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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 14:25

Publié par Michel El Diablo

JEUDI NOIR des BLOUSES BLANCHES ! Le 11 juin 2015: Grève nationale dans les hôpitaux

11 juin 2015 : Grève nationale dans les hôpitaux

Après des années de plan d’économies, les directions des hôpitaux remettent en cause les accords sur la réduction du temps de travail signés en 2002.

Dans un premier temps, des hôpitaux sont passés de journées de 8h à du 7h36 ou 7h30, pour réduire le nombre de RTT.

Aujourd’hui, c’est le tour de l’AP-HP, qui constitue 10% de la Fonction Publique Hospitalière, avec ses 75.000 agents dans 38 hôpitaux. Si demain les agents de l’AP-HP cèdent, c’est tous les hospitaliers de France qui risqueront le même sort : 

-les soignants passant de 7h36 à 7h20 

-les administratifs, techniques et ouvriers en 7h, sans aucun jour de RTT

Déjà, le point d’indice est gelé depuis 2010, tandis que les charges sociales des fonctionnaires augmentent chaque année, ce qui fait que le salaire baisse d’année en année. Alors pas question de travailler demain 10 à 20 jours de plus pour un salaire en peau de chagrin !

LE 11 JUIN, les blouses blanches organisent un JEUDI NOIR !

La bataille des 35 heures va se passer le jeudi 11 juin, aussi l’ensemble des hospitaliers de France est appelé à faire grève ce jour-là.

Face aux menaces et intimidations de certains directeurs au comportement indigne d’un pays démocratique (huissier lors d’assemblées générales, policiers dans les halls, tableaux avec des noms de grévistes, etc.), il a été proposé aux agents de réduire l’activité : 
-en ralentissant la saisie du codage PMSI qui sert au financement de l’activité hospitalière 
-en laissant des trous dans les plannings des consultations

Tous ensemble, nous constituons une force tranquille : 
IL FAUT AGIR 
POUR NE PAS SUBIR !

 

JEUDI NOIR des BLOUSES BLANCHES ! Le 11 juin 2015: Grève nationale dans les hôpitaux
 

Monsieur le Directeur Général,

L’organisation CGT du CHU de Toulouse vous confirme qu’elle dépose un préavis pour la grève du 11 juin 2015, (…)

Cette journée s’inscrit dans le préavis de grève national déposé par la Fédération de la Santé et de l’Action Sociale pour le 11 juin 2015. Il est concomitant au préavis de l’intersyndicale de l’AP-HP contre la réforme des 35h et le plan d’austérité.

Au CHU de Toulouse, nos revendications sont les suivantes :

  • Arrêt des RTT imposées (RQ ou RO) dans certains services. Arrêt des mutualisations et de l’ultra polyvalence dangereuse pour la sécurité des soins.
  • Mise en adéquation effectifs/charge de travail. Mise en place de normes dans chaque service de soin.
  • Le remplacement 1 pour 1 de tout l’absentéisme
  • L’application pleine et entière des obligations réglementaires sur le temps de travail
  • L’application pleine et entière de l’obligation de sécurité de l’employeur
  • Arrêt des rappels sur repos (ils sont illégaux)
  • Mise en place des 32 heures (déjà appliquées pour les nuits -32h30- 32h correspond à un 90%) et permettrait de créer une 4eme équipe au quotidien et donc de nombreux emplois de fonctionnaires.
  • Respect des métiers et arrêt des glissements de tâches institutionnalisés pour pallier à l’augmentation de la charge de travail.
  • Intégration du temps de trajet dans le temps de travail.
  • Titularisation des CDD sur des postes pérennes.
  • Rattrapage du point d’indice et une augmentation générale des salaires.
  • Annulation de la dette privée des hôpitaux et notamment celle du CHU de Toulouse. 18.000.000 d’euros en 2014
  • L’application réelle des soins gratuits pour les hospitaliers (Article 44 du statut de la Fonction publique Hospitalière).
  • L’arrêt des privatisations des services supports (techniques, bio-nettoyage, brancardage)
  • L’abandon du “lean-management” ou autres techniques qui détruisent nos organisations de travail
  • Mise en place du délit d’entrave au CHSCT dans la fonction publique hospitalière (jusqu’à un an de prison ferme)
  • Moyens supplémentaires pour pallier à l’alerte canicule sur Toulouse de début juin.

Comme le prévoit la loi, nous nous tenons à votre disposition avec les personnels pour que cette période de préavis soit utilisée à trouver des solutions dans l’intérêt des patients et des personnels.

