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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 19:20
Arrestation de cadres du HDP en Turquie
Publié le 11/01/2016 

Reuters, 11 janvier 2016 :

La police turque a arrêté vendredi plusieurs dirigeants du HDP, ont annoncé des responsables de la formation politique pro-kurdes au surlendemain d’un appel à la fermeté lancé par le président Recep Tayyip Erdogan.

Selon l’agence de presse Anatolie, la police anti-émeutes et des forces spéciales ont participé à cette opération liée à la répression menée contre la branche jeunesse du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

 

Les responsables du HDP n’ont pas précisé les motifs qui ont mené aux arrestations.

Recep Tayyip Erdogan et le gouvernement accusent le HDP pro-kurdes, troisième parti politique au Parlement, d’être le prolongement du PKK. Le HDP s’en défend et dit condamner la violence et réclame un règlement pacifique du conflit.

Erdogan : la dictature s'alourdit en Turquie.  Où est l'indignation occidentale ?
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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 17:59

6 janvier 2016

Geraldina Colotti, envoyée spéciale à Caracas pour le journal italien Le Manifesto, a rencontré le président vénézuélien Nicolas Maduro pour lui poser quelques questions après la défaite électorale du gouvernement.

Monsieur le Président, beaucoup de questions se posent après la chute électorale et 17 ans d’un gouvernement de gauche. Le Venezuela est le seul pays du sud où l’armée- ici dans sa formule politique d’ « union civico-militaire »- a dépassé le nationalisme, en s’associant au socialisme humaniste. Dans ce nouveau cadre, que feront les Forces armées ? Tireront-elles sur la foule qui proteste comme dans la VI République ?

L’union civico-militaire se renforce chaque fois qu’une difficulté se présente. Cela est arrivé pendant le coup d’état contre Chavez en 2002 et pendant le blocus pétrolier du patronat qui a essayé de mettre à genoux la révolution bolivarienne. Et beaucoup de gens du peuple, qui avaient marché contre Chavez sans comprendre qu’on était en train de les emmener vers un coup d’état, ont ensuite manifesté pour ramener au pouvoir leur Président, le 13 avril.

Ici, il y a les protagonistes, Vladimir Padrino Lopez, actuel ministre de la Défense qui, en 2002, était commandant du Batallon Bolivar. Ici, il y les jeunes gens des 11, 12 et 13 avril. Nous sommes ceux du 4 février 1992, du Caracazo de février ’89, et du 13 avril 2002. A chaque 11 suit le 13.

Nous sommes un 13 avril permanent, une union civico-militaire pour la Patrie, enfants de Chavez, héritiers de Bolivar… et de Lénine. De Trotski aussi, pourquoi pas ? Je n’ajoute pas Staline sinon quelques camarades vont me tuer… Les temps où certains corps armés de la République étaient au service d’intérêts étrangers, des plans du FMI, de la privatisation, du saccage de nos ressources, n’ont plus de légitimité historique.

Que deviendront maintenant les alliances stratégiques solidaires auxquelles le Venezuela a donné une impulsion en Amérique latine ? On détruira Alba et Petrocaribe ?

Nous devons nous préparer à un tremblement de terre dévastateur, déjà annoncé par l’entrepreneur Mauricio Macri en Argentine. La droite vénézuélienne est gouvernée par Washington et par le FMI qu’on verra malheureusement revenir. Elle veut détruire tous les accords de coopération avec Petrocaribe, provoquant une catastrophe humanitaire. Elle veut annuler les relations avec la Chine, avec la Russie et avec le reste de l’Amérique Latine et des Caraïbes pour effacer la nouvelle indépendance du continent. On veut dénaturer le Mercosur, l’Unasur, détruire l’Alba.

Mais nous serons là pour l’affronter. Nous sommes le parti des difficultés. Nous sommes dans une tranchée commune avec tout le continent.

Le Commandement Sud nord-américain a déjà annoncé ses projets. Tous les cinquante ans, les documents secrets de Washington rendus publiques révèlent les stratégies déstabilisantes adoptées dans d’autres situations historiques : au Guatemala, au Brésil, au Chili ; les jeunes générations verront la confirmation de ce que nous dénonçons sur la guerre économique et sur les centres de pouvoir qui font la guerre médiatique. John Kerry se croit le gouverneur du Venezuela, il intervient sans cesse dans la politique interne et souveraine de notre pays. Comme dans ces élections, contre les intérêts mêmes de son peuple, dont les relations avec le Venezuela bolivarien n’ont jamais été si étroites.

