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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:50
Appel des scientifiques à soutenir le projet de SCOP d’Amiens Nord
 

Les salariés de GOODYEAR Amiens Nord ont élaboré un projet de SCOP (Société Coopérative de Production) afin de relancer la production de pneus dans leur usine fermée depuis plus d'un an. Dans cette démarche portée par près de 400 anciens employés du site, les ouvriers se sont rapprochés de scientifiques et d’ingénieurs pour élaborer un plan industriel particulièrement innovant. Cette coopération inédite permet de faire la démonstration que la reprise d'une production de pneumatiques à Amiens Nord est économiquement efficace, industriellement nécessaire et socialement créatrice de centaines d'emplois.

Ce projet met également en évidence l’intérêt de mettre en relation le monde de la recherche académique et celui de l’industrie, relation qui existe par ailleurs dans la création de start-ups et dans les coopérations industrielles des laboratoires de recherche. Nous, scientifiques, sommes convaincus que politique de recherche ambitieuse et politique de développement industriel de notre pays doivent aller de pair. Cependant, malgré une forte mobilisation de la communauté universitaire pour l’emploi scientifique ces dernières années, notamment autour du Comité National de la Recherche Scientifique, de Sciences en Marche et des organisations syndicales, la recherche académique est en danger. En particulier, le nombre d’emplois statutaires proposés aux concours, que ce soit dans les universités ou dans les organismes de recherche ne cesse de décroître. Ceci conduit à sacrifier toute une génération de jeunes scientifiques.

Que ce soit dans le contexte de GOODYEAR ou de l’emploi scientifique, le gouvernement nie l’acuité des problèmes et refuse toute discussion de fond. Dans ces conditions, à l’exemple de la SCOP GOODYEAR, nous pensons que les scientifiques doivent aussi s’engager dans l’aide à la mise en place et la coopération avec des structures industrielles socialement innovantes telles que les  SCOP.

C’est pourquoi, nous exprimons notre soutien au projet de SCOP d’Amiens Nord et exigeons des pouvoirs publics tout à la fois un accord  au démarrage de ce projet et un plan pluri-annuel pour l’emploi scientifique.


Site de signature en ligne (depuis le 9/6/15):
http://www.urgence-emploi-scientifique.org/limesurvey/index.php/survey/index/sid/921519/


Signataires (mise à jour le 14/6/15 à 22h20)

Alam, Thomas, CERAPS, Université de Lille, SNESUP-FSU, Sciences en marche
Allain, Damien, CNRS, SGEN-CFDT Recherche EPST
ALLOUCH, Annabelle, Mcf UPJV
AMBROISE, Bruno, CNRS
Arabi, Samir, Chercheur retraité
Auffray-Seguette, Marie, Institut Catholique de Paris
AUZET, Anne-Véronique, Université de Strasbourg, SNESUP-FSU
Baillieux, Nicolas, secteur industrie
Bajard, Flora, Toulouse 1- LaSSP
Barthélémy, Michel, CNRS
Bassino, Frédérique, LIPN, Université Paris 13, Coordinatrice du C3N, Présidente de la Section 6 du Comité national
bayard, jean-michel, scop
Becker-Quignion, Evelyne, CGT
Benyahia, Yssam, Cgt Goodyear Amiens Nord
Bonnarel, François, UMR Observatoire astronomique de Strasbourg CNRS, Conseil scientifique du CNRS, SNTRS-CGT
bonningue, corine, université Toulouse 3, CA de l'université, SNESUP
Borgne, Stéphane, Informaticien
Bory, Anne Université Lille 1 clerse
briere, jerome ex goodyear
BRUCKER, Jean-Luc, SES CGT - Université de Strasbourg, Membre du Conseil d'Administration de l'Université de Strasbourg
Bugler, beatrix, CNRS
Büttgen, Philippe, Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, Conférence des Présidents du Comité national
cagnard, thierry, ancien good year amiens nord qui a retrouvé du travail
caron, emmanuel, ancien good year
CAUUET, Béatrice, CNRS
Caveng, Rémy, UPJV
ceccaldi, jean, chômeur
Chaintreuil, Sylviane, Ingenieure CNRS
Charpentier, Isabelle, Université de Picardie - Jules Verne / CURAPP-ESS
Chatenay, Didier, CNRS, CNU28, SNTRS-CGT
Chaudret, Bruno, CNRS
chaudret, mireille, retraitée
chevrier, thomas, educateur
CHRISTOFOL, Hervé, Snesup-FSU
Clopeau, Georges-Henri, prof de math retraité
closson daniel, retraité
Costamagno, Sandrine, CNRS, FSU-SNCS
couillard, jacques, cgt, ancien conseiller prud'homale
courzal, daniel, CHSCT hopital de st nazaire
Crétois, Pierre, Université de Tours
Crunel, Bérénice, LaSSP/ IEP de Toulouse
cuyle, stephan, invalidite ex salarie godyear
daboval, jacky, logistique
de gracia, guillaume, chercheur indépendant
Delcroix, Catherine, universite de strasbourg, conseil scientifique du cnrs, snesup
DELPOUX, Christophe, CGT
devillers, marc, cgt
DJUKIC, Jean-Pierre, CNRS, CSINC
Dosso, François, mineurs CFDT
Duchesne, Sophie, CNRS, Comité technique du CNRS, SNTRS-CGT
DUFRENOY, PATRICK, GOODYEAR
Emmanuel, François ministre
Fau, Pierre, UPS Toulouse III
Fieux, Etienne, Université
Flores, Artemisa, Université Paris 8, CRESPPA-CSU-CNRS
Fouqueré, Christophe, Université Paris 13
Gaffet, Herve, Chomeur
GARDES, Philippe, TRACES - Univ. de Toulouse II
gayral, françoise, Snesup
GEAY, Bertrand, Université de Picadie
GENSANE, Bernard, Université (retraité), SNESUP
Gilbert, Thierry, Inserm
gombaud-saintonge, pascal, ex-salarié goodyear
Grenouillet, Corinne, Université de Strasbourg, Faculté des Lettres
Grosman, Annie, Université Pierre et Marie Curie
guelfucci, jean pierre, enseignant chercheur retraité, Snesup, PCF
Guilbaud, Fabrice, Université de Picardie Jules Verne, Amiens, Membre élu du Conseil Scientifique de l'UPJV, Snesup-FSU
Gutnic, Michaël, Université de Strabourg, Comité national du CNRS, SNESUP, co-secrétaire de la section locale
Heurtin, Jean-Philippe, Université de Strasbourg
JAUBERTIE, Patrick, CGT
Jedlicki, Fanny, université du Havre, snesup, ases (association des sociologues du supérieur)
junger, david, ingénieur - entrepreneur
Kelley Joseph Goodyear
Khamlichi, Amine, CNRS, SNCS
KORDE, Jean-Claude, GERANT
Lacroix-Riz, Annie, Paris 7
LAGARIN, Emmanuelle, Secteur industriel
Lagrange, Dominique, INSERM
Lambert, Xavier, LARA/SEPPIA
Lassalle, Solange, retraitée
launay fabienne auxiliaire de vie
Laurens, Sylvain, Maître de conférences EHESS
lecat, sandra, CNRS, CFVU Université de Strasbourg, SNTRS-CGT, Sciences en Marche
leclercq, patrice, ancien elus goodyear amiens
Leichtnam, Eric, CNRS
Lepetit, Christine, CNRS
Lizé, Wenceslas, Université de Potiers, SNESUP
Lomba, Cédric, CNRS, FSU-SNCS
MAILLARD, Pascal, Université de Strasbourg, SNESUP-FSU, Secrétaire national
MARLIERE, Philippe, UCL
MARQUANT, Ludovic, technicien
Mas-Bellissent, Christine, Université Toulouse I Capitole (IUT de Rodez)
Mathé, Catherine, Université Toulouse
MAUGER, Gérard, CNRS
Mazet, Olivier, Université de Toulouse
MILLET, Pierre-Alain, INSA Lyon (DISP), SNESUP
MOENECLAEY, Vincent, Université Versailles - St Quentin
MONFORT, Patrick, Directeur de recherche au CNRS, Secrétaire général, SNCS-FSU, Administrateur du CNRS
Montagne, sabine, CNRS
moreira estelle conjointe d un ex goodyear
MORVAN, Gilles, CNRS, CGT
Muller, Fabienne, Université de Strasbourg
Muller, Séverin, Université Lille 1
O'Miel, Julien, Attaché temporaire d'enseignement et de recherche en science politique (CERAPS/Université de Lille), Membre du bureau de l'association nationale des candidats aux métiers de la science politique (ANCMSP)
OCHANDO, EMILE, LIBRAIRE
Ouhayoun, Juliette, SNES
PARMENTIER, Yves, ingénieur CNRS - retraité
Pasquali, Paul, CNRS
Paye, Simon, Université de Lorraine
payen, gerald, goodyeard
Peaucelle, Dimitri, CNRS, Conseil scientifique du CNRS, SNCS-FSU
PECHMEJA, Pascal, Dirigeant de TPE
PENISSAT, Etienne, CNRS, SNCS-FSU
pernes, jean-robert, ex-goodyear
Pfefferkorn, Roland, Université de Strasbourg, Institut du Genre/CNRS, Snesup
Pinto, Louis, CNRS
Pochic, Sophie, CNRS, FSU-SNCS
Policar, Alain, Snesup
Pommier Régis Good year
potocnjak, jorge, adhérent EELV
Potriquet, bernard, retraité de l'industrie automobile
Prévot-Carpentier, Muriel, Université Paris Ouest Nanterre La Défense
profizi, monique, citoyenne
PUGNET, Michel, Université (retraité)
quignon, stephanie, caissière vendeuse, stokomanie
Quijoux, Maxime, CNRS
Rastegar, Ali, Se-Unsa, Enseignant certifié retraité de sciences physiques et chimiques
Rey Siol, Claudette, Education Nationale
roger, muriel, CEA Saclay
Sablayrolles, Robert, Professeur émérite d'archéologie romaine, Université Toulouse - Jaena Jaurès
sallé, david, recherche d emploi
sannier, gregory, ancien salarié  
SEVILLA, Ariel, Université de Reims
Siblot, Yasmine, Université Paris 8
Siol, Jean, Education Nationale
soissons, juliette, curapp-ess
Soler, Nicolas, Université de Lorraine, Sciences en marche
Steinmetz, Daniel, CNRS, SNTRS-CGT
swinnen, colette, INRAP (archéologie)
tanguy, jacques, retraité éducation nationale
Trautmann, Alain, Institut Cochin, CNRS/INSERM
Uttenweiler, Sandrine, CNRS
Vaillant, Jean-Michel, FSU
Valibouze, Annick, PR Univ. Paris 6, UPMC, SNESUP-FSU, Membre du CNU, section 27
Vannier, Patricia, CNRS
VERNHES ARABI, JEANINE, Gestionnaire (à la retraite) unité de recherche en histoire-FRAMESPA
Viville, Daniel, CNRS
walker, katia, MCF IUT "A" université Paul Sabatier, ToulouseIII SNESUP FSU
WILLM, Nicolas, Parti de Gauche

