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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 16:03

Vers un immense scandale en Grèce...

06 juillet 2015 |  Par Nemesys sur Mediapart

 

Athènes, dimanche 5 juillet 2015, à 22h30.

On s'oriente vers un IMMENSE SCANDALE en Grèce, qui pourrait éclabousser les autorités européennes…

DE SOURCE OFFICIELLE, DES PLAINTES VONT SANS DOUTE ÊTRE DÉPOSÉES ET DES SANCTIONS ENVISAGÉES CONTRE DE NOMBREUSES STRUCTURES PRIVÉES QUI ONT POUSSÉ LA PROPAGANDE À SON PAROXYSME, EN ABUSANT DE LA CORRUPTION ET DU MENSONGE, ET EN VIOLANT LES LOIS ET RÈGLEMENTS EN VIGUEUR :


1 – C'est d'ores-et-déjà certain pour la plupart des chaînes de télévision qui n'ont pas du tout respecté l'égalité de temps d'antenne entre le NON et le OUI (rapport de 1 à 5, voire plus !). Les sanctions pourraient toucher jusqu'à la licence et le droit d'émettre temporairement.

2 – C'est probable pour Youtube qui a diffusé massivement de la publicité pour le OUI durant le jour de l'élection, avant les vidéos en Grèce.

3 – C'est possible pour le réseau de téléphonie mobile WIND qui a pratiqué ouvertement la corruption de vote en offrant des avantages à tous ses utilisateurs lui envoyant OUI par SMS.

4 – Un soutien sera apporté aux salariés violemment menacés par leurs employeurs et contraints d'aller aux rassemblements du OUI. Certains ont été licenciés et s'apprêtent à contre-attaquer.

5 – Le cas du chef d'état-major des armées sera examiné, car il a brisé son devoir de réserve et de neutralité en appelant publiquement à voter OUI.

6 – Une enquête est quasi-certaine pour les instituts de sondages qui ont presque tous énormément triché :
6a – annonçant une nette victoire du OUI en fin de semaine ;
6b – puis une possible victoire du OUI à l'annonce des premières estimations (pour freiner l'élan des rassemblements spontanés et affaiblir l'impact de l'information dans le monde) avec des fourchettes presque toutes entre 47% et 51% pour le OUI ;
6c – le résultat final, en réalité, semble proche de 60% ou encore supérieur, ce qui signifie un écart de 20%, voire plus. Il s'agit, par conséquent d'un immense manipulation organisée massivement durant la semaine et jusqu'à ce soir sur laquelle toute la lumière devra être faite.

Ce soir, le gouvernement donne la priorité à la fête de la victoire et au débat sur les perspectives.
Mais, dans les prochains jours, ce scandale éclatera très probablement en Grèce, et pourrait éclabousser les autorités européennes.

Les masquent tombent. Le vent se lève.

Salut fraternel à vous tou-te-s de la part de la foule athénienne !

Yanis Youlountas


Nouveau blog (merci Naz Oke) : http://blogyy.net 
Compte facebook provisoire pour amplifier la contre-information :
https://www.facebook.com/yyoulountas
Nouveau point sur la souscription de soutien du prochain film « Je lutte donc je suis », actuellement en fin de tournage en Grèce et en Espagne, après de nombreuses péripéties ! Merci de votre soutien et de porter la parole de nos luttes. On y est presque :
http://jeluttedoncjesuis.net/spip.php?rubrique4
Le film sera mis en ligne gratuitement dès sa sortie.

 
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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 22:51

Dimanche 5 juillet.  Après 20 heures. A plus de 61% les Grecs viennent de dire NON aux exigences de la «troïka ».

