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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 11:49
Rapport Duron : Des milliers de salariés seraient pénalisés par les suppressions de trains.  Les Havrais seront les plus lourdement sanctionnés.  C'est la conséquence de la privatisation rampante de la SNCF et de la "concurrence libre et non faussée" refusée par les Français en 2005 et imposée par les politiciens de droite, puis les politiciens socialistes de concert avec Bruxelles.  La trahison de 2005 nous coûte cher.  C'est sous Sarkozy, avec la complicité du PS, que fut voté le traité de Lisbonne contre le vote souverain rejetant le traité constitutionnel ... traité qui permit et qui permet encore toutes les contre-réformes de la SNCF mises en oeuvre par la droite puis maintenant par les socialistes. En 2005 les Normands avaient pourtant voté NON au traité constitutionnel à plus de 55% en Basse-Normandie, plus de 64 % en Haute-Normandie dont plus de 65% pour la Seine-Maritime.  Ils voulaient que la SNCF reste un service public non soumis aux exigences de rentabilité.    Ils ont été trahis.  Ils le sont doublement depuis 2005, tous les mois, à chaque loi que votent les parlementaires de droite ou socialistes ... YG.
Publié le 27/05/2015 á 23H30
sur Paris-Normandie.fr

Transports. À gauche et à droite, des voix continuent de se faire entendre après la remise du rapport Duron sur les trains Intercités, dont le nombre pourrait baisser en Haute-Normandie.

Trains Intercités : le rapport Duron contesté à gauche et à droite
Les TER normands sont « parmi les meilleurs de France » (photo B. Maslard)

Un peu moins de trains Intercités en Haute-Normandie, un peu plus en Basse-Normandie : le rapport de la commission Duron remis mardi à Alain Vidalies, le secrétaire d’État aux Transports, n’a pas fini de faire couler de l’encre, en Normandie comme dans de nombreuses régions françaises. « Le rapport Duron semble n’être que le support pour le gouvernement et la SNCF pour se désengager de la question des transports ferroviaires en France et pour esquiver le dialogue. Un débat parlementaire apparaît impératif pour qu’enfin chacun puisse s’exprimer », souligne Agnès Canayer, Catherine Morin-Desailly et Charles Revet, trois sénateurs UMP et UDI de la Seine-Maritime.

TER et TET !

S’ils se « félicitent » qu’une décision soit préconisée pour l’achat de « matériel neuf » sur la ligne Paris-Rouen-Le Havre, ils déplorent que « le rapport n’évoque ni les perspectives d’aménagement du territoire ni la qualité du service public ferroviaire, sujets fondamentaux pour le développement économique de la Normandie ».

« Ce rapport, s’il était repris par le gouvernement, amènerait à une remise en cause profonde du rôle du ferroviaire dans notre pays et aurait des conséquences fortement néfastes sur l’aménagement du territoire, sa seule et unique orientation étant de répondre aux politiques d’austérité demandées par Bruxelles, donc de diminuer les dépenses publiques, donc la baisse des moyens alloués par l’État pour le ferroviaire », souligne pour sa part Gilles Croguennec, secrétaire du PCF au Havre.

« Des lignes comme celles de Paris-Rouen-Le Havre ou Paris-Évreux-Caen-Cherbourg-Deauville seront touchées, explique pour sa part Jean-Luc Lecomte, leader PCF dans l’Eure. L’impact négatif sur des gares comme Val-de-Reuil, Gaillon, Vernon ou encore Bernay sera important. Nous ne devons pas accepter cela. usagers. Notre principale cible n’est pas la SNCF mais l’Autorité organisatrice des transports, l’AOT, qui a la responsabilité des trains Intercités. »

Le rapport de la Commission Duron ne parle que des trains de nuit (ils ne concernent pas la Normandie) et des Intercités, ces Trains d’équilibre du territoire (TET) sous la houlette de l’État. Il n’évoque pas les TER, les Trains express régionaux, qui, eux, sont sous la responsabilité des Régions qui y investissent lourdement. Parfois même, la Région se substitue à l’État. C’est le cas par exemple pour assurer une partie du service Paris-Rouen-Le Havre et sur la ligne Paris-Dieppe. D’ailleurs, même en interne, certains cadres de la SNCF admettent que le réseau TER de Normandie est « parmi les meilleurs de France ». Nicolas Mayer-Rossignol, le président du conseil régional de Haute-Normandie, qui a la charge des TER, rappelle volontiers que les résultats de ces derniers sont « salués unanimement ».

st. s.

s.siret@presse-normande.com

TER : qualité reconnue

Dénonçant une dégradation de la ponctualité des trains régionaux, l’association UFC-Que Choisir a appelé mardi les usagers à la mobilisation en lançant une application pour mieux recenser les retards et une pétition pour l’instauration d’une tarification variable en fonction de la qualité réelle des transports. « En 2014, seulement 89,5 % des TER (Trains express régionaux) sont arrivés à destination avec un retard inférieur à 6 minutes » et « malgré plus de 7 milliards d’euros investis par les régions dans le renouvellement des TER depuis 2002, on constate une dégradation inacceptable de la ponctualité, qui était meilleure il y a dix ans (90,4 %) », fait valoir l’organisation de défense des consommateurs dans un communiqué.