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:04

Reçu par courriel.

 

CONSEQUENCE DU MONDE MULTIPOLAIRE EN MARCHE :

Nigéria, Niger, Cameroun et Tchad, une alliance panafricaine contre Boko Haram!

par DIAGNE Fodé Roland

CONSEQUENCE DU MONDE MULTIPOLAIRE EN MARCHE :

Nigéria, Niger, Cameroun et Tchad, une alliance panafricaine contre Boko Haram!

par DIAGNE Fodé Roland

Malgré ses menaces médiatisées Boko Haram n'a pas pu empêcher la tenue des élections qui ont débouché sur une alternance démocratique au Nigéria. L'enlèvement de centaines de filles "converties et mariées de force" avait été l'occasion d'un "Twitt et photo" de Michèle Obama et une campagne médiatique mondiale appelant à une mobilisation internationale contre Boko Haram.

Beaucoup s'attendaient donc, comme on l'a vu au Mali, à un appel au secours qui allait voir déferler Africom (USA) suivi de Barkhane (France) sur les sols Nigérian et Camerounais. Mais à la surprise générale à la place de "l'aide US et de l'UE contre le terrorisme", c'est plutôt à une alliance militaire panafricaine de fait entre le Nigéria, le Cameroun, le Niger et le Tchad que l'on assiste contre Boko Haram.

Pourquoi la servilité françafricaine habituelle semble n'avoir pas fonctionné? Comment comprendre que USA et France aient été ici, pour le moment, diplomatiquement éconduits ? Est-ce l'influence grandissante de Mugabé, actuel président de l'Union Africaine (UA), sur les chefs d'états françafricains, eurafricains et usafricains ?

 

Ou est-ce la peur de l'exemple du chaos libyen ?

Après avoir renvoyé l'Afghanistan, puis l'Irak "à l'âge de pierre" selon l'expression de G. Bush, l'occupation militaire de ces pays avait précédé l'installation de pouvoirs fantoches. Puis l'agression coloniale de l'OTAN/Françafric et l'assassinat de Kadhafi ont livré la Libye aux hordes surarmées de Al-Qaïda et/ou Daesh qui se sont ensuite répandues sur les pays africains. Boko Haram, Mujao, Ansardine, des mouvements armés "jihadistes", et bien avant, Shebab, LRA de Kony, sévissent ainsi du Sahel-Sahara à l'Afrique de l'est.

Cette déstabilisation militarisée des pays africains s'est développée à partir de la destruction consciente de la Libye comme le révèle Hama Ag Mahmoud, un des ténors du MNLA (Mouvement National de Libération de l'Azawad) qui l'a quitté avec fracas en décembre 2012, peu avant le déclenchement de l’opération Serval au Mali : " - La France aurait donc poussé le MNLA à occuper les villes du Nord du Mali ? - Oui tout à fait. La France a demandé au MNLA de l’aider à faire déserter tous les combattants de l’Azawad qui étaient dans l’armée libyenne, pendant la guerre de Libye. Ensuite de bloquer le recrutement des libyens dans l’Azawad et dans l’Aïr au Niger. Et en contrepartie, elle nous avait donné son feu vert pour l’indépendance de l’Azawad. C’est l’accord qui a été conclu avant la guerre entre le MNLA et la France. Et immédiatement la guerre gagnée par le MNLA, la France a changé complètement de politique. Elle a mis tout son dispositif diplomatique contre le MNLA. Alors conclusion, l’objectif de la France était tout simplement d’affaiblir le gouvernement malien et je peux vous assurer que ce n’était pas pour donner raison au MNLA" (Interview, Le Courrier du Sahara, en date du 17 janvier 15 cité par Gri Gri international du 28/02/15).

La Libye a été donc ainsi livrée aux chefs de guerre financés par les théocraties des pétrodollars et armés par les marchands d'armes US et de l'UE dans le but de créer un foyer à partir duquel propager partout en Afrique le cancer "jihadistes". La Libye est devenue pour l'Afrique ce qu'a été et continue d'être l'Afghanistan pour toute l'Asie. Ce foyer de subversion a produit et métastasé pour devenir Daesh, Front Al Nosra, Al Qaïda en Syrie puis en Irak, Boko Haram au Nigéria et Ansardine-Mujao-MNLA au Mali. Ces mercenaires "jihadistes" séparatistes se taillent des territoires dénommés "califat" comme on l'a vu dans le nord du Mali, puis comme on le voit en Syrie et en Irak et se livrent à toute sorte de trafics de pétrole, drogue, etc. Dès qu'ils se sentent suffisamment forts, ils développent parfois leur propre agenda différent de celui de leurs maîtres financeurs et entrent ainsi en opposition à ceux-ci.

A chaque déstabilisation d'un pays africain, les impérialistes US, de l'UE et Français se pointent pour "porter secours dans leur grande et désintéressée" magnanimité aux "incapables africains" comme on l'a vu au Mali avec l'opération Serval puis en Centrafrique avec Sangaris avant que ce stratagème ne mute en "Barkhane" (dunes qui se déplacent dans le désert au gré des vents), nom que s'est donné la mouvante occupation militaire française du Sahel-Sahara du Mali en Centrafrique.

