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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 22:30

Et nous n'avons pas tout mis ... Jamais vu ça un 5 juillet !  Regardez la carte en fin d'article.

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 13:28
Mis en ligne sur ce blog le 1er juillet 2016
Juncker s'assoit sur les parlements nationaux pour adopter le Ceta, cousin du Tafta

Jeudi 30 Juin 2016 à 16:00

Quelques jours après le séisme du Brexit, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s'est déclaré ce mercredi 29 juin favorable à une adoption du traité de libre-échange entre l'Union Européenne et le Canada (Ceta)… sans demander l'avis des parlements nationaux !
Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, veut faire passer à tout prix le traité de libre-échange entre l'UE et le Canada. - SIPA
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 19:23

par ·

Les principaux responsables de l’Union européenne se déchaînent contre la pratique des référenda, considérée comme non démocratique. Ceci peut se comprendre à la suite du référendum britannique, mais ne constitue en réalité qu’une argutie qui vise à renforcer la déclaration de Jean-Claude Juncker de janvier 2015 où il déclarait « qu’il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». En fait, si l’on regarde l’histoire des référenda depuis le traité de Maastricht, elle est effectivement édifiante :

 

Pays Date Objet Pourcentage du vote de rejet (« non ») Résultat politique
Danemark 1992 Traité de Maastricht 51,7% Obligation de revoter
Danemark 2000 Adhésion à l’Euro 53,2% Résultat accepté
Irlande 2001 Traité de Nice 53,9% Obligation de revoter
Suède 2003 Adhésion à l’Euro 56,1% Résultat accepté
France 2005 Constitution européenne (TCE) 54,9% Résultat ignoré
Pays-Bas 2005 Constitution européenne (TCE) 61,5% Résultat ignoré
Irlande 2008 Traité de Lisbonne 53,2% Obligation de revoter
Grèce 2015 Conditions des créanciers 61,3% Résultat ignoré

 

On constate que sur 8 référenda, seuls 2 ont été respectés. La pratique de l’Union européenne, et des gouvernements dans le cadre de cette Union européenne, se révèle donc largement anti-démocratique puisque remettant en cause dans 75% des cas un vote démocratiquement exprimé.

 

De la pratique à la théorie…

Cette position n’est pas seulement une pratique. Elle a été théorisée dans une critique qui s’avère parfaitement convergente avec le discours tenu par l’Union Européenne. Il convient de s’y arrêter un instant pour chercher à comprendre de quoi il retourne en la matière. Jakab, après une analyse comparée des diverses interprétations de la souveraineté, avance pour le cas français que : « La souveraineté populaire pure fut compromise par un abus extensif de referenda sous le règne de Napoléon Ier et de Napoléon III, la souveraineté nationale pure ayant été perçue comme insuffisante du point de vue de sa légitimation[1] »

C’est soutenir qu’un abus pervertirait le principe ainsi abusé. Mais il ne peut en être ainsi que si l’abus démontre une incomplétude du principe et non de sa mise en œuvre. Viendrait-il à l’esprit des contemporains de détruire les chemins de fer au nom de leur utilisation par le Nazis dans la destruction génocidaire des Juifs et des Tziganes ? Or, ceci est bien le fond du raisonnement tenu par Jakab. Pourtant, il est loin d’être évident dans l’usage politique fait du plébiscite que cet usage soit le seul possible. Si un plébiscite est bien un instrument non-démocratique, tout référendum n’est pas à l’évidence un plébiscite.

La confusion établie par l’auteur entre les deux notions est très dangereuse et pour tout dire malhonnête. La pratique qui consiste à assimiler référendum et plébiscite, car c’est de cela dont il est question dans le texte, est une erreur logique. La discussion se poursuit sur la portée qu’il faut attribuer à la décision du Conseil Constitutionnel concernant la Nouvelle Calédonie où il est dit que « la loi votée… n’exprime la volonté générale que dans le respect de la Constitution »[2]. Ici encore, on pratique de manière volontaire la stratégie de la confusion. Ce que reconnaît le Conseil Constitutionnel, en l’occurrence, c’est la supériorité logique de la Constitution sur la Loi. Ce n’est nullement, comme le prétend à tort Jakab l’enchaînement de la souveraineté. En fait, dire que le processus législatif doit être encadré par une Constitution ne fait que répéter le Contrat Social de Rousseau[3]. Ce qui est en cause est bien le parti pris de cet auteur est de refuser ou de chercher à limiter le concept de Souveraineté.