Jean ESCARTIN

Julien TERRIE

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 02:14

Posted 4 juin 2015 by cubanismo

Álvaro Avelar

 

Le Sommet des Peuples est déjà à n'en pas douter un grand succès. Des participants venus de non moins de 42 pays ont déjà confirmé leur présence (12 pays d'Amérique-Latine, 24 pays européens, 2 pays africains et 4 pays asiatiques).

74 organisations, issues de 20 pays différents ont déjà signé l'appel.

Le Sommet des Peuples, Cumbre de los pueblos en espagnol, c'est l'occasion d'organiser une rencontre des acteurs sociaux en parrallèle au Sommet entre le CELAC-et l'UE qui aura lieu aux mêmes dates à Bruxelles. De cette manière, le Passage 44 à Bruxelles se transformera l'espace de quelques heures en un lieu de rencontre des courants progressistes en Amérique Latine. Le 10 juin sera entièrement consacré à la solidarité avec le Venezuela, tandis que le 11 juin essaiera au contraire d'être multi-facettes à travers des ateliers, des conférences et une grande soirée de solidarité.

Plusieurs participants de renommée d'Europe et d'Amérique Latine sont d'ores et déjà annoncés. Citons entres autres Aleida Guevara, une des filles du Che, qui participera en matinée à l'atelier 'Intégration des peuples d'Amérique Latine et des Caraïbes'. Le journaliste progressiste belge, Michel Collon prendra quant à lui part à l'atelier de l'après-midi intitulé "Le pouvoir des médias". Vous trouverez le programme complet ici.

Toutes les inscriptions pour le 11 juin sont déjà cloturées, mais nous diffuserons le meeting de solidarité sur grand écdran dans une salle adjacente du Passage 44. Vous pouvez encore vous y inscrire via ce lien. Nous prévoyons également de diffuser le meeting en direct sur internet via streaming.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 09:38

ATHÈNES 26 - 28 JUIN : PROGRAMME DU FORUM INTERNATIONAL ANTI-UNION EUROPÉENNE

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire ( M’PEP).

Le 4 juin 2015.

Le M’PEP, co-organisateur de ce forum international avec plusieurs autres organisations de pays européens, appelle les citoyens, organisés ou non, à participer à ce rassemblement inédit qui est en passe de prendre la suite des forums altermondialistes en déclin. L’objectif est de renforcer la mobilisation contre l’Union européenne et l’euro, responsables des politiques d’austérité qui écrasent les peuples, et de trouver des issuees progressistes. Ce forum fait suite à diverses rencontres auxquelles notre parti a participé.

Intervenants

 

  • Dimitris Belantis (Comité central de SYRIZA – Grèce)
  • Enea Boria (Movement ORA, Mouvement Maintenant – Italie)
  • Mauro Casadio (Rete dei Comunisti, Réseau des communistes – Italie)
  • Sergio Cesaratto (économiste – Italie)
  • Javier Couso Permuy (Izquierda Unida, gauche unie, député européen – Espagne)
  • Giorgio Cremaschi (ex-président de la Fédération des travailleurs de la métallurgie, FIOM – Italie)
  • Antonis Dalakogeorgos (secrétaire général du Centre des travailleurs du Pyrée, president de l’Union panhellénique des marins – Grèce)
  • Michèle Dessenne (Porte-parole du M’PEP – France)
  • Stefano Fassina (député du Parti démocrate – Italie)
  • Ali Fayyad (député du Hezbollah – Liban)
  • Apostolos Fotiadis (chercheur sur l’EU et les immigrés – Grèce)
  • Kostas Gousis (Campagne de solidarité avec la résistance anti-fasciste en Ukraine – Grèce)
  • Inge Höger (Die Linke, député – Allemagne)
  • Dimitris Kaltsonis (professeur à l’Université du Pantheon – Grèce)
  • Giannis Kibouropoulos (journaliste – Grèce)
  • Stathis Kouvelakis (King’s College de Londres, Comité Central de SYRIZA – Grèce)
  • Wilhelm Langthaler (Comité EuroExit – Autriche)
  • Kostas Markou (Coordination centrale d’ANTARSYA – Grèce)
  • Benoît Martin (CGT Orange – France)
  • Giorgos Melissaropoulos (MARS – Grèce)
  • Giorgos Mitralias (Contra-xreos initiative – Grèce)
  • Dimitris Mitropoulos (MARS – Grèce)
  • Pedro Montes (économiste, Socialisme 21 – Espagne)
  • Manolo Moreneo (Frente Civico “Somos Mayoria”, Front civique, Nous sommes la majorité  – Espagne)
  • Mariia Muratova (Borotba, Combat – Ukraine)
  • Jacques Nikonoff (Porte-parole M’PEP – France)
  • Antonis Ntavanelos (membre du Secrétariat politique de SYRIZA – Grèce)
  • Christos Panagiotopoulos (Initiative pour un mouvement indépendant de classe des travailleurs – Grèce)
  • Petros Papakonstantinou (journaliste, Grèce)
  • Kostas Papoulis (Plan B – Grèce)
  • Moreno Pasquinelli (Camp anti-impérialiste – Italie)
  • Dimitris Patelis (MARS – Grèce)
  • Joël Perichaud (secrétaire national MPEP – France)
  • Rainer Rupp (journaliste – Allemagne)
  • Giorgos Sapounas (Comité central de SYRIZA – Grèce)
  • Victor Shapinov (Borotba, Combat – Ukraine)
  • Panagiotis Sotiris (MARS – Grèce)
  • Angelos Xagios (membre du Comité de coordination panhellénique d’ANTARSYA – Grèce)
  • Thomas Zmrzly (Initiative .e.V. Duisburg – Allemagne)