BFMTV met en bandeau : «Vers une large victoire du NON ».  Ça change du ton de la semaine écoulée.  Les médias et les politiques nous pronostiquaient un OUI, un OUI serré, mais un OUI quand même.  Cela faisait partie de la guerre idéologique menée pour stopper la dynamique du NON.  Tout aura été fait.  Sondages truqués, fermeture des banques pour créer la peur, proposition d’un gouvernement de technocrates en place de celui que les Grecs se sont choisi.  Mépris, de Juncker, de Merkel, à l’instar de Lagarde … sommant les Grecs de se comporter en adultes. Et présentation du NON comme d’un NON à l’euro  …

Ce soir, ces gens-là, on ne les entend pas.  Seuls parlent les partisans du NON. Mélenchon, Montebourg, Laurent, Dupont-Aignan et Le Pen. E.Woerth se risque à un commentaire de café du commerce : «  La Grèce a choisi de sauter dans l’inconnu ». Hollande se tait.  Merkel se tait.  Juncker se tait. Pascal Lamy, ancien directeur du FMI ose quand même une analyse forte : «  C’est clair qu’il y a un rejet ».  Le journaliste présent devant la commission européenne est bien seul devant la porte close : «  un silence assourdissant » commente-t-il. Sur ITélé, Olivier Ravanello continue cependant dans le mépris : «on aurait pu faire un référendum sur le bonheur et on aurait gagné » en assénant pour finir : «  les lois de l’économie sont là », transformant ainsi les choix austéritaires de l'UE en "lois de l'économie". Mais curieusement les journalistes présents semblent découvrir au soir du 4 juillet que Tsipras ne faisait pas voter sur l’appartenance ou non à l’euro et que le peuple grec avait tout simplement une vraie aspiration à son indépendance.  Après avoir développé tout le contraire durant la semaine passée.   

Hollande consulte et réunit Valls, Sapin, Harlem Désir.  Mais ils se taisent. Ils attendent : Merkel et Hollande doivent se concerter avant de prendre position. Ce qui confirme que la voix de la France n’est plus indépendante.  Les dirigeants des deux plus grands pays européens font front ? Ce sont eux qui vont donc mettre au point la réaction européenne ? Et les autres ?  Ils n’ont rien à dire ? La Slovénie, les pays baltes, la Pologne ? Et l’Italie, l’Espagne, le Portugal … Pas consultés non plus ? En réalité Hollande et Merkel doivent mettre en musique politique la réaction du capital européen  et de son bras armé, la commission européenne.

Ce soir, nous ne bouderons pas notre joie.  Car il est clair maintenant que l’Union Européenne est un carcan pour les peuples et qu’il leur faut du courage pour s’affranchir de ses décisions.  Il faut l’affronter politiquement. Comme le fait le peuple grec.  Comme l’ont fait les Français en 2005.  Mais les peuples européens, seront définitivement délivrés de la politique libérale-capitaliste de l’UE quand ils feront sauter les chaînes de cette dernière et en sortiront pour construire des coopérations économiques, sociales, culturelles qu’ils auront librement choisies et construites.

Les peuples de l’Europe doivent être souverains.  Sans restriction et sans exception.

Dimanche 4 juillet, 22 heures 30

Yvette Genestal
 

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 15:06
 
Joseph-Stiglitz-crise-grecque-fMI
Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d'économie, est professeur à l'Université de Columbia

Dans Economie il y a 5 jours

 

Nous devons être clairs: « C’est seulement une partie négligeable de l’énorme somme  prêtée à la Grèce qui a été donnée à ce pays. L’énorme partie de la  somme a servi à rembourser des créanciers du secteur privé- y compris les banques allemandes et françaises. La Grèce a reçu directement un montant de misère mais elle a payé un prix élevé pour préserver les systèmes bancaires de ces pays. Le FMI et les autres créanciers « officiels » n’ont pas besoin du montant qu’ils exigent . Comme d’habitude, le montant exigé sera probablement prêté à nouveau à la Grèce. Encore une fois, ce n’est pas une question d’argent. C’est juste utiliser le prétexte des “délais » pour forcer la Grèce à se soumettre et à accepter l’inacceptable – non seulement des mesures d’austérité, mais d’autres politiques régressives et punitives »

Les institutions et les pays qui forcent la Grèce à adopter des mesures d’austérité   « ont une responsabilité criminelle  »

Ces declarations sont de Joseph Stiglitz à propos des institutions financières qui ont renfloué l’économie grecque en 2010, à savoir le Fonds monétaire international, la Commission européenne et la Banque centrale européenne.