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 13:18
par
 
 
Le vote « remain » (rester) était destiné à perdre le referendum
 
 
 
 
Quatre peuples de l’Union européenne ont maintenant voté contre le projet néolibéral imposé par Bruxelles. Ce fut tout d’abord les Français qui, le 29 mai 2005, votèrent à 54,68% contre le traité de Rome 2. Trois jours plus tard, les Hollandais firent de même. Le 5 juillet 2015, c’est au tour des Grecs de voter contre le saccage de leur pays par le gouvernement Merkel et les banques françaises et allemandes. Les derniers en date sont les Britanniques qui, le 23 juin 2016, décident à 51,9% de sortir de l’Union.
C’est une décision historique qui met un terme, non seulement au projet européen tel que nous le connaissions mais aussi au sentiment fataliste que les peuples étaient enchainés aux décisions d’une minorité riche et non élue cachée dans les bureaux de Bruxelles. Ce titan que l’on croyait invincible, qui dominait les peuples et leur imposait sans qu’ils puissent y échapper les forces délétères de l’austérité, s’est avéré être un géant aux pieds d’argile.
Une brèche est ouverte ; la contestation ne peut que s’étendre face à une classe dirigeante européenne qui, quoi qu’il arrive, s’est promise de tenir le cap de la liquidation de l’état providence. S’il faut attendre un changement, il faudra le provoquer car Mme Merkel, M. Hollande, M. Draghi, M. Junker., etc., vont plus que jamais faire front contre leurs peuples.
 
Brexit pour les nuls
La classe politique, la presse et les médias britanniques ont une fois encore montrés qu’il leur était possible de descendre beaucoup plus bas dans la trivialité, l’avilissement et l’extravagance. Comme le fait remarquer Vincenç Navarro[1], les populations ne soupçonnent pas l’importance et la complexité de l’appareil politico-médiatique qui domine les structures du pouvoir européen et des pays qui en font partie.
 De part et d’autre, la peur et le mensonge furent servis en boucle et sans aucune retenue, opposant les pro européens (le camp « remain ») auto proclamés cultivés et intelligents, aux partisans du « Leave », (le retrait), baptisés racistes, péquenauds, ignorants et pauvres. Le climat xénophobe attisé par la droite décomplexée qu’incarnent M. Boris Johnson, l’ex maire de Londres et le leader du UKIP (UK Independent Party) M. Nigel Farage, a profondément obscurci les débats de la dernière semaine de campagne et restera un hit dans les annales d’un populisme nationaliste que l’on croyait dépassé.
Le Royaume-Uni connu (à tort) pour sa proverbiale placidité politique et son conservatisme bon teint s’est soudainement retrouvé profondément divisé par ce referendum. A l’intérieur de toutes les familles politiques, de tous les partis, qu’ils soient de gauche ou de droite, le divorce fut consommé et menace aujourd’hui de changer irrémédiablement la politique britannique avachie dans le bipartisme. Ainsi, a-t-on retrouvé dans le camp « remain », pêle-mêle, la City de Londres, les grandes banques et le nouveau leader de la gauche travailliste, M. Jeremy Corbyn et dans celui des « leave », les dissidents conservateurs et travaillistes ainsi que la droite réactionnaire type lepéniste. Un casse-tête pour le citoyen lambda ; une évidence pour les laissés-pour-compte convaincus que « se sont tous les mêmes. »
Dans les colonnes du quotidien progressiste The Guardian, on a pu lire que ce qui avait débuté comme une promesse électorale peu sérieuse pour donner le change aux eurosceptiques du parti conservateur ; s’était, de fil en aiguille, transformé en une immense gaffe puis en un raz-de-marée imparable. Une telle lecture n’est pas fausse si l’on précise que cette bourde politique est à mettre sur le compte de M. Cameron qui n’a jamais su proprement tenir les « backbenchers[2] » les plus droitiers et réactionnaires de son parti. Il a voulu bluffer et a été pris à son propre jeu.
 
