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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 15:54
Thomas Lemahieu
Jeudi, 4 Février, 2016
L'Humanité

Les eurodéputés ont adopté hier une résolution élaborée par Viviane Reding. De quoi encourager la Commission à continuer dans ses tractations secrètes...

La grande coalition a encore frappé au Parlement européen. Hier, les députés conservateurs, libéraux et socialistes ont voté ensemble la résolution élaborée par Viviane Reding, ex-commissaire européenne et membre du groupe PPE (droite) sur les très discrètes négociations en vue d’un nouvel accord international de libre-échange sur les services (Tisa), cousin du TTIP ou du TPP (lire ci-contre). Le texte a été adopté avec 532 voix pour, 131 contre et 36 abstentions.[...] suite sur le site de l'Humanité.

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 22:29

par · 9 février 2016

Dans le mouvement de baisse que l’on observe sur les principales places boursières européennes, les sociétés les plus attaquées sont les banques. Ceci n’est pas étonnant car une crise bancaire larvée est en train de se développer au sein de la zone Euro. Cette crise peut avoir des causes techniques très différentes, d’un pays à l’autre, voire d’une banque à l’autre. Mais, la simultanéité de ces crises est un signe qui ne trompe pas. De même, la réaction des autorités nationales, passant sur le ventre des règlements européens de « l’Union bancaire », est elle aussi un signe révélateur.

 

Cette crise a commencé au Portugal, et s’est ensuite propagée en Italie. Dans ce dernier pays, 4 établissements sont en grave difficulté. Le montant des mauvaises dettes (soit des impayés) dans leur bilan dépasse les 15%. Les raisons sont diverses. Pour certaines de ces banques, c’est la situation des petites et moyennes entreprises, auxquelles elles avaient prêté, qui est la cause de la montée des « mauvaises dettes ». Pour d’autres, il s’agit d’opérations hasardeuses sur les marchés financiers. Dans un cas comme dans l’autre, le problème de fond reste le même : la dépression de l’économie italienne, ou le PIB par habitant est aujourd’hui au niveau des années 2000-2001. Et l’on voit bien l’origine du problème : l’Euro.

Plus intéressant encore, la crise s’est étendue à l’Allemagne, avec les difficultés rencontrées par Deutsch Bank, dont les CDS (des assurances de crédit ou « Credit Default Swap ») ont fortement augmenté ces derniers jours. Cette hausse des CDS indique l’inquiétude des opérateurs.

Graphique 1

Evolution des CDS pour Deutsch Bank

DB CDS c

Source : Bloomberg

La direction de cette banque a multiplié depuis lundi les déclarations rassurantes sur la santé de cette banque. Mais, on sait bien que si la situation de cette banque ne posait pas de problèmes, ces déclarations ne seraient pas nécessaires. On sait aussi que, quelque soit le montant des réserves de liquidités de la banque, si les partenaires de cette dernière perdent confiance, ou ont simplement un doute, sur sa liquidité, l’interruption du crédit interbancaire sera immédiate. Rappelons qu’en 2008 la banque Bear Stearns a été mise en faillite en 24h sur un problème de ce type.

Il est clair que l’importance de Deutsch Bank est incommensurablement plus importante que celle de Bear Stearns. Deutsch Bank est ce que l’on appelle une « banque systémique ». Le gouvernement allemand ne pourra la laisser faire faillite.

 

Le problème est que dans le cas du Portugal et dans celui de l’Italie, ce sont les autorités nationales qui ont dû agir. Les sauvetages bancaires, dont on prétendait qu’ils seraient désormais réalisés par la BCE sont en réalité fait par les autorités nationales. L’Union bancaire, annoncée à cors et à cri par les européistes de tout poil ne fonctionne tout simplement pas. On risque de le voir à nouveau avec le cas de Deutsch Bank en Allemagne. La re-nationalisation des sauvetages bancaires sera un clou supplémentaire dans le cercueil de l’Euro.

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 22:51
Reçu par courriel
La colère devient explosive en France ! Quel débouché progressiste lui donner ?

7 février 2016 – Déclaration du secrétariat national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

Goodyear, Air-France, Alsthom, EDF, SNCF, collèges, fonctionnaires… mais aussi taxis, éleveurs, médecins,  LA COLÈRE DEVIENT EXPLOSIVE EN FRANCE !   QUEL DÉBOUCHÉ PROGRESSISTE LUI DONNER ?

Alors que Hollande et Valls s’enlisent dans leurs manœuvres minables sur la « déchéance de nationalité pour tous » (quelle belle perspective !) et que, malgré tous ses efforts pour séduire la droite et l’extrême droite, l’exécutif de plus en plus droitisé ne parvient qu’à gonfler les voiles de la réaction, les luttes sociales qui repartent à la hausse portent la seule perspective d’espoir pour la nation désemparée.