Dans le monde entier, les mouvements et les partis de gauche ont exprimé leur solidarité au socialisme bolivarien et maintenant s’interrogent sur la destinée du processus révolutionnaire, mais sur les erreurs commises aussi. Où doit-on concentrer l’analyse critique et donc la solidarité ?

Je suis infiniment reconnaissant pour les manifestations d’affection reçues. Les objectifs de la révolution bolivarienne sont ceux de tous les peuples qui luttent pour la liberté et la paix avec une garantie de justice sociale. Interrogeons-nous avec plus de détermination. Nous avons perdu une bataille.

Une élection, même importante, n’est qu’une bataille dans un projet plus général de transformation. Nous continuerons avec notre peuple, nous chercherons le dialogue aussi et maintenant surtout avec la partie qui s’est laissée convaincre par les mensonges de la droite et qui va comprendre à ses dépens de quelle nature est le « changement » réclamé avec force par l’opposition.

Beaucoup de ceux qui n’ont pas connu le vrai visage des partis de droite dans la IV République, croient que les droits conquis avec la révolution bolivarienne sont intouchables.

Mais ça ne se passera pas ainsi et on le verra bientôt. La solidarité internationale verra toujours à ses côtés la révolution bolivarienne sur les questions qui nous unissent : la liberté des femmes et des minorités, la liberté d’expression, l’opposition à la guerre et l’indépendance des peuples. Nous sommes là, nous ne sommes pas disposés à nous rendre. Pour cela, je mets ma vie en jeu.

Traduit de l’italien par Tina Leoni pour Investig’Action

Source : Il Manifesto

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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 22:10

Que se passe-t-il en Turquie ?

 

Lire l'intégralité de l'article et voir les photos en cliquant sur le titre ci-dessus

22 décembre 2015

Ces images ne sont pas prises en Syrie, mais dans l’est de la Turquie où l’armée assiège des quartiers et les villes kurdes de Cizre, Silvan, Nusaybin et Mardin. De telles exactions n’avaient plus eu lieu depuis les années 90, époque où la Turquie était unanimement décrite comme une dictature militaire.





Depuis quelques mois, l’armée turque assiège des villes, tire à balles réelles sur des manifestants et procède à des arrestations massives. La véritable cible de cette opération est le PKK et plus largement les Kurdes, militants pour l’autonomie ou pas. Les arrestations se font sans distinction et vont du syndicaliste, à l’instituteur en passant par les adolescents.







A l’université de Sirnak, la police turque a investi des logements étudiants et a arrêté 15 étudiantes pour avoir protesté contre le siège des villes kurdes par l’armée turque en faisant du bruit depuis leur logement.





Le bâtonnier de l’ordre des avocats de Diyarbakir, Tahir Elçi a été tué d’une balle dans la tête alors qu’il s’adressait aux médias à l’occasion d’une conférence de presse. Il appelait à l’apaisement et à la fin du siège de Sur, quartier de la grande ville kurde de Diyarbakir.





La violence de l’armée a atteint des sommets difficilement compréhensibles. Des centaines de civils ont déjà été tués.

 

Du processus de paix à la guerre ouverte

Erdogan a décidé de tourner la page des négociations de paix avec le PKK entamées lors de son précédent mandat et de mener une guerre ouverte aux Kurdes, qu’ils soient modérés ou rebelles.[...]

Lire la suite ici

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 09:30

Commentaires : Nous publions le message de solidarité du PCF.  Le Parti communiste d'Ukraine a besoin de toutes les expressions de la solidarité.  Et sans faire le tri entre ceux qui sont plus révolutionnaires et ceux qui le sont moins. Ou entre ceux qui demandent la sortie de cette UE qui est à l'origine de la situation dramatique de l'Ukraine et de ses dérives fascistes et ceux qui prétendent "changer" cette Europe de l'intérieur de ses institutions.  Les événements prouvent que cette UE est belliciste, dangereuse pour la paix, facteurs de troubles sociaux et politiques.  Mais face au danger qui les menacent les communistes ukrainiens ont besoin de tous les soutiens, de tous les communistes et de tous les vrais démocrates.