Force est donc de constater que les bourgeoisies au pouvoir au Nigéria, au Cameroun, au Niger et au Tchad ont évité, pour l'instant, de faire appel aux "sauveurs" US/UE en forgeant peu à peu une alliance militaire panafricaine contre la menace de chaos et de "califat" que constitue Boko Haram.

Peut-être ont-elles lu les révélations suivantes : "De même, j'affirme sans détour que Daesh et Al-Qaïda ont été créé par la CIA et sont les résultats directs de la politique américaine. Les 'Afghans-Arabes' étaient le noyau d'Al Qaïda, ils ont été levés, formés, soutenus et appuyés par les services secrets américains. Nous sommes les témoins de cela. Aujourd'hui, la CIA n'est plus capable de contrôler ce qu'elle a créé. Le soutien américain aux moudjahidines arabes en Afghanistan est bien connu. Les services secrets américains ont soutenu les 'afghans arabes' pour contrer les Soviétiques dans ce pays. A cette époque, la relation entre le soudan et les Etats-Unis était bonne, nous étions donc au courant de cela"(Omar El-Béchir, 54 Etats, hors série).

C'est ce que confirme Hillary Clinton quand elle proclame "nous, Etats-Unis, avons créé Al Qaïda" avec l'intention de refaire exactement "l'opération Ben Laden " des années 78 à 80 dont Zbigniew Brzezinski conseiller des présidents US a pu dire: "cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d'attirer les Russes dans le piège afghan et vous voulez que je le regrette?" (cité par Michel Collon dans 'Je suis ou je ne suis pas Charlie ?).

Ou encore ces propos de James Baker : " Il n'y a pas de pays musulman plus intégriste que l'Arabie Saoudite (...) et pourtant c'est à la fois un ami et un pays important pour les Etats-Unis. (...) Nous ne devons nous opposer à l'intégrisme que dans la mesure exacte où nos intérêts nationaux l'exigent"(cité par Michel Collon, idem).

En effet l'on peut tous constater que jusque dans les années 80 et 90 la majorité des Etats nés des indépendances dans le monde Arabe et Africain se proclamait, même quand il n'était pas d'orientation anti-impérialiste, laïc, nationaliste, panarabe, panègre ou panafricain. Ces Etats postcoloniaux avaient en général obtenu l'indépendance formelle à partir de mobilisations de masses ou parfois de luttes armées dans lesquelles les courants féodaux religieux et/ou ethnicistes étaient quasi absents parce que trop souvent alliés des colonisateurs.

Il apparaît de plus en plus clairement que "l'intérêt national" des USA flanqués de l'UE est aujourd'hui de réactiver les courants religieux dans les pays Arabes et en Afrique en utilisant ses vassaux des théocraties des pétrodollars et les "califats jihadistes" pour détruire les Etats postcoloniaux, le panarabisme et le panafricanisme. Même si cela n'est pas encore très visible, c'est la même fonction et le même objectif qui seront assignés aux courants évangélistes qui pullulent dans les pays à majorité chrétienne.

L'exemple de la Centrafrique est ici significatif. Là cohabitent musulmans et chrétiens et la déstabilisation a débouché sur un affrontement entre "séléka musulmans" et "anti-balakat chrétiens". Une ligne de partage se dessine du Nigéria, Cameroun, Tchad, Centrafrique jusqu’à l'est du continent où de tels affrontements peuvent être suscités pour désintégrer les Etats postcoloniaux nés de la première phase des luttes anticoloniales pour les indépendances entre 1945 et 1960.

Il faut absolument défendre l'unité nationale laïque et démocratique contre les projets d'émiettements des Etats multinationaux parce que les "ethnies" sont en réalité des nationalités à l'époque des Nations en devenir en Afrique. Cette défense des Etats multinationaux nés de la balkanisation coloniale doit s'inscrire dans une perspective panafricaine fondée sur le principe de "l'union libre des peuples libres d'Afrique" lancé par le communiste Malien Tiémokho Garang Kouyaté au milieu des années 30.

 

Ou est ce la diversification des partenaires économiques ?

A partir des années 80, les bourgeosies africaines compradores, c'est-à-dire serviles aux impérialistes, ont fortement libéralisé et privatisé les économies sous la houlette des plans d'ajustement structurel du Fond Monétaire International (FMI), de la Banque Mondiale et de l'OMC. Libéralisation et privatisation ont bénéficié aux Multinationales impérialistes, mais aussi à une couche "d'opérateurs économiques" locaux surtout dans l'import-export ainsi intégrés dans la "mondialisation" des affaires. Les délocalisations des entreprises à faible composition organique du capital, c'est-à-dire utilisant une main d'oeuvre nombreuse, vers les pays d'Asie et du Moyen-Orient ont favorisé la diversification des sources d'approvisionnements en marchandises des "hommes et femmes d'affaires" des pays africains confinés dans le rôle de "nègres sous traitants".

L'arrivée des nouveaux investisseurs en quête de matières premières que sont les "pays émergents", notamment les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), prolonge et renforce cette diversification des relations économiques au plan étatique et parfois même stratégique. Ainsi on remarquera que le Nigéria premier producteur africain de pétrole, mais aussi le Tchad et le Cameroun tous les deux producteurs de pétrole s'ouvrent de plus en plus aux investisseurs notamment chinois et russes. Il en est de même au Niger avec la fin progressive du monopole exclusif de l'exploitation de l'uranium détenu par la firme française AREVA au profit de la Chine.

Ce développement des échanges économiques avec les "pays émergents", en particulier avec la Chine agace les impérialistes US et de l'UE habitués à agir en pays conquis en Afrique. Même si on peut observer que certaines entreprises monopolistes françaises, par exemple, envisagent par réalisme des associations ou de devenir des sous traitants pour ou avec les entreprises chinoises qui sont majoritairement d'Etat.

Ainsi la Chine et dans son sillage les pays des BRICS brisent de fait le quasi monopole colonial des entreprises multinationales des impérialistes US, de l'UE et de la France en Afrique. Voilà pourquoi Peter Pham, qui conseille les départements d’état et de la défense étatsuniens, explique que l’AFRICOM, commandement militaire US basé à Stuttgart en Allemagne, a pour "but de protéger les accès en hydrocarbures et autres ressources stratégiques dont l’Afrique est riche, une tâche qui incluait de s’assurer contre la vulnérabilité de ces richesses naturelles et de s’assurer qu’aucune tierce partie comme la Chine, L’inde, le Japon ou la Russie, ne puissent obtenir un monopole ou des traitements de faveur”( cité dans mondialisation.ca).

Cette farouche recherche d'une terre africaine pour accueillir AFRICOM est nécessité, voyez vous, par le fait que "ces ressources et richesses naturelles font de l’Afrique une cible facile pour les attentions de la République Populaire de Chine, dont la dynamique économique… a une soif quasi insatiable de pétrole et de besoins pour d’autres ressources naturelles. La Chine importe à l’heure actuelle approximativement 2,6 millions de barils de pétrole brut par jour, environ la moitié de cette consommation, de l’ordre de 765 000 barils par jour, environ un tiers de ses importations, proviennent de ses sources africaines, spécialement du Soudan, de l’Angola et du Congo (Brazzaville). Est-ce étonnant donc par conséquent qu’aucune région du monde autre que l’Afrique ne rivalise avec l’intérêt stratégique de la Chine ces dernières années… De manière intentionnelle ou non, beaucoup d’analystes attendent que l’Afrique, spécifiquement les états du long de sa très riche côte occidentale, va devenir le théâtre d’une concurrence stratégique entre les Etats-Unis et sa seule réelle concurrence à l’échelle globale, la Chine, alors que les deux pays cherchent à étendre leur influence et sécuriser l’accès aux ressources”(idem). Il faut donc semer le chaos en Afrique pour bloquer le développement des pays "émergents" en les empêchant d'accéder aux matières premières dont ils ont besoin pour se développer.