En réalité, les résultats sont très variables d’une région à l’autre. En dépit de critiques récurrentes, la Haute-Normandie (93,3 %) fait finalement figure de très bon élève en France avec la Basse-Normandie (93,3 %) et la Bretagne (93,9 %). Ces trois régions font presque aussi bien que Champagne-Ardennes (94,1 %) et l’Alsace (95,2 %). Et nettement mieux que la moins bien classée, Provence-Alpes-Côte d’Azur (77,3 % de ponctualité).

 
 
 

Le Point - Publié le

En Normandie, trois liaisons ferroviaires sont concernées par le rapport Duron qui préconise néanmoins un renforcement du Paris-Caen.

« Un abandon de la ligne Caen-Le Mans-Tours aboutirait à un affaiblissement de cette ligne que nous ne pourrions accepter", estiment les trois présidents PS des régions concernées.

« Un abandon de la ligne Caen-Le Mans-Tours aboutirait à un affaiblissement de cette ligne que nous ne pourrions accepter", estiment les trois présidents PS des régions concernées. © GEORGES GOBET / AFP

La Normandie est trop proche de Paris pour avoir bénéficié d’un TGV. Et trop de villes maritimes, Cherbourg, Le Havre ou Dieppe, ne permettent pas de prolongement de lignes pour les rentabiliser. Aussi, la région est irriguée par des trains Intercités, qui sont au cœur du rapport de Philippe Duron, député PS du Calvados et ancien maire de Caen. Sans surprise, la ligne Caen-Le Mans-Tours, dont le déficit a été pointé voici dix ans, est exclue du réseau Intercités.

Voilà déjà plusieurs années que les trains express régionaux (TER cofinancés par les régions Basse-Normandie, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire) ont supplanté les Corail Intercités. Entre Alençon (Orne) et Le Mans (Sarthe) distants de 70 kilomètres, 10 TER quotidiens contre seulement deux Intercités. « Très peu de passagers empruntent la ligne complète entre Caen et Tours », estime Philippe Duron, au micro de France Bleu Basse-Normandie. Il préconise deux lignes TER : Caen-Le Mans et Le Mans-Tours.

Avant même la publication du rapport, les présidents PS des trois régions concernées ont tenté de bloquer l’aiguillage : « Un abandon de la ligne Caen-Le Mans-Tours aboutirait à un affaiblissement de cette ligne que nous ne pourrions accepter. Au-delà, c’est bien d’aménagement du territoire dont on parle. Souhaite-t-on que des territoires périphériques soient désertés et que le sentiment de relégation se renforce encore auprès des habitants ? » Et de réclamer un débat au Parlement.

Le Havre moins desservi

Pierre Ménard, président haut-normand de Convergence nationale rail (CNR), qui regroupe usagers et cheminots, entend rappeler à la SNCF ses obligations pour rendre « équitable » l’accès aux transports : « Pas question que la SNCF demande aux régions de payer. Si deux régions voisines ne sont pas d’accord, l’offre de transports diminuera. »

Le sort de la ligne Paris-Rouen-Le Havre semble un peu moins rude : selon des chiffres fournis par la SNCF, les 23 liaisons quotidiennes, dont 13 allant jusqu’au Havre, seraient réduites à 13, dont 4 jusqu’au Havre [note des auteurs du blog : c'est quand même une réduction de 50 % pour Rouen et de deux tiers pour Le Havre ]. Avec un taux d’occupation de 57 %, l’exploitation de cette ligne se solde par un déficit de 8 millions d’euros pour 95 millions de chiffre d’affaires. « Il est hors de question de diminuer le service Paris-Rouen-Le Havre. Ce serait frontalement contradictoire avec tous les investissements qui sont engagés par la SNCF, l’État et la région, à mon impulsion sur la vallée de la Seine», déclare à Paris-Normandie Nicolas Mayer-Rossignol, président PS du conseil régional de Haute-Normandie. Trois sénateurs UMP et UDI de Seine-Maritime, qui regrettent de ne pas avoir été reçus par la commission Duron, demandent eux aussi un débat au Parlement. [ Note des auteurs du blog : Nicolas Mayer-Rossignol oublie qu'il a voté la loi sur la SNCF que les cheminots ont combattu avec vigueur en Juin 2014 et que les socialistes ont toujours voté à Bruxelles pour la casse de la SNCF.  Ils n'ont jamais défendu le service public SNCF, car un service public n'a pas à être rentable.  Son utilité sociale dépasse largement son coût global ...]

Plus pour Caen

En revanche, pas de restriction pour la ligne Paris-Caen (10 millions d‘euros de bénéfices annuels) : le rapport préconise le renforcement des moyens en raison du potentiel de développement. Sur le tronçon Caen-Cherbourg, Philippe Duron recommande de nouvelles lignes TER. Confrontés à des retards quasi quotidiens, les 7 000 usagers quotidiens de la ligne Cherbourg-Caen-Paris y trouveront-ils leur compte ? Début mai, le président de la SNCF a annoncé 235 millions de travaux de rénovation sur la ligne entre 2015 et 2020. Mais l'âge des 29 locomotives n'arrange rien : les 8 BB 26000 ont 22 ans et les 21 BB 15000 dépassent 30 ans..