La classe ouvrière montre le chemin !

Tous ensemble, dans la lutte !

Ce sont d’abord les ouvriers CGT qui, à Goodyear, à Air-France, chez Ford, à la SNCM, appellent le monde du travail à la contre-offensive. Assez courbé la tête devant les Marie-Antoinette arrogantes du MEDEF qui, sous les encouragements de Bruxelles, de Valls et de Sarkozy, veulent araser le produire en France, faire place nette à la finance, privatiser les services publics, humilier les chômeurs de longue durée et démolir les indemnités chômage, repousser la retraite à « pas d’âge », démolir les statuts publics, la Sécu et le Code du travail, diminuer les salaires tout en allongeant le temps de travail, obtenir toujours plus de cadeaux fiscaux pour les très riches pendant que le monde du travail, actifs, retraités, chômeurs, étudiants, est écrasé et humilié : en un mot, le grand capital et son Etat veulent aggraver l’exploitation capitaliste sur tous les terrains. On le voit dans l’industrie automobile dont les patrons, après avoir bénéficié d’énormes subventions d’État, ferment des lignes de production du Pas-de-Calais à Poissy pour mieux délocaliser. On le voit à Alsthomqui, après avoir été démantelé et vendu une bouchée de pain au capital américain, annonce des suppressions de postes massives…

Mais les courageux syndicalistes de lutte qui ont commis le « crime » d’arracher une chemise patronale ou de séquestrer des spécialistes ès licenciement du grand patronat ne s’en laissent plus compter : chez Goodyear, chez Conti, on a compris ce que cache le « dialogue social » vanté par les dirigeants jaunes de la CFDT et l’on sait d’expérience que la seule voie gagnante est celle du syndicalisme de classe et de masse. 

Pas de « valeurs de la République » sans la Fonction publique, l’Éducation nationale et les autres services publics !

La colère sociale, c’est aussi les enseignants de collège qui, malgré les sanctions qui pleuvent sur les plus courageux d’entre eux, s’opposent dans l’unité à la contre-réforme Vallaud-Belkacem ; car pour abaisser les dépenses en matière d’école et abaisser le « coût » du travail, donc la valeur des diplômes et des qualifications, le projet gouvernemental Vallaud-Belkacem appauvrit comme jamais les contenus culturels enseignés.

Ce sont les fonctionnaires d’Etat qui perdent sur tous les tableaux avec l’euro-austérité resserrée par les gouvernements successifs : désossage de services publics performants comme l’Équipement ou l’O.N.F., asphyxie de l’hôpital public, régression organisée du pouvoir d’achat, avec en prime les attaques de Macron contre les statuts issus de la Résistance. Ce sont aussi les fonctionnaires territoriaux qui subissent toutes sortes de pressions à la privatisation et à la précarité dans le cadre d’une politique de désengagement de l’Etat, de « métropolisation » et de montée en puissance des euro-régions ; une politique qui détruit à la fois les Communes et la République une et indivisible.

Ce sont les agents de la SNCF, de la Poste, d’EDF, qui souffrent de voir leurs dirigeants, nommés par l’État, des entreprises nationales dégraisser massivement, précariser les personnels, sous-traiter les opérations, faire toute leur « com » en globish au mépris de la langue française, créer sciemment les conditions du dysfonctionnement et de la privatisation totale annoncée par le super-menteur Sarkozy (qui jurait jadis que, lui vivant, EDF ne serait jamais privatisée !).

 

Solidarité avec les petits et moyens exploitants et salariés agricoles ! Solidarité avec l’artisanat et le petit commerce écrasés par la déréglementation de l’U.E et du Capital !

Ce sont les éleveurs qui, malgré les appels au calme des dirigeants FNSEA acquis à l’U.E., combattent ce gouvernement incapable d’arraisonner la grande distribution et de satisfaire la revendication légitime de prix à la production décemment rémunérateurs: et pour cause, une gestion nationale du produire en France, tant agricole qu’industriel, a été rendue illégale depuis que la « belle Europe » a institué « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » prescrite par le Traité de Maastricht !

Ce sont les chauffeurs de taxi, que l’on oppose aux VTC, en permettant une opération de concurrence déloyale organisée à partir des USA. Un pouvoir franchement républicain démocratiserait l’accès à la profession de taxi en concertation avec la profession, en écoutant aussi les chauffeurs salariés, mais il commencerait par faire respecter la loi du pays !