Le remplacement du système colonial par le système néocolonial grâce aux massacres coloniaux de masses et aux assassinats systématiques des leaders indépendatistes radicaux de la première phase de libération nationale entre 1945 et 1960 ont engendré ce que l'on appelle la françafric, l'eurafric et l'usafric. Il s'agit de mécanismes mafieux corrupteurs qui lient les Multinationales et les politiques des Etats impérialistes (France, UE, USA) aux élites régnantes dans les Etats africains pour maintenir l'Afrique et ses peuples dans les griffes spoliatrices de la dépendance au profit des Multinationales françaises, européennes et étatsuniennes.

Durant "la guerre froide", c'est à dire la lutte entre le camp capitaliste et le camp socialiste, ce système de dépendance néocoloniale faisait des élites régnantes en Afrique des vassaux du camp capitaliste contre l'URSS, contre le camp socialiste. Parfois certains de ces serviteurs apatrides utilisaient la contradiction entre les deux camps pour faire chanter leurs maîtres impérialistes. Mais globalement les Houphouêt, Senghor, Ahidjo, Bongo, Eyadema, Mobutu, Bokassa, pour ne citer que les plus illustres d'entre-eux, obéissaient servilement au point même de prôner le "dialogue" avec l'apartheid sud-africain, de lier des relations diplomatiques avec l'Etat sioniste colonialiste d'Israël et de soutenir les mouvements pro-coloniaux contre les indépendantistes radicaux comme le MPLA, le FRELIMO, le PAIGC, la SWAPO, l'ANC dans les guerres de libération nationale contre le colonialisme fasciste portugais ou l'apartheid Sud Africain.

Ce système semi-colonial sous sa forme initiale ne suffit plus à assurer la pérennité de la vassalisation prédatrice de l'Afrique. Il faut doubler cela d'une stratégie du chaos prétexte à une présence militaire accrue US et de l'UE considérée comme seul gage de la mainmise sur les matières premières africaines pour en empêcher l'accès direct aux BRICS. A cet effet l'usafric poursuit sa quête d'installer l'AFRICOM sur le continent, il en est de même du renforcement de la présence des armées de l'eurafric et de la françafric au nom de la "lutte contre le terrorisme". C'est la tactique bien connue du pyromane pompier qui s'affuble ici des troupes qui rappellent les "tirailleurs" qui ont été les mercenaires de la conquête de l'empire colonial d'Afrque sous la direction d'officiers Français.

 

Une fissure dans la soumission qui doit s'approfondir

Bien entendu la françafric continue de se manifester sous la forme de la honteuse et dangereuse décision d'envoyer 2100 soldats sénégalais soutenir l'agression militaire saoudienne au Yémen, ce qui est à mettre en relation avec les achats par les Emirs d'avions rafales du complexe militaro industriel de l'impérialisme français. L'eurafric se manifeste sous la forme de l'imposition de la signature de l'Accord de Partenariat économique (APE) spoliateur qui va accroître la dépendance des Etats africains.

Mais comment ne pas apprécier que l'axe du refus des bourgeoisies africaines semble remonter progressivement du Zimbabwe, de l'Erythrée, Mozambique, Namibie, Angola, RDC et Afrique du Sud vers le Nigéria, le Cameroun, le Niger et le Tchad. Cette résistance des bourgeoisies africaines reste hésitante, faible, mais elle commence à s'exprimer publiquement et avec une certaine force par la voie de Mugabe. Confrontées à la stratégie US et de l'UE alliés aux fantoches des Monarchies théocratiques qui menacent de plus en plus les Etats qu'elles dirigent, les bourgeoisies africaines pour des raisons de survie semblent chercher des voies pour échapper aux pièges de la duplicité de l'impérialisme occidental dont l'objectif est résumé ainsi : "Actuellement, les Etats-Unis ne rencontrent aucun rival mondial. La grande stratégie de l'Amérique doit viser à préserver et étendre cette position avantageuse aussi longtemps que possible (...) Préserver cette situation stratégique désirable dans laquelle les Etats-Unis se trouvent maintenant exige des capacités militaires prédominantes au niveau mondial"( Zbigniew Brzezinski cité par Michel Collon).

La supériorité militaire plus la vassalisation des théocraties féodales monarchistes pétrolières qui financent des groupes de fanatiques religieux ou ethniques contre le communisme hier et contre les Etats post coloniaux aujourd'hui pour pérenniser le plus longtemps possible la domination unilatérale des USA et de l'UE sur le monde. Telle est la ligne directrice de la stratégie US flanquée de l'UE, d'Israël et des Monarchies des pétrodollars.

En plus de la Chine, la Russie est particulièrement visée comme le déclare Graham E. Fuller, ex-directeur adjoint de la CIA lorsqu'il dit à propos de la Tchétchénie notamment que "la politique pour guider l'évolution de l'islam et les aider contre nos adversaires a fonctionné merveilleusement bien en Afghanistan contre l'armée rouge. Les mêmes doctrines peuvent encore être utilisées pour déstabiliser ce qui reste de la puissance russe" (tiré de 'Et si Poutine dit la vérité, on fait quoi?' Le Grand Soir).

Cette stratégie qui se déroule devant nous en Afrique, au Moyen-Orient et en Ukraine fait objectivement apparaître deux camps opposés dans ce monde : le camp de la guerre avec les USA, l'UE, les Emirats féodaux et les groupes "jihadistes" et le camp de la paix avec les pays antilibéraux et anti-impérialistes d'Amérique du Sud dont le noyau est l'Alliance Bolivarienne (ALBA), l'Iran, le Hezbollah, la résistance palestinienne et les BRICS, etc.

Cette dichotomie et contradiction à l'échelle mondiale qui se fraye difficilement un chemin en Afrique prend consciemment ou inconsciemment la forme d'une alliance militaire africaine pour vaincre les "progénitures jihadistes" des pétrodollars et de l'impérialisme US et de l'UE.

En Amérique du Sud les bourgeoisies compradores se sont aussi longtemps couchées devant la suprématie US en faisant de leurs pays "l'arrière cour". C'est le cas des bourgeoisies africaines, surtout celles de l'ex-empire colonial français. Que trois des quatre pays que sont le Nigéria, le Cameroun, le Niger et le Tchad soient des ex-colonies de l'impérialisme français est aussi un signe important des processus de distanciation en cours vis à vis des impérialistes de la part de fractions des bourgeoisies nationales qui se sentent menacées. Les critiques qui montent du sud jusqu'au nord, de l'est jusqu'à l'ouest de l'Afrique, surtout depuis l'assassinat de l'Etat libyen et le foyer "jihadiste" ainsi créé en terre africaine de Libye, illustrent une méfiance de plus en plus grande de certaines élites bourgeoises africaines prêtes à ouvrir leur marché et la coopération économique, politique et culturelle avec les "concurrents" de leurs maîtres impérialistes US et de l'UE.

Les forces ouvrières et populaires opposées aux bourgeoisies semi-coloniales ont tout intérêt à analyser et comprendre les facteurs essentiels et objectifs qui déterminent des évolutions progressives ou régressives dans les comportements des classes sociales au pouvoir dans nos pays. Faire ce travail, c'est œuvrer à frayer la voie, comme en Amérique du Sud, aux alternatives antilibérales et anti-impérialistes qui marqueront la seconde phase actuelle de décolonisation.

L'objectif immédiat est et reste la mobilisation populaire pour le démantèlement des bases militaires étrangères et le retrait des armées US, de l'UE et Françaises d'Afrique.

Juin 2015

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 10:10

Publié le 6 juin 2015 sur ce blog

Les Good Year ont fait un projet de SCOP qui a été rejeté par la direction de l'entreprise qui veut liquider l'usine d'Amiens.  Et laisser délocaliser de fait la production de l'usine.

 

Goodyear : Des bénéfices quadruplés en 2014

La firme américaine Goodyear est le troisième fabricant de pneumatiques au monde, après Bridgestone./Firestone et Michelin.  ( source wikipedia)

"Goodyear a quadruplé son bénéfice en 2014 grâce à un crédit d'impôt qui lui a permis de compenser des effets de change défavorables et une baisse des volumes de ventes en Europe. Sur l'ensemble de l'année 2014, le groupe d'Akron (Ohio, nord-est) a engrangé un bénéfice net de 2,45 milliards de dollars.