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 22:39

COMITE VALMY

samedi 23 mai 2015, par Comité Valmy

 

10ème anniversaire de la victoire du NON

au Traité Constitutionnel Européen
 

Pour un front populaire, patriotique et antifasciste, pour la reconquête de la souveraineté nationale

La situation politique nationale et internationale est de jour en jour plus inquiétante.

Sur la planète, les guerres impérialistes menées par les impérialistes américains et européens qui soutiennent les forces ouvertement fascistes en Ukraine, les crimes colonialistes en Palestine et les terroristes en Syrie, en Irak, en Afrique et provoquent ainsi une logique d’affrontement contre la Chine, la Russie, l’Amérique Latine.

En France, offensive patronale stimulée par Valls et Hollande et les surenchères des Sarkozy, Juppé et Fillon contre ce qui reste des conquêtes sociales et des services publics, contre la souveraineté nationale, les communes, l’égalité des droits, la laïcité.

L’« Europe sociale », les « guerres humanitaires », l’« euro au service des peuples » sont des mensonges qui désarment le mouvement ouvrier et populaire, les luttes des salariés et détruisent les services publics.

Les salariés confrontés à la casse de leur emploi l’ont compris. Par leur lutte ils posent la question d’une autre société. Ainsi les marins de la SNCM s’opposent à la circulaire sur les travailleurs dé-tachés, les ouvriers de Fralib disent haut et fort que l’entreprise leur appartient, les salariés du commerce, de la SNCF, d’Air France s’opposent à la déréglementation et la libéralisation imposée par cette union du capitalisme européen.

Il y a urgence à résister à cette logique de guerre et de régression des salaires, pensions et allocations !

Si notre NON a été bafoué les luttes d’aujourd’hui montrent que la partie n’est pas gagnée pour les forces du OUI.

Il y a 10 ans, le peuple de France avait bousculé tous les pronostics avec la victoire du NON au traité constitutionnel européen. UMP, PS et UDI ont refusé de respecter ce vote, et veulent nous enfermer dans une fausse alternative : soit le soutien aux politiques pro-européennes, soit l’extrême droite bleu marine et sa face cachée néo-nazie des identitaires et autres amis de Dieudonné et Soral.

Notre peuple a la force de refuser de nouveau, de construire pas à pas un Front Populaire Patriotique de résistance à l’austérité, aux guerres coloniales, au racisme, au fascisme, aux délocalisations, aux privatisations, au traité transatlantique.

Les participants des Assises du Communisme appellent le peuple de France, les forces patriotiques, syndicales, poli-tiques et associatives, allant au bout de leur démarche de résistance à l’UE, et qui ont fait la victoire du NON à sortir de l’euro, de l’UE, de l’Alliance atlantique pour résister et ouvrir, en sortant du capitalisme, une nouvelle voie de développement.

En nous appuyant sur les luttes en cours et celles en devenir, nous proposons aux militants et aux organisations communistes, aux syndicats, aux progressistes et patriotes antiracistes et antifascistes, à tous ceux qui s’opposent à cette guerre de classe européenne et qui ont milité pour la victoire du NON au TCE, de construire ensemble une grande manifestation unitaire le 30 mai 2015 à Paris.

Le 9 Mai, dite « journée de l’Europe », est le 70ème anniversaire de la victoire contre le nazisme. Nous appelons à faire cette journée des rassemblements régionaux de mobilisation pour préparer le 30 Mai.

C’est la meilleure réponse à la crise de ce gouvernement "de gauche" dont le peuple ne veut plus, pour ne pas laisser la place à cette Marine Le Pen qui non seulement ne combat pas le capitalisme mais amène le pire.

Ainsi nous rendrons visible la capacité populaire de résistance et clamerons qu’il faut briser ce carcan des peuples qu’est l’UE pour une perspective progressiste de souveraineté nationale et populaire, de coopération internationale, de progrès social et d’émancipation populaire, dans l’esprit du programme du Conseil National de la Résistance « Les Jours heureux ».

 

Déclaration commune des organisations composant les ASSISES DU COMMUNISME

- Action Communiste 
- Collectif POLEX 
- Coordination Communiste 59/62 
- Cercle Communiste d’Alsace 
- Gauche Communiste du PCF 
- Pôle de Renaissance Communiste en France 
- Réseau Faire Vivre et Renforcer le PCF 
- Rouges Vifs Bouches du Rhône 
- Rouges Vifs Ile de France

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 14:45
Espagne, première approche ou ... Sourire à Madrid .

Publié le 25 Mai 2015

il est des lundi matins

la lumière est plus pure

Espagne, première approche ou ... Sourire à Madrid .


Comme pour la Grèce, d'abord se féliciter de voir la droite ici héritière du franquisme (un peu comme si le f-haine était une des composantes décisives de l'UMP) prendre une baffe mémorable et de voir le PS local se faire botter le cul.

Honneur aux Espagnols qui, certes par procuration, nous permettent cette joie que nos incrustés dans les alliances politicardes ici, les communautarismes de chapelle là, ont interdit au peuple français.

Une image forte, ici, le quotidien de déférence qui titrait il y a huit jours sur son édition.fr du matin "La surprise de Cameron" renvoie dans les sous-titres les élections espagnoles.

Pour le Monde , à en croire la taille des caractères, que la Grande-Bretagne reste à droite serait un évènement majeur, que Madrid soit arrachée aux héritiers de Franco une maladie honteuse à soustraire des regards.