 

 

L’entrée est libre.

 

Pour participer au Forum, contactez le MPEP en cliquant ci-dessous :
contact@m-pep.org

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 09:30

Lu sur Mediapart.

EXTRAITSCliquez sur le titre pour lire l'intégralité.

05 juin 2015 |  Par Stéphane Alliès et Mathilde Mathieu

 

Alors que le congrès du PS se tient ce week-end à Poitiers, jamais le socialisme n'a été autant professionnalisé. Illustration paroxystique dans le fief du ministre des affaires étrangères, où la fédération multiplie les « emplois politiques » et où le « socialisme scientifique » des années 1990 a laissé la place à la conservation d'un entre soi militant rémunéré.

 « Il y a un problème structurel de base dans le PS de Seine-Maritime : c’est comme si pour être militant, il fallait absolument être payé. » Cet ancien membre de cabinet du conseil général résume bien la situation du socialisme dans le département. Pendant plusieurs mois, Mediapart s’est plongé dans les méandres du carriérisme politique dans le fief de Laurent Fabius, poste avancé du socialisme à bout de souffle, où l'on ne milite guère plus que par intérêt. Le cas de Didier Marie, que nous avons raconté ici, est loin d’être un profil isolé. C’est tout un « système », allant du complément de rémunération aux emplois politiques croisés, qui a été construit dans le territoire haut-normand, ainsi que nous l’ont raconté une vingtaine de sources, élus, militants, anciens conseillers de cabinet ou agents administratifs.

Laurent Fabius, à Grand-QuevillyLaurent Fabius, à Grand-Quevilly © dr

Emploi à la fédération, au groupe PS du conseil général, du conseil régional ou du conseil d’agglomération de Rouen, permanence dans l’une des nombreuses « maisons du département », poste d’attaché parlementaire… Les ressources de l’entreprise politique du PS local ont longtemps été fort vastes, un peu moins depuis la perte du conseil départemental en mars dernier. Et pour quelques fonctions où le travail est réel (secrétariat, communication, animation d’un groupe politique, travail parlementaire), on trouve surtout des « emplois politiques » concernant pêle-mêle une quantité de cadres fédéraux ou de secrétaires de section, parfois leur compagne ou compagnon, ou encore leurs enfants, rémunérés par diverses institutions, le parti, parlementaires ou collectivités. À chaque fois, la principale compétence reconnue est de faire partie du « noyau fabiusien » local, élu ne vivant pas suffisamment de son indemnité, ou militant aspirant à devenir élu.

[...]

« Tout le monde se tient par la barbichette »

Mais là où le bât blesse, c’est que ces bénéficiaires d’emplois politiques sont le plus souvent déjà rémunérés par l’appareil socialiste, comme employé du conseil général ou attaché parlementaire, voire sont déjà élus et perçoivent de ce fait des indemnités que l’on pourrait juger conséquentes, à tout le moins suffisantes pour vivre. Ainsi de Mélanie Boulanger, qui a succédé à Christophe Bouillon comme maire de Canteleu et qui est également employée par la fédération. « Les militants savent qu’ils peuvent m’appeler tard le soir ou le week-end. Je suis beaucoup à la fédération, ce n’est pas antinomique, et je n’ai pas le sentiment que les responsables de sections me reprochent quoi que ce soit », explique celle qui est aussi la compagne de Nicolas Rouly, président sortant du conseil général (qui a succédé à Didier Marie avant la victoire de la droite en mars dernier), et qui devrait être le successeur de Christophe Bouillon à la tête de la fédération.