Ces solides résultats se traduisent par des bénéfices par action, mesure scrutée par les investisseurs en Amérique du nord, supérieurs aux attentes.
L'entreprise, qui a confirmé ses prévisions pour 2015, souligne qu'elle a par ailleurs réalisé des économies de coûts suite à la fermeture annoncée en novembre dernier de l'usine d'Amiens-nord en France (1.143 emplois) faute de repreneur." ( source Le Figaro.fr ).

La multinationale continue donc de verser de fructueux dividendes à ses actionnaires.

 

Le secteur pneumatique et ses salariés en France victimes du dumping social

Les pneus pour le secteur agraire constitue 16 % du marché en France.  C’est  ce secteur que Goodyear a décidé de brader et d’abandonner à ses concurrents. Or c’est le secteur des pneumatiques dont la balance commerciale est déficitaire en France : 400 millions de déficit commercial en 2014.  Ce secteur et notamment le secteur agraire est, surtout depuis une dizaine d’années concurrencé par des firmes asiatiques ( La firme indienne BKT notamment) qui produisent à bas coûts. Or le marché intérieur français (pneumatique et caoutchouc industriel) s’est de plus en plus ouvert aux importations.  Et Goodyear annonce une nouvelle usine ultra moderne au Mexique.
Ce sont donc bien des délocalisations de fait, le dumping social et la recherche de profits maximum qui ont conduit Goodyear à fermer son usine d’Amiens.

 

Fermer en France pour augmenter les dividendes 

Le refus de la direction de l'entreprise est clair : elle ne veut pas de concurrent en Europe.  Elle ne veut pas non plus, que les salariés de Goodyear démontrent que leur usine est rentable puisqu'elle liquide tout et ne vend pas.  Les licenciements de Goodyear-Amiens sont des licenciements boursiers.

Ce n'est pas à l'entreprise liquidatrice de dire si l'entreprise est viable ou pas.  Elle se contredirait si elle le faisait puisque son seul argument était que le marché européen n'était pas assez rentable ...

 

Responsabilité de l'Etat

L'Etat doit intervenir.  Il peut aider les salariés à mettre en oeuvre leur projet de SCOP.  Des centaines de salariés se battent pour leur emploi.  On attend du gouvernement Hollande qu'il fasse de même.

Les salariés de Fralib ont conquis leur SCOP de haute lutte.  On voudrait que les Good Year n'attendent pas aussi longtemps pour voir aboutir leur projet. 

Une solution serait de mettre en place des  échanges commerciaux et des coopérations équitables de façon à ne pas laisser fondre chaque année notre potentiel industriel.  Mais cela supposerait de contrôler ces échanges commerciaux et donc nos frontières.  De cela l'UE, le traité de Lisbonne et sa "concurrence libre et non faussée" ne veut pas. 

Et c'est pourquoi pour contineur à vivre, les salariés doivent affronter l'Union européenne et ses diktats.

La solution la plus raisonnable serait de dénoncer les traités et de faire sauter les carcans de l'Union Européenne.

 

Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le titre.
Vendredi, 22 Mai, 2015
Humanite.fr

Photo : Lionel Bonaventure /AFP

Photo : Lionel Bonaventure /AFP
Le projet de reprise de l’usine en coopérative, porté par 400 salariés et la CGT, a été froidement dénigré par la direction de Goodyear Amiens-Nord.

La CGT avait formellement présenté début mai ce projet, qui repose sur l'acquisition de l'activité pneu agraire que Goodyear a décidé d'abandonner dans la région Europe-Moyen-Orient-Afrique, et qui permettrait de sauver plusieurs centaines d'emplois. 400 anciens salariés de l’entreprise, qui a fermé en janvier 2014, en entraînant le licenciement de 1.143 personnes, soutiennent ce projet de reprise en Scop, seul projet concret existent, et d’autant plus urgent que le congé de reclassement des salariés se termine et beaucoup restent toujours sans solution. Sur les 1 009 salariés en congé de reclassement, une cinquantaine seulement ont retrouvé un emploi en CDI. La difficulté sociale est avérée.
Mais avec dédain la direction a refusé la proposition présentée. Elle "repose sur une approche stratégique irréaliste au regard des caractéristiques du marché, ne comporte aucun élément justifiant de sa faisabilité opérationnelle et s'appuie sur des hypothèses économiques et financières erronées", écrit la direction dans un communiqué. "La Scop évoquée dans le document remis dégagerait des pertes structurelles s'élevant au moins à 20 millions d'euros par an et n'aurait aucune chance de trouver des financements".[...]

Lire la suite en cliquant sur le titre

Challenges.fr

L'usine située à Amiens-Nord a fermé en janvier 2014. Emmenés par la CGT, plus de 300 anciens salariés s'étaient ralliés au projet de reprise par une Scop.

L'usine Goodyear d'Amiens-Nord a été le théâtre de violents conflits sociaux avant sa fermeture en janvier 2014. (c) Sipa

 

La direction de Goodyear Amiens-Nord a estimé vendredi 22 mai que la proposition de reprise par une coopérative (Scop) de l'activité pneu agricole, présentée ce même jour par les syndicats au ministère de l'Economie, "ne présente pas un projet d'entreprise viable".

La CGT avait formellement présenté début mai ce projet, qui repose sur l'acquisition de l'activité pneu agraire que Goodyear a décidé d'abandonner dans la région Europe-Moyen-Orient-Afrique, et qui permettrait de sauver plusieurs centaines d'emplois.

Cette proposition "repose sur une approche stratégique irréaliste au regard des caractéristiques du marché, ne comporte aucun élément justifiant de sa faisabilité opérationnelle et s'appuie sur des hypothèses économiques et financières erronées", estime la direction dans un communiqué.

Usine fermée depuis janvier 2014

"La Scop évoquée dans le document remis dégagerait des pertes structurelles s'élevant au moins à 20 millions d'euros par an et n'aurait aucune chance de trouver des financements", avance la direction.

L'usine Goodyear d'Amiens-Nord a fermé en janvier 2014.

Une éventuelle reprise par l'américain Titan de l'activité pneus agricoles du site d'Amiens-Nord a entretenu les espoirs pendant plusieurs mois, avant de les anéantir en novembre avec le retrait définitif de l'équipementier.

Emmenés par la CGT, plus de 300 anciens salariés se sont ralliés au projet de reprise par une Scop.

(avec AFP)

 

La Montagne.fr

22/05/15 - 13h47

Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le titre

Des pneus en feu le 7 janvier 2014 à l'usine de Goodyear Amiens-Nord fermée - Denis Charlet/AFP

Des pneus en feu le 7 janvier 2014 à l'usine de Goodyear Amiens-Nord fermée - Denis Charlet/AFP

 

La direction de Goodyear a estimé vendredi que la proposition de reprise par une coopérative (Scop) de l'usine d'Amiens-Nord "ne présentait pas un projet d'entreprise viable", une "douche froide" pour les salariés disposés à "discuter pour améliorer le projet".

La CGT avait formellement présenté début mai ce projet, qui repose sur l'acquisition de l'activité pneu agraire que Goodyear a décidé d'abandonner dans la région Europe-Moyen-Orient-Afrique, et qui permettrait de sauver plusieurs centaines d'emplois.

Cette proposition "repose sur une approche stratégique irréaliste au regard des caractéristiques du marché, ne comporte aucun élément justifiant de sa faisabilité opérationnelle et s'appuie sur des hypothèses économiques et financières erronées", écrit la direction dans un communiqué.  [...]

Les salariés ont pris ce communiqué de Goodyear "comme une douche froide, une nouvelle attitude de mépris à leur endroit", a réagi auprès de l'AFP Me Fiodor Rilov, reçu en fin de matinée au ministère de l'Economie avec des représentants de la CGT et des porteurs du projet.