Le Figaro se console comme il peut : "La droite reste en tête au niveau national mais sans dégager de majorité absolue dans les territoires où se sont déroulées, ce dimanche, les élections municipales et régionales."

L'Huma titre sur la victoire de Podemos à Madrid et Barcelone, mais reste timide sur la condamnation sans appel par le peuple espagnol de sa social-démocratie eurocratisée. Cela pourrait ici donner des idées.

Quant à Libé pas un mot dans son titre sur la chute du PSOE (-800 000 voix) qui ne se tient en place que parce que le PP chute plus que lui.

L'intérêt de ce qui se construit en Espagne -- mais aussi peut-être des limites qu'il appartient d'abord aux Espagnols de mesurer et si besoin fortifier en terme d'organisation -- ce sont les bases populaires du rassemblement, ses objectifs contre la spéculation foncière, contre les affairistes et les scandales financiers, pour l'emploi et la protection sociale (dont les retraites) autant de sujets qui interdisent récupération à l'extrême droite et qui s'ancrent dans les exigences populaires en combattant les choix économiques, idéologique et politiques de l'UE. Il lui faut maintenant se construire son projet alternatif, se l'inventer sans modèle d'importation tous faillis.

Le peuple espagnol dispose-t-il des outils politiques pour construire cette alternative que portent les résultats ? Pas évident. Mais de même que pour la Grèce, être observateur éventuellement porter appréciation, interdit de se poser en donneur de leçon (d'autant plus que le mouvement social en France n'a pas de son côté fourni d'effort marquant pour s'affranchir des forces institutionnelles qui veulent le contenir dans les structures de l'UE ou le faire dériver vers des modèles de type franquiste que les Espagnols à leur façon sont en train de rejeter.

Donc se réjouir de voir une nouvelle génération pointer rejetant l'héritage franquiste et celui des forces qui se sont acclimatées au régime mis en place pour sa succession.

Souhait personnel de Canaille le Rouge, mais qui ne lui appartient pas pour sa concrétisation, voir maintenant l'Espagne poursuivre l'écriture de son avenir avec l'encre Violette qui manque toujours à ses couleurs Jaune et Rouge.

C'est qu'en France depuis 80 ans on a l'Espagne au cœur et pour qui depuis des lustres fréquente régulièrement le 94 rue JP Timbaut, cela à du sens…profond.

Rédigé par Canaille Lerouge

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:26

L’effacement de l’histoire

Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 12 mai 2015
ilmanifesto.info ( journal communiste)
 
 
DSCN1960

Le 70° anniversaire de la victoire sur le nazisme, le 9 mai à Moscou, a été boycotté sur la pression de Washington par tous les gouvernants de l’Ue, sauf le président grec, et mis sous le boisseau par les médias occidentaux, dans une tentative grotesque d’effacer l’Histoire. Non sans résultats : en Allemagne, France et Grande-Bretagne il s’avère que 87% des jeunes ignorent le rôle de l’URSS dans la libération de l’Europe du nazisme. Rôle qui fut déterminant pour la victoire de la coalition antinazie. Après l’attaque de l’Urss le 22 juin 1941 par 5,5 millions de soldats, 3500 chars et 5000 avions, l’Allemagne nazie concentra en territoire soviétique 201 divisions, c’est-à-dire 75% de toutes ses troupes, auxquelles s’ajoutaient 37 divisions de ses satellites (parmi lesquels l’Italie). L’URSS demanda sans relâche aux alliés d’ouvrir un second front en Europe, mais les Etats-Unis et la Grande-Bretagne le retardèrent, aux fins de décharger la puissance nazie sur l’URSS pour l’affaiblir et avoir ainsi une position dominante au terme de la guerre. Le second front fut ouvert avec le débarquement anglo-étasunien en Normandie en juin 1944, quand désormais l’Armée rouge et les partisans soviétiques avaient défait les troupes allemandes en assénant le coup décisif à l’Allemagne nazie.

Le prix payé par l’Union Soviétique fut très haut : environ 27 millions de morts, civils pour plus de la moitié, correspondants à 15% de la population (par rapport aux 0,3% des USA dans toute la Seconde guerre mondiale) ; environ 5 millions de déportés en Allemagne ; plus de 1700 villes et bourgs, 70 mille petits villages, 30 mille usines détruites.

On tente aujourd’hui d’effacer cette page fondamentale de l’histoire européenne et mondiale, en mystifiant aussi les événements successifs. La guerre froide, qui divisa à nouveau l’Europe immédiatement après la Seconde guerre mondiale, ne fut pas provoquée par une attitude agressive de l’URSS, mais par le plan de Washington d’imposer la domination étasunienne sur une Europe en grande partie détruite. Ici aussi les faits historiques parlent. Un mois à peine après le bombardement de Hiroshima et Nagasaki, en septembre 1945, on calculait déjà au Pentagone qu’il fallait plus de 200 bombes nucléaires pour attaquer l’URSS. En 1946, quand le discours de Churchill sur le « rideau de fer » ouvrait officiellement la guerre froide, les USA avaient 11 bombes nucléaires, qui en 1949 grimpaient à 235, alors que l’URSS n’en possédait pas encore. Mais en cette année-là l’Urss effectua la première explosion expérimentale, en commençant à construire son propre arsenal nucléaire.