[...]

 

Didier Marie et Christophe Bouillon

[...]

La pratique a pour intérêt politique de constituer un « système reposant sur l’attachement des gens à des intérêts divers, financiers ou de carrière », selon les termes de l’opposant interne Pierre Bourguignon, ancien député rocardien exclu du PS en 2012. « Fabius a construit méthodiquement son extension, explique-t-il. Aujourd’hui, le maillage est large et on est dans un climat d’impunité où tout le monde se tient par la barbichette, et où personne ne râle. Et si quelqu’un râle, on attend qu’il se fatigue… »

Croisé lors d’un banquet militant en octobre 2014, Jacques, un agriculteur à la barbe foisonnante et militant de longue date, nous confiait déjà sa consternation : « Aujourd'hui, les élus encalminent le parti avec leur carrière politique, sans savoir de quoi est fait le quotidien des gens et de leurs intérêts. Ici, les maires sont désignés, les cadres du parti sont interchangeables. On est arrivé à une situation où être socialiste est devenu un métier, où cadres, élus et conseillers ne travaillent plus qu'au parti. C'est normal qu'il y ait des permanents, mais c'est comme s'il n'y avait plus que cela parmi ceux qui nous représentent. » Gaëlle, une autre militante de Seine-Maritime, ajoute : « Quand on prend de son temps pour distribuer des tracts, coller des affiches et tenir des bureaux de vote en disant “Votez pour eux, ce sont des gens qui ont des valeurs de justice”, et qu’après on découvre le pot aux roses, on est écœuré… »

[...]

L’une des fédérations les plus riches de France

Deux députées actuelles ont aussi été confrontées à une “proposition d’aide financière” émanant de la fédération, après leurs défaites respectives aux législatives de 2007.

Dominique Chauvel a ainsi accepté d’être rémunérée 1 100 euros par mois par la fédération, cinq ans durant jusqu’à son élection à l’assemblée en 2012, ainsi qu’elle l’a écrit dans sa déclaration d’intérêts. « Elle a une connaissance assez fine des questions rurales qui nous a été utile, sur un terrain assez hostile », justifie Bouillon. Interrogée sur la réalité de son travail, celle qui a aussi été vice-présidente du conseil général et maire de Sotteville-sur-Mer, puis qui a gagné la ville de Saint-Valéry-en-Caux aux dernières municipales, se fait tout aussi évasive. « Je regardais les choses », « j’étais présente sur le terrain », « j’ai écrit une ou deux notes sur le milieu rural », explique-t-elle au gré de nos relances. « Je n’ai pas l’impression d’avoir volé cet argent, j’ai le sentiment d’avoir fait du bon travail sur ce canton, dit-elle enfin. C’est un territoire très vaste, il y a beaucoup de déplacements, beaucoup de frais. »

Guillaume Bachelay, Laurent Fabius et Christophe BouillonGuillaume Bachelay, Laurent Fabius et Christophe Bouillon © PS/Flickr
 
[...]
Pour justifier tous ces emplois, il faut préciser que le « PS 76 » est connu comme l’une des fédérations les plus riches de France. Depuis une dizaine d’années, il oscille entre 3 000 et 4 000 adhérents [...] une taille plutôt importante même si les effectifs sont en baisse comme sur l’ensemble du territoire, et plus encore depuis que Laurent Fabius a abandonné toute ambition présidentielle (lors de la primaire de 2006, le nombre d’adhérents était monté jusqu’à 5 000).
 
« Postes dédiés uniquement à l’implantation politique »

La perte de l’institution laisse toutefois entrevoir la fin d’un âge d’or de la professionnalisation politique dans le PS seinomarin, autour des « bébés Fabius » que sont Christophe Bouillon et Didier Marie. L’une des premières mesures de la nouvelle majorité de droite après sa conquête de l’institution départementale, et qui fut l’une de ses promesses de campagne, fut ainsi de fermer les « maisons du département ». Ces antennes, dont quelques-unes existaient déjà lors de la prise du conseil général par le PS en 2004, s’étaient ainsi démultipliées au fil des ans, et ont symbolisé cette privatisation de l’esprit public au profit de l’appareil socialiste.

Au départ, l’idée, louable, est d’implanter des guichets de proximité dans les différents territoires du département. Mais dans la pratique, cela va permettre aux socialistes locaux de promouvoir des outsiders dans des villes à fort enjeu politique. « Les moyens de la collectivité sont mis à disposition des élus, afin de renforcer politiquement les cantons », résume un ancien pilier fabiusien. [...] « Mais peu à peu, ajoute-t-il, les recrutements s’avèrent être de complaisance, avec des postes dédiés uniquement à l’implantation politique, ou à des prises de guerre interne. »

La maison du département de Dieppe

[...]