"Goodyear a manifestement pour objectif de fermer la porte avant qu'on ait pu franchir le palier", a ajouté l'avocat de la CGT, souhaitant que la direction "donne aux salariés la possibilité de discuter (...) réexaminer leur projet et revenir avec d'autres propositions".  [...]

Le syndicat demande "au gouvernement de prendre sa responsabilité" en organisant "au moins un rendez-vous avec les dirigeants de Goodyear". "On est disposés à discuter pour améliorer le projet, discuter des points qu'il faut améliorer", assure-t-il.

Pour Me Rilov, "on ne peut pas sur un enjeu aussi important épuiser une négociation au bout de deux courriers". [...]

Emmenés par la CGT, plus de 300 anciens salariés se sont ralliés au projet de reprise par une Scop.

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 08:43

Publié par Michel El Diablo : Communiqué de l'UJRE

DESCENTES DE POLICE chez des militants PRO-PALESTINIENS

Communiqué
 

DESCENTES DE POLICE CHEZ DES MILITANTS PROPALESTINIENS

Pierre Stambul, coprésident de l’Union Juive Française pour la Paix et l’ancien député, Jean-Claude Lefort, ancien président de l’Association France Palestine Solidarité, ont été à vingt-quatre heures d’intervalles, l’objet d’une descente de police aussi musclée qu’inutile, puisque déclenchée sur la base d’informations erronées.

Eva Labuc avait été victime de pareil procédé le mois dernier.

Tous sont manifestement visés en raison de leur lutte pour la reconnaissance de l’État de Palestine, dont la création a été décidée par les Nations Unies il y près de 70 ans.

Dans un pays qui se prévaut de la liberté d’expression, c’est inadmissible.

A ce titre, l’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide (UJRE*) les assure de son entière solidarité.
 
Elle continuera de militer, comme elle le fait depuis la première heure pour une paix juste au Proche-Orient ; pour une reconnaissance mutuelle des États d’Israël et de Palestine, dans leurs frontières de 1967 ; pour le respect des droits de l’homme au Proche-Orient et en France, contre les lois liberticides. 
 
UJRE
Paris, le 11 juin 2015

 * L’UJRE, issue du mouvement de résistance « Solidarité » naît en 1943, dans la clandestinité, dans et par la Résistance à l’occupant nazi.

 

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 22:45

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 8 juin 2015.
 
Le M’PEP ne soutient plus l’idée de la « construction d’une grande force politique de gauche ». La gauche, en incluant le Parti socialiste (PS) comme le font certains, est déjà rassemblée en deux ensembles. Le premier gravite autour du PS avec un cercle rapproché constitué d’Europe-Ecologie-Les-Verts (EELV) et du Parti radical de gauche (PRG) qui n’en sont que des filiales. Un deuxième cercle existe, plus éloigné, qui est le Front de gauche. Le point commun à ces deux ensembles est leur accord de fond sur le maintien de la France dans l’euro, l’Union européenne et plus généralement dans les institutions qui, comme le FMI, l’OMC et la Banque mondiale sont les piliers de l’ordre néolibéral mondial. C’est pourquoi, au lieu de parler de « gauche », nous préférons parler de construction d’une force politique visant à défendre les intérêts des classes dominées. Cette nouvelle force ne peut venir ni des dirigeants du PS, ni de ceux du Front de gauche ou du NPA, c'est-à-dire de la gauche telle qu’elle est. Postuler que la gauche telle qu’elle est n’est pas fidèle à ce qu’elle devrait être ou aurait dû rester, c’est postuler l’existence d’une gauche qui ne soit pas historique mais mythique. Rien ne vient étayer ce postulat, tout vient le contredire.
 
(…)
 
Pour lire la suite, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/L-evolution-revolutionnaire

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 22:23

Lu sur www.france-palestine.org

 

Orange est associé à la compagnie israélienne de télécommunications Partner, qui opère dans les Territoires palestiniens occupés. Se disant « prêt à abandonner » ces liens, le PDG du groupe français a dû faire marche arrière sous les pressions du gouvernement israélien et de Laurent Fabius, qui oublie les engagements constants de la France.

René Backmann, Médiapart, mardi 9 juin 2015

 

« Les liaisons dangereuses d’Orange dans le Territoire palestinien occupé » : c’est le titre d’un rapport publié au début du mois dernier par cinq ONG et deux syndicats (il est à lire ici). Dans ce document de cinquante pages, ces organisations [1] révélaient que le groupe de télécommunications français Orange, dont l’État détient 25,05 % des parts, était lié avec l’entreprise israélienne Partner qui possède 208 antennes et installations diverses dans des colonies israéliennes de Cisjordanie, illégales au regard du droit international.

Partner a construit des antennes sur des terres palestiniennes confisquées, expliquaient les auteurs du rapport, offre ses services aux colons et à l’armée et contribue à assurer la viabilité économique et le maintien des colonies au détriment des Palestiniens. Par sa présence, constatait le document, Partner contribue aussi à perpétuer une situation considérée comme illégale par la communauté internationale. Le tout en violation du droit international et des droits humains.

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  • Stéphane Richard, PDG d’Orange

En conclusion de leur document, les organisations signataires recommandaient donc à Orange d’« exiger de Partner de ne pas opérer dans les colonies israéliennes dans le territoire palestinien occupé pour éviter de contribuer au maintien d’une situation jugée illégale par la communauté internationale » et, en cas d’échec, d’« interrompre sa relation d’affaires avec Partner et d’émettre une déclaration publique par laquelle l’entreprise marque clairement sa volonté d’éviter de contribuer à la viabilité économique et au maintien des colonies israéliennes ».

Orange avait d’abord répondu en assurant qu’il n’était pas « opérateur en Israël », et qu’il ne détenait aucune action ou droit de vote de Partner. Le contrat existant permettant à Partner d’utiliser « la marque et l’image d’Orange en échange d’une redevance », avait expliqué l’entreprise française, avait été « signé par le propriétaire de l’époque et transmis à France Télécom en 2000 lors de l’acquisition de la marque ». Ce qui ressemblait fort à un dégagement en touche.

Mercredi dernier, changement de stratégie d’Orange. En visite au Caire, le PDG Stéphane Richard indique être « prêt à abandonner demain matin » les liens avec Partner « sans exposer Orange à des risques énormes » sur le plan légal ou financier. Le lendemain, confirmation : Orange annonce par un communiqué sa décision de cesser « à terme » sa relation avec Partner, tout en précisant que cette décision « n’a aucune motivation politique et relève d’une volonté d’avoir la maîtrise totale de sa marque ». Rappelant qu’il est lié à Partner par un accord expirant en 2025, Orange ajoute qu’il respectera « strictement les accords existants ».

En Israël, où la campagne internationale « boycott, désinvestissement, sanctions » (BDS) est considérée comme une menace diplomatique majeure, la décision d’Orange est reçue – et traitée – comme une agression.

« Je dois avouer avoir été surprise par ces informations, qui ne me semblent pas raisonnables pour une entreprise de la taille d’Orange, réplique dans une lettre à Stéphane Richard la ministre israélienne des affaires étrangères, Tzipi Hotovely. Je suis confiante dans le fait que ces informations ne reflètent pas les intentions de votre compagnie. Et vous prie donc de clarifier cette question le plus vite possible. » « J’appelle le gouvernement français à rejeter publiquement les déclarations et les agissements malheureux d’une compagnie dont il est en partie propriétaire », exige de son côté le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, manifestement furieux. Il accuse Orange de participer à un « drame absurde », celui dans lequel une démocratie « respectueuse des droits de l’homme », exposée aux « menaces sécuritaires », est confrontée « aux condamnations systématiques et aux tentatives de boycott. On ne pardonnera pas ce drame absurde… ».

Est-ce le poids de cette menace ? Le lendemain, Laurent Fabius déclare que la France est « fermement opposée au boycott d’Israël ». Puis l’entourage de François Hollande affirme à l’AFP que « la France n’est pas dans une action sur le boycott qui puisse avoir la moindre ambiguïté. Un industriel a le droit de choisir ses partenaires en Israël. Orange veut continuer à travailler. C’est à Orange et à Orange seul de déterminer avec qui ». Comprenne qui pourra.

