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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 07:16
Incohérences (encore…)

Par · 10 décembre 2015

Il ne semble pas avoir effleuré les hiérarques du P« S » qu’en appelant leurs listes à se retirer dans trois régions pour laisser celles des « Républicains » face au Front National, en appelant leurs militants et leurs électeurs à soutenir et faire voter pour ces listes, ils réalisaient exactement ce que je proposais : un « Front ». Leurs actions impliquent qu’ils considèrent que l’ennemi principal est le Front National, et que cela justifie des conjonctions temporaires avec leurs anciens adversaires. Un de mes lecteurs me l’a fait, à très juste titre, remarquer. Mais alors, si un « Front » est concevable sur un point, pourquoi ne le serait-il pas pour que la France retrouve sa souveraineté ?

J’entends déjà les commentaires : « Le Front National est le mal absolu. La question de la souveraineté est une question qui ne fait pas l’unanimité ». Mais ces commentaires sonneront toujours creux. D’une part parce que la question de la souveraineté est centrale pour la conception que nous avons de la démocratie et de la République. Les personnes qui en doutent pourront s’en convaincre à la lecture de Souveraineté, Démocratie, Laïcité, le livre que je publie chez Michalon au 15 janvier.

A - 12couvDuLivre

De ce point de vue, la question de savoir comment nous pourront retrouver notre souveraineté, qui est la base même de notre démocratie, qui est à la base de la légitimité de notre système légal, est de loin supérieure à la question de savoir qui gagnera, ou qui perdra, une élection régionale. Cette inversion des échelles de valeur est en soi déjà un signe de déliquescence intellectuelle. Mais ce raisonnement sonne aussi creux parce qu’il est évident que le Front National, quels que soient les oppositions que l’on peut avoir sur son programme et sur ses pratiques, n’est pas le mal absolu. Nous sommes loin d’un parti fasciste voire nazi.

 

Il y a donc une profonde incohérence dans le comportement des « socialistes ». Cette incohérence cache (mal) un projet politique qu’ils partagent avec les « Républicains » : c’est le projet européen. Il ne devrait pourtant y avoir aucune honte à partager des idées avec un autre parti. Si le P « S » et les « Républicains » sont d’accord sur la construction européenne, soit. Mais pourquoi alors le cacher ? En fait, la réponse est assez simple. Le P « S » a construit sa légitimité politique (très lézardée aujourd’hui) sur le fait qu’il représenterait une « alternative » à la droite. Or, on constate de plus en plus que, sur la politique sécuritaire (et non de sécurité, car ce ne sont pas les mêmes choses), sur l’austérité, sur la domination des règles et des institutions européennes sur la politique française, ils sont en réalité en profond accord avec les « Républicains ». La lutte des classes a fait place à la lutte des places. La question n’est plus que de savoir qui sera demain à côté de l’assiette au beurre ! Mais, aucun parti ne peut ainsi laisser voir cette réalité dans toute sa noirceur. Il faut pouvoir la dissimuler sous le masque de la vertu. C’est à cela que sert la démonisation du Front National dont on voit bien qu’elle n’est que le paravent hypocrite d’intérêts matériels.

 

Mais, cette incohérence touche aussi un autre formation : le Front de Gauche. Ce dernier, tout comme les écologistes de EELV, s’est précipité, chaque fois qu’il l’a pu, dans des accords dits « techniques » de fusion entre listes avec celles des « socialistes ». Ici l’incohérence se mêle d’une énorme hypocrisie. On ne voit pas que ce qui empêchait cette fusion avant le 1er tour ait changé depuis l’entre-deux tour. Croire que l’on va lutter contre l’austérité en faisant liste commune avec ceux qui la mettent en œuvre aurait de quoi faire rire si cela ne donnait envie de vomir. Les centaines de messages indignés que j’ai reçus par divers canaux depuis lundi de militant du FdG mais aussi de syndicalistes et de militants écologistes me confirment dans l’idée que cette fusion « technique » est un véritable suicide auquel ont consenti non seulement les dirigeants du P  « C » F mais aussi ceux du PG. Ces messages, qui ont failli bloquer ma messagerie, m’ont convaincu à prendre la parole sur ce thème. Je profite donc de l’occasion pour dire à tous, par l’intermédiaire de mon carnet, que je comprends leur amertume, que je ressens leur colère.

Il faut aussi rappeler ici qu’il n’y a rien, et qu’il ne peut rien, avoir de « technique » dans une décision qui est, à l’évidence, éminemment politique. Le fait même de déguiser cette décision en « technique » ajoute l’insulte envers les militants et les électeurs à la blessure. Cela montre que, au FdG aussi, la lutte des places a supplanté la lutte des classes.

Encore une fois, seul Jean-Luc Mélenchon semble avoir conservé ne serait-ce qu’une once d’intelligence et de dignité. Mais, du fait de sa position éminente, il portera aussi la responsabilité de ce scandale. Oui, la « gauche de la gauche » est en ruine. Ce nouveau désastre n’est que la conséquence logique de l’imbroglio que ce même Mélenchon dénonçait justement, mais dont il porte une part de la responsabilité, même si ce n’est que de façon indirecte.