Dénoncer l’indécence de l’anti-France capitaliste

Et pendant ce temps, le CAC-40 se gave, il se soustrait à l’impôt national, il sous-investit dans notre pays ; les actionnaires les plus riches, dont les dividendes s’envolent, planquent 400 milliards dans les paradis fiscaux. Quant aux 40 milliards de cotisations sociales offerts au patronat au détriment de la branche famille de la Sécu (« pacte de responsabilité »), ils n’ont pas créé un emploi : le chômage continue de croître et au lieu d’aider les chômeurs, on culpabilise les humbles titulaires des minima sociaux (certains de ces « privilégiés » soi-disant « assistés » n’ont que 500 € mensuels pour survivre, et on voudrait maintenant qu’ils bossent gratuitement !). Quant à MM. Hollande et Gattaz, ils militent ensemble pour la dégressivité des allocations !

Un choix de classe pour chaque travailleur et pour la Nation

Dans ces conditions, il n’y a que deux voies possibles pour notre peuple.

Soit notre peuple se résigne à la régression sociale jusqu’à ce que les  classes populaires soient totalement tiers-mondisées ; il avale alors la diminution par deux du nombre de fonctionnaires, l’étranglement des chômeurs, les mesures xénophobes visant à diviser le pays, la déchéance finale de l’agriculture et de l’industrie nationale, la fascisation galopante, l’état d’urgence permanent et l’État policier et pour finir, il s’abandonne à la réaction thatchérienne des Juppé, Sarkozy, Wauquier, Fillon, Lemaire, tous d’accord pour porter la retraite à 65 ans, voire à 67 ans. Avec en prime la montée du pseudo-Front « National » qui tend désormais publiquement la main à l’UE et qui rallie pas à pas le programme du MEDEF dont Marine Le Pen n’est qu’une exécutante parmi d’autres. Une telle résignation sociale ne peut alors que conduire à la dissolution finale de l’État-nation français dans l’Empire européen militairement encadré par l’OTAN et couronné par le monstrueux Traité Transatlantique qui achèverait de faire de notre France une colonie humiliée de l’Empire américain.

S’agissant de certains militants communistes et progressistes, la question leur est alors objectivement posée : par esprit de parti mal compris, laisseront-ils leurs états-majors respectifs continuer à désarmer la résistance populaire en prônant l’illusoire « Europe sociale », en accompagnant « de gauche » la « construction » européenne et en refusant l’idée d’un parti franchement communiste, d’un parti centré sur le monde du travail, d’un parti marxiste-léniniste tout entier tourné vers le combat de classe ?

Ils bloquent notre pays, bloquons leurs profits !

Soit notre peuple, classe ouvrière en tête, « pousse » très fort, sans attendre, dans la direction d’une manifestation nationale de combatcontre l’ensemble des mauvais coups portés par Hollande-Valls-Macron-MEDEF et par l’UE du capital. Une manifestation accompagnée d’appels à la grève et où convergeraient, sous l’égide des secteurs ouvriers en lutte, Goodyear en tête, l’ensemble des luttes populaires, public et privé, chômeurs, actifs et retraités, Français et immigrés, y compris en tendant la main aux paysans ; et dans cet esprit, le mouvement ouvrier et populaire à l’offensive met franchement en accusation cette « construction » européenne entièrement conçue pour broyer le produire en France, briser les services publics et la protection sociale et la souveraineté des peuples. Alors, associant les deux drapeaux révolutionnaires du peuple français, le drapeau tricolore de 1789 et le drapeau rouge de la Commune de Paris, le monde du travail en lutte engage la construction du Front Antifasciste, Patriotique et Populaire qui est indispensable pour abattre la dictature du MEDEF, de l’UE atlantique et de l’U.M.-Pen-S.

Les forces sociales existent pour cela et les travailleurs en lutte ont la légitimité nécessaire pour s’adresser à tout le pays puisque les états-majors syndicaux euro-complaisants ne fédèrent pas l’action et qu’ils refusent d’engager le bras de fer. Les capitalistes, leur UE et leur gouvernement bloquent notre pays, bloquons leurs profits, il n’y a pas de troisième voie.

Pas spectateurs isolés, tous acteurs solidaires !

C’est un choix à faire et il concerne tous les travailleurs. Il concerne aussi et d’abord les militants franchement communistes, qui doivent s’unir d’urgence pour exiger les « quatre sorties » (de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme) ; ce choix concerne aussi les syndicalistes de lutte et les patriotes antifascistes qui peuvent et doivent organiser au plus tôt, comme le propose le PRCF, une table ronde nationalerendant plus visible l’alternative progressiste anti-FN et anti-UE.

 

 En ce 80ème anniversaire du Front populaire, le temps presse, car chaque jour la nation se délite un peu plus. Et s’il n’y a pas de réaction progressiste forte et rapide, les fascistes qui s’organisent sur la base du racisme, parachèveront l’État policier construit par Sarkozy et Hollande, et ils en profiteront pour déshonorer notre pays et mettre un point final à sa grande histoire progressiste.