Autre technique de professionnalisation maximaliste de la vie politique au parti socialiste de Seine-Maritime : les emplois aux groupes PS des collectivités. Un ex-responsable des ressources humaines d’une collectivité territoriale décrit ainsi le « système d’embauches croisées entre le département et la région, l’élu de l’un se retrouvant assistant du groupe PS de l’autre institution ». « L’enveloppe financière globale n’était jamais dépassée, on n’avait jamais des salaires à 5 000 euros, mais plutôt des “1 500” par-ci, des “2 200” par-là… », explique cette source. Selon elle, « on était davantage dans la recherche d’ajustements et plus dans de simples emplois politiques. En général, l’opération consistait à donner à un élu les moyens de son assise politique. Ça avait le parfum de la légalité, mais ça détournait le sens de la loi, car il n’y avait pas franchement de travail effectué, ou alors faire campagne doit être reconnu comme un travail… »

[...]

La prophétie du congrès de Rennes

C’est que l’état actuel du PS en Seine-Maritime vient de loin. Particulièrement de ce fameux « socialisme scientifique », cette marque du courant « fabiusien » où rien n’est laissé au hasard et qui a fait sa gloire au sein du parti.

[...]

C’est alors l’époque du « maillage territorial », ainsi que l’explique Alain Le Vern – alors premier fédéral – au Monde en avril 1990. Car comme le relate le quotidien vespéral, Fabius « n'aime pas les termes de “clan” ou de “réseau”». Alors, il « maille » le territoire, et conquiert peu à peu la grande majorité du territoire haut-normand.

[...]

« La Seine-Maritime, c’était l’État dans l’État, le seul endroit où le courant était vraiment structuré comme une machine de guerre et de conquête électorale, se souvient Arnaud Champremier-Trigano, responsable des jeunes fabiusiens au MJS dans les années 1990, depuis devenu communicant, notamment lors de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon.

[...]

« Si nationalement, le congrès de Rennes fut un échec, localement ce fut une réussite, raconte un acteur de l’époque. On prend la main sur la fédération. Les chevènementistes, les poperénistes, les rocardiens et les mauroyistes sont archi-minoritairesÀ partir de là, on a l’armature : les outils, la présence militante et la formation. Plus personne ne bronche. Une réunion hebdomadaire s’institue autour de Laurent Fabius, où toutes les décisions se prennent. »

[...]

Au fil des ans, ces enfants gâtés de la fabiusie vont se “répartir” le département, avec leurs proches. Président de région, Alain Le Vern va entrer en guerre entrouverte avec le président du département, Didier Marie, et son allié Christophe Bouillon, patron de la fédération.

[...] Les « bébés Fabius » font tout de même en sorte de “verrouiller la fédération”. Et pour consolider une large majorité en son sein, ils feront vivre leur appareil, au sens premier du terme. « La professionnalisation des débuts ne peut pas justifier l’opacité et les sur-rémunérations, regrette un élu de l’époque. On a connu la désagrégation d’une idée politique, vers une coalition d’intérêts individuels. On est passé d’une belle entreprise de conquête électorale à une logique clanique de conservation du pouvoir. »

 

 

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 23:47
Texte paru sur Marianne.fr

Jeudi 04 Juin 2015 à 5:00

 
Ils sont huit élus locaux, issus du MRC, du PCF, du PG et de Debout la France. Le 29 mai dernier, dix ans après le référendum sur le Traité constitutionnel européen et le "mépris de la démocratie qu'a constitué le non respect du vote du peuple souverain", ils se sont réunis à Coudekerque-Branche, dans le Nord, d'où ils ont décidé de lancer cet "appel" afin "d'ouvrir un débat, de manière publique et transparente sur ce que nous pouvons partager." Et ce qu'ils partagent, c'est justement "la question de notre souveraineté nationale" qui, écrivent-ils, "conditionne notre capacité à reprendre le chemin du progrès social et à mettre en œuvre la promesse républicaine et d'émancipation citoyenne."
 
HARTMANN CHRISTIAN/SIPA

Ce vendredi 29 mai 2015, nous nous sommes donnés rendez-vous à Coudekerque-Branche (Nord) pour rappeler ce que fut le vote des Français le 29 mai 2005 lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen, rejeté par près de 55 % des citoyens. Le déni de ce vote fondateur, réplique puissante du séisme du 21 avril 2002, explique en partie les résultats aujourd'hui du Front national.