Plus que jamais, il nous faudra reconstruire une véritable gauche, solidement ancrée autour de la question de la souveraineté.

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 16:22

PARIS

 

Où fait-il bon même au coeur de l’orage
Où fait-il clair même au coeur de la nuit
L’air est alcool et le malheur courage
Carreaux cassés l’espoir encore y luit
Et les chansons montent des murs détruits

 

Jamais éteint renaissant de la braise
Perpétuel brûlot de la patrie
Du Point-du-Jour jusqu’au Père-Lachaise
Ce doux rosier au mois d’août refleuri
Gens de partout c’est le sang de Paris

 

Rien n’a l’éclat de Paris dans la poudre
Rien n’est si pur que son front d’insurgé
Rien n’est ni fort ni le feu ni la foudre
Que mon Paris défiant les dangers
Rien n’est si beau que ce Paris que j’ai

 

Rien ne m’a fait jamais battre le coeur
Rien ne m’a fait ainsi rire et pleurer
Comme ce cri de mon peuple vainqueur
Rien n’est si grand qu’un linceul déchiré
Paris Paris soi-même libéré

 

Louis Aragon, 1944

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 10:44

Première réaction à 20H – Communiqué du PRCF
« UN RESULTAT ANGOISSANT MAIS PREVISIBLE, UN SURSAUT POPULAIRE POSSIBLE ET URGENT !« 

prcf_logoSi l’on résume à grands traits les résultats des régionales, on constate

Même s’il y a un certain recul de l’abstention, le rejet populaire du théâtre d’ombres politiques français est massif et flagrant ; les forces politiques dominantes, du et des Verts au FN (qui vient de tomber le masque sur ce sujet) s’inscrivent dans la désastreuse « construction » euro-atlantique qui tue la France, l’emploi et les acquis sociaux ; ce rejet, cette colère sont tels qu’on ne saurait dire que le scrutin du 6 décembre a validé le découpage de la France en 13 Euro Länder dangereux pour l’unité territoriale de notre pays, cependant que le score de certains régionalistes, voire séparatistes, est inquiétant dans certaines régions ; au demeurant, qu’est-ce, démocratiquement parlant, qu’une élection qui s’est déroulée sous l’état d’urgence à rallonge avec interdiction des manifs populaires (par ex. celle de la Libre Pensée à Paris ce samedi), union nationale obligatoire, mise en veilleuse de la campagne électorale sous couvert d’union sacrée ? La France se dirige manifestement vers une « démocratie de basse intensité » dont se réclament de nombreuses officines idéologiques néolibérales et social-démocrates ;

  • On constate un recul général du PS, y compris dans son bastion historique du Nord, malgré l’appel déloyal au vote utile au détriment des autres partis se réclamant de la gauche ; les postures grandiloquentes et militaristes de Hollande n’ont pas fait oublier au peuple la désastreuse antinationale et euro-austéritaire du pouvoir ;
  • la reconquête possible par la droite d’une majorité de régions en vue d’utiliser ses nouvelles positions pour accentuer son offensive patronale et antisociale contre la Sécurité sociale, les retraites, les statuts de la fonction publique, le Code du Travail, le CDI, le SMIC, les minima sociaux, etc.
  • l’effacement, les divisions et l’invisibilité du Front de gauche, parfois éclaté en plusieurs listes dont certaines faisaient cause commune avec les euro-fédéralistes verts, et qui n’a apporté aucune clarification sur la question européenne, sur la contre-réforme territoriale, sans oublier l’attitude des parlementaires du PCF sur l’état d’urgence et sur défense des libertés
  • l’inexistence électorale de pseudo-listes « révolutionnaires » qui contournent totalement la question européenne
  • et surtout, la nouvelle percée du FN qui, fort de son score très élevé en termes d’exprimés, peut aborder en « pôle position » les prochaines échéances présidentielles et législatives et qui risque de diriger prochainement deux, voire trois euro-régions ; il s’agit là d’une nouvelle manifestation de cette euro- du pays dont le FN – qui multiplie ces derniers temps les déclarations rassurantes à l’endroit du MEDEF et de l’UE et qui a honteusement exploité les attentats terroristes – est l’aile marchante, mais qu’accompagne l’orientation de plus en plus dictatoriale de l’UE (on l’a vu en Grèce) et le cap franchement anti-laïque, liberticide, policier, patronal,hyper-atlantique du gouvernement Valls. En particulier le résultat-fleuve obtenu dès le premier tour du FN en PACA et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie est un ultime coup de semonce à l’endroit de ceux qui ne veulent toujours pas comprendre à quel point il est urgent, vital même, de rendre visible au plus tôt une perspective unitaire antifasciste, patriotique et populaire de SORTIE de l’U.E., de l’euro et de l’OTAN sur la base d’orientations clairement progressistes.

font antifasciste frappAu second tour, le PRCF redoublera d’efforts pour détourner le maximum de voix ouvrières du vote dangereux, suicidaire même, en faveur du FN, ce parti faussement patriotique et faussement populaire, qui n’est qu’une roue de secours fascisante de l’UE, et que François Hollande risque fort de doter, avec ses projets constitutionnels antidémocratiques, des moyens légaux de la dictature ouverte.