Militants de la classe ouvrière qui restez fidèle à l’idéal révolutionnaire, citoyens engagés pour une République, une et indivisible, sociale, souveraine, laïque et fraternelle, populaire et démocratique, si nous nous dressons tous ensemble et en même temps, nous pouvons encore balayer l’oligarchie capitaliste et ses marionnettes malfaisantes !

 

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 12:45

Lu sur le site du réseau "Faire vivre le PCF"

, par  Jean-Jacques Candelier

 

Alors que Hollande, dans la parfaite continuité avec la politique de Sarkozy, est en train de parfaire la réintégration de la France au sein de cette organisation guerrière qu’est l’OTAN, il y a heureusement encore quelques députés qui résistent. Il est bon de rappeler que ces trois élus ont proposé une résolution à l’Assemblée nationale pour faire sortir notre pays de ce rassemblement de terroristes.

PB
___

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N° 2939


ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

QUATORZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 7 juillet 2015.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION

visant à sortir la France du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN),

présentée par Messieurs

Jean-Jacques CANDELIER, Patrice CARVALHO et Gaby CHARROUX,

députés.

EXPOSÉ DES MOTIFS
___

Mesdames, Messieurs,

Un appel pluraliste a été lancé pour la dénonciation par la France du Traité de l’Atlantique nord et le retrait de ses armées du commandement intégré.

Le 21 mai 2015 à l’Assemblée nationale, lors du colloque intitulé « La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante ? », un ancien ambassadeur de France et ancien secrétaire général du Quai d’Orsay a déclaré que l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) n’aurait pas dû survivre à la disparition de l’URSS et à la dissolution du Pacte de Varsovie.

Les initiateurs d’un appel de sensibilités républicaines et patriotiques diverses, ayant dans le passé, approuvé ou non l’existence de l’OTAN affirment unanimement, qu’en effet aujourd’hui, cette organisation n’a plus de raison d’être.

L’OTAN s’est en réalité élargie en intégrant, contrairement aux engagements pris envers Gorbatchev, nombre de pays anciennement socialistes, avançant ainsi méthodiquement dans un processus d’encerclement de la Russie en multipliant les bases militaires étasuniennes dans ces pays.

Cette politique ouvertement agressive s’est accompagnée de l’installation d’un bouclier de missiles anti-missiles à proximité de la Russie éventuellement destiné à permettre une première frappe nucléaire sur ce pays, en stérilisant ou en limitant de façon drastique ses possibilités de réplique.

C’est dans ce contexte géopolitique que l’Ukraine a vécu la « révolution orange », téléguidée par les États-unis et soutenue par l’Union européenne, qui a permis la mise en place par la force d’un gouvernement hostile à la Russie avec la participation de néonazis notoires. Il est temps que la France se dissocie de cette politique antirusse provocatrice qui risque de déboucher sur une troisième guerre mondiale éventuellement nucléaire.

Organisation politique et militaire, l’OTAN est tout à la fois l’instrument diplomatique et le bras armé qu’utilisent les États-unis avec la complicité des États vassaux au premier rang desquels se trouvent la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne.

Le gouvernement américain, fort d’une doctrine militaire incluant la guerre préventive et l’usage d’armement nucléaire en premier, doté de plus de 700 bases militaires réparties sur tout le globe, et décidé à combattre la menace terroriste sans la volonté d’en rechercher les causes, conduit l’OTAN et donc la France à participer, dans un chaos organisé, à une guerre permanente au mépris de nos intérêts et de notre propre sécurité. De la Yougoslavie à l’Irak, de la Syrie à la Libye, la France use son potentiel militaire et son crédit diplomatique et oublie les valeurs de son peuple, au profit d’une politique définie à Washington.

En réalité, les États-Unis mènent avec l’OTAN une politique d’agression et de guerre généralisée qui ne saurait demeurer plus longtemps celle de notre Nation. Il est grand temps que la France recouvre la souveraineté de ses décisions et la liberté de choisir ses partenaires en conformité avec sa philosophie et les intérêts du peuple français.

Il est tout à fait possible que la France renonce à son appartenance au traité de l’Atlantique nord et retire ses armées du commandement intégré. La France en redevenant libre devra exiger la dissolution de l’OTAN qui n’a plus de raison d’être.

Sous le bénéfice de ces observations, il vous est demandé de bien vouloir adopter la présente proposition de résolution.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION :

Article unique

L’Assemblée nationale,

Vu l’article 34-1 de la Constitution,

Vu l’article 136 du Règlement,

Est favorable à la sortie de la France du Traité de l’Atlantique Nord ainsi qu’à la dissolution de cette organisation.