« Elles ont une sorte de responsabilité pénale qui provoquera une récession majeure, » a dit Joseph Stiglitz au TIME dans une entrevue téléphonique. Joseph Stiglitz à exhorter la troïka (FMI, CE, BCE)  à annuler la dette de la Grèce qui est estimée à près de 300 milliards de dollars – et d’offrir du financement pour la relance

Ne pas le faire, selon Joseph Stiglitz aggraverait non seulement la récession en Grèce – déjà profonde et plus longue que la Grande Dépression aux États-Unis – Cela pourrait également détruire la crédibilité de l’euro, et mettre l’économie mondiale dans un risque de contagion.

Jusqu’à présent, les créanciers de la Grèce ont minimisé ces risques en déclarant que les banques européennes étaient à l’abri d’une contagion. Joseph Stiglitz, qui a servi comme l’économiste en chef de la Banque mondiale de 1997 à 2000 a déclaré qu’aucun pare-feu de protection peut exister dans une économie mondialisée, où les liens entre les événements et les institutions sont souvent impossibles à prévoir. « Nous ne connaissons pas tous les enchaînements, » dit-il.
 

Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’économie, est professeur à l’Université de Columbia

via Time , the Guardian

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 14:26
Le gouvernement grec a une position courageuse.  Mais pourquoi s'obstiner à ne pas voir que l'UE n'a cure de la volonté du peuple grec. Pour eux l'UE n'a été créée, avec l'euro et la BCE, les règles de Maastricht et du traité de Lisbonne ... que pour servir les intérêts des multinationales et du capitalisme mondialisé, à prépondérance américaine.  Ce sont les institutions européennes elles-mêmes qui pratiquent le terrorrisme. 
C'est donc qu'il faut les faire éclater.  Les déclarations de Varoufakis apparaissent, dans ce contexte, dangereusement naïves pour le moins.  Etre victime du terrorisme de l'UE et  vouloir y rester  à tout prix me parait une position semblable à celle des révolutionnaires français qui voulaient sauver le roi et la monarchie malgré sa collusion avec les souverains étrangers ligués contre la Révolution française. 
Ne faudrait-il pas plutôt préparer les peuples européens à se séparer de la BCE ( et de l'euro ) et des institutions européennes ?  Car ce sont ces dernières qui ne veulent pas des peuples.  Les peuples devront choisir : rester souverains ou s'incliner devant tous les diktats de l'UE.  Le peuple grec peut très bien être européen sans passer sous les fourches caudines de Bruxelles et du FMI.  Tous les peuples peuvent le faire.  L'Europe est géographique.  Ils peuvent rester européens et libres d'envisager des relations fondées sur la coopération et non la soumission.  En refusant les traités et les diktats de Bruxelles.  Et en résistant à  la peur, aux menaces et au chantage.  Yvette Genestal
"Quel que soit le résultat du référendum, le lundi il y aura un accord, j'en suis complètement et absolument convaincu", a déclaré Yanis Varoufakis. THIERRY MONASSE / AFP"Quel que soit le résultat du référendum, le lundi il y aura un accord, j'en suis complètement et absolument convaincu", a déclaré Yanis Varoufakis. THIERRY MONASSE / AFP

"Ce qu'ils font avec la Grèce a un nom: terrorisme", accuse Yanis Varoufakis, connu pour sa liberté de ton, dans un entretien au quotidien espagnol El Mundo. "Pourquoi est-ce qu'ils nous ont forcé à fermer les banques? Pour insuffler la peur aux gens. Et quand il s'agit de répandre la peur, on appelle ce phénomène le terrorisme", développe le ministre en parlant de la politique menée par les créanciers d'Athènes, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et l'Union européenne.