Pas question non plus de soutenir les listes violemment antisociales de l’ex- qui a constamment surenchéri sur le FN en matière de xénophobie et qui n’a d’autre but que de détruire le mouvement ouvrier.

PRCF serpent fasciste 2 FRAPP eurofascsime front populairePas question pour autant de créditer en quoi que ce soit d’éventuelles listes UMPS dont le seul libellé fera le jeu du FN et dont l’orientation ne saurait être que très hostile au mouvement ouvrier, au syndicalisme de lutte et aux adversaires de l’UE dictatoriale. Le propos n’est pas d’arbitrer entre l’UMP et le PS là où ces deux forces seront en compétition au second tour pour cogérer l’euro-länderisation de la nation. Là où le PS, éventuellement rejoint par les Verts et le Front de gauche sera seul face au FN, il lui faudra convaincre l’électorat populaire qu’il est réellement une force vraiment républicaine, ce que sa politique nationale dément hélas chaque jour.

Dans ce sombre climat, qu’ont dramatiquement aggravé les hideux massacres terroristes de Paris sur fond d’ingérences impérialistes et de politique néocoloniale débridée de Hollande (Afrique, Proche-Orient, Ukraine…), le PRCF appelle à une contre-offensive générale, « tous ensemble et en même temps » du monde du travail, pour un Front Antifasciste, Patriotique et Populaire permettant à la fois de combattre le FN et d’appeler la France à sortir par la voie progressiste de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme dans la perspective du socialisme pour notre pays. Le PRCF continuera sa campagne de terrain pour convaincre les ouvriers de ne pas voter FN.

En outre, le PRCF adresse aux forces démocratiques politiques et syndicales deux propositions unitaires d’action et de débat :

  • dès le lendemain du second tour, rencontrons-nous, débattons, et surtout, co-organisons une manifestation nationale et/ou des manifestations régionales contre le FN, contre l’assassinat des libertés démocratiques, pour une politique étrangère française respectueuse du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour une lutte antiterroriste qui ne soit pas prétexte à matraquer le mouvement populaire, contre l’ensemble des contre-réformes Valls-MEDEF, pour la rupture de la France avec l’OTAN et avec la dictature européenne. C’est urgent, il faut rapidement un sursaut démocratique à l’égal de celui qui permit en 1934 au PCF de prendre la tête du premier Front antifasciste, populaire et patriotique. Il y va de l’honneur et du renouveau de notre pays, il y va de la vitalité de son mouvement ouvrier et démocratique actuellement en grave repli.
  • Le PRCF propose à tous ceux qui se prononcent pour une sortie de l’UE par la voie progressiste et clairement antifasciste d’organiser ensemble au plus tôt une table ronde nationale permettant de donner de la visibilité à l’alternative populaire, patriotique et antifasciste.
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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 17:42
Le “Non” danois à l’Europe

Par · 4 décembre 2015

 

Le mercredi 3 décembre se tenait, dans la plus grande discrétion de la presse française, un référendum au Danemark portant sur une plus grande intégration à l’Union européenne. Le vote a été sans appel : le « Non » l’a emporté avec 53% des suffrages exprimés[1]. Il faut aussi noter l’importante participation, environ 72% des électeurs ont voté, qui fait de ce référendum le plus important dans l’histoire des différends votes concernant l’UE au Danemark. Le relatif silence de la presse française est à noter ici, mélange de mépris pour ce qui se passe dans un « petit » pays et de gêne quant au résultat qui dérange, et c’est peu dire, les opinions européistes de maints commentateurs.

 

L’objet du référendum était de savoir si les danois acceptaient de renoncer aux différentes exemptions qu’ils avaient obtenues, à la suite de précédentes consultations référendaires, aux règles de l’Union européennes. Dans le langage technique dont raffole la bureaucratie bruxelloise cela s’appelle des clauses « d’opting out ». Le gouvernement libéral qui dirige actuellement le Danemark tout comme l’opposition social-démocrate avaient fait campagne pour le « Oui ». Ils ont donc été désavoués. La campagne du « Non » était portée par une alliance de la gauche radicale et du parti populiste et souverainiste, le DPP[2]. Tout comme lors du référendum de 2005 en France sur le projet de Constitution européenne, c’est cette alliance qui a triomphé.

Pourtant, tant le parti au pouvoir que l’opposition européistes n’avaient pas hésiter à jouer de la carte de la peur pour influencer les électeurs, allant jusqu’à prétendre qu’un succès du « non » remettrait en cause remettrait en cause la coopération policière avec les autres pays de l’UE. Cet argument était particulièrement stupide quand on sait que l’UE, et son instrument Europol, collabore avec des pays comme la Suisse et la Norvège qui ne font pas partie de l’UE ! Tout comme en France, la carte de la peur n’a pas joué.