Entretemps, Stéphane Richard a rectifié sa stratégie. Ou son discours. « Orange est présent en Israël pour y rester », déclare le PDG, qui affirme « regretter sincèrement » la « controverse » née de ses propos et proclame : « Nous aimons Israël. »

En d’autres termes, une fois de plus, le gouvernement israélien a réussi l’un de ses tours de passe-passe diplomatiques favoris : transformer une mesure étrangère – en l’occurrence un projet de mesure – parfaitement licite, contre sa politique de colonisation illégale, en une agression contre Israël. C’est-à-dire faire surgir le mot boycott lorsqu’il s’agit, comme ici, d’agir conformément au droit international en cessant de soutenir l’occupation. Qu’il ait été assisté dans cette besogne par le ministre français des affaires étrangères est consternant.

Peut-être faut-il rappeler que sur l’occupation des territoires palestiniens par Israël, la position officielle de la France est pourtant assez claire. Comme l’ONU et l’Union européenne, elle ne « reconnaît pas la souveraineté d’Israël » sur ces territoires et « ne les considère pas comme faisant partie intégrante du territoire d’Israël ». Au cours de sa première visite présidentielle dans les territoires occupés en novembre 2013, François Hollande avait d’ailleurs rappelé « l’illégalité de la colonisation » et demandé son « arrêt total et définitif ».

Quant au ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, sa signature figure, avec celles de quinze autres ministres des affaires étrangères européens, au bas d’une lettre adressée le 13 avril 2015 à Federica Mogherini, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères. Dans cette lettre, il est rappelé que « l’expansion des colonies israéliennes illégales dans les Territoires palestiniens occupés, et autres territoires occupés depuis 1967, menace la perspective d’un accord de paix juste et définitif ». Cette lettre avait pour but de rappeler à Mme Mogherini que les directives de juillet 2013 sur l’identification des produits des colonies « doivent être appliquées, conformément à la politique constante de l’UE qui vise à la préservation de la solution à deux États ».

[1] Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire), Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), Ligue des droits de l’homme (LDH), Al-Haq (défense des droits de l’homme en Palestine), Association France-Palestine Solidarité (AFPS), CGT, Union syndicale « Solidaires ».

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 22:16

Par María Josefina Arce (RHC)

 

Des élus de la CELAC, la Communauté des États Latino-américains et caribéens, un mécanisme indépendant, sans la tutelle de qui que ce soit ont fait front commun à Bruxelles face aux tentatives du Parlement Européen d'adopter une résolution contre le Venezuela, un pays qui est l'objet d'actions déstabilisatrices de l'oligarchie, appuyées et encouragées par les États-Unis et leurs alliés.

La récente rencontre entre des parlementaires latino-américains et caribéens, préalable au Second Sommet CELAC-UE, mercredi et jeudi a mis en évidences les divergences entre les deux régions et surtout la mentalité de certains qui n'ont pas réussi à se défaire de leur passé colonialiste.

La réalité est que l'Europe s'est heurté à une Amérique Latine différente qui exige du respect pour la souveraineté du Venezuela et la non ingérence dans les affaires internes d'un pays qui a beaucoup avancé sur le plan socio économique, ce qui est mondialement reconnu.

Ces dernières heures par exemple, la FAO, l'Organisation des Nations Unies pour l'Agriculture et l'Alimentation a reconnu la politique appliquée d'abord par le président Hugo Chávez et qui a été consolidée par le gouvernement de Nicolás Maduro visant à la réduction de la pauvreté et de la faim dans ce pays.

Le directeur de la FAO, José Graziano Da Silva, a félicité Caracas car le Venezuela figure parmi les 29 pays qui ont atteint ces deux objectifs de développement du millénaire.

En matière des droits humains, ce pays sud-américain montre des avancées incontestables. L'Europe ne peut pas en dire autant. Elle a été très critiquée entre autres par sa politique anti immigrants.

Rappelons la crise déclenchée en avril dernier suite à la mort,en MER Mediterranée, de presque un millier de personnes, en provenance, pour la plupart, d'Afrique et qui voulaient se rendre en Europe à la recherche d'une vie meilleure.

Les Eurodéputés ont voulu s'immiscer dans une question qui ne leur incombe pas. En mars dernier, le Parlement Européen avait adopté une nouvelle résolution contre le gouvernement légitime et constitutionnel de Nicolás Maduro.

Celle-ci a été la 9è résolution sur le Venezuela votée au sein du Parlement européen depuis 2007. Cette institution n'a pas vu d'un bon œil la Révolution bolivarienne.

Caracas a qualifié cette résolution «d'ingérence » et a accusé la droite et l'extrême droite européenne d'être « les promoteurs de celle-ci et d'autres résolutions ».

Le Venezuela a été aussi la cible de critiques de la part de personnages comme les ex-présidents du gouvernement espagnol Felipe González et José María Aznar, ce dernier, bien connu par ses positions réactionnaires et d'alignement total avec les États-Unis. Rappelons qu'il a été le principal promoteur de la dite position commune vis-à vis de Cuba.

L'Europe doit savoir qu'elle n'est plus une métropole. L'Amérique Latine a changé. Elle défend, à l'heure actuelle, ensemble, le droit de chacun de ses peuples à l'auto détermination. Le Venezuela en est un. Lui seul est le maître absolu de son présent et de son avenir.

EDITÉ PAR TANIA HERNÁNDEZ

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 08:34

8 Juin 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Initatives et rendez-vous, #Qu'est-ce que la "gauche", #Front historique

 

ATTENTION!!!!!!!


Peut-on fêter les 70 ans de la Sécurité Sociale avec ceux qui organisent sa destruction ?

Le Gouvernement a décidé de saisir l’opportunité de la date de l’ordonnance ayant créé la sécu, le 4 octobre 1945, pour organiser de grandes festivités.Partout en France auront lieu des journées portes ouvertes des caisses locales, des Conseils d’Administration exceptionnels, des manifestations culturelles…En partenariat avec l’Education Nationale, la Sécurité Sociale a lancé un concours en février à destination des jeunes.3 500 élèves planchent d’ici juillet sur 4 thèmes avec notamment le fait d’écrire une lettre de réponse à Simone Veil qui interpellait les jeunes générations sur la sécu lors du 60ème anniversaire.


Les lauréats seront récompensés lors d’un évènement national organisé à Paris le 6 octobre. Il devrait être présidé par François Hollande.


Le dossier de presse réalisé à cet effet oublie d’évoquer Ambroise Croizat, bâtisseur de la Sécurité Sociale en tant que Ministre Communiste du Travail, lequel a conçu les lois avec la mise en place de 138 caisses, avec l’aide de la CGT (malgré l’opposition violente de la droite, des assurances privées, des médecins, des patrons et de la CFTC). Encore une fois en manipulant l'histoire, Il ne parle que de Pierre Laroque qui n’a été que le fonctionnaire et commis d’écriture qui mit en forme l’ordonnance du 4 octobre 1945 portant création de la sécu. Celle-ci était l’émanation directe du CNR (Conseil National de la résistance) et de la réflexion et conception collective menée sous la maîtrise d’œuvre de Croizat dès sa nomination comme président de la Commission du Travail à l’Assemblée Consultative (juin 1943). Ceci en lien très actif avec les services de santé dirigé par François Billoux, autre Ministre Communiste, jamais évoqué lorsqu’on parle de la sécurité sociale.


Il est difficile d’admettre la réalité de l’Histoire et surtout l’activité brûlante et la modernité d’un homme comme Ambroise Croizat à l’heure où droite, patronat et gouvernement actuel veulent privatiser ce bien national qu’est notre belle sécurité sociale. Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à celui que l’on baptise justement « le ministre des travailleurs » pour ce 70ème anniversaire est de nous battre sans cesse partout pour que la sécurité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé, mais qu’elle reste ce que Croizat et le peuple de France qui l’ont bâti, ont voulu qu’elle soit : un vrai lien de solidarité, un rempart au rejet, à la souffrance et à l’exclusion.