Faute d'être parvenu à un accord avec les créanciers sur une prolongation d'un programme d'aide financière au-delà du 30 juin, le gouvernement de gauche radicale grec a annoncé la fermeture des banques et le contrôle des capitaux jusqu'au 6 juillet. Quel que soit le résultat du référendum de dimanche - le Premier ministre Alexis Tsipras appelle à voter non, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker oui - les banques du pays rouvriront et il y aura un accord avec les créanciers, assure Yanis Varoufakis.

 
"Il y aura quoi qu'il arrive un accord"

"Quel que soit le résultat du référendum, le lundi il y aura un accord, j'en suis complètement et absolument convaincu. L'Europe a besoin d'un accord, la Grèce a besoin d'un accord, de sorte que nous arriverons à un accord."

Pour le ministre des Finances, qui répète qu'en cas de victoire du oui il démissionnera, "aujourd'hui ce que veut Bruxelles et la troïka c'est que le oui gagne pour pouvoir ainsi humilier les Grecs".

Humiliation de la Grèce

Il accuse aussi ses opposants de vouloir faire de "la Grèce un exemple pour les autres" à l'heure où en Espagne le parti de gauche radicale Podemos, allié du grec Syriza, gagne en force à l'approche d'élections législatives.

"Je crois que dans toute l'Europe il y a besoin de partis comme Syriza et Podemos, des partis à la fois critiques à l'égard du système mais en même temps pro-européens et démocrates. Ceux qui nous détestent veulent nous faire passer pour anti-européens, mais non, ce n'est pas vrai, nous ne le sommes pas."

(Avec AFP)

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 10:11
samedi 4 juillet 2015
par  Charles Hoareau
, lu sur Rouge-Midi

 

Voilà encore des positions que les médias ne publient guère et qui pourtant montrent chacune à leur façon les enjeux du référendum grec. En particulier nous n’avons trouvé nulle part sur le Net le comparatif pourtant éclairant qu’a publié le PAME (Front syndical grec affilié à la FSM) et que nous reproduisons par une quasi exclusivité dont nous nous serions volontiers passés…mais peut-être avons-nous mal cherché ?!

Le camp du capital partout, y compris au-delà de l’Europe mobilise pour le OUI, c’est-à-dire pour l’acceptation des mesures préconisées par l’UE, la BCE et le FMI : ça c’est logique.

En face le camp progressiste mobilise pour le NON et le soutien au gouvernement de Syriza...et donc le soutien à ses propositions. A priori cela parait logique également. Quoique… la question est plus complexe qu’il n’y parait et nous verrons pourquoi.

Mais que disent les syndicats grecs ? Les positions sont loin d’être uniformes ce qui n’étonnera pas celles et ceux qui avaint lu en son temps l’article que Rouge Midi avait publié sur le syndicalisme en Grèce.

Il y a d’abord la position de la GSEE, soutenue par la CES (confédération européenne des syndicats, branche européenne de la CSI, confédération syndicale internationale) et dont nous publions ci-dessous le communiqué intégral qui a suscité des remous. [1]

LA CONFÉDÉRATION EUROPÉENNE DES SYNDICATS SOUTIENT SON SYNDICAT GREC QUI APPELLE A L’ANNULATION DU REFERENDUM
La Confédération européenne des syndicats (CES) soutient la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE) qui appelle au retrait du référendum.
Lors d’une réunion plénière de la Confédération générale des travailleurs grecs qui s’est tenue mercredi 1er juillet 2015, le syndicat grec déclare :
La Confédération générale des travailleurs grecs considère que la tenue d’un référendum est un droit constitutionnel inaliénable des citoyens grecs dans le contexte des traditions européennes.
Cependant, le processus lui-même du référendum actuel, ses délais, sa légalité et son contenu ont été banalisés dans un cadre de faux dilemmes et d’une trop grande vitesse, qui pourrait conduire à des situations incontrôlables et diviser la société grecque.
La Confédération, de manière non négociable, s’oppose à tous les types de mémorandums et à toutes leurs implications qui se font aux frais du monde du travail et du peuple grec, que ces mémorandums viennent des créditeurs ou du gouvernement.
Notre position est également non négociable en faveur de l’orientation européenne de notre pays, et la place de la Grèce dans l’Europe et l’eurozone.
La question posée au référendum est infondée et réduit imprudemment les choix en semant la discorde alimentée par des forces extrémistes à l’intérieur et à l’extérieur de la Grèce, conduisant notre pays vers des aventures tragiques.
Nous demandons ici et maintenant le retrait du référendum.
En tant que principal syndicat des travailleurs du secteur privé, nous envoyons un message clair dans toutes les directions :
- L’orientation européenne de notre pays n’est pas négociable.
- Nous disons oui à l’Europe des peuples et de la solidarité !
- Nous disons oui à la monnaie unique et à une Europe fédérale !
1er juillet 2015