 

Le sens de ce référendum est clair. C’est une nouvelle victoire pour le courant souverainiste er eurosceptique en Europe. Cette victoire témoigne de l’épuisement de l’idée européenne dans les opinions publiques et de la faillite du projet d’intégration renforcée que portent les européistes que ce soit à Bruxelles ou à Paris. Avec le projet de futur référendum sur l’Euro qui pourrait se tenir en Finlande en 2016 ou 2017, c’est aussi le signe très nets que les peuples des pays de l’UE rejettent cette idée d’intégration renforcée et de pseudo-fédéralisme que portent les partisans de l’Euro. Les gouvernements feraient bien d’en tenir compte. Ce référendum, le premier vote qui survient dans un pays de l’UE depuis que la crise des réfugiés a fait exploser les contradictions de la construction européenne, signale très certainement la fin d’une époque. L’intégration européenne ne fait plus rêver. Au contraire, elle fait peur. Les populations constatent que les mécanismes d’intégration, dont ben entendu l’Euro, n’ont jamais produits les effets bénéfiques qui leurs étaient attribués et ont même détérioré l situation.

Par ailleurs, c’est aussi une victoire qui aura certainement une influence sur le futur référendum qui doit se tenir en 2016 en Grande-Bretagne sur une possible sortie de ce pays de l’UE. De ce point de vue aussi, ce référendum danois annonce des tournants majeurs dans l’histoire de la construction européenne. Et c’est probablement ce qui gêne tant les divers commentateurs français qui, sauf la reprise du communiqué de l’AFP, se tiennent pour l’heure dans un silence qui en dit long sur ce qu’ils pensent…

[1] Milne R., « Danish referendum rejects further EU integration », The Financial Time, 3 décembre 2015, http://www.ft.com/intl/cms/s/0/3cfbeb8c-9a05-11e5-9228-87e603d47bdc.html#axzz3tKNccVIJ

[2] Orange R., « Denmark delivers snub to Brussels with ‘no’ in EU rules referendum », in The Telegraph, 3 décembre 2015, http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/denmark/1203202-Denmark-delivers-Snub-to-Brussels-withno-to-EU-rules-referendum.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter


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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 14:32
29 nov 2015.  Lu sur lescrises.fr.  On ne peut comprendre les conflits d'aujourd'hui sans connaître ceux d'hier et la part qu'y ont prises le Royaume-Uni et la France...

Source : Pierre Haskirue89.nouvelobs, 28/06/2014

Gravure de Mossoul, en Mésopotamie, au XIXe siècle : fin de partie pour le Moyen-Orient dessiné par le traité Sykes-Picot ? – ABECASIS/SIPA

C’est une page d’histoire vieille d’un siècle qui est en train de se refermer progressivement, dans les fracas de la guerre. En 1916, en plein conflit mondial et dans le plus grand secret, Français et Britanniques redessinaient la carte du Moyen-Orient post-ottoman en s’attribuant des zones d’influence : ce sont les célèbres accords Sykes-Picot que les convulsions actuelles de l’Irak menacent, de facto, de détruire.

la suite ici.

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 15:57

Solidarité Internationale PCF

Portugal: Un ancien prêtre candidat communiste aux présidentielles

Député de l’assemblée législative de Madère, le communiste Edgar Silva défend un programme anti-austérité pour les présidentielles. ©Carlos Serra

Député de l’assemblée législative de Madère, le communiste Edgar Silva défend un programme anti-austérité pour les présidentielles. ©Carlos Serra

 

L’actuel président portugais de droite, Annibal Cavaco Silva, a fini par désigner le socialiste Antonio Costa premier ministre, le 23 novembre 2015. Il se sera efforcé jusqu’au bout de faire obstacle, malgré la Constitution, à la suite des élections législatives du 4 octobre. Costa s’appuie au Parlement sur une majorité de gauche. Les députés de 4 partis, dont le PCP, se sont accordés pour faire tomber le gouvernement de droite minoritaire.

Mais il n’y a pas d’accord de gouvernement, de participation du PCP par exemple. Les élections présidentielles du 24 janvier 2016 revêtent une importance politique accrue dans ces circonstances. Il s’agit d’en finir avec le rôle de nuisance exercé par le président actuel. Il s’agit, à gauche, de revoir les rapports de force. Le poids du PCP, relais des luttes les plus conséquentes contre la politique antisociale poursuivie depuis des années, sera déterminant, face à un PS, ultra-réformiste et pro-européen - mais contraint par la situation nationale à se gauchir - à côté d’un « Bloc de gauche » politicien, aux positions changeantes et opportunistes.

Aux présidentielles, le PCP soutient la candidature d’Edgar Silva. Celui-ci vient d’effectuer une tournée en Europe. Il était à Paris le 15 novembre puis à Genève. Le journal progressiste suisse « Gauche Hebdo » a pu l’interviewer. Nous reproduisons l’article de nos amis suisses et les remercions. Solidarité Internationale PCF.