Dans cette même année l’Otan fut fondée à Washington, en fonction anti-soviétique, six ans avant le Pacte de Varsovie constitué en 1955. La guerre froide terminée, à la suite de la dissolution en 1991 du Pacte de Varsovie et de l’Union Soviétique elle-même, l’Otan s’est étendue sur pression de Washington jusqu’à l’intérieur du territoire de l’ex URSS. Et quand la Russie, s’étant reprise de la crise, a reconquis son rôle international en liant des rapports économiques croissants avec l’Ue, le putsch en Ukraine, sous gestion Usa/Otan, a ramené l’Europe dans un climat de guerre froide.

En boycottant dans le sillage des USA le 70° anniversaire de la victoire sur le nazisme, l’Europe occidentale (celle des gouvernements) efface l’histoire de sa propre Résistance, qu’elle trahit en soutenant les nazis arrivés au gouvernement à Kiev. Elle sous-évalue la capacité de la Russie à réagir, quand elle est envoyée dans les cordes. Elle a l’illusion de pouvoir continuer à dicter sa loi, quand la présence à Moscou des plus grands représentants des BRICS, à commencer par la Chine, et de nombreux autres pays confirme que la domination impériale de l’Occident est sur la voie du déclin.

Manlio Dinucci 

Edition de mardi 12 mai 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/la-cancellazione-della-storia/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto. Parmi ses derniers livres:  Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 09:16

UN APPEL À SORTIR DE L’EURO VENANT D’ESPAGNE
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 18 mai 2015.
 
Pour la première fois en Espagne, en avril 2015, un appel de personnalités de différents horizons se prononce pour que l’Espagne sorte de l’euro. Ils viennent d’Attac Espagne, de syndicats, de Podemos, du Parti communiste espagnol, d’Izquierda Unida… Beaucoup d’entre eux seront présents à Athènes du 26 au 28 juin 2015 lors du forum international organisé par un collectif d’organisations européennes dont fait partie le M’PEP. Il s’intitule « Forum international anti-Union européenne de la gauche et des forces populaires, l’eurozone est le problème, en sortir est la solution ».
 
Premiers signataires : Julio Anguita, Santiago Armesilla, David Becerra, Mireia Biosca, Luis Blanco, Rosa Cañadell, Manuel Colomer, Albert Ecofet, Santiago Fernandez Vecilla, Ramón Franquesa, Héctor Illueca, Pedro Lopez Lopez, Joaquín Miras, Neus Molina, Manuel Monereo, Gustín Moreno, Rosana Montalban, Pedro Montes, Araceli Ortiz, Gumer Pardo, Miguel Riera, Clara Rivas, Juan Rivera, Joan Tafalla, Diosdado Toledano, Rodrigo Vázquez de Prada, Pau Vivas.

 

 


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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 17:44

Lu sur Mémoires des luttes

La reconquête de la souveraineté des peuples doit devenir le cœur battant de la gauche
Par Morvan Burel  |  26 avril 2015  
Membre de Solidaires Douanes

Chômage élevé, augmentation de la pauvreté, généralisation de la précarité, explosion des inégalités… La crise financière de 2007-2008 a exacerbé en Europe une crise économique, sociale et politique déjà structurellement installée depuis plusieurs décennies. Elle prend racine dès le début des années 1980.

A cette époque, alors que le monde du socialisme réellement existant s’écroule, les libéraux radicaux accèdent au pouvoir. Profitant d’une victoire dans la confrontation idéologique, ils parviennent facilement à imposer leur programme, garanti selon eux par une forme d’inéluctabilité historique. Les socialistes alors aux commandes de la France choisissent de se mettre au pas dès 1983. C’est le fameux « tournant de la rigueur » : en choisissant de se rattacher à l’ordre économique néolibéral, la France oriente le projet européen dans cette même voie et contribue à diffuser l’idée d’une impuissance progressive des Etats face à la mondialisation économique. Désormais, qu’ils soient conservateurs-libéraux ou sociaux-démocrates (puis sociaux-libéraux), les gouvernements n’ont plus vocation à agir sur l’état du monde. Au contraire, au nom de la poursuite de la compétitivité nationale dans un monde sans frontières, le politique déconstruit méthodiquement et systématiquement les acquis sociaux, arrachés durement par le mouvement ouvrier.

La mondialisation économique, impulsée par les gouvernements, a pourvu les détenteurs de capitaux d’un extraordinaire levier pour favoriser leurs intérêts au détriment de ceux des salariés. La dérégulation des échanges de marchandises et de capitaux a permis aux multinationales de mettre en concurrence les travailleurs dans un espace plus vaste que celui des Etats, et donc de mettre en concurrence les Etats eux-mêmes, les législations de ces Etats elles-mêmes. Les gouvernements n’ont plus d’autre ambition que de rendre leur territoire le plus compétitif possible pour retenir ou attirer les détenteurs de capitaux. Ceux-ci n’hésitent plus à exercer un chantage permanent dans le but de réduire ou supprimer les dispositifs qui nuisent à la rentabilité maximum de leurs investissements.

De nombreux salariés ont déjà fait les frais des fermetures de sites industriels occasionnées par les délocalisations, beaucoup ont dû accepter des dégradations de leurs conditions de travail face à des situations de chantage à l’emploi et tous ont subi des législations sociales en recul (santé, retraite, accès aux services publics, etc.).