Sans commentaire...

Le PAME (affiliée à la FSM) publie lui le comparatif suivant des propositions de la Troïka (UE, BCE, FMI) et du gouvernement Tsipras. En rouge et en gras les points d’accord entre le gouvernement grec et la Troïka en noir les points où subsistent quelques différences…que chacun appréciera.

Pas étonnant que dans ces conditions le PAME (texte intégral en document joint*) conclue :
Le NON au référendum sera interprété comme un OUI pour le mémorandum de SYRIZA
Nous rejetons les deux options
La classe ouvrière doit porter ses propres revendications
Allons voter avec nos propres revendications et non avec les « cartes truquées » des forces politiques pro-européennes.
Forces dans lesquelles il situe évidemment le gouvernement d’alliance Syriza-ANEL (droite nationaliste)

Dernier point. Si vous êtes de ceux qui vous dites mais alors que peut faire le gouvernement de Tsipras pour non seulement s’opposer au diktat du capitalisme international mais aussi (et surtout !) proposer une politique de réel progrès social pour le peuple de Grèce ?
Rien
Rien dans le cadre des règles actuelles de l’UE et les négociations en cours depuis son arrivée au pouvoir, ainsi que les abandons successifs le montrent bien.

La seule solution c’est de refuser de payer, sortir de l’euro et permettre ainsi au peuple de retrouver sa souveraineté.

 

*Merci à Véronique pour la traduction
En médaillon une manifestation à l’appel du PAME le 26 juin dernier...

 

[1] Entre autres, le M’PEP lance sur son site pour signature un appel en direction des syndicats français afin qu’ils protestent contre cette position de la CES.

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 22:32

La CES soutient la demande de GSEE, la confédération grecque unique du privé, d'annuler le referendum de ce dimanche. On trouve cette information sur le site anglophone de la Confédération européenne des syndicats.

Curieusement, à l'heure où ces lignes sont écrites le communiqué n'est toujours pas sorti sur le site francophone de la CES. Nous publions donc plus bas une traduction circulant sur Internet, que nous avons vérifiée.

Ce retard à la publication est-il révélateur de divergences au sein de la CES sur l'appréciation de ce referendum? On est en effet à l'opposé de la position confédérale, appelant à manifester pour soutenir le peuple grec.

COMMUNIQUE DE LA CES : LA CONFÉDÉRATION EUROPÉENNE DES SYNDICATS SOUTIENT SON SYNDICAT GREC QUI APPELLE A L’ANNULATION DU REFERENDUM

La Confédération européenne des syndicats (CES) soutient la Confédération générale des travailleurs grecs qui appelle au retrait du référendum.

Lors d’une réunion plénière de la Confédération générale des travailleurs grecs qui s’est tenue mercredi 1er juillet 2015, le syndicat grec déclare :

La Confédération générale des travailleurs grecs considère que la tenue d’un référendum est un droit constitutionnel inaliénable des citoyens grecs dans le contexte des traditions européennes.

Cependant, le processus lui-même du référendum actuel, ses délais, sa légalité et son contenu ont été banalisés dans un cadre de faux dilemmes et d’une trop grande vitesse, qui pourrait conduire à des situations incontrôlables et diviser la société grecque.