 

 

Un ancien prêtre candidat communiste aux présidentielles

Portugal• Edgar Silva, candidat du Parti communiste portugais aux présidentielles de 2016, était de passage à Genève. Le théologien entend promouvoir les valeurs de liberté et de progrès de la révolution des œillets de 1974. GAUCHE HEBDO, 21 novembre 2015, par Joel Depommier dans la rubrique International

 

Le 10 novembre dernier, la gauche, majoritaire au parlement portugais suite aux élections du 4 octobre, et forte d’un accord entre le Parti socialiste, le Parti communiste portugais (PCP), le parti écologiste et le Bloc de gauche, a fait tomber le gouvernement de droite de Pedro Passos Coelho à travers une motion de censure. Pour l’heure, le président de la république, Anibal Cavaco Silva, opposé à la remise en question de la politique d’austérité de la droite qui sévit depuis 4 ans, continue de faire de la résistance, et l’ancien maire de Lisbonne, le socialiste Antonio Costa, n’a toujours pas été adoubé par l’élu conservateur. Face à ces tergiversations, les élections présidentielles de janvier 2016 prennent donc une importance particulière. Une vingtaine de candidats sont d’ores et déjà en lice. Appuyé par le Parti communiste portugais (PCP), le député de l’assemblée législative de Madère Edgar Silva sera de la partie. Agé de 53 ans, ce licencié en théologie et fondateur du MAC (mouvement d’appui à l’enfance et à une école ouverte) était de passage à Genève pour rencontrer la communauté portugaise, en faisant un petit saut par la rédaction de Gauchebdo. Nous lui avons demandé quelle était aujourd’hui la situation économique du Portugal. «La droite fait beaucoup de propagande, en prétendant que le Portugal est sorti de la crise, en remboursant le prêt de 78 milliards d’euros de la Troïka (UE, FMI, Banque européenne), mais la crise s’est amplifiée. L’endettement s’est accru pour les plus fragiles et les travailleurs ont vu leurs revenus se réduire, alors que les grandes banques et les millionnaires n’ont jamais autant gagné», explique le candidat. «La droite a fermé les services publics, l’école, les tribunaux et attaqué la protection sociale. Le ras-le-bol et le mécontentement des Portugais se sont traduits par une punition pour la droite et l’extrême droite, qui ont perdu 700’000 votes lors des législatives», explique encore cet humaniste, qui fut prêtre pendant quelques années avant de devenir professeur à l’université catholique de Funchal jusqu’en 1992.


«Nous gardons notre droit de critique sur le parti socialiste»


A l’heure actuelle, un gouvernement socialiste est en préparation, sur la base d’un accord entre partis de gauche, qui prévoit la fin du gel des retraites, la fin des coupes dans les salaires des fonctionnaires, des privatisations des transporteurs publics, de la compagnie aérienne TAP et l’augmentation du salaire minimum de 500 à 600 euros. Mais il ne s’agit en aucun cas d’un blanc-seing de la part du PCP aux socialistes.

«La motion de censure contre Pedro Passos Coelho a été le fruit d’un compromis entre quatre partis, mais il ne s’agit pas d’une coalition entre nos forces. Le projet de gouvernement est le fruit d’une initiative des socialistes. Il ne s’agit pas d’un gouvernement patriotique et de gauche comme nous le souhaiterions et nous gardons notre droit de critique. Cependant, pour l’instant nous sommes encore dans l’impasse et Anibal Cavaco Silva doit finalement respecter la constitution et nommer le nouveau gouvernement», précise le membre du PCP. Pour sa campagne, le théologien entend promouvoir les «valeurs d’Avril» de liberté et de progrès social, celles de la révolution des œillets de 1974.

 

Une campagne avec les salariés et travailleurs


Quid des rapports avec l’UE? «Le PCP défend en priorité l’indépendance du pays et sa souveraineté nationale.  Il est aussi primordial de développer une politique de coopération avec les autres peuples aux antipodes de ce qu’est actuellement l’UE», plaide Edgar Silva. Pour l’heure, le marathon électoral d’Edgar Silva, qui estime que «rien n’est décidé pour le scrutin et que c’est le peuple qui fera les élections et non les médias», atteint sa vitesse de croisière.

Depuis le lancement de sa campagne en octobre, le candidat a déjà rencontré des paysans dans les localités de Coimbra et Viseu, présenté les lignes de sa campagne au syndicat de la Confédération générale du travail du Portugal (CGTP-IN), rencontré le corps des pompiers d’Algueirão, la Confédération portugaise des micros, petites et moyennes entreprises (CPMPME) ou le Mouvement démocratique des femmes. On l’a même vu dans le métro de Lisbonne dénoncer les privatisations des transports. Bref, avec le peuple encore et toujours.

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 13:42

Lu sur 50-50 Magazine

Ce que la Grèce fait aux femmes

En 2010, la Grèce apparaissait aux yeux des Européen-ne-s comme la source de tous les malheurs de cette économie de la dette qui régit l’économie mondiale. La Grèce était coupable d’avoir laissé exploser sa dette publique, là était bien le discours dominant. La sentence fut la mise sous tutelle de la Grèce par la Troïka organisme non élu et créé de toute pièce pour orchestrer les politiques d’austérité. Les femmes ont été les premières victimes des mesures d’austérité.

Les plans de restructuration ou mémoranda n’ont eu de cesse de démanteler la structure sociale de la société grecque, prenant pour cibles les services publics, le système de santé, l’environnement, les régimes de retraites, et prônant une privatisation sans merci de tous les secteurs de la société et même de ses lieux publics.