Ukraine : Le PCF apporte sa solidarité avec le Parti communiste d'Ukraine

 

Le PCF condamne fermement la décision inique de la Cour administrative de Kiev d’interdire le fonctionnement du Parti communiste d’Ukraine. Cette décision traduit en fait la volonté des autorités au pouvoir de réduire au silence la principale force d’opposition démocratique qui lutte pour la paix, l'intégrité et la souveraineté du pays et contre la mainmise sur le pays des puissances étrangères et notamment les États-Unis et leur bras armé, l’Otan.

 

Le PCF dénonce l’hypocrisie de l’UE qui fait mine de s’offusquer de toute violation des droits de l’homme là où ses intérêts sont en jeu et qui bafoue ces principes en soutenant les actions de l’extrême droite nationaliste et antisémite en Ukraine, alors que dans le même temps elle permet la mise hors la loi du Parti communiste d’Ukraine.

 

Le PCF réaffirme sa pleine solidarité avec le Parti communiste d’Ukraine, ses membres et cadres dirigeants.

 

Le PCF appelle également le gouvernement français, les forces démocratiques, le Parlement européen, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, de même que l’OSCE à bien mesurer les conséquences d’une décision qui, si elle perdurait, constituerait un recul important au regard des libertés et droits fondamentaux des peuples d’Europe.

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 22:50
Projet de traité TiSA : la libéralisation des services en contradiction totale avec les objectifs climatiques

Alors que se tenait à Paris la COP21, Wikileaks a révélé plusieurs documents relatifs au projet de traité TiSA de libéralisation des services (petit frère du Tafta), et en particulier à ses chapitres relatifs aux services énergétiques et aux transports. Ces documents illustrent une nouvelle fois la contradiction frappante entre les objectifs climatiques affichés par la communauté internationale et la réalité de la dérégulation, qui met à mal la possibilité de jamais les atteindre.

« C’est la grande arnaque du changement climatique. A l’heure où des objectifs modestes sont actuellement débattus dans la capitale française, les moyens de les atteindre sont quant à eux négociés à Genève dans l’intérêt des plus grandes entreprises de la planète », résume Rosa Pavanelli, Secrétaire générale de l’ISP, fédération syndicale internationale des services publics. « Les raisons pour lesquelles nos gouvernements cherchent à dissimuler ces négociations en les menant dans le plus grand secret, apparaissent de plus en plus évidentes. »

Alors que se discutait à Paris le futur accord intergouvernemental sur le climat finalement adopté le 12 décembre, les représentants d’une vingtaine de pays et de l’Union européenne continuaient à négocier dans le plus grand secret le traité TiSA (Trade in Services Agreement, Accord sur le commerce des services), qui vise à libéraliser le commerce des services, en dehors du cadre de l’OMC jugé trop contraignant (lire notre enquête). Pour ses critiques, le projet de traité TiSA vise ni plus ni moins qu’à priver les États de tout contrôle sur le secteur des services, en donnant le pouvoir aux grands groupes mondialisés. Avec pour conséquence de remettre en cause les objectifs de politique publique affichés par ces États et par la communauté internationale.

Comme cela avait déjà été le cas il y a quelques mois, Wikileaks a rendu public un certain nombre de documents relatifs aux négociations du TiSA. Ces documents confirment les pires craintes. On y voit notamment les négociateurs norvégiens et islandais mettre en garde contre les excès de la libéralisation du secteur de l’énergie, comme le souligne Mediapart :

Mais que contient donc le projet concocté par les grands négociateurs, pour que la Norvège et l’Islande tiennent aussi à rappeler que « les engagements pris en matière de libéralisation des services à l’énergie ne limitent en aucune façon la souveraineté ou les droits des parties sur les ressources énergétiques » ? Les deux pays prennent le soin de préciser les droits exclusifs que les pays sont en droit de conserver, selon eux. Ils préconisent ainsi que les États gardent des droits exclusifs « pour déterminer les zones géographiques qui peuvent faire l’objet d’exploration, de développement et d’exploitation de ses ressources énergétiques, de déterminer le rythme auquel ces ressources sont réduites ou exploitées, d’arrêter et de bénéficier des taxes, royalties et tout autre paiement liés à ces explorations et exploitations, de réglementer les aspects environnementaux et sanitaires de ces exploitations, de pouvoir participer à des projets d’exploitation et d’exploration, entre autres, à travers des participations directes du gouvernement ou au travers des entreprises d’État ».