La Confédération, de manière non négociable, s’oppose à tous les types de mémorandums et à toutes leurs implications qui se font aux frais du monde du travail et du peuple grec, que ces mémorandums viennent des créditeurs ou du gouvernement.

Notre position est également non négociable en faveur de l’orientation européenne de notre pays, et la place de la Grèce dans l’Europe et l’eurozone.

La question posée au référendum est infondée et réduit imprudemment les choix en semant la discorde alimentée par des forces extrémistes à l’intérieur et à l’extérieur de la Grèce, conduisant notre pays vers des aventures tragiques.

Nous demandons ici et maintenant le retrait du référendum.

En tant que principal syndicat des travailleurs du secteur privé, nous envoyons un message clair dans toutes les directions :
• L’orientation européenne de notre pays n’est pas négociable.
• Nous disons oui à l’Europe des peuples et de la solidarité !
• Nous disons oui à la monnaie unique et à une Europe fédérale !

1er juillet 2015

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 22:27
Publié le 03/07/2015 á 22H42

Soutien aux grecs à Rouen ( Paris- Normandie-Extraits)
Les Grecs de Normandie ont les yeux tournés vers la Grèce
En France, comme ici à Rouen mais aussi au Havre jeudi, les manifestations de soutien aux Grecs se sont multipliées avant le référendum : le pays doit dire s’il veut suivre ou non le choix de l’État face au FMI
Rassemblement de solidarité avec le peuple grec à Rouen
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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 21:59
Sur Les Crises.fr

Sur le blog économique Macropolis, Nick Malkoutzis, rédacteur en chef adjoint du journal grec Kathimerini, communique deschiffres qui témoignent des ravages que la crise de la dette a occasionnés dans son pays.

Vu de l’extérieur, les quelques Athéniens décontractés qui dégustent leur tasse de café en terrasse, ou les îliens qui s’attardent à l’apéritif peinent à décrire les conséquences bien concrètes de cette crise pour l’homme de la rue. Et comme nous ne sommes pas confrontés à ce qui se passe dans les salons, bureaux, bâtiments d’usine et les hôpitaux, nous ne pouvons pas voir l’impact réel et dérangeant de la crise grecque. Les indicateurs suivants nous rappellent cependant comment ce pays de l’UE a été catapulté au siècle dernier:

✔ 34,6% de la population vit dans la pauvreté ou dans l’exclusion sociale, ou est susceptible d’y glisser (chiffres 2012).

✔ Depuis le début de la crise, le revenu disponible des ménages a chuté de 30%.

✔ 34,8% des ménages grecs ont des arriérés à l’égard de l’Etat, des banques, de la sécurité sociale ou d’autres services publics.

✔ Plus de 40% pensent qu’il ne seront pas en mesure de remplir leurs obligations financières cette année.

✔ Le Service public de fourniture d’électricité coupe l’approvisionnement électrique de près de 30.000 familles et entreprises chaque mois en raison de factures impayées.

✔ Depuis le début de la crise, le chômage a augmenté de 160%. Près de 3,5 millions d’employés travaillent pour soutenir 4,7 millions de chômeurs et d’inactifs.

✔ Les chômeurs reçoivent une indemnité de chômage de 360 euros pendant les 12 premiers mois de leur chômage. En conséquence, seulement 15% des 1,4 millions de chômeurs reçoivent des prestations. Les travailleurs indépendants (25% du nombre total de personnes actives) n’ont pas droit à ces prestations.

✔ Les transferts sociaux devraient être réduits de 18% cette année. Le budget de la santé a été réduit de 11,1% entre 2009 et 2011. Aucun pays de l’OCDE n’a réalisé une coupe aussi importante sur ce budget.

✔ La pension moyenne de base se monte à moins de 700 euros, et depuis 2010, elle a été réduite d’un quart. Il est prévu que ce montant soit encore réduit de moitié sur les prochaines années.

✔ Pour 48,6% des ménages, la pension est la principale source de revenus.

✔ Selon une étude de l’Université d’Athènes, 12,3% des Grecs souffrent de dépression clinique. Ils n’étaient que 3,3% en 2008.