Source : le site de l’Assemblée nationale

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 17:06

Sur Google actualités, toujours rien sur la visite de Raul Castro...  Pourtant il y a eu quelques articles.  Moins que pour la visite du président d'Iran cependant.

Ainsi nous reprenons ci-dessous une interview de Salim Lamrani dans le Figaro.

2 Février 2016 , repris par Réveil Communiste 

Visite d'État de Raul en France : une interview de Salim Lamrani au Figaro

LE FIGARO. - Le 1er février 2016, Raúl Castro rend visite à son homologue français François Hollande dans le cadre d'une visite officielle de deux jours. Cet événement est-il décisif dans l'amélioration des relations franco-cubaines?

C'est la deuxième fois qu'un président cubain réalise une visite officielle en France, après le célèbre voyage de Fidel Castro en 1995, alors reçu par François Mitterrand. Ce déplacement d'une durée de deux jours contribue le renforcement de la coopération entre les deux pays.

Selon l'Elysée, il s'agit d'une «nouvelle étape» qui cimentera la relation franco-cubaine. De son côté, le ministère cubain des Affaires étrangères a confirmé «l'excellent état des liens bilatéraux et du dialogue politique». «La France est un partenaire important pour Cuba, avec lequel nous maintenons des liens de coopération significatifs et une entente mutuelle», a souligné le porte-parole de la diplomatie cubaine Rogelio Sierra.

Cette visite est-elle la suite logique de celle que le président français avait rendue à son homologue cubain en mai dernier?

En effet, en mai 2015, François Hollande avait réalisé une visite historique à Cuba, devenant le premier président français et le deuxième président européen (après Chypre) à se rendre dans l'île. La France est consciente de l'importance politique de Cuba qui jouit d'un grand prestige en Amérique latine et qui est membre de deux organismes d'intégration régionale tels que la Communauté des Etats latino-américains et caribéens (33 pays) et de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (13 nations). À La Havane, François Hollande avait souligné l'importance de son voyage: «Venir à Cuba, c'est venir dans un pays qui a représenté pour l'Amérique latine une forme d'expression, de revendication de la dignité et de l'indépendance. Cela explique que le pays joue un rôle important dans de très nombreuses médiations».

Quelle est la position de François Hollande sur Cuba?

Dès son arrivée au pouvoir en 2012, François Hollande a fait de l'Amérique latine et de Cuba une priorité. En janvier 2015, il a nommé Jean-Pierre Bel, ancien président du Sénat et spécialiste de l'Amérique latine, conseiller spécial de la Présidence de la République pour l'Amérique latine.

Jean-Pierre Bel a joué un rôle essentiel dans le renforcement des liens avec la plus grande île de la Caraïbe, conscient qu'il s'agit de la porte d'entrée vers le continent latino-américain, dans un contexte de rapprochement entre Washington et La Havane.

Jean-Pierre Bel a joué un rôle essentiel dans le renforcement des liens avec la plus grande île de la Caraïbe, conscient qu'il s'agit de la porte d'entrée vers le continent latino-américain, dans un contexte de rapprochement entre Washington et La Havane.

Paris a ainsi indiqué la voie à suivre à l'Union européenne, qui impose toujours une position commune qui constitue un obstacle à la normalisation des relations entre Bruxelles et La Havane, en l'appelant à adopter une nouvelle approche constructive basée sur des intérêts mutuels et à abandonner une politique imposée par Washington.

Quel rôle la France pourrait-elle jouer dans la région, notamment sur le plan économique?

Les Etats-Unis ayant perdu de leur influence dans la région, la France a un rôle majeur à jouer en renforçant la coopération avec les 33 pays d'Amérique latine et de la Caraïbe. Le continent abrite une population supérieure à 600 millions de personnes et représente un terrain d'investissement favorable aux entreprises françaises.

En décembre 2015, le Club de Paris, qui préside le groupe de créanciers publics, a conclu un accord historique avec Cuba au sujet de sa dette externe, qui n'était plus honorée depuis les années 1980. Près de 4 milliards de dollars de dette au titre d'intérêts de retard ont été annulés et les impayés d'un montant de 2,6 milliards de dollars ont été rééchelonnés sur une période de 18 ans. Là encore, François Hollande s'est personnellement impliqué pour obtenir la signature de cet accord, qui offre «un cadre de résolution définitive et durable», qui normalise les relations économiques et financières avec les pays occidentaux et qui stimulera les investissements étrangers à Cuba.

Quelle est l'implication de la France sur place?