Cette simple énumération fait un peu froid dans le dos. Est-ce seulement une précaution de juristes et d’avocats estimant que les choses vont mieux en les disant qu’en les taisant afin d’éviter toute contestation ultérieure ? Ou est-ce que les négociateurs de Tisa entendent aller beaucoup plus loin dans les remises en cause des prérogatives des États dans ces domaines ?

Lire la suite de cet article sur le site de Mediapart (abonnement).

Le constat est le même dans le secteur des transports : les documents révélés par Wikileaks démontrent une volonté de libéraliser totalement le transport routier et de mettre fin aux garde-fous sociaux et environnementaux institués par les États.

Comme le rapporte le Guardian, les négociateurs du Tisa envisagent également d’introduire le principe de la « neutralité technologique » dans le secteur énergétique. Autrement dit, les gouvernements n’auraient plus le droit de favoriser, à travers leurs subventions ou réglementations, tel type d’énergie - comme le solaire ou l’éolien - au détriment d’autres ,comme les énergies fossiles et en particulier le gaz de schiste. Les litiges éventuels entre États et entreprises à ce sujet seraient réglés par des tribunaux privés.

C’est donc une nouvelle illustration de l’incompatibilité entre libéralisation commerciale et efficacité climatique, que soulignent de nombreux militants syndicaux et écologistes, dénonçant le « double discours » de l’Europe en particulier.

Olivier Petitjean

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 22:49
 
Dépêche AFP, vendredi 18 décembre 2015.
 
     L'ancien ministre et président de République moderne, Jean-Pierre Chevènement, s'est dit "certainement" choqué vendredi par le discours en corse prononcé jeudi par l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni,nouveau président de l'Assemblée de l'île.
     A la question : "Avez-vous été choqué qu'il [Jean-Guy Talamoni, NDLR) prononce son discours en corse ?", qui lui était posée sur Europe 1, l'ancien ministre de l'Intérieur, en fonction au moment de la négociation d'un nouveau statut de l'île, a répondu : "Certainement".
     "Aujourd'hui, la co-officialité de la langue corse, que réclament les nationalistes, d'autres la réclament par ailleurs. Si on votait cette charte des langues régionales et minoritaires, eh bien, il faudrait que les actes de mariage, de décès (...) puissent être rédigés non seulement en français mais dans une soixantaine d'idiomes. Ce serait l'éclatement de l'espace national", a-t-il jugé.

     Jean-Pierre Chevènement a par ailleurs qualifié d'"inadmissible" un passage du discours d'installation à la présidence de l'assemblée de Jean-Guy Talamoni. "Nous sommes arrivés ici avec tous ceux qui, comme nous, ont toujours combattu les autorités françaises sur la terre de Corse", a déclaré jeudi le dirigeant indépendantiste.   "Il y a eu pendant la guerre des résistants corses, il y a eu des combattants de la libération corses, il y a eu des gens qui se sont battus pour la France", a réagi M. Chevènement.

     Les nationalistes ont pris le pouvoir jeudi en Corse avec l'accession de l'autonomiste Gilles Simeoni à la présidence du Conseil exécutif de la Collectivité territoriale (CTC), le mini gouvernement de l'île, et l'installation de l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni au perchoir de l'Assemblée de Corse.
C'est la première fois, depuis la création de l'Assemblée de Corse en 1982, que les nationalistes, qui ont nettement gagné les élections territoriales des 6 et 13 mars, dirigent les institutions insulaires.
 
Rédigé par Chevenement.fr le 18 Décembre 2015 à 19:35 sur le blog de J.P. Chevènement
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 22:46
 
Monsieur Jean-Guy Talamoni, intronisé il y a seize ans, dans le cadre du processus de Matignon, comme interlocuteur valable du Gouvernement, sans qu’il eût préalablement renoncé à la violence, est devenu aujourd’hui Président de l’Assemblée de Corse.