Le sentiment du vote « leave »
Nous l’avons vu, la presse et les partisans du « remain » ont choisi -et persiste encore aujourd’hui- de voir les rebelles du « leave » comme des xénophobes et des ignares. Après le décompte du vote, ils seraient un peu plus de 17 millions. Si l’on compare ce chiffre au résultat du UKIP aux dernières élections générales de 2015, le nombre de racistes bornés et illettrés aurait presque quintuplé en quelques mois. Cette hypothèse est absurde. Bien qu’une partie de l’électorat « leave » appartiennent à la nébuleuse réactionnaire des Midlands[3] gorgée de rhétorique anti migratoire et ultra nationaliste (disons 12%), les raisons politiques du reste des électeurs méritent toute notre attention.
Pour les comprendre, il suffit de se pencher sur les indicateurs économiques du Royaume-Uni. Un niveau d’endettement colossal (près de trois trillions de livres sterling, si l’on additionne à la dette de l’état, celle des ménages et des entreprises), un démantèlement en règle des systèmes de protection et d’aide sociales, un taux de chômage endémique et systémique masqué par la création de petits boulots et l’explosion du nombre des travailleurs pauvres (A Londres, un million d’enfants vivent au-dessous du seuil de pauvreté) ; la création d’une bulle immobilière gigantesque, moteur principal du plan économique de M. Osborne, le ministre de l’économie de M. Cameron, protégeant une classe de rentiers qui, elle, vote religieusement à chaque élection pour le maintien de ses privilèges. L’entretien dispendieux de politiques fiscales favorisant les riches, les banques et les grandes entreprises qui jouissent d’un accès illimité à l’argent, à des taux d’intérêts ridiculement bas. Le prix des locations est tellement onéreux à Londres qu’elles demeurent inabordables pour la grande majorité de la population salariée. Des quartiers entiers sont voués à la spéculation immobilière aux mains des milliardaires chinois, indiens ou en provenance des Emirats. Pour s’en convaincre, il suffit de se promener sur les rives de la Tamise. A cela, il faut ajouter l’explosion du coût de la vie, des transports ; l’endettement des étudiants, qui doivent aujourd’hui payer £9.000 (soit 11.000 euros) par année d’étude ; sans compter les scandales financiers qui étonnent par leur démesure ; le dernier en date est la liquidation de la chaîne de grands magasins BHS (British Home Stores), l’une des plus vieilles marques anglaises, détenue par le milliardaire Sir Philip Green, le patron de Top Shop qui, avant de vendre l’ensemble pour 1 livre sterling à un consortium peu scrupuleux, empocha l’argent (près de 500 millions de livres) destiné aux retraites des 11.000 salariés  qui se retrouveront à la rue début septembre 2016.
L’homme et la femme de la rue souffrent des politiques d’austérité qui furent imposées pour renflouer les banques anglaises en difficultés. La Royal Bank of Scotland (RBS) et le Lloyds Banking Group (Lloyds), sont nationalisés et, bien que considérés techniquement insolvables, continuent leur Business As Usual, c’est-à-dire, la création de la dette toxique et des dérivatifs qui furent les causes de leurs déboires en 2008 et qui se solda par leur renflouement par le contribuable britannique. Les banquiers de la City opèrent en toute impunité et étendent leurs pratiques frauduleuses avec la bénédiction des classes dirigeantes.
A cela sont venues s’ajouter les mécanismes de « la règle d’or » imposés par l’Union européenne pour limiter les déficits publics. Bien que presque personne ici n’ait jamais entendu parlé de ces mesures venues de Bruxelles, tout le monde voit s’incarner leurs effets dans le démentèlement de l’état providence.
La déflation qui s’est emparée de l’économie européenne est très durement sentie par la population anglaise alors que les indicateurs économiques maquillés dans l’intérêt du 1% ; les marchés obligataires, les actions, les produits financiers dérivés, le marché de l’armement, etc., ne se sont jamais si bien portés. Même s’il ne comprend pas en détail le fonctionnement de ces bulles gigantesques, le citoyen anglais voit l’écart se creuser entre lui et ceux qui ont tout.
C’est ici que les médias de marché entrent en jeu. Tout comme en France, ils sont dans les mains de milliardaires très peu portés sur le partage. Dans leur éditoriaux, l’ensemble des problèmes du Royaume-Uni se résument à l’immigration. C’est l’alpha et l’oméga de la pensée journalistique de la BBC à Channel Four. A cette masse d’immigrants qui, soi-disant, menacent le peu d’emplois qui restent au Royaume-Uni, il faut ajouter les normes européennes qui empêcheraient le pays de s’en défaire. Voilà. Le tour est joué. Cette vue biaisée de la réalité, une fois passée au tamis de l’idéologie du UKIP, entre facilement dans le discours des mécontents. Ceux qui savent y résister, s’en prennent aux traités européens qui confisquent la démocratie des états nations. Ils incarnent le ras-le-bol des populations européennes.
 