Actuellement, près de 60 entreprises françaises sont installées à Cuba, dont Pernod-Ricard qui vient de remporter une bataille historique contre la multinationale du rhum Barcadi qui usurpait depuis 1994 la marque Havana Club sur le marché étasunien. En effet, le Bureau des marques et des brevets des Etats-Unis a décidé que Cuba était le propriétaire légitime de la plus célèbre marque de rhum au monde. L'île délègue la commercialisation internationale de ce produit à l'entreprise française de spiritueux.

Pernod-Ricard, qui a obtenu l'enregistrement de la marque, pourra vendre le rhum Havana Club sur le marché des Etats-Unis dès que les sanctions économiques seront levées.

Ainsi Pernod-Ricard, qui a obtenu l'enregistrement de la marque, pourra vendre le rhum Havana Club sur le marché des Etats-Unis dès que les sanctions économiques seront levées.

Par ailleurs, en octobre 2015, les ministères français et cubain de l'Education ont signé un plan d'action facilitant la coopération et les échanges entre les établissements d'enseignement supérieur des deux pays. Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a reçu son homologue cubain Rodolfo Alarcón Ortiz à Paris pour formaliser l'accord, illustrant ainsi l'excellent état des rapports bilatéraux. Cet accord s'ajoute à l'inauguration du nouveau siège de l'Alliance française à La Havane en mai 2015 qui permet de renforcer la présence de la langue, de la culture et des valeurs françaises à Cuba. L'Alliance de la capitale, qui accueille près de 10 000 élèves, est l'une des plus importantes au monde.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 17:58

Lu sur la Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine


Riyad H. Mansour, observateur permanent de l'Etat de Palestine aux Nations unies, à la réunion du Conseil de sécurité le 26 janvier 2016. © UN Photo/Loey Felipe
27 janvier 2016 - Conseil de sécurité de l’ONU -
Lire l'intégralité de l'article en cliquant ici.
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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 11:46

Publié par Jean Lévy le 27 juillet 2015

La colère paysanne se manifeste aux frontières

francetvinfo.fr

Les agriculteurs refoulent les camions étrangers aux frontières allemande et espagnole

Ils empêchent les camions étrangers de passer en France. Des agriculteurs ont érigé des barrages aux frontières allemande et espagnole, dans la soirée du dimanche 26 juillet. Ils entendent dénoncer les "distorsions de concurrence"favorisant selon eux leurs homologues étrangers, après les accords intervenus cette semaine pour relever le prix du bœuf, du porc et du lait.

En Alsace, six barrages routiers

En Alsace, les agriculteurs ont disposé leurs tracteurs à partir de 22 heures sur six passages routiers entre la France et l'Allemagne, dont cinq ponts. L'action, à l'initiative de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, devrait se prolonger au moins jusqu'à lundi après-midi. "Nous laissons passer toutes les voitures et tout ce qui vient de France", assure Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin. Les camions étrangers arrivant d'Allemagne et transportant des matières premières agricoles ou des produits agroalimentaires sont en revanche "bloqués", explique-t-il.

"Nous avons déjà refoulé entre deux cents et trois cents camions, qui transportaient des produits qui nous font des distorsions de concurrence,affirme Franck Sander. "On a par exemple fait faire demi-tour à un camion transportant du Babybel. Les consommateurs pensent que c'est français, mais ce fromage venait de Slovaquie."

A l'issue d'une réunion avec les pouvoirs publics, prévue lundi à la préfecture à Strasbourg, les représentants des agriculteurs décideront s'ils poursuivent ou non les blocages.

En Haute-Garonne, un barrage sur l'A64

Dans le Sud-Ouest, cultivateurs et éleveurs ont établi dimanche soir un barrage sur l'A64, après le péage de Montrejeau, entre Saint-Gaudens et Lannemezan. Ils ont fouillé des dizaines de camions venant d'Espagne, menaçant de décharger la viande ou les fruits destinés au marché français s'ils en trouvaient. "On contrôle tous les camions provenant d'Espagne. On regarde la provenance des denrées alimentaires", explique Guillaume Darrouy, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs de Haute-Garonne.

De son côté, le président de la FNSEA, Xavier Beulin, estime dans Le Parisien/Aujourd'hui en France que "dans les jours qui viennent, suite à l'accord tout juste conclu avec le gouvernement, les prix doivent remonter". Selon le responsable du principal syndical agricole, "les Français sont prêts à payer plus, c'est encourageant""L'accord sur la hausse du prix du lait va soulager les éleveurs jusqu'en décembre. Pour le bœuf, distribution et industriels sont à la moitié du chemin par rapport aux engagements de juin", estime Xavier Beulin.