Les violentes mesures d’austérité ont fait de nombreuses victimes; les femmes ont été les premières précarisées par les baisses et suppressions de prestations sociales. De fait, elles sont fortement utilisatrices des services publics liés à l’emploi et à la famille mais aussi à leur santé sexuelle et reproductive. Les salaires des femmes en Grèce comme ailleurs sont systématiquement inférieurs à ceux des hommes, aussi lorsque les salaires baissent d’environ 40 % les conséquences pour les femmes sont énormes.

En matière de santé, Sofia Tzitzikou, vice-présidente de l’UNICEF grec et pharmacienne, a repris du service à la tête de l’un des 12 dispensaires d’Athènes. Elle témoigne de l’horreur du démantèlement du système de santé: impossibilité d’accoucher dans un hôpital public, appauvrissement extrême des femmes et de leurs enfants avec une augmentation des cas de malnutrition, une population toujours plus nombreuse qui n’a plus accès aux soins de base. La crise sanitaire remonte jusqu’aux centres d’accueil des migrant-e-s.

Fortes de l’expérience des femmes du Sud qui avaient fait face aux plans d’ajustement structurels, Sonia Mitralias et Voula Taki avaient compris qu’il fallait créer des espaces où les femmes pourraient se regrouper et partager leurs expériences et souffrances. Nous avons rendu visite à la maison de la solidarité des femmes de Thessaloniki. Qu’elles aient perdu leur travail, l’électricité, leur maison et même parfois le goût de vivre, elles sont maintenant plus fortes grâce à cette maison d’où elles organisent de nombreuses actions. Leur maitre mot : Solidarité.

Les mouvements de résistance ont aussi été portés par des artistes comme Nena Venetsanou qui a toujours lié son art à son engagement. Elle défend l’indépendance de l’art dans un moment où les politiques oublient la place civilisatrice de la culture.

L’élection de Syriza en janvier dernier avait redonné espoir à une société grecque abattue même si beaucoup avaient remarqué que le nouveau gouvernement était un gouvernement d’union masculine. Une partie de l’espoir des femmes qui s’étaient mobilisées pour cette élection reposait sur une femme d’exception, Zoe Konstantopoulou, élue présidente du parlement hellénique avec une large majorité des voix. Entre janvier 2015 et octobre 2015, elle a symbolisé un changement d’approche, invitant des femmes au Parlement comme les femmes de ménage du ministère des Finances. Elle a aussi défendu la notion d’Etat de droit en luttant contre la corruption, et combattu les oukases de la Troïka en mandatant l’audit de la dette grecque grâce à la commission pour la dette grecque.

Ces femmes témoignent que l’espoir de voir refleurir des valeurs démocratiques, qui incluraient les femmes et les hommes, existe encore. Elles portent haut et fort la puissance de la solidarité dont nous avons tout-e-s tant besoin.

Marie-Hélène Le Ny et Brigitte Marti 50-50 magazine

Troïka:  Banque Centrale Européenne, Commission Européenne et Fonds Monétaire International

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 15:31

Une très bonne tribune de Jean Lévy. 

Publié par Jean Lévy

Le drapeau tricolore, emblème de la Révolution, rassemble le peuple souverain

Le drapeau tricolore, emblème de la Révolution, rassemble le peuple souverain

François Hollande a proposé aux Français de participer à l'hommage national qui sera rendu vendredi 27 aux victimes des attentats du 13 novembre en accrochant chez eux un drapeau français...

 

Cette ferveur patriotique soudaine donne à réfléchir.

 

Le temps n'est pas lointain où les dirigeants de notre pays, qu'ils soient de "gauche" ou de droite, priorisaient le drapeau européen "qu'il fallait accrocher aux frontons de toutes nos mairies".

La notion même d'Etat national était brocardée comme une survivance surannée d'un patriotisme hexagonal démodé. Le temps était venu, nous disait-on, de considérer "l'Europe" comme notre nouvelle patrie. Et ceux qui ne s'inclinaient pas devant une telle évidence, étaient pour le moins considérés comme des « nationalistes » attardés, égarés dans notre époque, ou le plus souvent désignés à la vindicte publique comme "populistes", terme d'opprobre qui devait vous assigner à l'isolement politique.

Cette attitude n'était seulement un positionnement sémantique. Car nos moines européens ne se limitaient pas à des prêches fanatiques. Ils modifiaient nos lois et nos principes pour les adapter à leur nouvelle idéologie.

C'est ainsi que notre budget, celui de la France, pour être adopté, devait recevoir préalablement l'aval de l'étranger sis à Bruxelles, que toute notre législation ou presque devait répondre aux critères définis au-delà de nos frontières.

Tel est le crédo de l'Union européenne, devenue notre nouvel Etat. 

Et de prôner une "Europe" des régions, celle des Nations étant, nous disait-on, dépassée. Finie la République "Une et indivisible", dont la langue se limite au français...

Nous en étions-là quand les attentats terroristes ont répandu une mare de sang dans notre pays.

Cet évènement suscitant une émotion profonde et un vaste mouvement de solidarité, c'est alors que nos gouvernants, le Président en premier, ont repris à leur compte une initiative citoyenne de brandir le drapeau de la République comme symbole du ressaisissement populaire face à l'agression.