Nous venons d'horizons différents (Parti communiste français, Parti de gauche, Debout la France, Mouvement républicain et citoyen), mais au-delà de ce qui nous sépare, que nous ne voulons pas occulter, il nous semble aujourd'hui essentiel, d'ouvrir un débat, de manière publique et transparente sur ce que nous pouvons partager.

Aujourd'hui, au regard de l'évolution politique en France et en Europe durant ces dix dernières années et du mépris de la démocratie qu'a constitué le non respect du vote du peuple souverain, il nous faut faire l'analyse de cette décennie écoulée.

Pour cela, nous avons pu vérifier lors de la réunion publique de Coudekerque-Branche du 29 mai 2015, qu'il était indispensable de placer au cœur de notre réflexion et de notre action politique, la question de la souveraineté nationale et de son exercice. Cette souveraineté est la condition et la définition pour qu'un peuple soit libre de faire les choix qu'il estime bon pour lui.

Nous pensons, que c'est encore dans le cadre de la nation que s'exerce la démocratie et que les nations restent les moteurs de la vie politique et des relations internationales. Cela n'exclut en rien la possibilité de politiques communes et de coopérations internationales, bien au contraire. Mais force est de constater que si nous ne parvenons pas à regagner des marges de manœuvres politiques rendant aux peuples la capacité de reprendre en main leur destin, les pires dérives seront à craindre. Les exemples grecs et espagnols doivent à ce sujet, nous éclairer.

Au nom de la « concurrence libre et non faussée » érigée en véritable dogme, en ayant perdu au niveau des Etats la possibilité de maîtriser nos politiques budgétaires, financières, commerciales, nous assistons à la liquidation pure et simple de l'ensemble des conquêtes sociales issues des combats du mouvement ouvrier, de la mise en place de l'Etat providence et de la politique d’indépendance nationale gaullienne. L'affirmation de l'Union européenne comme fidèle relais de la marchandisation généralisée, du triomphe idéologique du néo-conservatisme, de la mondialisation et de la globalisation financière, non seulement nous inquiète, mais porte en elle de graves dangers. Ces bouleversements nous obligent à envisager la période avec de nouvelles pratiques et de nouvelles ambitions. Ensemble, nous considérons que la question de notre souveraineté, conditionne notre capacité à reprendre le chemin du progrès social et à mettre en œuvre la promesse républicaine et d'émancipation citoyenne.

Pour cela, il nous faut travailler et réfléchir ensemble. Rappelons-nous l’esprit et des exploits du Conseil national de la Résistance. Il convient de mettre en place un espace de dialogue, d'analyse au delà de nos différences. Cela sous-entend que nous soyons en capacité d'aller « au-delà de nous-même » et de nos appartenances partisanes. C'est le seul moyen de rendre espérance au peuple français et de démontrer notre capacité à nous conduire en « républicains », à fabriquer du « commun » et de placer l'idée que nous nous faisons de l'intérêt général au-dessus des intérêts particuliers. Les héritiers du gaullisme, la tradition communiste, les patriotes républicains, la gauche républicaine et internationaliste, les chevènementistes, ont démontré dans leur histoire qu'ils avaient, quand les circonstances l’exigeaient, cette capacité à se hisser à la hauteur des défis et des situations, pour peser sur le cours de l'histoire. Ce moment est certainement venu et il nous faut ouvrir ensemble cet espace de rencontre et de dialogue qui doit permettre de tracer une nouvelle perspective politique digne du peuple français.

 

* Jean-Yves Autexier, ancien sénateur, ancien député et conseiller de Paris (MRC), David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche, premier vice-président de la communauté urbaine de Dunkerque (MRC), Stéphane Gouvart, adjoint au maire de Cappelle-la Grande, conseiller communautaire de la communauté urbaine de Dunkerque (PCF), Jacky Hénin, ancien député européen, conseiller municipal et communautaire de Calais (PCF), Christian Hutin, député du Nord, Maire de Saint-Pol-sur-Mer (MRC), Claude Nicolet, conseiller régional Nord-Pas-de-Calais (MRC), Jean-Philippe Tanguy, délégué national aux fédérations (Debout la France), Laurent Vanrechem, adjoint au maire de Coudekerque-Branche, conseiller communautaire de la communauté urbaine de Dunkerque (Parti de gauche).

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 22:19

Jean Lévy

L'édition du 30 mai de BRN est parue

 

Au sommaire notamment...