 
 Le sentiment du vote « remain »
Paradoxalement, le citoyen anglais se portant sur le vote « remain » n’est pas plus rationnel que celui du prétendu ignare du « leave ».
Les seuls qui le soient vraiment sont les conservateurs Tories qui se sont groupés derrière M. Cameron. Ils sont en accord avec les politiques d’austérité néolibérale mises en place par l’Union et partagent l’idéologie atlantiste dominante. Leur entente avec Bruxelles n’est pas totale ; on a vu avec quelle prétention ils ont toujours demandé un régime de faveur ; mais cette connivence disputeuse n’a jamais été sécessionniste et a toujours porté ses fruits au sein du parti conservateur. C’est pourquoi nous ne passerons pas plus de temps à les définir.
Le gros des troupes de l’électorat « remain » est formé des classes moyennes citadines et progressistes de la sociale démocratie, dont l’âge moyen ne dépasse pas la cinquantaine. Elles occupent un spectre politique allant du conservateur éclairé, aux sympathisants travaillistes, blairistes et autres en passant par les centristes et les apolitiques de droites. Ces gens-là travaillent, sont portés sur la culture, les langues et les voyages et ont un niveau d’étude assez élevé. L’idée d’une Europe unie et bâtie sur la coopération des peuples les séduit. Ils savent que l’Union européenne n’est pas parfaite mais que faute de mieux, ils doivent s’en contenter. Les plus téméraires avancent qu’il faudrait la changer de l’intérieur (c’est notamment la position du leader du parti travailliste, M. Jeremy Corbyn). Au-delà de ce credo consensuel et volontiers réprobateur (mais sans plus…), il est difficile de leur trouver des arguments élaborés sur les façons de changer « de l’intérieur » cette Union Européenne peu démocratique, qui n’hésite pas à mettre au pas des peuples rebelles au nom d’une idéologie qui méprise les valeurs humaines les plus élémentaires comme la solidarité et le partage. Plus difficile encore de les interroger sur le souverainisme et/ou le fédéralisme qu’ils seraient censés représenter, défendre ou combattre. Seraient-ils favorables à une renégociation des traités, voire à un moratoire sur toutes les mesures néolibérales antidémocratiques ? Rares sont ceux qui ont les idées claires sur le sujet. Leurs arguments se bornent à faire échos au bourrage de crâne médiatique qui sans aucune rationalisation argumentaire annonce froidement la fin du monde.
 
Jeremy Corbyn et le Brexit
Le leader du parti travailliste s’est montré très discret sur le sujet pendant les mois qui ont précédé la campagne du Brexit. Par calcul politique, il a préféré laisser les leaders conservateurs se déchirer dans les médias et devant le parlement. Son opinion, dit-on, a d’ailleurs considérablement évoluée. Supporter du Brexit, il a lentement changé de cap pour s’aligner avec M. Cameron et la City londonienne dans la dernière ligne droite de la campagne. Manœuvre politique là encore ? Nous sommes portés à le croire si l’on décortique le programme politique et économique qu’il mettrait en œuvre le jour où il deviendrait premier ministre. Celui-ci est serait tout bonnement impossible à appliquer dans un Royaume-Uni inféodé aux traités européens. En effet, ceux-ci ont verrouillé les sorties anti austéritaires et ont été jusqu’à transformer profondément les constitutions des pays souverains pour les empêcher de faire marche arrière sur les politiques budgétaires et monétaires. C’est là le cœur du problème. Libérer les peuples européens de l’étau austéritaire ne pourra se faire sans l’annulation des traités. Tout discours faisant impasse sur ce point est oiseux. Ce revirement de Corbyn pourrait avoir répondu à une volonté contradictoire des forces en place au sein du parti travailliste en mutation.
Jeremy Corbyn, est un politique extrêmement fin et courageux. Il est maintenant débarrassé de l’Europe des traités ; le voilà les mains libres pour proposer des mesures de changement qui seront possibles à réaliser le jour où il entrera au 10 Downing Street. Les prochaines élections générales au Royaume-Uni pourraient laisser une chance à l’alternance. A partir de ce point, tout pourrait devenir possible pour le Royaume-Uni et la gauche européenne. Mais ne brûlons pas les étapes. Il reste encore trois ans de pouvoir aux Conservateurs.
 