✔ Environ 800 000 personnes vivent sans accès aux soins de santé et dans certaines régions, des organisations humanitaires telles que Médecins du Monde ont dû se substituer au système de santé national pour fournir des soins et des médicaments aux personnes les plus vulnérables.

✔ La réduction du nombre de seringues et de condoms disponibles pour les toxicomanes a provoqué une forte hausse des cas d’infection au VIH, les faisant passer de 15 en 2009 à 484 en 2012.

✔ Les chercheurs notent également une augmentation de 21% du nombre d’enfants mort-nés, qu’ils ont attribuée aux restrictions d’accès aux soins prénatals.

✔ La mortalité infantile a augmenté de 43% entre 2008 et 2010.

✔ Enfin, le taux de suicide est également en hausse, et alors qu’on en avait compté 400 en 2008, on a dénombré 500 cas de suicides en 2011.

Source : Audrey Duperron, pour Express.be, le 18 mars 2014.

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 21:53

Par sur Russeurope · 3 juillet 2015

Cliquez sur un des liens ci-dessus pour lire l'article intégralement.

Alexis_Tsipras_in_Moscow_4Nul ne peut prévoir le résultat du référendum qui se tiendra en Grèce le 5 juillet prochain. Les électeurs grecs sont soumis à une pression tant économique que médiatique sans précédents pour les convaincre de voter « oui ». Les exemples ici abondent, depuis les déclarations des hiérarques de l’Union européenne (les Juncker, Schulz et autres) jusqu’aux pressions faites par les entreprises grecques, en passant bien entendu par la pression la plus importante, et la plus significative, celle de la Banque Centrale européenne qui a coupé l’accès au compte Target2 des entreprises grecques, les empêchant de commercer avec l’étranger. On est en train d’étrangler la Grèce, en la privant de liquidités, et ce au moment même où le FMI reconnaît le bien-fondé des positions défendues par le gouvernement d’Alexis Tsipras. L’ampleur de l’ingérence européenne est sans égale ; elle constitue un scandale inouï et un déni de démocratie immense. Elle jette un doute sur l’honnêteté du résultat si le « oui » devait l’emporter.

Mais, ce référendum a permis en quelques jours d’opérer un dévoilement important de l’attitude tant de l’Eurogroupe que de l’Union européenne. Ce dévoilement de la nature réelle des institutions européennes est un fait important pour l’ensemble des peuples qui vivent sous ce qu’il nous faut bien aujourd’hui appeler la coupe de l’UE. Il faut donc ici faire le bilan de ce que nous avons appris à la fois dans les mois qui nous séparent de l’élection de janvier dernier et surtout dans les jours qui ont suivi l’annonce du référendum.

La position, tant de l’Eurogroupe que de la Commission européenne, ou du Conseil européen, vis-à-vis du gouvernement grec n’a nullement été fondée sur un constat économique mais elle a toujours procédé d’un parti-pris politique. En effet, il était clair que les demandes de restructurations que le gouvernement grec a présenté sans relâche depuis le mois de février dernier de la dette étaient fondées. De nombreux économistes l’ont écrit[1]. Même le FMI l’a récemment reconnu[2]. Il est aujourd’hui évident que cette restructuration devra avoir lieu, et que le plus tôt sera le mieux. Les rejets multiples et répétés de ces propositions par l’Eurogroupe n’ont eu pour seul objectif que d’aboutir soit à la capitulation du gouvernement grec soit à sa démission. La déclaration de Martin Schulz, Président du Parlement européen le confirme[3]. Il est donc désormais bien établi que les institutions européennes n’ont eu de cesse que d’obtenir le départ d’un gouvernement démocratiquement élu. Ceci en dit long sur la notion de « démocratie » dont on se gargarise tant à Bruxelles qu’à Strasbourg. Ces « institutions » ont donc mené une guerre sans relâche contre le gouvernement grec, n’hésitant devant aucune manœuvre pour le déstabiliser. On en a eu une confirmation avec les méthodes odieuses qui sont utilisées contre lui depuis qu’il a décidé de recourir au référendum.