 

Editorial : En forçant la levée de l'embargo sur les armes aux rebelles syriens, Londres et Paris se lancent dans une périlleuse fuite en avant

Analyse : La Commission a fait connaître le 29 mai ses injonctions économiques et sociales à chaque Etat membre

Analyse : Les négociations pour un "grand marché transatlantique" UE-USA pourraient démarrer prochainement

Commentaire : Les dirigeants européens se désespèrent du rejet croissant dont l'UE fait l'objet dans quasiment tous les pays

Entretien : Alekos Alavanos, ancien mentor du parti grec Syriza, a lancé son mouvement pour sortir de l'euro

 

Et les brèves...

Une28

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 16:38
Commentaires : Travisol est victime de l'abandon en France du secteur pétrolier.   Mais il serait du devoir de l'Etat de faire le point.  Quelles entreprises installées en France ayant besoin d'échafaudages  se fournissent à l'étranger et bénéficient des largesses fiscales du gouvernement ? Comment aider l'entreprise à réorienter sa production et ses marchés ? L'Etat doit intervenir dans le secteur industriel et le planifier.  Ainsi Exxon (Esso), société pétrolière et gazière américaine, dont le siège social est situé dans la banlieue de Dallas, a dénoncé le contrat qui le liait à l'entreprise depuis une quarantaine d'années, au profit d'une entreprise portugaise.  Or, en France, le groupe possède une raffinerie et un site pétrochimique, à Port-Jérôme (Notre-Dame-de-Gravenchon et Lillebonne), en bord de Seine, en amont du pont de Tancarville (Seine-Maritime) et une seconde raffinerie à Fos-sur-Mer.  Mais la multinationale américaine n'a que faire des emplois en France et ne regarde que le cours de ses actions. 
Quand le gouvernement socialiste fera-t-il réellement de l'emploi industriel une priorité nationale ?  Quand mettra-t-il en place une véritable politique industrielle ?  Quand affrontera-t-il ces multinationales et ces fonds de pension qui pillent notre industrie ? 
Cela supposerait de renoncer aux dogmes européens.  Ce gouvernement soit-disant socialiste ne le veut pas.  Il veut même faire pire en acceptant avec les dirigeants européens de signer TAFTA, ce traité qui nous livrerait encore davantage aux fonds de pension et aux multinationales ...

 

L’entreprise d'échafaudages sera liquidée dans les prochaines semaines. Les 139 salariés de l'entreprise Travisol, installée à Notre Dame de Gravenchon et Grand Couronne, vont être licenciés.

  • DM avec Julie Howlett sur Fr3 Normandie
  • Publié le 12/05/2015 | 10:44, mis à jour le 12/05/2015 | 10:58
 

© France 3 Grand-Quevilly

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L’annonce a été faite, ce lundi 11 mai, lors d'un comité d’entreprise extraordinaire. Placée en redressement judiciaire le 4 juillet 2014, l’entreprise n'a pas obtenu assez de contrats pour s’en sortir.
 

Concurrence européenne

Dernier coup dur : la perte du contrat avec Exxon au profit d'un prestataire portugais, moins cher. Un contrat qui durait pourtant depuis une quarantaine d'années.
 

Des difficultés anciennes et une remise en cause de la stratégie de l’entreprise

Les marchés se faisant de plus en plus rares : Travisol a connu depuis plusieurs années une baisse de son chiffre d’affaires (13 millions d’euros en 2015 contre 18 millions en 2013). Autrefois positionné sur le marché du nucléaire, Travisol s'est recentré sur la pétrochimie, un secteur en difficulté depuis quelques années.  
Les salariés pensent qu’une réorganisation de l'entreprise et un retour dans le secteur du nucléaire aurait pu alors être envisagés. 

 

Un dernier plan qui n’a pas trouvé d’issue

Un plan de la dernière chance a été envisagé ces dernières semaines porté par les syndicats et la direction. Il proposait la fermeture du site de Notre Dame de Gravenchon mais le maintien de ceux du nord et de Grand Couronne plus rentables. Ce plan a été refusé par l'administrateur judiciaire.

Dernier espoir : un repreneur de dernière minute, mais personne ne semble désormais y croire.
Les lettres de licenciements devraient être adressées fin mai, début juin.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 12:32

Les concurrents de Schneider Electric sont deux grands groupes mondialisés :

Siemens, groupe international d'origine allemande.  On sait que cette firme était liée à l'Etat nazi et ft travailler des déportés du camp d' Auschwitz-Birkenau dans ses usines.  Siemens fut décartellisé après guerre en raison de son adhésion étroite à l'Etat nazi, mais il reconstitua rapidement son empire industriel, avec le soutien des Etats-Unis. 

ABB, résultat de la fusion de deux grands groupes, l'un suédois, l'autre suisse.