Le vote « leave » a gagné faute d’opposants motivés et préparés
Les défenseurs du vote « Remain » ont perdu le referendum parce qu’ils n’ont pas assez préparé leur campagne. Ils se sont laissés influencer par l’énormité et le grotesque du discours des eurosceptiques (M. Johnson) et des xénophobes ultra nationalistes (M Farage). Leur niveau de méconnaissance des affaires et des enjeux européens face à la misère des peuples ont fait le reste. Ils n’ont pas su convaincre car ils manquaient d’arguments pour justifier devant les classes appauvries les politiques austéritaires imposées par Bruxelles. Ils n’ont pas écouté le peuple auquel ils ont tourné le dos.

Nous savons d’ores et déjà que les forces du « remain » accuseront les tenants du Brexit de toutes les calamités qui vont fondre sur le Royaume-Uni dans les mois qui viennent. En particulier, ils les rendront responsables de la prochaine crise financière qui, selon toute vraisemblance, devrait éclater à l’automne et qui sera infiniment plus dévastatrice que celle de 2008. Une crise, qui est le résultat des politiques irresponsables de dérégulation tout azimut voulu par l’UE et bénies par les marchés financiers.

[1] Professeur de science politique à l’université de Barcelone
[2] Députés qui ne possèdent pas de maroquin ministériel et qui, au parlement, s’assoient derrière les « front benches », (les premiers bancs).
[3] Régions du nord de l’Angleterre dont les villes les plus importantes sont Birmingham, Volverhampton, Dudley, etc.
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Location: London, UK
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 09:56
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 09:36
EXIT
Sur le site "Greek crisis" ( rédigé par Panagiotis Grigoriou, historien et ethnologue )

 


Il est grand temps d’en finir avec l’Union Européenne. Son projet irrationnel n’est pas comme on s’amuse à dire parfois, “anti-démocratique par accident”, il est tout simplement totalitaire et cela même par essence. Le Brexit - pas encore accompli, faudrait-il alors le rappeler ? - n’est qu’un début, sauf que la “Paneuropa” ne se laissera certainement pas abattre si facilement. Cependant... l’espoir revient, d’ailleurs, en dépit des analystes mainstream et des politiciens bien de chez nous et... qui feraient mieux de se taire.
 

Au studio de la radio du Pirée au soir du 23 juin


Nous avions débattu de tout cela en direct depuis le studio de la Radio du Pirée 90.1 FM dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 juin et nous avons exprimé notre certitude quant à la victoire du Brexit. Lors de l’émission, il a été ouvertement question du totalitarisme de l’Union Européenne, ainsi que de ce son “nazisme bleu” que les peuples de l’Europe doivent alors abattre sans trop tarder. En annalistes et en écrivains d’hier et autant d’aujourd’hui, nous entrevoyons parfois assez clairement les fentes du temps humain qui est le nôtre.

Hors microphone, nous avons également évoqué ce récent sondage, resté suffisamment confidentiel et réalisé auprès d’un échantillon réel de douze mille personnes en Grèce, dont les résultats sont enfin sans équivoque: en cas de référendum similaire à celui organisé en Grande Bretagne, les Grecs préféreraient la sortie de l’Union Européenne, à plus de 55% à 58%. Les élites européistes lesquelles auraient financé l’organisation de ce sondage et d’ailleurs bien d’autres cercles à Athènes, n’ignorent pas, que chez les peuples, et particulièrement chez les Grecs, les Français, les Italiens, les Suédois, les Hongrois... la prise de conscience est désormais telle, l’escroquerie européiste ne passe alors plus du tout.

Certes, les pires inepties sont prononcées depuis quatre jours, de la bouche des politiciens marionnettes à l’instar d’Alexis Tsipras qui se déclare être enfin l’ardent défenseur “d'une construction européenne... sociale”, peine perdue.

 

Vision de l'euro, presse grecque déjà en 2014


Ailleurs, et plus sérieusement, il serait toutefois question du Brexit, lequel pour Jean-Pierre Chevènement “peut être un service rendu à l’Europe. Il peut être une deuxième chance donnée à l’idée européenne: celle d’une refondation démocratique qui articulerait la démocratie qui vit dans les nations avec une démocratie européenne qui reste à construire. Il ne suffit pas de dire qu’on fera demain ce qu’on n’a pas fait hier. Pour sauver l’idée européenne, je demande la réunion à bref délai d’une conférence chargée de redéfinir les institutions européennes et de repenser le modèle de développement qui résulte notamment du traité budgétaire de 2012 et qui plombe la croissance européenne. D’abord rendre à la souveraineté populaire et à la démocratie leurs droits dans une Europe confédérale qui serait faite de l’entente et de la coopération entre les nations: cela suppose une réorganisation profonde des compétences et, le cas échéant, du mode de désignation des institutions européennes (Conseil, Commission, Parlement, Cour de justice, Banque centrale européenne)”, au quotidien de propagande européiste “Le Monde” daté du 25 juin.
 