Dans le même temps, M. Gilles Siméoni, fils d’Edmond, sacré « héros du nationalisme corse » par le journal Le Monde du 18 décembre 2015 pour avoir été, en 1975, à l’origine des incidents sanglants d’Aléria, devient le Président de l’Exécutif Corse. Tristesse.

Voilà le beau résultat d’une politique de complaisance à l’égard d’un nationalisme corse (plus de cinquante victimes) dont les Corses, consultés par référendum en 2003, ne voulaient pas. Qu’importe ! On leur imposera dans deux ans la collectivité unique qu’ils rejetaient alors, dans le cadre d’une réforme territoriale sur laquelle ils n’ont pas eu à se prononcer

Dans le même temps, le Préfet des Pyrénées Atlantiques prépare un projet de Communauté de Communes unique pour le Pays Basque. Si le Gouvernement envisageait de détricoter l’unité nationale, il ne s’y prendrait pas autrement !
 

Rédigé par Jean Pierre Chevenement le 17 Décembre 2015 à 17:36

Sur le blog de J.P. Chevènement

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 18:14

Amnesty International condamne l'interdiction du Parti Communiste d'Ukraine

Jeudi 17 Décembre 2015 sur le blog de Nicolas Maury

Le Parti communiste a été interdit en Ukraine par une décision de justice, après avoir été accusé de soutenir le séparatisme prorusse dans l'Est du pays, une mesure critiquée jeudi par Amnesty International
 
Amnesty International condamne l'interdiction du Parti Communiste d'Ukraine
 
Une cour de Kiev a ainsi donné raison à une demande en ce sens du ministère de la Justice déposée dès 2014, suite à l'arrivée au pouvoir des pro-occidentaux. "Le tribunal a satisfait la demande du ministère ukrainien de la Justice (...), en interdisant les activités du parti communiste en Ukraine", a indiqué une cour administrative de Kiev dans un communiqué, précisant que la décision avait été prise mercredi.

Le Parti communiste, qui pour la première fois depuis l'indépendance du pays n'avait obtenu aucun siège au Parlement lors des législatives d'octobre 2014, ne pourra désormais plus participer à des élections. "C'est illégal. (...) Nous allons lutter. Nous allons faire appel et nous nous préparons à présenter les documents à la Cour européenne des droits de l'Homme", a réagi auprès de l'AFP Petro Simonenko, le chef du KPU.

L'ONG spécialisée dans la défense des droits de l'Homme Amnesty International a vivement condamné cette décision comme une "violation flagrante de la liberté d'expression et d'association". Cela "créé un dangereux précédent. Avec ce geste, l'Ukraine va en arrière et non en avant sur la voie des réformes et d'un plus grand respect des droits de l'Homme", a déclaré John Dalhuisen, responsable d'Amnesty International pour l'Europe et l'Asie centrale dans un communiqué. Cette décision "peut être considérée par ses défenseurs comme une façon de gérer les vestiges néfastes du passé soviétique. Mais cela fait exactement le contraire en recourant au même style de mesures draconiennes visant à étouffer toute dissidence", a-t-il ajouté.

Le président ukrainien Petro Porochenko a promulgué en mai de nouvelles lois interdisant toute propagande communiste et nazie dans le pays, y compris les symboles soviétiques encore très présents dans cette ex-république.

http://www.dhnet.be/dernieres-depeches/belga/l-ukraine-interdit-le-parti-communiste-5672b1a53570ed3894a01202
http://www.amnestyusa.org/news/press-releases/communist-party-ban-decisive-blow-for-freedom-of-speech-in-the-country
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 18:10

Le Parti Communiste d'Ukraine (KPU) pourra être officiellement interdit

Jeudi 17 Décembre 2015 sur le blog de Nicolas Maury

La Cour administrative d'appel de Kiev a rejeté les demandes des avocats du Parti Communiste d'Ukraine et les recours intentés contre le Ministère de la justice. Avec cette décision la junte fasciste de Kiev a les mains libres pour interdire le Parti Communiste d'Ukraine - article et traduction Nico Maury
 
Le Parti Communiste d'Ukraine (KPU) pourra être officiellement interdit
 
Le tribunal a conclu son examen en appel dans l'affaire qui oppose le ministère de la Justice et le KPU pour interdire ce dernier. Malgré les arguments des partisans du Parti communiste, la Cour administrative d'appel de Kiev a refusé la demande du Parti Communiste d'Ukraine. "Le tribunal a validé la requête du ministère de la Justice pour interdire les activités du Parti communiste d'Ukraine" déclare la cour.