Faudrait-il que ce geste, le drapeau tricolore aux fenêtres, ne soit pas pour nos dirigeants une manière provisoire de jouer la carte patriote, alors qu'ils démantèlent la France, ses richesses et ses entreprises vendues à l'étranger,  le principe de la République "Une et indivisible" relégué aux magasins d'accessoires et son drapeau sorti opportunément, pour cause d'élection.

Il faut redonner au drapeau tricolore son sens premier, son sens révolutionnaire.

Celui qui flottait à Valmy le 20 août 1792, le jour d'avant de la Première République. 

Celui des Révolutions  tout au long du XIXème siècle, avant sa prise de guerre par la bourgeoisie, collaboratrice des Prussiens, contre les Communards. 

Celui de la Résistance contre l'envahisseur fasciste, et des FTP en première ligne.

Il ne peut être l'emblème de ceux qui enferment la France dans la prison européenne.

Il doit être le drapeau du peuple rassemblé pour sa libération et sa souveraineté. 

Celui de l'indépendance nationale

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 23:05
21 Novembre 2015

Quand l'investissement de banquiers saoudiens dans le port d'Anvers, à hauteur de plusieurs milliards d'euros, a été officialisé,  la majorité anversoise a applaudi des deux mains. "Combien de temps la N-VA va-t-elle encore protéger les Saoudiens?", se demande le PTB. Le parti veut que l'accord soit annulé.

Cette semaine, on a appris que le projet de milliards d'investissements saoudiens dans le port d'Anvers « avançait bien ». Il s'agit d'un investissement de plusieurs milliards de la richissime famille de banquiers saoudiens Al Issa, qui, via la firme saoudienne Energy Recovery Systems (ERS), veut construire une usine de recyclage de déchets sur le site du dock Delwaide. Cette arrivée de milliards saoudiens a été applaudie avec enthousiasme par la majorité au pouvoir à Anvers. « Cela met encore mieux Anvers sur la carte », a jubilé Bart De Wever. Quant au ministre-président flamand Geert Bourgeois, il a salué une « opportunité unique pour la Flandre », se réjouissant du fait que celle-ci « mette la Flandre sur la carte ». Pour les gros pétro-capitaux, tous les principes semblent devoir s'effacer.

 

La demande officielle de concession a été introduite par la famille Al Issa ET par le banquier saoudien Saleh Kamel

En mai dernier, ce projet avait déjà suscité de virulentes critiques. Le site internet Apache révélait alors qu'outre la famille Al Issa, le banquier saoudien Saleh Kamel était impliqué dans ces investissements. Apache a publié des preuves des liens entre Saleh Kamel et l'organisation terroriste Al-Qaida : le nom du top-banquier saoudien figure en bonne place sur la fameuse « Golden Chain », une liste de vingt richissimes financiers originels (saoudiens) d'Al-Qaida. En outre, Oussama ben Laden lui-même avait investi 50 millions de dollars dans la Al Shamal Bank, qui appartient à Saleh Kamel. Suite à ces révélations, la direction du port a d'abord tenté de se plier en contorsions, puis a subitement affirmé que Saleh Kamel n'aurait désormais plus rien à voir dans ce projet. En outre, Saleh Kamel aurait été « acquitté » par les Etats-Unis. Hier, Apache a toutefois révélé que Saleh Kamel avait été disculpé de « lien direct dans les attentats du 11-Septembre ». Il n'y a cependant jamais eu de verdict judiciaire sur son financement d'Al-Qaida. Au contraire, le FBI a confirmé la véracité de la liste « Golden Chain ». Quoi qu'il en soit, la demande officielle de concession a été introduite par la famille Al Issa ET par Saleh Kamel.

Mais la direction du port d'Anvers et les autorités politiques anversoises ne semblent pas du tout se soucier de ces critiques. La semaine prochaine devrait se tenir une « ultime réunion » lors de laquelle « le dossier pourrait atterrir ». Tous les acteurs concernés sont : « la famille saoudienne Al Issa, l'entreprise ERS, la direction du Port d'Anvers, l'Agence flamande à l'exportation et la Société d'investissement flamande PMV ». Le journal De Tijd écrit : « Si tout le monde arrive alors à accorder ses violons, la concession pourra officiellement être accordée à ERS ».

 

Combien de temps la N-VA1 va-t-elle encore protéger les Saoudiens?

Le PTB, qui plaide déjà depuis janvier dernier pour un embargo sur l'Arabie saoudite, s'oppose vivement à ce projet saoudien. Mardi prochain, au conseil communal, Peter Mertens, président du PTB et conseiller communal à Anvers, interpellera le bourgmestre Bart De Wever et l'échevin du Port Marc Van Peel.

Peter Mertens : « Nous demandons que la concession à ERS ne soit pas approuvée, et que toutes les autres options d'investissements de l'étude de marché pour le dock Delwaide soient donc à nouveau ouvertes. Au lieu de parler un double langage, il est temps de tirer une ligne claire. Il ne s'agit pas seulement de Saleh Kamel. Il s'agit du régime saoudien en tant que tel. Tant que nous continuerons à soutenir le régime saoudien, quelle que soit la famille de banquiers, nous serons également responsables du financement et du soutien apportés aux djihastes salafistes les plus violents. Dans un mémo interne de l'administration d'Hillary Clinton – publié par Wikileaks –, les donateurs saoudiens sont décrits comme "la source la plus importante de soutien financier aux groupes terroristes sunnites dans le monde" (sic). Combien de preuves faut-il encore? Combien de temps la N-VA va-t-elle encore protéger les Saoudiens? Il est temps de décréter un boycott général de l'Arabie saoudite, au lieu de laisser tomber tous les principes devant les milliards du pétrole. C'est pourquoi nous demandons avec insistance de ne pas approuver cette concession. »

 

1 Le N-VA, "Nouvelle Alliance Flamande", parti politique nationaliste belge. La N-VA est dans le  gouvernement Michel qui regroupe des partis de droite, de centre-droit et de droite extrême.