Vétusté... publique. En Attique, juin 2016


Jean-Pierre Chevènement se trompe à mon avis... déjà de siècle. Nous n’avons guère besoin de redéfinir entre autres, le mode de désignation des institutions européennes, déjà c’est un piège de plus et de trop que de... nous servir ainsi comme sur un plateau... l’abîme prétendument pensé différemment, non, nous devons tout simplement détruire ces institutions et revenir dans une organisation géopolitique des États-nations, ce qui n’exclu pas évidemment les relations bilatérales ni la négociation de certains Traités Internationaux.

Jean-Pierre Chevènement ne dit d’ailleurs pas les choses très différemment de Jean-Luc Mélenchon, de Yanis Varoufákis et de tant d’autres (derniers) politiques intelligents, issus d’une gauche largement hébétée. D’ailleurs, la seule fracture politique encore digne de ce nom (et pour certains peuples déjà existentielle car il en est de leur survie tout simplement) n’est plus celle entre la supposée “gauche” et la prétendue “droite” mais entre ceux qui prônent la destruction de l’Empire européiste et ceux qui s’y attachent comme dans un... ultime reflexe Pavlovien.

Je n’ai pas réagi aussitôt après le référendum du Brexit en publiant mon analyse sur greek crisis, d’abord parce que les positions de ce blog vis-à-vis de l’Européisme ont été largement exposées et de manière bien claire depuis 2011 (ce qui a été plus rarement le cas chez les gens de gauche comme on s’amuse encore à dire parfois), ainsi, les lecteurs peut-être... fatiguées de mon blog sont depuis suffisamment informés en la matière, ensuite, la lutte actuelle... pour ma propre survie économique me laisse encore moins de temps et de courage que d’habitude. En... jonglant entre mon activité liée au tourisme (Greece Terra Incognita) et mon travail très occasionnel de traducteur... urgentiste rémunéré... au prix extraordinaire de 0,012€ par mot (et non pas 0,12€ par mot, je le précise pour les lecteurs ayant cru à une faute de frappe), non, la frappe et la faute sont ailleurs et elles nous concernent tous !

[...]

La suite en cliquant sur le lien ci-dessous

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 16:13
 
 
 
" Ils sont énormes...." 
 
 
Face à une situation aussi inédite que le Brexit, qui verra pour la toute première fois un pays membre quitter de l'Union, il était normal que le Parlement européen, haut lieu de la démocratie et de la représentativité communautaire, désigne des hommes neufs pour négocier avec Londres.
L'incertitude, le nécessaire pragmatisme dont il faudra faire preuve pour gérer le départ anglais interdisait en effet que l'on mandate des responsables de ce qu'il faut bien appeler, si l'on est un minimum lucide, le fiasco de l'Europe telle qu'elle est.
C'est pourquoi l'équipe dédiée devrait en principe se composer des eurodéputés suivants :
- Guy Verhofstadt, le président du groupe ALDE (Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe). Pour un Brexit, il fallait bien ça : un fédéraliste. En 2001, l'homme a en effet présidé le Conseil européen de Leaken qui a lui même lancé la Convention sur l'avenir de l'Europe. Laquelle convention a rédigé le projet de Traité constitution européenne (TCE). Bref, l'homme de la situation.
- Elmar Brok. Il était quant à lui président du groupe PPE au sein de la même Convention sur l'avenir de l'Europe. Après le rejet de projet de Constitution par la France et les Pays-Bas en 2005 et alors qu'il fallait rédiger un nouveau traité pour le remplacer, Elmar Brok fut des eurodéputés membres de la CIG (Conférence intergouvernementale) chargée de rédiger ledit nouveau traité. En même temps, c'est un peu normal qu'il ait tout fait, puisqu'il est député européen depuis.... juin 1980. Ce qui ne nous rajeunit pas.
- Roberto Gualtieri, le président de la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen. Comme l'économie et la monnaie sont précisément les choses qui marchent le mieux en Europe, ça tombe plutôt bien.
A noter que les trois eurodéputés, Verhofstadt, Brok et Gualtieri ont l'habitude de travailler ensemble. En effet, il s'agit précisément de l'équipe qui a œuvré à concocter le Pacte budgétaire européen (ou TSCG). Celui qui invite les pays membres de l'UE à inscrire une « régle d'or budgétaire » au frontispice de leurs principes constitutionnels.