La poursuite de la compétitivité économique comme objectif pour une société constitue la négation absolue de la souveraineté populaire. La souveraineté peut en effet se définir comme la capacité du peuple de se doter et de mettre en œuvre des règles de vie commune choisies librement. Ces normes concernent bien évidemment le champ économique et social. En effet, c’est dans ce domaine que se définissent des concepts aussi importants que la répartition des richesses, la solidarité entre les individus, la protection face aux aléas de la vie (maladie, invalidité au travail, vieillesse), etc. Les choix effectués par le peuple souverain en matière économique et sociale représentent d’ailleurs une grande partie de son identité culturelle. La France s’est caractérisée par la construction d’une très forte solidarité, contraignant, plus que dans les pays anglo-saxons par exemple, les détenteurs de capitaux au bien-être commun.

L’érection de la compétitivité en dogme rend précisément ces choix impossibles. Les normes économiques et sociales s’alignent toutes sur une norme présentée comme incontournable, auquel il convient de s’adapter, afin d’attirer ou de retenir sur son territoire les capitaux, et donc les emplois. Et comme cette norme est définie par les capitalistes, elle s’aligne toujours sur le moins-disant. En établissant cette règle de la vie économique, en détruisant au nom de cette sacro-sainte compétitivité leurs normes sociales, les Etats renoncent de fait à ce qui doit être leur rôle, c’est-à-dire l’exercice de la souveraineté déléguée par le peuple.

Restaurer la souveraineté perdue doit donc figurer au coeur du corpus revendicatif des organisations de la gauche de transformation sociale, à part égale avec la description de la nouvelle société qu’elle appelle de ses vœux.

[...] Lire la suite ici

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 15:19
30 avril 2015

Par

(Ce texte est destiné à être publié en russe dans une revue de sciences politiques)

La souveraineté est aujourd’hui une question centrale. Elle est la question décisive du moment historique que nous vivons. Elle détermine ainsi les choix politiques, mais aussi la compréhension des crises que nous vivons. Elle occupe cette place centrale pour deux raisons convergentes. D’une part, la souveraineté est nécessaire à l’action politique, à ce passage du « je » au « nous » de l’action collective, et cette dernière est une impérieuse nécessité face aux crises, tant économiques et sociales que politiques et culturelles que nous traversons. Mais, la souveraineté est aussi fondamentale à la distinction entre le légitime et le légal. Or, cette distinction est constamment remise en cause par la logique des institutions qui régissent notre système politique.

Nous vivons dans des régimes et des systèmes politiques où le « comment » a pris la place du « pourquoi ». Cela correspond à une prise de pouvoir du « technique » sur le « politique ». Une partie des crises dont il été fait mention en découle. Si nous voulons pouvoir reposer la question du « pourquoi », et par cela comprendre qu’il y a une multiplicité de « comment » possibles, alors la souveraineté est indispensable. Mais, si légitimité et légalité ne se comprennent qu’à l’aune de la souveraineté, il faut alors admettre que la laïcité, au sens du renvoi des croyances non testables à la sphère du privé, s’avère tout autant nécessaire pour la construction du Bien Commun, ce « Res Publica » dont le mot République est issu.

 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 15:12

Depuis trente ans nos acquis sociaux disparaissent les uns après les autres.  Depuis trente ans, les intérêts des salariés sont bradés au patronat par les gouvernements successifs avec l’aide et l’accompagnement de Bruxelles.
A chaque fois le pouvoir, quel qu’il soit, et le patronat, ont nommé « réformes » ce qui était en réalité des « contre-réformes » sociales. A chaque fois le « dialogue social » a porté sur des reculs sociaux.


Le gouvernement Valls-Hollande, solidaire de l'UE : Dialogue social, régression sociale et répression
Valls pratique le dialogue social musclé pour obtenir un « nouvel ordre social »
Pour le dialogue social, M. Valls prévient : «  avec tous les moyens que donne la Constitution, nous continuerons sans relâche à réformer"… Il veut une « loi travail » pour réduire l’assurance chômage.  Il s’attaque aux retraites complémentaires, aux comités d’entreprises, aux CHSCT… Conforté par l’appui de l’électorat de, il poursuit sa politique anti-sociale.
Avec le 49-3 ? Manuel Valls ne l’exclut pas.
Pour “défendre les libertés”, Valls et Hollande promeuvent, comme ailleurs en Europe et comme aux Etats-Unis,  une “loi sur le renseignement” qui autorise sans contrôle la surveillance de chaque citoyen.  Et ils laissent les patrons licencier les militants syndicaux et les municipalités de droite tenter de fermer les Bourses du travail.

L’internationalisme, c’est d’abord de développer les luttes des salariés de chaque nation contre l’ennemi commun: le capitalisme mondialisé et son instrument en Europe : l’UE
En Belgique, au Portugal, en Italie, en Espagne et dans d’autres pays européens, des luttes se développent contre l’austérité et des politiques semblables. L’ennemi commun sont les actionnaires, les multinationales et les banques, bref le Capital et ses intérêts financiers.  Et ce sont aussi les gouvernements qui leur obéissent, la commission de Bruxelles et ses institutions.
Et pourtant les salariés, à l’appel de leurs syndicats, se battent quasi uniquement  contre leur propre gouvernement.  En France contre un gouvernement social-libéral, en Espagne et au Portugal contre un gouvernement de droite, en Belgique contre un gouvernement de droite extrême, raciste et xénophobe.  L’UE et l’euro sont rarement désignés comme responsable…  Ces gouvernements ont néanmoins un point commun : ils valident et appliquent tous l’austérité européenne qu’ils ont accepté conjointement au nom de l’euro.