 
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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 10:35

PRCF MS21Déclaration commune du  Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) et du Mouvement pour un Socialisme du XXIe siècle (MS21)

 

Lire le communiqué sur le site d'Initiative communiste

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 23:40

Le grand renoncement social d’Alexis Tsipras

6 janvier par Angélique Kourounis 

Lu sur CADTM

Alexis Tsipras - CC - by Matthew Tsimitak

Près d’un an après sa dernière élection, le Premier ministre grec se voit contraint de tourner le dos à son “programme parallèle”, qui devait compenser les mesures d’austérité.
Ce programme contenait une série de mesures de protection sociale, soit une bouée de sauvetage pour quelque 30% des Grecs qui n’ont plus accès aux soins de santé.
Le politologue Georges Sefertzis craint que le gouvernement soit encore contraint de prendre des mesures d’austérité complémentaires.

La bouée de sauvetage pour 30% des Grecs s’est dégonflée

Il y a un an, les Grecs croyaient que tout était possible. Qu’ils allaient avec leur vote changer l’Europe et mettre fin à l’austérité. Syriza, le parti de la gauche radicale, se préparait à gagner les élections et dans les rues du pays, l’euphorie, l’espoir, la joie étaient au rendez-vous. Aujourd’hui, deux scrutins et un référendum bafoué plus tard, le désespoir guette car le pire est à venir.

Alexis Tsipras, issu de Syriza, a dû abandonner sous les coups de butoir des créanciers le programme parallèle qui devait compenser les mesures d’austérité adoptées en juillet dernier lorsqu’il a dû, à la surprise générale, signer pour un troisième plan d’austérité. Selon les médias grecs, c’est l’Eurogroupe qui a mis dans la balance le milliard d’euros qu’attend la Grèce depuis des mois. Un chantage que la Grèce connaît désormais à chaque nouvelle échéance et qui se répète depuis cinq ans.


Le « déni de soi »

Dans les rangs de Syriza, qui gouverne avec le parti de la droite souverainiste Anel, c’est la consternation : « On ne peut plus sortir parler aux gens », s’inquiète un militant qui veut garder l’anonymat. « On n’est plus crédibles, les plus touchés nous crachent dessus ».

« Je ne pensais pas qu’un gouvernement de gauche qui a demandé et obtenu le soutien de la rue irait aussi loin dans le déni de soi », renchérit Antonis, 35 ans, informaticien au chômage, sous le choc de l’annonce faite au Parlement.

C’est que le coup est dur. Ce programme parallèle, c’était la bouée de sauvetage pour les 30 % de Grecs qui n’ont plus accès aux soins, et qui sont sous ou proche du seuil de pauvreté. Exit donc les cartes d’approvisionnement de nourriture pour les plus démunis, les tarifs spéciaux pour le chauffage, la santé gratuite pour eux et pour tous les laissés-pour-compte, les classes de soutien, les soupes populaires de l’Etat, les cartes de transport moins chères… Bref, tout ce qui aurait pu maintenir à la surface ces « victimes collatérales » des plans d’austérité.

Faire face à “l’urgence humanitaire” Selon les médias grecs, ce programme parallèle était évalué par l’Eurogroupe à un milliard d’euros. Un coût totalement surévalué si l’on sait que le programme prévu pour faire face à “l’urgence humanitaire” était estimé à l’époque par Syriza à 200millions d’euros.

Déjà à l’époque, les créanciers avaient dans un premier temps refusé ce programme mais devant la bronca générale ils avaient dû revenir sur cette décision. En novembre et décembre, ils ont remis le couvert. Pourtant, le gouvernement grec affiche un excédent budgétaire primaire de 4,4 milliards d’euros contre un objectif fixe de 2,6 milliards.

On pourrait penser qu’avec cet excédent le programme pour les plus démunis est assuré. C’était compter sans l’obligation faite au gouvernement grec de verser 25% des excédents dégagés au remboursement de la dette. Celle-là même qui plombe l’économie du pays depuis des années et qui est devenue pour Alexis Tsipras la justification à toute mesure d’austérité.

Pour lui désormais la priorité, et sa planche de salut pour sa survie politique, est d’ouvrir le débat sur la dette. D’où les bouchées doubles mises en pleine trêve des confiseurs pour trouver des alliés et mener à terme la réforme de la sécurité sociale, qui devrait être votée d’ici la fin janvier. C’est le dernier obstacle avant de s’attaquer à la dette.


La logique des créanciers

Mais trouver 151 députés pour l’adopter ne va pas être simple. Le gouvernement renégocie durement pour éviter la réduction des retraites complémentaires, pour lesquelles les Grecs ont cotisé volontairement pendant des années. Si ces négociations n’aboutissent pas, ces réductions seraient de 15 à 20%. Les retraites de 170 euros seraient épargnées mais celles jusqu’à 400 euros réduites de 5 à 15%, les autres de 20%.