 

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 14:54
20 novembre 2015
Réaction des JC Paris 15 – attentats du 13 novembre – Après le choc, plus que jamais, combattons l’impérialisme et ses monstres.

Après le choc, plus que jamais, combattons l’impérialisme et ses monstres. Refusons l’union sacrée de ceux qui hier soutenaient le terrorisme !

 

Paris, le 14 novembre 2015

Les jeunes communistes de Paris 15ème, réunis cet après-midi avec des camarades de province et des syndicats des services publics, ont discuté les événements graves de la nuit dernière.

Les attentats terroristes revendiqués par le groupe fasciste-islamiste Daesh ont d’après les bilans provisoires, coûté la vie à plus de 120 personnes et causé plus de 200 blessés. L’émotion et le choc sont nos premières réactions. Plusieurs d’entre-nous étaient hier soir dans des lieux festifs, non loin des événements. D’autres travaillaient, conducteurs de bus ou infirmières, et ont vécu de près les perturbations survenus dans toute la région parisienne. Certains d’entre-nous, enfin, connaissent de près ou de loin, des victimes de ces terribles actes de violences.

Dans la gravité, et pesant chacun de nos mots dans ces moments où la peur est grande et la tension vive, nous avons accueilli avec révolte les premières déclarations du gouvernement et du président Hollande. Depuis 2012, les gouvernements impérialistes va-t-en guerre de la France et des États-Unis soutiennent des opérations de déstabilisation de la Syrie. Guidés par des intérêts économiques, ils mettent à feu et à sang le Moyen-Orient et l’Afrique, ils n’ont pas hésité à soutenir les mouvements les plus obscurantistes et réactionnaires. Les alliés de M. Hollande, les dictatures théocratique d’Arabie Saoudite et du Qatar ont apporté directement leur soutien aux groupes islamistes en Syrie : livraisons d’armes, de pick-ups, apports financiers. Hier, le monstre Daesh, créé par l’impérialisme, s’est retourné contre des populations civiles, à des milliers de kilomètres de la Syrie. Hier à Paris, des innocents de tous âges, travailleurs de toutes professions, ont payé de leur vie les actes de folie alimentés par les guerres impérialistes.

Dés hier soir, le président Hollande a annoncé un lot de mesures d’exception : état d’urgence, fermeture des frontières, interdiction des manifestations et rassemblements, droit de perquisition sans contrôle de la justice etc. Ces mesures, jamais vues depuis la guerre d’Algérie, nous inquiètent au premier plan pour le recul des libertés démocratiques et sociales qu’elles amènent.

Des manifestations syndicales majeures étaient prévues la semaine prochaine : contre la casse des congés à l’APHP (hôpitaux), contre la dégradation des conditions de travail à la RATP, contre la liquidation des restes de l’entreprise publique à Air-France, contre les fusions et suppressions de personnel aux finances publiques. Ces manifestations risquent aujourd’hui d’être annulées. Cédant aux sirènes de l’union nationale, manipulant la peur et l’émotion, des directions syndicales et politiques de collaboration appellent d’ores et déjà les travailleurs à courber le dos sans résistance, sous le coup des dernières attaques du patronat contre nos droits sociaux, à annuler toutes les grèves et luttes syndicales.

Militants politiques et syndicaux, nous refusons de céder à ce chantage : la supercherie de « l’esprit du 11 janvier » a vécu. Le capital, pendant ce temps-là, n’interrompt pas sa politique anti-sociale destructrice. Il n’interrompt pas ses guerres impérialistes. Travailleurs, en France ou en Syrie, nous payons le prix de nos vies des guerres qui ne sont pas les nôtres. Depuis quelques heures, des militants relayent sur les réseaux sociaux les mots « Vos guerres, nos morts ». Imprécis et spontanés, ils résument la colère, la frustration ressentie par chacun d’entre-nous, victimes des conséquences d’une politique dénoncée sans relâche au quotidien, dans les lycées, à l’Université, dans les entreprises.

Jeunes communistes de Paris 15ème, plus que jamais, nous dénoncerons l’impérialisme et son miroir, le terrorisme complice et aveugle. Plus que jamais, nous nous élèverons contre la poursuite et l’aggravation des guerres impérialistes menées par nos gouvernements, pour la paix et la solidarité internationale. Dans tous les espaces d’expression qui existent, malgré les tentatives de museler le débat et la contestation, nous n’aurons qu’un seul cap : porter et défendre les revendications des travailleurs, en France, en Afrique, au Moyen-Orient, et dans le monde entier.

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

 

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