propos de la dénommée "Initiative française pour la paix" , la déclaration suivante :

"En dépit de toutes les conférences internationales, qui visaient à résoudre le conflit israélo-arabe comme ils le prétendent, la réalité de l'occupation et de la répression ne change en rien.

Contrairement à cela, après la Conférence de la paix de Madrid et la signature de l'accord d'Oslo, tristement célèbre, le rythme de la colonisation et les procédures arbitraires de l’occupation se sont accrus contre le droit des enfants de notre peuple. Les Palestiniens n’ont en retour rien obtenu si ce n’est une autorité faible qui ne possède en fait ni pouvoir sur terre, ou ni le sol, ni aux frontières ou dans l'espace aérien.

Malgré des négociations qui ont duré pendant plus de 25 ans, celles-ci n’ont pas abouti à un quelconque gain en faveur du peuple palestinien. Seuls ceux qui se sont enrichis aux dépens du peuple palestinien en liant leurs intérêts sous la forme d’une association organisée avec l'occupation considèrent le maintien de la situation telle qu’elle est comme la meilleure solution possible pour survivre. C’est pourquoi nous les trouvons parmi les premiers à s’opposer à la mise en place d'une résistance nationale digne contre l'occupation et ses collaborateurs. Ils tentent de se justifier en recourant à des raisons futiles qui ne peuvent convaincre personne, pas même eux.

Malgré tout ce qui est rappelé ci-dessus, l'Autorité d'Oslo reste toujours engagée avec l'option des négociations, malgré sa connaissance qu'elle n'a rien obtenu au cours de leur déroulement. La terre est confisquée tous les jours, les colonies continuent de s’étendre, la judaïsation de Jérusalem et le déplacement de la population ne cessent pas, de sorte que le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas n'est plus en mesure de poursuivre des négociations avec des gouvernements racistes d’occupation qui, au cours de l'histoire de cette entité, ont fait preuve d’une intransigeance sans égale. Mais en retour, le Président Mahmoud Abbas ne possède pas de vision stratégique autre que celle de vaines négociations. A cause de la rigidité de la situation actuelle en Palestine occupée et l'incapacité d'obtenir même le plus léger progrès, l'autorité palestinienne se contente à avancer son approche capitularde aux masses de notre peuple. Dés lors la situation palestinienne est devenue globalement explosive en Cisjordanie. Malgré toutes les tentatives effectuées par les services palestiniens de sécurité et leur coordination avec la sécurité et les dispositifs de répression sionistes, ils ne sont pas parvenus à arrêter pendant les mois précédents la série des attaques suicides individuelles menées par des jeunes palestiniens qui aspirent à la liberté et à l'émancipation de cet occupant oppressif. Jusqu'à présent ce dernier ne parvient pas à maîtriser cette nouvelle forme de lutte qui est porteuse des germes d'une troisième Intifada palestinienne qui a une nouvelle direction. Celle-ci est séparée des directions de toutes les organisations palestiniennes sous leurs diverses formes. Cette direction si elle a la force de rassembler autour d’elle peut diriger la lutte du peuple palestinien pour la liberté et pour détruire le caractère séparé de la décision palestinienne monopolisée des deux côtés de la division palestinienne à Gaza et dans la partie occidentale. Et sur la toile de fond de ces raisons est survenue "l’initiative française pour la paix" comme une bouée de sauvetage pour tous afin de les épargner de ce qui les attendait. Toutefois l'initiative française ne répond pas aux aspirations palestiniennes minimales, parce que l'entité gouvernementale l’a vidé de son contenu avant même l'ouverture de son déroulement. Cette initiative a imposé des conditions connues pour participer au congrès international prévu qui se tiendra cette année. Elle a placé ce congrès sous la présidence des Etats-Unis et donné la priorité aux deux conditions suivantes : la sécurité et l’économie en omettant tous les autres problèmes urgents tels que le droit au retour des réfugiés, l’ arrêt de la colonisation et de la confiscation de terres, la levée du siège sur la bande de Gaza et la libération des prisonniers, etc ...

Masses de notre peuple héroïque, l’ initiative française est morte à sa naissance. Il reste aux Palestiniens un seul choix : la résistance qu’ont suivi tous les peuples colonisés pour se débarrasser de l'occupation, depuis l'Algérie, le Vietnam, l'Afrique du Sud jusqu'à la liste de tous les exemples vivants qui se poursuivent afin que ces peuples obtiennent leur indépendance. Notre peuple Palestinien n’a pas moins de capacité et de résistance que ces peuples qui ont obtenu leur liberté par la lutte et la résistance, en comptant sur eux même et non pas sur des initiatives ou des conférences internationales mensongères toujours biaisées en faveur des puissances coloniales et de l’impérialisme mondial. Basé sur tout ce qui a été rappelé, nous du parti communiste palestinien rejetons de telles initiatives suspectes. Nous les considérons comme une tentative odieuse de liquider le droit des réfugiés Palestiniens, une résolution du conflit arabo-Israélien selon les intérêts de l'impérialisme et du sionisme international au Moyen-Orient. Nous demandons à nos masses populaires de ne pas se laisser induire en erreur au sujet de ces initiatives. Elles ne peuvent conduire qu'à plus de répression du peuple Palestinien et à la confiscation de ses terres sous le couvert d’un prétendu processus de paix. La seule solution pour notre peuple palestinien est l'élaboration d' une stratégie nationale qui a l’accord de toutes les composantes de l’action nationale. Ce choix stratégique doit être la résistance et ensuite la résistance, et toujours la résistance.

Vive la lutte du peuple palestinien Liberté pour les prisonniers. Gloire aux martyrs!

Parti Communiste Palestinien

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 22:27
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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 16:06
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 23:49
Jean-Jacques Rousseau et le système parlementaire
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 16:07
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 15:36
Alerte ! Le CETA passe en force !
Alerte ! Le CETA passe en force !

Crédits photos : Bgilst (drapeau canadien), Sébastien PODVIN (drapeau UE)

On connait la ligne adoptée par Trump contre les traités de libre-échange. Il faut donc suivre de près ce qui se passe dans le tohu-bohu en cours. Car si Trump annonce être contre le TAFTA, accord de libre-échange entre son pays et l’Union européenne, pendant ce temps l’accord avec le Canada suit son parcours. Et ses partisans en Europe comme au Canada n’en sont que plus chaud-bouillants pour parvenir à le faire adopter. En effet le Canada deviendrait le point de passage de l’échange des produits entre européens et nord-américains. Car le Canada est, de son côté, intégré dans une zone de libre-échange avec les USA. Le trajet du texte est donc à suivre avec le maximum d’attention. Voyons cela.

Lire l'intégralité en cliquant sur le lien ci-dessus.

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