Siemens, ABB, Schneider Electric sont à la recherche de profits maximum.  Pour cela, ils traquent les économies à faire sur la main d'oeuvre et pratiquent un dumping social mondial. C'est de cela que sont victimes les salariés de Moselle et de Seine-Maritime. 

Schneider Electric, qui a pour origine une vieille entreprise française qui sut exploiter ses salariés depuis le XIXème siècle pour se constituer un empire industriel aujourd'hui, n'est pas réellement en dufficulté.  Son chiffre d'affaires fut de 25 milliards d'euros en 2014... Mais les actionnaires, les fonds de pension veulent des dividendes de plus en plus gonflés.

AC.

 

Pour faire face à la concurrence notamment d'ABB et Siemens, Schneider Electric devrait annoncer deux plans sociaux.

Le géant français des équipements électriques Schneider Electric va délocaliser ses activités de production de transformateurs pour industriels en Pologne et annoncer deux plans sociaux portant sur 170 emplois au total, en Moselle et en Seine-Maritime, selon Les Échos.

Le premier plan social concernera la filiale mosellane France Transfo, où 90 emplois seront supprimés sur les trois sites, la chaudronnerie de Marange-Silvange étant promise à la fermeture, affirme le quotidien économique daté de jeudi. En Seine-Maritime, le site de Petit-Quevilly, en banlieue de Rouen, où travaillent 80 salariés, est également menacé de fermeture.

Le groupe « ne parvient plus à être compétitif sur ses productions de grande série », alors que ses principaux concurrents ABB et Siemens « produisent déjà en Europe de l'Est » et que les grand donneurs d'ordres comme ERDF font pression sur les prix, expliquent Les Échos, à propos des motifs de cette délocalisation."

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 20:37

 

PARIS

14 heures

Place Edouard Henriot

 

Action Communiste soutient ce rassemblement et y sera représentée.

PARIS le 30 MAI 2015 - RASSEMBLEMENT : sortons de l'Union Européenne, de l'Euro et de l'OTANa

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 14:24

Michel El Diablo

Après les élections en ESPAGNE, quelques réflexions...

Première remarque comme en Grèce, le succès s’inscrit largement pour les formations concernées (Syriza et Podemos) dans une stratégie d’attaque frontale avec l’establishment ou perçu comme telle par les peuples. De ce fait ils apparaissent comme des éléments de rupture avec « l’ultra libéralisme » porté tant par la droite et que par la social-démocratie. (Désastre pour Izquierda Unida (Le FDG espagnol) pour tout à la fois cause d’affrontements internes, et de compromissions étroites avec le PSOE).

Cette offre de rupture avec l’establishment n’étant pas couvert, en France, par ce qui s’appelle la « gauche de la gauche », c’est le FN qui ramasse la mise. La « gauche de la gauche » se révélant incapable de produire une déclaration, un texte qui ne soit pas socialo incompatible. Cela valant, y compris pour l’ersatz de « projet » proposé par la direction du PCF. Coller à ce point au P.S sera in fine mortifère.

Deuxième remarque, concerne les limites que rencontre Syriza et que rencontrera Podemos. Limites qui sont fondamentalement des limites de souveraineté. (Juncker : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. ». Le NON au TCE de 2005, foulé aux pieds).

Face à cette Europe du capital, le choix est binaire se soumettre ou se démettre. Pas de démocratie sans souveraineté, pas de souveraineté sans démocratie. Rester dans cette Europe, c’est souscrire à d’inacceptables délégations de souveraineté. C’est accepter que le travail soit la variable d’ajustement, c’est se placer du côté du capital. Face à cette réalité, vouloir nous vendre cette marchandise avariée qu’est une mythique Europe sociale relève de la consommation excessive de plantes hallucinogènes.

Persister, dans la prosternation face à ce mythe, c’est tourner le dos à ce qui fonde notre vivre ensemble « Liberté, égalité, fraternité » s’appuyant sur le triptyque « Souveraineté, Laïcité, Services publics ». Dans cet enjeu, ce que l’on appelle « la gauche de la gauche » qui n’a pas d’ancrage de classe affirmé, cherche encore à trouver le chemin de la barricade sur laquelle s’affronte capital et travail. Le jour où elle aura trouvé la barricade, elle pourra espérer trouver le bon côté.

Ce qui rassemblera ce sont des contenus véritablement transformateurs, et non la collection de logos qui s’offre à nous. C’est précisément cela qui brouille, derrière ces logos les contenus sont masqués par la brume de la bataille des égos.

Bernard Trannoy
www.pcfbassin.fr

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