 

Ça s'invente pas, tout ça, quand même. 
On ne change pas une équipe qui perd. 
 
Coralie Delaune
 
Sur le site de Coralie Delaune "L'Arène nue"
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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 14:40

Sur la victoire du vote pour la sortie de l’UE au Royaume-Uni : déclaration de Joao Ferreira, Comité central du Parti communiste portugais

Sur la victoire du vote pour la sortie de l’UE au Royaume-Uni : déclaration de Joao Ferreira, Comité central du Parti communiste portugais

Traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF », 27 juin 2016

La victoire du vote pour la sortie de l’Union européenne lors du référendum au Royaume-Uni est un événement d’une magnitude politique énorme pour le peuple du Royaume-Uni et aussi pour les autres peuples d’Europe.

Elle représente un revers de fond au processus d’intégration capitaliste en Europe et un nouveau point d’appui à la lutte de ceux qui, depuis des décennies, combattent l’Union européenne et des grandes puissances et luttent pour une Europe des travailleurs et des peuples.

Le peuple britannique a décidé de l’avenir de son pays, d’une façon souveraine. Ce fait ne peut pas être ignoré et doit être respecté, d’autant plus que, depuis que le référendum s’est tenu dans un contexte de pression et de chantage énorme et inacceptable, pilotés directement par les grands groupes transnationaux et le grand capital financier, comme par des organisations comme le FMI, l’OCDE et l’Union européenne elle-même. Le résultat est, pour cela, également une victoire contre la peur, le fatalisme, la soumission et le catastrophisme.

Le PCP salue en particulier les communistes britanniques et les autres forces de gauche qui, refusant les fausses dichotomies et s’opposant aux positions réactionnaires et xénophobes, ont assumé et affirmé leur voix dans la campagne du référendum pour la défense des valeurs de la démocratie, du droit du travail, des droits sociaux, du progrès, de la tolérance, de la solidarité et de la coopération entre les peuples.

Sans ignorer les motivations diverses qui ont amené à la convocation de ce référendum, ni la campagne menée par des éléments réactionnaires dans un objectif manifeste de manipulation – que le PCP rejette et combat frontalement – les résultats du référendum expriment, avant tout, le rejet des politiques de l’Union européenne.

A tous ceux qui déplorent, de façon irresponsable, ces résultats comme un développement négatif, le PCP affirme que l’exercice de ses droits démocratiques et souverains par un peuple ne peut être considéré comme un problème. Au contraire, le référendum britannique traduit des problèmes sérieux et profonds qui existent depuis longtemps et qui sont le produit d’un processus d’intégration, rongé de contradictions, visiblement à bout de souffle et qui rentre toujours plus en conflit avec les intérêts et les justes aspirations des travailleurs et des peuples.

Le référendum britannique doit en conséquence être regardé comme une opportunité pour se confronter aux véritables problèmes des peuples et les résoudre, en mettant en cause l’ensemble du processus d’intégration capitaliste de l’Union européenne. Il ouvre, en Europe, une voie nouvelle et différente de coopération de progrès social et de paix.

Toutes les mesures et les manœuvres visant à ignorer la signification politique de ce référendum, qui se dissimulent dans la stigmatisation du peuple britannique, qui essaient de contourner et même de subvertir la volonté de ce peuple, ou bien qui cherchent à fuir en avant avec de nouvelles mesures antidémocratiques, concentrant encore les pouvoirs au sein de l’UE, ne peuvent qu’exacerber les problèmes et les contradictions qui font le lit du développement des forces et des positions réactionnaires et d’extrême-droite, qui ont grossi en Europe et qu’il est nécessaire de combattre. Des forces et des positionnements qui se sont exprimés dans le référendum britannique et qui se nourrissent des conséquences des politiques européennes de plus en plus antidémocratiques et antisociales, d’oppression des nations.

Alors que le processus de séparation du Royaume-Uni de l’Union européenne commence, le PCP souligne la nécessité et l’importance de mesures et d’actions du côté de la politique étrangère portugaise susceptibles, dans le nouveau contexte, de garantir l’intérêt national, la poursuite de relations et d’une coopération économique mutuellement avantageuses avec le Royaume-Uni et les intérêts des Portugais qui travaillent et habitent dans ce pays.