 

[...]  Lire la suite en cliquant sur un des liens sous le titre

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 08:17

Depuis son élection, le gouvernement SYRIZA/ANEL d'A.Tsipras n'a eu de cesse d'affirmer vouloir rester dans les contraintes de l'Union Européenne. Il a cherché coûte que coûte à satisfaire les exigences de la Troïka (FMI, BCE, Commission Européenne), prolongeant ainsi les politiques régressives menées par ses prédécesseurs. Cela a perpétué et aggravé une situation dramatique pour le Peuple et les travailleurs grecs. Pour les institutions de l’UE et le FMI, bras armé du capitalisme mondialisé, cela ne suffit toujours pas.

 

Qu’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore, l’avènement de SYRIZA a suscité un espoir bien au-delà des frontières de la Grèce. Celui d’un changement des rapports de force au sein de l’UE, celui de voir un gouvernement se dresser face aux diktats de la finance et servir d’exemple à d’autres pays. Pourtant, depuis 5 mois, A.Tsipras et son équipe ne sont pas revenus sur les précédents mémorandums et ont même donné des gages aux forces de l’OTAN en envisageant de nouvelles bases américaines sur le sol grec. La multiplication des déclarations du gouvernement grec voulant rassurer les maîtres européens sur la non-remise en cause de l’euro n’a fait qu’encourager les exigences de la Troïka.

Lors de la campagne de 2005 à l’occasion du référendum sur le projet de constitution européenne, Rouges Vifs IDF, avec d’autres, avait mis en évidence la nature de classe de l’intégration européenne, sa prétention à vouloir rendre hégémonique la domination du Capital et avait conclu à l’impossibilité de tout changement de société dans ce cadre. Le temps long du débat avait permis à notre peuple de s’approprier progressivement les enjeux et de prononcer un NON franc et massif, en toute connaissance de cause.

Ce délai, A.Tsipras ne l’a pas laissé à son peuple et donne ainsi le sentiment qu’il recherche un plébiscite… pour mieux reprendre les « négociations » dans le cadre contraint, constitutif de l'UE. Si le peuple grec n’a rien à gagner dans ce genre de « petits arrangements entre amis », un NON des grecs pourrait prendre une dimension émancipatrice, affirmant une volonté de reconquérir leur souveraineté, c'est à dire leur souveraineté monétaire, nationale et populaire. Cela pourrait ouvrir des perspectives nouvelles, un autre possible pour tous les peuples d'Europe hors de ce carcan mortifère, une nouvelle donne pour des coopérations mutuellement avantageuses. Tel est le sens de notre totale solidarité envers le peuple grec. Nous sommes résolument du côté de tous ceux qui combattent et refusent toutes les politiques d'austérité. Notre confiance leur est acquise pour déjouer tous les pièges.

Le véritable visage des institutions européennes apparaît au grand jour. La complicité française de cette volonté d'humiliation du peuple grec, des Hollande, Valls, Moscovici ou Sapin, doit nous faire réagir. Ils ont des comptes à rendre aux Français. Cela remet aussi en lumière l’acte de forfaiture qu’a constitué l’adoption du traité de 2005, à peine retouché, par la droite et le PS complice. Nous ne devons pas l'oublier. Nous n’avons plus été consultés depuis sur le mandat donné aux gouvernements français qui alternent au pouvoir.

Alors oui, il est temps pour notre peuple d’être à nouveau consulté sur la poursuite ou non du processus mortifère d’intégration européenne et sur le maintien de la France dans l’euro. Avec nos luttes sociales et politiques, développer cette exigence serait un acte véritable de solidarité internationale avec le peuple grec et pourrait contribuer à la perspective d’un changement de société. Une société où le Travail, seul créateur de richesses, assumerait en tant que tel son rôle révolutionnaire et sa place politique.

Rouges Vifs Ile de France

Paris, le 2 juillet 2015

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