Il faut oser affronter l’Union Européenne
Les Grecs affrontent Bruxelles et ses institutions depuis de longues années. Ils rejettent la politique austéritaire de la Troïka. La commission de Bruxelles soutenue par les chefs d’état européens avec pour tête de file l’Allemagne combat le gouvernement qu’ils se sont donné. En France Valls-Hollande participent à l’élaboration de toutes les décisions européennes austéritaires qu’ils appliquent ensuite.   Qu’ils se soient abstenus ou qu’ils aient voté Front de gauche, la majorité des Français ont rejeté cette politique. Y compris ceux qui ont voté FN sur fond de désespérance sociale et qui ont ainsi voté pour des partisans de la même austérité : les mairies du FN taillent allègrement dans les budgets sociaux au nom de la « crise » …

Les luttes se heurtent aux diktats de Bruxelles et de ses relais nationaux
Contre cette politique la mobilisation des salariés est essentielle.  Mais aussi, la prise de conscience pour les composantes de la gauche radicale que les institutions européennes et leur modèle économique sont mortifères pour les progrès sociaux et pour les droits de la grande majorité.  Vouloir à tout prix rester dans l’Union européenne, c’est se condamner à négocier sans cesse en recul et à désespérer les classes populaires.

Les syndicats, quasiment tous affiliés à la CES – Confédération syndicale européenne qui soutint le traité constitutionnel européen– réclament une “Europe sociale”.  Ainsi le tract intersyndical pour le 1er Mai  réclame “ une construction européenne fondée sur le progrès social, s’appuyant sur le renforcement du dialogue social et des droits sociaux" sans dénoncer ni les traités à l’origine de ces politiques ni l’absence totale de démocratie dans les prises de décisions européennes : les votes souverains des peuples y sont méprisés.

Or les luttes se heurtent aux diktats européens et au dogme de la “concurrence libre et non faussée”. 

C’est le cas des papeteries Chapelle Darblay en Seine-Maritime, propriété d’une multinationale d’Europe du Nord.  C’est à l’Etat d’intervenir, de proposer des solutions ( études de la filière bois et papier, recyclage…) et d’empêcher que l’importation remplace les productions nationales. Les nationalisations permettraient de faire obstacle à la fuite des productions, des emplois industriels et empêcher la spéculation financière et bancaire. 

C’est le cas de la SNCF qui envisage, en Normandie et dans toute la France, au nom de la rentabilité, de supprimer des dizaines de trains essentiels pour les usagers, notamment les salariés.  Sauver les services publics impliquerait de renationaliser tous les services publics livrés au privé et bradés au nom de la rentabilité : SNCF, Hôpitaux, assurances santé, énergie, eau …

Si nous voulons vraiment avancer dans cette voie, cela  implique une bataille féroce contre l'Union européenne, une bataille que l'Union européenne ne peut accepter de perdre.  Il est donc nécessaire d'en sortir.

Les salariés, la classe ouvrière ne croient plus à l’Europe sociale.
Envisageons donc ensemble qu’il est possible de sortir de l’euro et de l’Union Européenne.  L’austérité en Grèce est plus violente que le serait la sortie de l’euro.  En France le maintien de l’euro à tout prix, la politique austéritaire et l’absence de contrôle de notre monnaie, des importations, des investissement et des ventes d’entreprises industrielles sont dévastatrices pour l’emploi et les salaires. Soyons donc prêts à une sortie de l’euro.  Ne disons pas : c’est impossible. C’est parce que la majorité des partis politiques de la gauche radicale, notamment le Front de gauche, mais aussi les syndicats ( adhérents tous de la très européenne CES) n’envisagent pas cette rupture que l'UE et les gouvernements européens soutien de Bruxelles  se sentent forts et utilisent tous les moyens contre les salariés et les peuples.

Il faut en finir avec la dictature de l’Union européenne.
Osons la confrontation et disons le haut et fort dans les assemblées d’élus, dans les partis politiques, dans les syndicats : nous sommes prêts à nous battre contre l’Union européenne et à la quitter pour construire une autre société.
Vouloir à tout prix s’accrocher à cette Union européenne, c’est se condamner aux reculs sociaux sans fin, à la disparition de nos services publics et au contrôle sans limite de nos productions, de notre économie par le capitalisme mondialisé.
Ayons pour objectif de reconquérir notre souveraineté contre l’Union européenne.   Exigeons, avec les Belges, avec les Grecs, les Espagnols, les Portugais … que nos gouvernements fassent passer les droits et exigences de leurs propres peuples avant les décisions bruxelloises.
C’est de cette perspective politique qu’ont besoin les salariés pour se battre.  Pour faire grève, pour se mobiliser, il faut une perspective politique, il faut espérer gagner.