Le PCP souligne que le Conseil européen des 28 et 29 juin prochains doit lancer les bases pour la convocation d’un sommet intergouvernemental ayant pour objectif de reconnaître institutionnellement la réversibilité des traités, de suspendre immédiatement le paquet fiscal et de l’abroger, ainsi que d’abroger le Traité de Lisbonne.

Dans un contexte où, indéniablement, il est évident que l’Union européenne ne répond pas aux besoins des travailleurs et des peuples, le PCP souligne la nécessité de s’affronter courageusement aux contraintes émanant du processus d’intégration capitaliste européen et, dans le même temps, de se diriger sur le chemin d’une coopération basée entre Etats souverains dotés de droits égaux.

En particulier, le PCP rappelle l’urgence et la nécessité pour le Portugal de se délivrer de la soumission à l’euro, qui a amené avec lui tant de souffrances à notre pays, pour lui assurer des droits, des emplois, une production, le développement et la souveraineté.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 10:01

Vote pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE : communiqué du Parti communiste d’Irlande

Sur Solidarité internationale PCF

Vote pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE : communiqué du Parti communiste d’Irlande

Le Parti communiste d’Irlande a fait campagne pour le NON (la sortie) en Irlande-du-Nord et en direction des électeurs irlandais électeurs en Grande-Bretagne. Nous publions son communiqué du 24 juin 2016, traduit par MlN pour « Solidarité internationale PCF – Vivelepcf ».

 

Une autre Europe est possible : Une autre UE ne l’est pas

Déclaration du Parti communiste d’Irlande, 24 juin 2016

Le Parti communiste d’Irlande salue la décision de l’électorat britannique et exprime sa solidarité avec elle, avec les travailleurs qui ont joué un rôle décisif dans le vote pour la sortie de l’Union européenne.

La décision du peuple est une victoire sur la « stratégie de la peur » [Project Fear], déclenché par les grandes entreprises, les banques mondialisées et les institutions financières, avec l’UE et les élites dirigeante à travers l’UE, y compris le gouvernement irlandais en soutien. Nous félicitons ceux qui, dans le nord-est de l’Irlande, ont eu la possibilité de voter à ce référendum et qui ont voté pour la sortie de l’UE.

Nous appelons, ici en République d’Irlande, à la tenue d’un nouveau référendum sur le maintien ou non de l’appartenance à l’UE, couplé avec un arrêt immédiat des processus d’intégration dans l’UE. Nous devons réaffirmer la démocratie et la souveraineté nationales. Il est aussi indispensable de mettre fin aux négociations secrètes entre les institutions de l’UE et les Etats-Unis au sujet du partenariat commercial transatlantique (TTIP).

Les travailleurs de Grande-Bretagne ont adressé le message retentissant à Londres et à Bruxelles qu’ils en ont assez de l’intimidation, de l’austérité permanente, assez de voir les intérêts des grands trusts mis au-dessus de ceux du peuple. Cela représente aussi un rejet fort du carcan économique de l’UE. La stratégie politique et économique de l’UE est un affront à la démocratie et à la liberté des peuples à décider démocratiquement des priorités économiques et sociales de leur pays et d’une éventuelle alternative.

A travers l’UE, des millions de travailleurs vont bien accueillir ce vote pour la sortie de l’UE, qui peut marquer le début de la fin de l’UE elle-même. « La stratégie de la peur », à l’instigation de l’UE, a été utilisée pour intimider les peuples grec, espagnol, italien, chypriote et irlandais pour leur faire accepter l’esclavage de la dette, l’idée qu’il n’y a pas d’autre choix que d’aider les banques et les spéculateurs aux dépens des droits de ces peuples. Mais pas seulement de ceux-ci : cette stratégie a été utilisée contre les droits de tous les travailleurs à travers l’UE, utilisant la peur pour imposer le sentiment qu’il n’y a pas d’alternative, pour masquer les attaques sauvages contre le droit et les conditions de travail, ainsi que la poursuite de l’érosion de la démocratie et de la souveraineté nationales.

Le cycle de la peur a été brisé. Les travailleurs doivent se saisir de l’opportunité qui se présente maintenant pour affirmer leurs propres revendications à travers l’UE, pour s’affirmer eux-mêmes et construire l’unité d’action contre ces attaques massives.

Le temps est venu de la mobilisation des travailleurs pour affirmer qu’il y a une alternative progressiste, de gauche, démocratique aux plans et aux stratégies imposés par les grandes compagnies à travers les institutions de l’UE.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 08:44
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