Alors investissons les journées portes ouvertes, Conseils d’Administration Exceptionnels ou animations culturelles en octobre pour parler de nos revendications et propositions, afin de regagner une sécurité sociale comme l’a bâti Ambroise Croizat.


Michel Etievent-Daniel Blache ( CGT)

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 22:59
, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 29%

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Plus de 300 personnes étaient présentes dans un climat fraternel et combatif.
Marie-Christine Burricand intervenait pour Faire vivre et renforcer le PCF ce 30 mai à Paris.

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ll y a 10 ans, les français bousculaient le monde politique et médiatique, les élites technocratiques, dérangeaient les plans du patronat en votant à 55 % NON à la Constitution européenne. C’étaient les ouvriers, les employés, les quartiers populaires qui avaient fait la force du NON et en faisait un vote un vote de classe. jA Vénissieux par exemple, le NON atteignait 70 %.

Depuis le passage à l’euro, les yeux s’étaient ouverts sur cette Union européenne qui n’avait rien à voir avec l’amitié entre les peuples et se révélait bien être l’arme du patronat contre le monde du travail.

Le PCF a joué un rôle fondamental dans la bataille pour le NON et j’ajouterai que la position de la CGT, venue de la base, a fortement aidé la victoire.
Mais cette bataille du PCF était en même temps marquée par les contradictions, pour le Non mais pour la construction européenne, pour le NON mais pour la monnaie unique, pour le Non mais pas pour la nation avec cette illusion d’une Union européenne à transformer, le complexe national, l’engluement dans le PGE.

Tout cela avait conduit "Faire Vivre et Renforcer le PCF" à sortir son propre appel qui avait recueilli plus de 2000 signatures. Cet appel n’a pas pris une ride !

Beaucoup s’imaginaient alors qu’une nouvelle ère allait s’ouvrir pour la lutte des classes et un espace s’était effectivement créé.. Cet espoir s’est heurté à l’élection de Nicolas Sarkozy, mais aussi aux contradictions de la gauche de la gauche et du PCF, confirmant dans un reniement de son histoire l’idée que le changement ne pouvait plus se gagner qu’au plan européen, voir mondial, abandonnant donc la nation comme terrain essentiel de la lutte des classes et vendant au peuple une chimère à laquelle celui ci à juste titre ne croit pas.

La suite est connue, c’est la trahison de la représentation politique qui permet à Sarkozy de faire adopter le traité au parlement malgré le vote des français. En Irlande, le peuple était convié à revoter jusqu’à fournir le bon vote pour les décideurs européens et le patronat. Nous étions alors entrés dans une nouvelle ère, celle où les diktats de la Commission européenne et les lois des traités européens valent plus que le vote des peuples, c’est à cela que sont confrontés les grecs.

Faut-il s’étonner dans ces conditions que les peuples perdent confiance en leurs élus, qu’ils n’aillent plus voter ? Et n’est ce pas dans cette trahison de la représentation politique et ce déni de la souveraineté populaire et nationale que le Front National fait son lit, bien aidé il faut le dire par les gouvernements successifs et les médias au service de l’argent. Jusqu’où ira la bête devenue incontrôlable ?

Dix ans après, nous sommes au cœur de cette guerre violente contre les peuples et l’Union Européenne apparaît pour ce qu’elle est, le bras armé du capital contre les peuples.

Tout ce sur quoi nous alertions s’est réalisé : Désindustrialisation, casse des solidarités et droits des travailleurs, casse des services publics et partout la guerre pour détruire les nations en Afrique, en Palestine, en Europe notamment avec l’Ukraine...Il s’agit toujours de libérer des nouveaux territoires pour les marchés en balayant les limites qu’avaient pu imposer les luttes populaires.

L’Ukraine est exemplaire parce que l’Union Européenne y fait le choix du fascisme et de la guerre pour servir les oligarchies en complicité avec les Etats-Unis contre la Russie qui doit être diabolisée et servir de repoussoir.

Oui les communistes ukrainiens, les peuples du Donbass ont besoin de notre solidarité ! L’attitude du gouvernement français qui consent et entretient ce renouveau fascisme au cœur de l’Europe s’apparente à ceux qui en 1938 ont dit plutôt Hitler que le Front populaire !

C’est à cela qu’il faut rattacher le fait que François Hollande ait comparé le FN à un tract du PCF des années 1970, jugé superflu de se rendre en Russie pour les cérémonies du 9 mai 1945, refusé d’inclure un communiste dans les résistants du Panthéon.

Il n’ y a ni accident de langage, ni incompétence, ni hasard. Ils ont besoin de rayer de la carte et de l’histoire le communisme et le socialisme pour imposer cette démocratie d’apparences qui nie la lutte des classes, pour asservir le peuple, en négation de toute notre histoire.

Soyons à l’offensive sur cette question du communisme comme sur la Nation. Celle-ci est attaquée par le haut avec l’Union européenne et par le bas avec la réforme des collectivités territoriales qui installe la mise en concurrence libre et non faussée des territoires avec les euros régions et métropoles alors que les communes sont dévitalisées.

Le grand marché est ouvert pour en finir avec la Nation et l’égalité de traitement républicaine. Aujourd’hui, départements, régions, métropoles et communes peuvent être redécoupées, y compris au-delà des frontières nationales sans que les peuples soient consultés.

Nous ne croyons ni à une autre mondialisation, ni à l’Europe sociale. L’Union Européenne est un empire qu’il faut faire tomber. Oui nous avons besoin de luttes nationales en France, en Espagne, en Grèce ...qui bousculent l’Union Européenne jusqu’à créer une situation nouvelle qui bouscule l’UE. Et nous avons besoin autour de ces luttes d’un grand élan de solidarité internationale entre peuples et nations souveraines.

Continuons la bataille pour les 4 sorties : sortie de l’euro, de l’UE, de l’Otan et du capitalisme. Ce rassemblement est un moment de cette bataille qui doit nous donner de la force.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 21:45

Lu sur Histoire et Société

Une rencontre importante en espérant qu’elle sera suivie d’actions…

06 juin

Aujourd’hui, 5 Juin 2015, dans le cadre du 22e Congrès du Parti progressiste des travailleurs de Chypre (AKEL) à Nicosie : Rencontre entre Petro Simonenko du Parti Communiste d’Ukraine (KPU) et Lydia Samarbahch en charge des relations internationales du Parti communiste français (PCF).
Petro Simonenko a informé son interlocutrice de la situation actuelle en Ukraine, en particulier les menaces posées par la nomination de l’ancien Président de la Géorgie Mikheil Saakashvili au poste de Gouverneur de l’Administration régionale d’Odessa .
Tout d’abord, a dit Petro Simonenko, ceci crée des opportunités pour le placement dans les ports de bases navales de l’OTAN dans la région d’Odessa, et risque de sérieusement compliquer la situation dans la région de la mer Noire, d’exacerber les tensions, non seulement en Ukraine, mais aussi en Europe.
Et d’autre part, la poursuite de la politique de Saakachvili contribuera à l’exarcerbation du conflit et une augmentation de l’agressivité, à la frontière entre l’Ukraine et la Transnistrie.
Petro Simonenko a également noté que l’utilisation de la rhétorique « pacifique » lors des élections présidentielles a donné à Petro Porochenko l’occasion de tromper les électeurs, dont beaucoup pensaient qu’il allait vraiment arrêter la guerre fratricide dans le Donbass.
Cependant, les communistes ont averti que Porochenko n’allait jamais arrêter la guerre, formant lui et ses alliés politiques – une équipe du «parti de la guerre » , – a déclaré Petr Simonenko.
Selon lui, Porochenko est soutenu par les États-Unis et les oligarques, qui sont intéressés à la guerre en tant que source d’enrichissement.
Il a appelé les communistes français à soutenir dans les diverses structures européennes les efforts du Parti communiste pour démystifier le régime de Kiev qui a toutes les caractéristiques d’une dictature fasciste.

Петр Симоненко: Мирная риторика Порошенко во время президентских выборов была обманом избирателей – Компартия Украины
kpu.ua
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