C’est pour cela qu’Action communiste appelle à participer le 30 Mai 2015, à Paris, à la manifestation pour le 10ème anniversaire du NON au traité constitutionnel pour réclamer la sortie de l’euro, de l’UE et de l’OTAN pour construire, si le peuple français en décide ainsi, et en solidarité avec les autres peuples européens, une société débarrassée des diktats du capitalisme et de l’impérialisme.
Avec pour objectif de construire un front populaire, patriotique et antifasciste, pour la reconquête de la souveraineté nationale.

 

Action Communiste
 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 14:09
Le “conuco” vénézuélien : réinventer le rapport à la terre

manosconuco

Le conuco vénézuélien est une variante du système traditionnel de production d’aliments en Amérique Latine. Basé sur le travail communautaire, la culture rotative et associé au troc. C’est la souveraineté alimentaire avant la lettre. Celle de la “milpa” en Amérique centrale, de la “chacra” au Pérou. C’est le conuco que les propriétaires coloniaux concédaient aux indigènes pour qu’ils puissent reproduire leur force de travail aux marges du “latifundio”.

La décroissance de l’agriculture vénézuélienne commença vers 1914 avec la culture du pétrole, sous la domination des États-Unis, jusqu’à ce que le capitalisme finisse par chasser vers les misérables barrios urbains la plupart des paysans, dépossédés de leurs moyens de subsistance. C’est la naissance d’une structure économique et sociale “rentière” et importatrice, qui se déclinera en populismes et clientélisme politiques, et qui étouffera le projet d’une nation agricole productive productive. Avec le sur-dimensionnement urbain comme centre d’hyper-consommation, la campagne vénézuélienne est devenue dans l’imaginaire le “monte y culebra” archaïque, régressif, méprisable.

Malgré les efforts de redistribution à travers la Loi des Terres que promulgua Hugo Chavez en 2001 (et qui fut une des causes du coup d’État manqué contre lui, en avril 2002), une grande partie de la terre cultivable reste aux mains des terratenientes, les grands propriétaires. La faible productivité de l’immense potentiel s’observe à l’œil nu quand on parcourt le pays. Or, cette Loi des Terres avait également déclaré le conuco comme “patrimoine productif”. “L’exécutif national, dit la loi, promouvra les techniques ancestrales de culture et de contrôle écologique du conuco, reconnu comme source de biodiversité agraire”. C’est dans ce but que le président Chavez signa des accords avec les spécialistes cubains pour qu’ils forment les acteurs locaux de projets d’agriculture urbaine. Comme le répète le Mouvement des Travailleurs Sans Terre dans sa revendication d’une réforme agraire au Brésil, c’est sur l’agriculture familiale que repose la production de 80 % d’une nourriture (saine) et Cuba, avec ses 400 000 exploitations agricoles urbaines qui produisent 1,5 millions de tonnes de légumes, sans pesticides et sans engrais chimiques, a démontré que cette méthode permet de se rapprocher de la souveraineté alimentaire (1).

Dix ans plus tard ce thème devient plus stratégique encore. La déstabilisation contre le gouvernement bolivarien est passée à la phase économique. Le secteur de l’alimentation (de la production à la distribution) étant resté à 80 % aux mains du secteur privé (comme l’économie en général), la solution aux pénuries passe plus que jamais par un retour à des stratégies de souveraineté alimentaire, comme l’intensification du traditionnel conuco.conuco3

Il faut pour surmonter tout cela une transformation culturelle : notamment chez les fonctionnaires d’État qui tendent à préférer les macro-projets d’une agro-industrie associée aux pesticides. Mais le travail de fond commence dans les écoles et dans les médias. Le Président Nicolas Maduro a insisté sur la création dans les écoles de petites unités productives pour que les enfants puissent produire une partie de leur alimentation et surtout, comme l’explique José Roberto Duque, “pour qu’ils apprennent que le lait et les oeufs ne sont pas des choses que produit une machine et dont les propriétaires sont les supermarchés et les petits commerces, et que produire des aliments, soigner des animaux n‘est pas une activité sale ou contraire aux aspirations individuelles, mais quelque chose d’important et de nécessaire. Et que cela peut être une activité saine et récréative. Un travail familial et collectif, pour résoudre ensemble ce qui dans le règne du capital ne peut être résolu qu’individuellement, avec de l’argent.

Thierry Deronne, Caracas, mai 2015

Photo : Gustavo Lagarde

Note : 

(1) Lire « Comment les Cubains ont converti leur île à l’agriculture biologique », par Frédérique Basset, http://www.bastamag.net/Comment-les-cubains-ont-converti-leur-ile-au-bio

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-1XO

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 09:55
1er Mai 2015 : pour une autre répartition des richesses.
lundi 27 avril 2015
par  Rouges Vifs 13

 

 

La réalité des politiques d’austérité en France sous le joug de l’Union Européenne, c’est plus de précarité, plus d’inégalités, plus de chômage et plus de misère.
Pourtant le gouvernement socialiste offre 317 milliards d’€ aux patrons, banquiers et autres actionnaires qui s’en rien faire n’en finissent pas de se remplir les poches.
Nous devons dénoncer cette politique suicidaire imposée par Bruxelles et revendiquer que cet argent soit mis au service de l’emploi, du développement de l’industrie, des salaires et des services publics.

À MARSEILLE rendez-vous à 10 H Place de la Joliette.

Rouges Vifs 13

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