C’est que les créanciers n’ont pas la même logique que Tsipras. Lui, au départ, voulait réformer l’Europe de l’intérieur.  Malgré des qualités évidentes de tacticien, il s’est heurté à un mur. Après, il a voulu être l’homme qui appliquerait l’austérité avec plus de justice et qui épargnerait les plus touchés par la crise. Les Grecs y ont cru et c’est pour cela qu’ils l’ont élu une seconde fois malgré son changement de cap. Mais là aussi, ce fut le fiasco car pour les créanciers il fallait faire un exemple et montrer que, en Europe, peu importe la couleur du parti élu, c’est la même politique libérale qui sera suivie. Une politique qui juge contreproductive toute dérive sociale d’où le rejet de ce fameux programme parallèle. Le social est superflu, seule la compétitivité compte.

En tapant ainsi du poing sur la table, les créanciers continuent leur travail de sape commencé dès le lendemain de la victoire de Syriza. Les patrons du pays, ce ne sont ni les électeurs ni le gouvernement, mais eux. Pour se maintenir au pouvoir, Syriza ne peut plus compter sur sa base, il doit se convertir en un parti social-démocrate.

Alexis Tsipras, pour changer les choses, devra se confiner dans le sociétal : autorisation du mariage gay, naturalisation des immigrés nés en Grèce, et des actions symboliques comme la réouverture la télévision nationale grecque.

3 questions à Georges Sefertzis, politologue

1. L’abandon de ce programme parallèle est une surprise ?

C’était une promesse préélectorale pour contrebalancer la signature du dernier accord d’austérité. Il était adressé à l’opposition interne au sein du Syriza. Personne ne s’attendait à ce que cela soit réellement appliqué car il allait totalement à l’encontre du plan d’austérité signé. Ce n’est une surprise, mais une manœuvre de survie pour le gouvernement. Mais il n’est pas exclu que le gouvernement tente à nouveau, début 2016, d’introduire de nouvelles mesures humanitaires. Il faudra qu’elles soient alignées avec la politique d’austérité. Il est à craindre que cela aille de pair avec des nouvelles mesures complémentaires : nouvelles baisses de salaire, taux de taxation plus élevé, justement pour pouvoir les financer.

2. Quelles vont être les conséquences de l’abandon de ce programme ?

Il faut attendre le printemps pour voir comment la population va assimiler le programme d’austérité et réagir. Si les grands indicateurs de croissance économique bougent positivement, la réaction de la rue sera moindre. Sinon cela sera une grande épreuve pour le gouvernement. Ce qu’essaye de faire Tsipras c’est faire voter le plus tôt possible tout ce qui est du domaine de l’austérité pour avoir après le temps de faire des manœuvres de communication voire sociales pour absorber le choc de la rigueur.

3. Le gouvernement a-t-il encore une marge de manœuvre pour faire face à la crise ?

Je ne le crois pas. Je pense que la seule chose à exploiter par le gouvernement pour apaiser la crise, c’est avoir un bon résultat dans la renégociation de la dette.
Tout se jouera au niveau du climat économique : sera-t-il bon ou mauvais ? Que font les investisseurs ? Sinon, le mur va réapparaître au fond du tunnel.


Source : La Libre Belgique, avec l’aimable autorisation de l’auteure

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 18:06

Publié par Michel El Diablo

Adresse à François Hollande : Pour le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes [Jeunes communistes de Lyon]

Depuis les années 70, le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) milite pour l'autonomie et la liberté du peuple kurde, en Turquie mais aussi en Syrie, en Irak et en Iran. 
Aujourd'hui, dans l'indifférence médiatique la branche syrienne du PKK se bat contre Daesh (Etat islamique) et son règne de terreur. Pourtant la France, l'Union Européenne (UE) et les Etats Unis s'acharnent à soutenir le gouvernement turc en considérant officiellement le PKK comme une organisation terroriste, au même titre que Daesh. 
Nous n'oublions pas que cette organisation fasciste a été et est financée par les pétro-monarchies du Golfe et les puissances impérialistes (Etats Unis, France, UE, Turquie...). Ces calculs impérialistes démontrent l'hypocrisie de notre pays qui n'a pas hésité à participer à ce crime organisé contre les peuples syrien et irakien. 
Notre gouvernement veut imposer l'unité nationale contre le "terrorisme". Mais de quel terrorisme s'agit-il ? Du groupe fasciste entraîné par les impérialistes, ou de l'organisation populaire en lutte contre l'injustice et pour la liberté ? Cette situation doit cesser. 
Le peuple français doit démontrer sa solidarité dans les actes et pas uniquement dans les paroles. Cela commence par se battre pour obtenir le retrait du PKK de la liste des "organisations terroristes".
Soutien à la lutte du peuple Kurde !

 

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Les Jeunes Communistes de Lyon

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