La décision de la Cour administrative d'appel de Kiev était déjà écrite à l'avance selon l'avocate des communistes ukrainiens Susanna Tirzikyan.

Depuis le coup d'Etat de "EuroMaïdan", la junte fasciste de Kiev a initié une procédure pour interdire les activités politiques des communistes. Le Président par intérim, Alexandre Tourtchinov avait accusé les communistes de coopérer avec les "terroristes" dans le Donbass.

Le premier procès contre le Parti communiste a été ouvert en Juillet 2014. Avant la loi dite de «décommunisation» le tribunal se retrouvait dans l'impossibilité de satisfaire le désir des autorités de Kiev.
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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 10:54
Régionales : "Le prolétariat moderne a été laissé orphelin, sociologiquement et politiquement."
Sur le site de Ruptures.

Lors du second tour des élections régionales françaises, le Front national (FN) a progressé de 800 000 voix par rapport au premier tour. Avec 6,8 millions de suffrages, il dépasse légèrement le score obtenu par Marine Le Pen lors de la présidentielle de 2012.

Cependant, son pourcentage impressionnant dès le premier tour (27,8% des votants) s’explique d’abord par le niveau particulièrement élevé d’abstention (50,1%). Pour le dire autrement : le FN a largement mobilisé dans un contexte où les anciens électeurs de tous les autres partis désertaient massivement les urnes. Pris ensemble, Les Républicains (LR, droite), l’UDI (« centre »), le PS, les Verts et le PCF ont rassemblé le 6 décembre un électeur inscrit sur trois. Ce total était en moyenne d’un sur deux depuis 1997.

Toutes ces formations ont, depuis cette date, dirigé ou participé à un gouvernement. Et aucun citoyen n’est désormais capable de repérer une différence entre les politiques successives menées. Plus précisément : les orientations mises en œuvre par François Hollande vont encore bien plus loin, dans l’austérité, la désindustrialisation, le démontage des services publics et de la protection sociale, que celles mises en œuvre par son prédécesseur. Fin novembre, le chiffre officiel des chômeurs a fait un bond spectaculaire.

Le président du patronat s’était engagé ardemment contre le vote FN en indiquant que « le retour à la retraite à 60 ans, la hausse des salaires, la sortie de l’euro » mèneraient le pays à la ruine. Il a été immédiatement et chaleureusement remercié par le Premier ministre « socialiste ». Même si ces mesures (en particulier la dernière) ne figurent pas clairement dans le programme du Front national, ce que les électeurs ont remarqué, c’est qu’aucun autre parti ne les défend.

Car aucun des partis « traditionnels » ne remet en cause l’appartenance de la France à l’Union européenne et à la zone euro. Tous sont donc mécaniquement conduits à poursuivre une austérité sans cesse renforcée (la preuve par la Grèce), tout en répétant : si vous êtes contre l’Europe, c’est que vous êtes du côté du FN.

Des millions d’électeurs en ont tiré les conclusions – tout particulièrement dans l’électorat populaire. D’autant qu’en deux décennies, les partis de gauche sont devenus dans les faits – par leurs dirigeants et leurs adhérents – des partis de la classe moyenne supérieure ayant perdu le contact avec le monde ouvrier.

La nature a horreur du vide. Le prolétariat moderne a été laissé orphelin, sociologiquement et politiquement. Dans l’horizon « socialiste », le mariage gay a remplacé les nationalisations. Dès lors, Marine Le Pen s’est vu offrir un boulevard. Et si partis de « gauche » et de droite continuent à promouvoir à chaque scrutin « l’Union sacrée » pour « faire barrage au Front national », celui-ci poursuivra son ascension. Inexorablement.

(Article de Pierre Lévy pour le quotidien allemand junge Welt, édition du 15/12/2015)

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